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DébatBFM TV (sur Dailymotion)· 30 octobre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

RN: "Je ne crois pas à la dédiabolisation, je crois à la dissimulation", estime Éric Dupond-Moretti

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Le terroriste de Trappes avait-il un lien avec le RN ?

  • 2:42OuverteRéponse partielle

    Faites-vous un lien entre ces actes et le RN ou ses idées ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Que vous inspire l'affiche de Marine Le Pen ?

  • 8:39OuverteRéponse directe

    Le RN est-il en train de gagner cette séquence politique ?

  • 11:24OuverteRéponse directe

    Votre livre est un réquisitoire contre le RN : la dédiabolisation existe-t-elle ?

  • 14:36OuverteRéponse directe

    Les 115 candidats RN condamnés pour propos haineux ont-ils été maintenus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10Invité politiqueFait
    « Qui sème les mots de la haine, récolte la haine. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Parle des racailles qui ne sont pas de Bretagne ou de la Creuse. »
  • 5:22Invité politiqueFait
    « La théorie du grand remplacement, c'est qu'il faut que nous ayons peur pour nos carcasses parce que les Arabes, les musulmans, les Noirs, ceux qui viennent d'Afrique, vont nous remplacer. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « Un dénommé Mathias Renaud, commission des lois, il dit : il faut recycler les paquebots en fin de vie pour y mettre les étrangers. »
  • 10:01Invité politiqueFait
    « L'État de droit, Mme Le Pen ne l'a jamais respecté. Parce que pour Mme Le Pen, l'État de droit, c'est l'État de son bon droit. »
  • 13:33Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas à la dédiabolisation, mais je crois à la dissimulation. »
  • 15:25Invité politiqueFait
    « Je pense en particulier à celle qui a une casquette de la Waffen-SS. »
  • 18:46Invité politiqueFait
    « C'est Châtillon, néo-nazi avéré qui célèbre l'anniversaire d'Adolf Hitler. »
  • 18:51Invité politiqueFait
    « C'est Jalc, surnommé Zick Lombé. »
  • 18:54Invité politiqueFait
    « C'est Paradol, l'actuel directeur de cabinet de M. Bardella, surnommé Paradolphe, qui appartenait à l'association Égalité, Réconciliation. »
  • 20:13Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen n'a jamais été amie de Châtillon. »
  • 34:28Invité politiqueFait
    « là on a un ministre qui a été traité d'assassin »
  • 35:55Invité politiqueFait
    « Laurent Nunez a assumé un certain nombre de failles qui a présenté sa démission refusée par Emmanuel Macron »
  • 38:37Invité politiqueFait
    « le 17 octobre c'est une folie telle que nous n'en avons jamais connue »

Temps de parole

  • Invité politique46 %
  • Invité23 %
  • Présentateur20 %
  • ?8 %
  • Invité 23 %

≈ 52,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ensuite, face à Duhamel, deuxième partie, Alain Duhamel qui va débattre ce soir avec Eric Dupond-Moretti. Bonsoir. Bonsoir à

0:06
Locuteur

vous.

0:06
Présentateur

Soyez bienvenu. Ancien garde des Sceaux, vous publiez décidément « Non, l'ERN, ce que nous ne pouvons pas taire », livre écrit avec Rosine Bassulot, ancienne ministre comme vous, qui est un réquisitoire contre le Rassemblement National. On va en parler avec vous dans quelques instants. On parlera aussi, bien sûr, du climat social, des nouveaux appels à manifester demain contre la vie chère, des craintes du gouvernement de nouveaux débordements. Mais d'abord, avec vous, Hugo Capelli, ce qui s'est passé ce soir à Trappes, une semaine après l'attente à racisme qui a coûté la vie à un homme et qui a fait sept blessés également, un rassemblement contre le racisme, était programmé.

Il a eu lieu tout à l'heure. On l'a suivi, évidemment, en direct sur BFM. Racontez-nous cette cérémonie.

0:45
Invité

Oui, c'est un rassemblement populaire avec une prise de parole, celle du maire Ali Rabé, qui a d'abord eu un message pour les victimes. Et ensuite, ça a été un discours très, très politique, où il a voulu faire passer un certain nombre de messages à Ali Rabé. D'abord, en parlant de l'assassin, qui, je le cite, n'a pas ciblé ses victimes au hasard. Et quand il dit cela, il s'en prend au Rassemblement National, qui, selon lui, a infusé dans les esprits, et notamment de cette personne qui, donc, est passée à l'acte. Il s'en est pris au mot de Jordan Bardella, de Marine Le Pen, le Rassemblement National, qui a été hué à l'occasion de ce rassemblement.

Et il a fait aussi passer un message aux Français en leur disant de ne pas voter RN à l'occasion de la prochaine présidentielle. Je

1:24
Présentateur

précise que lors de ce rassemblement étaient présents plusieurs candidats de gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, pour ne citer qu'eux, et qu'au même moment ou presque avait lieu un autre rassemblement dans la commune voisine de La Verrière, où étaient présents Édouard Philippe et Valérie Pécresse. Notamment, depuis une semaine, Hugo, cet attentat terrible de Trappes électrise la vie politique française.

1:46
Locuteur

Oui,

1:46
Invité

on peut parler d'une forme de désunion politique. C'est vrai qu'il y a une dizaine d'années, après les attentats, on avait plutôt vu une forme de concorde nationale, d'union entre les partis. Là, on est loin de tout ça. On est à six mois de la présidentielle.

1:58
Locuteur

Et

1:58
Invité

donc, chaque fait est commenté, repris. Et donc, forcément, ça a donné lieu à des débats chauds, parfois très chauds, comme à l'Assemblée nationale mardi. Et ça n'a pas plu à Sébastien Lecornu. On va l'écouter, justement. Le Rassemblement National

2:13
Locuteur

! Non, on

2:15
Présentateur

l'écoutera un peu plus tard. Merci beaucoup, Hugo Capelli. On n

2:17
Locuteur

'a

2:17
Présentateur

pas retrouvé le son. Ce

2:18
Locuteur

n

2:18
Présentateur

'est pas qu'on veuille censurer le Premier ministre. Je reviens à quelques faits, simplement, avant de parler de ce qui s'est passé à Trappes. Le terroriste Kevin Tessier a reconnu, finalement, le mobile raciste de son acte, ce qu

2:29
Locuteur

'il

2:29
Présentateur

n'avait pas fait dans un premier temps. Il n'était pas membre du Rassemblement National et il avait confectionné, on les a retrouvés chez lui, des autocollants. Vive la France ! RN, fier d'être français. C'est ce qu'il avait fait écrire sur ses autocollants. Alain Demel, est-ce que vous faites, vous, un lien entre ces actes abjects de la semaine dernière et le parti ou les idées de Marine Le Pen

2:50
Locuteur

?

2:52
Invité

En tout cas, je ne vais pas dire que les membres du Rassemblement National sont comptables de ce qui est un assassinat, en tout cas un crime. Maintenant que les idées infusent, que des prises de parole aient une efficacité souvent redoutable, que les polémiques qui ont été et qui restent et qui vont rester très nombreuses jouent énormément sur la psychologie de gens qui sont soit déséquilibrés, soit fragiles, malheureusement, c'est à peu près inévitable. Et il se trouve qu'on est dans une période où le sujet du racisme et de l'antisémitisme est particulièrement au centre de l'actualité où d'une certaine manière, d'ailleurs, presque chaque fait significatif est regardé

3:54
Locuteur

à

3:54
Invité

travers ce prisme-là. Évidemment, ça donne à ce qui s'est passé là, à Trappes, un retentissement qui est un retentissement qui va très au-delà d'un acte qui en lui-même méritait déjà beaucoup de réactions.

4:08
Locuteur

Éric

4:08
Invité politique

Dupond-Moretti.

4:09
Locuteur

Qui

4:10
Invité politique

sème les mots de la haine,

4:11
Locuteur

récolte

4:13
Invité politique

la haine.

4:14
Locuteur

Pas

4:14
Invité politique

plus compliqué que ça.

4:16
Locuteur

Donc,

4:16
Invité politique

on peut le dire par prétérition, c'est-à-dire le dire sans le dire tout en le disant,

4:22
Locuteur

mais

4:22
Invité politique

on peut également être plus clair.

4:25
Locuteur

Et

4:26
Invité politique

moi, je veux être plus clair.

4:28
Locuteur

Parce

4:28
Invité politique

que vous parliez tout à l'heure d'un attentat perpétré il y a huit ans, de concorde nationale, mais

4:34
Locuteur

depuis,

4:35
Invité politique

nous vivons dans une ambiance

4:37
Locuteur

de

4:38
Invité politique

racisme et d'expression du racisme totalement débridée.

4:42
Locuteur

Donc

4:43
Invité politique

ça, comme le dit Alain Duhamel, ça infuse

4:45
Locuteur

dans

4:46
Invité politique

beaucoup d'esprits et en particulier dans l'esprit des plus fragiles.

4:51
Locuteur

Oui,

4:51
Invité politique

bien sûr. Alors moi, je ne vais pas dire il y

4:54
Locuteur

a

4:54
Invité politique

une complicité, etc. Je ne

4:57
Locuteur

veux

4:57
Invité politique

pas jeter de

4:58
Locuteur

l

4:59
Invité politique

'huile sur le feu. L'anathème, ça n'est pas une belle façon de fonctionner en politique.

5:04
Locuteur

Mais

5:05
Invité politique

enfin, tout de même, mais enfin, tout de même, quand M. O'Doul, il y a quelques jours de cela, parle des

5:12
Locuteur

racailles... Député du

5:12
Présentateur

Rassemblement national, pardon.

5:13
Locuteur

Oui,

5:14
Invité politique

bien sûr, bien sûr. Parle des racailles qui ne sont pas de Bretagne ou de la Creuse. Qui vise-t-il

5:21
Locuteur

? La

5:22
Invité politique

théorie du grand remplacement, c'est qu'il faut que nous ayons peur pour nos carcasses parce que les Arabes, les musulmans, les Noirs, ceux qui viennent d'Afrique, vont nous remplacer. Qu'est-ce que ça fait germer dans l'esprit d'un type comme celui qui a perpétré ces odieux crimes il y a de cela quelques jours

5:43
Locuteur

?

5:44
Invité politique

Et ça n'arrête jamais. J'ai pardon et je termine. Un député que je ne connaissais pas, mais j'aurais mieux fait de ne pas le connaître parce qu'il ne m'a pas enchanté. Un dénommé Mathias Renaud. Commission des lois, il dit

5:55
Locuteur

il

5:55
Invité politique

faut recycler les paquebots en fin de vie pour y mettre les étrangers. En crâne, naturellement. Un centre de rétention administrative. Mais là, on est chez les dingos. Comment vous envisagez de jeter dans un paquebot en fin de vie des étrangers

6:14
Locuteur

?

6:15
Invité politique

Mais regardons vers le ciel quand même. Ça, c'est le discours du Rennes. C

6:20
Locuteur

'est

6:20
Invité

ce que faisaient les Anglais avec les soldats français sous Napoléon. Et c'était une fin abominable parce qu'ils crevaient

6:29
Locuteur

dans

6:30
Invité

le fin fond de navires immobilisés. C'est-à-dire que c'était totalement une déshumanisation.

6:38
Invité politique

Justement, le mot humanité, dans les temps qui courent et par les temps qui courent, c'est devenu une injure. C'est devenu un gros mot. On ose dire des choses pareilles. Enfin, tout de même.

6:50
Locuteur

Je

6:51
Présentateur

voudrais, Alain Dommel, Éric Dupond-Moretti, vous montrer une image. C'est la nouvelle affiche de la candidate Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Affiche de campagne dévoilée par l'ERN. Cette semaine, Marine Le Pen, regard levé, portrait de trois quarts, avec le slogan, vous le voyez, avec Marine, « Défendons la République ». Qu'est-ce que ça vous inspire, Alain Dommel ? Marine Le Pen qui dit « La défense de la République, c'est moi

7:17
Locuteur

». Oui.

7:19
Invité

D'abord, la République appartient à tous les Français par principe et n'appartient pas au Rassemblement National plus qu'aux autres. De ce point de vue, chacun a droit à revendiquer une part de l'identité et de la souveraineté française. C'est le principe de la démocratie, évidemment.

7:39
Locuteur

Je

7:40
Invité

trouve que Marine Le Pen fait à la fois de la récupération, mais ça, c'est sa méthode.

7:47
Locuteur

Elle

7:47
Invité

fait de la récupération permanente, et elle recycle toujours les mêmes idées. pour que ce soit à elle, que ce soit son influence, que ce soit son électorat.

7:59
Locuteur

–

8:00
Invité

Bon, et ensuite, c'est une machine à diviser une communauté nationale. –

8:06
Invité politique

Bien sûr.

8:06
Locuteur

–

8:07
Invité

Et ça, ce n'est pas un petit problème. On est dans une période fragile, on est dans une crise économique, il y a beaucoup de gens qui sont pour un tas de raisons déstabilisés ou malheureux, et on le voit très bien. Dès qu

8:19
Locuteur

'on

8:19
Invité

fait des études, on s'aperçoit qu'il y a 40% des gens qui ont un vrai gros problème. et sortir des choses comme ça

8:27
Locuteur

dans

8:28
Invité

ces circonstances-là,

8:29
Locuteur

je

8:30
Invité

veux dire, c'est d'abord une absence de sensibilité élémentaire,

8:34
Locuteur

et

8:34
Invité

ensuite,

8:36
Locuteur

une

8:37
Présentateur

voracité de récupération.

8:38
Locuteur

–

8:39
Présentateur

Au-delà de vos désaccords avec Dupond-Mauré, qui sont essentiels avec Marine Le Pen, est-ce que vous dites que c'est elle en ce moment la gagnante de cette séquence politique ? –

8:48
Locuteur

Des

8:48
Présentateur

manifestations qui dégénèrent, je reviens à l'actualité sociale et politique, mais qui nous occupent depuis plusieurs semaines maintenant,

8:56
Locuteur

et

8:56
Présentateur

on parlera de ses idées dans un instant et de ce que vous dénoncez dans ce livre écrit avec Roselyne Bachelot, mais est-ce qu'elle est en train de se frotter les mains de la situation ? Est-ce qu'elle peut encore ne pas gagner ?

9:07
Locuteur

– Mais

9:08
Invité politique

ça dépend des événements. Quand c

9:10
Locuteur

'est

9:10
Invité politique

le bordel dans la rue, évidemment, elle arrive, elle dit « nous sommes l'ordre

9:13
Locuteur

».

9:14
Invité politique

Je voudrais faire remarquer qu'elle jette toujours un regard concupiscent vers l'Italie et vers Mme Méloni, parce qu'il nous explique que s'ils étaient au pouvoir, les manifs, elles sont arrêtées tout de suite, il n

9:26
Locuteur

'y a

9:26
Invité politique

pas de débordement,

9:26
Locuteur

il

9:26
Invité politique

n

9:26
Locuteur

'y a

9:26
Invité politique

pas de pillage, on ne casse pas. Enfin, regardez ce qui se passe en Italie. – Giorgia Méloni a envoyé l'armée à Milan.

9:32
Locuteur

–

9:32
Invité politique

Oui, pas qu'à Milan, à Milan, à Brèche, à Bologne, à Rome aussi.

9:36
Locuteur

–

9:36
Invité politique

Et

9:36
Invité

fait intervenir l'armée, ce n

9:38
Locuteur

'est

9:38
Invité

pas banal.

9:40
Invité politique

– Regardez ce qui se passe en Italie, regardez ce que nous ferions si nous étions au pouvoir, pardon de m'exprimer ainsi familièrement devant M. Duhamel, c'est du pipeau.

9:52
Locuteur

Bon,

9:52
Invité politique

le slogan là,

9:53
Locuteur

«

9:53
Invité politique

Défendons la République », enfin, ils ne

9:55
Locuteur

se

9:55
Invité politique

sont quand même pas foulés, admettons, mais c'est un slogan. Mais pour défendre la République, d'abord, il faut défendre l'État de droit.

10:01
Locuteur

Et

10:01
Invité politique

l'État de droit, Mme Le Pen ne l'a jamais respecté. Parce que pour Mme Le Pen, l'État de droit, c'est l'État de son bon droit. Enfin, de ce qu'elle estime être son bon droit. Alors, quand elle est condamnée, elle vilipende les juges,

10:13
Locuteur

qui

10:13
Invité politique

sont bons à rien, qui commettent des dénis républicains, enfin, tout ce que l'on a entendu.

10:19
Locuteur

Elle

10:19
Invité politique

fait même, à l'origine, un rassemblement où elle réunit assez peu de monde. Et puis les Français, dans un sondage, disent, mais si elle a été condamnée, c'est qu

10:27
Locuteur

'elle

10:28
Invité politique

n

10:28
Locuteur

'a

10:28
Invité politique

pas bien fait les choses. En appel, elle est un peu apaisée.

10:31
Locuteur

Conseil

10:32
Invité politique

constitutionnel, article 89, article 11, nous en reparlerons si nous avons un peu de temps. C'est pour changer la Constitution. Ouais. Que dit-elle ? Elle dit, le général de Gaulle, lui, a utilisé l'article 11. Sauf qu'à l'époque, le principal opposant au général de Gaulle, sur cette question particulière, c'était papa, c'était Jean-Marie Le Pen. Bon. Et donc, elle dit, il faut que Ferrand démissionne. Il faut que tout le monde démissionne. Elle,

10:55
Locuteur

elle

10:55
Invité politique

est condamnée pour détournement de fonds publics.

10:59
Locuteur

Et

10:59
Invité politique

elle ne dit pas, mais je vais démissionner maintenant, alors que M. Bardella avait dit, si on a un casier judiciaire...

11:06
Locuteur

Il

11:06
Présentateur

l'avait dit sur

11:07
Invité politique

ce plateau.

11:08
Présentateur

Oui, exactement.

11:09
Locuteur

Sur

11:09
Présentateur

ce plateau avec

11:09
Invité politique

Macron. Exactement. Bon. Donc, tout ça, vous voyez, défendre la République. Moi aussi, je défends la République. Et moi aussi, vous voyez, et je ne vais pas dans les meetings du RN, mais en France, je suis chez moi. Les autres, ils gueulent tous, on est chez nous. Eh bien, on est tous

11:22
Présentateur

chez nous ici. Tous. Alors, ça nous emmène, Éric Dupond-Muritier, à ce livre. Je disais tout à l'heure, réquisitoire contre le Rassemblement national. La théorie,

11:31
Locuteur

le

11:31
Présentateur

fil rouge de ce livre, Alain Demel, c'est de dire finalement, d'après Éric Dupond-Moretti et Roselyne Bachot, le RN n'a pas changé. La dédiabolisation, ça n'existerait pas. Le Rassemblement national de Marine Le Pen serait le même que celui de son père. Est-ce que

11:44
Locuteur

vous

11:45
Présentateur

dites la même chose ou vous estimez que Marine Le Pen a fait une partie du travail

11:49
Locuteur

? Non.

11:50
Invité

J'ai lu le livre cet après-midi. Oui. Sur la thèse générale, je suis d'accord. Marine Le Pen, c'est la poursuite de Jean-Marie Le Pen

12:02
Locuteur

à

12:03
Invité

peine par d'autres moyens.

12:04
Locuteur

Bon. C

12:07
Invité

'est évident

12:07
Locuteur

qu

12:08
Invité

'au-delà des filiations naturelles et des filiations politiques,

12:12
Locuteur

que

12:13
Invité

ce que représente Marine Le Pen aujourd'hui, c'est une forme d'extrême droite organisée, alors

12:22
Locuteur

maquillée, parce

12:25
Invité

qu'elle recherche la respectabilité, d'ailleurs de son point de vue, elle avait raison d'essayer de la rechercher,

12:30
Locuteur

mais

12:31
Invité

sur des idées, sur des bases, avec des choix, avec des propositions, et ce qui, à mon avis, est beaucoup plus intéressant et plus significatif, avec des réactions quotidiennes à chaque acte politique

12:45
Locuteur

qui

12:46
Invité

ne mentent pas. Elle a sa cohérence,

12:52
Locuteur

elle

12:53
Invité

ne l'assume pas, mais elle l'incarne.

12:57
Locuteur

On

12:58
Invité

peut très bien incarner fortement en essayant

13:03
Locuteur

d

13:04
Invité

'assumer le moins possible, et c'est sa technique qui demande du talent, mais qui est fondée sur une

13:13
Présentateur

équivoque volontaire. Elle vous dirait, Éric Dupond-Moretti, qu'elle condamne l'antisémitisme, qu'elle a suspendu son père de son propre parti, du parti qu'elle a fondé, et que lui, c'est lui, et elle, c'est elle.

13:28
Invité politique

Oui,

13:28
Locuteur

et

13:29
Invité politique

ça suffit. Pour formuler autrement, peut-être, ce que vient d'exprimer très clairement M. Duhamel, je ne crois pas à la dédiabolisation, mais je crois à la dissimulation. Alors, deux petits mots,

13:42
Locuteur

parce

13:42
Invité politique

que le passé, c'est important et qu'on est tous le fruit, nous sommes tous le fruit de notre histoire. Lui, vous le savez, c'est tout ce qu'il a raconté sur les Juifs, ça lui vaut une vingtaine de condamnations, je les rappelle dans le livre. Je crois, dit-il, en l'inégalité des races. Très bien. Puis,

14:00
Locuteur

il

14:00
Invité politique

arrive en fin de parcours politique, Jean-Marie Le Pen. Et là, elle se rend compte qu'il faut offrir un autre visage.

14:06
Locuteur

Mais

14:07
Invité politique

quand elle fonde le Rassemblement National, elle évoque le passé glorieux du Front National. Glorieux comment ? Il a été fondé par des Waffen-SS. Elle a fait croire récemment sur un plateau de télévision que Georges Bidot était un des fondateurs du Front National, ce qui est un mensonge éhonté, éhonté. Bon. Et alors, maintenant, nous, nous nous projetons vers ce qui se fait aujourd'hui.

14:32
Locuteur

C

14:33
Invité politique

'est l'histoire des brebis galeuses.

14:35
Locuteur

Vous

14:36
Présentateur

reprenez la liste des 115,

14:38
Locuteur

115, 116 candidats

14:40
Présentateur

présentés par le RN aux dernières élections législatives et qui ont tenu des propos ou été condamnés pour cela et dont la plupart ont été maintenus.

14:50
Locuteur

C

14:50
Présentateur

'est-à-dire que

14:51
Locuteur

même après la révélation

14:52
Présentateur

par la presse, ils ont choisi de les maintenir. Ce à quoi le RN répond, il répond quoi ? Brebis galeuses. On ne peut pas. On

15:00
Locuteur

a dû grossir très vite. On

15:02
Présentateur

a dû grossir trop vite.

15:04
Locuteur

C'est ce que dit Jean-Ban

15:05
Présentateur

Bardella.

15:06
Locuteur

C

15:06
Présentateur

'est

15:06
Locuteur

ce

15:06
Présentateur

que dit Jean-Philippe Tanguy. Et il y a des brebis galeuses. parmi les centaines de candidats. Alors,

15:10
Invité politique

on va s'arrêter deux minutes là-dessus parce que ça mérite quelques précisions. Après la dissolution,

15:16
Locuteur

on

15:16
Invité politique

voit fleurir un certain nombre de candidats RN, je vais dire surréalistes, pardon, et les mots me manquent. Je pense en particulier à celle

15:26
Locuteur

qui

15:26
Invité politique

a une casquette de la Waffen-SS. Là, quand même, on est émus

15:31
Locuteur

et

15:32
Invité politique

on se fait à moins. Et ils disent, mais en réalité, tout ça, c'est la faute d'Emmanuel Macron parce qu

15:37
Locuteur

'on

15:38
Invité politique

est est allé trop vite dans la dissolution et nous n'avons pas eu le temps de faire le ménage. Très bien.

15:44
Locuteur

Mais

15:44
Invité politique

pour les municipales, M. Fauvel, ce n

15:46
Locuteur

'est

15:46
Invité politique

pas Emmanuel Macron qui a décidé de la date. C'est un mandat de six ans. Donc, on a six ans pour se préparer. Et nous avons retrouvé 120 personnages plus odieux les uns que les autres.

15:58
Locuteur

ils

15:59
Invité politique

sont anti-musulmans, antisémites, homophobes, racistes. Ils ont des propos. Alors, j'en cite quelques-uns. Je ne

16:09
Locuteur

vais

16:09
Invité politique

pas citer les 120 parce que sinon, à une heure du matin, on est encore ensemble. Mais il y a des choses absolument dingues et on constate quoi ? Que ces brebis galeuses ont été maintenues. Donc, non, ils n'ont jamais fait le ménage. Alain Demel.

16:24
Invité

Mais moi, ce qui me fascine, que je déplore, mais qui m'impressionne, c'est que, sachant tout ce qu'on sait, d'autant plus que c'est public, les exemples que vous donnez, on sait très bien qu'il

16:38
Locuteur

y a

16:38
Invité

une circonscription qui est le candidat du

16:41
Locuteur

Rassemblement national. Ah oui, on a donné les prénoms, les noms et

16:43
Invité politique

les

16:44
Invité

villes. Bon, donc, tout ça est connu. Ça s'est identifié, c'est mesuré, c'est quantifié et que néanmoins, le pourcentage de Français qui les suivent, ça croit. Comment vous expliquez ça

16:57
Locuteur

?

16:57
Invité

J'explique ça par le fait que,

17:01
Locuteur

si

17:02
Invité

je veux être rassurant, qu'il y a un très fort mécontentement dans des conditions économiques, sociales, politiques, etc., et que, donc, dans ces cas-là, il y a des comportements outranciers qu'on n'aurait pas normalement. Ça, c'est pour Sciences Po. Et pour la réalité des choses, c'est pas ça.

17:19
Locuteur

c

17:20
Invité

'est que ce que pense Marine Le Pen, c'est ce que pensent sincèrement un grand nombre de Français et que,

17:28
Locuteur

je

17:28
Invité

dirais,

17:29
Locuteur

elle

17:29
Invité

n'a même pas à les convertir. Elle a à les représenter.

17:36
Locuteur

Mais,

17:37
Invité

comme en plus, elle a du talent, ça c'est un des faits, comme son père en avait d'ailleurs. Comme elle a du talent, elle arrive à élargir les rangs et que plus on apprend de choses sur ce qu'elle pense et plus il y a de gens pour la suivre.

17:54
Locuteur

Moi,

17:55
Invité politique

je ne peux pas me résoudre

17:57
Locuteur

à

17:58
Invité politique

vous suivre. Je crains que vous ayez raison. Mais,

18:03
Locuteur

je

18:04
Invité politique

ne peux pas l'imaginer.

18:05
Locuteur

Je

18:05
Invité politique

ne

18:06
Locuteur

peux

18:06
Invité politique

pas croire que le fait d'être antisémite, raciste,

18:10
Locuteur

ce

18:10
Invité politique

soit un vecteur électoral aux yeux de nos compatriotes. Ce

18:14
Locuteur

n

18:14
Invité politique

'est pas l'idée, l'image. Vous

18:16
Locuteur

avez raison au premier degré. Vous

18:19
Invité

avez raison au premier degré.

18:20
Invité politique

Pardon, mais une fois qu'on a regardé les brebis galeuses,

18:24
Locuteur

on

18:25
Invité politique

est allé voir les bergers.

18:27
Locuteur

Et

18:27
Invité politique

là, nous nous sommes rendus compte, Roselyne Bachelot et moi-même, que nos compatriotes ne savaient pas. Pourquoi ? Parce qu'ils ont planqué derrière un rideau très épais

18:40
Locuteur

et

18:41
Invité politique

qui ne laissent pas passer la lumière

18:42
Locuteur

tous

18:43
Invité politique

leurs amis.

18:44
Locuteur

C

18:45
Invité politique

'est qui leurs amis ? C'est Châtillon, néo-nazi avéré qui célèbre l'anniversaire d'Adolf Hitler. C'est Jalc, surnommé Zick Lombé. C'est Paradol, l'actuel directeur de cabinet de M. Bardella, surnommé

18:59
Locuteur

Paradolphe,

19:00
Invité politique

qui appartenait à l'association Égalité, Réconciliation. J'espère que ça va être dissous bientôt. C'est l'association de M. Seurat. Ils les ont planqués. Attendez, je poursuis. Et ces gens-là sont au sein de différentes entreprises qui changent régulièrement de noms. Nous les avons cités dans le livre. Et Mediapart a révélé qu'en 25, je crois, c'est-à-dire il y a quelques mois, il y avait encore des contrats qui étaient signés entre Bardella et Châtillon. Châtillon, le 20 avril, c'est la date anniversaire d'Adolf Hitler. Ils célèbrent cette cérémonie. Vous vous rendez compte de ça ? Et si vous faites un micro-trottoir, vous dites aux gens vous connaissez Châtillon ? Non, je ne

19:44
Locuteur

sais

19:44
Invité politique

pas qui c'est, Jacques, vous connaissez ? Non. Et

19:47
Locuteur

moi,

19:48
Invité politique

je ne m'adresse pas aux fachos. Les fachos, ils voteront comme ils ont envie de voter. Ce n

19:52
Locuteur

'est

19:52
Invité politique

pas ce bouquin qui les fera changer d'avis.

19:54
Locuteur

Mais aux autres.

19:55
Présentateur

Mais

19:56
Locuteur

les Français qui

19:56
Invité politique

ne savent pas, je me dis qu'ils peuvent avoir un mouvement de recul en sachant que les amis de M. Regardez, je vous donne un exemple. Tanguy, le sémillant député de la Somme, il vient sur un plateau, il dit, je pense que c'est un plateau BFM, et il dit, il affirme, Marine Le Pen n'a jamais été amie de Châtillon. Mme Le Pen elle-même reconnaît qu'elle était amie de Châtillon. Ils se sont connus il

20:21
Locuteur

y

20:21
Invité politique

a très longtemps. Et le canard enchaîné rapporte qu'un soir ils ont fait la bringue, les voisins étaient tellement incommodés que la police est arrivée. Vous savez ce qu'elle aurait dit à la police ? Elle aurait dit mais alors c'est plus facile d'emmerder les bons français que de faire chier les bouignoules. C'est relaté dans le canard enchaîné. Et elle a signé le canard enchaîné, elle a perdu, elle a même été condamnée à des dommages d'intérêt que je l'espère elle a versés aux canards.

20:42
Présentateur

Alain Dommel, je reviens à la liste des 115 candidats, 115, 116, pardon, j

20:48
Locuteur

'ai

20:48
Présentateur

oublié le chiffre précis, inquiétés pour des propos antisémites, homophobes. Je vais vous faire peut-être bondir tous les deux mais est-ce que les français ne s'en fichent pas aujourd

20:59
Locuteur

'hui ? Je

21:00
Présentateur

poursuis juste ma question, est-ce que le dégagisme aujourd'hui en France n

21:02
Locuteur

'est

21:02
Présentateur

pas si fort

21:03
Locuteur

? L

21:04
Présentateur

'envie d'essayer autre chose que même en connaissance-là, en dépit de tout cela, ils sont 30, 32, 33, 34, 35% aujourd'hui à dire je voterai Marine

21:15
Locuteur

Lebrun. Mais

21:15
Invité

ça c'est exactement ce que je pense, c'est-à-dire que il y a la cohorte des engagés qui tiennent des propos inacceptables

21:27
Locuteur

mais

21:28
Invité

il y a un climat,

21:31
Locuteur

il

21:31
Invité

y a une clientèle,

21:33
Locuteur

il

21:33
Invité

y a des adhésions et

21:35
Locuteur

il

21:36
Invité

y a une partie importante des français non pas qui approuvent forcément les formules outrancières et encore moins les dérapages mais qui ont un fond de compréhension et

21:49
Locuteur

plus

21:50
Invité

que ça de communautés de sentiments avec ce qui est exprimé.

21:55
Locuteur

Et

21:56
Présentateur

je précise peut-être aussi ma question Alain Dommel, est-ce qu'il y a dans le score aujourd'hui l'envie de RN et l'envie de Marine Le Pen chez une partie de la population une responsabilité d'Emmanuel Macron ? C'est-à-dire à partir du moment où on a essayé un peu à droite un peu à gauche

22:12
Locuteur

et

22:12
Présentateur

que dix ans après la situation du pays est celle qu'elle est aujourd'hui on va soit d'un côté à l'extrême droite soit d'un côté

22:19
Locuteur

avec la gauche. Alors

22:20
Invité

il faut commencer par reconnaître une chose c'est qu'au moins Emmanuel Macron l'a battu. C'est lui qui l'a battu au présidentiel c'est pas quelqu'un d'autre. Donc c'est difficile de lui faire un reproche a priori

22:34
Locuteur

de

22:35
Invité

responsabilité personnelle. Bon il l'a battu deux fois

22:38
Locuteur

c

22:38
Invité politique

'est la mode le Macron se bashing c'est la mode il est responsable de tout Emmanuel Macron

22:45
Locuteur

mais

22:45
Invité politique

regardez ce qui se passe en Allemagne

22:46
Locuteur

l

22:47
Invité politique

'AFD c'est Macron ça ? Pas du tout et d'ailleurs l'AFD revendique une partie de l'Alsace et de la Lorraine

22:55
Locuteur

oui absolument

22:55
Invité politique

je sais pas comment madame Knafot va se positionner sur cette question sans doute avec un joli sourire de

23:03
Locuteur

circonstance ils prennent les idées de Bismarck

23:05
Invité politique

non mais attendez l'Alsace l'AFD elle est toujours avec l'AFD mais

23:10
Locuteur

je voudrais sur

23:11
Invité politique

la progression du RN Emmanuel Macron sans doute pas tout fait et puis c'est vrai j'ai parlé de la stratégie d'Emmanuel Macron mais écoutez ce qui est sûr c'est que le RN n'a pas été au pouvoir et que mon dieu c'est bien confortable parce qu'il y a cas il

23:27
Locuteur

faut

23:27
Invité politique

qu'on faudrait nous on va tout régler il n

23:30
Locuteur

'y a

23:30
Invité politique

plus de délinquance il n

23:33
Locuteur

'y a

23:33
Invité politique

plus d'immigration il n

23:33
Locuteur

'y

23:33
Invité politique

a plus d'émeute il n

23:34
Locuteur

'y a

23:34
Invité politique

plus d'immigration mais deux mots quand même il y a ça donc on va les essayer parce qu'on n

23:38
Locuteur

'a

23:38
Invité politique

pas on nous a toujours pas essayé bon moi il y a plein de choses que j'ai pas faites dans ma vie j'ai pas envie d'essayer

23:44
Locuteur

j'ai

23:44
Invité politique

pas envie de me jeter du cinquième étage d'un balcon j'ai jamais essayé j'ai pas envie de le faire mais dans ce phénomène de progression du RN

23:51
Locuteur

il

23:51
Invité politique

y

23:51
Locuteur

a

23:51
Invité politique

la presse Bolloré pardon tous les jours tous les jours tous les jours

23:56
Locuteur

vous

23:57
Invité politique

avez des propos racistes

23:59
Locuteur

je

23:59
Invité politique

vais vous en citer allez un seul j'en ai pris un pour venir ce soir

24:02
Locuteur

les

24:03
Invité politique

musulmans ils s'en foutent de la république

24:05
Locuteur

ils

24:06
Invité politique

ne savent même pas ce que c'est d'acier qui a son rond de serviette en permanent chez Pro Kelly

24:15
Présentateur

madame Christine Kelly et vous savez qu'en en parlant ce soir vous aurez probablement le droit à une reprise chez eux ou une sorte de ping-pong

24:23
Locuteur

mais il y a vous savez je

24:24
Invité politique

vais vous dire une fois j'ai dit il

24:26
Locuteur

y a

24:26
Invité politique

longtemps il y a certes de la délinquance je le savais j'étais avocat pénaliste pendant 36 ans et un sentiment de l'insécurité et un sentiment d'insécurité notamment généré par les chaînes d'information continue et les chaînes d'opinion continue

24:40
Locuteur

on

24:40
Invité politique

a tronqué ma phrase et

24:41
Locuteur

vous

24:41
Invité politique

voyez qu

24:41
Locuteur

'on

24:41
Invité politique

vous invite pour en parler attendez on a tronqué ma phrase et pendant plus de 4 ans on a dit le ministre il est déconnecté pour lui il n

24:47
Locuteur

'y a

24:47
Invité politique

qu'un sentiment d'insécurité ah ah ah ah fake news et ça a été diffusé 4 ans j'ai eu droit à ça donc ils vont reprendre tout ce qu'ils voudront mais s'ils reprennent alors voilà puisque vous m'annoncez cela c'est plutôt une bonne nouvelle qu'ils viennent dire je

25:02
Locuteur

ne vous l'annonce

25:03
Invité politique

pas je ne

25:03
Locuteur

fais pas la programmation de la

25:05
Présentateur

chaîne d'en face

25:06
Invité politique

mais qu'ils viennent dire demain que les propos que j'attribue à monsieur Dacier n'ont pas été tenus vous en voulez d'autres il y a une campagne de pub pour Intermarché là

25:15
Locuteur

qui

25:16
Invité politique

veut valoriser le terroir j'aime le terroir qui reprend un peu les codes des années 60 oui et alors ça donne ah ben voilà le terroir c'est bien de le glorifier c'est la France blanche blanche et heureuse mais vous savez monsieur Fauvel je vais vous dire quelque chose vous savez à qui je pense moi

25:33
Locuteur

quand

25:34
Invité politique

on stigmatise les arabes les musulmans les noirs vous savez à qui je pense

25:38
Locuteur

il

25:38
Invité politique

n

25:38
Locuteur

'y a

25:38
Invité politique

pas de statistique ethnique dans ce pays c'est interdit on dit il

25:42
Locuteur

y

25:42
Invité politique

a grosso modo 20% d'étrangers dans les prisons

25:44
Invité

on arrive à

25:45
Invité politique

le savoir par les prénoms d'accord

25:46
Locuteur

mais

25:47
Invité politique

moi je pense

25:48
Locuteur

aux

25:49
Invité politique

policiers

25:50
Locuteur

aux

25:51
Invité politique

gendarmes

25:52
Locuteur

aux

25:53
Invité politique

pompiers

25:54
Locuteur

aux

25:55
Invité politique

agents pénitentiaires

25:56
Locuteur

aux

25:57
Invité politique

militaires

25:59
Locuteur

qui

26:00
Invité politique

sont des gens issus de l'émigration qui sont maghrébins noirs

26:06
Locuteur

arabes musulmans voilà

26:09
Invité politique

à qui je pense

26:10
Locuteur

et

26:10
Invité politique

je vais vous dire autre chose à titre personnel

26:12
Locuteur

moi

26:13
Invité politique

je m'engage dans ce combat parce que

26:14
Locuteur

j

26:15
Invité politique

'ai la double nationalité je suis franco-italien

26:18
Locuteur

et

26:18
Invité politique

ce que l'on dit aujourd'hui ce que ces gens là disent aujourd'hui des arabes etc la submersion

26:25
Locuteur

on

26:26
Invité politique

le disait autrefois des italiens les

26:29
Locuteur

italiens dans certains

26:30
Invité politique

journaux dans les années 30 ils étaient sales ils étaient menteurs ils étaient tricheurs

26:34
Locuteur

ils

26:34
Invité politique

étaient voleurs ils bouffaient le pain des

26:36
Locuteur

français ça

26:37
Invité

a été beaucoup plus loin à la fin du 19ème siècle merci on les a massacrés dans le midi uniquement parce qu'ils étaient italiens on leur disait vous venez voler notre travail voilà merci

26:50
Locuteur

de rappeler ça et

26:51
Invité

il

26:51
Locuteur

y

26:51
Présentateur

a eu des dizaines de morts Alain Dommel Eric Dupond-Moretti on vient de parler longuement du rassemblement national et c'est le thème de votre livre monsieur Dupond-Moretti mais il est aussi question plus brièvement de la France insoumise oui dans les premières pages de votre livre vous dites nous consacrons ce bref extrait à tenter d'expliquer et d'énoncer l'extrémisme de droite mais nous n'ignorons pas je vous cite le danger mortel que représente aussi l'extrême gauche mélanchoniste pour notre pays mouvement antisémite antisioniste

27:21
Locuteur

et

27:22
Présentateur

violent danger mortel que représente l'extrême gauche mélanchoniste

27:26
Locuteur

Alain

27:27
Présentateur

Dommel est-ce que vous partagez une partie du constat qui est très dur d'Eric Dupond-Moretti sur le parti de Jean-Luc Mélenchon

27:33
Locuteur

bon

27:34
Invité

je ne l'aurais pas exprimé de cette façon que bah oui c'est un fait que

27:45
Locuteur

chez

27:45
Invité

les insoumis il y a des dimensions extrêmement respectables utopiques ou sociales etc qui sont une réalité

27:54
Locuteur

et

27:55
Invité

il y a aussi des tentations

27:57
Locuteur

qui

27:58
Invité

sont

28:01
Locuteur

de

28:02
Invité

nature autoritaire

28:04
Locuteur

et

28:04
Invité

avec des arguments qui sont des arguments d'autorité qui ne sont pas des arguments de débat naturel et c'est vrai qu'il y a un danger qui existe de ce point de vue qui n

28:15
Locuteur

'a

28:15
Invité

rien à voir avec celui du Rassemblement National c'est pas du tout ça n'est même pas de même nature

28:20
Locuteur

le danger pour vous du

28:21
Présentateur

RN est plus important

28:22
Locuteur

non c'est pas

28:23
Invité

c'est pas la même chose c'est pas la même chose je veux dire je ne partage évidemment ni l'un ni l'autre ni de près ni de loin

28:34
Locuteur

d

28:35
Invité

'un côté

28:35
Locuteur

il

28:36
Invité

y a

28:37
Locuteur

une

28:37
Invité

utopie

28:38
Locuteur

qui

28:39
Invité

prend des formes qui sont critiquables et peut-être dangereuses

28:43
Locuteur

et

28:45
Invité

peuvent être dangereuses si elles se réalisaient

28:48
Locuteur

ça c

28:50
Invité

'est pour les insoumis

28:52
Locuteur

et

28:53
Invité

de l'autre côté il y a Marine Le Pen et son parti qui font des propositions qui sont

28:58
Locuteur

pas

28:59
Invité

du tout les mêmes

29:00
Locuteur

et

29:01
Invité

qui

29:01
Locuteur

elles

29:02
Invité

aussi ont des dimensions d'autorité

29:05
Locuteur

la

29:05
Invité

seule chose pas la seule chose

29:07
Locuteur

une

29:08
Invité

des dimensions

29:09
Locuteur

et

29:10
Invité

que je crois pas un instant que les insoumis l'emportent alors que je crois tout à fait

29:16
Locuteur

que

29:16
Invité

Marine Le Pen puisse

29:17
Locuteur

gagner

29:18
Présentateur

entre les deux dangers pour vous les deux dangers que vous considérez comme tel quel est le pire je vous fais pas la question traditionnelle peut-être qu'il faudra choisir entre deux bulles est-ce que

29:29
Locuteur

vous mettez

29:29
Présentateur

le signe égal et

29:30
Locuteur

je sais

29:30
Présentateur

que vous répondrez pas c'est pour ça que je vous la pose pas

29:33
Invité politique

mais non mais attendez je veux dire deux petits mots là-dessus si vous m'y autorisez le RN on a besoin de le démasquer parce qu

29:39
Locuteur

'il

29:39
Invité politique

se cache les LF c'est pas du tout alors Mélenchon il se cache pas du tout lui lui c'est pas la stratégie de la cravate

29:47
Locuteur

il

29:47
Invité politique

dit très clairement les choses avec d'ailleurs un immense talent il y a moi qui ai vécu quatre ans à l'Assemblée nationale et au Sénat il y

29:55
Locuteur

a

29:55
Invité politique

pour moi deux grands orateurs il y avait Mélenchon avant qu'il ne soit plus à l'Assemblée et Claude Maluret au Sénat sénateur centriste exceptionnel

30:05
Locuteur

bon

30:06
Invité politique

derrière ça se dégrade un peu

30:08
Locuteur

vous

30:09
Invité politique

savez entre Porte

30:10
Locuteur

qui

30:10
Invité politique

Thomas Porte député à l

30:12
Locuteur

'Effigie sous titre ce que vous dites j'essaye depuis tout à l'heure vous

30:15
Invité politique

avez raison vous avez raison parce que moi je sais donc je pense que tout le monde sait mais Thomas Porte il met le pied sur un ballon à l'Effigie de de monsieur Dussopt c'est monstrueux député socialiste c'était au moment de la loi député

30:31
Locuteur

Macron député Macron oui oui oui oui oui

30:34
Invité

non mais à l'époque il était député

30:36
Invité politique

je

30:36
Locuteur

crois

30:36
Invité politique

non non non non non enfin en

30:38
Locuteur

tout cas l

30:38
Invité politique

'histoire est vraie il était au côté il appartenait au gouvernement d'Elisabeth Borne comme moi d'ailleurs voilà bon ça les injures les invectives on a vu de tout de tout monsieur Delogu etc etc donc il y

30:55
Locuteur

a

30:55
Invité politique

Mélenchon

30:55
Locuteur

tête

30:56
Invité politique

de pont grand orateur mais moi qui raconte tout ce qu'il veut sur un programme économique qu'il aspire de ses voeux

31:08
Locuteur

pourquoi

31:09
Invité politique

pas

31:09
Locuteur

mais

31:10
Invité politique

ce que je lui reproche

31:11
Locuteur

c

31:12
Invité politique

'est les mots qu'il a eus

31:13
Locuteur

qui

31:14
Invité politique

sont pour moi une expression débridée d'un antisémitisme insupportable Epstein Epstein les jeux de mots sur Glucksmann quand il y

31:24
Locuteur

a

31:24
Invité politique

Elbron Pivet président de l'Assemblée nationale

31:26
Locuteur

il avait dit il

31:27
Présentateur

passe son temps à camper à Tel Aviv il a expliqué qu

31:29
Locuteur

'il

31:30
Invité politique

n

31:30
Locuteur

'y

31:30
Invité politique

avait pas de référence au

31:31
Locuteur

camp

31:31
Invité politique

mais bien sûr mais bien sûr vous pouvez imaginer que ce type là ne maîtrise pas les mots et ne maîtrise pas son expression bon il a importé ils ont importé le conflit israélo-palestinien

31:45
Locuteur

en

31:45
Invité politique

France on a vu comment les facs se sont embrasées et dans les facs il y a beaucoup de faunées de Jean-Luc Mélenchon ça je le lui reproche parce que ce qui s'est passé c'est que les juifs la communauté juive

31:57
Locuteur

pas

31:59
Invité politique

dans son ensemble mais une grande partie des juifs de notre pays se sentent insultés bousculés malmenés et sont allés se réfugier chez Mme Le Pen mais ce que l'on a oublié c'est que Mme Le Pen dans une précédente campagne électorale précédente présidentielle demandait aux juifs écoutez ça

32:17
Locuteur

de

32:18
Invité politique

ne plus porter la kippa

32:20
Présentateur

c'était au

32:21
Locuteur

moment

32:21
Présentateur

où le Rassemblement National ou le FN d'ailleurs je crois voulait interdire tous

32:25
Locuteur

les signes

32:25
Présentateur

religieux y compris la kippa et vous savez ce qu'elle a

32:28
Locuteur

dit à l'époque elle a changé

32:29
Invité

là-dessus c'était à propos du voile

32:30
Locuteur

elle a

32:30
Invité politique

changé sur tout et sur le terrain économique on pourrait en parler aussi parce que ce que j'ai vu récemment m'a absolument sidéré mais les juifs devraient faire un effort et la communauté juive par le truchement de ces organisations représentatives lui a dit mais madame l'effort on l'a fait en 42 vous voyez et puis ensuite elle a demandé aux français franco-israéliens c'est une obsession la double nationalité chez eux de choisir la nationalité tout en disant mais si vous choisissez Israël vous pourrez quand même rester dans notre pays bon alors vous savez madame Le Pen bouclier contre l'antisémitisme c'est une vaste plaisanterie ma question était sur Jean-Luc Mélenchon mais votre réponse termine sur Marine Le Pen on part de Jean-Luc Mélenchon qui a tellement bousculé certains de nos compatriotes juifs que Marine Le Pen qui n'est pas folle a compris qu'il fallait leur ouvrir les bras mais c'est ça la réalité de ce qui se passe il faut qu

33:29
Locuteur

'on

33:29
Invité politique

parle aussi pardon du

33:30
Présentateur

climat

33:30
Locuteur

social et économique

33:31
Présentateur

Alain Demelchon parce que c'est important oui mais

33:32
Invité

je veux dire quand même d'un mot parce que moi ce qui me frappe

33:37
Locuteur

alors

33:38
Invité

c'est moins spectaculaire que ce que vous venez de dire mais

33:42
Locuteur

le

33:42
Invité

débat qu'on a

33:43
Locuteur

les

33:44
Invité

arguments qui sont échangés et les propos qui sont tenus et à l'extrême gauche et à l'extrême droite et aussi par simplement dans la vie parlementaire quand on s'échauffe ce sont les années 30 en France c'est le même débat et les années 30 on a vu sur quoi ça a débouché ça a débouché sur les lois raciales et antisémites de Vichy et ce sont les mêmes arguments et moi quand je regarde beaucoup les débats de l'Assemblée évidemment

34:20
Locuteur

il

34:21
Invité

y a des moments où quand il y

34:22
Locuteur

a

34:22
Invité

des interruptions quand il y

34:23
Locuteur

a

34:23
Invité

des invectives

34:25
Locuteur

où

34:25
Invité

je me dis mais on s'est trompé de siècle

34:28
Invité politique

là on a un ministre qui a été traité d'assassin oui oui ça venait de chez les fils mais c'est inouï le niveau de violence verbale mais pardon de le dire ainsi c'est un linguiste qui le dit Bentolila en l'occurrence que j'aime beaucoup après les mots il

34:45
Locuteur

y

34:45
Invité politique

a les

34:45
Locuteur

coups donc

34:46
Invité politique

on est responsable de ce que l'on dit et on est responsable d'une certaine façon de ce que ça peut générer et dans les esprits et dans les faits

34:53
Présentateur

je voudrais qu

34:54
Locuteur

'on

34:54
Présentateur

dise quelques mots de ce qui va se passer demain un peu partout en France 150 cortèges et un ministre de l'intérieur Laurent Nunez cortège contre la vie chère et un ministre de l'intérieur Laurent Nunez qui alerte ce soir contre de possibles épisodes de violence comparables à ceux du 17 octobre 17 octobre 3000 commerces pillés ou vandalisés des scènes que tous les français ont encore en tête est-ce qu'il en fait trop Alain Domène est-ce que vous considérez que Laurent Nunez après avoir sous-estimé le 17 octobre se dit mieux vaut chaque vendredi soir dire que ça va être l'apocalypse le lendemain ou est-ce qu'il faut s'inquiéter ?

35:26
Invité

Je pense que il fait bien entendu de la dissuasion quand il dit ça mais je pense aussi que c'est parce qu'il a des informations et des prévisions il essaye de l'empêcher en dramatisant à l'avance sur ce qui ne s'est pas produit mais avec une multiplicité d'indications qui lui disent ça va se produire

35:48
Invité politique

Bien sûr le 17 octobre d'abord je trouve que Laurent Nunez a assumé un certain nombre de failles qui a présenté sa démission refusée par Emmanuel Macron il a été courageux parce que

36:01
Locuteur

c

36:02
Invité politique

'est pas tous les jours que les ministres présentent leur démission

36:04
Locuteur

je

36:04
Invité politique

peux vous le dire

36:07
Locuteur

aujourd

36:08
Invité politique

'hui et pourquoi il y a eu ces failles pour différentes raisons d'abord parce que on n'avait jamais connu dans ce pays une alliance objective objective de fait entre des black blocs et des pilleurs et des casseurs

36:22
Locuteur

et des

36:23
Invité politique

manifestants

36:23
Locuteur

parce

36:24
Invité politique

que tout ça c'est mélangé

36:25
Locuteur

donc

36:26
Invité politique

on a sous-estimé les choses

36:27
Locuteur

sans

36:28
Invité politique

aucun doute maintenant oui il dit un certain nombre de choses et il a raison il faut quand même qu

36:35
Locuteur

'un

36:36
Invité politique

certain nombre de ceux qui ont envie d'aller casser se disent qu'ils vont se faire gauler et qu

36:41
Locuteur

'ils

36:41
Invité politique

vont se faire juger et juger sévèrement ça n'est pas inutile bon donc là les dispositifs sont renforcés

36:48
Locuteur

et

36:49
Invité politique

ensuite il y a quand même moi je le dis toute une discussion notamment syndicale pour dire que au fond la France serait liberticide et on l'entend encore aujourd'hui au sujet

37:04
Présentateur

du

37:04
Locuteur

cortège de la manifestation parisienne

37:07
Présentateur

je redis un mot encore une fois parce qu'il

37:09
Locuteur

y a

37:09
Présentateur

beaucoup de téléspectateurs qui nous rejoignent en cours de route et tous n'ont pas suivi le feu la CGT avait demandé à pouvoir manifester entre la place de la Bastille et la place de la Nation à l'intérieur de Paris le préfet de police a dit non vous irez manifester du côté des boulevards des Maréchaux en périphérie la justice administrative a donné raison à la CGT ce soir en disant vous pourrez bien manifester regardez la carte c'est là où c'est écrit

37:34
Locuteur

en vert autorisé

37:35
Présentateur

vous pourrez bien manifester le conseil d'état c'est ce qu'on apprend ce soir information BFM TV va se réunir à partir de

37:40
Locuteur

22h 22h

37:42
Présentateur

ce soir pour

37:43
Locuteur

savoir

37:43
Présentateur

si finalement le cortège de la CGT et celui des gilets jaunes pourra bien avoir lieu à l'intérieur de Paris pardon pourquoi c'est si compliqué est-ce que c'est normal que

37:54
Locuteur

12h avant

37:54
Présentateur

un

37:54
Locuteur

cortège aussi

37:55
Présentateur

important et potentiellement aussi à risque que les gens ne sachent pas où aller

37:59
Invité politique

je vais vous dire pourquoi c'est compliqué monsieur Fauvel

38:02
Locuteur

tout

38:03
Invité politique

simplement parce que nous sommes dans une démocratie n'en déplaise à certains

38:08
Locuteur

mais

38:08
Présentateur

la démocratie elle ne

38:09
Locuteur

peut

38:09
Présentateur

pas se taper

38:09
Locuteur

le jeudi plutôt que le vendredi soir

38:11
Invité politique

une démocratie qui respecte l'état de droit donc il

38:13
Locuteur

y a

38:13
Invité politique

une décision qui a été rendue en première instance le ministre de l'intérieur a légitimement interjeté appel et il est dans son droit le plus absolu le conseil d'état va se réunir je pensais qu'il allait se réunir demain matin mais c'est ce soir je pense qu'en Russie il n'y

38:30
Locuteur

a

38:30
Invité politique

pas de recours devant les juridictions administratives

38:34
Locuteur

mais moi je

38:35
Invité politique

vais vous dire quelque chose qui peut choquer

38:36
Locuteur

le

38:37
Invité politique

17 octobre c'est une folie telle que nous n'en avons jamais connue c'est des gens qui travaillent dont l'outil de travail a été mais saccagé des boulangers des restaurateurs des d'autres commerçants enfin on voit des images et puis et

38:56
Locuteur

puis et des

38:57
Invité politique

pillages bien sûr et puis l'effet l'image exportée dans le monde entier certains s'en régal Donald Trump et d'autres sans doute bon

39:07
Locuteur

moi

39:08
Invité politique

je vais vous dire quelque chose si j'étais un responsable syndical de haut niveau

39:12
Locuteur

et

39:13
Invité politique

bien j'accepterai le tracé qui m'est proposé par le préfet parce que il y a au moins une certitude c'est que il n'y a pas le nombre de commerçants

39:22
Locuteur

que

39:22
Invité politique

nous allons retrouver sur l'autre trajet et on peut être un peu plus responsable et pardon de vous dire encore une chose battre

39:30
Locuteur

le pavé mais Alain Demel

39:31
Présentateur

s'impatiente

39:32
Locuteur

poliment

39:33
Invité politique

poliment

39:34
Locuteur

toujours poliment

39:34
Invité politique

pardon excusez-moi je ne veux pas que vous soyez impatienté plus longtemps je terminerai mon propos après je vous en prie est

39:42
Présentateur

-ce que c'est raisonnable Alain tout simplement d'aller manifester à l'intérieur de Paris deux semaines après le 17 octobre Eric Dupond-Moretti dit non moi je

39:50
Locuteur

n'ai pas eu le temps de finir je

39:51
Présentateur

résume votre

39:52
Locuteur

propos je

39:52
Invité

pense qu'il n

39:55
Locuteur

'y

39:55
Invité

a pas d'hésitation dans la réponse ce qui s'est passé était déplorable et il ne faut pas accepter même l'hypothèse que ça puisse se reproduire demain voilà donc il faut évidemment interdire les trajets internes et repousser ça le périphérique

40:12
Locuteur

ce qui n'est

40:12
Présentateur

pas la situation alors on se parle mais

40:14
Invité

je sais bien où les risques de destruction et de pillage sont infiniment moins nombreux

40:20
Locuteur

qu

40:21
Invité politique

'est-ce que qu'est-ce que dira la CGT si jamais le parcours qu'elle souhaite qu'elle appelle de ses

40:27
Locuteur

voeux

40:28
Invité politique

et le parcours du thomas ouais ouais et que ça fracasse de partout parce que pardon

40:34
Locuteur

nous

40:34
Invité politique

savons nous

40:35
Locuteur

savons

40:35
Invité politique

que des manifestants vont amener à leur côté involontairement pour beaucoup d'entre eux qui viennent manifester pour revendiquer un certain nombre de choses bon nous savons que ça attire évidemment les pilleurs les black blocs les casseurs les types d'ultra droite les types d'ultra gauche etc donc on le sait et alors on ne prend pas un certain nombre de précautions on ne se dit pas on pourrait peut-être manifester dans trois semaines quand les choses seront apaisées accepter un parcours etc le tout c'est quoi c'est d'exprimer la contestation ou d'exprimer la contestation là où on sait que les vitrines vont être brisées enfin bon

41:12
Présentateur

sang

41:13
Locuteur

Alain

41:14
Présentateur

Dommel est-ce que la justice administrative il y

41:15
Locuteur

a

41:15
Présentateur

des juges qui ont pris cette décision aujourd'hui décidant d'autoriser ce cortège à l'intérieur de Paris dans la balance a mis un peu trop les libertés publiques et un peu trop bas la question des violences éventuelles et des pillages

41:29
Invité

ça n'est pas la première décision de la justice administrative qui m'étonne et qui me navre

41:36
Locuteur

oui

41:37
Présentateur

ça veut dire qu'ils ne sont pas conscients les

41:39
Locuteur

juges ça

41:40
Présentateur

veut

41:40
Locuteur

dire

41:41
Présentateur

ils ont regardé ce

41:42
Locuteur

qui s'est passé comme nous ça veut dire

41:43
Invité

qu'ils font passer ce qu'ils ont appris dans les livres avant ce qui se produit dans la rue mais et que ce décalage ce sont deux univers et si on reste dans le premier on ne comprend pas ce qu'il y a dans le second et les risques ne viennent pas des premiers mais du second

42:01
Présentateur

merci beaucoup Alain Dommel merci beaucoup vous ne me

42:04
Locuteur

laissez

42:04
Présentateur

pas la parole en

42:04
Locuteur

dernier là-dessus parce que je ne suis pas tout

42:06
Présentateur

à

42:07
Locuteur

fait d'accord comme j'anime ce débat chaque

42:08
Présentateur

semaine je sais que d'abord c'est Alain qui termine et que sinon ça ne se termine jamais et qu'Alice Darfeuil qui est en train de nous rejoindre là prendra l'antenne à 22 23

42:19
Locuteur

23h30 et c'est elle qui s'impatient à

42:21
Présentateur

la

42:22
Locuteur

bordeaux

42:22
Présentateur

Alice Darfeuil merci Eric Dupond-Moretti décidément non le RN secoue nous ne pouvons pas terre publié chez Plon écrit avec Roselyne Bachelot merci beaucoup à tous les deux bon