Congrès du RN à Orléans : "L’objectif est d’assurer la sécurité des Orléanais" (Serge Grouard)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:47OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous redoutez concrètement ? même personnes, quel type de personne, quelles sont vos craintes ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Selon vous il aurait fallu reporter ce congrès du rassemblement national ou vous avez toute confiance en les services de l'État pour assurer la sécurité des Orléanais ce weekend ?
- 6:45RelanceRéponse partielle
Faut-il interdire le RN ou renoncer à ce congrès face à la menace de la rue violente ?
- 7:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes un peu moins inquiet maintenant ?
- 8:12OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut imaginer un arrêté similaire à celui de samedi soir si les choses venaient à dégénérer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« D'abord bien sûr des mesures de sécurité, mais je ne vous en dirai pas plus parce que je ne tiens pas à ce que les dispositifs soient connus. »
- 1:27Fait
« On anticipe tout ce que l'on peut anticiper. On s'adapte, on met en œuvre. »
- 1:54Promesse
« On va interdire le stationnement de surface dans tout le centre-ville. »
- 2:21Fait
« On a bien regardé toutes les images que malheureusement on a vu la semaine dernière un peu partout en France et l'on voit bien ce qui est utilisé par les casseurs. »
- 5:15Fait
« Ce qui m'inquiète, c'est les suites, c'est-à-dire la fin de journée du samedi, la nuit du samedi et le dimanche. »
- 6:45Fait
« Si c'est ça, la démocratie est où ? On est d'accord, on n'est pas d'accord avec le RN, c'est pas le sujet. »
- 8:12Fait
« Je n'ai plus le temps d'être inquiet. Donc il y a des séries de mesures à mettre en place. »
- 8:56Fait
« Moi je n'ai pas de garantie. Vous n'en avez pas, personne n'en a. »
Temps de parole
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D'abord bien sûr des mesures de sécurité, mais je ne vous en dirai pas plus parce que je ne tiens pas à ce que les dispositifs soient connus. Vous le comprenez et je pense que vous m'en excusez par avance. Mais en tout cas, sur ce point-là, j'ai demandé au Premier ministre de mettre les moyens en adéquation avec les risques. C'est ce que j'ai obtenu et c'est ce que nous sommes en train de mettre en œuvre avec le préfet qui est également sur le pont et qui va vous parler tout à l'heure cet après-midi. Donc ça c'est les mesures évidemment qui sont fondamentales qui touchent à la
sécurité et puis nous prenons également un certain nombre de mesures préventives. C'est le deuxème volet et je vais vous en donner un peu plus le détail si si vous le souhaitez avec un objectif, c'est d'assurer la sécurité d'Orléans et des Orléanais. C'est bon. C'est bon. C'est bon. Voilà. Donc on anticipe tout ce que l'on peut anticiper. On s'adapte, on met en œuvre. Depuis le début de la semaine, je réunis quasiment ici même une cellule de crise
qui envisage toutes les hypothèses et qui les prépare. Là-dessus, un certain nombre de mesures. Donc, je vous donne quelques exemples et puis après vous aurez certainement des questions à poser. On va interdire le stationnement de surface dans tout le centre-ville.
Le tramouet au moins le samedi ne fonctionnera pas en centre-ville.
Nous a pris avons pris des mesures de protection, ça va s'en dire, de l'ensemble des bâtiments publics qui seront fermés.
Nous allons jusque dans le détail de tout ce qui peut devenir objet de de comment dire de de moyen de délinquence, moyen de casse et cetera. On a bien regardé toutes les images que malheureusement on a vu la semaine dernière un peu partout en France et l'on voit bien ce qui est utilisé par les casseurs. Donc j'allais dire nous faisons le ménage sur Orléan. La ville est très propre je vous rassure mais là c'est un grand ménage de d'automne. Voilà. Et puis on entre dans le détail
du détail parce que vous le savez, le diable est dans les détails. Encore une fois, objectif protéger Orléan. Ça sera pas la pagaille ici. En tout cas, ça ne doit pas l'être. C'est parfaitement clair. Et donc tout le monde est sur le pont. Voilà. Et moi, j'ai cette responsabilité en tant que maire et l'État a sa responsabilité également et bien sûr fondamentalement sur le maintien de l'ordre et nous y participons. Voilà en quelques mots ce que ce que je voulais vous dire peut-être en introduction et puis à vous de jouer. Alors peut-être pas tout le monde en même temps.
Ouais, si vous pouvez me dire Ouais. Qu'est-ce que vous redoutez concrètement ? même personnes, quel type de personne, quelles sont vos craintes ? Vous savez, il y a tous les chiffres qui circulent actuellement et vous êtes bien placé pour le savoir, en tout cas des milliers de personnes, ça c'est sûr. On a deux choses. On va peut-être couper ça parce que sinon c'est vos collègues notamment qui qui m'appellent. Il y a le congrès du rassemblement national, il se fait au sud d'Orléan. sur notre grand équipement qui s'appelle Comet Arena et qui a une capacité d'accueil de 10000 personnes. C'est à peu près la jauge que l'on
attend. Il y a de l'autre côté plusieurs choses et vous le savez également. Il y a la ce que je vais appeler la contemanifestation, celle samedi matin après-midi. Pour cela, nous avons un lieu qui a été mis à disposition qui s'appelle le camp au centu qui est juste à l'arrière de la mairie qui a une capacité d'accueil de l'ordre de 4000 personnes, voire un peu plus en étant un peu serré à l'intérieur. l'objectif évidemment et que l'un les uns et les autres ne se rencontrent pas. Bon, ça c'est pour la journée de samedi.
Ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. Ce qui m'inquiète, c'est les suites, c'est-à-dire la fin de journée du samedi, la nuit du samedi et le dimanche. Voilà les éléments qui peuvent pour répondre à votre interrogation, ce qui peut m'inquiéter. Mais comme je l'ai dit, l'inquiétude c'est une chose. Après, nous avons la détermination de faire en sorte encore une fois de protéger la ville et ses habitants. Jordan Olivier pour LCI, est-ce que selon vous il aurait fallu reporter ce congrès du rassemblement national ou
vous avez toute confiance en les services de l'État pour assurer la sécurité des Orléanais ce weekend ? Écoutez, moi, j'ai demandé euh voilà des choses très concrètes et très précises dont on me donne l'assurance que ces choses seront là. Voilà, pour effectivement assurer cette sécurité, ça c'est une chose. Après, vous posez une question de fond, faut-il interdire ou faut-il que le RN renonce à ce congrès et cetera ? Mais moi, je vous demande de vous situer dans cette hypothèse là. Imaginons et ce sera cela pour chaque meeting électoral. À chaque fois, il y aura manifestation. Alors, manifestation, c'est une chose,
risque de casse, confrontation à chaque fois, c'est-à-dire ce que j'appellerai menace de la rue, de la rue violente. De la rue violente. Mais si c'est ça, la démocratie est où ? On est d'accord, on n'est pas d'accord avec le RN, c'est pas le sujet. C'est pas le sujet. Le sujet c'est qu' un parti politique qui est un des partis majeurs en France. Ça plaît, ça plaît pas. Encore une fois, ça c'est autre chose. Ce parti politique, il a des élus, il fonctionne dans le cadre de la République et donc parce qu'il y a menace de la rue, on l'interdit. Moi, je n'appelle plus ça la démocratie et je pense qu'on a un enjeu très lourd en ce moment parce que à l'extrême alors
on le fait du côté du RN, on va le faire du côté des LFI ou d'autres encore. Quel est ce pays ? Ce n'est pas le mien. Pour pour la vous évoquez une grande inquiétude en début de semaine. Est-ce que vous êtes un petit peu moins inquiet maintenant ? Deuxème question, est-ce que on peut imaginer qu'un arrêté similaire à celui que vous avez pris samedi en urgence ou soit repris samedi soir si les choses venaient pas de général ? Nous sommes dans le motion. J'ai j'allais dire je n'ai plus le temps d'être inquiet. Donc il y a des séries de mesures à mettre en place. Je vous en ai donné quelques exemples parmi les principales mais il y en a d'autres. Je pense qu'on ne mesure pas ce que ça demande en terme de logistique,
d'organisation de j'allais dire de gouvernance de la crise. Donc je suis, j'allais dire nuit et jour sur le pont. Voilà. Et voilà. Et tout est séquencé, tout est préparé avec l'aide d'Armando des Olivera qui est l'adjoint à la sécurité avec l'aide de tous les élus, avec l'aide de l'ensemble des services de la ville. Je vous dis, on a des réunions de crise tous les matins. Là, je viens de la de la terminer il y a il y a quelques quelques minutes. On a les réunions bien sûr sur les dispositifs de sécurité avec la préfecture, avec les uns et les autres et cetera. Je pense que l'on que l'on est vraiment dans le dans le détail du détail parce que le diable est dans les détails.
Après, moi je n'ai pas de garantie. Vous n'en avez pas, personne n'en a. Voilà. Donc il y a une incertitude aussi sur la réalité bien sûr de ce qui va se passer samedi et dimanche. Et bien on la prend en compte cette incertitude. On essaie de la réduire le plus possible et on s'adaptera la réalité que l'on va avoir à vivre ce weekend. pour la question d'arrêter. Samedi dernier effectivement quand j'ai vu que comme ailleurs et comme partout, j'allais dire les choses pouvaient dégénérer, j'ai eu le contact avec un certain nombre de représentants du commerce orléanais
et je leur ai dit "Je vais fermer." Alors tout le monde n'était pas content. Bah évidemment, je suis bien conscient que je les empêche de travailler et les commerçants en ont ralent de travailler et les commerçants si vous nous rejoignez sur France info, soyez les bienvenus. Si vous nous rejoignez sur France info, on vient d'écouter ensemble et en direct les propos du maire d'hiver droite d'Orléan sur la situation de samedi prochain. Pourquoi ? Parce qu'à Orléan, la situation sera toute particulière avec deux choses qu' rappelé le maire à l'instant. D'un côté, le congrès du rassemblement national, samedi et dimanche. Et puis de l'autre, samedi une
contreanifestation organisée par une soixantaine d'associations. Le maire nous dit clairement il y a quelques instants que le but c'est que ces deux publics ne se rencontrent pas. Un dispositif de sécurité exceptionnelle va être mis en place. On va en parler avec nos invités, nos experts. Noéi Chou, spécialiste des questions de police et de justice avec très peu de détails qui ont été donnés par le maire qui le justifie, il faut pas tout dire pour pouvoir justement assurer la sécurité mais il a laissé quand même quelques petites choses. Il nous a donné quelques petits éléments. Mais notamment, on comprend que tout est fait pour qu'il n'y ait pas euh de matière de de d'objets pour que les casseurs puissent s'en saisir et contre les forces de l'ordre ou ou pour les les
dégrader. Donc interdiction de tout le stationnement en surface dans le centre-ville. C'està-dire que les parkings souterrains, vous pourrez garder votre voiture. Mais par contre pas de pas de voiture, ça évite les incendies de de voiture comme on a pu en voir le weekend dernier notamment à Paris. pas de tramouet. Euh le tramouet ne circulera pas dans dans Orléan samedi. Là encore, l'idée est d'éviter des dégradations et aussi d'empêcher des déplacements. On sait que ça peut être une dans certaines dans certaines villes dans le casadre du mouvement lycéen, euh les maires avaient décidé d'arrêter le le le bus ou le tramois pour éviter que les manifestants ne se déplacent d'un d'un endroit à l'autre. protection de l'ensemble des bâtiments publics et puis
euh il a dit euh avec un certain humour, nous faisons le le ménage dans Orléan, c'est le grand ménage d'automne. Et là, qu'est-ce qu'on ça veut dire quoi ? Bah, ça veut dire qu'on va enlever on va essayer d'enlever toutes les barrières, toutes les palissades, tous les endroits où il y a des chantiers puisque ça ce sont des des choses dont on peut se saisir pour ensuite s'en servir contre les forces de l'ordre. Les poubelles aussi, on imagine que dans la mesure du possible, il y aura le moins possible d'objets comme ça dans la ville dans pour la journée de samedi et de dimanche puisqu'on entend l'inquiétude du maire d'Orléan porte presque plus sur la journée de dimanche que sur celle de samedi. Absolument. Le Serge Groire pardon, le maire d'Orléan donc qui s'exprimait à
l'instant d'un point de vue politique, il y a aussi un enjeu très important. Alors pour lui parce qu'il disait les maires et et lui-même a une responsabilité sur la question de la sécurité pour les habitants, mais aussi il soulligne la responsabilité de l'État, le lien qu'il a eu, le contact qu'il a eu notamment avec le premier ministre Serge Chimino éditorialiste politique pour France Info. Oui. Alors c'est un combo particulier à Orléan. Il y a à la fois le contexte avec les manifestations qu'on connaît. Euh, ils ont peur aussi que les lycéens et les étudiants puissent se greffer à la manifestation qu'on va dire antifasciste pour faire simple de samedi. Et puis donc ce congrès du RN qui a en plus un un rôle très important surtout dimanche puisque à la fois
Jordan Bardella devrait rester président et Marine Le Pen veut en faire comme une comment dire une cérémonie d'investiture pour lancer officiellement la présidentielle. Donc souvent déjà il y a des manifestations contre les meetings du ration nationale mais encore plus celui-là et encore plus dans le contexte qu'on imagine bien celui de la présidentielle. Donc pour le maire d'Orléan clairement et Noémi l'a dit le le l'idée c'est pas d'interdire tout mais c'est que d'empêcher que toutes ces comêtes se percutent. Et là bien évidemment il en a appelé à l'État au premier ministre et Laurent UNES ministre de l'intérieur pour que tout ça soit possible surtout à un moment où on le sait l'État a beaucoup de choses à faire pour éviter que le 24 ne ressemble au 17. H et on y ajoute clairement aussi
l'après-manifestation, l'après congrès et la journée de dimanche qui est le momentum le climax pour le Rassemblement national. Donc on voit bien que tous ces éléments-là, opposition, Rassemblement national, on le voit bien, il y aura des personnalités de gauche, je crois que Olivier Fort devrait y être Bagoko, maire de Saint-Denis, la CGT a appelé à y participer Sophie Binet devrait aussi être. Donc, on voit bien qu'il y a une conjonction politique et sociale à Orléan. Et pour un maire, c'est évidemment euh une nuantise que tout ça mélangé fasse euh un cocktail et qu'on espère pas explosif parce que là où on peut effectivement entendre ce que de ville maire, c'est que interdire le congrès du rassemblement national ne serait pas une solution euh démocratique. En revanche, l'État doit
permettre la manifestation d'un côté, mais aussi que le Congrès du Rassemblée national qui est un parti autorisé, donc il y a pas de raison qu'on interdise ce meeting là, puisse se passer aussi dans de bonnes conditions. Mais clairement, Orléan va être regardé par tout le monde et nous aussi en particulier ce weekend.
Serge Grouard