«La volonté politique c'est ce qui manque à ce pays», estime Philippe Ballard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:56OuverteRéponse partielle
Les lycéens devraient-ils expliquer comment avoir plus de professeurs et moins de cours ?
- 3:07OuverteÉludée
Comment faire pour avoir plus de professeurs et moins de cours ?
- 4:32FerméeRéponse directe
Combien de places de prison faudrait-il construire pour appliquer la loi anti-casseur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:38InvitéChiffre
« On en construira deux mémoires à vérifier, je crois que c'est 20 ou 25 000. »
- 5:00InvitéFait
« C'est ce qui manque depuis 40 ans à ce pays. Il n'y a pas de volonté politique. »
Temps de parole
- Présentateur44 %
- Invité39 %
- ?9 %
- Invité 26 %
- Auditeur3 %
≈ 31,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je disais, ce que dit Bruno Retailleau,
c
'est ce que vous dites vous, il n
'y a
pas de différence. D'ailleurs, vous pourriez
travailler
avec lui, quand j'entends cela, puisqu'il me dit la même chose.
Il y a des paroles et des actes, comme l'on dit. On va reprendre deux points évoqués par Bruno Retailleau tout à
l
'heure. Il a parlé d'une loi anti-casseur revisité. Je vous en parlais il y a 45 minutes. Donc oui, effectivement, il dit la même chose. Quand il dit qu
'il
faut abaisser la majorité pénale, c'est dans notre programme. Depuis de très, très nombreuses années, ça va être pris par Marine Le Pen pour la présidentielle. Donc, qu
'est
-ce qu'on peut lui dire ? Écoute, je ne
sais
pas, M. Retailleau, venez chez nous. Ce sera peut-être plus vite fait, parce que ce qu'on n'oublie pas non plus, c'est qu'il a été ministre, quand même.
Il a été ministre, mais il n
'avait pas... Mais on n'y va pas dans ces conditions, si on sait qu'on ne peut rien faire. Parce que lui-même le dit.
Philippe, il y a de
discussion
là-dessus. Si on ne change
pas la constitution, on ne
peut
rien faire. On est entièrement d'accord. Philippe, il y a de discussion. Et les LR, à l'Assemblée, pardon, mais enfin, le budget, le dernier budget, il est passé quand même grâce aux LR et aux socialistes. Donc voilà, il faut clarifier les choses de temps en temps. En revanche, moi je trouve qu
'il est... Oui,
mais les LR n'ont pas voté la motion de censure. Et le PLFSS, le budget de la sécurité sociale, il est passé avec les
voix
de LR. Alors d'ailleurs, contre l'avis de Bruno Retailleau. Moi j
'écoutais
le matin, au mois de décembre dernier, le budget est passé. Sur une radio périphérie, comme on disait avant, il y avait M. Vauquiez qui disait, en responsabilité, on va le voter. Et une demi-heure plus tard, sur Europe 1, M. Retailleau disait, jamais en l'état, il faut le voter.
Philippe Ballard, les images que vous voyez à l'instant, et je le dis pour nos amis d'Europe 1, c'est les images du lycée de Nantes. Et on voit, malgré effectivement les dégâts, on comprend quand même que c'est un très bel établissement. Il a été même construit il y a très peu de temps, on voit bien l'architecture, les matériaux. Donc quand Bruno Retailleau dit que
c
'est un prétexte, évidemment qu'il a raison. Que tout ça est bidon complet. Que la petite musique qui est donnée dans les médias sur faux entendre, les revendications des uns, des autres, etc. Je veux bien les entendre, les revendications, je veux bien qu
'on
m'explique qu'ils travaillent trop, de 8h à 18h. Mais tout ça, évidemment, est bidon. C'est un prétexte et il faut le dire. Alors regardez ces jeunes gens qui sont aujourd'hui, là il y a des casiers. Je peux vous dire qu'on n'avait pas des casiers comme cela lorsqu'on travaillait. Je vous lirai d'ailleurs tout à l'heure un petit texte que m
'a
envoyé quelqu'un qui nous écoute tous les jours, qui a 85 ans, qui était à Louis-le-Grand et qui me raconte, en 1940, qui me raconte Louis-le-Grand en 1955. Ce qui est vrai,
c'est que sur l'ensemble du territoire, tous les lycées ne ressemblent pas aux lycées. Si je vous emmène dans le lycée dans lequel j'ai étudié, vous allez être d'accord avec moi sur le fait que ce n
'est
pas des bonnes conditions. Oui,
c'est vrai que les régions ont quand même beaucoup
investi. Je suis
d'accord, mais les régions ont quand même beaucoup investi dans les... Il y a aussi ça qui existe. C'est parfois un prétexte
à de la violence, mais il y a aussi un délabrement des services publics au sens large. Les commissariats, les hôpitaux, les écoles, tout part en morceaux.
J'aimerais bien que
les lycéens m'expliquent comment est-ce qu'on fait pour avoir plus de professeurs et moins de cours. Est-ce que... Enfin voilà, c'est n'implique de quoi. C'est
les
spécialités qui ont
créé un peu le bazar. Enfin le problème, oui les spécialités, parce
qu'ils ont
des trous de 3
billets, parce que tout. Mais c'est les spécialités, mais ça aussi c'est
bidon. Je n'excuse pas pour autant. Mais pardonnez-moi, tu es ministre de l'Éducation nationale, c'est très simple. Vous refaites ce qui a marché. Ce n
'est
pas très compliqué. Les spécialités, tout ça,
c
'est mon cul sur la commode. C'est rien. C'est ça qui est terrible d'ailleurs. Tu as juste à reprendre un système qui a bien marché. Voilà,
tu refais ça. Bon,
ce qu'a fait, je veux dire,
j'emmène 80% d'une case d'âge au bac. On voit que c'est un échec total.
Bien sûr, mais on le sait, on le sait. On a devenu bien fragiles ces jeunes gens. Donc
c'est très simple, vous voulez réformer un examen de passage de la troisième à la seconde. Deux passages avec la pression. Bah oui, c'était pas vieux,
bah
tu redoubles en fait. Si
tu
ne
l
'as pas eu, tu redoubles.
Moi,
je peux vous dire qu'il
y a
des gens qui redoublaient le bac.
Mais on redouble plus aujourd'hui.
Oui, mais quand tu n'avais pas le bac en terminale, tu le redoublais. Et puis même tu pouvais passer trois fois.
Eh
bah tu le prends ça trois fois. Vieux. Voilà, on va changer les choses, on va faire de l'autorité. Mais en revanche, mais en revanche, donc parole de bon sens de Bruno Retailleau, on peut tous être d'accord avec ça, mais son affaire de prison,
il
n'y
a
pas de prison. C'est-à
-dire
que si tu veux prendre les jeunes, les mettre 8 jours, 15 jours, il faut construire 50 000, 100 000, je ne sais pas si... Vous imaginez construire combien de places de prison si vous êtes au pouvoir ?
Eh bien déjà, si Emmanuel Macron a tenu sa promesse de 15 000 places, on n'en est à même pas... Et vous ? On en construira deux mémoires à vérifier, je crois que c'est 20 ou 25 000. Et puis des centres... En combien de temps ? En combien de temps ? Eh bien, on peut aller très vite, on peut réhabiliter. Il
y a les casernes, par exemple, qui
sont inoccupés maintenant. L'État a un parc immobilier, parfois vide. Je renvoie à ce qu'a dit Marine Le Pen à Hénard Beaumont sur le plan logement. Donc, il faut avoir la volonté politique. Et c'est ce qui manque depuis 40 ans à ce pays. Il
n'y
a pas de volonté politique. Et puis des centres fermés éducatifs, parce que les mineurs, effectivement, on ne peut pas les mettre avec des caïds, on ne
va
pas les mettre avec des types qui appartiennent
à des ailes.
Et il faut retraiter absolument,
recruter des surveillants. Et on
a énormément de mal à recruter des surveillants dans la pénitentiaire.
Merci, merci Philippe Ballard.