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Discours / meetingPFA - Plateforme automobile· 5 novembre 2025 25 minAutoproduitFond programmatiqueTransportsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Intervention du Ministre Roland Lescure à la #JournéeDeLaFilièreAuto

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:36Roland LescureFait
    « le libre échange, c'est pas une religion. Le libre échange, c'est une règle de marché économique à laquelle moi j'ai plutôt tendance à croire mais qui ne fonctionne que si tout le monde joue avec les règles. »
  • 4:19Roland LescureChiffre
    « On a mis en place un certain nombre de mesures qui fonctionnent. Il y a 2 ans, les parts de marché des véhicules électriques européens étaient en dessous de 50 %, on est aujourd'hui au-delà de 50 %. »
  • 5:01Roland LescureFait
    « La première voiture électrique vendue en France, Jean-Dinique Senarella, c'est une R5. Elle est fabriquée à Douet et j'en suis extrêmement fier. »
  • 6:24Roland LescureFait
    « je ne souhaite pas que les fêtes de l'Europe soient grandes ouvertes alors qu'elles sont fermées ailleurs. »
  • 8:33Roland LescureFait
    « Le meilleur matériaux rare, le meilleur métal rare, le meilleur minerai, euh en tout cas le moins cher, c'est celui qu'on ne va pas extraire au fond. »
  • 10:37Roland LescureFait
    « Est-ce que c'est envisageable ? Et comme les Américains l'ont fait aussi dans l'Inflation Reduction Act, l'IRA, il y avait aussi des subventions à l'OPEX. »
  • 19:45Roland LescureFait
    « vous disiez attention au ral fiscal. Là, on est 3 semaines après 3 semaines après des débats à l'assemblée sur le budget. »
  • 20:25Roland LescureChiffre
    « La taxe sur les multinationales qui rapportent soit-disant 30 milliards d'euros, c'est plus de l'axon magique. J'ai dit que c'était de la sorcellerie. »
  • 21:51Roland LescurePromesse
    « On ne peut pas avoir des déficits extrêmes. Il faut qu'on soit en dessous de 3 % en 2029 et on ne peut pas avoir non plus des impôts délirants et des dépenses délirantes. »
  • 22:35Roland LescureChiffre
    « La croissance française est forte. On est plus fort que l'Italie. On va plus vite que l'Allemagne, on va plus vite que la moyenne de l'Europe. »

Temps de parole

  • ?100 %

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0:09
Locuteur

Bonjour monsieur Bonjour monsieur le ministre et merci d'être avec la filière automobile. La matinée était dense. Vous n'avez pas que des amis dans la salle mais vous en avez beaucoup. Euh on va évidemment parler des sujets qui fâchent. On va commencer par 2035. On va parler tout de suite de l'éléphant qui est dans la pièce. 2035. On sait que la France a un peu surpris l'industrie en nétant pas aligné notamment sur les Allemands et les Italiens lors du dernier conseil environnement. Vous allez nous dire pourquoi. J'imagine que derrière et comme on est entre nous, il y a une stratégie de négociation.

Euh mais d'abord pourquoi effectivement avoir au nous assemble enfin en tout cas ça nous assemble au dernier moment avoir eu la main qui hésitait. Euh ben merci à vous d'abord.

Merci de tout ce que vous faites pour l'industrie en général dans le journal dont vous dirigez la publication et merci à monsieur le président Cherluc de tout ce que de tout ce que tu fais depuis déjà de nombreuses années pour rassembler la grande famille de l'industrie automobile française et dans un cadre européen auquel je sais que tu es très sensible aussi auquel tu travailles pour s'assurer que vous travaillez ensemble vers une direction qui est celle évidemment de la prospérité pour vous pour vos salariés mais aussi pour les ménages et de la décarbonation qui je pense est aussi un objectif qu'on partage tous euh 2035. D'abord, pourquoi on parle de 2035 ?

parce qu'on a souhaité il y a quelques années donner cet objectif commun à l'industrie et je dois reconnaître déjà qu'à l'époque il y avait quelques voies qui s'élevaent pour le juger si ce n'est trop ambitieux en tout cas peut-être un peu trop contraignant mais je pense que si on avait pas donné cet objectif on aurait pas fait tous les investissements que vous avez fait tous les investissements que nous avons fait parce que j'ai pas des amis dans la salle mais j'espère que j'ai des constructeurs reconnaissants quand même parce qu'on a beaucoup contré développement de la filière et pas pour vous faire plaisir, pas pour nous faire plaisir parce qu'on est convaincu que c'est ce qu'il faut faire.

Euh à la fois du côté de la demande, les aides à l'achat, les bonus dont je rappelle qu'ils ont été depuis 2 ans réservés aux véhicules européens. On y reviendra parce que je pense c'est important en tout cas réservé aux véhicules qui sont proprement euh proprement produits. Donc on a donné cet objectif à la filière. Je pense qu'il a il a permis d'engager des investissements, permis d'aligner tout le monde, y compris dans le dans la famille de l'automobile qui est représenté aujourd'hui. Et il faut reconnaître qu'à ce stade, en tout cas, on en parlait tout à l'heure, le marché n'est pas encore au niveau où on l'espérait.

Et donc c'est vrai que quand on a un marché qui est pas encore qui est pas encore au niveau et je parle évidemment du marché des véhicules électriques, on doit être à 18 % des ventes. Là on en espérait 25 et sans doute au-delà assez vite. On se retrouve un peu coincé et donc il faut qu'on s'interroge en européen sur la manière d'adapter la réglementation. Moi, je veux être très clair avec vous là-dessus. Flexibilité oui. Naïveté non.

Donc nous sommes prêts à faire preuve de flexibilité sur les objectifs très contraignants de 2037 qui consistent 2035 pardon qui consiste à dire on ne vend plus que des véhicules électriques en Europe et le stock s'adaptera mais à condition que ces flexibilités profitent à celles et ceux qui sont dans la salle et pas à celles et ceux qui sont dans une autre salle à des milliers de kilomètres de là pour avoir la même conversation. Moi je souhaite, nous souhaitons, le président de la République souhaite que la flexibilité qu'on envisage pour 2035 s'accompagne d'une préférence réelle pour le mettre in Europe, pour le fabriquer en Europe.

parce que tout ce qu'on lâchera, j'allais dire, doit vous bénéficier à vous tous et à vous toutes et faire en sorte que face à une concurrence qui est aujourd'hui extrêmement pregnante et pas tout à fait loyale, on puisse se battre avec nos armes. Parce que moi, je vais vous dire une dernière chose avant de répondre à votre prochaine question qui, j'en suis sûr, sera encore plus difficile que la première, c'est que le le libre échange, c'est pas une religion. Le libre échange, c'est une règle de marché économique à laquelle moi j'ai plutôt tendance à croire mais qui ne fonctionne que si tout le monde joue avec les règles. On ne peut pas être les derniers à jouer avec les règles.

On a eu des subventions extrêmement importantes dans une partie du monde qui ont bénéficié à l'industrie automobile qui est aujourd'hui très compétitive et on a des tarifs dans une autre partie du monde qui visent à protéger une industrie mais au détriment de la nôtre. Et donc on doit nous aussi tout en restant ouvert à la concurrence et j'imagine que le commissaire européen vous le dira tout à l'heure être capable de protéger notre industrie pour que nous soyons certes propres, certes prospères, mais que ça bénéficie à l'industrie de chez nous et pas seulement à l'industrie d'ailleurs. On a mis en place un certain nombre de mesures qui fonctionnent.

Il y a 2 ans, les parts de marché des véhicules électriques européens étaient en dessous de 50 %, on est aujourd'hui au-delà de 50 %. La première voiture électrique vendue en France, Jean-Dinique Senarella, c'est une R5. Elle est fabriquée à Douet et j'en suis extrêmement fier. Donc ça marche quand on est capable de dire nous on va mettre de l'argent public mais on va en faire profiter celles qui avant tout ont été construites dans un bilan environnemental sain. Ça marche. Donc il faut qu'on continue à le faire. Il faut qu'on s'adapte à vos enjeux et qu'on fasse preuve de flexibilité. Mais avec du M Europe, s'il vous plaît.

Si on va un peu dans le détail, sans être technique 2035, on est d'accord, on change pas l'objectif. Le chef de l'État l'a rappelé, vous l'avez rappelé à l'instant. Mais ça veut dire quoi seulement des véhicules électriques en 2035 ? Nos amis allemands nous ont dit tout à l'heure, ça peut-être vouloir dire des véhicules électrifiés, c'està-dire est-ce que un véhicule hybride qu'on briderait d'ailleurs à qui on imposerait d'être rechargé régulièrement par exemple, c'est possible. Les équipes entiers nous disent qu'on sait faire ça. Ça vous avez dit non pour l'instant vous avez dit c'est non mais on est dans une négociation européenne. Vous savez comment ça marche une négociation européenne ?

tant qu'on a pas abouti, on n pas abouti et en général on aboutit plutôt à minuit- 1 qu'à minuit - 5, voire même à 23h. On est encore à 23h, donc on va continuer les les négociations. Mais vous avez devant vous un ministre qui est également ministre de l'énergie qui s'est battu comme un chien pour qu'on reconnaisse dans la décarbonation des industries énergétiques ce qu'on appelle la neutralité technologique. Donc je vais pas, je suis pas complètement schizophrène, défendre la neutralité technologique d'un côté et ne pas la comprendre de l'autre. Mais attention, moi je ne souhaite pas que les fêtes de l'Europe soient grandes ouvertes alors qu'elles sont fermées ailleurs.

Ça veut dire ça veut dire quand je vous écoute que vous voulez qu'en contrepartie par exemple on parle du contenu local et que bien sûr mais c'est indispensable et c'est pas seulement indispensable, j'allais dire pour celles et ceux qui aujourd'hui fournissent les grands constructeurs automobiles en France et ailleurs en Europe. C'est indispensable pour notre souveraineté. On a des véhicules qui sont de plus en plus intelligents, si je puis dire, qui sont de plus en plus finalement des ordinateurs embarqués à roue que uniquement des objets de mobilité.

Moi, je souhaite qu'on puisse avoir la main sur tout ce que ça comporte, sur les données, sur l'intelligence, sur notre capacité à les utiliser et les valoriser ces données. Donc évidemment, il faut qu'on fasse ça avec à terme l'objectif d'en exporter dans le monde entier, mais commençons déjà par nous et assurons-nous qu'on soit organisé pour que vraiment la flexibilité nous bénéficie à nous et peut-être accessoirement à d'autres, mais d'abord à nous. Enfin, je je ne comprends pas qu'on puisse être en désaccord avec cette cette au fond cette assertion qui est finalement de bon sens.

Comme on a affaire à des spécialiste, on peut vous avez raison de dire que effectivement il faut pas louper cette étape intermédiaire. Il faut pas ne vendre que des voitures chinoises en 2035 parce qu'on aura vous qui l'avez dit hein. Euh l'autre l'autre élément l'autre argument c'est de se dire OK pour le le le contenu local. Euh est-ce qu'il y a d'autres choses qu'on peut euh sur lesquelles on peut mettre des nuances sur cette euh Non mais non mais non bien sûr euh il y a des enjeux de recyclabilité, d'économie circulaire qui fait queon peut aussi envisager on a un problème énorme de dépendance aujourd'hui sur les matériaux rares, sur les minerais de base, sur les terres rares.

La meilleure énergie c'est celle qu'on consomme pas. Donc moins nos véhicules consomment moins d'énergie. Moi, on sera dépendant des producteurs d'énergie hydrocarbure qui sont encore très présents sur le marché. Le meilleur matériaux rare, le meilleur métal rare, le meilleur minerai, euh en tout cas le moins cher, c'est celui qu'on ne va pas extraire au fond. Donc on a un certain nombre de règles aussi Stéphane Séjourné pourra vous en parler qu'on met en place pour avoir des critères de recyclabilité, d'économie circulaire dans les batteries et autres. Tout ça c'est je pense utile pour la planète mais aussi utile pour l'industrie parce que ça nous permet d'avoir des avantages compétitifs.

On a une industrie du recyclage en France en Europe qui est pas à ce stade présent ailleurs. Donc il faut en profiter. Euh je voudrais aussi vous dire quand même que on sera vainqueur si avant tout on est compétitif, productif et innovant. Et je parle à une une industrie qui s'est transformée en profondeur. Visiter une usine de véhicule aujourd'hui d'assemblage, évidemment ça n'a plus rien à voir avec celle qu'on visitait il y a 50 ou 60 ans. Mais visiter une usine Valléo, visiter une usine Forvia, visiter y compris un atelier de décoltage dans la vallée de larve, ça n'a rien à voir avec la manière dont ça fonctionnait à l'époque. Vous avez déjà beaucoup beaucoup innové.

J'espère que vous savez qu'on vous a aussi beaucoup aidé. Euh je pense qu'on a mis des milliards d'euros dans l'industrie traditionnelle. On a aussi mis des milliards d'euros dans l'industrie de la batterie avec des gigas factory. Et il faut qu'on continue à le faire. Je pense qu'il faut qu'on arrive à se protéger ensemble. Je pense il faut qu'on arrive à se donner des normes ambitieuses qui permettent d'avancer ensemble vers un objectif mais suffisamment flexible pour pas nous envoyer dans le mur. Mais il faut aussi avant tout qu'on continue à innover. On parlait tout à l'heure des milliards et des milliards d'investissements qui ont été faits en Chine dans l'innovation.

Il y a quelques années, il vendait avant tout des véhicules pas chers. Ils vendent maintenant des véhicules qui sont bons et pas chers. Et donc, il faut qu'on continue à innover pour faire des véhicules qui sont bons et pas trop chers. Alors, vous parliez de Giga Factory. Tout à l'heure, on avait le le PDG de Mercedes-Benz qui a lancé un peu un cri d'alarme sur la rentabilité à moyen terme de des Giga Factory. Il a déjà certains projets qui ont auquel on a renoncé, il y en a d'autres qui sont là mais qui dont la survie économique nous a-t-il dit est menacé.

J'imagine d'y parler de sa JV notamment avec avec Stellantis et il réclamait non seulement des aides comme il en a eu sur l'installation mais des aide comme les Chinois l'ont fait sur l'exploitation. Est-ce que c'est envisageable ? Et comme les Américains l'ont fait aussi dans l'Inflation Reduction Act, l'IRA, il y avait aussi des subventions à l'OPEX. Euh c'est pas dans la logique euh européenne, hein. On a eu beaucoup de débats euh avec la Commission européenne notamment autour de ces sujets.

On a quand même réussi à faire bouger l'Europe, hein, au moment de l'invasion en Ukraine, on a réussi à introduire euh la possibilité de faire par exemple des crédits d'impôts qui sont une certaine forme d'appui aux OPEX qui vont au-delà de la subvention traditionnelle ou du prêt bonifié au CAPEX. euh et on l'a obtenu pour un certain nombre de verticales qui sont les panneaux solaires, les pompes à chaleur, les batteries électriques et une ou deux autres, l'hydrogène et une 5e dont j'ai oublié. Et et donc ça, on a réussi à faire bouger. On a réussi à faire bouger dans des circonstances exceptionnelles.

C'estàd c'était vraiment lié à l'invasion en Ukraine qui malheureusement est toujours en place d'ailleurs et je pense que quand on commence à faire bouger l'Europe, on peut peut-être espérer aller un peu plus loin. Mais c'est vrai que on a encore je pense en Europe une volonté de préserver et c'est tout à fait louable mais quand on est le dernier dans la salle à le faire c'est plus compliqué. les règles du jeu du commerce international. Et c'est vrai que l'Europe s'est beaucoup construite sur une logique de marché unique d'inscription de l'Europe dans une logique de compétitivité internationale. Faut pas qu'on soit les derniers avis de la clèche à à appliquer ces ces règles.

Et donc il faut qu'on intègre davantage notre capacité à la fois à innover, à la fois à protéger, à la fois à accompagner financièrement des filières qui au moins en début de cycle de production peuvent avoir des années difficiles. et on est clairement au cœur de ce de ce de ce creux pour une certaine partie de ces industries. Il y a un autre mot qu'on a beaucoup entendu, c'est presque un gros mot maintenant, c'est la réglementation, l'excès de réglementation européenne et française par rapport à nos concurrents, par rapport au concurrents américains ou chinois.

Et donc ce que nous disent les industriels, c'est que une partie, peut-être pas tout, il y a peut-être aussi les hausses de prix, mais une partie euh du fait que voiture soit trop cher aujourd'hui, c'est parce que il y a un excès de réglementation qui s'applique un petit peu de manière indifférenciée à tous les types de véhicules. Il y a cette idée peut-être d'assouplir un peu cette recommandation pour des voitures qui n'ont pas besoin d'un tel niveau de sécurité. par exemple les petits trajets, les trajets urbains, les petites voitures électriques. Est-ce que Non, mais on peut pas on peut pas être contre la vertu et contre la paix dans le monde.

C'està-dire que un excès de de normes euh risque de d'étouffer nos industries. Maintenant, vous savez, vous êtes dans l'industrie et heureusement, on est dans une des industries les plus régulées au monde parce qu'on envoie quand même des hommes et des femmes sur des autoroutes lancées à 110 ou 120 à l'heure ou dans des villes lancées à 30, 40 ou 50 à l'heure avec des piétons, des vélos. Donc la réglementation, la norme, j'allais dire vous vivez avec depuis longtemps et on va continuer à vivre avec et les enjeux de véhicules autonomes vont se traduire par des nouvelles normes.

Donc il y a un enjeu sans doute un peu de culture européenne et même un peu française qui est que la norme, elle est souvent extrêmement codifiée et parfois peut-être un peu trop normée. Et ça, il faut qu'on change de culture en France. Je pense qu'on a commencé à le faire avec la simplification des projets industriels dans le cadre de la loi industrie verte avec un certain nombre de euh d'investisseurs internationaux qui pensent depuis 7 ans, année après année, que la France est quand même le meilleur endroit pour investir en Europe, c'est qu'on a dû défaire des des choses bien pour les attirer. Ce qui est compliqué parfois pour vous, c'est la la somme des deux couches quoi.

Il y a des choses qui se passent en France sur les installations d'usine ou autres puis il y a des choses qui se passent en Europe. On a porté un agenda de simplification. Le président de la République et les chancelers allemands sont extrêmement alignés dessus et ça a pas toujours été le cas dans les derniers tandemes si je puis le dire ainsi et quand la France et l'Allemagne décident d'avancer ensemble en en en général pardon le l'Europe avance aussi mais j'en parlais avec mon homme également il y a quelques semaines. Il y a rien de plus compliqué que la simplification. Donc, il faut qu'on arrive de manière euh assez efficace à identifier quelques règles simples qu'on peut simplifier.

Vous l'avez dit par exemple, bah c'est vrai que les normes d'accompagnement à la conduite, s'il s'agit d'un petit véhicule qui va faire essentiellement de l'urbain, c'est peut-être pas tout à fait aussi prnant que celles qui sont sur l'autoroute et qui de ce fait ont sauvé quand même beaucoup de vie. Donc, faut qu'on arrive à être pragmatique là-dessus. Euh moi, j'aurais tendance à à vous dire aidez-nous à vous aider. Aidez-nous à vous aider. Que hurler contre les normes, c'est utile, mais proposer des alternatives, c'est indispensable. Euh entrer dans un dialogue qui est un dialogue constructif plutôt qu'un dialogue de réaction. Et c'est en général ce que vous faites d'ailleurs.

En tout cas, c'est ce qu'on fait quand nous on échange avec Luc et et ses équipes. C'est extrêmement utile. Vous connaissez l'industrie mieux que personne. Vous avez face à vous des gens qui la comprennent quand même et qui l'aiment. En général, on aime en Europe l'industrie automobile. Essayons d'avancer de manière aussi constructive que possible dans un dialogue d'écoute à écoute où on comprend l'un les autres les enjeux des autres et des uns pour avancer ensemble. On se rend compte à quel point cette industrie fait partie de notre souveraineté aujourd'hui he je pense qu'on en a tous bien conscience.

Elle fait partie aussi de de la la dubisme de notre économie en terme de d'emploi créé, d'industrie. Ça c'est ce sont vos objectifs l'industrialisation, la souveraineté. Comment on fait en sorte que ces groupes mondiaux maintenant tout à l'heure on avait évidemment Antonio Philosal patron de Cellantis garde une petite part d'identité française ? Et parce que je dis ça parce que le gouvernement italien, on voit à quel point ils ont été présents et et actifs dans les dernières années sur le fait de conserver àellentis aussi cette dimension italienne par les implantations du V. Est-ce que c'est nécessaire, contre-productif ?

Quelle est votre appréciation sur ce le rôle de l'État par rapport à ces champions encore nationaux ? Non, mais vous vous parlez à un ministre qui depuis 8 ans a décidé de quitter euh une vie euh différente dans un monde différent, dans un pays différent pour rejoindre un engagement politique très fort qui nous a conduit, j'étais à l'assemblée puis au gouvernement, puis à nouveau au gouvernement euh sous l'impulsion du président de la République avec un certain nombre d'engagements très forts et j'allais dire pas seulement du gouvernement. Les présidents de région ont aussi été présents dans cette politique de réindustrialisation.

Les présidents d'intercommunalité, on a aligné tout le monde auprès d'une grande cause qui était il faut qu'on refasse de la France une grande nation industrielle, souveraine, écologique et compétitive. Et franchement, on a peut-être pas tout bien fait depuis 8 ans, mais de ce point de vue-là, on n pas trop mal réussi. On est le pays le plus attractif d'Europe, je l'ai déjà dit. On a réinstallé des usines, on a recréé de l'emploi industriel. Donc je peux pas vous dire tout ça et vous dire finalement le drapeau français ça m'est égal.

Moi quand je vois un produit que ce soit la cocotte minute, la Renault 5 ou la fusée ariane dont toute une partie a été conçue, créée, fabriqué et accessoirement vendu en France parce qu'il faut qu'on arrive à les vendre, j'en suis extrêmement fier. Donc je suis un européen convaincu. Je suis aussi convaincu que l'Europe c'est ni la Chine ni les États-Unis et qu'on garde ces identités nationale très forte y compris d'ailleurs au sein de groupes transnationaux comme Celantis. Dire une Fiat c'est une Fiat, une Peugeot c'est une Peugeot et une Jeep c'est une Jeep. Quelle que soit la volonté du groupe d'introduire des efficacités dans ces chaînes de production.

Donc non je pense que on a besoin de garder cette cette fierté. Elle participe aussi à notre image à l'exportation. Bien, les secteurs français qui exportent le plus aujourd'hui dans le monde sont connus parce que ils font partie de l'image d'excellence à la française. Et je pense qu'il faut qu'on ait ça en tête à chaque fois qu'on investit dans une industrie, que ce soit l'industrie automobile, que ce soit les pompes à chaleur, que ce soit les panneaux solaires, vous savez qu'aujourd'hui on continue et juste juste juste à créer plus d'usines qu'on en détruit en France. C'est essentiellement grâce aux industries de la décarbonation, les batteries, les panneaux solaires, les pompes à chaleur.

Et donc faut qu'on continue à faire ça et que le fabriquer en France, il y a le salon du fabricant en France, je pense que c'est jeudi à la porte de Versailles et c'est ouvert au public samedi et dimanche. Donc allez-y. C'est c'est un c'est un c'est un salon qui au fond démarrait doucement il y a quelques années, qui est un des salons qui a le plus de succès en France parce que je pense que ça raisonne aussi avec une volonté des Français et des Français d'exister et d'exister dans le monde.

Je pense que beaucoup de gens dans la salle peuvent être d'accord avec vous sur ce que vous venez de dire sur cette ces efforts qui ont été faits pour euh réindustrialiser pour rendre l'économie compétitive. Mais vous-même il y a 3 semaines dans les échos, vous disiez attention au ral fiscal. Là, on est 3 semaines après 3 semaines après des débats à l'assemblée sur le budget. Je pense que beaucoup dans la salle là se disent qu'on y est au ralvol fiscal notamment pour les entreprises. Est-ce qu'on n'est pas en train de tout détricoter ? Non. Alors, j'ai jamais été très bon en tricot, mais le tricot c'est une maille à l'endroit, une maille à l'envers.

C'est vrai qu'on a ces derniers jours fait quelques mailles à l'envers. Bon, il y en a un certain nombre qui ont été votés qui n'ont entre nous aucun sens. Je l'ai dit à l'assemblée, je l'ai dit dans la presse et je le redirai et qui j'espère vont être à leur retour détricoté dans les semaines qui viennent à l'examen à à l'occasion de la suite de l'examen parlementaire. On peut décider qu'on va taxer le monde entier pour régler notre problème de déficit budgétaire, ça ne marchera pas. Donc il y a un certain nombre de choses qu'il va falloir retravailler. La taxe sur les multinationales qui rapportent soit-disant 30 milliards d'euros, c'est plus de l'axon magique.

J'ai dit que c'était de la sorcellerie. Elle est évidemment contraire à tous nos engagements internationaux. Euh je veux pas vous dire que c'est facile ce qu'on est en train de faire. On est clairement en train d'inventer une méthode politique en France qui est appliquée à peu près partout dans le monde mais que nous on n pas l'habitude d'appliquer. C'est de négocier, de trouver des compromis, de faire un pas vers l'autre avec des gens auxquels on est extrêmement apaisé opposé pardon sur plein de sujets parce qu'on considère qu'au fond il faut que la France ait un budget et c'est la moindre des choses. Et donc chacun défend ses convictions dans ce débat.

Il faut reconnaître que la gauche française titre de gouvernement reste quand même assez dans une logique que les anglais appellent de taxe and spend. On taxe et on dépense là ou d'autres dont on fait partie en une vision plus libérale des choses. Mais on est en train de converger progressivement et donc est-ce que ce sera j'espère qu'on l'aura un budget qui me plaît à 100 %. Non. Moi, j'ai deux objectifs très clairs dans le casre de ces discussions budgétaires et je les répète à Noséam en public et en privé avec ceux à qui je discute le respect du cadre budgétaire d'ensemble. On ne peut pas avoir des déficits extrêmes.

Il faut qu'on soit en dessous de 3 % en 2029 et on ne peut pas avoir non plus des impôts délirants et des dépenses délirantes. C'est c'est vraiment le cadre d'ensemble que je que je préserve. Et surtout, j'allais dire mon rôle, c'est de m'assurer que ce qu'on fera du côté budgétaire n'a pas d'impact délétaire sur l'activité économique parce qu'on peut inventer 50 milliards d'impôts, je suis sûr qu'on en est capable, 50 milliards de dépenses mais si l'économie française est asphyxiée au passage, on aura perdu. Et de ce point de vue-là, merci à tous et à toutes qui possaient pour que ça arrive. Pour l'instant, ça va. La croissance française est forte. On est plus fort que l'Italie.

On va plus vite que l'Allemagne, on va plus vite que la moyenne de l'Europe. Le 3è trimestre a été excellent et ça a été grâce à l'investissement et à l'exportation. Donc merci à tous et à toutes. Il faut qu'on continue ça. Donc il faut qu'on lève l'incertitude politique. Et ça je reconnais que c'est un coût parce que ce sera un budget qui est pas mon budget idéal dans lequel il y aura sans doute un peu plus d'impôts que ce que je rêvais et peut-être un peu plus de dépenses que ce que j'espérais.

Mais cette instabilité politique, vous le savez, elle joue sur des inquiétudes économiques et donc il faut qu'on la lève de manière à ce qu'on retrouve la voie de l'investissement, la voie de l'exportation. Voilà, ça va nécessiter des compromis. J'espère qu'on va y arriver. Moi, je suis assez confiant sur le fait qu'on va y arriver, mais je peux vous dire une chose, c'est que c'est pas facile tous les jours. Vous allez organiser dans quelques jours un un choose France pour les les investisseurs français. Il était peut-être temps. Alors, c'est pas à Versailles hein, je suis un peu déçu. Mais euh quels sont les messages que vous allez que vous allez faire passer ?

Mais bon, d'abord c'est pas un Versailles parce que vous vous connaissez Versailles et qu'on a pas besoin de vous inviter à Versailles pour que vous veniez discuter des sujets qui vous sont chers. Non, mais d'abord remercier les entreprises françaises qui font le choix de la France. Il y en a encore beaucoup. Il y en a beaucoup dans la salle euh qui ont décidé soit de rester en France, soit même de réinstaller des activités en France, de montrer euh et je sais que c'est difficile parce qu'on parle que de budget ces temps-ci, donc on parle de beaucoup de choses qui vous impactent mais sont pas nécessairement le cœur de votre activité. montrer que pendant les travaux, la vente continue quoi.

Pendant les travaux budgétaires, il y a des gens qui bossent, il y a des gens qui investissent, il y a des gens qui exportent, il y a des gens qui souhaitent former des talents. Et ça pour moi, c'est un message très important. Innovation, intelligence artificielle, compétitivité, excès de normes qu'il faut simplifier, tout ça c'est des sujets qui sont pas des sujets budgétaires. C'est des sujets qui sont pour autant essentiels pour qu'on continue à bosser ensemble et à bosser chez nous. Fallo que je file parce que le Parlement m'attend pour les questions. Je pense que tout le monde est invité évidemment le 17 novembre.

Ah bah bien sûr, vous êtes tous bienvenus à la maison de la chimie, c'est quand même pas mal. Et puis c'est une belle une belle maison emblématique de l'industrie française. J'allais dire vous n'êtes pas invité à l'Assemblée nationale où je me rends pour répondre aux questions gouvernement mais vous pouvez les suivre en direct sur je sais plus quelle est la chaîne parlementaire. Il y aura plein de choses ici en même temps. Ben j'en doute pas. Merci à tous. Merci beaucoup. Merci pour le rescu.

24:59
Non speech

[applaudissements]

25:06
Locuteur

Je vais demander donc tout de suite à Francis Bartolomet, le président de Mobilienance de me rejoindre.