Face à Philippe de Villiers / 19 septembre 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous à dire aujourd'hui à la famille de Philippine et aux Français ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les manifestations et les débordements ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous surpris par le succès de votre pétition sur l'immigration ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous les attaques contre votre pétition ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France est encore une grande puissance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Philippe de VilliersChiffre
« Les OQTF 1300, ce sont des armes par destination. »
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19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir, bonsoir Jefroid. Philippe Devilier, vous avez été au cœur de l'actualité. Tout le monde a parlé de vous partout tout le temps cette semaine et on a hâte.
Les téléspectateurs, les français qui nous regardent ont hâte de vous entendre notamment sur la pétition citoyenne que vous avez lancé il y a plus d'une dizaine de jours et qui rassemble déjà plus d' 1700000 signataires revendiqués. On en parlera évidemment dans cette émission, mais avant cela, et c'est vous qui me l'avez demandé, vous avez souhaité commencer cette émission par un drame qui a bouleversé la France, celui de Philippine, tué dans des conditions atroces il y a un an. Son bourreau est un marocain en situation irrégulière sousf déjà condamné en 2021 appréhendé alors qu'il avait quitté la France et retrouvé en en Suisse.
Cet été, le Conseil constitutionnel a refusé la loi pourtant voter à l'Assemblée nationale de prolonger l'incarcération en centre de rétention. Les profils dangereux. Je vous propose d'écouter la maire de Philippine sur le Conseil constitutionnel.
On va écouter Blandine le Noir de Carl. Mon mari et moi, on avait suivi toutes les tous les débats et on a suivi les votes. Donc 2 tiers quand même à chaque pour chaque assemblée 2/3 de Oui.
Donc je me dis que le dernier tiers ça doit être question politique. Ils ont posé dire oui parce que et quand on m'a appris assez délicatement que le conseil constitutionnel avait censuré, alors là euh moi je je suis retombée mais j'étais anéantie juste après le vote, c'est une anecdote, on avait mis cinq lisses sur la tombe de Philippines parce que c'était les ça symbolisait les jeunes filles qui n'allaient pas tué, donc celles qu'on ne connaîtrait jamais, qui ne saurait même pas qu'elles elles auraient pu courir un risque. Voilà, j'étais tellement heureux, j'ai dit bah voilà je Philippine, au moins je te présente ces cinq listes, les cinq je sais pas combien de jeunes filles que tu as sauvé et puis pouf début août c'est fini et je comprends pas.
Je comprends pas. Jeffre le jeune. Philippe, vous nous avez dit il y a de semaines que vous avez rencontré cet été les parents de la famille de Philippines.
C'était quelques jours après d'ailleurs la censure par le Conseil constitutionnel le lendemain de cet article dont te parlait la maman à l'instant de de Philippine dans l'extrait qu'on a vu. Qu'avez-vous à dire aujourd'hui à ses parents, à sa famille, à ses amis et aux Français qui nous regardent ? Ben, j'ai rencontré euh dans un moment pathétique, poignant, bouleversant toute la famille.
Euh une famille euh ce qui m'a beaucoup frappé, c'était une famille euh dévastée mais debout, une famille inconsolable mais admirable de dignité. D'ailleurs lors de cet entretien, on voit une dame qui est foudroyée, qui dit "Je suis à demi-morte" mais qui continue à vivre pour la société en fait pour que la leçon soit si possible entendue, du moins médité. Et lors de cet entretien, il y a eu deux moments comme dans l'entretien qu'elle a donné au Figaro, que la famille a donné au Figaro, Loï et et Blandine.
Première partie d'entretien, c'est l'anniversaire de Philippine qui n'est plus là. Et donc dans le Faro, il raconte la chambre vide qui reste allumée la nuit avec une petite lumière fluorescente pour signifier la présence de sourire de Philippine qui est encore là. Et puis il y a le message, le serment des amis sur le cercueil.
Nous continuerons à rire avec toi, nous continuerons à rêver avec toi, nous continuerons à faire des grandes choses avec toi. Tu seras notre étoile qui guidera nos vies. Et puis il y a effectivement le papa la maman qui qui chaque matin gravissent la pointe du hoc et puis ce sont les éboulis des larmes.
Est-ce qu'on peut pas se remettre d'un d'un drame comme celui-là ? Surtout quand la politique met du sel sur la plie. parce que c'est la deuxième partie dont je veux parler maintenant de l'entretien. le petit bout de phrase que vous avez sélectionné dans l'entretien du Figaro et l'entretien d' RTL, les parents en fait déposent leur colère en place publique en sous-entendant qu'il y a eu deux fautes.
Ils appellent ça des dysfonctionnements. Ils ajoutent d'ailleurs que le gouvernement n'a pas fleuri la tombe. Tout le monde s'est carapaté en fait.
Où est le président de la République ? Il aurait pu envoyer une gerbe. Et les parents disent non, il y a pas eu de gerbe.
Rien. On est oublié dans une solitude absolue. Mais la colère déposée sur la place publique concerne deux fautes.
Une faute politique et une faute judiciaire. Enfin, une faute juridictionnelle, la faute politique, je reprends ce que vous avez dit, Elliot. Philippine a été fauchée dans la fleur de l'âge en sortant de la faculté Dauphine.
Euh, elle est assassinée par un marocain qui a une obligation de quitter le territoire. Je je je dis parce que personne sait ce que c'est. Obligation de quitter le territoire.
Obligation de quitter le territoire français. Qu'est-ce que ça veut dire pour un état qui souhaite se faire respecter de prononcer 1300 obligations de quitter le territoire français quand il y en a que 11 % qui sont exécutés ? Qu'est-ce que ça veut dire les OQTF quand votre collègue et notre ami Louis Dragnel a recueilli la confidence du président de la République, la promesse du président de la République il y a quelques années et cette promesse disait "Demain, l'année prochaine, il y aura 100 % des OQTF qui seront exécutés.
C'est ma promesse, a-t-il ajouté. C'est ma promesse. Donc, il faut imaginer euh la maman de Philippine qui dit "Ce matin, elle était là où elle devait être." Elle sortait de Dauphine, c'était pour le weekend pour aller rejoindre son appartement.
Lui n'avait pas à être là où il était. Alors, d'autant moins que il avait déjà été condamné en 2019 pour un viol dans la forêt de du Valdoise. Donc là, il y a une défaillance politique majeure.
Les hommes politiques dorment chaque nuit et pendant ce temps-là, il y a 130000 QDF qui sont des individus dangereux par définition qui se promènent sur le territoire national. Et donc on est à la mercie d'une nouvelle Philippine à chaque minute de notre vie. Je parle à tous les parents de France qui ont peur pour leurs filles qui sortent à 8h du soir partout en France.
Les OQTF 1300, ce sont des armes par destination. Et deuxièmement, j'allais dire plus grave encore, le Conseil constitutionnel a donc censuré la loi Marlex qui visait à allonger le délai de rétention. pas beaucoup mais un petit peu, pas assez mais on est tenu par les normes européennes là comme ailleurs.
Et le Conseil constitutionnel a a jugé que ça n'était pas nécessaire parce que le Conseil constitutionnel euh n'est plus le Conseil constitutionnel de Michel Debré du temps où il avait pour seul vocation de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Aujourd'hui, le Conseil constitutionnel, c'est une cour suprême qui rejoint le combat des minorités. pour parler comme eux.
C'est-à-dire qu'en fait, on a instauré la double préférence, la préférence du délinquant sur l'innocent et la et la préférence de l'étranger sur le national. Voilà le Conseil constitutionnel. C'est une honte.
Cette institution s'est déshonorée. Alors, on parle de l'état de droit. C'est l'état de droit euh qui permet au malfrat, au criminel d'agir.
C'est ça l'état de droit aujourd'hui. C'est c'est un état de droit qui protège ceux qui tuent nos enfants. Ce n'est pas un état de droit qui protège nos enfants.
Et pensons ce soir euh évidemment à la famille de Philippines et à travers le témoignage courageux et bouleversant de sa maman et de son papa. Cette semaine, on peut penser évidemment à la famille de Lola, on peut penser à la famille de Thomas, on peut penser à la famille d'Élias, on peut également penser euh bien sûr à à tous ces parents qui ont vu leur vie dévastée par un rendez compte que la minute de silence à un an avait été perturbée parce que rappelait tout à l'heure excellemment Jacques Sor la minute de silence et il y avait des affiches qui avaient été déchirées vous avez entièrement c'estd qu'il y a vraiment une haine de la France de ce que représentent les familles françaises de ce que représentent d'innocence française. Il y a des gens qui sont des tueurs en liberté et qui sont des idéologues et qui tuent par idéologie, qui tuent avec des mots mais avec des mots qui tuent.
Honte à ceux qui ont perturbé ces ces moments de recueillement. Vous avez entièrement raison Philippe et on ressortira la séquence. Oui, mais en fait la question elle est pas là.
La question, elle est euh la suivante : est-ce que il va y avoir un jour au sommet de l'État quelqu'un qui va se sacrifier pour dire maintenant ça suffit et qui prend les lois nécessaires ? Hm voilà, ça c'est un autre sujet mais c'est le vrai sujet, c'est-à-dire agir sur les causes plutôt que sur les effets parce que ça sert à rien d'avoir des hommes politiques qui qui qui sont des apporteurs de compresse et on en parlera peut-être dans cette émission. À la une cette semaine, Philippe Devillier la mobilisation du 18 septembre à l'appel des principaux syndicats.
C'est même syndicat qui pos un ultimatum au Premier ministre le 24 septembre prochain. 500000 manifestants dans toute la France selon le ministère de l'intérieur et une trentaine de policiers et gendarmes blessés euh jeudi après-midi. Parmi toutes les images, deux images vous ont marqué Philippe Deviller.
On va les découvrir ensemble. D'abord celle d'une guillotine à droite euh de l'image, c'était Place de la Bastille à Paris hier. Et puis à gauche, c'est nos confrères de boulevard Voltaire qui ont capté cette image.
Des tags à la gloire du Hamas et de son porte-parole sur la place de la nation. Philippe Devilier, quel regard portez-vous sur cette manifestation qui vient d'avoir lieu ainsi que sur ces débordements ? Ben moi ce qui me frappe là en 3 jours, j'inclus aussi Tourcoin et Reince.
Vous allez voir pourquoi il y a il y a trois clignotants qui s'allument et qu'il faut regarder avec soin. C'est ter trois situations nouvelles en fait. Les diplomates appelleraient ça des signaux faibles.
Premier clignotant, euh nous assistant au divorce naissant entre la police et la justice. C'estàd qu'en fait la police n'en peut plus de voir une justice qui est depuis trop longtemps dans la main de la harangue de Baudau. Vous savez la harangue de Baudau, c'est la harangue de ce monsieur au moment de la création du syndicat de la magistrature qui disait qu'il faut privilégier le délinquant plutôt que l'innocent.
Vous m'avez entendu ? Et c'est ce qu'a fondé notre nouveau droit pénal bad et tous les autres. Et il y en a un qui a vu ça très bien, c'est George Fenc. rend hommage parce que il a dit ce matin hier euh mais en fait ils appliquent les lois mais les lois ils ont été votées par qui ?
Par le parlement et le parlement a été inspiré par qui ? Par l'idéologie de la rangue de Baudau, c'est-à-dire non à la prison. Les délinquants sont des victimes de la société.
Toute cette idéologie post 68. Donc le divorce entre la police et la justice, il vient du fait que je sais pas si vous savez, il y a combien de de policiers et gendarmes qui ont été tués dans l'année 2024. Et là, hier le ministre de l'intérieur est est arrivé à la télé comme il fait à chaque fois pour débriefer comme à la fin de la messe euh en disant "Tout s'est bien passé, il mis à Est." Ouais, c'est bien passé.
Sauf qu'il y a eu 26 policiers blessés quand même. Donc si c'est ça se bien passer, on s'en passerait. Alors euh en fait les policiers veulent des peines planchées, veulent des peine minimale.
Moi je vais plus loin. Je pense que un état qui se respecte compte tenu de ce qui se passe en France aujourd'hui, c'est un état dans lequel euh toute forme d'attentat à la police, un policier relève de la perpétuité. Comme ça, le corps des policiers sera protégé. corps des policiers, des gendarmes des j'ajoute les infirmiers et les sapeurs paupiers puisqu'ils peuvent plus rentrer dans les quartiers souverains comme ça ils pourront rentrer dans les quartiers souverain.
Il faut que la peur change de camp. Deuxème clignotant c'est la normalisation de la violence. Je prendrai trois exemples, trois illustrations qui datent d'hier.
La première, c'est que la veille de la manifestation, le préfet de police euh dont je dont je vois par ailleurs les les qualités éminentes notamment de communication, a expliqué aux commerçants barricadez-vous. Attendez, vous entendez la phrase barricadez-vous. Donc en fait c'est la course contreplaquée pour tous les commerçants de France et qui sont appelés à se protéger eux-mêmes.
Ça vous rappelle quelque chose Elliot Geofro ? Souvenez la société de vigilance quand Emmanuel Macron avait dit non pousouss on peut plus rien faire l'état égalien il faut vous protéger vous-même. Il avait même donné un exemple il suffit de regarder derrière soi savoir si on est suivi.
Ah bah voilà. Et donc euh premier premier signal donc il faut se barricader quand il y a une manifestation. Donc en fait on accepte que la peur est changé de camp.
C'est au commerçants de se barricader. Deuxème euh 2uxème chose qui a changé deuxème clignotant la presse compte et ensuite elle elle fait des titres. Il y a moins de casse, il y a plus de casse.
Voilà le bilan de la casse. Mais c'est comme le réchauffement climatique. Euh il fait meilleur, il fait plus froid.
Ben voilà, ça fait partie de la vie. Et les gens s'habituent, disent "Ah, les casseurs étaient plus nombreux. Les casseurs étaient moins nombreux.
On sait pas qui ils sont. On sait pas d'où ils viennent. On sait pas pourquoi ils sont là.
Et surtout, on sait pas pourquoi on leur rentre pas dedans. Et tout à l'heure, pourquoi je vous parle de ça ? C'est parce que tout à l'heure, j'ai vu sur Ces News une nouvelle importante.
Euh Trump vient de décider hm de dissoudre les antifas en les considérant comme des bandes terroristes. Nous, qu'est-ce qu'on attend pour restaurer la loi anticasseur euh qui avait été voté par Perfit, Allain Perfit ? Et qu'est-ce qu'on attend pour aller chercher chez eux ?
On a les moyens de renseignement maintenant. Pour aller chercher chez eux les black block et les enfermer préventivement pour que les troubles cessent et qu'on puisse manifester dans la paix et la sérénité. Troisièmement, et c'est peut-être encore plus fort, Bercy a demandé que les primes d'assurance connaissent une surprise de 5 % pour assurer les habitations en cas de trouble.
Donc en fait, ça veut dire que c'est nous les innocents, nous les citoyens français, nous les victimes qui allons payer la prime d'assurance. Voilà. Et enfin le troisème clignotant là c'est c'est l'impérie de ceux qui nous gouvernent.
Résumons, ça tient à trois phrases. On a un président qui ressemble de plus en plus à des Chanel. Vous savez des Chanel, il a quitté le train en pyjama et on l'a retrouvé dans un arbre au bord du chemin de fer.
Et on dit qu'est-ce que tu fais là ? Il dit "Je suis président." Bon donc là il part en Palestine, il part à l'ONU pour la Palestine.
Là il est monté dans les tours à Notre Dame quasi modo. On va sonner les cloches qu'il est paumé quoi. Il est paumé alors il voyage.
Mais c'est plus un président, il y a plus de chef de l'état. Donc il faut lui dire bon allez maintenant il faut passer la main quoi parce que c'est plus possible. Vous êtes en villégiature.
Ensuite, on a un premier ministre dont toute la presse dit il consulte. Vous avez remarqué c'est un mot de c'est médecin consulte, il culte fort. Il prend le pou du PS et il propose la pharmacopé Zucman.
Euh et puis enfin ben il y a l'addition, il y a pas de gouvernement, il y a des impétrants qui longent les murs. On voit des ombres partout, il rentrent, qui sortent. C'est pire que la 4e République.
La partitocratie pendant ce temps-là la journée d'hier où tout s'est bien passé d'excite les autorités. Tout s'est bien passé, sauf ce que ça a coûté d'après mes calculs 5 milliards d'euros. Ouais, la journée a coûté 5 milliards d'euros parce que entre les grad C'est pas moi qui ai calculé, c'est les les informations les plus sérieuses.
Euh vous irez les chercher. 5 milliards d'euros 5 ou 6 milliards même disent certaines études. Oui, voilà ce que ça coûte la journée d'hier.
Donc qui paye ça ? C'est plus que la taxe Zucman. C'est nous qui allons payer.
Ce sont vos chiffres, je creuserai parce que je les ai pas pour l'instant. Et euh évidemment, on pourra en reparler. On revient dans un instant.
Philippe Devilier, les téléspectateurs, je le disais, qui nous regardent, attendent d'avoir votre réaction sur cette fameuse pétition qui a euh tsunami de de signataire, tsunami de réaction. Ça déchaîné aussi les passions tristes de certains qu'on salue bien évidemment. On en parle dans un instant pour la suite de face à Philippe Devilier. [Musique] Pourquoi cette musique Philippe Devilier ?
Pourquoi cette musique ? Laissez-la, laissez-la. C'est une surprise.
C'est la musique de quoi ? Je connais cette musique. C'est la musique de quoi ?
Philippe de musique de Barça. La musique de Pas pas pas cette année. C'est la musique de quoi ?
C'est la musique de la Ligue des Champions. Ben oui, mais voilà. Mais laiss laissons un peu cette musique.
Et pourquoi j'ai cette musique Non, là il faut expliquer aux téléspectateurs qu'il y a une polémique entre nous parce que moi je suis un fan du Barça de longue date. Voilà, donc j'ai mes fidélités. Voilà et on va retrouver le Camp New et voilà.
Mais vous savez pourquoi je mets cette musique ? Parce que bon, le Pariss-Germain cette année a soule trophée mais moi je vais en soulever un autre de trophée et je suis le premier peut-être en France à pouvoir le soulever. Regardez, je vais peut-être avec beaucoup d'émotion je soulève.
Ça y est, il est sorti par Il est en précommande. Il sort de la boulangerie. Il est en précommande.
Vous ne l'avez même pas eu dans les mains. Non. Vous vous rendez compte ?
Philippe Devilier, Populicide. Ça y est, je l'ai. Je peux dire, j'espère Je vais pas le mettre chez moi, sinon je vais me faire cambrioler.
Donc donc je l'ai entre les mains et on pourra en parler le début octobre. Le 8 octobre. Le 8 octobre, on fait notre spécial.
Oui. Bon ben écoutez, voilà. Populcide Philippe Deviler, regardez, je l'aide dans les B.
Mais dites aux téléspectateurs que vous l'avez même pas eu non je l'ai pas eu. Tout à l'heure quand on a on s'est retrouvé à 18h30, vous m'avez dit "Mais montre" Je dis je vous montre rien. Non non, j'ai vu que vous aviez sous le bras un livre.
Ça m'a étonné déjà. Normalement, j'ai des BD. J'ai des BD mais là voilà bah j'ai Populicide.
Je l'ai entre les mains. Populite de Philippe Deviler aux éditions Fillard. Bien sûr, c'est mon trophée, c'est ma Ligue des Champions.
J'ai pas eu la chance, je me suis fait les croisé trop tôt pour être footballeur professionnel. Revenons aux choses sérieuses. Philippe Devilier, même si évidemment c'est un sujet très sérieux que votre livre.
Beaucoup de Français attendent votre réaction. Philippe Devilier, vous avez été au centre de toutes les attentions cette semaine à travers une pétition que vous avez lancée, une pétition citoyenne pour un référendum sur l'immigration. À 18h30, il y avait déjà plus d'600000 signatures revendiquées.
Euh 1665000, cétait aux alentours de 18h. Philippe Devillier, l'immense succès populaire de la pétition citoyenne que vous avez lancé sur l'immigration suscite une question. Êtes-vous surpris par la vague qui continue d'enfler ?
Je vais être honnête honnête avec vous. Oui, je suis très surpris. Pourquoi ?
Parce que des pétitions, il y en a eu. Il y en a eu plein sur sur l'immigration. Il y en a eu plein.
Et là, elle connaît un succès absolument inattendu qu'il faut expliquer. Et je vous propose une explication d'abord. Euh c'est toute la France qui signe.
Ça ça me frappe beaucoup. Le moindre petit village, ce sont des Français de partout. Euh je dirais que c'est la pétition de ceux qui n'ont jamais pris la parole.
C'est ça qui me frappe. Et qui dit "Cette fois-ci, on en peut plus." Il y a plusieurs messages derrière cette précipitation.
Je dis précipitation parce que ça fait 2 semaines que le JDD a fait état de la pétition. 2 semaines. Ça fera 2 semaines dimanche.
En de semaines, c'est invraisemblable. Le premier message, il s'adresse au président de la République et au monde politique de la part des pétitionnaires qui sont des Français du quotidien. Le message est le suivant.
Depuis des années et des années, vous nous dites que l'immigration est un sujet secondaire et nous nous pensons, et c'est cela que nous vous disons, nous pensons que l'immigration est la question centrale qui commande toutes les autres. C'est une question existentielle, c'est la question de l'urgence vitale. Deuxème message, si nous signons cette pétition, c'est pour vous dire ceci.
Vous ne voulez pas voir ce que nous voyons, un pays qui change. Vous ne voulez pas comprendre ce que nous ressentons. La peur, l'angoisse de laisser nos filles à 8h du soir dans la rue.
Vous ne voulez pas écouter ce que nous vous disons. Ça empire tous les jours. Vous ne voulez pas entendre le cri d'angoisse, de détresse, de désarroie d'un peuple qui ne veut pas mourir.
Alors, nous vous disons ceci à vous, monsieur le président, et à vous le monde politique qui tremblait devant la pétition. Nous vous disons ceci. Aujourd'hui, on est 1700000.
Ce soir 1700000 demain, on sera 2 millions, puis 3 millions, puis plus. Vous voulez qu'on vienne sonner à la porte de l'Élysée ? Qu'est-ce qu'il vous faut de plus pour comprendre que c'est la question vitale ?
Autre message puisque vous êtes aveugle et sourd aveugle à la pétition devant la pétition et sour à nos appels. Alors à travers cette pétition, nous vous disons, monsieur le président et vous le monde politique, rendez-nous les clés. Puisque vous voulez pas résoudre le problème de l'immigration, laissez-nous le résoudre.
Laissez-nous nous saisir de la question existentielle qui nous concerne nous puisque vous vous semblez indifférent au fait que la France peut disparaître. Et enfin, le dernier message, c'est peut-être le plus important. Il y a un danger pour la paix civile.
Il y a un danger pour l'unité de la nation. On voit bien que petit à petit s'installe sur notre sol deux peuples. Un peuple qui ne sait plus d'où il vient et qui est là depuis longtemps.
Et un peuple qui ne sait pas où il arrive mais qui sait d'où il vient et qui vient avec son art de vivre et sa civilisation. Il y a un danger. Il y a un danger de guerre intercommunautaire.
Il y a un danger de garde de voisinage qui avait été très bien pressenti par le ministre de l'intérieur, ami d'Emmanuel Macron. Hélas décédé. Qu'avez-vous vu juste ?
Alors, je dirais cette pétition c'est la voix ultime, la voix pacifique pour empêcher la confrontation tragique qui est à nos portes. Philippe Devilier, vous avez dit le monde politique tremble. Il n'y a pas que le monde politique parce que c'est un malin mélange avec un monde médiatique qui tremble aussi à travers cette pétition. et plutôt que de s'intéresser au fond au messages, le système médiatique et politique s'est intéressé au messagers cette semaine à tel point que par exemple il y a une députée si je ne m'abuser les filles que un collectif Sleeping Giants ont saisi l'Arcom qui a beaucoup de boulot en ce moment au sujet du traitement fait notamment par ces news ou encore européen et deuxième information très importante, un sondage CSA du jour euh sur la question du référendum.
On va découvrir les résultats ensemble. Est-ce que les Français sont favorables ou non au référendum ? Vous avez 7 français sur 10 qui se sont favorables donc à ce qu'il y ait un référendum pour ou contre un référendum sur la politique migratoire en France. 72 % très précisément.
Chaofera le jeunes. Philippe, ça fait un petit moment qu'on se connaît et depuis qu'on se connaît, je crois que je ne vous ai jamais vu être autant attaqué en aussi peu de temps. C'est-à-dire que ça a été cette semaine un vrai déferlement d'attaque, de critique, de de même de de conspiration quasiment contre vous.
Comment est-ce que vous analysez ? Moi, j'ai pensé au terrorisme intellectuel de de Jean Sévia, mais comment est-ce que vous vous avez analysé depuis la Vendée cette espèce de vent de panique qu'on a vu face à cette pétition et à son succès ? C'est très intéressant et réconfortant.
Le système panique. Alors regardez les attaques parce que moi je suis un vieux briscar donc on me la fait pas. C'est pas libération qui me fait peur.
New France le journal. H vous connaissez le proverbe quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. Donc là, ils se sont focalisés sur sur l'idée suivante.
Ah mais on peut pas vérifier les chiffres et cetera. Ah bon ? Vous pouvez pas vérifier les chiffres et vous pensez que du coup c'est pas les bons chiffres.
Vous allez voir, vous allez voir ce que vous allez voir. Et et des fois que vous ne voyez pas les bons chiffres à la fin, peut-être que ceux qui ont signé et que vous insultez seront encore plus nombreux à vous dire "Ah bon, parce que vous doutez de notre existence parce que c'est ça qui se passe en ce moment." Et donc moi ça me fait rire.
Je je me lèche les babines et à mon avis ils sont en train de changer d'argumentation parce que cette argumentation elle va pas tenir longtemps. C'est l'argumentation des gardes de côte vous connaissez agréé. Il y a il y a un tsunami qui arrive pour reprendre l'expression d'iot.
Il y a un tsunami qui arrive et les gardes de côte agréés qui disent euh faudrait quand même aller vérifier que c'est pas une petite vagulette. Voilà. Et et donc euh pardon, je vais être cru mais chez quand j'étais petit, il y avait un un mon voisin Gilbert que je cite souvent qui un jour me dit "T'approche pas de la clôture mon petit gras parce que le il voulait parler de l'effet boomerang et il avait son effet boomerang à lui avec sa son langage à lui et il dit quand c'est que tu pisses sur la clôture tu vas prendre une poignée de châteignne et il ajoute en murmurant par de vers lui à condition avoir.
Bon et donc en fait tous ces gens euh tremblent. Ils tremblent pourquoi ? parce qu'il dit "Mais alors attendez là, il y a un phénomène qui est en train de nous dépasser." Et ce qui est très frappant dans cette polémique euh absurde et stérile comme dans la polémique de Delphine Arnut du service public qui manche à la neutralité contre ces news.
C'est c'est l'idée qui passe tout de suite à l'insulte, tout de suite à la diffamation euh parce qu'ils sont dans la panique. Et pourquoi ? Est-ce que il privilégie la fiction réelle ?
Non, il y a pas d'immigration en France. C'est pas vrai, c'est du brain wasine. Non, il y a pas trop d'immigrés.
Non, il y a pas de problème de voisinage. Non, il y a pas de problème de changement de peuplement. Non, il y a pas de problème de changement d'art de vivre.
Il y a pas de problème de changement de civilisation. Aucun. Ce sont des inventions, des fachaots.
Ah oui, mais là les pétitionnaires, ils pensent pas ça eux. Il nous regarde en ce moment pour beaucoup d'entre eux, ils disent il a raison. Voilà.
Et donc moi, je suis chargé d'une mission. C'est une charge morale qui me dépasse, qui me surpasse, qui m'efface. Il faut aller jusqu'au bout.
Il faut maintenant que le personnel politique euh d'ailleurs euh on a dit "Oh, les les hommes politiques, non, c'est pas vrai." Les hommes politiques, je leur rends hommage pour beaucoup d'entre eux, ils signent beaucoup de leaders signent et ceux qui signent pas euh ils empêchent pas leurs amis de signer. Et et donc vous verrez dans quelques temps que vous aurez beaucoup beaucoup de signatures connues et ça fera un papier ça d'ailleurs.
Et alors en fait il jis ce que je voudrais dire devant vous c'est la chose suivante. En fait il y a une fracture profonde et là la la les attaques sur la pétition montrent où est la fracture profonde. qui veut pas entendre parler d'un changement de la société parce qu'ils veulent changer la société tranquillement sans nous.
C'est qu'il y a un plan d'effacement du peuple français par le système. Il y a un philosophe qui s'appelle God qui a dit philosophe anglais qui a dit il y a les anywar et les softwares les les somewar les somewar signent les gens de quelque part et qui tiennent à sous quelque part et les ne signent pas. Parce que les en ils composent une caste élitaire de membres euh qui sont agréés par leur train de vie, qui sont tournés vers les réels spéculatifs, qui veulent euh transformer la France en un laboratoire expérimental de la diversité.
Ils sont anationaux sauf pour l'Ukraine. Ils veulent plus de mobilité, plus de flux, plus de fluidité, plus de de planètes, plus de coulitude. Ils veulent moins de terroir, moins de frontières, moins de moins de vaches, euh moins de cochons, moins de gaulois et ils s'en prennent au beau à cause du virilisme du barbecue et du pavillon avec jardin.
Et en face, il y a les qui ont signé et qui sont critiqués parce qu'ils ont signé. Et qu'est-ce qu'ils disent ? Ils pensent comme Jacquelas que pour être de son temps, faut être de quelque part.
C'est bête mais c'est très important. et que et que il faut pas déraciner les jeunes et que il faut pas couper euh l'arbre à sève montante pour les jeunes qui viennent d'ailleurs et qui sont comme l'arbre coupée à sèvre montante avec leurs souvenirs et qui vivent dans leurs amertumes. Alors, on les traite, ils ont été traités cette semaine de populistes, les signataires.
Et alors moi je rappelle que le populisme c'est le tropisme de la plante qui cherche la lumière. Le populisme, c'est le cri des peuples qui veulent pas mourir. Et en fait, on assiste à une triple spoliation des élites mondialisées du système par rapport au petit peuple.
La première spoliation, c'est la spolation de l'outil de travail. Ils ont inventé un système mondialisé avec les chaînes de valeur globales qui permettent de se passer des peuples et des nations. C'est-à-dire qu'en fait, on devient des consommateurs, on n'est plus des producteurs et donc il y a plus d'usine remplacé par les mosquées.
Il y a plus d'usine et donc il y a plus de travail. La désindustrialisation, on a fabriqué, c'est le passage d'un peuple de producteur, peuple de consommateur devenu des consommables et qui se consument. 2è la 2è spolation, la spolation du voisinage.
On amène des nouveaux voisins euh avec des populations qui sépient, qui se regardent en chien de faç de faillance parce qu'ils n'ont pas les mêmes mémoires, les le même art de vivre, ça va de soi. Et donc on est en train de fabriquer une société, une dissociété de la suspicion. Et troisème spoliation, elle est tout aussi importante, c'est la spolliation de l'identité, de la souveraineté.
C'est la grande expropriation, c'est la grande dépossession. Le peuple n'est plus souverain. Et donc, si on veut sauver la France, il faut respecter l'urgence vitale, c'est-à-dire retrouver le sol moral commun.
Qu'est-ce que c'est le sol moral commun ? se sentir être de la même terre, être du même soleil levant, être du même soleil couchant, être des mêmes extases, être des mêmes emportements, être des mêmes exaltations, être des mêmes songes. Voilà pour la réponse de Philippe Deviler suite à ces nombreuses polémiques euh qui ont effrayé la chronique du système polémique.
C'est pas fini. Attendez, non, je voudrais ajouter un mot. Ah, les pétitionnaires qui nous regardent, il se posent une question.
Comment on peut faire pour l'aider ? Pour faire terire les mauvaises langues qui chican ? Ben moi, j'ai une solution à vous proposer chers amis qui nous regardez.
Vous êtes 1 million à nous regarder sur C News. Vous êtes 700000 à nous écouter sur Europin et vous êtes entre 300 et 500000. en replay.
Donc vous avez une force de frappe les amis. Et ben, il suffit que chaque pétitionnaire aille chercher un voisin, un cousin, un ami et lui disent "Bon, allez, il faut signer pour faire trembler le système." Vous savez, j'avais dit dans le JDD, il y a de la gêne en haut.
Là où il y a de la gêne, il y a du plaisir. Mais pour nous sur ce sujet de la question migratoire, c'est un sujet que vous avez longuement traité. Vous étiez au cœur de nombreux débats il y a 33 ans.
Une belle année 92. C'est surtout l'année du traitéest de Mastrich 20 septembre 1981. Mais Philippe Deviler et c'est une des premières archives, je sais que les Français qui nous regardent sont très frants des archives, des débats qu'on que vous avez pu avoir remonte 33 ans en arrière en 92 quelques jours avant justement le traité de Mait et le référendum et vous êtes face à Jacques Lang et vous êtes face à Alain Jupet.
Formidable. Et vous alliez avoir une formule sur la question migratoire. qu'on pourrait reprendre aujourd'hui 33 ans plus tard.
Revoyons cette séquence. Un libyen qui entre en Sicile le 2 janvier 1993, c'est comme s'il était en France. Mais avant Mastrich frontiè attendez laissez n'a pas de visa.
Après Matrich, il lui faut un visa. Il faut dire la vérité. C'est-à-dire que à partir de du 2 janvier 1993, il se passera rien parce que 2 janvier 93 ma street ne sera pas appliqué.
D'accord. Alors alors vous êtes en train de nous dire que ma s'appliquera pas plus tard mais pas du tout pas tout mélanger. De l'amalgame l'amalgame c'est malhonnête intellectuellement.
C'est malhonnête moralement que de mélanger tout et de tromper. et vous cherchez à tromper et à faire peur. Mais non, parce que vous vous manipulez les textes, vous trompez, vous dites des choses qui sont fausses.
Ce n'est pas acceptable que sur une affaire aussi grave vous puissiez jouer avec vous énerver monsieur lang, faut pas vous énerver. Mais vous calmez-vous dans le sens d'une utilisation rigoureuse des textes et des par vous avez parlé de de la charte sociale monsieur Lang vous ne manquez pas d'air quand même. Et vous vous avec 3 millions de chômeurs, une insécurité en France comme on n'a jamais connu, le problème des prélèvements fiscaux et là je pense qu'Alain Jupé sera plutôt de mon côté qui sont parmi les plus sollicité ce soir Alain Jupé je Bah oui il est entour les deux il est sur ma ligne à moi sa position est pas facile sur ma je crois que sa position est clairé et vous êtes en train de nous dire avec Mastric qu'on va à nouveau raser gratis on va raser gratis c'était il y a trom 33 ans Philippe de Viller en fait rien ne change là le corn c'est le l'UMPS là vous avez langue et jupé et j'ai appris après qu'il s'était concertés ils ont répété entre eux avant ah c'est pas vrai pour m'écrapoutir comme on dit chez moi.
Oui mais ça a pas marché d'ailleurs. Bon et en fait puisqu'on a très peu de temps, je je vais résumer la situation 33 ans après. Il y avait deux promesses à Mastrich promesses.
Premièrement l'Europe puissance l'Europe c'est la puissance. L'Europe, ça sera la puissance, la première promesse. Deuxièmement, l'Europe, ce sera la paix.
Bon, 33 ans. Est-ce que j'ai besoin de raconter ce qui s'est passé dans le bureau oval ? Non.
Et de se raconter sur le parcours de golf avec l'impératrice euh de la norme venderleyenne en service commandé de l'Allemagne. Voilà. Est-ce que j'ai besoin de parler du mercour, du du marché de l'électricité, de tout ce qui est en train de tuer notre économie.
Voilà, en fait l'Europe puissance n'existe plus. Il y a plus personne qui dit que l'Europe est une puissance. Elle s'est effondrée quant à l'Europe de la paix.
Non, ils veulent faire la guerre. Vous savez pourquoi ils veulent faire la guerre ? Parce qu'ils en ont besoin pour fédéraliser l'Europe.
En fait, c'est le spel over effect, la doctrine monnaie. Ouvrir une crise s engouffré pour fédéraliser comme ils ont fait pour les vaccins. Voilà, on en reparlera.
On en reparlera et ça me fait penser à une question que je souhaite vous poser depuis le début de la saison. Est-ce que la France est encore une grande puissance ? Et on en parlera évidemment en longueur la semaine prochaine.
Promesse tenue. Mais vous me posez des questions de ma semaine prochaine. Philippe Devilier l'apologue, le rendez-vous évidemment chaque vendredi soir et cet apologue.
Alors vous on va commencer en en musique Philippe Devilier, on va commencer votre apologue parce que vous souhaitez parler des vendanges de votre enfance. C'est fchon c'est fchon que son entretien de mérite de gloire elle aime rire elle aime voir et c'est pas un karaokeé cette émission con elle aime chanter comme elle va elle aime voir elle va chanter comme nous comme Alors, pourquoi cette chanson Philippe Deviler ? Ça c'est une chanson qu'on chante dans les cafes depuis du fou.
Bon, alors pourquoi cette chanson ? parce que ça évoque les vendanges et le mois de septembre pour moi me ramène à un moment très particulier de mon enfance des Vanges. le jour des vendanges avec le le ciel le ciel plus bas les premières gouttes le euh le signe que le raisin est mû la brume du petit matin le coutelat accroché au ceinturon du tablier pour couper tout tout à l'heure les bouquets vermeilles, les charrettes, les dos d'âes avec des hôtes remplies de pourpre et de pamppre, l'exaltation bâchique du pressoir et puis le souper du vin nouveau près des hautes futailles, des vieilles futailles.
Il y avait du degré, il y avait du piquant, il y avait de l'esprit. En effet, tout autour de chez moi, quand j'étais petit, chaque voisin avait son carré de vigne. Chaque voisin avait récoltait sa piquette d'Auerlin qui était un vin sévère, lourd, acre, un vin d'encre, on disait, mais qui donnait de la plombe et qui avait cette vertu de tuer les bactéries dans les ventres délicats et précieux.
C'était un une médecine mais aussi un langage, un ryth. Moi j'ai connu les cafes profondes culotté de salpêtre où s'échangeait au cul de la barrique contre deux silences quand on tournait à la pinette qui grince. Des paroles qu'on ne prononce que dans les entrailles de la terre.
On parlait avec des onomatopés. C'était une liturgie. Le mot était rare l'esté de tanin.
On se comprenait parce qu'on était du même harpent, parce qu'on était du même sarmment, parce qu'on était du même serment. Et puis Eugène, une figure inoubliable, un vieux un vieux figuron hors d'âge qui pour nous donner le temps du lendemain faisait craquer ses genoux en remplissant les vers et qui énonçait une hypothèse qui convenait à l'assemblée vieillissante. Je le cite, je n'ai oublié aucun des mots qu'il prononçait.
Les gars, au chevet du vin, le temps s'endort et ralentit. Peut-être que nous aussi à la cave, on vieillit moins vite. Chacun acceptait l'augure.
Je suis moi du pays de Rabblet. J'ai connu mes premiers échauffements de gorge à Maz et j'ai goûté à Petos à Pissot le même vin que Gargantois et Pantagruel. Et puis j'ai goûté aussi un autre vin en cachette qui s'appelle le Noah qui est un vin interdit parce que comme l'absinte il rendait fou.
J'ai participé à toutes les les processions d'érogation. On chantait, on suppliait, on implorait les clémences du ciel pour éloigner le philoxéra. Le vin de la noce était de la même barique, du même cotau, de la même vendange que le vin de messe.
Chez nous, en fait, le vin était biblique et littéraire. Il y avait les verts et les verts. Il y avait les verts qu'on retient et les verres qui vous retiennent.
Je me souviens du du cantonnier qui était un personnage admirable, cultivé, un alphabète est cultivé et qui sur le chemin de l'école chaque matin, la serpe dans une main et le verre d'eau de vie qu'il était allé demander à ma mère dans l'autre main me disait "Mon petit Philippe Le curé zénob il t'apprendra le nouveau testament. Mais moi, mon petit gars et je vais t'apprendre l'ancien testament parce que je suis descendant direct, le fils spirituel de Noé, la première cuite. Il s'est pris un déluge puis s'est pris une cuite, la première ivresse mystique.
Et moi, je parti à l'école avec cette idée. Il y a eu dans l'Ancien Testament, la première ivresse mystique Noé. Et je me disais ces gens-là qui me parlent sont cultivés.
C'était une civilisation. J'ai connu les bouilleurs de cru en face de chez moi. J'ai connu les alambiques.
J'ai goûté là aussi le produit magnifique. Et puis j'ai croisé les conscrits et je les entendais au loin qui chantaient. La chanson de 14, la chanson de leurs anciens.
Le plaisir du militaire, il est là-bas à de bas de la forête une maison au mur tout couvert de bière autour le rou c'est le nom du cabaret la servante je gentille je gère comme un papillon gère comme un papillon son pét son œil nous l'appelons la mainons nous envons La vie, la vie, nous y pensons le jour, le jour. Ce n'est que Madelon, mais c'est l'amour Madelon à écouter sans modération mais je connais les âmes chagrines voir avec modération bien évidemment et on embrasse l'ARC. Merci beaucoup Philippe Deviller de nous plonger dans votre dans votre enfance à refaire bien sûr.
Merci Elliot et hommage à tous les vigurants de France bien sûr et et à tous ceux qui qui font le vin parce que le vin c'est l'esprit français. Vous avez fait des heureux j'en suis certain ce soir. En tous les cas il y en a un qui est plus chanceux que vous.
Vous savez qui c'est ? Non. C'est vous ne l'avez pas.
Vous ne l'avez pas Philippe Devillier ? Moi je l'ai. Je l'ai votre livre.
Vous ne savez pas. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait de toucher. Merci.
Qu'est-ce qu'on dit ? Qu'est-ce qu'on dit d'un livre ? Allez-y.
Les éditeurs, ils disent ça. Ils disent quoi ? Un livre, il a de la main.
Faites voir. Ouais. Il est avoir de la main, c'est une expression.
Ben écoutez. Et un livre qui a qui a pas de main euh il a pas d'avenir. Je vais pas faire de comparaison.
Moi, je vais vous dire celui-là il est solide, il est solide. Merci Devilier. Merci.
Je prends le jeune dans un instant, c'est l'heure des pro. à tout de suite.
Philippe de Villiers