"Laurent Nuñez n'est pas au rendez-vous", déplore l'intersyndicale des pompiers après leur rencontre
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c'est bon il est derrière c'est bon c'est bon pour eux c'est bon pour vous bonjour à tous et à toutes merci d'avoir fait le déplacement et et d'être à la sortie de ce ministère de l'intérieur donc nous avons été reçus par le ministre de l'intérieur à qui nous avons présenté avec gravité la situation préoccupante qui touche et qui frappe la sécurité civile actuellement avant En toute chose, notre pensée va vers nos quatre collègues décédés en service cet été. Tout d'abord Clément, 22 ans, qui exerçait en Savoie. Anthony et Wilfrid, 34 ans, qui eux exerçaient tous les deux en Gironde.
Laurent, 29 ans, lui exerçaient dans les bouches du Rhône. A leurs familles, à leurs proches, à leurs collègues, nous adressons notre soutien le plus sincère. Notre pensée va également aux nombreux sapeurs-pompiers blessés dans l accomplissement de leur mission.
Nous avons rappelé au ministre que si la sécurité civile tient aujourd'hui, c'est grâce à l'engagement exceptionnel des agents, mais elle ne peut plus reposer uniquement sur leur dévouement. Depuis Plus des années, les interventions augmentent, les crises se multiplient, les risques et la société évoluent. Mais les moyens ne suivent pas.
Les sapeurs-pompiers assurent leur mission avec sens du devoir exemplaire. Mais ils ne peuvent pas compenser indéfiniment les insuffisances d'un système arrivé à saturation. L'été 2026 l'a une nouvelle fois démontré, en particulier lors des feux de forêt du mois de juillet, face aux incendies, aux catastrophes et aux urgences du quotidien, les femmes et les hommes de la sécurité civile ont répondu présents.
Nous voulons aussi saluer l'engagement essentiel des agents administratifs et techniques des services incendies de secours qui eux aussi ont été mobilisés lors de ces événements majeurs ainsi que l'aide précieuse des agriculteurs, des citoyens, des élus locaux et des nombreux acteurs de terrain dont la solidarité a été exemplaire. Cette solidarité honore notre pays mais elle ne peut pas remplacer une véritable politique publique. L'Etat a sa part de responsabilité mais les collectivités territoriales aussi.
Les sapeurs-pompiers professionnels sont des fonctionnaires territoriaux. Les choix politiques, budgétaires et opérationnels doivent donc être assumés à tous les niveaux pour garantir un service public de secours à hauteur des risques. Nous ne demandons pas des privilèges pour nous, les sapeurs-pompiers ou les agents techniques et administratifs.
Nous demandons des moyens nécessaires à la protection des citoyens français. C'est pourquoi nous portons aujourd'hui cinq revendications essentielles. Une loi de modernisation de sécurité civile, 23 ans après la première qui avait réformé un système à bout de souffle.
Des recrutements massifs de sapeurs-pompiers professionnels et d'agents techniques et administratifs. Un budget permettant de garantir la protection de la santé de nos agents. L'ouverture immédiate des des négociations avec le ministre de l'Intérieur sur les conditions d'exercice après plus de 14 années sans avancée majeure sur notre filière.
Une loi de financement de la sécurité sociale juste qui pourra intégrer enfin nos attentes historiques en matière de retraite nous rappelons nous appelons les parlementaires à être au rendez-vous de la responsabilité lors de la rentrée législative les citoyens français sont en droit d'attendre une sécurité civile digne de la puissance de ce Les textes à venir et les choix budgétaires qui seront faits ne pourront se limiter à des ajustements. Ils devront traduire une véritable ambition politique à la hauteur des risques auxquels la France est confrontée aujourd et le sera demain. Les sapeurs-pompiers montrent une gouvernance exemplaire à la hauteur de leur engagement du service qu'ils rendent chaque jour à la population.
Les propos de M. Richefoux, président de la Conférence nationale des services et président du département de la Mayenne, ont profondément choqué la profession. Ils sont inacceptables et ne traduisent pas le respect dû aux sapeurs-pompiers, ainsi qu'à leur engagement et aux sacrifices consentis sur le terrain.
Nous considérons qu'un changement est aujourd'hui nécessaire. Nous jugerons des résultats sur les actes, pas sur les intentions. Le temps des constats est passé, le temps des décisions doit commencer.
La sécurité des Français mérite mieux que des promesses. Elle exige une ambition, des moyens et surtout du courage politique. Nous vous remercions.
Nous sommes maintenant à votre disposition pour répondre à l'ensemble de vos Alors aujourd'hui le ministre nous a dit qu'il allait avoir le projet de loi de sécurité civile tel qu'il nous l'avait dit déjà il y a quelques mois. Depuis septembre 2025, le rapport du Beauvau est sur la table. Donc le projet de loi, il devrait arriver début septembre 2026.
Nous aurons consultation des trois premiers titres. Un quatrième titre de la loi est prévu fin septembre on verra ce qu'il ya dans les projets de loi pour le moment on sait juste qu'il y a trois titres qui ont été écrits on ne sait pas ce qu'il ya dedans déçu Rien, le ministre n'est pas au rendez-vous, nous n'avons pas eu de réponse concrète, nous n'avons aucune affirmation ni sur les financements, ni sur la stratégie de financement, ni sur le contenu du projet de loi. On sait que ça va être une partie du Beauvau qui va être le Beauvau de côté civil qui va être traduit dans ce projet de loi, mais on n'en sait pas plus.
Donc il n'y a aucune mesure concrète ? Aucune mesure concrète. Excusez-moi.
Il y a des désorientations, genre le Non du tout. Excusez-moi, les discours politiques sont plus audibles par les femmes et les hommes dans les casernes et sur le terrain. Le blabla politique c'est fini, c'est les actes.
Il nous a dit oui on allait agir, il va y avoir des actions. Nous, on n'a rien eu encore aujourd'hui. On est déçus, très, très déçu de la profession.
On représente les pompiers professionnels et les personnes administratives, techniques spécialisées. On ne peut leur dire que notre déception aujourd'hui. C'est du blabla proéthique.
Que vous a dit le ministre On ne peut que leur dire d'attendre. Voilà, il va falloir qu'ils soient patients, mais la patience à ses limites. Vous êtes en train, vous êtes en train toutes et tous de comprendre que notre système est non seulement complexe, mais qu'un ministre de l Seul n'a pas le pouvoir de tout faire.
Il est tributaire des parlementaires qui devront s'approprier du projet de loi au mois de septembre, que ce soit les sénateurs ou les députés. Étape numéro 2. Et une fois que la loi sera votée, il faudra aussi obtenir des crédits dans le cadre du projet de loi de finances.
Et ensuite, dans les 100 derniers mètres, il faudra que les 102 établissements publics, que sont les services d'incendie et de secours, dirigés principalement par les départements, fassent le travail. Donc quand vous comprenez qu'on est face à toute cette difficulté, on est plutôt inquiet et c'est le message qu'on a porté au ministre de l'Intérieur, une forme d'inquiétude. C'est un pays qui est piloté par un gouvernement qui doit protéger les français mais qui est tributaire des arcanes du parlement et des arcanes des collectivités territoriales pour qu'on ait les moyens de faire notre travail et de protéger les français.
Mais le ministre, Le ministre, il est conscient de tout ça. Il nous a même demandé de l'aider et on va l'aider. Mais vous comprenez que notre patron opérationnel, c'est le ministre de l'Intérieur.
Et quand on voit la difficulté qu'il a à faire avancer les sujets, on ne peut être qu'inquiet. Mais on le savait, c'était la règle. Au mois d'avril, on a créé une intersyndicale.
On est allé voir le premier ministre pour lui expliquer tout ça. On n'a pas été reçu par le premier ministre. On a eu besoin de cet événement climatique et des activités opérationnelles de l'été pour que vous soyez tous là.
En avril, il n'y avait personne. Donc merci à vous d'être là. On est dans une situation très complexe.
Il va falloir changer de braquet qu'à chaque niveau, ils prennent leurs responsabilités parce qu'une feuille non validée, une loi non votée, des crédits nouveaux non attribués. Et l'acte 2 de nos actions vont être très compliqués à partir du mois d'octobre. Pour répondre à la suite du mouvement, la suite du mouvement sauf surprise extraordinaire qui serait contenue dans le projet de loi.
C'est une mobilisation intensive, sûrement de la plus grande ampleur qu'a connu le métier de sapeurs-pompiers. Pour le moment, on a un appel à manifester le 29 septembre sur Paris, où on appelle l'ensemble des sapeurs-pompiers procédés, les agents techniques administratifs à rejoindre la capitale pour manifester. Rassurez-vous. 80 % des pompiers sont volontaires.
Est-ce que ce n'est pas dommage qu'ils ne soient pas avec eux ? C'est quand même deux mondes séparés, on dirait. Par rapport à quoi, madame Par rapport à tout, revendications ?
Les revendications, nous on représente les sapeurs-pompiers professionnels, les fonctionnaires, on représente les sapeurs-pompiers volontaires quand on parle de la santé des agents, parce que tous ceux qui sont sur les feux, que ce soit professionnels, volontaires ou même citoyens. Nous avons les mêmes poumons, les mêmes cœurs, on n'est pas des surhommes, c'est pour ça qu'on a dit que nous ne voulons pas être considérés comme des héros. Les héros, on les sacrifie.
Nous, on ne veut pas être sacrifié, on veut mourir en bonne santé. On ne les représente pas. Mais on ne les représente pas.
On ne les représente pas. Mais en fait, nos revendications, elles touchent aussi les sapeurs-pompiers volontaires. Quand on demande à être protégé quand on est au feu, c'est tous ceux qui sont au feu et c'est valable aussi pour vous, les journalistes.
Vous avez le droit à avoir une protection de vos voies respiratoires. Vous êtes à côté de nous. Mais pourquoi est-ce que les représentants ne sont pas là ?
Parce que là, on réclame des effectifs de sapeurs-pompiers professionnels et de personnels administratifs supplémentaires également. C'est – Ils ont le droit de faire la même chose que nous. Ils peuvent se réunir, faire une conférence de presse, demander audience auprès du ministre.
Nous, on n'interdit personne. Seulement, on n'est pas dans le même champ de syndicalisation ou d'application Sur la question de votre santé, des matériels de protection, que vous a répondu le ministre ? On va tous avoir des cagoules.
Comme ça. Ou peut-être mieux, on ne sait pas. Il n'y a toujours pas de financement en fait.
C'est ça la réponse. Il nous manque des réponses concrètes sur le financement. Il est conscient qu'il faut faire quelque chose, mais on n'a pas encore de solution concrète pour nous financer.
On lui a même demandé si dans le prochain pack capacitaire, s'il y en avait un, de mettre à la fois les camions, de les remplir de personnel et de cagoules. Comme ça au moins, on sera plus clair. On a demandé un cap pas capacitaire humain, cette fois-ci.
Et quelles sont toutes vos revendications que vous avez posées au ministre ce matin ? Est-ce qu'on peut nous les redire ? On veut un financement à la hauteur des enjeux.
En fait, il faut un cap politique qui détermine qu'est-ce qu On veut donner comme secours aux citoyens français, financer cette mission de sécurité civile au sens large. Nous voulons des recrutements massifs de sapeurs-pompiers professionnels. Il y a un rapport de l'inspection générale de l'administration qui avait été commandé par le ministre Darmanin.
Ce rapport a fait la photographie de l'utilisation des sapeurs-pompiers volontaires par l'ESDIS. On se rend compte que c'est une main d'oeuvre bon marché, ils ne payent pas les cotisations patronales ne sont pas prévues sur ces statuts-là. Donc l'ESDIS en profite, exagère l'utilisation des sapeurs-pompiers volontaires en lieu et place des sapeurs professionnels.
Ce rapport IGA a établi que ça correspondait à environ 21 000 équivalents en temps plein, donc 21 000 postes de sapeurs-pompiers professionnels. Aujourd'hui nous demandons que le rapport de cette haute administration soit mis en œuvre. Donc on demande la création au minimum de 21 000 postes de sapeurs-pompiers professionnels sur le territoire français, et après une grande cause nationale sur la santé des intervenants que nous sommes.
Est-ce que vous pouvez illustrer l'insuffisance de moyens pour vous protéger dont vous déposez actuellement ? Ben voilà. Il n'y a qu'à d'où justement Voilà, ça c'est un bout de tissu.
Très simplement, lorsqu'on a 220 000 personnes qui sont évacuées parce que justement trop exposées aux fumées et au risque d'incendie, lorsque vous avez des personnes qui sont Elles sont évacuées également parce qu'à un 100 km à la ronde, parce qu'elles risquent d'exposer leur santé. Et que les sapeurs-pompiers qui sont le plus exposés au plus près du feu sur les théâtres d'opération, eux, sont défendus uniquement par une cagoule, à 12 euros, c'est le pris une cagoule en coton, vous imaginez bien que nous les sapeurs-pompiers on demande un peu plus. Il y a des rapports officiels qui ont été édités par le gouvernement lui-même pas plus tard qu'en juin 2026, des rapports de l'ANSES et de l'INRIS qui demandent justement que les sapeurs pompiers qui ont été engagés sur ces théâtres d'opération de faute forêt soient immédiatement pris en charge par des médecins pour un contrôle, un bilan sanguin, un bilan toxico, etc.
Pour s'assurer qu'ils ne sont pas intoxiques comme l'oxyde de carbone. Je vous mets au défi de trouver un seul sapeur pompier, professionnel ou volontaire, madame, qui a été visité par un médecin. De quel suivi médical vous disposez aujourd'hui ?
Une fois par an et c'est un suivi...
On a un suivi médical d'aptitude. En fait on contrôle si on est apte à exercer la mission. C'est un suivi médical qui est plutôt on va dire bas de gamme.
On a un problème dans les services incendies, c'est qu'on a un manque de médecins de prévention et un manque de médecins d'aptitude. De toute façon c'est un problème qui est généralisé à tout le pays, manque de médecins. Donc on a un service médical qui est présent, qui est quasiment exclusivement construit avec le volontariat.
Ce sont des infirmiers volontaires ou des médecins sapeurs-pompiers volontaires qui qui assure le suivi d'aptitudes. Et le suivi d'aptitudes, on vient là avec tout ce que l'on sait sur le métier cancérogène reconnu par le Centre international de la recherche contre le cancer, quand on sait qu'aujourd'hui les particules que l'on a sur feu sont cancérogène maintenant avec tout ce que l'on sait on vient de nous proposer de modifier la périodicité de nos visites pour qu'un an sur deux ou un an sur deux ans sur quatre selon l'âge on soit visité par un paramédic c'est à dire soit par un infirmier soit soit par un étudiant en médecine. Voilà où est-ce qu'on en est de la visite médicale.
Parce qu'en fait, la sécurité civile, quand on parle que tout se dégrade, il n'y a pas que pendant les feux qu'on est sous tension. C'est au quotidien qu'on est sous tension. Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, j'en suis persuadé.
Il y Il y a une dizaine d'interventions qui n'est pas réalisée comme elles devraient être réalisées parce que nous sommes en mode dégradé en permanence, tous les jours. Vous n'avez pas un seul centre de secours. Dans tous les centres de secours de France, il n'y a pas un seul centre de secours qui est capable de faire partir ce que le règlement opérationnel prévu par le préfet du département impose.
Et aujourd'hui, ça ne choque personne. Nous, ça fait plus de 10 ans qu'on le dénonce. On a franchi la limite.
Les limites capacitaires ont été atteintes pendant l'été 2026. On l'a tous eu avec les feux. 200 maisons qui brûlent en Gironde, une centaine dans le Var.
C'est inadmissible des centaines de milliers de personnes qui sont évacuées. Mais ce n'est pas la France. Ce n'est pas possible.
On a des centaines de pompiers qui ont été intoxiqués, mis en question hyperbare parce qu'ils ont été intoxiqués au monoxyde de carbone. Sur un défaut, on n'a pas anticipé ce qui nous est arrivé. Pour revenir à ce qui s'est passé cet été, qu'est-ce qu'il vous a manqué, si au quotidien ?
Il a manqué de tout sur les feux en Gironde. De tout, en en fait. Il a manqué de personnel, il a manqué d'engins feux de forêt.
Les engins feux de forêt, il y a plus de 1000 engins feux de forêt qui ont disparu en 10 ans. Où le risque devient le plus important et en plus le plus étendu. Avant, il y avait le feu dans le sud de la France et un petit peu dans le sud d'ouest.
Maintenant, le feu est généralisé jusqu'au centre et on a des exceptions. Vous avez vu la semaine dernière, il y a deux jours, hier soir, pas de quelé. C'est des choses.
Il nous a manqué de tout. Il nous a manqué surtout d'anticipation. Nous n'avons pas eu d'anticipation sur ces feux.
Du coup, pas assez de camions, pas assez de pompiers. Les pompiers professionnels n'ont pas été engagés sur les feux. On nous demande d'être engagé.
Pour pouvoir être engagé, on doit être en congé ou sur des temps de repos parce que nos employeurs ne veulent pas que notre temps de travail soit dédié à une autre collectivité, à un autre SDIS. Nous, on n'a pas peur de le dire. On parle sans filtre.
Et ça, en fait, le ministre, il l'a entendu tout à l'heure parce que c'est exactement ce qu'on lui a dit. Pour répondre. Oui, c'est ça.
Pour que vous compreniez sur le manque de budget, on est en train, nous, organisation syndicale de sapeurs-pompiers, de nous battre pour que nos employeurs aient les moyens de nous donner notre protection et de recruter des effectifs. Imaginez-vous une seconde, les syndicats de cheminots allaient dans la rue pour demander l'augmentation du billet de train. Est-ce que vous pensez que ce soit concevable ?
Eh bien nous, on prend nos responsabilités. On le fait parce que s'il n'y a pas de budget, il n'y aura pas tout le reste. Et le ministre de l'Intérieur, il n'a pas la télécommande pour tout.
Il est tributaire de tous les autres comme on vous l'a déjà dit. Est-ce que d'autres réunions sont prévues avec des membres du gouvernement ? Pas forcément le ministre de l intérieur, mais est-ce qu'il vous a parlé d'autres réunions ?
On devrait être reçus par l'émission parlementaire. Ça, c'est un point. On n'a pas encore la date et on devrait être également reçus par la DGSCGC pour nous présenter le projet de loi.
Le 8 septembre. Le 8 septembre. La mission parlementaire doit terminer ses travaux le 21 septembre.
Donc on sera reçus avant. Mais les missions parlementaires, vous savez, on en fait des dizaines et des dizaines de rapports sur la sécurité civile. Je crois que c'est peut-être la sécurité civile, c'est peut-être le domaine où il y a eu le plus de rapports parlementaires.
Mais derrière, c'est qu'il n'y a pas d'effet, il n'y a pas d'acte. On ne peut pas continuer à être comme cela. Et il faut que nos élus locaux le comprennent bien que l'Association des départements de France, ceux qui sont à la manœuvre dans nos départements, ceux qui sont nos employeurs, il va falloir qu'ils comprennent qu'aujourd'hui, on ne peut plus faire tout ce que l'on a fait jusqu'à présent comme on l'a Vous savez que les sapeurs-pompiers professionnels, on travaille 24 heures.
Souvent il y a des présidents de départements, des directeurs qui disent que les pompiers, ça va, ils ne travaillent que 90 jours à l'année, ils ne sont pas trop fatigués. 90 fois à 24, ça fait 2208 heures. Les 2200 heures, elles sont rémunérées 1600 heures.
Ça veut dire qu'il y a 600 heures que nous on donne gratuitement à la collectivité, qu'on donne à l'Etat. 600 heures. Vous en connaissez beaucoup vous, des travailleurs qui travaillent 600 heures, gratuitement.
Et les 600 heures, on les fait en étant exposés aux substances cancérogènes. On met notre santé en danger gratuitement. Et la reconnaissance que l'on a, c'est celle-là, Donc vous comprenez le ras-le-bol qu'il y a dans les casernes.
Et je pense que là, s'ils ne l'ont pas senti aujourd'hui, le 29 septembre, ils vont le sentir. Au-delà du 29 septembre, au-delà du 29 septembre, s'il vous plaît, au-delà du 29 septembre, c'est un mouvement de la fonction publique complète, état, hospitalière, etc. Les sapeurs-pompiers face à vous, qui regroupent l'intégralité des sapeurs-pompiers EHPATS de France seront en mouvement et nous organisons un rassemblement du type manifestation statique Place de la République à compter du samedi 26 en septembre.
Il y a quand même une profession appréciée des Français sur tout ce qui s'est passé, ce que vous appelez justement à leur soutien, à venir manifester peut-être avec vous en sept ans, à faire des mouvements, je ne sais pas. Non, nous on n'appelle pas au soutien, vous savez, ce que l'on ne veut pas en fait, c'est qu'on ne veut pas être considéré comme les soignants à être applaudis à chaque fois que l'on passe, c'est pas ce que l'on veut. On veut que tout le monde ait conscience que ce que nous sommes en train de dénoncer, c'est important, c'est important pour nous tous, nous tous les citoyens.
Aujourd'hui, il faut bien comprendre que ceux qui ont besoin de secours, on est à limite de pouvoir vous apporter secours. En fait, c'est la roulette russe avec justement les 80 % de sapeurs-pompiers volontaires. Quand vous avez une caserne qui est seulement armée avec des sapeurs-pompiers volontaires, de 8h à 9h, vous pouvez avoir 30 sapeurs-pompiers volontaires de disponibles, mais de 9h à 10h, vous pouvez en avoir 0.
Et c'est ça, en fait, la roulette russe. Donc vous pouvez être dans la file d'attente le 1er servi et le 2e, si c'est plus grave, il n'aura pas de secours ou en tout cas les secours viendront de plus loin. C'est ça que nous ne voulons plus voilà nous on le voit tous les jours et ça c'est plus possible et il faut que les citoyens le savent c'est important de le savoir le sage pardon Il y a une autre échéance qui est prévue de rencontre ?
L'autre échéance, c'est d'avoir communication du projet de loi de Beauvau, qui devrait être communiqué aux parlementaires. Et il ne va pas rentrer dans la bataille politique de l'Assemblée nationale. Vous connaissez aussi bien que nous comment se passent les débats en ce moment à l'Assemblée nationale.
Là, il n'aura plus la main. C'est les parlementaires qui vont prendre leur responsabilité. C'est peut-être là aussi où les citoyens peuvent aller voir leurs parlementaires pour faire en sorte qu'il y ait une véritable convergence sur cette nécessité de réformer notre sécurité civile les citoyens peuvent être acteurs à ce niveau
Laurent Nuñez