La marche en hommage à Quentin touche à sa fin à Lyon, la préfecture annonce 3.200 participants
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7h30 l'actualité en direct cet après-midi c'est la marche pour quentin à lyon le cortège vient tout juste d'arriver au point final de ce rassemblement la même où le militant nationaliste quentin avait été lâché à mort jeudi dernier un un cortège dans le calme qui s'est élancé depuis la place Jean Jaurès quelques frictions quelques tensions verbales mais globalement un cortège qui se déroule calmement et ce premier chiffre 3200 participants selon la préfecture on est dans la fourchette haute de ce qui avait été annoncé il y avait la crainte de débordement mais aussi d'une mobilisation de l'ultra gauche pour le moment une marche qui s'est déroulée correctement extrêmement encadré un dispositif policier qu'on voit à l'écran extrêmement important six compagnies républicaines de sécurité mobilisées des escadrons de gendarmerie alors que l'on On voit cette gerbe qui va être déposée sur les lieux où Quentin a été frappé à mort. C'était le jeudi 12 février, on retrouve notre journaliste qui se trouve sur place Racontez-nous ce qui est en train de se passer en ce moment On voit cette masse compacte En train d'entrer dans la rue Victor Lagrange C'est la rue dans laquelle le militant nationaliste Quentin Deranque a été tabassé à mort le 12 février dernier Le cortège est beaucoup plus offensif déjà qu'au début il y a un chauffeur de foule pourrait-on dire, un organisateur au micro qui fait reprendre des slogans en chœur type on va reprendre ce pays, on est chez nous, ce pays nous appartient. Ils font aussi huer diverses personnalités comme par exemple le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet dont le nom a été cité à plusieurs reprises.
Ils ont aussi fait huer Sciences Po Lyon, Jean-Luc Mélenchon ou encore le député insoumis Raphaël Arnaud. On voit cette foule qui petit à petit rentre dans cette rue Victor Lagrange, une foule massive de 3 200 personnes, d'après les estimations de la préfecture. Merci.
On garde ces images effectivement en direct sur les lieux même du drame Dominique Rizet. Au fond, le plus dur commence maintenant peut-être pour les forces de l'ordre mobilisées. Oui, parce qu'on parle de projectiles qui seraient lancés sur les forces de l'ordre ou sur le cortège, on ne sait pas très bien.
Et certains policiers ont commencé à mettre leur casque d'après une boucle d'informations qu'on reçoit et dans laquelle on a mis mon nom, donc je vois ces informations qui arrivent de journalistes qui sont sur le terrain. Donc est-ce que c'est le cortège qui est pris à partie ? Est-ce que ce sont les forces de l'ordre ?
Oui, maintenant il va falloir disperser ces 2 000 et ces 3 200 personnes, plus que ce qui était attendu puisqu'on avait parlé de 1 500 à 2 000 personnes avec un service d'ordre qui nous empêche de travailler, mais un service d'ordre efficace puisque pour l'instant tout s'est plutôt bien passé. Des organisateurs puisque c'est une manifestation déclarée. Lesquels organisateurs à l'arrivée du cortège doivent expliquer à tous ceux qui sont ici que cette manifestation est terminée et que chacun doit repartir, quitte à se retrouver ensuite quelque part pour certains d'entre eux.
Mais voilà, c'est le moment délicat, mais on le répète tellement souvent dans chacune de nos interventions en direct sur toutes les manifestations qu'on couvre que tous ceux qui nous écoutent le savent. Ce sont aussi des manifestants pour certains d'entre eux. Voilà à la fin de la manif.
On rentre chez soi. Mathieu Zardowski, nos journalistes sur place l'ont dit. Évidemment, on est arrivé au point où Quentin a été frappé à mort et il y a énormément de tensions à ce moment avec un cortège qui se durcit un peu.
On le voit, une foule qui se masse donc qui est beaucoup plus importante. Il y a forcément ce moment de recueillement mais on voit que les banderoles commencent aussi à être sorti. C'est un moment extrêmement particulier.
Oui c'est un peu le point culminant de la manifestation puisque c'est le point d'arrivée donc c'est toujours un moment sensible par définition, le point d'arrivée d'une manifestation à la dispersion mais là par ailleurs c'est le lieu du décès de quentin de ranck donc forcément il ya une forme de il ya une forme de tension là on voit c'est donc une banderolle adieu adieu camarades bon qui est pas véritablement de fin comment dire enfin qui est de nature politique, mais pas...
Pas d'affichage en tout cas au scantatoire. Alors après, encore une fois, il n'y a pas d'affichage au scantatoire Mais les couleurs, la typographie ? Voilà, les couleurs, la typographie.
On sait à qui on a affaire. Totalement, on est dans les codes visuels de cette mouvance-là et on a pu le constater au fil de l'après-midi, il n'y avait pas de banderolle à part l'extrême-gauchetume mais il n'y avait pas de banderolle ouvertement politique. En revanche, on vient de l entendre, grâce à notre reporter sur place, que les slogans avaient tendance à se durcir.
Mais encore une fois, c'est parce qu'on est à l'endroit où le passage à tabac de Quentin a eu lieu. Par ailleurs, sans connaître spécifiquement ce quartier de Lyon et cet endroit précis, l'impression que donnent les images, c'est qu'on est aussi dans une rue qui est plus étroite, qui est beaucoup plus restreinte que la place de départ, qui par définition, était relativement étendue, espacée. Là, nécessairement, on a une plus forte concentration de foules avec tous les risques que cela peut éventuellement engendrer.
Concentration et en même temps le lieu même du drame, cela peut aussi commencer à réveiller éventuellement une forme de violence ou en tout cas d'émotions, de réactions plus fortes qu'il y a une heure, une heure et demie à plage dangereuse. Bien sûr, cela peut échauffer les esprits parce que l'endroit est à une forte portée symbolique. Quentin de Hanck a été un peu présenté comme un martyr de la cause nationaliste par ses différents groupes et donc il y a ce moment qui est doublement sensible encore une fois parce qu'une dispersion de manifestations et l'après, c'est toujours un point d'attention pour les autorités, pour les forces de l'ordre.
Et là encore, on est quand même dans un contexte politique qui est extrêmement tendu. On a pu l'observer depuis une semaine, c'est quand même devenu une affaire politique d'ampleur nationale. Et tous les projecteurs sont aujourd'hui braqués sur Lyon et sur cette manifestation.
Raison pour laquelle sans doute d'ailleurs, alors là on a des slogans hostiles, ce qui m'a un petit peu marqué à un certain moment de la manifestation, c'est quand il y avait des contre-manifestants antifa qui scandaient des choses assez hostiles à l'égard des manifestants. La réponse a été une marseillaise, pas des insultes, c'est pour rester dans un certain cadre de respectabilité. On retourne sur place dans cette rue Victor Lagrange, retrouver un de nos journalistes qui s'y trouve, une rue Victor Lagrange qui est entièrement occupée désormais par ces manifestants.
Absolument, il y a des participants qui sont en train de se recueillir face à une banderole qui a été déployée où on peut lire « Adieu camarades » avec le visage dessiné de Quentin Derand qui a donc été tué ici il y a une semaine jour pour jour. La marche arrive quasiment à sa fin parce que ce qui était prévu c'était de partir de la place Jean Jaurès et d'arriver jusqu'ici. Vous voyez donc sur ces images les participants qui sont en train de se recueillir.
Il y a eu encore il y a quelques minutes quelques moments d'altercation avec des habitants qui étaient aux fenêtres et qui présentaient, qui scandaient leur mécontentement de voir cette marche se dérouler sous leurs yeux. Sinon ça s'est plutôt déroulé dans le calme. Il a été très compliqué pour nous journalistes de travailler correctement parce que le service d'ordre est extrêmement important et il nous tient très régulièrement à distance.
Donc du début de la marche. Il est important aussi de rappeler que la majorité des personnes qui sont présentes ici ce sont donc des hommes habillés en noir. La majorité se revendique de l'ultra droite fasciste Il y a aussi des gens qui viennent de partout en France et là vous l'entendez certainement maintenant il y a des prises de parole.
Les services d'ordre continuent de demander à ces participants de marcher dans le calme, de ne pas faire de vagues pour que cette marche se déroule dans le calme. Voilà 3200 personnes rassemblées cet après-midi à Lyon en hommage à Quentin sont les chiffres communiqués par la préfecture du Rhône. Jean-Marie Godard voulait y réagir.
Oui. Effectivement on est sur un moment critique parce que fin de manifestation et par rapport à ce que disait Mathieu tout à l'heure c'est vrai que les manifestations j'en ai fait plein en tant que journalistes c'est beaucoup plus difficile alors d'autant plus quand vous avez une manif à risque c'est beaucoup plus difficile d'avoir une dispersion tranquille quand vous êtes sur une grande place avec plein d'artères où les gens peuvent s'étaler là on est dans une petite il faudrait pas qu'il ya un mouvement de foule je rappellerai que bon on est non seulement à l'endroit ou ou à quentin a été a été tabassé et a été blessé mortellement mais on est aussi dans ce quartier là on est à 500 mètres de sciences po où il y avait le meeting de rima hassan et d'où sont partis les incidents avec Némésis. On regarde ces images, on est donc au point d'arriver de ce cortège qui est parti à 16h de cette place Jean Jaurès, qui est donc arrivé sur les lieux où a été frappé à mort Quentin, 23 ans, mort il y a une semaine jour pour jour.
C'est un moment visiblement de recueillement, de silence sur place. Dominique Rizet, on voit des banderoles ont été déployées mais encore une fois, même si ça reprend l'écriture, les codes de l'extrême droite pour le moment tout est à peu près dans les règles. Oui tout est à peu près dans les règles parce qu'il y a un un service d'ordre qui est proportionné à la dimension de cette manifestation, parce que les manifestants sont protégés des manifestants extérieurs qui sont venus, enfin des opposants de leurs opposants, qui sont dû les insulter.
Il ne fallait surtout pas qu'un contact puisse être établi entre les uns et les autres. La police s'en est chargée. Donc maintenant, c'est aux Aux organisateurs de dire qu'il est temps maintenant de rentrer chez soi, d'arrêter cette manifestation ou cet hommage à Quentin, à Quentin de Ranck.
Mathieu Zagroski, on voit l'image en direct. On est à la fois dans de la revendication politique, même s'il n'y a pas de banderoles, et en même temps dans un moment d'émotion avec des torches qui ont été allumées par certains militants d'ultra droite oui effectivement enfin on le rappelle depuis depuis tout à l'heure il n'y a pas de slogan politique explicite mais on sait où on est et on s'il ya on sait à qui on a affaire C'est-à-dire que là, ce ne sont pas des bougies qui sont allumées, ce sont des torches, des flambeaux. Il y a une imagerie, une identité visuelle et des codes comportementaux qui correspondent bien à l'extrême droite pour le coup donc il y a on va essayer d'entendre ce qu'il chante mais il y a un petit peu cette...
On va continuer à commenter, on va continuer à commenter ce qui se passe donc on est sur l'endroit où a été tué Quentin où il a été tabassé à mort avec cet hommage qui est rendu en ce moment. Oui oui avec un chant qui est entonné alors je connais pas assez bien ces milieux je suis pas assez expert de la question pour reconnaître le chant à quelle mouvance en fait il est rattaché ce qu'il dit et quelle en est l'origine mais ce que je disais à l'instant c'est qu'on est un petit peu sur cette ligne de crête où il faut pas de slogan politique il faut pas de slogans qui contreviendraient à la loi ou même seraient attentatoires à l'image du mouvement. Mais néanmoins, on utilise des rituels, des codes, une identité visuelle qui sont très clairement marqués à l'ultra-droite.
Typiquement, ce n'est pas n'importe quelle cérémonie funéraire ou hommage que vous allez voir des flambeaux, des torches comme comme ce qu'on peut voir ici à l'image. Amandine Atalaya, c'est justement face à ces symboles, en tout cas on voit un peu toute la connotation ultra droite, extrême droite, et le RN, le Rassemblement National a voulu clairement se distancié de ce à quoi on est en train d'assister aujourd'hui à lyon oui puisque les consignes ont été extrêmement stricts jordan bardella a dit qu'il ne voulait voir aucun cadre du rassemblement national dans ce défilé et à vrai dire ça rappelle un Un peu ce qui s'était passé, vous savez, pendant la dernière campagne présidentielle avec Éric Zemmour qui était rejoint par certains venant de groupuscules d'ultra-droite et Marine Le Pen qui s'en satisfaisait parce que ça faisait ses affaires dans toute sa stratégie de dédiabolisation. Et précisément, elle avait eu des phrases disant que tous ceux venant de groupuscules, les cathodradis, etc. allaient chez Émour et pas chez elle pour essayer de montrer que, de son côté, elle avait fait le ménage et ne voulait plus être associée à ces personnes-là.
Marine Le Pen néanmoins a quand même eu du mal à couper certains liens. Il faut aussi le rappeler, elle a par exemple longtemps été proche de Frédéric Chatillon, ancien du GUD, qui s'est occupé en partie de la communication du Front National à l'époque. On avait pu voir dans certaines manifestations du comité du 9 mai, deux des anciens trésoriers de son micro-parti Jeanne qui étaient présents et elle avait tout de suite dit que ces personnes-là n'étaient passées proches.
Bref, Marine Le Pen ne veut plus rien avoir à faire avec précisément tout ce qu'on voit en ce moment à l'antenne et dans sa stratégie de notabilisation et de respectabilisation. Elle a eu des propos qui ont globalement, cette semaine, essayé d'appeler au calme. Ces images de cet hommage qui se termine à Quentin sur le lieu où il a été battu à mort il y a maintenant plus d'une semaine, puisque c'était le 12 février dernier.
Des torches qui sont allumées. On voit Mathieu Zadrovski. On l'a dit, c'est un moment particulier, c'est un moment de tension.
C'est l'aboutissement de cette marche. On arrive sur une rue extrêmement étroite avec une concentration de population. Une tension qui a monté dans ce cortège.
Il va falloir être attentif à ce qui va se passer dans les prochaines minutes. Oui, évidemment, parce qu'il y a une configuration qui est particulière dans le sens où c'est un lieu qui qui est symbolique, où ces militants viennent commémorer le décès de Quentin Deran, qui est une banderole qui dit « Adieu camarade mais on est encore une fois dans une rue qui est étroite avec une concentration de foule qui est très importante on est en bordure d'une voie ferrée ce qui veut dire que les voies de dégagement d'évacuation sont relativement faibles, enfin sont relativement peu nombreuses. Par ailleurs, on est dans une zone habitée, donc il y a des immeubles.
On a entendu ça et là qu'il y avait des personnes qui parfois aux fenêtres invectivaient les manifestants, scandaient des propos, des slogans hostiles à cette marche. Donc c'est vrai que c'est un point de vigilance pour les autorités, pour les forces de l'ordre qui sont sur place, que ce moment-là se passe bien et qu'ensuite dans les minutes ou les dizaines de minutes qui vont suivre, on est une dispersion qui se déroule dans le calme. Et on retourne sur le terrain à retrouver l'un de nos reporters.
Donc fin de cortège, fin de rassemblement avec une foule, on le voit beaucoup plus compacte au moment du du recueillement et de l'hommage à Quentin. Oui, absolument, parce que l'ensemble des manifestants est donc dans cette rue, la rue Victor-Lagrange, là où est mort le jeune Quentin. Et comme vous l'expliquiez juste avant, cette rue est extrêmement étroite, c'est-à-dire que ce rassemblement est désormais statique et cette rue est totalement remplie par l'ensemble des manifestants, donc plus de 3 200 selon la préfecture avec des torches qui ont été allumées, toujours les mêmes slogans qu'on peut en rendre depuis le début de la manifestation maintenant, justice pour Quentin, antifa assassin, les filles complices et également plusieurs slogans « on est chez nous » qui ont été entonnés sur la fin de ce cortège.
Ce cortège donc qui a mis un peu moins de deux heures à arriver sur son lieu finale, il n'y a pas eu de consultation majeure avec des contre-manifestants éventuels, seulement à quelques moments des petites altercations, avec des petits groupes de personnes d'opposants à cette manifestation qui spendaient des slogans aussi à la manifestation, des slogans antifascistes notamment, mais la très forte présence policière qu'on voit d'ailleurs toujours autour de nous, a empêché tout débordement. La question maintenant qu'il te pose c'est comment va se passer la dispersion puisque cette manifestation qui était déclarée avec ce point de chute sur rue Victor-Lagrange et donc potentiellement terminé, les personnes devraient donc pouvoir partir mais on imagine bien qu'avec 3200 personnes dont plusieurs centaines de manifestants néo-fascistes, néo-nazis dans les rues de Lyon et bien forcément il va falloir avoir pour la force de police une attention particulière puisqu'on le rappelle évidemment que même s'il n'y a pas de contre-manifestation officielle de la part des identifiés, il y a eu de nombreux appels sur les réseaux sociaux notamment à la mobilisation contre cette manifestation merci pour ces toutes dernières informations voici deux images avec ce rassemblement et cet hommage ce moment de recueillement qui se termine là où a été tabassé quentin le 12 février dernier à droite on voit les forces de l'ordre Mathieu Zadrovski, les forces de l'ordre qu'on voit à l'image n'ont pas l'air particulièrement tendues n'ont pas l'air d'un moment de tension pour le moment. – Non, clairement pas.
Ce sont des gendarmes mobiles en l'occurrence. Ils ne sont pas casqués. Et le fait de ne pas être casqué, c'est effectivement le signe qu'il ne se passe pas forcément grand-chose, qu'il n'y a pas de de tensions ou de risques particuliers.
C'est aussi un signe de désescalade. Ne pas se casquer, ne pas se mettre dans une posture de protection. C C'est aussi une manière d'envoyer un message non-verbal aux manifestants pour dire qu'on contrôle la situation, qu'on ne vous perçoit pas comme une menace.
On a vu par ailleurs les forces de l'ordre qui étaient postées sur un point haut au niveau des voix ce qui leur permet d'avoir une maîtrise de la situation alors ça permet d'avoir une maîtrise de la situation de deux façons c'est à dire que vous avez déjà une vue globale sur le cortège vous mettez sur un point haut et puis vous voyez un petit peu ce qui se passe d'éventuels mouvements de foule, mais par ailleurs ça permet de contrôler ce lieu en lui-même parce qu'un point haut ça peut aussi être un lieu depuis lequel des contre-manifestants hostiles pourraient jeter des projectiles, pourraient s'attaquer au cortège. C'est à la fois un lieu qui permet une visualisation, mais c'est aussi un lieu qu'il convient de sécuriser face à d'éventuels contre-manifestants. Amandine Altalaya, on est à trois semaines maintenant des élections municipales, en tout cas du premier tour.
Et on a vu que toute cette semaine, ça a créé évidemment une bataille politique à Lyon sur le fait de récupérer ou non d affiché ou non le portrait de Quentin. Exactement parce que le maire de Lyon, Grégory Doucet, dit avoir un problème avec le fait que ce portrait soit affiché parce que selon lui la ville de Lyon est une ville de résistance et que les idées de Quentin ne sont pas à ses yeux en accord avec ce que représente la ville de Lyon. Il y a eu un débat aussi sur la minute de silence qui a été organisée à l'Assemblée nationale pour Quentin.
Certains hommes politiques, certains députés jugeant que là aussi, en raison de ses idées, la représentation nationale n'avait pas à lui rendre un hommage. Idée qui était contestée par tout autant d'autres député donc ça c'était pour le plan de quelle façon faut-il rendre hommage à quentin il ya aussi toute une partie de la gauche qui considère qu'aujourd'hui c'est un non sens que ce cortège ait pu défiler à lyon et qu'ils ne sont pas d'accord avec le choix du ministre de l'Intérieur, mais rappelons que Laurent Nunez a décidé d'autoriser aujourd'hui cette manifestation parce qu'il estime qu'il peut garantir avec ses effectifs de police qu'il n'y ait pas de trouble à l'ordre public. C'est une décision qui est argumentée, qui est motivée mais par le passé Laurent Nunez a plusieurs fois choisi d'interdire des manifestations d'Ultra-Door parce qu'il estimait qu'en l'occurrence dans ces cas précis il y aurait des troubles avérés à l'ordre public.
Là il a pensé qu'il pouvait faire autrement. Ensuite en ce qui concerne les répercussions politiques cette fois pour les élections municipales, elles sont absolument majeures parce que la France insoumise se retrouve critiquée de toutes parts. Il y a d'abord la question de que va faire le parti socialiste ?
Le parti socialiste acceptera -t-il toujours des alliances avec la France insoumise au second tour ? Vont-ils prendre ou pas leur distance ? La question de ce que va faire la droite aussi dans le cas par exemple de duel entre le Rassemblement national et la France insoumise ?
Est-ce que les responsables de droite appelleront au tout sauf LFI, quitte à ce que les électeurs de droite votent pour le Rassemblement national ? On voit que Bruno Retailleau, le patron de la droite, va aujourd'hui en ce sens et ce n'est que le début. Les élections municipales auront lieu maintenant mi-mars et on va voir des mouvements de plaques tectoniques se multiplier ces prochains jours.
Et on va retourner tout de suite à Lyon, rue Victor lagrange retrouvé un de nos journalistes alors que ce moment dommage se poursuit oui absolument vous pouvez voir je pense sur nos images ce moment dommage et en fait maintenant terminer le Le cortège commence même déjà à se disperser, à sortir de la rue Victor-Lagrange. A l'instant encore, à l'avant du cortège, on a pu voir ce moment de recueillement avec des fumigènes rouges qui ont été déclenchées, une gerbe de fleurs qui a été déposée et puis cette banderolle déployée aussi à la toute fin de la manifestation, adieu camarades, en hommage donc à Quentin de Ranque. C'est un moment de l'acclat un petit peu plus calme qui casse avec l'ambiance qu'il y avait juste avant parce qu'il y a une quinzaine de deux minutes, un des organisateurs sur un camion au micro faisait scander des slogans très offensifs, un type on va reprendre ce pays ou encore on est chez nous.
Ils ont aussi fait huer le maire écologiste de Lyon, Grégory d'Ousset ou encore même la direction de Sciences Po Lyon. Petit moment de tension aussi, il y a 15 minutes lorsqu'un riverain à une fenêtre a pris la décision de lancer un caillou en direction du cortège. Alors des slogans ont été entonnés à ce moment-là, mais ça s'est arrêter là.
Maintenant, vous le voyez, le cortège se disperse. On va être très attentifs à la dispersion de ce cortège justement parce qu'ils ont maintenant peur qu'avec la dispersion des affrontements ait lieu, notamment avec des militants antifascistes dans les rues de lyon dominique rizet c'est le moment où les organisateurs de ce rassemblement de cette marche doivent dire aux participants c'est terminé oui oui c'est terminé partir entrez chez vous c c'est difficile de se dire au revoir quand on a vécu un moment pareil bon il y a leurs idées et puis aussi l'hommage qui est rendu à ce gamin Quentin de Rang, 23 ans donc il y a forcément de l émotions, même si on n'aime pas cette émotion-là. Elle en vaut une autre et toutes les émotions se valent et tous les chagrins et tous les hommages se valent.
Donc, à un moment, il faut s'en aller, il faut rentrer. Et regardez, il y a des personnes qui sont venues et qui ne sont pas que des personnes habillées en regardez voilà c'était les familles sur les personnes qui étaient venues rendre hommage peut-être simplement un simple hommage mobilisation politique sûrement des gens qui ont des idées proches de ceux qui ont défilé mais qui sont venus rendre un hommage et qui ont participé à ce défilé ce cortège maintenant qu'ils vont rentrer chez eux vous savez ça peut aussi on est en train de tout diaboliser, nous journalistes mais ça peut aussi se passer très bien et là à chaque fois je dis ça on est obligé de prendre des précautions oratoires, c'est compliqué d'être journaliste et de commenter des moments comme celui-ci parce que ceux d'en face auraient pu faire la même chose les journalistes qui sont là, on dit voilà, c'est impossible de travailler et ça, c'est pas normal et ça, il faut le dénoncer et dire à ceux-là qui ont défilé et qui nous ont empêché de travailler, leur dire « Voilà, on n'est pas des ennemis. On n'est pas des amis, mais on n'est pas des ennemis.
On fait juste un boulot différent et on rend compte de ce que vous faites. » C'est tout. Donc oui, ça ne s'est pas bien passé avec les journalistes, mais on ne peut pas non plus de ne pas dire ce qui est la vérité.
Pour l'instant, eh bien, ce défilé s'est passé dans le respect des règles qui étaient établies avec la préfecture de Lyon, avec la police, avec les autorités. Et maintenant, on va voir ce qui va se passer. Mathieu Zaworski, défilé dans le calme et dispersion, on le voit sur ces images pour l'instant, dans le calme également.
Oui, pour le moment, ça a l'air de se passer dans le calme. De toute façon, on peut partir du principe que une grande partie des personnes qui sont venues là, et on voit pas mal de personnes âgées justement qui sont en train de quitter les lieux. Ce sont des gens qui peuvent avoir des sympathies politiques pour ce mouvement-là, mais ne sont pas particulièrement militantes.
Ils sont venus rendre hommage et quittent les lieux. Après, il y a peut-être d'autres qui vont rester un petit peu plus longtemps. La question est de savoir si, premièrement, la dispersion se fera de manière paisible.
Et puis, encore une fois, on n'a pas arrêté de le rappeler. Et comme vient de le dire Dominique, on est toujours un petit un petit peu à guetter l'événement négatif, dramatique. Mais on peut souhaiter qu'il n'y ait pas d'affrontements derrière d'autres groupes qui viendraient rechercher la confrontation avec ces manifestants et, encore une fois, sans porter de jugement sur l'idéologie des uns et des autres.
On est là pour commenter le déroulement d'une manifestation comme celle ci. Merci à vous, on continue bien évidemment à suivre la dispersion de ce cortège rue Victor-Lagrange, Paola Pouer arrive à vous faire vivre dans quelques instants cette dispersion en attendant on retrouve notre journaliste sur place alors que les torches sont en train d'être éteintes. Oui absolument et cette marche qui donc commence à toucher à sa fin maintenant Il y a eu plusieurs chants entonnés ici, des chants notamment religieux.
Et puis il y a ce dépôt de gerbe que vous avez pu voir à l'image il y a quelques instants. Il y a une pancarte, enfin une banderole, excusez-moi également, où on peut lire « Adieu camarades » qui a été déployée, un moment donc de recueillement. Je le rappelle, cette marche a débuté aux alentours de 16h.
Le rassemblement a commencé à 15h mais la marche elle a démarré à 16h pour se terminer ici sur les lieux de l'agression là où Quentin est mort il y a maintenant tout juste une semaine. Il faut aussi rappeler qui a manifesté aujourd'hui, cet après-midi, il y avait d'abord beaucoup de jeunes, des hommes en majorité, des personnes qui se revendiquent de l'ultra-droite, de certains groupuscules néo-fascistes. On a aussi vu le collectif Nemesis, ce collectif qui se définit comme d'extrême droite, identitaire, qui se dit féministe.
Donc il y avait quand même quelques femmes et une majorité d hommes. Il y avait quelques familles également, quelques enfants dans ce cortège. Une marche qui s'est plutôt déroulée calmement, même s'il faut bien dire d'abord nous journalistes c'était très compliqué de travailler.
Il y avait une partie des journalistes qu'on peut appeler traditionnels qui n'avaient pas le droit d'aller au devant de ce cortège. Tandis que des médias plutôt qualifiés d'extrême droite, eux avaient le droit de circuler assez librement. Et puis il y a eu quelques moments aussi de tensions entre des passants, on peut le dire comme ça, et certains participants.
Ça c'est pour les participants. Pour le dispositif de sécurité, il était largement déployé, notamment au début de la marche. On a pu voir de nombreux camions de CRS, des forces de l'ordre qui avaient été briefées pour que tout se passe bien.
Ils ont évidemment encadré toute cette marche et on le rappelle donc les derniers chiffres que nous avons pour le moment c'est 3200 participants à cette marche en hommage pour Quentin.