Retraites : le conflit cache-t-il une violente détestation d'Emmanuel Macron ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur cette dixième mobilisation ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la présence de violences dans les cortèges ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Peut-on parler d'une détestation personnelle d'Emmanuel Macron ?
- 6:10RelanceRéponse directe
Le 49-3 a-t-il radicalisé le mouvement ?
- 8:10OuverteRéponse partielle
Comment expliquer la persistance de la colère malgré les mesures sociales ?
- 10:10RelanceÉludée
Les violences sont-elles un moyen d'expression légitime ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« le ministère de l'Intérieur parle de 740 000 manifestants »
- 10:30Fait
« la France insoumise demande une commission d'enquête sur l'action des forces de l'ordre »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
écoutez dixième nous demain Figaro titre mobilisation en baisse mais Macron cherche la sortie alors la mobilisation intacte en tout cas c'est ce que j'ai pu observer dans les cortèges pour cette dixième mobilisation comme Elisabeth je pense on a fait à peu près les 10 mois il se trouve que je me je me concentre sur le carré politique donc qui est plutôt stable et donc je ne suis pas spécifiquement les questions des violences dont on va sans doute pas mal parler mais politique alors à chaque fois beaucoup énormément beaucoup de parlementaires mais aussi de gauche de la nupesse globalement même si ces parlementaires vont aussi beaucoup en région parce que c'est une des caractéristiques de cette mobilisation depuis le 19 janvier c'est qu'elle se développe aussi dans les préfectures les sous-préfectures et ça c'est un point saillant de de ce mouvement de protestation alors chaque regard de chaque journaliste est différent quel est le regard que vous avez porté Isabelle [Musique] c'est vrai qu'on sent une certaine lassitude quand même à la dixième à la dixième marche d'où peut-être moins de personnes et comme toutes les séries de manifestations de toute façon ça va se ça va s'essouffler à un moment ou un autre on l'a vu du temps des gilets jaunes ils ont tenu plusieurs mois et puis de toute façon tout a une fin dans tous les cas c'est vrai que moi j'étais plus à l'avant du cortège comme à chaque fois il y a toujours cette minorité de de manifestants plus radicaux qui sont vraiment séparés du reste et qui voilà il y a encore un de mes collègues qui est sur place à la nation aujourd'hui ils étaient moins virulents que jeudi dernier et moins nombreux mais oui ils sont toujours séparés de la manif à l'avant du cortège et aujourd'hui encore ils ont empêché le cortège d'avancer pendant de longues enfin presque une heure je crois le conseil est resté bloqué tout boulevard Voltaire des avis des individus mais une masse qui est constitué de stratégie qui est utilisé par des jeunes ou moins jeunes d'ailleurs parce qu'elles sont de Soline lorsqu'ils utilisaient la même stratégie on a vu aussi beaucoup de personnes de plus de 40 ans donc ça ne sont pas que des jeunes au moins dans les mouvements climats mais de fait c'est une stratégie qui vise à faire bloc et puis ils sont tous en noir donc on les repère et à s'opposer aux forces de l'ordre Guillaume votre sentiment moins de monde est-ce que ça veut dire que on peut l'interpréter de façon selon moi soit on a peur des on a peur des violences donc on y va peut-être avec moins d'ardeur ou alors bah on commence à être fatigué on signale aujourd'hui que les éboueurs de la ville de Paris c'est bien arrête leur grève et c'est vrai que les chiffres sont spectaculaires quand même au dernier pointage j'ai vu le ministère de l'Intérieur parle de 740 000 manifestants on était dans le club France bien sûr on était un peu plus d'un million donc si vous en enlevez 250 000 à chaque fois encore trois manifs et c'est fini alors bien sûr c'est pas ça se passe pas comme ça mais je pense que c'est révélateur de quelque chose sûrement pas une baisse de l'opposition à la réforme les gens veulent pas bosser plus si ils voulaient pas il y a 15 jours ils veulent pas passer aujourd'hui mais il y a une attitude il y a aussi comme vous le disiez peut-être la peur des violences je pense que il y a quand même eu un effet de sidération ensuite aux images quasiment de guerre qu'on a vu le week-end dernier même si c'était pas sur la réforme des retraites mais sur ce projet de méga bassine dans les Deux-Sèvres puis un dernier point aussi c'est que quand en général quand vous manifestez ben c'est parce que vous avez pris un jour si c'est un jour de grève c'est un jour de salaire en moins et ça commence à commence à compter donc je pense que on est à un tournant mais peut-être je me mouille mais il me semble que la l'objectif des syndicats qui était de bloquer le pays il est définitivement derrière nous parce qu'ils n'y sont jamais parvenus en fait à aucun moment on a vécu les scènes de de de désorganisation complète dont les plus anciens Yves Yves comme moi se souviennent en 97 exactement 95 95 pardon alors Marie Virginie la question que je posais qui est posée et que beaucoup de gens se posent parce que c'est quand même un peu comme les gilets jaunes bon même si ça reflux même si éventuellement un jour ça s'arrête on a toujours le sentiment que le malaise subsiste existe est-ce que derrière ce qu'on a vu ce qu'on a vécu et ce qu'on vit il y a plus que une hostilité qui est très franche à la réforme des retraites qui peut être une détestation quasi physique du président de la République est-ce que c'est nouveau d'ailleurs ou est-ce que c'est et bien aussi une protestation parce que la vie est chère parce qu'il y a de l'inflation qu'est-ce que vous en dites j'ai regardé un peu moi les slogans dans les différentes manifestations alors ils ont bien évolué en fait je pense que vous vous compléterez mais au départ on était vraiment sur des slogans qui visaient Elisabeth borne le ministre du Travail Olivier du soft on souvient tous du slogan le borne out voilà qui qui a bien marché d'ailleurs et donc c'était vraiment ciblé sur la réforme des retraites et donc sur les personnes qui portaient la réforme des retraites là celle d'aujourd'hui on a vu quand même des lycéens qui disaient Louis XVI on lui a coupé la tête on peut recommencer avec Emmanuel Macron donc on a vraiment de plus en plus de slogans qui ce qui se tournent vers la personne du président alors il faut relativiser aussi parce que une manifestation c'est toujours l'objet de moment où on s'en prend à une personne et pas uniquement à une politique mais quand même ça a été ça a été assez marqué et moi je l'interprète peut-être j'y vois deux explications évidemment le passage en force du 49-3 qui a qui a alors dans les mouvements je dirais de foule il y a le 49-3 qui a fait passer les nervement de la réforme à la méthode la méthode j'ai antidémocratique voilà démocratique et puis il y a aussi cette prise de parole la semaine dernière du président qui a opté pour une position vraiment en hauteur très jupitérienne encore qui a amené les journalistes à l'Elysée donc il aurait pu mettre une scénarisation différente mais non il a choisi voilà de rester un peu en haut et donc ça redonné ce sentiment de déconnexion un peu de pour certains diraient de mépris ce sentiment là aux personnes qui manifestent et donc moi je vois vraiment cette évolution d'une manifestation qui passe vraiment du manifestation de réforme à une médiacitation politique et de rejet est d'ailleurs on voit bien que dans ce qui est demandé dans les cortèges c'est vraiment un symbole fort on veut plus soit d'Elisabeth borne on veut changer de gouvernement donc on demande qu'il y a un vrai changement politique et donc effectivement je crois que ça évolue alors les violences Sophie quand on a vu les violences est-ce que vous mettez dans le même le même corps les violences qu'on a vécu c'était ce week-end ou qui ont été constatés ce week-end à sainte-solines dans les Deux-Sèvres qui était vraiment des scènes de guerre parfois impressionnante alors faut toujours se méfier de l'effet loop de la télévision mais quand même et puis les violences qu'on constate qu'on a constaté en tous les cas jeudi dernier dans les rues de Paris et d'ailleurs à Bordeaux et ailleurs et peut-être encore aujourd'hui oui absolument disons que je l'aimais je voudrais dire que c'est tout ça c'est nous qui parle de de conjugaison des colères quoi des rages oui absolument je dirais qu'il y a quelque chose de de vous savez ces plantes d'ailleurs je crois que c'est le cas pour le riz c'est le cas pour la bruyère qui ont des racines communes souterraines et internes techniques pour les décrire et en fait cette racine commune c'est la dénonciation vous le disiez très bien d'une personne Emmanuel Macron mais au-delà de ce qu'il incarne c'est ça politique libérale et qui vise à la privatisation jugée mais absolument et là je parle du point de vue des de sa politique libérale d'un point de vue économique et donc la privatisation de l'eau d'un côté et la privatisation des vies de l'autre avec le fait de priver de retirer aux Français deux ans de leur retraite et c'est ce point-là évidemment qui agitent les esprits on peut bien imaginer que les jeunes qui vont manifester n'ont pas forcément en tête leur plan de retraite mais ils ont cette idée que nous sommes sont le dans une société qui vise finalement à la destruction aussi bien de la nature qu'elle a destruction des personnes ils mettent tout cela dans un même ensemble et c'est pour ça que le mouvement climat et ses mouvements contre la réforme des retraites ont des dynamiques communes même si évidemment il n'obéissent pas au même logique et évidemment que les jeunes qui venaient d'Italie d'Allemagne de Suisse qui ont été repérés ce week-end à Sainte-Souline n'ont absolument pas la réforme des retraites en tête mais en revanche la question de violence et de l'exercice de la violence contre le pouvoir et bien présente mais Guillaume on l'a déjà connu ça c'est ça ça veut dire ce pays quand même compliqué à gouverner on l'a connu avec Nicolas Sarkozy avec même des Unes de magazines qui étaient très limites grosso modo c'était comme au Far West Sarkozy pas rasé ou Hunter avec des insultes absolument étonnantes pareil d'ailleurs d'une certaine façon avec François Hollande quand il a voulu réformer le droit du travail c'est pas nouveau donc ça veut dire que ce pays quand même très singulier oui alors effectivement ça n'est pas nouveau je pense que il y a une petite partie de la population qui qui ne rêve que de refaire mes 68 et ou de refaire 1848 ou de refaire 1589 et qui donc en fait dès que il y a une un alignement de planètes ressort alors ça peut être leurs enfants leurs petits-enfants mais cette espèce de le terreau il est spécifiquement français et à la limite le motif importe peu donc c'est vrai qu'aujourd'hui c'est la conjugaison du climat et des retraites mais ça aurait pu être autre chose et je pense que si Emmanuel Macron aujourd'hui et cette cible il y en a eu d'autres dans le passé il y en aura d'autres après je suis pas convaincu que ce soit un rejet absolument personnel de Macron c'est vrai que on a tendance à se focaliser davantage sur lui dans les manifestations comme vous l'expliquez je pense que c'est parce que il y a un moment où il a été un peu en retrait il a laissé Elisabeth bandes se planter toute seule puisque la loi n'a pas été votée et puis ensuite le naturel a repris le dessus donc il est arrivé mercredi dernier alors il fait pas de bras d'honneur parce qu'il est mieux élevé qu'Eric Dupond-Moretti mais c'est ça que ça voulait dire quand il a expliqué aux gens vous pouvez toujours manifester de façon la la réforme je la retirerai pas donc ça c'était un peu j'ai dirais que c'était presque un prétexte pour les violences Elisabeth est-ce que c'est quelque chose que vous êtes un si je peux me permettre un peu plus jeune que nous est-ce que c'est quelque chose justement ça cette sentiment finalement qu'on a un monarque républicain à la tête du pays c'est quelque chose qui est vraiment de plus en plus mal vécu dans une certaine catégorie de la population ou dans certaines générations de notre population je ne sais pas pour la génération de manière générale en manifeste c'est clair que Emmanuel Macron est très présent dans les sur toutes les lèvres et notamment après sa prise de parole mercredi dernier bon il y avait le 49-3 évidemment mais en plus la prise de parole du président au trésor la veille de la manifestation et là le moi j'étais aussi le mercredi soir le manifestation dans le 18e le mercredi soir donc vraiment quelques heures après sa prise de parole et plusieurs jeunes m'ont dit vraiment on a été on n'était pas surpris on s'attendait à ça on s'attendait à cette c'est ce qu'ils m'ont dit en cette arrogant de la part de notre président mais là vraiment qu'il parle d'extrême violence alors qu'il n'y en a pas encore eu il y avait quand même eu plusieurs feux de poubelles pendant les toutes les soirées précédentes on a vu à Concorde des scènes de assez assez tendu pour ces jeunes là ce n'était pas encore de l'extrême violence ils ont dit voilà il va voir ce qu'il va voir pour demain c'est voilà il parle d'extrême violence alors qu'il y a rien eu on va lui montrer ce que c'est donc en fait une sorte de défi voilà et pour tous Emmanuel Macron qui faut manque la violence c'est aujourd'hui encore je les ai interrogé est-ce que les manifestants qui sont dans les cortèges syndicaux et qui sont vraiment l'ambiance est très sympathique il y a de la musique etc je leur ai demandé est-ce que pour vous les violences c'est ça sert la cause ou est-ce que ça la dessert et là je me dise mais la violence elle vient du gouvernement elle vient d'Emmanuel Macron elle ne vient pas enfin en fait il botte en touche il a pas de violence pour être Yves pour compléter ce que vous disiez Elisabeth il n'y a pas que les jeunes qui le pensent et ce qui m'a surpris moi c'est d'entendre un sénateur particulièrement modéré socialiste comme Patrick kaner qui est à la tête du groupe socialiste au Sénat le dire et d'ailleurs assez proche de Bernard Cazeneuve ancien ministre de l'Intérieur peut-être futur candidat un jour de la gauche de de le formaliser lui aussi en disant mais en fait sépare la destruction c'est par l'action institutionnelle du chef de l'État qui est spécifique parce qu'effectivement effectivement on peut revenir sur Nicolas Sarkozy et même disons Jacques Chirac un temps on peut François Hollande on peut circuler oui c'est ça voilà mais il y avait des phénomènes de détestation aussi pour lui mais de fait sur François Hollande sur voilà mais Emmanuel Macron ce qu'il y a de spécifiques c'est évidemment sa jeunesse donc il y a une forme de voilà et puis donc pour Patrick kaner ce qui importe enfin ce qui est particulier c'est c'est l'affaiblissement possible des institutions par les choix d'Emmanuel Macron qui rend possible l'éruption de la violence c'est leur position et c'est ça qui est intéressant je trouve à étudier c'est que c'est des choix particuliers notamment au Sénat avec l'équivalent du 49-3 au Sénat et l'usage du 49-3 à l'Assemblée et le choix aussi de limiter la durée des débats et donc de contraindre les débats parlementaires et c'est ça l'usage l'usage de l'article 47 1 absolument oui et donc son équivalent à l'Assemblée et c'est ça qui qui leur semble comme une oppression démocratique alors on va écouter madame panot et vous allez voir ce qu'elle en pense et et Monsieur Raffin qui a toujours des idées lui vous allez voir ce que fait Emmanuel Macron est irresponsable et comment va-t-il bienvenue dans une situation où le roi Macron est en quelque sorte confiné regardez il a dû annuler la venue du roi Charles III il a dû annuler sa venue au Stade de France et maintenant il annule sa visite à Toulon qu'il devait faire mercredi que va-t-il se passer il va y avoir un président dans sa situation qui en conseil de ne pas sortir les parlementaires macronissent à qui on conseille de pas sortir ce n'est pas sérieux de continuer comme cela le monde est en train de regarder la France quand vous voyez le nombre de soutiens que nous avons deux syndicats étudiants de forces politiques un peu partout quand vous voyez les rassemblements devant les ambassades à la fois en solidarité au peuple de France mais aussi en réponse à la brutalité de la réponse policière qui est apportée par Emmanuel Macron et bien je crois que à la fois la France regarde le monde et Emmanuel Macron fait honte à la France à l'international Macron allume des incendies il est le responsable numéro un de tout cela il allume des incendies ensuite il vient benoîtement à la télévision nous dire que les pauvres n'ont jamais été aussi heureux que tout va bien que cette réforme est nécessaire on voit bien non seulement la réforme elle n'est pas nécessaire elle est totalement injuste et en plus financièrement elle ne remplit pas sa mission de rééquilibrage des comptes donc Emmanuel Macron va devoir sortir de l'impasse qu'il a lui-même créé parce que les Français attendent je crois et aspirent à une France apaisée personne ne se satisfait de voir notre pays dans cet état là je pense qu'on devrait signer un pacte national contre la violence pour cela il y a une procédure qui c'est la résolution parlementaire voyons au Parlement qui est-ce qui est prêt à signer un pacte un républicain contre la violence vous y êtes pas ce matin la France insoumise demande une commission d'enquête sur l'action des forces de l'ordre de la semaine c'est inacceptable c'est inacceptable cette logique de mettre à égalité la violence policière et la violence délinquante la police quand il y a violence elle est accidentelle elle protège les uns les autres et s'il n'y avait pas la police ce serait la guerre civile par rapport à ce que l'on reçoit comme projectile par rapport aux mises en cause de grave des fonctionnaires il y a pas beaucoup de gestion depuis le début à la Concorde vendredi à la Concorde nous avons eu 6 fonctionnaire de police gravement blessé dont deux qui ont pris des pavés en pleine figure donc voilà il faut aussi recontactualiser les choses ce ne sont pas ce ne sont pas des cortèges pacifiques enfin quand nous intervenons nous ne sommes pas confrontés à des cortège pacifiques c'est faux alors le dernier intervenant c'est Monsieur Nunez qui est le préfet de police de Paris ancien secrétaire d'État à la sécurité alors Jean-Pierre Raffin qui propose un pacte est-ce que vous iriez en face de la concorde avec le pacte à signer auprès des manifestants c'est pas et je ne pense pas que ça c'est un peu utopique dans le sens où les manifestants considèrent que qui a en fait c'est un dialogue de sourd c'est-à-dire que eux manifestent ils prennent leur journée sans être payés pour ça depuis des semaines là ils sont arrivés à un stade ils étaient encore 90 000 à Paris donc certes c'est une régression mais c'est le deuxième record avec le 11 février dernier voilà à l'exception de jeudi dernier c'est le deuxième record donc ils sont encore très très nombreux je pense que pour là la violence c'est leur seul c'est le seul moyen pour eux qu'il leur reste d'expression et d'ailleurs je fais une parenthèse mais hier je discutais avec un commissaire de police dans une ville moyenne qui me disait nous-mêmes les policiers qui qui Géront les manifestations quand nous avons entendu Macron et enfin et quand on a on a su qu'il allait utiliser 49-3 on s'est dit quel feu il allume encore ce sera nous de gérer ensuite sur le terrain et et même les policiers eux-mêmes voilà sont un peu ne savent pas trop ouais alors Marie Virginie qu'on a pas beaucoup développé jusqu'à présent là c'est le problème du pouvoir d'achat de l'inflation je sais que c'est assez présent quand même dans les conversations et dans les revendications des Français et là il y a un paradoxe aussi parce qu'on est quand même dans un pays où l'État est beaucoup intervenu le gouvernement a beaucoup amorti je dirais l'effet contrairement d'ailleurs à ce qui se passe il faut souligner à l'Allemagne qui est aujourd'hui je crois qui observe une grève et qui est un pays de consensus de dialogue et qui est un pays qui n'est pas pauvre non plus non mais c'est enfin moi je lis aussi à travers toutes ces manifestations le la manifestation dans mes contentement très général très globale et qui qui concerne en fait le quotidien des Français et qui oppose vraiment ce monde des parlementaires des politiques auxquels on comprend pas exactement tous les tenants et les aboutissants à ce monde des gens juste qui ont du mal à remplir leur caddie à la fin du mois donc c'est vraiment ça aussi je pense qu'il s'exprime à travers les manifestations la réforme des retraites en vient à devenir à devenir quasiment un prétexte après ce qui est manuel Macron a essayé de faire quand même pendant son allocution 13h il a dit écoutez vous choisissez il a essayé de faire un peu le c'est moi ou la cheville de De Gaulle d'ailleurs opter un peu pour une posture comme celle-là et elle sait dire écoutez il y a deux mondial le monde qui met le feu aux poubelles qui n'avance pas etc encore une fois et le monde qui avance très vite les super puissances la Chine et la Russie qui sont en train de faire des pactes entre elles qui avancent le monde est dangereux et où est-ce qu'on veut placer la France en fait est-ce que la France doit rester sur le côté du chemin et c'est là dessus qu'il a essayé vraiment de jouer c'est sur ce levier là un peu national pour nous dire je vous ai entendu j'ai fait tout ce que je pouvais faire et d'ailleurs on ne sait plus d'ailleurs comment gérer l'argent public j'ai essayé mais il faut quand même avancer parce que sinon la France va vraiment plus appartenir aux 10 premières puissances mondiales donc je pense que il y a c'est quand même cette vision des deux mondes qu'on n'arrive pas à réconcilier aujourd'hui et je pense que ce sont les mêmes si la colère des Français ou les accèsdragent sont réguliers il y a deux spécificités dans la séquence actuelle la première c'est que le avant la gauche était contrôlé par un social-démocrate aujourd'hui elle est par un trots et ça ça change tout parce que Jean-Luc Mélenchon il est pas dans un état d'esprit de signer le pacte de Monsieur Raffarin et je pense à besoin de prendre un peu de vacances parce que je vois pas très bien quel est l'intérêt de sa proposition et puis la deuxième spécificité c'est que nous sortons d'une période où on a dépensé de l'argent public comme jamais et donc les Français ne comprennent pas que on ait pu ainsi ouvrir très largement les vannes et que du jour au lendemain ce soit terminé et voilà c'est ça pour effectivement c'est l'épaisseur du trait par rapport à ce qu'a représentait le quoi qu'il en coûte et donc que tout ce discours responsabilisant d'Emmanuel Macron effectivement il est plus audible et mais même nous au Figaro pendant des années on a dit attention la dette publique augmente trop si on arrive à 100% du PIB d'aide publique ce sera la fin du monde on est à 115 % et pour l'instant globalement ça passe quoi et donc c'est vrai que il peut pas convaincre Emmanuel Macron avec ce discours ça ne marche plus alors peut-être jusqu'à la catastrophe mais pour l'instant il faut pas la souhaiter et elle n'arrive pas alors Guillaume parlait du c'est moi au cas où c'est moi ou là je suis en ligne c'est l'ordre ou le chaos et on voit le ministre de l'Intérieur actuellement qui essaye de faire un lien entre cette violence extrêmement rude qu'on voit dans la rue et l'attitude révoltée que certains élus de la France insoumise et des écologistes ont à l'Assemblée nationale et en fait il essaie de montrer que cette violence et ben qu'on constate dans la rue elle a une origine aussi c'est le mauvais exemple qui est donné est-ce que ça c'est quelque chose qui joue alors c'est quelque chose qui en tout cas il en joue c'est le message la bordalisation c'est absolument et c'est le message qu'il pas faire passer pour tenter de faire basculer cette opinion publique parce qu'il y a quand même un point qui est très intéressant et là je parle sous votre contrôle de communicante mais de fait un point très intéressant depuis le début de cette de cette mobilisation c'est la stabilité de l'opinion contre la réforme des retraites et donc effectivement il doit au sein du gouvernement faire jouer tout ce qu'ils peuvent pour essayer de faire basculer l'opinion du côté de la nupes parce que pour non pas reprendre mais juste moduler ce que vous dites sur Jean-Luc Mélenchon qui dirige la gauche comme trots je pense que Jean-Luc Mélenchon avant cette séquence était très affaibli y compris en interne dans son mouvement de fait la séquence lui redonne du poids mais je crois que surtout aujourd'hui ce qui est caractéristique à gauche c'est la constitution de cetteupes et les mobilisations comme d'ailleurs les débats à l'Assemblée malgré les divergences entre eux ont plutôt renforcé cette nuit pêche que l'aurait éclaté et donc ce qui est intéressant c'est que à l'argument du ministre de l'intérieur de dire qu'il y a une bordélisation les parlementaires de la France insoumise et de la fi disent mais non en fait sur tous les insoumis parce que c'est eux qui ont modélisé théâtralisé tout ça mais non cette violence à l'Assemblée elle permet au contraire pardon non pas cette violence cette ce bazar puisque c'était plutôt ça cette agressivité oui c'est agressivité je mets un peu outre le ballon de Thomas porte avec la tête d'Olivier du socle parce que ça c'était quand même très particulier mais cette volonté qu'ils ont eu de de d'empêcher le débat d'empêcher les discussions sur les différents articles c'est obstruction parlementaire agitée voilà le terme et bien en fait c'était pour essayer comme dans un carnaval c'est une catharsis c'est une forme c'est pour permettre aux Français justement de ne pas dans la rue trop de violence vous savez comme dans un carnaval ou finalement tout le monde utilise voilà mais c'est leur stratégie c'est ce qu'ils disent et en tout cas ils affirment très clairement une nuance et une frontière voire un fossé entre la gauche de gouvernement dans laquelle dans une certaine mesure je mets Jean-Luc Mélenchon et les autres en disant jamais Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs ni chez les écologistes n'apprenez la violence physique contre les personnes certes mais il ne condamne jamais les violences contre les violences policières ça ils sont ils sont quand même très très modérés et Jean-Luc Mélenchon a dit la police tue ce terme là effectivement ça fait mal [Musique]