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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéImmigration & asile

Jean-Philippe Tanguy : "Les Français réclament une rupture avec le macronisme !" (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41RelanceRéponse partielle

    Vous imaginez Sébastien Lecornu reprendre mot pour mot le programme de Marine Le Pen, sérieusement ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous saluez ce souci d'exemplarité ?

  • 1:49FerméeRéponse directe

    Augmenter la flat tax sur le capital, oui ou non ?

  • 2:15OuverteRéponse partielle

    Les holdings doivent-ils être taxés ?

  • 2:49FerméeRéponse partielle

    Reconduire la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, oui ou non ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Supprimer toute fiscalité sur les pourboires, soutenez-vous ce dispositif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05InvitéFait
    « il promet des baisses d'impôts en faveur du travail »
  • 0:09InvitéFait
    « tout débat sur la fiscalité doit aller de pair avec la baisse des dépenses publiques »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « ce ne sont pas du tout les informations qui viennent de Bercy ou des personnes qui semblent décider quelque chose dans ce pays en l'absence d'autorité politique »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « s'il y a une rupture, comme l'avait demandé Jordan Bardella et Marine Le Pen »
  • 1:07Invité politiquePromesse
    « s'il y a des baisses d'impôts sur les classes moyennes et populaires, des baisses d'impôts sur ceux qui travaillent et des baisses de dépenses à côté »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « un gel, ce n'est pas une baisse »
  • 1:37Invité politiqueChiffre
    « il faut trouver 40 milliards d'économies »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « le gouvernement n'avait rien fait, disant qu'ils avaient besoin de temps »
  • 4:48Invité politiqueChiffre
    « on a quand même passé les 3 400 milliards d'endettement avec 100 milliards en plus, juste sur six mois »
  • 5:52InvitéChiffre
    « consacre la première place pour Marine Le Pen comme Jordan Bardella, entre 33 et 35% d'après les différentes intentions de vote »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « il y a tellement de trahison dans la vie politique française qu'un peu de loyauté, parfois, ça peut un peu chaud au cœur »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy57 %
  • Invité38 %
  • Locuteur non identifié3 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

C'est Bastion Cornu recevait hier ses soutiens à déjeuner, les cadres du socle commun, comme on dit. D'après les informations de TF1, il promet des baisses d'impôts en faveur du travail et assure que tout débat sur la fiscalité doit aller de pair avec la baisse des dépenses publiques. C'est exactement ce que vous demandiez, il n'y a plus de raison de censurer là.

0:17
Jean-Philippe Tanguy

Mais écoutez, on verra concrètement, parce que ce ne sont pas du tout les informations qui viennent de Bercy ou des personnes qui semblent décider quelque chose dans ce pays en l'absence d'autorité politique. Et donc, s'il confirme ses annonces, cela vous conviendra ? Mais vous savez, s'il y a une rupture, comme l'avait demandé Jordan Bardella et Marine Le Pen, et si ce n'est plus le programme d'Emmanuel Macron, mais le programme de Marine Le Pen qui commence à être appliqué, on ne va pas, comment dire, se priver, se satisfaire de ça.

0:41
Invité

Pardon, vous imaginez Sébastien Lecornu reprendre mot pour mot le programme de Marine Le Pen, sérieusement ?

0:44
Jean-Philippe Tanguy

Je ne sais pas, c'est ce que vous venez de me dire. Si on baisse les impôts et si on baisse les dépenses, c'est le programme de Marine Le Pen. De mesure ? Oui, c'est une grosse partie, parce que c'est quand même le budget. Dans ce cas-là, vous nous confirmez qu'il n'y aura pas de censure ? Ah ben non, mais nous, si on fait ce qu'on demande, nous, vous savez, on est de bonnes compositions. Vous savez, nous, on est de bonnes compositions. On ne censure pas pour censurer ou pour faire oublier qu'on a voté pour Emmanuel Macron comme la gauche. Nous, on vote pour l'intérêt des Français.

Donc, s'il y a des baisses d'impôts sur les classes moyennes et populaires, des baisses d'impôts sur ceux qui travaillent et des baisses de dépenses à côté, « Ah ben écoutez, ça sera miraculeux ! »

1:16
Invité

Il y a également eu cette annonce très symbolique, le gel du budget pour l'année prochaine de l'Elysée, comme l'année précédente, et de Matignon. Est-ce que vous saluez ce souci d'exemplarité ?

1:26
Jean-Philippe Tanguy

Très bien, mais il reste à trouver quelques dizaines de milliards d'euros maintenant. Donc, il faudrait que ça devienne sérieux. Les gaz symboliques, c'est très bien. Quoi que c'est un gel, ce n'est pas une baisse. Maintenant, il faut trouver 40 milliards d'économies. Donc là, je pense qu'il n'y a même pas 40 millions.

1:39
Invité

Donc, il faut trouver à peu près 1000 fois plus. Économies ou fiscalité, puisqu'il ne vous a pas échappé depuis quelques jours, des pistes circulent, notamment pour taxer les entreprises. Je vais vous en citer quelques-unes, Jean-Philippe Tanguy. Je voudrais que vous me disiez assez simplement, oui ou non, si ce sont des propositions que vous accepteriez. On ne va pas rentrer dans le détail de chacune d'entre elles, ça nous prendrait trop de temps, mais au moins pour fixer quelques repères. Augmenter, par exemple, ce qu'on appelle la flat tax sur le capital, la taxation du capital, oui ou non ? Oui, mais alors, ce n'est pas une taxe sur les entreprises, c'est une taxe sur les ménages.

2:06
Jean-Philippe Tanguy

Sur le capital, ceux qui ont la chance de détenir un capital. Oui, mais je suis d'accord avec vous, mais ce n'est pas une taxe sur les entreprises, c'est une taxe sur les ménages.

2:12
Invité

Les ménages les plus aisés, mais c'est une taxe sur les gens. Les holdings, ce qu'on appelle les sociétés-mères également, qui chapeautent plusieurs entreprises ? Il faut regarder si les holdings sont mal utilisés,

2:22
Jean-Philippe Tanguy

parce que les holdings ont un outil économique. Si elles sont détournées de leur outil, il faut appliquer la loi, parce que c'est de la fraude. Donc en fait, il n'y a pas besoin de nouvelles lois, je ne sais quoi. Il faut lutter contre la fraude. Il n'y a pas besoin de restreindre la loi actuelle ? Juste l'appliquer. S'il y a des besoins d'outils juridiques pour lutter contre la fraude, on veut bien les voter, mais il ne faut pas faire croire que c'est nouveau, c'est juste que la loi est mal appliquée. Mais une fois encore, c'est des taxes contre les personnes, parce que les holdings ont des apparences d'entreprise,

2:47
Invité

mais on parle de taxer les personnes. Reconduire la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, pour le coup, qui avait été initié en le budget précédent ?

2:55
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, malheureusement, on verra ce qu'on propose. Mais si vous voulez, ça peut être nécessaire, compte tenu de l'état des finances publiques. C'est pour ça que l'année dernière, on ne s'y était pas opposés. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas d'économie. L'année dernière, on nous avait dit, « Oh là là, laissez-nous un an pour trouver des économies. C'est vrai qu'on a trouvé des économies possibles sur la formation professionnelle, sur le milieu administratif. Vous avez raison, parce que le Rassemblement national avait proposé des dizaines de milliards d'économies possibles, et le gouvernement n'avait rien fait, disant qu'ils avaient besoin de temps. Bon, ça fait un an.

Où sont les économies ? Donc, nous, on veut bien être de bonnes compositions, mais je constate que les années passent

3:30
Invité

et ils ne font jamais d'économies. Vous avez peut-être vu tout à l'heure dans le journal également, il y a la volonté de faire des gestes en faveur du pouvoir d'achat, notamment de salariés. C'est le chef de l'État qui le réclame, qui le dit, « Il faut supprimer toute fiscalité sur les pourboires, toute charge sur les pourboires. » C'est un dispositif, les pourboires par carte bancaire, c'est ce dont il est question, qui doit s'éteindre prochainement. Est-ce que ça, par exemple, vous dites, c'est un dispositif que nous soutiendrons ? Le fait de ne pas imposer les pourboires.

3:53
Jean-Philippe Tanguy

C'est le programme du Rassemblement national. Donc, nous, une fois plus, on sera ravis de ne pas les piquer, de ne pas mettre des impôts jusque dans les poches des serveurs

4:00
Invité

ou des personnes qui rentrent des services. Vous devez considérer que tout ça va dans le bon sens, finalement, Jean-Philippe Tonguay. C'est bizarre, parce que je vous sens à la fois content de voir toutes ces mesures reprises, en même temps très dubitatif sur la suite. Vous avez parfaitement compris mon état d'esprit.

4:12
Jean-Philippe Tanguy

Je suis optimiste sur les annonces des mesures, mais je suis très pessimiste sur la capacité des macronistes de les réaliser, puisque chaque année, ils nous font les mêmes promesses et chaque année, ils nous font les mêmes sales coups, à savoir, finalement, augmenter les impôts pour tout le monde et surtout, ne jamais faire d'économie.

4:26
Invité

Mais ça veut dire que, quelle que soit la date, in fine, vous finirez par censurer, savoir si c'est demain, après-demain, après-après-demain, mais vous censurez de toute façon ?

4:33
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais pas forcément. Mais moi, je ne me paie pas de belles promesses. Enfin, si vous voulez, ce serait la première année d'Emmanuel Macron au pouvoir pour avoir la bouche en cœur. Mais je n'ai pas la bouche en cœur. Je connais Emmanuel Macron, ses amis, racontait beaucoup de bêtises et à la fin, appliquait toujours la même politique qui a donné ses résultats. Je vous rappelle que la semaine dernière, on a quand même passé les 3 400 milliards d'endettement avec 100 milliards en plus, juste sur six mois. Donc, il y a les belles promesses, il y a les éléments de langage et la réalité, c'est que c'est les Français qui font des chèques à crédit, malheureusement.

5:02
Invité

Hier, l'ancien Premier ministre, Michel Barnier, a fait son retour à l'Assemblée nationale. Il a été élu député de Paris dimanche dernier. Écoutez ce qu'il conseillait à Sébastien Lecornu à son arrivée à l'Assemblée.

5:12
Locuteur non identifié

Il faut qu'il cherche un compromis dynamique, condition d'avoir des partis politiques. Et malheureusement, ça n'a pas été mon cas, ni du côté du Parti socialiste, ni du côté du Rassemblement national, qui pensent pas seulement ou pas d'abord à la prochaine élection, mais à la prochaine génération.

5:29
Invité

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je ne sais pas. Vous l'aviez traité de fossile, Michel Barnier. Qu'est-ce que vous lui direz ? C'est pour ça que j'essaie de ne pas encore dire de choses que je pourrais regretter. Vous préférez vous museler ? Absolument. Et comme je n'aime pas mentir, je ne pouvais pas non plus lui faire des compliments. Hier, un sondage présidentiel de l'IFOP, publié au cas où une présidentielle aura lieu dimanche prochain, consacre la première place pour Marine Le Pen comme Jordan Bardella, entre 33 et 35% d'après les différentes intentions de vote, selon les hypothèses testées. Ça veut dire quoi pour vous ? Ça veut dire que la présidentielle est gagnée ?

6:03
Jean-Philippe Tanguy

Non, une élection n'est jamais gagnée. Bien au contraire, il faut aller convaincre une majorité de Françaises et de Français. Par contre, ça indique bien qu'il y a un rapport de force politique aujourd'hui qui n'est pas celui des gouvernants ou de la politique qui est menée. Donc, les Français font comprendre de toutes les manières possibles à M. Lecornu et à M. Macron de changer de politique, parce que le total des gauches est aussi très fort. Donc, moi, je ne me cache pas derrière mon petit doigt. On a un adversaire politique majeur qui est le gouvernement actuel. Et puis, on a aussi un adversaire potentiel qui est quand même cette alliance des gauches très dangereuse.

Donc, on reste totalement mobilisés pour les battre les deux et pour proposer surtout une voie de redressement. Et en fait, derrière ce sondage, moi, j'espère qu'on aura enfin un débat de fond sur les énormités des réformes, les réformes, pardon, énormes à faire pour redresser le pays, sur les finances, sur l'immigration, sur la sécurité, sur la santé. Et qu'on ait enfin un débat de fond parce que l'année dernière, à part débattre du fait que le Ration national était très méchant, et nous empêchait de gouverner,

6:56
Invité

ça n'a pas beaucoup fait avancer l'intérêt des Français. C'est dommage. D'après nos confrères de Figaro, le programme présidentiel du RN sera prêt en décembre. Ça veut dire que dès décembre, vous publierez votre programme ? Je ne sais pas s'il sera publié, mais en tout cas, il est prêt. Oui, il est presque finalisé. Qu'est-ce qui manque ?

7:10
Jean-Philippe Tanguy

Comment ? Qu'est-ce qui manque pour qu'il soit totalement prêt ? C'est ce désarbitrage. C'est finalisé. Ce n'est pas très intéressant pour ceux qui nous écoutent. C'est les objectifs macroéconomiques. Ça demande beaucoup de travail. Et à la fin, c'est juste des tout petits tableaux, mais parfois, des petits détails demandent beaucoup d'heures de travail.

7:26
Présentateur

Et pour le sondage, en deuxième position, c'est soit Édouard Philippe, soit... Enfin, c'est Édouard Philippe, mais Raphaël Glucksmann est juste derrière à un point, 15-16%. Vous préférez quel adversaire ?

7:36
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je pense que ce sera Mélenchon qui sera derrière nous.

7:38
Invité

D'accord.

7:39
Jean-Philippe Tanguy

Contrairement à ce que dit le sondage. Oui, mais moi, je... Vous pensez ou vous espérez ? Ah non, je pense. Je pense qu'aujourd'hui, le seul qui a un vrai programme politique alternatif à ce qu'on propose, malheureusement, c'est Jean-Luc Mélenchon.

7:52
Invité

Les autres, c'est de la soupe. Un dernier mot, Jean-Philippe Tanguil, on va conclure, mais tout de même, le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé hier son intention de donner le nom d'un parvis. Le futur parvis de l'hôtel des polices de la ville à Nicolas Sarkozy. Ce serait le parvis de Nicolas Sarkozy, manière de saluer son action comme ancien ministre de l'Intérieur et comme président qui a fait de la sécurité une priorité nationale. Je cite, bien sûr, Christian Estrosi. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

8:17
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, il y a tellement de trahison dans la vie politique française qu'un peu de loyauté, parfois, ça peut un peu chaud au cœur. Moi, Nicolas Sarkozy, c'était un des adversaires. Enfin, je suis rentré en politique contre Nicolas Sarkozy, contre la trahison du référendum, contre le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, contre certaines vulgarités autour du règne de l'argent. Donc, moi, c'est mon adversaire absolu. Mais moi, je n'aime pas tirer sur l'ambulance et je n'aime pas tirer sur les gens à terre. Je laisse ça aux Mélenchonistes qui aiment bien ricaner sur le malheur des autres. Bien, voilà.

Jean-Philippe Tanguy : "Les Français réclament une rupture avec le macronisme !" (TF1) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote