David Lisnard invité de Thomas Sotto sur RTL | intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Bonjour et bienvenue sur RTL, David Lysnard.
- 0:17FerméeRéponse partielle
Vous en êtes content de votre budget ?
- 1:58OuverteRéponse directe
J'ai deux questions très concrètes à vous poser.
- 1:59OuverteRéponse directe
Un, est-ce que les ministres LR sont encore à la place dans ce gouvernement ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Ce budget, est-ce qu'il est écrit sur le dos des communes ?
- 4:29OuverteRéponse directe
De combien est l'effort demandé aux communes finalement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueChiffre
« Nous avons avec mon équipe baissé la dette en 10 ans de 82 millions d'euros. »
- 0:27Invité politiqueChiffre
« Nous avons baissé la fiscalité 3,6%. »
- 0:33Invité politiqueChiffre
« Le nombre de passagers transportés par les bus a augmenté de 25% en 10 ans. »
- 1:30Invité politiqueChiffre
« La dépense va augmenter de plus de 6 milliards d'euros. »
- 6:04Invité politiqueChiffre
« Depuis 2014, 86 milliards d'euros ont été prélevés par l'État sur les finances des communes et des intercommunalités. »
- 2:02PrésentateurChiffre
« Un, est-ce que les ministres LR sont encore à la place dans ce gouvernement ? »
- 4:32PrésentateurChiffre
« On avait parlé de 4,6 milliards, le Sénat avait ramené ça à 2 milliards. »
- 4:39Invité politiqueChiffre
« On entend parler de 2,3 milliards. »
- 8:01Invité politiquePromesse
« Oui. »
- 8:42Invité politiquePromesse
« Vous souhaitez toujours la démission d'Emmanuel Macron. »
Temps de parole
- David Lisnard81 %
- Présentateur15 %
- ?5 %
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Thomas Soto, RTL Matin. Il est le maire de Cannes, il est aussi le vice-président du parti LR, les Républicains, et, c'est important, le président de l'AMF, l'association des maires de France, David Lysnard est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, David Lysnard.
Bonjour, merci à vous.
Bon, on va évacuer la question du budget, qui va donc passer au 49-3. Vous en êtes content de votre budget
?
Budget de la ville de Cannes, oui.
Non, non, non, le budget de la France.
Les budgets de la ville de Cannes,
j
'ai baissé, enfin nous avons avec mon équipe baissé la dette en 10 ans de 82 millions d'euros. Nous avons baissé la fiscalité 3,6%. Nous ne pratiquons pas la gratuité, mais la responsabilité individuelle. Le nombre de passagers transportés par les bus a augmenté de 25%
en 10 ans. David Lysnard, ça vous
embête de répondre à ma question ou
pas ?
Et donc,
le service est payant, ce qui nous permet d'investir, mais nous avons des tarifs sociaux. Et par exemple, lorsqu'un demandeur d'emploi va à un rendez-vous professionnel,
il ne fait pas le ticket de bus. Je vous laisse ou je
reste avec vous
?
Le budget de la France, c'est tout le contraire. C'est un budget socialiste, donc c'est un très mauvais budget, puisqu'il amplifie les
problèmes.
C'est votre, il y a des ministres LR au
gouvernement
? Moi, vous savez, comme je refuse toujours la punition collective. Donc, ce n'est pas mon budget. J'ai dit clairement depuis le début et depuis des années qu'il était hors de question d'avoir le syndrome de Stockholm et de voter ce qui, d'après mes convictions, amplifie les problèmes du pays. Moi, je respecte la gauche qui est de gauche et les socialistes défendent leurs convictions, je ne les partage pas.
C
'est un budget socialiste ? En revanche, lorsque la droite est de gauche, je pense que c'est un des graves problèmes du pays. Oui,
c
'est un budget socialiste. La dépense va augmenter de plus de 6 milliards d'euros. Les mesures que je trouve démagogiques, telles que celles qui viennent d'être évoquées par François Langlais, ont été
sans son décidé.
Oui, et puis même, on ajoute des dispositifs bureaucratiques. La prime d'activité, tout le monde trouve ça formidable parce que le principe est bon, augmenter le revenu du travail, etc. Sauf que ce qu'il faut, c'est évidemment baisser la dépense pour baisser les prélèvements, augmenter le salaire net et pas inventer des
machins
bureaucratiques.
J'ai deux questions très concrètes à vous poser. Un, est-ce que les ministres LR sont encore à la place dans ce gouvernement ?
J'avais compris que les ministres LR n'étaient plus LR.
Oui, enfin, c
'est
de
l
'habillage. Il
y a
Rachida Dati, elle n'est plus LR, mais elle est candidate LR
au municipal. Oui, mais je suis d'accord avec vous, ces ambiguïtés, ce n
'est
plus possible. Donc, est-ce qu'ils ont encore... Ces incohérences, ce n
'est
plus possible. Non, mais bien sûr, je vous confirme que non. Et je crois que si LR ne prend pas vite une position claire, LR va laisser le monopole de l'alternative ORN et à la gauche, et que ce sera un très mauvais service
au pays. Je rappelle que vous êtes
président de LR. Non,
non, je suis
président de Nouvelle Énergie. Non,
vous êtes aussi
vice-président de LR. Vous allez quitter LR ? A chaque fois, cette question... Vous êtes vice-président d'un parti, et là, vous êtes en train de nous dire que vous n
'êtes
d'accord avec rien.
Bruno Rotaillot a dit hier, président de LR, qu'il était contre ce budget.
Laurent Wauquiez a dit, on va le voter. C
'est là où Bruno
Rotaillot doit être patron. S'il n'est pas patron de LR, LR disparaîtra du paysage politique.
Donc,
il faut
censurer le
gouvernement.
Bien sûr.
Il faut voter les censures vendredites.
Bien
sûr. Que ce soit la censure, la motion... Évidemment. Et
même, et comme
le dit Franck Louvrier, qui
est
un homme modéré, LR devrait déposer une motion de censure, proposer un contre-budget, montrer comment on peut recréer une espérance, relancer la prospérité, et donc en libérant toutes les forces vives du pays. Or, lorsqu'un budget amplifie les causes du problème, c'est-à-dire, qu'est-ce qui caractérise la France ? C'est de s'endetter plus vite que le reste du monde, c'est d'avoir plus de prélèvements obligatoires d'impôts et de charges que le reste du monde, et c
'est
d
'avoir
plus de dépenses publiques que le reste du monde. Et on amplifie cela, ce qui est la cause des problèmes. Et tout simplement parce qu'on ne veut pas regarder la réalité en face,
c
'est que l'État-providence, qui était un formidable modèle de développement après la guerre, ne peut plus fonctionner, parce qu'on ne fait plus d'enfants, qu
'on
ne fait plus de gains de productivité, et qu
'on
ne maîtrise pas l
'immigration. Ce matin,
vous, David Lysnard, maire de Cannes, vice-président du parti LR et président de Nouvelle Énergie, vous dites aux 49 députés LR ou apparentés, ne votez pas,
votez la censure. Je dis que ma conviction, c'est qu'il faut censurer une politique que l'on combat. La vie est simple. Soit on estime que ces dispositions sont positives pour le pays, qu'elles correspondent à nos convictions, et on les soutient ou on leur permet de passer par une abstention, soit on estime qu'elles sont négatives. Il me semble qu'elles sont très négatives. Ça a été dit par d'autres. Ça a été dit par Franck Louvrier,
ça
a été dit par Bruno Rotailleau, etc. Il faut être cohérent. Et je comprends ce que vous dites. Je doute de la cohérence. Pour ma part, je resterai cohérent et constant.
Vous êtes aussi, je le disais, le président de l'association des maires de France, qui représente toutes les communes de France. Ce budget, est
-ce
qu'il est écrit sur le dos des communes
? De
combien est l'effort demandé aux communes finalement ? Parce qu'on avait parlé de 4,6
milliards,
le Sénat avait ramené ça à 2 milliards. C'est quoi la note finale ?
Aujourd'hui, on ne le sait pas. Au moment où je vous parle, on entend parler de 2,3
milliards.
Mais surtout, que ce soit 1 milliard, 2 milliards, etc. C'est tout ça qui est cramé, qui est foutu. C'est-à
-dire
que c'est ce vocable, participer à l'effort de quoi ? En fait, tout ça,
c
'est une recentralisation. On continue dans la centralisation. Quels sont les problèmes du pays ? C'est le fiscalisme, l'excès de défense et la centralisation. Le centralisme. Donc, par exemple, je sais que j'ai appris par des sénateurs hier que le dilico allait revenir sur les communes. Au moins 100 millions d'euros.
Le
dilico, alors
?
Alors, ça fait partie de ces noms ridicules qui agrémentent la bureaucratie française.
Vous
êtes fâché, vous, ce matin. Non. C'est si vous êtes fâché.
Non, je ne sais pas comment. Vous êtes fâché avec votre famille politique. Mais non, vous savez,
je suis maire, je suis aussi père de famille. Je vois toutes les potentialités du pays et je vois ce gâchis. Tout ce qui arrive, c'était prévisible. Depuis des années, depuis la dissolution de cette entre-deux politique dans laquelle on est, cette lente agonie qui a faibli le pays, etc. Je veux juste revenir sur le dilico, pour que tout le monde comprenne nos auditeurs. Quand vous allez emprunter à la banque, vous allez voir le banquier,
il
vous prête de l'argent et vous pouvez essayer d'acheter votre appartement, votre bagnole, votre voiture, pardon, et vous remboursez. Le capital plus les intérêts. Le dilico, c'est l'État qui vient voir les communes, qui dit « Je vous oblige à me prêter de l'argent,
mais
je ne vous rembourse même pas 100% du capital. »
C
'est-à-dire que je vous rembourse dans quelques années 90% du capital. Donc, vous êtes le seul prêteur qui paye les intérêts à celui qui emprunte. Et donc, de loin, c'est le maire qui se plaigne, etc. Depuis 2014, 86 milliards d'euros ont été prélevés par l'État sur les finances des communes et des intercommunalités. Si
cela avait
permis de rétablir les comptes publics, de reconstruire un modèle qui fonctionne, de sauver le pays. Pourquoi pas ? Sauf que parallèlement, la dette de l'État continue d'augmenter, l'augmentera l'année prochaine. Les services publics se dégradent parce que l'État veut se mêler de tout et oublie de se mêler de l'essentiel, c'est-à-dire la
sécurité, la santé, l'instruction, etc.
Parce que je voudrais qu
'on
parle aussi de la situation internationale et j
'ai
encore quelques questions sur le national. À propos des municipales que vous évoquiez, vous avez commencé avec une sorte de tract sur ce que vous faites à Cannes. Est-ce qu'on peut mettre fin à un faux suspense ? Est-ce
que
vous serez candidat à votre réélection ?
Je ferai comme il y a 6 ans, je l'annoncerai d'abord, pas ici mais au Canoa, aux
élections. Est-ce qu'il y a une
hypothèse où vous ne seriez pas
candidat ?
Toujours des hypothèses, des hypothèses personnelles, des hypothèses de santé, mais ce n
'est
pas un faux suspense, c'est de maîtriser le timing. C'est comme en sport, il faut toujours maîtriser les échéances. Et ces élections municipales vont être difficiles partout. Parce que la situation politique nationale va avoir des répercussions, quelles qu'elles soient, sur le premier tour. Et que les enjeux des municipales, qui devraient être des enjeux locaux, il faut défendre la
réalité.
Ça devient une élection nationale ?
En tout cas, on peut imaginer que le premier tour soit une sorte de francoscopie. Et se fasse parfois au détriment des enjeux locaux. Ce qui serait bien dommage.
Tiens, et chez le voisin niçois, vous êtes plutôt pour extroser le macroniste ou pour Ciotti le
lepéniste ? Tout le monde sait ce que je pense de cette situation, je ne
veux
pas la dire ici. Mais non, mais c'est au niçois de choisir qui veut.
Oh non,
là vous fuyez l'obstacle. Non, pas du tout.
Mais enfin, je suis président de
l
'association des maires de France.
Je
vais commencer à lire, dans telle mairie, il
faut
voter. Non, écoutez, il n
'y a
pas de candidat de nouvelle énergie à Nice. Il y a deux anciens LR, un qui est parti dans la Macronie, l'autre qui a créé l'UDR allié du RN, que les niçois choisissent. J'ai mes affinités personnelles, tout le monde les connaît, je travaille avec Eric Ciotti au département. C'est au niçois de choisir qui veulent.
D'accord, c'est au niçois de choisir, mais plutôt Eric Ciotti, donc on a bien compris. S'il n
'y
a pas de primaire, est-ce que vous serez candidat à la présidentielle
?
Oui.
Oui,
bien sûr.
Vous irez coûte que coûte. Mais quelles que soient les
élections municipales, etc. Pourquoi ? Moi, j'arrive à un certain âge de ma vie où je ne veux plus.
J
'ai 56 ans, bientôt 51 ans. Où je vois très bien, je ne
suis
pas la science infuse, mais je vois très bien comment on peut redonner de l'espoir, notamment à ceux qui travaillent. Je viens du petit commerce, je sais très bien que le problème du pays, c'est la différence entre l'extra-brut et le net. Je vois très bien en quoi on est en train de planter les jeunes. Quand vous voyez les ministres qui vous disent que
c
'est un budget pour la jeunesse, c'est obscur clarté.
Et vous la voulez en 2018
? Vous souhaitez
toujours
la démission d'Emmanuel Macron. Alors
que
les macronistes renoncent à la réforme des retraites, donc tirent une balle dans le pied de la jeunesse, font peser la charge sur les naissances, sur la dette, sur les enfants. David
Lyslard, on est presque au bout.
Donc, on va
ajouter du
temps. Libérez-vous de ces contraintes-là.
Oui, il y a Philippe Camrymère derrière,
très populaire. Formidable. Non,
non,
mais tout simplement. Donc, je veux faire entendre ces idées. Je me souviens de François Baroin, quand je suis venu président de
l
'AMF,
il
m'a dit, tu sais, David... Votre prédécesseur. Oui, François Baroin, que je salue, qui me disait, tu sais, si tu veux vraiment défendre la voix des maires, il faut que tu puisses être en position d'être candidat à la présidentielle, parce que dans le débat...
Et je vous repose ma
question. Et si tu veux faire avancer tes idées aussi. Donc, un projet de
libération de l
'économie, de libération des énergies locales, d'un projet sécuritaire, un projet d'unité de la nation, de redressement de l'école qui devrait nous obséder, de relance démographique, oui, je le porterai d'une façon ou d'une autre. Je peux vous poser une question. J'avais proposé qu'Emmanuel Macron ait un geste gaullien, j'ai anticipé la question. C'était ça la question.
Est-ce que vous souhaitez toujours qu
'il
démissionne ? Vu le contexte international, vu la situation avec
le Groenland... J'avais comme d'autres, comme Hervé Morin, comme Jean-François Copé, dit, après la dissolution, il y avait un an, de toute façon, on ne pouvait pas avoir de dissolution. Donc, Emmanuel Macron,
il
fallait qu'il reste et qu
'il
dise, dans un an, je démissionnerai, pendant un an, on a organisé une vraie confrontation démocratique, ce qui permettait à la France de retrouver un souffle démocratique. Aujourd'hui, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il ne faut surtout pas qu'il démissionne tout de suite, parce qu'on n'aurait pas le temps d'organiser une présidentielle à un vrai débat, mais il aurait dû organiser une démission différée pour qu'on retrouve un vrai débat politique. On est dans un délit de démocratie
aujourd'hui. Ça, c
'est trop tard.
Est-ce qu'il est
bon face à Trump, Macron ? Je pense que, sur le fond, il a raison de dire qu'une relation transatlantique, atlantiste, moi, que j'appelle de mes voeux, elle doit être équilibrée. Il a raison de dire qu'il faut être fort, mais c'est totalement incantatoire. Le problème, c'est que la diplomatie sans les armes, c'est la musique sans les instruments, disait Bismarck. Et comment voulez-vous être respecté de Trump quand vous n'avez pas été respecté de Teboune ? Et comment voulez-vous être respecté de Teboune, le président algérien, quand vous avez cédé à Olivier Faure ? C'est ça, l'exécutif, aujourd'hui. Donc, la faiblesse, ça se paye tout le temps.
Et il faut recréer des rapports de force, donc il faut relancer la prospérité française. C'est pour ça qu'il faut soutenir Nouvelle Énergie.
David Linard, dont on ne sait pas s'il est candidat à l'Amérique, mais qui est candidat à la présidentielle de 2027, était l'invité d'RTL.
David Lisnard