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Podcast / conversationRévolution Permanente· 24 mars 2026 161 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

Quels BILANS tirer des municipales ? Avec Elsa Marcel, Anasse Kazib, Christian Porta...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 53 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Quelle dynamique voyez-vous centralement dans ces municipales ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Quelle est votre lecture des résultats et des contradictions évoquées ?

  • 7:15OuverteRéponse directe

    Quelle est votre première impression sur ces deux tours et le paysage politique ?

  • 11:37OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision sur les motivations des électeurs du RN ?

  • 16:18OuverteRéponse directe

    Quelles sont les contradictions du RN dans ces élections ?

  • 23:17OuverteRéponse directe

    Qu'exprime cette limite de l'union des droites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:34Christian PortardChiffre
    « ils sont quand même une douzaine de grosses villes. »
  • 32:47Mathilde LantéFait
    « le PS il se maintient avec Paï avec un assez gros score comme tu l'as dit Paul au second tour. »
  • 33:32Mathilde LantéChiffre
    « à l'arrivée du printemps marseillais, c'est 31000 personnes qui ont voté Rassemblement national pour plus de 120000 aujourd'hui. »
  • 1:48:40non_speechFait
    « il y a cité de reconstruire une tradition euh clairement anticapitaliste, mais aussi antinitariste, anti-impérialiste »
  • 1:49:23non_speechFait
    « la police, c'est une instance de contrôle social. c'est il faut radicalement la désarmer »
  • 1:50:10non_speechPromesse
    « il faut arrêter les aides aux entreprises. Pas juste conditionner les aides, il faut arrêter les aides aux entreprises »
  • 1:50:55non_speechPromesse
    « il faut que la santé, elle soit financée massivement euh par euh le patronat et qu'elle soit sous contrôle des travailleurs de la santé »
  • 1:51:38non_speechFait
    « on a réussi à convaincre des gens que bah c'était parce queon avait raison de proposer des solutions radicales anticapitalistes à ces problèmes »
  • 1:53:47non_speechFait
    « quelle est la différence en fait entre mettre 30 personnes dans un marché à discuter avec des travailleuses des travailleurs qui viennent faire leur course d'aller discuter avec des travailleurs de de devant leur pas de leur porte »
  • 1:54:26non_speechPromesse
    « Moi je suis pour en finir avec l'expropriation, je suis pour l'expropriation des grands groupes »
  • 1:55:06non_speechFait
    « il faudrait parler du communisme et de la lutte contre le système capitaliste et que ça sert à rien »
  • 1:56:40non_speechFait
    « on rentre dans le conseil municipal d'une ville de 150000 habitants où je veux dire ça va être aussi une bataille contre le réformisme »
  • 1:58:50non_speechFait
    « on a subi un boycott médiatique quasi total avec un seul article »
  • 1:59:34non_speechFait
    « on a dit clairement cette réalité c'est que pour la grande majorité des habitants de cette ville, cette misère, elle est pas folklorique »
  • 2:00:18non_speechFait
    « on a parlé de l'éléphant au milieu de la pièce dont aucune autre liste n'a parlé, y compris la LSI euh éléphant au milieu de la pièce qui est la CMACGM »
  • 2:01:45non_speechChiffre
    « Rodol Saad et et la CMA, ils font des milliards d'euros de bénéfices par an et il ne payent que 2 % d'impôt sur les sociétés euh quand le boulanger du coin il en paye 25 % »
  • 2:02:27non_speechFait
    « il y a des grosses entreprises qui te disent on va mieux gérer les services publics mais en réalité qui veulent faire juste du bénédiciste »
  • 2:03:08non_speechFait
    « le fait de mettre des noms et surtout des responsabilités sur les les réalités vécues, ça a permis de rendre ben notre discours ultra concret et compréhensible »
  • 2:03:50non_speechFait
    « la police c'est le harcèlement des jeunes dans les quartiers populaires, c'est les violences policières »
  • 2:04:35non_speechFait
    « ce qui réprime les lycéens aujourd'hui, notamment à Didro, c'est la police municipale de Paillant »
  • 2:06:00non_speechFait
    « s'affronter au patronat, c'est-à-dire de pas juste discuter la gestion des budgets de la mairie comme si c'était euh comment dire une espèce de monde un peu en dehors des des rapports de force économique »
  • 2:06:43non_speechFait
    « si tu veux gérer ce système euh bah tu es obligé de te préparer à à négocier, à concilier avec ces secteurs »
  • 2:07:27non_speechFait
    « si tu mets le doigt dans une autre logique qui est euh euh la réformer la police, la police comme euh police de proximité, comme service public, qui euh pas la bonne et cetera, et ben tu finis par être embarqué forcément dans une logique qui t'amène finalement par justifier par justifier les les politiques sécuritaires »
  • 2:08:10non_speechFait
    « Chikerou à Paris euh, elle voulait créer même des polices supplémentaires, police contre les violences sexistes et cetera »
  • 2:08:53non_speechChiffre
    « 2500 euh euh voies les amis, enfin il y a des mères qui sont élus avec moins de 2500 voix »
  • 2:09:33non_speechFait
    « 2500 personnes qui mettent un bulletin dans l'urne pour un programme qui parle de désarmement de la police municipale »
  • 2:10:54non_speechChiffre
    « Mathilde sur un seul arrondissement, elle fait plus que le total des voies de lutte ouvrière »
  • 2:11:34non_speechFait
    « une organisation qui existait même pas dans la ville, ils viennent avec leur révolution permanente, c'est la théorie de de Lon Trotski avec un programme qui parle de désarmement, de régularisation de tous les 100 papiers, d'ouverture des frontières »
  • 2:12:53non_speechPromesse
    « au-delà même des des scores que demain révolution permanente et ben on aura encore plus de force politique, plus de militants »
  • 2:13:37non_speechFait
    « il y a un espace énorme pour reconstruire une gauche révolutionnaire puissante dans ce pays »
  • 2:14:20non_speechFait
    « quand on se donne les moyens euh et trucs, on peut faire rendre audible une gauche révolutionnaire »
  • 2:15:04non_speechFait
    « nous on expliquait qu'il fallait défendre la défaite des États-Unis et d'Israël dans leur guerre impérialiste contre l'Iran »
  • 2:15:45non_speechPromesse
    « la régularisation de tous les sans papiers, euh la fin des aides aux entreprises, une offensive contre les patrons »
  • 2:16:29non_speechPromesse
    « le financement et l'expropriation de la santé privée pour les fusionner dans des pôles de santé publique euh contrôlés par les travailleurs »
  • 2:17:47non_speechFait
    « Marine Le Pen, elle a pas fait énormément de déplacements, mais un des déplacements qu'elle a fait, c'est à Saintvold »
  • 2:18:55non_speechFait
    « nous on est une liste anticapitaliste, internationaliste et c'est comme ça qu'on vient se présenter à à Saintvold »
  • 2:19:27non_speechFait
    « La question de la santé aussi c'est quelque chose de de primordial. Il y a même plus de médecin chez nous »
  • 2:21:02non_speechFait
    « les seuls points qu'on allait nous défendre dans cette campagne, si notre liste elle n'était pas présente, Saintavol ouvrir et solidaire dans ces élections, c'était uniquement une question sécuritaire à celui-là qui va nous rajouter le plus de flics, le plus de caméras »
  • 2:21:33non_speechChiffre
    « on a fait un meeting à Saintol où il y avait 250 personnes qui sont venues à ce meeting »
  • 2:22:41non_speechChiffre
    « les seuls endroits euh où le bah où nous on arrive même à plus de 10 % euh dans les quartiers notamment c'est la carrière les Venex et les deux quartiers de Saintvol »
  • 2:23:51non_speechChiffre
    « on a réussi même pendant l'élection les seuls endroits euh où le bah où nous on arrive même à plus de 10 % euh dans les quartiers notamment c'est la carrière les Venex et les deux quartiers de Saintvol »
  • 2:25:33non_speechFait
    « Christian le disait tout à l'heure sur la la petite dame qui gagne gagne 1200 balles et qui peut céder aux sirènes de l'extrême droite »
  • 2:26:17non_speechFait
    « on a fait un meeting où il y avait que des drapeaux palestiniens par exemple où on a fait une inter sur la Palestine »
  • 2:27:41non_speechFait
    « un camarade révolutionnaire qui vient qui lui explique "Mais ton problème en fait c'est pas l'étranger mais c'est que ta pension de retraite en fait il y a des multinationales qui profitent sur ta gueule" »
  • 2:28:24non_speechFait
    « on a fait un meeting où il y avait que des drapeaux palestiniens par exemple où on a fait une inter sur la Palestine »
  • 2:28:57non_speechChiffre
    « il y avait des centaines de drapeaux palestiniens dans la salle »
  • 2:29:29non_speechFait
    « rien n'est réglé dans la perspective de 2027 et que ce qui continue de primer c'est la crise politique »
  • 2:30:58non_speechFait
    « les campagnes, elles ont montré qu'il y a des gens qui sont capables d'être convaincus euh par ces arguments »
  • 2:31:43non_speechFait
    « ce qui tranchera les rapports de force, ce sera les luttes qui vont survenir »
  • 2:32:25non_speechFait
    « nous sommes très très heureux de la défaite du Parti socialiste et de Mathieu Anotin »
  • 2:35:07non_speechFait
    « la défaite de 6 années de politique policière et sécuritaire qui ont ciblé la jeunesse de nos quartiers »
  • 2:35:52non_speechFait
    « une politique austéritaire qui fait la chasse aux communaux et qui a consacré toute son énergie et ses moyens à tenter de transformer la ville en 21e arrondissement de Paris »
  • 2:36:36non_speechFait
    « la victoire de Bali Bagayoko suscite une telle offensive médiatique. L'extrême droite ne supporte pas de voir des élus racisés »
  • 2:37:16non_speechFait
    « nous avons défendu la nécessité de s'attaquer aux racines de la crise qui traverse notre ville »
  • 2:37:39non_speechFait
    « nous avons porté l'idée que Sandni devait être à l'avant-garde du combat anti-impérialiste contre les guerres en Iran et au Liban, contre le génocide en Palestine »
  • 2:38:19non_speechFait
    « tout avancé ne pourra être que le résultat du rapport de force qu'on va engager »
  • 2:39:00non_speechFait
    « Saint-Denis constitue le poumon ouvrier de la capitale. Concentre des milliers de travailleurs qui se sont toujours battus contre l'exploitation et le racisme d'État »
  • 2:39:35non_speechFait
    « la force des travailleurs du nettoyage d'honnête en greffe pendant 45 jours pour leurs conditions de travail et la dignité »
  • 2:39:38non_speechFait
    « la force des professeurs du 93 en grève contre l'austérité et contre les mesures islamophobes »
  • 2:39:44non_speechFait
    « la force de la jeunesse des lycées comme Paul et Luar des fac comme Paruit qui ont bloqué leur lieu d'étude contre le génocide à Gaza »
  • 2:39:50non_speechFait
    « la force des travailleurs étrangers des foyers comme Adoma qui vivent et travaillent ici depuis des décennies mais sont menacés d'expulsion »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

Ce soir, on voulait euh discuter avec vous des élections euh municipales, à la fois euh des résultats nationaux, mais aussi ceux de la gauche euh de la gauche révolutionnaire. Euh vous le savez, hier c'était le second tour de ces élections. Le les résultats, ils sont marqués par la fragmentation politique, par une abstention qui est forte, qui montre qu'il y a pas eu un énorme engouement pour ces élections. Et en même temps, ces élections, elles étaient scrutées pour les leçons qu'elles allaient permettre de tirer pour la présidentielle.

Et le paradoxe un petit peu dans cette perspective, c'est que je crois que c'est peut-être les premières élections depuis longtemps dont absolument toutes les organisations revendique une victoire d'un point de vue tactique. C'est le cas du centre, si on peut appeler comme ça, la Macronie, qui ont limité la casse en arrachant une victoire symbolique à Bordeaux malgré leur faible implantation locale et et des résultats qui sont globalement pas très bons. C'est le cas du RN qui a été faible dans les grandes villes et dans un certain nombre qui s'étaient fixés mais qui réussit néanmoins à conquérir un certain nombre de de villes moyennes et de petites villes.

C'est le cas de la droite et du PS qu'on pensait mort non bon savez qu' qu'il l'était pas tout à fait mais qui réussissent à conserver un poids national grâce à leur implantation locale. C'est le cas évidemment de la France insoumise donné gagnant qui faisait partie des gagnants du premier tour.

On va voir qu'après le second, c'est un peu plus nuancé mais néanmoins des victoires symboliques qui sont claires à Roubé, à Saint-Denis, à la Courneuve et puis ce débat stratégique autour des alliances avec la gauche dont on va parler évidemment et puis les écologistes peut-être les seuls pour qui c'est un peu plus difficile de revendiquer une victoire avec des grosses défaites à à Bordeaux, Besançon, Strasbourg mais qui conserve malgré tout Lyon et Grenoble entre autres.

Et ce soir, on va essayer de discuter de ces résultats, mais surtout des problèmes stratégiques qui s'expriment à travers eux parce que je pense que on peut dire que globalement si ces élections elles ont exprimé un certain nombre de tendances, elles n'ont résolu aucun des problèmes stratégiques et même elles en posent des nouveaux. euh que ce soit du côté de l'extrême droite avec la question de ses alliances avec la droite ou du côté de la France insoumise euh et la question de ses alliances avec la gauche.

Et puis évidemment on discutera euh des résultats de la gauche révolutionnaire et de comment il s'insère dans ce tableau ou à l'extérieur plutôt de ce tableau, mais qu'est-ce qui permettent aussi de dire. Et pour discuter de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir ce soir Anas Kazib, cheminot et porte-parole à Révolution Permanente. Bienvenue. Bonsoir. J'ai le plaisir surtout d'accueillir Elsa Marcel, avocate, militante en révolution permanente et désormais conseillère municipale à Saint-Denis. Hon bienvenue. Bonsoir. Merci Paul. Elle manque d'enthousiasme mais voilà, elle est impressionnée.

Euh et puis surtout connecté avec nous en Zoom de manière exceptionnelle depuis Toulouse, Saintvold et Marseille, Vanessa Pedinoti, Christian Portard et Mathilde Lanté. Bon bonsoir à à tous les trois. On va commencer par revenir sur les sur les résultats nationaux sans sans plus attendre. Le débat stratégique nous qui nous intéresse le plus, c'est évidemment la discussion qui s'est ouverte à gauche. C'est évidemment la question de quelle perspective euh en vue de la présidentielle qui va être vraiment l'échéance qui va un peu dicter une nouvelle étape politique très probablement après la fin du macronisme.

Mais néanmoins, je voulais quand même qu'on commence par débriefer un petit peu ces résultats ces résultats municipaux et et du coup pour commencer Elsa Anas, je voulais avoir un peu votre vision générale sur ces municipales. Quelle dynamique vous voyez centralement, c'est quoi votre lecture de ces résultats et des contradictions dont je parlais en en intro ? C'est quoi d'une certaine manière vos premières impressions sur ces deux tours et sur et sur le paysage politique ? Anas, peut-être si tu veux si tu veux commencer. Oui.

Non, mais pour dire un peu ce que déjà on voit un peu dans la presse et chez les analystes politiques, c'est que clairement ce cette élection municipale, elle elle confirme une forme de fragmentation de de du paysage du paysage politique. C'est-à-dire que même à la question qui a gagné ces municipales, vu que tout le monde comme tu l'as dit le revendique, c'est que en même temps personne n'a vraiment gagné.

[raclement de gorge] le Parti socialiste, si on regarde un peu écurie par écurie euh euh les les deux parties historiques du bipartisme, Parti socialiste et LR, bah ils ont déjà des acquis euh euh localement très importants et qui fait qu'ils arrivent à maintenir globalement une forme de de présence assez importante, même si même s'ils finissent par reculer, que il y a quand même des défaites assez importantes euh euh dans certaines villes et notamment, moi je pense dans les quartiers populaires. en Île-de-France pour pour le Parti socialiste qui a perdu euh euh des villes des villes assez importantes. Euh euh si on regarde du côté du RN, il y a la confirmation de ce plafond de verre.

C'est-à-dire que même s'ils sont donnés comme les les premiers à arriver en tête de de l'élection présidentielle, il y a quand même une contradiction hyper importante à à dépasser vraiment la possibilité de gagner plus de de de communes et notamment des grandes des grandes villes. Ils essayent un peu de s'arroger la victoire de Sioti à Nice, mais que la réalité c'est que enfin Sioti, il a même pas voulu que Bardella vienne faire un meeting ni même qu'il vienne à Nice pour pas pour dire à quel point vraiment le le RN a été mis sur le côté par COTI pour éviter justement que ça soit trop visible l'alliance avec avec l'extrême droite. Donc ça dit aussi de de ces difficultés là.

Euh, tu as parlé de des macronistes, c'est un approfondissement de la longue agonie de du macronisme. On sait même pas en réalité si ça existe encore. Moi, il faut se poser même la question si le macronisme ça existe encore. Macron existe bien évidemment, c'est le président mais le macronisme il est encore vivant malheureusement. Est-ce que ça c'est qu'est-ce que ce serait ? Parce que les l'évolution entre ce qui a été le macronisme de 2017 et aujourd'hui, ça sera intéressant de de l'analyser. Mais pour moi euh euh trois trois villes importantes.

Euh la défaite de Bairou à Po qui dit quelque chose qui est quand même l'ancien le premier ministre euh euh qui qui de comment dire euh de septembre qui qui a été euh qui est parti. Euh Rachid Adati qui a été le soutien parmi les soutiens de de Emmanuel Macron et enfin Jean-Michel Holas à Lyon. Donc ça ça dit quelque chose là-dessus. Et enfin, la France insoumise euh elle progresse de fait parce que bon, ils étaient ils partaient de de quasiment zéro en 2020 au moment où il y avait l'élection municipale.

Mais néanmoins, ce qu'on retient dans le dans la globalité, c'est qu'il y a pas une forme de leadership pris par aucun de ces aucun de ces ces ces blocs et que c'est vrai que la chose importante qu'il faudra et qu'il faut discuter, c'est la question de de l'après NFP et et de ces alliances qu'on a qu'on a vu réémerger au au second tour de de l'élection municipale qui disent quelque chose aussi d'une certaine manière de de euh comment dire euh ce qui va nous préparer à la présidentielle, c'est-à-dire à déjà de part et d'autre les couteaux sont aiguisés quoi. Côté LFI, on reproche aux partis socialistes d'avoir participé à perdre des villes comme Toulouse et et autres.

Et puis de côté parti socialiste, on explique que c'est la France insoumise, Mélenchon et cetera, que l'exemple Emmanuel Grégoire à Paris montre que justement euh euh c'est la faute de la France insoumise. Donc bon, ils sont euh chacun dans dans leur comment dire dans leur couloir à préparer la présidentielle. On on ferme la porte des municipales et puis maintenant on rentre dans cette phase des présidentielles et ça reste très indécis pour rajouter peut-être deux deux petites choses. La première, c'est la question de l'abstention. Peut-être qu'il faut noter h euh il y a il y a eu un regain euh politique et et participatif euh pour la dissolution euh euh de 2024 au moment des législatives.

Les sondages disaient au départ que il pensaiit que 70 % de la population allait participer à l'élection. La réalité c'est que la participation, elle est en dessous de de 2014. euh et que ça dit quelque chose d'une forme d'usure euh de de la démocratie participative, de l'élection et cetera euh euh dans dans ce dans cette séquence-là. Euh pour moi, c'est la première chose. Et la deuxième qui je trouve est intéressante et qu'il faudra continuer à creuser, c'est euh l'élection de plusieurs euh candidats euh euh racisés issus des quartiers populaires.

Moi, je j'avais fait un tweet en parlant un peu des des grands frères, souvent des gens qui ont été soit médiateurs, soit euh qui ont géré le club de foot de leur ville, qui sont un peu des gens du cru et qui ont réussi à balayer euh parfois des maires historiques. Moi, je pense par exemple à un euh euh Bassikonaté qui euh fait une liste citoyenne et qui arrive à à à gagner Sarcel alors que Sarcel, c'était un bastion historique du Parti socialiste. C'était la ville de Dominique Stroscan, de Pipon et cetera. Je sais pas jusqu'au bout ce que ce que cela veut dire.

Moi, j'ai quand même l'impression que il y a une volonté dans ces élections, plus que d'habitude, de rompre avec les formes de de d'acceptation du parachutage. C'est-à-dire pendant des décennies, on acceptait que le Parti socialiste ramener des gars qui viennent du Sud-Ouest, gagner des des quartiers populaires et autres pour citer le Sud-Ouest. Mais mais en vrai, c'est vrai un peu partout dans la France euh euh que il y a ça et qu'il y a aussi eu un une forme de de fort dégagisme qui s'est exprimé vis-à-vis de 6 années de politique qui ont été euh beaucoup marqué autour de la sécurité, de de l'augmentation de la vidéosurveillance, de l'armement de la police municipale et cetera.

Nous, on l'a vu à notamment à Saint-Di, on en parlera après, mais euh voilà. Et je pense que les le phénomène écologiste a été a été marqué par ça euh une certaine déception euh vis-à-vis de des écolo. Dans le chat, il y avait euh John Livingstone qui disait "À à Poitier, PS et RN ont voté ensemble pour le candidat macroniste qui a gagné face à la mère sortante Ecolo. Donc le macronisme existe encore. C'est vrai qu'il existe encore, mais c'est aussi des exemples limites dans le sens où par exemple ces gens ils se présentent sans étiquette, ils se présentent comme des candidats centristes.

Il y a d'autres victoires comme ça de candidats centristes à Bordeaux, à ANSY et cetera, mais on voit que c'est quand même c'est avec le but de se s'éloigner et de mettre le plus à distance possible l'image du macronisme et avec un enfin, je veux dire une désorganisation, une confusion entre les entre les macronistes qui est clair. Enfin, pour moi, le truc de Bournael à Paris par exemple, c'était assez symbolique de ça où Macron a demandé à à a fait pression et Édouard Philippe ont fait pression pour que Bournael se retire pour Dati.

Mais du coup, Bornael ne voulait tellement pas qu'il a accepté, mais il a il s'est retiré de la liste et pour finir une partie de son électorat a voté pour Emmanuel Grégoire par euh une forme de détestation en tout cas de datist qui montre, je trouve une certaine désorientation un peu à à tous les niveaux symboliquement. Euh Elsa, toi, est-ce que tu veux compléter sur cette discussion ? Ben Anna a déjà dit pas mal de trucs. Euh peut-être sur le macronisme rapidement et après pour dire deux mots de toute façon on va je pense qu'on pourra détailler plus l'exemple de Saint et d'autres après. Mais euh mais je pense que le macronisme existe encore mais euh effectivement de manière très cachée.

Enfin je sais pas si vous avez vu les réactions de Marlen Chapa hier sur BFM mais c'était vraiment elle était en galère. Enfin c'était difficile. Elle arrivait pas à se prononcer sur le résultat à dire quoi que ce soit. Sachant que elle a quand même beaucoup plus fait la campagne de Dati par exemple et quand Atal il est intervenu, il avait un truc triomphant complètement surjoué mais non la manière qu'ils avaient de présenter leurs résultats c'était dire on double notre nombre d'élus. Donc en fait c'est un truc pour le parti bah oui pour le parti au pouvoir c'est un peu bizarre.

C'est-à-dire qu'en Bordeaux ou de quelque voilà le Havre si on veut compterard Philippe et cetera, en fait tu as pas de gros bastion à revendiquer en disant ça va être ça la vitrine de notre politique.

est en train de dire moi je suis le parti présidentiel et ce dont je suis fier c'est que je vais avoir des conseillers municipaux dans je sais pas quelle ville quoi ou si il y a quand même un exo anci par-ci par là mais je veux dire c'est quand même ça et après pour aller dans le sens de ce que disait anas moi je pense que effectivement c'est la continuité des choses qu'on discute de phénomène de il y avait une une l'aspiration à une éventuelle participation supérieure en disant c'est des municipales qui sont à un an des présidentiell des municipales qui sont très nationales qui sont très politiques donc en fait ça devrait pousser les gens à voter et on voit qu'en fait le le le la participation a pas du tout été à la hauteur et enfin a pas dépassé 2014 quoi.

Et je pense que ça exprime encore une fois le fait qu'il y a une énorme crise de représentation, une crise du régime, une crise institutionnelle où il y a peu de gens qui se sentent représentés par le le geste de voter. En fait euh je pense que dans ce contexte la France insonnise elle réussit à Sandy, on pourrait en discuter, et à Roubet.

Je pense que c'est les deux grands endroits où il y a une démonstration un peu claire de la France insoumise euh mais qu'en dehors de ça à mon avis euh la le ça ça remet aussi sur le devant de la table le débat sur les alliances euh et on pourra peut-être en discuter plus en détail mais mais où en fait effectivement il y a eu euh enfin je veux dire une discussion un peu permanente et confuse et aujourd'hui la réalité c'est qu'il se le PS comme LFI tire leur propre bilan de cette situation mais avec on on en discutera plus mais je pense que ça permet de discuter aussi les limites d'une logique voilà de de d'alliance systématique avec le Parti socialiste qui est la continuité de la NUPES, du NFP et cetera.

Euh mais mais je pense que ça montre aussi que le la logique du Front républicain est un peu usée euh et que et que c'est plus compliqué que ça et que les gens euh on ont enfin il y a des phénomènes de politisation qui se traduisent pas de manière exacte dans les urnes et cetera parce qu'il y a beaucoup de colère plus euh plus profonde quoi.

Je pense que cette question de l'abstention, elle va être importante à comprendre parce que je pense que la contradiction, moi de ce que je ressens, c'est qu'il y a que que cette abstention, elle s'accompagne d'une forte politisation forte politisation, que les gens suivent la guerre, euh suivent les l'actualité euh internationale et cetera que même il y a des phénomènes locaux qui surfent sur des vagues de politisation importantes, notamment les exemples que disait Anas dans les quartiers populaires, enfin notamment d'Île-de-France, mais euh en même temps avec une participation qui reste qui reste limitée et qui montre effectivement le le la crise la crise des institutions bourgeoise, la crise de de la démocratie.

Euh on va on va y revenir mais peut-être du coup bon comme un phénomène important de cette crise ces ces dernières décennies évidemment le résultat du rassemblement national était très important. C'est, on va dire, l'acteur qui est politique, qui est en pôle position évidemment dans toutes les enquêtes pour 2027. Euh et et qui est le l'acteur qui avance de manière systématique depuis des décennies. Donc un acteur qui était très scruté, qui réussit à obtenir des victoires dans un certain nombre de de villes moyennes euh comme Hagde, Carcasson, Castre, Menton, notamment dans des zones où il avait déjà une implantation.

Euh enfin voilà, Carcasson, Castre, c'est euh c'est le sud-ouest, enfin vers le vers vers le milieu. Donc c'est pas très loin de Béier, c'est pas très loin de de Perpignan. Euh Ag de pareil, Menton, c'est dans le sud-est. Il y a évidemment eu les résultats à Toulon qui ont pas été aussi bons que ils espéraient, mais dans la région dans dans toujours dans la région du du Var. Euh Nice évidemment euh qui est la principale défaite qui est revendiquée et puis dans le nord euh quelques euh quelques victoires, même si pas à la hauteur de leurs espérances, ils ont ils ont raté euh le coche, on va dire à lance.

Euh donc des contradictions où il ont à Paris, il font 1,6 ça et voilà et des contradictions énormes dans les grandes villes. À Paris, ils font 1,5 %. Lyon, je crois que c'est 7 % enfin c'est des c'est des scores à un chiffre.

Euh donc qui montre cette cette difficulté d'implantation dans les grandes villes et Marseille euh ils font un score très important euh au premier tour mais au deuxème tour ils se font laminer d'une certaine manière et je voulais qu'on en parle notamment avec Christian euh parce que toi Christian, tu es euh tu habites et tu étais candidat dans une des villes dont euh le Rassemblement national revendique la conquête Saintvold dont on a entendu dû parler hier sur les plateaux tél analyses ces résultats à la fois chez toi et puis plus largement à l'échelle du pays ? Bon ben déjà, ça fait bizarre de se rêver dans une ville qui a été prise par le Rassembl national.

Pas mais mais voilà, mais comme je disais, il y a il y a une victoire d'un côté du RN. En tout cas, ben ils font une percée, ils arrivent à augmenter leur score et cetera et cetera, mais elle est pleine de contradiction que ce soit au niveau national. Déjà sur la question des grandes villes où ils ont pas réussi à conquérir autant, bah je crois la plus grande ville, c'était Nice, mais toutes les autres capacités, Nim, Toulon et cetera, ils ont pas réussi à à les prendre. Donc c'est important aussi à voir les contradictions qu'il y a. C'est ce que Anas il disait aussi, c'est la question du plafond de verre qu'ils ont pas réussi encore à à franchir et tout dans ces grandes villes.

Mais par contre, il y a beaucoup de conquêtes, pas mal de conquêtes quand même dans des petites villes bah des moyennes et cetera ou des petites villes comme moi, j'habite à à à Saintvol nous, on est 15000 habitants. Donc c'est c'est quand même à voilà. On peut nous dire un peu c'est comment justement le le rapport du Rassemblement national à la Moselle ? sur la Moselle, il y a il y avait le truc de c'était une ville, c'était un département qui est quand même très qui était très industrialisé, qui avait une gauche qui était forte dans le dans le mouvement voilà, il y avait un mouvement ovrier qui était quand même organisé et cetera et cetera.

Mais depuis qu'on est en train de subir une grosse désindustrialisation et cetera et cetera, on a vu qui ça s'accompagner avec une montée assez forte du RN sur les élections nationales et cetera. Mais euh avant euh les élections 2026, ils avaient qu'une ville qui était euh Aange. Euh dans certaines villes, ils faisaient des bons scores mais ils avaient que la Haange et là aujourd'hui en Nozelle, on est tombé avec trois villes maintenant Rennes. Donc tu as Amnéville qui est quand même bonne ville, moi j'ai une bonne ville et Saintavol là où j'habite où on est 15000 habitants. Donc euh il progressent, ils progressent partout. On l'a vu dans tout dans les résultats.

Je crois maintenant c'est une soixantaine de villes qu'ils ont. C'est des plusieurs milliers de conseillers municipaux qui vont envoyer euh dans truc. Donc il a il commence à à à grossir et à s'implanter localement mais toujours avec cette contradiction où ben quand tu vois sur la question des grandes villes, pourtant le RN c'est une machine électorale au niveau des présidentiels. C'est le plus un des plus gros partis de France. Ben il se revendique comme ça et cetera, le principal parti d'opposition et cetera.

Mais quand tu le compares avec, je sais pas moi, les LR qui ont quasiment une cinquantaine de de grosses villes ou le PS qui eux sont à une trentaine de grosses villes, eux ils sont quand même une douzaine de grosses villes. Donc faut quand même voir les les contradictions que ça ça apporte. dans dans ces élections et euh et sur la Moselle après c'est toujours pareil, c'est-à-dire que bon euh il gagne à Saintvol ça s'explique par plusieurs bah plusieurs choses. Déjà à Saintol, il y a plus de gauche, c'està-dire ça fait longtemps que maintenant bah il y a plus de mouvement ouvrier hormis la CGT, tu vois plus de d'organisation politique de gauche.

Il y a pas il y a pas la FI à Saint-Ab, ça n'existe pas. Il reste quelques anciens du parti communiste. Le Parti socialiste n'existe pas. Europe écologie et n'existe pas. C'est un un endroit qui a été abandonné par la gauche comme beaucoup de villes d'ailleurs de cette taille, ils ont été clairement abandonnés par ça. Tu as dans ces vill là, elles sont souvent géré par la droite. Nous, on a une droite locale qui est totalement en crise et donc c'est aussi ils ont gagné grâce à ça. Déjà à l'époque Aange en 2014 quand il les gagne, c'est parce que tu as une droite totalement clientelliste et cetera qui est en crise mais là à Saintvol.

Je me suis présenté à Saintvold, on était la seule liste de gauche. Alors même si on n'était pas une liste révolution permanente, mais on était la seule liste de gauche et on était avec un candidat de révolution permanente. Donc c'était une liste radicale de rupture, une liste d'extrême gauche euh à à à à à Saintabold et il y avait pas d'autres listes de gauche. On avait quatre listes de droite, centre droit et droite et une liste d'extrême droite. Ça c'était un peu le le contexte à à Saintball pour vous donner aussi comment la droite elle était fracturée dans ces élections à Saintvolt. Donc je te disais, tu as le recul de la gauche, tu as une usure totale de la droite locale.

La gauche abredonne. Ouais. Et justement les gens avec qui vous discutez dans la campagne qui vote RN, ils vous disent quoi ? Enfin, c'est c'est quoi ton ta vision sur un peu les les les motivations ou les trucs qui font que là ça perce et que ça passe de la droite au RN ? le moment de bascule quoi. Bon déjà tu as une porosité entre les deux entre les deux les deux programmes. Je te donne un programme de la droite locale et le problème du RN et le programme du RN. Je te cache les étiquettes. Je te mets au défi de me dire qui est le candidat dans ces élections. Je vais prendre l'un des candidats, c'est il se revendique centriste et cetera.

Euh il voulait mettre 250 caméras dans la ville, doubler l'effectif de police. Même le RN ne voulait pas autant de caméras et ne voulait pas autant de policier dans la ville. C'est pour vous dire, moi j'ai des journalistes nationaux qui sont venus sur Saintp pour voir un peu ce qui se passe. Ils lisaient les programmes, ils comprenaient pas. Donc déjà, tu as cette porosité où les programmes, c'est quasiment les mêmes, voir des fois ceux de la droite plus violente. Il y avait un des candidats de droite, un des anciens maires qui voulaiit mettre des drones avec intelligence artificielle. Bon, vous dire pour réprimer la jeunesse, quoi. Vraiment tout était ça.

Et après quand tu discutais avec les gens sur sur Saintvold, alors nous, on a réussi par notre campagne, elle s'appelait Santa Vold ouvrière et solidaire. Donc c'était quelque chose d'assez euh marqué euh et donc du coup on a réussi quand même à ramener cette fierté ouvrière. Mais quand on discutait avec les gens des fois, moi c'est déjà arrivé qu'il me disent je suis d'accord avec le côté ouvrier là parce que je me en soit en enfin j'entends quelqu'un qui prend la parole au nom des travailleurs et des travailleurs mais de l'autre solidaire je suis moins d'accord.

Donc il y avait cette question du racisme quand même présente, voilà, avec toujours des fausses idéologies, hein, c'est on leur donne tout et cetera et cetera. Et après quand tu parles euh avec elle et que tu arrives à vite démonter certains arrivris, moi je me rappelle une femme, elle me disait "Moi, vous trouvez ça normal que je gagne 1200 € de retraite alors que certains quand ils viennent, ils ont de suite 1000 €." Tu lui dis "Mais le vrai problème, c'est que toi tu gagnes seulement que 1200 € de retraite et que la vérité c'est il est là le problème", donc tu arrives à avoir des débats là-dessus.

Mais euh mais après sur l'extrême droite, les les débats c'est il y avait un peu de dégagisme. Ça veut dire ils en avaient marre en vrai de cette droite euh souvent multicondamnés et cetera et cetera qui euh ont fait euh bouffer tous leurs potes et cetera dans dans les mairies successives qui ont fait un clientélisme énorme et cetera. Euh et donc tu tu avais toutes ces chosesl en vrai qui étaient rassemblées dans les Merci beaucoup Christian. Et justement pour poursuivre sur cette question, tu tu Christian, il parlait de la de la question de la porosité entre le l'extrême droite et la droite.

Une des questions stratégiques qui était posées dans ces élections, c'est la question de l'on des droites. On voit qu'il y a beaucoup de villes qui basculent où il y a un transfert d'électorat de la droite traditionnelle vers l'extrême droite. Et c'est ça qui explique, je veux dire, la personne, une forme de radicalisation entre guillemets de l'électorat de droite, même s'il faut nuancer parce que comme disait Christian, il y a aussi une radicalisation de la droite et que parfois les programmes c'est kifkiif par exemple Nice, Sioti Estros. Bon, c'est vrai que Sioti c'est un mec historiquement dur de LR, mais Estros même s'il a été macroniste, c'est un maire très réac.

Euh c'est le champion de la vidéosurveillance. Enfin voilà, c'est le harceleur de migrants, c'est un maire ultra sécuritaire. Euh mais justement euh j'ai j'ai l'impression qu'il y a une petite contradiction politique qui est intéressante euh c'est que cette union des droites pour l'instant elle ne elle ne se fait pas jusqu'au bout.

C'est-à-dire qu'il y a un il y a un côté c'est évident que Boloré en rêve les secteurs de la bourgeoisie regarde du côté d'une alliance RNLR parce que ça permettrait de fusionner le côté classe populaire gagner à un projet bourgeois grâce au racisme et le côté classe aisé gagner un projet bourgeois grâce au volets économique et et de faire un un bloc qui permette de gouverner de gagner en en stabilité. Beaucoup ont voulu voir dans Nice un peu un laboratoire de ça, mais dans les faits, je veux dire les les ça ça ne marche pas. Je veux dire la la droite ne veut pas s'allier au RN.

Ça s'est vu à Marseille où Alissio a tendu la main à Martine Vassal interpellé Retaillot et cetera en disant il faut lui parler et cetera. Ça s'est vu à NIM ou euh la l'extrême droite à Toulon où les listes de droite ont fusionné pour d'une certaine manière faire barrage ORN. Euh et il y a un côté euh qui est qui est un truc qui exprime aussi à sa manière le plafond de verre euh mais qui exprime aussi des logiques d'appareil parce que je pense que au niveau des euh au niveau des électorats, il y a pas trop de problème. Je crois que c'est 64 % des électeurs LR qui euh sont prêts à voter RN dans un second tour ou qui appellent de leur vœux qui seraient prêts à accepter une une fusion LRRN.

Mais il y a il y a un truc qui ne se fait pas. Je sais pas Anna ce que tu en penses. Qu'est-ce que ça exprime cette cette limite ? Ben principalement, moi je pense que cette limite, elle est dans la contradiction euh de de la position du Rassemblement national euh qui est leur grande contradiction en fait entre euh la dédiabolisation, le fait d'être d'apparaître comme euh comme une force capable de gouverner, raisonnable raisonnable dans le sens de de faire des choix économiques pour le camp de la bourgeoisie et une partie de leur électorat qui leur a permis de d'arriver à cette position là qui est un électorat.

Moi je rappelle par exemple 80 % ils étaient pour la taxe Zucman parmi les électeurs du du Rassemblement national. Et donc il y a une contradiction énorme parce que la droite c'est pas juste l'aspect sécuritaire, c'est aussi l'aspect d'austérité de d'en finir avec les services publics, les charges patronales et cetera.

on connaît le discours les 35 he la retraite euh on finira avec la retraite par répartition pour mettre la retraite par capitalisation et cetera et cetera et donc il y a un moment donné il y a une contradiction qui s'exprime entre le fait que euh euh euh euh il n'arrive pas à fusionner jusqu'au bout avec une une moitié de de du programme stratégique et idéologique du du Rassemblement national. Si sur ce volet, on peut dire qu'il y a une forme de convergence quand même même du côté du RN ces dernières années quoi. Sur les sur le volet proatronal. Oui oui bien évidemment.

Après, de toute façon, il y a même une contradiction entre le profil Bardella qui est plus euh patron compatible, plus libéral, plus prounion des droites, plus prounion des droites et cetera que Marine Le Pen qui apparaît plus comme une candidate qui va parler au aux petits ouvriers, aux prolétaires et cetera et cetera. Il y a il y a ces contradictions là.

Euh après, il y a aussi euh euh le fait que le Rassemblement national historiquement, il s'est forgé aussi euh euh contre le Rassemblement national euh et que je pense qu'il y a il y en a beaucoup qui euh ne voient pas encore euh le fait de totalement se diluer euh euh dans une fusion du Rassemblement national et que et que et que pour moi il ne voit pas le le l'acquis jusqu'au bout parce que bah surtout que ça les mettrait en ça remettrait leur existence en question quoi.

l'existence l'existence en question et que je pense que localement en tout cas parce que c'est pas encore défini, moi je pense qu'il faudra surveiller en tout cas si on parle du bloc bourgeois des candidats du bloc bourgeois moi je pense qu'il va falloir surveiller de fait Édouard Philippe parce qu'on en l'a pas évoqué mais Édouard Philippe qui a quand même gagné la mairie du Havre et qui de fait va se positionner parce que là ça va être la recherche de qui pour le le bloc bourgeois ça va être la recherche de quel profil va pouvoir incarner l'alternative entre un un possible second tour entre le le entre Eren et et la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon.

Donc pour moi, il faut surveiller quelle va être la dynamique de Édouard Philippe, mais il faut aussi surveiller quelle va être l'attitude post élection de Eric Sioti parce que Eric Sioti, il peut jouer aussi un rôle un peu de rabatteur et essayer d'aller chercher des grosses candidatures à droite. Moi pour moi ça quelque chose qu'on va voir dans les mois à venir. Et la différence pour moi avec l'échelon local et on l'a vu, je veux dire, dans beaucoup de candidatures de ma, c'est qu'ils ont vu que l'aspect immigration, l'aspect islamophobie et cetera qu'ils agitent en permanence à l'échelle nationale était beaucoup plus discrète en fait à l'échelle locale.

fois moi je vous assure le nombre de maires de droite qui par exemple ont promis des terrains pour des mosquées, qui sont partis dans des mosquées pour l'ftar pour le les les les prières de Laï. Enfin, il y a eu ce sketch là avec Estros qui s'est fait recaler parce qu'il voulait absolument souhaiter bonne fête au parc des expositions là où il y avait la prière à Nice. Euh et il faut savoir enfin Christian il il m'expliquait que à Saintol par exemple le l'un des candidats était parti voir la mosquée pour se ce se avoir le le soutien de le soutien des musulmanes et des musulmans. On a vu ça. On a vu des mèes qui ont commencé à fond à essayer de de de d'effacer leur image.

Et pour moi, peut-être la personnalité qui est pas du RN mais qui est de l'extrême droite et qui a incarné le plus ça, ça a été Saraknafo à Paris. Gersaraknafo à Paris, elle a fait une campagne autour de l'intelligence artificielle, euh la question des des des ponts, la question des transport, de ce que vous voulez et que la les les questions de d'immigration et autres, ça a été quelque chose qu'elle elle-même a mis beaucoup de côté parce qu'elle a vu que c'était difficile de gagner euh euh localement là-dessus. OK. Ben, je pense que c'est un c'est une discussion stratégique qui va être euh euh au centre des des année à venir.

Moi, mon pari d'une certaine manière, c'est que le que si l'Union des droites doit se faire, elle se fera après une victoire euh présidentielle euh du RN, c'est-à-dire elle sera euh imposée par un rapport de force. Je dis pas que cette victoire là est inéluctable, mais je dis que le chemin pour le faire, ce serait ça quoi, qu'il y a un saut politique euh qui oblige la droite aux législatives à se poser la question d'une union pour pouvoir rentrer dans un gouvernement Ren et que avant, j'ai l'impression qu'en tout cas pour l'instant la logique est dure quoi, que si voudrait faire ça mais qui mais qu'il n'y arrive pas.

Euh j'enchaîne sur justement la question des parties de gouvernement euh puisque on voit que un des phénomènes c'est que il y a une forme de maintien de leur implantation locale. C'est-à-dire qu'on voit que euh il y a pas mal de de de victoires dans les villes moyennes de la droite. Il y a quelques défaites comme à Saint-Étienne et il y a quelques victoires sur la gauche notamment à Clermontferrand ou Brest ou la droite d'une certaine manière ravi des des bastions socialistes euh au au oui au Parti socialiste du coup. Euh et dans pendant ce temps, euh le Parti socialiste en vrai s'en sort plutôt euh assez bien.

Euh si on regarde notamment dans les grandes villes euh pour euh le le PS euh il euh conserve du coup Rennes, Rouan, Nant, Lille, Lem, mais surtout Paris et Marseille, ce qui est ce qui est pas rien. Et je voudrais justement qu'on discute un petit peu [raclement de gorge] de cette question des des partis de gouvernement et de la place du Parti socialiste. Et pour ça, Mathilde, du coup, toi tu milites à Marseille, est-ce que tu peux nous parler un petit peu du résultat du PS sur la ville euh et plus largement ? Bon, ta vision un peu sur le résultat du PS dans dans ces élections, qu'est-ce que ça exprime ? Victoire quand même assez écrasante en vrai à Marseille.

Euh du coup, je disais à Marseille effectivement le le PS il se maintient avec Paï avec un assez gros score comme tu l'as dit Paul au second tour mais mais il faut être lucide hein. Si le PS il se maintient aujourd'hui à Marseille, c'est pas parce qu'il convainc massivement euh c'est parce qu'il bénéficie d'un contexte politique qui est quand même assez particulier. Euh d'abord ben l'épouvantail de l'extrême droite qui est en train d'avancer partout et et aussi à Marseille et puis euh à Montr a joué quand même un rôle assez central. En 2020 à l'arrivée du printemps marseillais, c'est 31000 personnes qui ont voté Rassemblement national pour plus de 120000 aujourd'hui.

Enfin, on voit queils triplent leur siège au conseil municipal. Donc cette progression qui est réelle, elle a nécessairement alimenté le réflexe de barrage dont a profité directement Benoît Paillant. Et autrement dit, enfin moi à mon sens, une partie de mon électorat, il vote davantage par crainte du Rassemblement national que par adhésion à son projet et son programme. Et aussi ensuite enfin le le Parti socialiste, il bénéficie à Marseille de l'effondrement de la de la droite après des décennies de Gou par Claude Godin. Cette pude, elle a quand même laissé une image à Marseille très très dégradée de de la droite de de gouvernement.

Ben faut rappeler que c'est un c'est un camp politique qui a gouverné par clientélisme, par des méthodes mafieuses, des liens avec des syndicats corrompu, ben comme ouvrière et surtout ça a été un abandon profond de la ville avec une ségrégation totale massive et des drames ben qu'on connaît comme celui par exemple de de la rue d'Obanne. Et du coup en fait à Marseille, le printempseillais, il bénéficiait en 2020 de ce dégagisme de Godin mais il en bénéficie encore aujourd'hui.

Et aussi un un autre élément sur le maintien du PS, enfin tu en as un peu parlé Paul mais c'est que le PS c'est pas nouveau à Marseille et il bénéficie aussi enfin d'un large réseau et d'un ancrage territorial assez fort. Ce parti, il a il a longtemps structuré la vie politique locale, enfin notamment à l'époque de Deers avec des figures comme Jean-Noel Guérini. Et à un moment le PS il a subi une énorme crise avec la mise en cause de de Guérini qui était une figure enfin c'est une figure locale du PS pour des affaires de détournement de fond de lien avec le grand banditisme autour notamment de l'attribution de marché public pour les services publics à Marseille.

Et donc enfin ce qui a enfin ce qui a expliqué l'arrivée au pouvoir notamment de Godin et et du coup voilà c'est pas nouveau et Paillon bah il bénéficie de de cet ancrage là et en 2020 le PS il avait réussi à revenir au pouvoir en changeant un peu de visage avec ce printemps marseillais enfin qui était présenté ben comme un projet de rupture porté par une figure de la société civile bah qui était Ruby Rollard mais assez rapidement bah cette image elle s'est fissurée avec ben le remplacement de Ruby Leola par paillant qui euh enfin lui euh c'est un véritable apparatique du Parti socialiste.

Et euh quand on regarde le bilan concret de Paï aujourd'hui, enfin c'est très très loin de de la rupture qui qui a été annoncée par le printemps marseillais. Enfin, je vais donner quelques dédemples, mais sur le logement, la situation, elle est elle est critique. Euh les loyers sont en hausse à Marseille, il y a une insalubrité qui est qui est chronique alors même que Pavait dit "Moi, je vais réquisitionner les logements vides." Évidemment, il l'a jamais fait. Le plan école. Donc dont il a fait toute une communication, tout un teint.

Euh ben la réalité c'est que ben la cour des comptes, même la cour des comptes, elle en fait une critique assez dure et c'est surtout là on l'a appris récemment, des arrangements avec les grandes entreprises euh avec une enquête ouverte euh pour favoritisme notamment dans le 15e et le et le 16e sur la rénovation des écoles. Et c'est aussi ça, faut le dire, c'est l'arrivée de l'école néolibérale de Macron avec bah le le pilotage local des des moyens, le recrutement des profs par les chefs d'établissement.

Faut voir que on est quand même à Marseille, la seule ville en France où cette école néolibérale de Macron, elle a elle a été mise en œuvre et ça a été aussi beaucoup d'argent pour le privé et surtout enfin et je terminerai là-dessus sur le sur le bilan de paillant, mais c'est un tournant sécuritaire ultra net avec une augmentation des effectifs de police, une multiplication des caméras, le renforcement du contrôle enfin dans dans tout l'espace public euh avec bah c'est le plan tranquillité ou encore le le plan place net qui a été mené main dans la main avec la préfecture et aussi toute une campagne qui a été axée là-dessus.

Enfin, on se rappelle quand même du je sais pas si vous l'avez vu ça, mais il y a eu un débat terrible entre Alizo et Paï euh où c'était la bataille et la guerre pour qui allait embaucher le plus de policiers municipaux. Enfin, c'était c'était assez terrible. Et donc voilà, enfin en fait, je dis tout ça pour qu'on se rappelle enfin ce que c'est le PS euh et le printemps Marseillais. enfin qui avait promis une rupture. Enfin, la réalité c'est que aujourd'hui c'est la continuité de Guerini. La réalité c'est qu'il mettent une politique néolibérale autoritaire enfin de Macron. Voilà, c'est ça le PS à Marseille.

Et euh et je je terminerai sur plus enfin mon avis à échelle nationale, mais on voit que le PS comme tu l'as dit Paul, malgré tout, il arrive quand même à se maintenir malgré quelques défaites notamment enfin à Clermont à Brest.

euh ils se maintiennent dans beaucoup de grandes villes parce que ben en fait comme à Marseille, il bénéficient de de cette implantation territoriale qui est quand même importante un peu partout et euh aussi et bah ça on en discutera plus longuement mais je je l'évoque quand même, il bénéficie d'avoir été maintenu en vie par la France insoumise, ses alliances électorales comme la NUPES ou le NFP ou même les alliances prépremier tour qui ont existé dans ces municipales.

Voilà et je terminerai tout de même par dire que cette victoire du PS comme tu le disais Paul aussi ça résout aucun problème stratégique pour le parti et notamment sur le terrain de de qui va suivre et de l'élection de 2027 et de l'attitude vis-à-vis de la France insoumise parce que on sait que en interne le PS il est ultra divisé entre les secteurs qui sont favorables à la France insoumise d'un côté et ceux qui maintiennent un condon sanitaire autour d'elle. Et du coup cette contradiction interne pour le PS, elle se maintient et les victoires locales, elles ne viennent absolument pas résoudre ce problème.

Bon, le cas de Marseille, il est intéressant pour voir comment un peu le côté implantation locale plus danger de la droite ou du RN, ça permet effectivement de se de se maintenir longtemps et de de et de maintenir sous perfusion des partis qui nationalement sont en difficulté.

Mais euh mais effectivement, je pense que un des grandes discussions stratégiques qui sont ouvertes notamment qui ont été ouvertes par la bourgeoisie qui est très qui est qui est pas très contente qu'il y a eu des alliances avec entre LFI et le PS au au second tour, c'est cette question de l'union de de la gauche qui génère des débats importants euh avec la question voilà, il y en a qui vont mettre en avant les défaites euh des alliances PS LFI notamment à Toulouse et Limoge pour dire "Regardez, c'est la preuve qu'il faut un cordon sanitaire avec la France insoumise." Euh il y en a qui vont mettre en avant la victoire à Nant pour dire que en fait ça va.

D'autres qui vont La France insoumise qui répond en disant "Lyon, Grenoble, le tour, on a gagné dans des alliances notamment avec ELV." Donc c'est pas nous le problème. Le problème c'est les MRPS que les gens voulaient dégager euh et cetera et cetera. Euh et et évidemment que nous on pose pas la discussion de du point de vue des médias dominants qui est de dire "C'est scandaleux de faire une alliance avec LFI." Euh mais plutôt du point de vue inverse, c'est-à-dire euh pourquoi la France insoumise qui nous parle tous les quatre matins de à quel point le PS est une organisation horrible.

Euh pourquoi je veux dire euh on nous parlait ces derniers mois du changement d'alliance du Parti socialiste qui était devenu un parti euh qui soutenait l'austérité, la Macronie et cetera. Pourquoi en permanence, dès qu'il y a une échéance électorale importante en réalité euh le les scores ou le rapport de force de la France insoumise, il sert à négocier des alliances. Et du coup dans son blog, Mélenchon a écrit "Le PS nous a entraîné dans sa chute pour expliquer les euh notamment les défaites comme les défaites de Toulouse.

Euh je sais pas c'est quoi votre regard Elsa toi ta vision un peu sur euh cette situation du Parti socialiste et sur le résultat de la France insoumise euh nationalement et puis sur ce choix un peu des alliances et de ce qu'elle signifie politiquement. finalement à chaque efféance électorale, on a l'impression de rejouer un peu la même musique parce que ce soit euh euh la NUPES, que ce soit le NFP et maintenant que ce soit les municipales, euh ça redevient la grande discussion qui est portée beaucoup par les filles. Enfin, je veux dire, nous on critiquait déjà le fait que pendant la nuit PS, alors qu'il y avait un PS à 2 %, que c'était la place qui méritait d'avoir à la présidentielle, hein.

PS à 2 % et que c'était la place qui méritait d'avoir parce que le PS c'est une organisation détestée et a raison parce que c'est les architectes des offensives austéritaires les plus violentes contre les travailleurs des 10 dernières années. Enfin, c'est ça quand même le le gouvernement Hollande austéritaire mais aussi sécuritaire. Et nous, on a beaucoup discuté de comment tout l'arsenal répressif qui était utilisé aujourd'hui contre les militants qui sont solidaires de la cause palestinienne, contre les jeunes qui sont révoltés après Naël, que tout ça en fait c'est des outils du Parti socialiste que le Macronisme a juste eu à utiliser une fois qu'ils étaient au pouvoir.

Donc c'est quand même ça le Parti socialiste. Il y a une partie de la France insoumise et de leur base qui entre chaque élection dit plus jamais PS. Enfin, je veux dire, ça a été une grande discussion quand même par rapport au génocid dans à Gaza. Euh, on est arrivé à des situations de polarisation énorme où il y a une énorme partie du PS, enfin je veux dire la la totalité du PS en fait, qui a soutenu le droit d'Israël à se défendre et pas que ça, qui a accompagné les campagnes de calomnie en expliquant que tous les soutiens de la Palestine, c'é les antisémites. Euh Jérôme Gage en tête, mais c'est pas le seul.

Et donc dans ces moments-là, il se traitent d'antisémite et de génocidaires mais respectivement l'un et l'autre, je veux dire, mais que au moment où il y a des échéances électorales, il meur pour une alliance en fait, ils le défendent à toutes les sources possibles, y compris à Paris où je pense qu'à Paris, c'est un des endroits dans lesquels c'est le plus choquant peut-être parce que la la liste de Grégoire, c'est une liste très très à droite. Il y a plein de symptômes de ça. Il est avec Ariel Veille qui est un des mecs les plus proches de groupe très très très hostiles en fait au mouvement de solidarité avec la Palestine.

Des gens qui expli qui qui signent des tribunes pour expliquer que l'antisionisme c'est comme l'antis c'est comme l'antisémitisme et cetera. Donc criminalise une position politique anticoloniale. Et le problème c'est que pour moi comme infiner la logique stratégique fondamentale de la France insoumise c'est de conquérir des positions dans les institutions quoi qu'il en coûte. Euh au moment où ce la question se pose sur le terrain électoral, ils sont prêts à faire alliance avec euh le Parti socialiste mais avec euh aucune condition.

Enfin, en tout cas, quand on regardait le débat tel qu'il se menait à Paris, on on entendait pas parler même de lignes rouges, de dire "En fait, c'est pas possible que sur la Palestine, Ariel Vel ou Emmanuel Grégoire sign telle et telle tribune. Nous, on fait alliance contre contre Dat mais en fait on peut pas renoncer à tout parce que par ailleurs, c'est ça aussi qui génère même une enfin voilà les phénomènes de trahison, de déception, de contestation et cetera. Euh et je pense que c'est intéressant de voir comment la discussion elle se rejoue à chaque échéance électorale que nous on critique beaucoup parce qu'on pense que ça participe à semer de la confusion.

Euh ça participe à réhabiliter une organisation qui a un rôle néfaste en fait pour euh l'immense majorité de la population. Euh et ça participe à alimenter de la déception et ce qui est le le sentiment le plus euh le plus nocif quand on sait que euh eff d'ailleurs LFI l'a dit à juste titre hein que le Parti socialiste, c'est ceux qui ont voté avec le macronisme, qu'on laissé passer un budget macronis austéritaire extrêmement violent. Bah le problème c'est que dans ce cas, il faut expliquer aux gens qu'on va devoir se préparer à se battre contre ces offensives là et pas qu'on doit marcher main dans la main avec ceux qui les organisent quoi. C'est ça.

Surtout que les délimitations dont tu parles en fait ils la France insommise sont capables d'en parler mais une fois que le PS a refusé l'alliance quoi. Après ils vont dire à juste titre que c'est des gens qui se soutiennent état génocidaire et tout ça, on est d'accord mais le problème c'est que ça leur dérange pas de faire campagne commune avec des avec des Ariel Veil qui sont les les visages de de de les plus radicaux en fait de cette aile là ultra pro Israël par exemple. C'est ça.

Et moi, moi quand j'ai je lisais le billet de blog de Mélenchon sur les résultats où il essaie de s'attaquer un peu à la rhtorique qui dit que c'est la faute à la France insoumise s'ils ont perdu, il y a des arguments qui dit qu'ils sont vrais. C'est-à-dire, il dit euh en gros euh c'est pas de notre faute si les MRPS étaient détesté et que les gens ont tellement voulu les dégager que en gros juste la France insoumise à une seule, on pouvait pas être avec eux, on pouvait pas compenser.

Mais mais du coup effectivement, tu as envie de dire mais pourquoi tu fais des listes avec des gens qui gouvernent des villes depuis 6 ans qui mènent des politiques sécuritaires, qui mènent des politiques racistes, qui expulsent les squat, qui persécutent les les les migrants à la rue, les mineurs isolés et cetera. euh qui impose des attaques, qui appliquent toutes les attaques euh libérales, anti-ouvrière imposé par le gouvernement contre les travailleurs communaux euh qui gèrent l'austérité et cetera. Enfin, je veux dire, au bout d'un moment, c'est et moi je pense que il y a un truc, il y a un vrai truc stratégique pour moi ça révèle.

C'est-à-dire que nous et Annas, je veux bien t'entendre sur ça, mais nous ça fait longtemps qu'on discute NFP, Nups et cetera et euh après le NFP euh on a fait beaucoup de lives sur ça. Les gens venaient dans notre chat et nous disaient "Non mais là cette fois c'est terminé, c'est vrai, on a un peu abusé. Pour moi, c'est municipal. Si après tout ça, après euh le génocide, après les révoltes de des quartiers populaires, après le budget euh macroniste, tu fais encore des alliances, c'est ça veut dire que c'est pas des coups tactiques. Ça veut dire que ça fait partie de ta stratégie.

Euh et moi pour moi ça c'est une leçon importante, c'est la dépendance structurelle de la France insoumise aux partis socialistes. C'est qu' en en en dernière instance la stratégie de la France insoumise a besoin et quelqu'un disait dans le chat ils ont besoin du PS pour mettre un pied dans les institutions. Mais comme leur stratégie c'est de mettre un pied dans les institutions, c'est même de mettre les deux pieds dans les institutions, ils auront besoin éternellement du Parti socialiste. Anas sur ça. Non mais oui, c'est vrai. Et c'est ça, ça montre la question de l'Union de la gauche. Elle montre l'impasse politique et stratégique pour Jean-Luc Mélenchon dans le casre d'un deuxième tour.

C'est-à-dire que les gens se sont rendus compte aujourd'hui que ça va être quasi Mission Impossible pour incarner une ligne LFI pure et dure, l'avenir en commun. Enfin, je veux dire pour les plus anciens qui se rappellent l'émergence de la France insoumise, c'était beaucoup l'avenir en commun. Moi je me rappelle, les gens, ils me disaient "Tu as lu l'avenir en commun ? Tu as lu le programme ? et cetera et cetera. Toutes ces questions là en fait, elles sont totalement diluées sur des accords d'appareil. C'est clair ce que disait notamment [raclement de gorge] Elsa, c'est que c'est incompréhensible pour beaucoup.

Enfin, tu peux pas euh euh accepter qu'on te traite d'antisémite, toi de l'autre côté envoyer des insultes comme quoi c'est des sociau et cetera. C'est les le marche-pied de Macron et autres. Mais après au final au deuxième tour, tu considères quand même qu'il faut faire une une alliance ensemble.

En plus, c'est pas des alliances techniques, hein, parce que la France insoumise, elle a essayé d'adoucir beaucoup en disant "C'est des alliances techniques en gros contre la droite." La réalité c'est que c'est des alliances aussi programmatiques et et en fait quand tu fais une alliance avec le Parti socialiste, de fait tu participe au fait du maintien du Parti socialiste, de l'existence avec des avec des élus, avec des maires et cetera et cetera et donc un continuum de la socioitêrise parce que tu leur donnes un appis.

C'est-à-dire que eux eux ils te disent "Casse-toi à Paris-Marseille parce qu'ils sentent que ils peuvent gagner sans toi." Mais en même temps, toi tu vas aller les ramener avec toi à Toulouse, tu vas les ramener avec toi à droite et à gauche et cetera. Donc au final, tu continues à maintenir l'existence du du Parti socialiste. Par rapport à ce que dit Mélenchon de les ont entraîné dans la chute. Moi, j'ai envie de dire que Mélenchon déjà, il les a déterré du cimetière en en 2022. Euh enfin, je veux dire à Nidalgo, enfin c'était pas que Anidalgo et les 1,5 %, c'était la vente de Solferino.

Enfin, je veux dire, faut se rappeler de de l'après 2022, c'était euh tout le le Parti socialiste euh et KO en fait, que ça n'existait plus et cetera. Euh euh tous les les socialistes qui sont partis chez Macron et cetera et cetera, on parlait à l'époque de d'Emmanuel Vals et autres. Enfin, c'était vraiment le truc de la fin de de ce parti làà qui avait quasi fusionné avec le le le macronisme. Et la réalité c'est que la le logiciel de la France insoumise ça a été de de offrir des places en nombre pour que le Parti socialiste vienne et avoir quand même cette étiquette d'alliance avec le parti historique de de l'État bourgeois pour avoir aussi cette crédibilité et autres.

Parce que on peut s'entendre 3 secondes pour dire que quand on voit par exemple l'attitude du NPA, l'anticapitaliste euh dans dans ces élections qui mériterait même une émission en soi parce que si on on devrait discuter du NPA en anticapitaliste, c'est la branche historique LCR, Besenna, Philippe Poutou et autres, bah la France insoumise et le NPA de de Besantau, ils ont beaucoup plus d'acquintance et de de proximité politique que LFI vont la voir avec le Parti socialiste. on pourrait considérer d'une certaine manière bah quand tu regardes la NUPES, bah dans la NUPES, ils ont proposé genre cinq circos quasi ingagnables au NPA, ils en ont proposé 50 au au Parti socialistes.

Il y a eu ces genres d'attitudes. C'est pour ça que ce que tu dis est très vrai sur le fait que ils vont être obligés de de de s'appuyer et que leur stratégie elle est de s'appuyer sur le le Parti socialiste. Ça va être la grande inconnue de comment maintenant ils vont ils vont faire pour d'ici la présidentielle là-dessus parce que c'est chacun est du de son côté de la de la barricade, ils sont en train de de de se tirer dessus et et qu'il faudra voir si admettons Mélenchon passe au deuxème tour. La réalité c'est que c'est que va y avoir une une dilution du programme.

Si tu me permets une une dernière chose pour moi où il faut passer au-delà de la question de l'Union de la gauche, il faut partir de nos besoins à nous et de l'urgence politique. Parce que la réalité c'est que tout ça témoigne quand on voit la situation et l'urgence et la nécessité de rompre avec euh le le système capitaliste, de rompre avec toute la barbarie qui charit aujourd'hui et qu'on voit à l'échelle internationale avec ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient et autres.

On voit bien que il y a aucun euh euh euh déboucher euh euh radical dans ce qui est en train de se proposer aujourd'hui, que euh le fait qu'il y ait aucune colonne vertébrale aujourd'hui euh euh avec ses alliances et c'est c'est ce message-là qui a été envoyé à beaucoup où les gens ils se sont dit moi je vais pas aller voter au deuxième tour parce que je comprends rien. Moi on me dit que on est c'est des antisémites, je vais pas voter pour eux. et de côté insoumis, les gens disent "Moi, je vais pas aller voter avec des gens dont on m'a expliqué que c'est des socioîtres et cetera.

Je vois pas qu'est-ce qu'on défend avec eux, quelle quelle politique de rupture jusqu'au bout on va on va défendre avec des maires qui ont euh euh tué euh la commune. Je sais pas moi, depuis 6 12 depuis 30 ans. Voilà, c'est Non, Elsa, justement par rapport à tous ces débats, est-ce que tu peux nous dire un petit peu pourquoi c'était important justement de présenter une candidature de révolution permanente dans une ville comme SN ? Euh je veux dire, on a été critiqué pour ça.

On en parlera, je vais pas rentrer dans les les détails, mais on discutera après de gens qui nous ont dit qu'on était contre révolutionnaire, notamment du côté des des militants de parole d'honneur QGD colonial, que on divisait la gauche, que c'était honteux et cetera, qu'il y avait aucune justification à se présenter face à une candidature de la France insoumise.

Est-ce que tu peux nous dire justement pourquoi c'est important que cette candidature elle existe et et quels ont été les échos de cette campagne et qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez porté qu'est-ce qu'on a porté sur le terrain dans cette campagne pour synthétiser un peu qu'est-ce qui explique que à la fin il y ait quand même quasiment 2000 voix malgré le poids énorme de de la France insoumise et de la candidature de de Bali Bagayoko qui fait un score évidemment énorme de plus de 50 %. Bah déjà pour dire, ouais, moi je pense que à Saint-Mi c'était enfin il y a une situation politique incroyable dans la ville.

Enfin, nous on a fait une campagne de plusieurs mois et on l'a remarqué, on l'a vu très vite de voir comment est-ce que Mathieu Anotin peut-être pour repartir de enfin pour moi, qu'est-ce que ça exprime la situation à Sand tant la victoire de Bali au premier tour que le score qu'on a fait, même si c'est différent et c'est des phénomènes politiques différents et je vais répondre à ta question, mais je pense que la réalité c'est que pour moi Mathieu Anotin, il a radicalisé une génération politique avec une profondeur, un niveau de contestation, de détestation ultra intense qui fait que dans la vie, il y avait une haine antianotant mais mais très très ancrée hein et qui était là en fait depuis même avant que les campagne municipales commence que ce soit celle de Bali, que ce soit la mienne évidemment mais mais c'est intéressant parce que pour moi c'est l'expression du fait que Anotin c'est un macroniste, c'est un petit dartmanin local qu'il a essayé de faire une politique macroniste à Saint-Ni et que ça s'est mal passé pour lui que lui son projet c'était vraiment de se dire si en fait je j'investis je fais de cette ville une ville plus agréable pour les riches, je la gentrifie, j'ai les JO en couronnement de mon mandat et que pour ça en fait j'investis massivement dans la sécurité, je harcèle les jeunes de quartier et cetera.

Ça c'est le projet de transformation sociale de la ville qui va me permettre de de de Je pense qu'il était il avait la clarté en fait sur son truc. C'est pas c'est pas un limp 3 semaines. C'est un mec qui est le gendre de Claude Bartolone. C'est un mec qui est un soldat du Parti socialiste qui sait très bien ce qu'il fait et la réalité c'est qu'il a rencontré une résistance politique très forte. Enfin je veux dire les communaux le détestent. Lui, il a l enfin il y a il y a des centaines de personnes qui ont perdu leur emploi en fait à la suite du mandat d'un not.

Donc il y a une énorme un énorme ressentiment et il y a beaucoup beaucoup de jeunes qui discutaient notamment du problème de la police partout dans les quartiers où en fait à Notin il avait construit une brigade à moto sur armée euh des policiers municipaux mais vraiment je pense qu'il y avait rien à envier ni à la Bravem ni à la BAC et avec du coup un vrai sentiment d'oppression sociale ressenti ultra largement que ce soit par les travailleurs de la ville ou que ce soit par des jeunes de quartiers. Et je pense que dans ce contexte euh évidemment que bah cette défaite de Mathieu Anotin Singlante euh c'est une source de joie énorme.

Enfin, il y avait une ambiance politique dans la ville dimanche soir au premier conseil municipal et tout que moi j'ai trouvé incroyable euh et archi débordante et ultra riche. Et je pense que le score de Bali, il exprime ça aussi. Enfin, le fait queil y a eu une énorme volonté de dégager à Notin et que et que Bali est apparu comme celui qui pouvait le faire en plus du fait qu'évidemment c'est quelqu'un qui est né ici et cetera. Mais quand plus de ça, il s'est passé plus de ça parce que moi je ne m'attendais pas à ce qu'il y a un scénario dans lequel Bali passe au premier tour plus nous on fasse 7 % en fait.

Et ça veut dire que l'espace en fait pour une gauche et en particulier la nôtre et je veux dire pourquoi, il est le le la le la candidature qu'on a défendu pour moi, elle elle correspondait à des échos qu'on rencontrait dans la population qui allaient au-delà de nos espérances où où on s'attendait pas à rencontrer autant d'écos positifs. On savait pas si ça allait se traduire électoralement parce qu'on savait qu'il y avait une énorme pression au vote utile et cetera pour dégager à notin.

Mais en fait la réalité c'est que oui parce que pour moi il y avait des secteurs entiers de la population que ce soit des travailleurs de la ville que ce soit des jeunes de quartier sur la discussion sur la police parce que la réalité c'est que nous on était les seuls à dire par exemple qu'il fallait désarmer la police municipale totalement et immédiatement. On était les seuls à dire qu'on ne pouvait pas traiter les problèmes de misère, de précarité, de chômage, de manque d'avenir dans la jeunesse par la police et la sécurité. Et c'est une discussion qu'on avait beaucoup avec la liste PCLFI parce que eux ils avaient plus une adaptation sécuritaire.

Enfin, nous on critiquait beaucoup leur programme sur ça où en fait le désarmement ça existait plus parce que cit que le LBD en fait. Ils expliquaient qu'il fallait de la police aussi pour régler le problème des vendeurs à la Soviette au bord de la gare, qu'il fallait plus de police dans les établissements. Nous, on a une une une profil qui tranchait beaucoup avec ça. C'est dire qu'en réalité, c'était une adaptation au paradigme sécuritaire qui était une pression en réalité des classes dominantes sur les secteurs les plus précaires depuis les années 80 dans les dans les quartiers. Et ça c'est une revendication par exemple qui a rencontré un écho énorme.

Et au-delà de ça, la possibilité de dire que dans une ville qui est le principal poumon ouvrier de la capitale qui concentre des des milliers de travailleurs, il fallait une candidature qui propose une alternative à la stratégie institutionnelle qui explique que de toute façon face à la période de crise qui s'ouvre, de guerre, de génocide, il fallait avoir des des des secteurs de la population qui se préparent consciemment à s'affronter aux classes dominantes.

Et il y a eu on a eu un écho politique autour de cette question où les gens se sont dit en fait il faut qu'il ait révolution permanente au conseil municipal et il faut voter pour eux au premier tour pour qu'ils puissent être nos yeux et nos oreilles indépendamment d'une stratégie institutionnelle sans la perspective de faire carrière et je pense que ça montre la potentialité en fait de ce type de campagne en particulier dans des villes ouvrières et populaires comme Sand quoi. Super. Ben merci beaucoup Elsa. On va revenir un peu sur toutes ces sur toutes ces campagnes et sur et sur toutes sur tous ces enjeux.

Mais avant pour en revenir un petit peu à la à la France insoumise, euh un des symboles un petit peu de aujourd'hui le la campagne qui est beaucoup utilisée pour discuter justement de des euh des des contradictions euh des alliances entre LFI et le Parti socialiste, c'est l'exemple de Toulouse et on a Vanessa avec nous. tu étais candidate aux élections municipales à Toulouse et tu es par ailleurs travailleuse dans dans l'aéro dans l'aérospatial. Est-ce que tu peux justement nous raconter un petit peu toi en tant que militante à Toulouse comment ces volontés d'alliance avec le PS elles ont impacté la campagne toulousaine ?

Et comment t'expliques aussi ce résultat ce résultat final et et notamment vous politiquement ? Quel qu'est-ce que vous avez dit sur cette question du rapport au Parti socialiste pendant pendant la campagne ? Je voulais repartir euh peut-être de du de mon travail enfin où j'étais aujourd'hui parce que c'est des discussions euh il y a une certaine démoralisation je pense mais parce que je pense que effectivement à Toulouse la France insoumise a justement euh créé un peu la surprise euh au premier tour puisque de bah ils sont ils ont déjoué les sondages clairement.

sont passés devant le Parti socialiste et euh et et je pense et malgré en fait justement toute la campagne de cornerisation de criminalisation de la France insoumise qui avait été faite y compris par Nouk euh qui a fait une campagne aussi très dure contre la France insoumise, il se présentait comme le candidat antibordel, le candidat de l'emploi de l'aéros et cetera.

Le fait est que effectivement enfin voilà Moudin qui a mis 15000 voix dans la vue et cetera et je pense que il y a enfin ce qu'il se voit c'est que malgré un fort dégagisme de Moud enfin les gens n'en peuvent plus de Moud qui a toute une avant-garde qui s'est mobilisé ces dernières années et cetera, la la le constat là qui est un peu tiré ou le bilan qui est tiré c'est que Moudin qu'il est trop fort Mouin qu'il est indétronable et et je pense que poser la question de cette façonlà ça empêche aussi de tirer les bilans jusqu justement et d'aller au bout de la question de effectivement face à Moudin et ce qui représente face c'est-à-dire un patronat qui est radicalisé notamment dans le secteur de l'aéronautique et du spatial dans un contexte de militarisation.

quelle force et euh quelle stratégie nous on y oppose. Et je pense que c'est aussi comme ça que on doit poser la question de ce qu'a été la stratégie de euh de la France insoumise et de François Picmal dont vous avez parlé parce qu'à mon avis justement dans ces alliances avec le PS, il y a beaucoup de contradictions.

Déjà François Picmal depuis le premier tour, lui il dit que il va s'aller avec le PS, c'est pas une surprise mais parce que comme vous le disiez, c'est la stratégie structurelle mais on voit aussi justement dans cet objectif de fusion à quelle concession programmatique ça a amené puisque dès le premier tour en fait la France insoumise François Pickman ne parlait plus par exemple du désarmement de la police mais après quand il y a eu la fusion la question même de la la le jumelage telout suspension du jumelage Tel Aviv euh Toulouse. Ça a ça oui, ça a sauté en mode on en discutera dans les conseils municipaux.

Enfin voilà, enfin donc ça c'est pour montrer euh justement les concessions à laquelle la la perspective de cette alliance en fait déjà elle amène dès le premier tour. Enfin, je pense les résultats du deuxème tour, il montrent que à un projet politique, on peut pas substituer une logique qui serait purement arithmétique déjà parce que ça ne marche pas.

Enfin, les résultats, ils montrent que les les voies ne se sont pas juste additionnées, mais précisément parce que dans la continuité de ce que qu'a été la politique, même du Parti socialiste, en vrai, un parti qui dit la veille que euh LFI c'est des antisémites, il faut pas s'attendre non plus à ce que les gens qui votent PS le lendemain, ils aient oublié ce que tu disais la veille alors que tu présentais la France insouise comme le diable.

Mais aussi euh parce que je pense qu'il y a aussi un argument qui est beaucoup utilisé, c'est celui de l'abstention, notamment euh dans les quartiers populaires et cetera, mais euh mais vous en discutiez toute la perspective que tu donnes euh à des gens euh quand c'est la perspective, c'est de s'allier à un parti qui euh même localement en fait est déjà responsable des politiques austéritaires.

À Toulouse, on a déjà au conseil départemental et à la région le Parti socialiste avec Vincini et Delga qui sont responsable de la mise à la porte de plus de 300 contractuels, qui sont responsables des coupes budgétaires sur le planning familial, qui sont responsables même des politiques menées pour expulser les MIE, les mineurs isolés et cetera.

Briançon, c'est celui qui depuis le début euh du mandat Moud euh vote les mesures sécuritaires et tout le temps à derrière Moudin, donc soutient ses politiques austéritaires et euh et je pense que pour les gens enfin, il y a une déconnexion de plus en plus profonde, même quand tu vois qu'on te demande du coup de voter pour le Parti socialiste, donc qui est responsable de toutes ces politiques entre ce qu'on enfin ce qu'on te demande et et ta propre vie quoi. enfin la la vie des gens, c'est ce qui se joue en réalité quand ils réfléchissent à quel projet politique et cetera.

Et moi, je suis allée à des débats et en réalité euh euh euh il y avait des débats organisés par des associations, on voit euh il y avait Briançon, il y avait euh des représentants de la liste de Moudin et avant les débats, ils se tapent la bise. Euh c'est c'est ça la réalité, c'est que enfin pour eux, c'est pas ce qui se joue, c'est un jeu de siège et cetera, mais en réalité la vie des gens derrière elle est elle est elle est en jeu.

Donc enfin tout ça pour dire que oui, moi je suis d'accord qu'on peut pas présenter et que ça mène beaucoup d'illusion de présenter la lutte enfin de prétendre construire un front antifasciste avec ceux là même qui sont responsables de la montée de de l'extrême droite à travers les politiques et que comme le disait Anas à mon avis la question a posé aussi c'est du coup quelle autre perspective on est en avant je voyais PMAL il disait après les résultats là du deuxème tour qui s'était senti porté par un mouvement et je pense que oui, il y a quelque chose qui s'est joué, c'est-à-dire qu'il y a ce qui s'est exprimé, c'est l'aspiration de toute un tas de personnes, une avant-garde et cetera à proposer un projet de rupture en réalité avec la ville qui est en train de nous proposer mouin dans la capitale de la militarisation, dans le secteur de l'aérospatial, mais que précisément la question c'est que nous c'est quoi la force sociale qu'on mobilise euh euh pour euh contre ça, pour construire une force contre Moudin et une force qui euh euh se enfin voilà avec un programme radical et euh et en ce sens-là, je pense que même le fait que à Toulouse, il y ait toutes les forces de gauche de politique et syndical qui se soient aligné de façon totalement acritique sur les questions programmatiques derrière la fusion avec le Parti socialiste, c'est quelque chose chose que nous on doit aussi interroger parce que c'est quelque chose qui va laisser des marques en réalité par la suite et que face au sentiment là de un peu de je pense de démoralisation d'impuissance qui peut exister même on nous dit en fait maintenant ça se jouera dans 7 ans.

Je pense qu'il y a des questions plus profondes à poser que nous on a essayé précisément de poser pendant la campagne autour de d'un de projet contre projet, c'est-à-dire contre le projet de militarisation de la ville de enfin voilà de d'un patronat qui se radicalise. Nous dans le baston le bastion industriel de l'aérospatial, quel rôle on a joué ? question ça, j'en parlerai plus par la suite.

Oui, je pense c'est important de voir que cette question des alliances s'est toujours présenté en mode quelque chose de totalement de totalement tactique mais la réalité c'est que ça a des implications politiques sur la question par exemple de la de la militarisation, sur la question de la Palestine, sur la question de l'anti-impérialisme, sur la question de la police.

Oui, évidemment, tu défends pas le même programme, non seulement quand tu es allié au PS, mais j'ai envie de dire pire quand tu as pour projet de t'allier à un moment au PS parce que ça, il faut quand même le dire, c'estàdire que dans des villes comme Toulouse, ça a été jour 1 une perspective de dire "On va être ceux qui seront prêts à faire l'alliance au second tour." C'est pas que ça a été une surprise de de malade. Enfin, je veux dire, il y a eu un un discours tout au long, c'était euh être les plus unitaires.

Ceux depuis décembre, ils euh la France insoumise expliquait "nous euh on tendra la main au second tour et je pense que ça c'est quelque chose de très important." Et par ailleurs euh moi je pense euh je sais pas ce que tu en penses Nas mais pour moi, il y a un truc plus profond de ne pas vouloir rompre avec le PS jusqu'au bout. Enfin, pour moi aujourd'hui la mort de Lionel Jospin, il y a quand même quelque chose comme ça qui se joue.

Enfin, moi quand j'entends Manon Aubri sur BFM TV qui lit une phrase de Lionel Jospin qui dit "être parti socialiste, il faut vouloir la fin du capitalisme." Un truc comme ça, c'est un peu l'équivalent de la fameuse phrase de Mitteran dans les années 70 qui dit "Celui qui ne veut pas la rupture avec le système capitaliste, celui-là n'est pas socialiste." Et donc elle lit cette phrase en disant "Ah Lionel Jospin, c'était une époque où le PS voulait vraiment en finir avec le système euh et et en mode interpellation quoi.

En gros, ce serait bien que le PS d'aujourd'hui en revienne à ça." Donc non seulement ça donne l'impression que bah que le PS d'aujourd'hui peut devenir un allié dans la lutte contre le capitalisme, ce qui est déjà un un problème en tant que tel.

Mais ensuite Josepin, enfin c'est pas pour rien s'il est salué de la gauche à la droite, il est salué comme le socialiste responsable, l'homme d'état, l'homme de gouvernement, celui qui certes euh alors il a fait les 35 heures, c'est un peu trop c'est un peu trop radical mais en même temps il a compris qu'il fallait privatiser, il a compris qu'il fallait mener des politiques sécuritaires alors avec la police de proximité mais avec de la police quand même. il a compris qu'il fallait être libéral pour pour gouverner. Euh, je veux dire, il y a un truc comme ça qui est un problème qui n'est pas juste un problème tactique qui est un problème stratégique et politique profond.

Anas, je sais pas si tu veux rebondir sur ça. Oui. Non, mais c'est clair. Enfin, de toute façon, chez Mélenchon, il y a la volonté de de construire un Parti socialiste des années 80. Lui, il dit d'avant 83 ou je sais plus quelle formule il tire, il dit exactement. Mais oui, enfin, il y a il y a il y a quelque chose d'une d'une volonté plus de rupture entre guillemets avec euh avec euh ce qu'a hollandisme plutôt qu'une rupture totale avec le Parti euh socialiste en soi et que je pense que en vérité il y avait une volonté aussi de démonstration à travers Toulouse mais aussi les quelques alliances mais aussi les retraits. Par exemple celui de Logu à Marseille et cetera.

Je pense que euh la France insoumise espérait aussi d'essayer de de casser ce cordon sanitaire euh euh qu'avait commencé installer notamment les pointes avancées, c'était Gluxman et et Olivier Fortil il espérait aussi envoyer à travers ça un message aussi plus large à la base du Parti socialiste en leur disant "Regardez, vous voyez au final quand LFI vous êtes avec eux, regardez à Toulouse on a gagné, regardez ici et cetera et que c'est un échec mais mais je pense que de toute façon pour moi il y a il y a pas eu de mystique autour de la question de l'Union de la GS. C'est vrai que tu as posé une question un peu centrale sur euh les gens ils disent plus jamais PS.

Bon euh faut moi je je je suis pas sûr que que ça tienne très longtemps en fonction des difficultés parce que je veux dire c'est quand même plus d'une décennie à minima euh de de d'incarnation du moindre mal. Je veux dire, la NUPES, le NFP, ce sont des des alliances tactiques sur le plus petit dénominateur commun euh qui est systématiquement de faire un barrage et cetera euh euh et que le moindre malâ, il reste quand même incarné.

Moi, je vois par exemple euh euh on m'avait envoyé vite fait un petit extrait de Laawa euh qui ont fait une émission euh je crois ce weekend ou fin de semaine qui alors qu'ils ont reçu Chikirou, qui sont ils ont fait des vidéos pour Chikirou, ils sont au final retrouvés à dire il faut quand même voter pour Emmanuel Grégoire contre contre contre Dati. Donc ça dit à quel point que même dans des secteurs dans lesquels on pourrait se dire c'est plutôt le secteur l'aile radical politiquement. On voit bien que la pression au au moindre mal, elle existe et que c'est un logiciel en soi. Je veux dire, c'est un ça c'est un logiciel en soi.

Et et le moindre mals pour moi, c'est la politique du néant parce qu'il n'y a pas il y a aucune colonne vertébrale. Ça veut dire qu'à un moment donné, ça s'arrête où ? Ça commence où et ça s'arrête où en fait le moindre mal ? et qu'on moi je moi j'étais choqué déjà au moment du NFP. Je veux dire la France insoumise avait retiré quand même des candidats dans les circos de Ellisabeth Born et et d'Armanin. Je veux dire pour dire à quel point que un un RPS ça va un MRPS c'est Rosa Luxembourg. Tu vois ce que je veux dire ? Pour que pour que tu considères que entre Darmanin et un RN et tu retires tes candidats pour Darmanin, vous voyez bien que le Parti socialiste finalement ça va.

Et puis c'était euh cette phrase d'un d'un militant insoumis qui disait "Au final, on est tous de gauche." Il considère ça. Il considère de toute façon que le Parti socialiste euh il est de gauche. La France insomise espère hégémoniser, espère être hégémonique dans la gauche et que le le moment de du génocide en Palestine a été aussi un point de détermination pour la France insoumise mais aussi pour le démarrage d'une nouvelle trahison du Parti socialiste et d'essayer de pousser de plus en plus de participer à ça.

Enfin, je veux dire bien évidemment les médias bourgeois, l'extrême droite et cetera participent de de d'essayer d'en mettre plein la gueule euh euh euh à la France insoumise, faire des procès en antisémitisme et autres. Mais je veux dire, le Parti socialiste, il joue un rôle hyper hyper important parce que quand vous avez ceux avec lesquels vous faites des alliances électorales qui commencent à participer à vous jeter sous le bus, mais c'est c'est du du pain béni pour pour la bourgeoisie, le bloc bourgeois pour dire "Regardez, au final on a raison. même ceux avec qui ils appellent à voter ensemble, eux-mêmes ils sont en train de le dire.

Donc si eux ils le disent, ça veut dire que ce que nous on dit euh c'est vrai. Et pour moi, ça ça ça dit quelque chose euh le vote qu'il y a eu dans les quartiers populaires comme je disais tout à l'heure, d'une forme aussi du fait que les gens ont envie de de de dépasser la question des étiquettes politiques en soi. Euh parce que il y a il y a des gros acquis, je pense Elsa parlait de Saint-Ni et cetera, de Bali. C'est vrai que c'est la plus la victoire la plus importante pour la France insoumise pour ce que ça incarne mais également le fait d'être passé au premier tour.

Il y a aussi Roubet qui est important aussi la prise de David Guirot mais les autres victoires qu'il y a dans les quartiers populaires, c'est c'est pas spécialement lié à l'étiquette. Et moi je vous assure pour avoir suivi la campagne de de Saint-Ni de près et d'avoir discuté avec énormément de gens qui ont voté Bali, il votaient pas LFI, il disait "Moi, je vote Bali. Moi, je vote pour Bali. D'accord. Et et c'est pareil des amis qui ont participé à la campagne à la Cour neuve avec Ali. Ali Diuara, c'est la scène Saint ni au cœur.

Ali Diara, il avait fait 30 % en 2020 seul avec son son petit groupe politique de la scène Saint-Ni au cœur avec Bakari Souuna à Saint-Ni, Fessal à Viltaneuse et autres. Et donc c'est des c'est des gens qui ont euh Bali, c'est quelqu'un qui qui depuis longtemps en fait essae de de d'avancer politiquement et autres.

Et moi je pense que à la différence de ce que ça pouvait exister, j'ai l'impression il faut bien évidemment, c'est pas un point final ce que je dis, c'est je j'ouvre j'ouvre un un une porte de réflexion et et et de ce que ça veut dire, mais je trouve que tout ce qu'on a vu là, vous avez montré les images de Saint- Ni, les images de Bassier à Sarcel et cetera, de cette jeunesse des quartiers populaires de gens qui sont heureux d'avoir mis euh euh un gars de leur quartier maire de la ville, dit peut-être d'une certaine manière peut-être d'une d'une forme de début de rupture avec ce qu' les grands appareils politique et cetera d'une forme de volonté d'alternance.

Peut-être que les gens ils se disent finalement maintenant euh euh la réflexion qu'on avait qu'il fallait voter pour les gros partis et cetera, au final peut-être ça fonctionne pas spécialement. Il faut voir en tout cas ce que ça va donner. Peut-être on par certains disaient des formes de mamani à l'échelle française, locale et cetera. Il faudra en tout cas euh pour moi analyser beaucoup ce que veut dire euh euh c cette élection municipale. Après oui, après c'est c'est sûr que de toute façon les trucs que tu décris, c'est aussi un truc propre, je pense aux élections municipales où il y a un poids aussi de de l'ancrage et cetera.

Mais moi, le truc sur lequel je voulais euh je voulais revenir, c'est pour pour aller au bout et et avant de passer à la suite, mais que pour moi, c'est de plus en plus clair que la stratégie de la France insoumise quand quand il y a eu toute l'émergence du populisme de gauche, il y avait toute cette idée que au sens propre, je veux dire he pas au sens de critiquer, de dire que c'est populiste et cetera, mais ces nouveaux nouvelles organisations de gauche néoréformistes qui ont commencé à émerger au début des années 2010 dans le siège de la crise et qui s'opposer au Passoc en Grèce, au PSOE en Espagne, au Parti socialistes en France et cetera.

Il y avait ce truc un peu on enterre l'ancienne gauche et cetera. Euh et moi j'ai l'impression que c'est de plus en plus clair que le projet stratégique de la France insoumise en propre, il existe mais que la vraie stratégie c'est une union des gauches hégémonisée par la France insoumise évidemment. Et Podemos par exemple en Espagne s'est rangé derrière le Parti socialiste et devenu une force subordonnée au Parti socialiste et rentré dans un gouvernement dirigé par les socialistes et ils ont fini par se faire liquider.

C'est pas le projet de la France insoumise, mais la France insoumise veut utiliser en permanence ses bons résultats quand ils sont autonomes pour pouvoir pour pouvoir euh pressionner et négocier. C'est-à-dire qu'en fait euh aujourd'hui quand tu soutiens entre guillemets euh euh la France insoumise dans une élection, en fait pour eux c'est un point d'appui pour pouvoir aller négocier avec le Parti socialiste. Et c'est comme ça à chaque fois les scores présidentiels, ça permet de aller négocier des alliances pour les législatives et les score au premier tour des municipales qui étaient présentés comme des élections où LFI se présentait en solo choisissait.

C'est pour ça qu'il y avait un regain des discours plus jamais PS aussi. Ils servent à aller négocier des alliances de second tour avec parfois des fusions techniques. Mais là où il faut pas se tromper sur le truc des des fusions techniques, c'est que les fusions techniques les amis, ce n'est pas le premier choix de la France insoumise. Ça c'est ça c'est ça c'est c'est faux. Les fusions techniques, c'est un pisal entre guillemets. C'est un truc que qui choisissent de faire parce que le PS ne veut pas négocier des accords programmatiques dans certains cas. Et les fusions techniques, je sais pas si c'est le truc le plus vertueux du monde.

C'estd que tu acceptes de disparaître, de te mettre sur la liste pour offrir les positions centrales et déterminantes à ton ennemi d'hier. Par exemple, à Lyon, la campagne de Grégory DO du second tour, c'est de dire "OK, j'ai fait une fusion technique avec la France insoumise mais ils sont trop faibles pour pouvoir me bloquer." Le programme que je vais appliquer, c'est le programme d'Europe écologie les verts, celui que j'ai mené depuis 6 ans. Par ailleurs, c'est un maire très sécuritaire, il le revendiquent. Donc vous inquiétez pas, ils sont juste là en gros pour m'aider à gagner. Donc bien sûr les insoumis, ils disent "On se mouille pas" et cetera.

Mais du côté du MPS ou du maire Europe écologie les verts, pour eux c'est super. Ils disent "Regardez, ils sont ils sont trop faibles pour exister en propre. on va les les faire disparaître derrière notre liste et nous après on va gouverner et à la limite ils seront un peu dans dans l'opposition mais par ailleurs parfois je pense il négocie aussi des trucs de discipline et derrière c'est pas que LFI une opposition révolutionnaire à ses mères comme on l'a vu notamment à Lyon où ils ont voté tout un tas de de choses avec la mairie écolo. Mais c'est surtout qu'il y a pour moi il y a une incohérence aussi entre par exemple Paris et et Toulouse.

C'est-à-dire que d'un côté, on va considérer qu'il faut absolument faire alliance pour faire barrage à Moud à Toulouse. Mais par contre à Paris, alors que Grégoire veut pas, reste dans sa position, mais que de fait c'est lui qui est le plus mieux placé pour Batti, bah vu qu'il y a pas d'accord de de place, ça tombe. C'est-à-dire que maintenant, il faut voter avec le cœur, avec la liberté et cetera, pas le moindre mal. Marseille, je mets à part parce que Marseille de l'ogu, il s'est retiré surtout parce qu'il y a une pression au rassemblement national et cetera.

Il y avait enfin vous avez vu c'est peut-être ces images où euh où les gens même de la France insoumises allaient mettre une pression euh euh devant les le le la permanence de Paï en disant il faut l'Union, il faut l'Union et cetera. Paan, il a pas cédé là-dessus. C'est De Logu qui a dû finalement se retirer sur cette pression là. Mais l'exemple de Chikirou en réalité, il existe dans plusieurs autres villes.

Dans plusieurs autres villes, quand vous regardez des villes intermédiaires de de d'un peu moins de 50000 habitants, il y a dans beaucoup d'endroits où la France insoumise est 3e par exemple et elle s'est maintenue euh et même échoué voilà et ça a fait même échouer le le Parti socialiste et ça fait la droite qui est passée. C'est il y a une incohérence. Soit tu considères que de toute façon en première, en dernière instance, c'est toujours mieux d'avoir le Parti socialiste que la droite et donc le euh euh c'est incompréhensible de de se maintenir.

Et si tu considères au final comme fait Chikirou, c'est-à-dire de renvoyer dos à dos Grégoire et et Dati en disant que de toute façon c'était limite du papier à cigarette qui avait entre les deux programmes que Grégoire c'est quand même Hidalgo, c'est le néolibéralisme plus les les la situation sur la sur c'est ce qui est correct. Je veux dire, pour moi, Shikirou, limite on donne plus de de bien évidemment de crédit au fait de défendre son programme, sa ligne plutôt que d'aller faire ce qui s'est passé à Toulouse. Et et pour moi, cette incohérence là, elle est visible, je veux dire, à l'échelle nationale et et en bilan de cette élection là, elle est incompréhensible.

C'està-dire, tu peux pas dire "Moi, je me je limite je m'en fiche que Dati elle gagne parce que j'ai pas d'accord avec le PS et je m'en fiche va que vaille. Si Datiel gagne, j'assumerai la responsabilité que moi je me suis maintenu parce que j'ai défendu mon programme. Mais cette cohérence-là entre guillemets, elle dépasser quelques kilomètres vers Toulouse et ailleurs, elle elle existe plus. C'est-à-dire que là, c'est pas très grave. On préfère euh euh se se fusionner avec le Parti socialiste pour les faire gagner. Et sur ça si Mélenchon a dit la cohérence de cette logique, c'est qu'il a dit on a démontré qu'on était un parti utile sous-entendu.

En gros, nous on était toujours prêt à faire des alliances et c'est les autres qui en qui en voulaient pas et s'ils en voulaient pas, c'était de leur responsabilité. Donc c'est une logique de de maintenir quand même l'idée qu'il faut toujours proposer l'alliance. Et pour conclure sur ça, mais un truc moi que je trouve problématique, c'est d'appeler ces alliances des fronts antifascistes. Parce que moi je je c'est enfin c'est pas possible. Euh là aussi c'est une contradiction si tu veux.

Euh tu passes de euh euh comment dire de tu avais le nouveau Front populaire en 2024 contre pareil l'arrivée du fascisme et maintenant les fronts antifascistes c'est pour se pour soutenir le PS local face à la droite locale. Euh parce que dans beaucoup de scénarios, c'est pas euh que en face il y avait un RN en position de de gagner.

Donc je pense que ça participe aussi à alimenter un discours et une rhtorique qui est qui est ultra ultra ultra artificiel et qui et qui est et qui est problématique pour comprendre qui sont nos ennemis, qui sont nos alliés sur lesquels on peut compter et et je pense que c'est une vraie impasse politique et stratégique mais ça en dit long à mon avis sur la dépendance politique vis-à-vis vie de du du Parti socialiste et de et de l'impasse et et le lien qu'elle entretient avec ce cette stratégie de de institutionnel euh qui est la stratégie de de la France insoumise pour enchaîner sur un sur la question de la gauche révolutionnaire dans les élections et en particulier de de révolution permanente euh des résultats, on va dire beaucoup plus modestes évidemment à une autre échelle que ceux dont on parlait nationalement mais néanmoins moins euh important pour nous euh euh politiquement.

Euh évidemment, il y a eu des candidatures de lutte Ouvrière, je crois euh quelque chose comme 260 listes euh des candidatures du NP, quelque chose comme 29 listes. Mais moi, je voulais souligner et et discuter de nos campagnes, non seulement évidemment parce que c'est nos campagnes et qu'on en est fier, mais aussi parce que je trouve que à l'échelle où on les a mené, donc c'est-à-dire sur neuf villes, ce qui est peu et ce qui était une première expérience pour nous et c'est en même temps beaucoup pour une une organisation qui se présente pour la pour la première fois.

Euh euh et et du coup euh ces euh ces ces candidatures pour moi, elles ont réussi à trouver un écho euh plus large d'une certaine manière que euh la base des électeurs qui votent extrême gauche depuis euh des décennies et qu'elles sont intéressantes politiquement euh pour ça et si on on voit pas un peu ce phénomène et si on discute pas un peu des campagnes qu'on a mené et pourquoi Pourquoi elles ont eu cet écho et qu'est-ce qu'elles ont porté comme comme logique politique et comme élément de programme mais aussi comme perspective de lutte stratégique et cetera.

On comprend pas pourquoi il y a des scores qui sont significatifs par rapport à à l'environnement et à la situation pour pour le dire rapidement mais à Saint-Denis 7 % des suffrages et quasiment 2000 voix. À Saintvold 6,3 % dans une dans une ville totalement gangrainée par le RN où la gauche n'existe plus. Euh Marseille 4e 5e arrondissement, 7,4 % des suffrages pour une première candidature dans une ville où on on existe depuis quelques années. Paris 13, 3 % des suffrages et quasiment 2000 voix. Euh et et c'est des résultats qui sont significatifs pour ne même pas parler de Rennes euh de Bordeaux, du M, de Montpellier ou de Toulouse.

Et euh ces candidatures euh il me semble qu'elles ont eu un certain écho. Euh elles ont aussi reçu des critiques euh d'une certaine manière euh un petit peu les mêmes que celles qu'on reçu les listes de la France insoumise qui se maintenaient. C'était marrant de voir euh euh justement euh la France insoumise être en position de défendre le vote de conviction, pas le vote utile et cetera dans les villes où euh elle était contrainte de se maintenir parce que le PS euh voulait pas euh voulait pas euh faire d'alliance. Euh où on nous disait en gros on divise la gauche, euh c'est aventurier de vouloir se présenter, euh c'est n'importe quoi, c'est et cetera.

Euh il y a même euh donc des je disais des les militants des coloniaux euh du QG des Coloniales euh parole d'honneur qui expliquaient que nos candidatures étaient objectivement contre révolutionnaire. Euh même si c'était des candidatures révolutionnaires avec un programme révolutionnaire euh en mettant au centre la nécessité de s'affronter avec les classes dominantes. En fait c'était contre révolutionnaire parce que on freinait euh notamment la France insoumise et qu'on les concurrençait. Euh et du coup Anas pour commencer, est-ce que tu veux dire un mot un peu sur ces résultats globaux ?

Toi, tu as fait le tour un peu des meetings, donc tu as une vision un peu des des campagnes de premier plan. Je veux dire, tu as été au Man, tu as été à Bordeaux, tu as été à Marseille, Saint-Denis, Paris évidemment euh et et voilà. C'était quoi ces candidatures ? Pourquoi elles étaient importantes, qu'est-ce qu'elles ont porté et qu'est-ce que qu'est-ce qui s'est joué ? Qu'est-ce qui qu'est-ce qui t'a impacté dans dans les candidatures et dans les campagnes ?

Non, mais je pense que euh modestement, enfin tout à l'heure, on analysait un peu les grandes écuries et cetera et là on est plus euh dans un zoom de la question de l'extrême gauche et et autres et je pense que modestement, on a été euh euh un peu le phénomène de l'extrême gauche dans ces élections euh municipales. Quand je parle de phénomène, c'est pas spécialement d'un point de vue quantitatif, mais c'est surtout d'un point de vue politique de ce que exprime ce qu'on exprimé les ces ces ces neuf campagnes. Moi, je j'étais très impacté par le nombre de messages que je recevais où les gens me demandaient "Ouais, est-ce que vous êtes à Besançon ? Est-ce que il y a une candidature RP à Nant ?

Est-ce qu'il y a une candidature RP à Tour ?" et cetera et cetera. C'est-à-dire que on a réussi déjà ce paris là. C'est-à-dire qu'à partir de neuf positions totalement embryonnaire, je veux dire, il y a des il y a des villes dans lesquelles on était même pas sûr de pouvoir finir une liste de de candidats. Moi, je pense par exemple au M le M.

On a quand même euh euh une liste dans lequelle il y a un réfugié palestinien qui a fait un an et demi de prison euh dans les jaules d'Israël et qui était candidat sur notre liste avec sa fille qui est palestinienne également et qui sont des des des camarades de lutte au M avec avec nos camarades euh là-bas sur place et qui ont accepté de rejoindre un un programme anticapitaliste derrière une liste portée par Révolution permanente et autres.

Et donc ces exemples là, ils témoignent en fait de déjà d'une part de de de la difficulté que sont les élections municipales pour des listes révolutionnaires, mais qu'on voit qu'avec la détermination l'audace qui nous caractérise parce que les même les gens qui nous aiment pas et ce qu'ils ne peuvent pas reprocher et enlever à révolution permanente, c'est que on ce qu'on fait on le fait à fond et que la même manière euh euh qu'on est dans les luttes et qu'on participe dans la lutte de classe et ben ils ont retrouvé la même énergie et euh euh euh et le même enthousiasme avec lequel avec lequel on l'a fait.

C'est vrai que moi ce que j'ai noté beaucoup, c'est euh euh beaucoup de gens déjà nous ont dit "Vous nous avez redonner de l'espoir." Déjà, vous nous redonnez de l'espoir dans la possibilité, c'est-à-dire le caractère aussi jeune de l'organisation, c'est que nous on dont on est fier d'avoir, je veux dire, quand tu vois les meetings de la plupart des autres parties où c'est très grisonnant euh sur les temples sinon au-dessus des cheveux, tu regardes les meetings de révolution permanente, c'est jeune. il y a des étudiants, il y a des jeunes travailleurs et et et autres.

Donc il y a a il y a ce retour de l'espoir et surtout le fait de de porter un programme radical de manière intransigente et dans lequel en fait dans les neuf campagnes, on a réussi de de ce programme- là à lui donner un aspect national et notamment de bataille politique avec la France insoumis. Je pense que personne personne à l'extrême gauche n'a mené une telle bataille politique à face à la à la France insoumise sur la question du désarmement de la police municipale. Je veux dire, ça a été ça a mis énormément de difficulté.

Vous voyez par exemple dans des interviews euh qu'il y a eu à Saint-Denis, il y a des habitants qui disent "Ouais, moi j'espère qu'il va mettre en place la désarmement de la police municipale" et cetera. tellement parfois certains ont fait la confusion en pensant que c'était porté par la France insoumise et nous on on on a été euh de ceux qui avonté ça, la question de la baisse des des loyers, la réquisition et autres. au début euh euh c'est notre première élection, on peut penser parfois que est-ce que c'est trop radical, ça c'est une interrogation qui qui existe.

C'est-à-dire est-ce que des des un tel programme dans un processus électoral, est-ce que ça peut être perçu trop radicalement par la population ? Et moi, j'étais ultra étonné sur comment par exemple la question de du logement était déjà la préoccupation première des gens qu'on qu'on aller voir et qu'en fait il trouvaient oui, il disait oui, il faut baisser les loyers. Oui, le loyer il a augmenté depuis 4 5 ans et cetera. Euh on au moins trois portes sur c les gens n'avaient pas le droit de vote qu'on était les seuls à porter la question de la régularisation des sans papiers.

Les gens ils étaient émus que nous on soit les seuls à discuter avec eux qu'on les considère qu'on considère que le la situation de ségrégation raciale qu' vivent, elle était elle était anormale. Et donc pour moi, ça a été un un rôle hyper important de de politisation dans ce moment-là. Et je pense avec notamment un trait de caractère, c'est-à-dire que les gens qui ont voté pour nous, vous doutez bien Saint-Denis, personne n'a pensé une seule seconde que Elsa, elle allait devenir euh euh mère de de Saint-Denis. Euh euh il y avait un tel travail structurel de Bali euh qui était euh depuis 20 ans euh dans la mairie euh euh à Saint-Ni, qui était déjà candidat en 2020.

Enfin, nous on a vu des gens qui disaient "Moi, je vote pour Elsa Marcel parce que euh le programme il il est plus radical, il est plus offensif que c'est ça, mais avec aucune illusion en fait, parce que il comprenait que ce que nous on essayait de mettre euh euh au au centre du village, c'était la nécessité de s'affronter euh avec le système et qu'on va très vite venir dans cette réalité-là." C'est-à-dire que ça, on en a pas discuté dans la situation nationale, mais on s'était dit au téléphone notamment en discutant un peu. C'est vrai qu'il y a un truc de de cloche euh euh au-dessus desélections municipales.

Tu parles de cantine, tu parles de piste cyclable, tu parles du gymnase, du terrain de foot et cetera. Et puis euh le reste de la population quand même, il regarde l'Iran, les États-Unis, Israël, euh les gens ils regardent le prix à la pompe. Euh euh et ils voi bien que ils sont plus vers une offensive austéritaire, vers euh euh des des des situations de crise économique, politique, internationale et cetera et que les gens comprennent ça.

C'est pour ça que je pense que la grande majorité de notre électorat, ça été un électorat qui était conscient qui que qui fallait une expression radicale anticapitaliste dans ces élections, mais aussi la question de de de la lutte contre le les politiciens professionnels a joué un rôle important. Et je pense que pour la première fois, ils ont ils voulaient avoir des des des élus révolutionnaires dans les conseils municipaux, notamment parce qu'il nous voit comme les yeux et les oreilles euh de cette population.

Il y en a plein qui nous disent ça par exemple à Sani, il nous disent voilà, on est content que Bali a gagné mais on espère que Elsa, Dorient et cetera, ils vont batailler là-dedans s'il y a la moindre trahison, s'il y a des choses qui se font contre la population et cetera. Et c'est bien d'avoir des élus révolutionnaires qui soient là, qui participent à à porter à à porter les luttes. Moi, c'est c'est en tout cas euh la la vision que j'ai au global de de cette élection. Ouais. Et moi je pense que pour aller dans ce sens, nous on est on est parti avec un programme, je pense qu'il y avait la force de d'articuler des perspectives nationales à des perspectives locales.

C'est-à-dire que nous, on a une logique d'utiliser les campagnes comme des tribunes et de considérer que le programme, il doit partir des besoins de la population, des problèmes auxquels sont confrontés les gens avec qui on va dialoguer et pas de c'est quoi les attributions de l'institution dans laquelle on se présente. Mais en même temps, on a eu cette logique d'articuler des revendications qui sont très nationales.

l'augmentation des salaires, la retraite euh à 60 ans, la régularisation de de tous les de tous les 100 papiers euh euh et cetera et cetera, l'autodétermination du peuple palestinien, l'autodétermination de tous les peuples opprimés, du peuple Canaque, du peuple palestinien et cetera. euh et en même temps euh de lier ça avec des réponses anticapitalistes au problème auquels se confrontent euh la population euh localement euh ou même des revendications plus minimales. Enfin des des choses qui euh qui qui montrent que nous on est prêt à lutter pour chaque mesure auxquelles les gens considèrent qu' qu'il faut lutter.

Euh mais par contre en leur disant que euh ça se ferait euh par nos propres méthodes, par les méthodes de la lutte de classe, en s'organisant que c'était aussi une campagne pour euh souligner l'enjeu de reconstruire une gauche révolutionnaire, euh de préparer les combats à venir, de d'organiser les habitants, les travailleurs, la jeunesse.

Et je pense que c'est fort queil y ait des gens qui se disent face à toutes les logiques qui existent, on disait de moindre mal de voter pour le mieux ou le moins pire de ce qui existe à gauche, de dire je vais faire un vote pour soutenir un projet révolutionnaire qui va utiliser les institutions pour renforcer une perspective révolutionnaire, pour renforcer l'intervention dans la lutte de classe, pour appuyer les luttes et cetera.

Euh je veux dire, c'est quelque chose de d'assez significatif et je pense que c'est ça aussi qui nous permet d'aborder frontalement, pas juste comme des textes, des sujets de de situation, mais comme des perspectives de lutte concrètes, des questions comme l'anti-impérialisme et la question de la de la militarisation. Mais ça fait que on avait beaucoup d'éch euh sur des sujets que les autres qui n'existent pas pour les autres listes. Et justement à ce propos, Vanessa, euh je voulais te te t'interroger sur ça parce que depuis Toulouse euh vous vous avez pas mal décliné cette question de la de la militarisation et de ce que j'ai cru comprendre.

Non seulement c'était c'était quelque chose de d'assez différent des autres listes qui en parlent pas, mais surtout en fait le fait de parler de ça, ça te fait te rendre compte que beaucoup sont pour même à gauche. Et si tu peux nous dire un petit peu comment cette question de la militarisation vous l'avez abordé, quel quel enjeu ça a été, les retours et pourquoi justement c'est important de faire des listes révolutionnaires pour pouvoir défendre une perspective anti-impérialiste jusqu'au bout, une vraie perspective anti-impérialiste euh sur un un une thématique qui est aujourd'hui une question centrale de la période qui qui s'est ouverte quoi.

Ben nous oui effectivement dès le départ la question de l'anti militarisme enfin de la de en fait du tournant militaire on l'a mis au centre même de notre meeting de début de campagne parce que pour nous c un enjeu qui était central peut-être j'ai pas assez expliqué tout à l'heure mais effectivement Toulouse c'est une tribune en fait du tournant militaire parce que Toulouse c'est le bassin industriel de l'aérospatial et moi je pense qu'il y a une temporalité que je trouve toujours intéressante pour décrire le Le problème c'est que il faut savoir qu'au moment c'est-à-dire en novembre où Macron vient inaugurer le centre de commandement de l'espace parce qu'il y a deux centres qui ont ouvert centre de commandement de l'espace avec 500 militaires et le centre d'excellence de l'OTAN.

Euh Macron, il est venu les inaugurer en plus en disant la guerre de demain, elle va commencer dans l'espace. Mais au moment même où il fait ça, euh il y a les urgences ambulatoires de Purpan, donc qui est l'hôpital un hôpital le CHU à Toulouse qui ferme et je pense que c'est euh quelque chose de très parlant pour essayer d'expliquer à quel projet on est en train de nous préparer. C'est-à-dire qu'ils sont en train d'essayer de faire de Toulouse la capitale de la militarisation, c'est-à-dire une ville qui va répondre aux besoins militaires de l'impérialisme français.

Et euh et euh et moi je vois mais il y a même des collègues enfin vous voyez enfin qui euh aujourd'hui euh me disaient genre pour avoir un IRM euh à purp euh on t'accepte pas. On te dit euh il y a que pour les AVC que on peut te faire un IRM en urgence sinon euh genre juste il y a rien à faire. Et je pense c'est ultra frappant en réalité quand on travaille dans l'aérospatial.

Moi, c'est mon cas qu'on nous de voir que on nous demande de de venir les mains euh donc les outils de la construction enfin de de la guerre et cetera, de de d'utiliser notre savoir, nos compétences à ça et dans le même temps l'impact enfin c'est la dégradation sans fin de nos propres conditions de vie, nos propres conditions de travail quoi. C'est même plus d'accès à la santé et cetera.

Et je pense c'est pour ça nous on a voulu mettre ça au centre euh comme un problème central mais pour aussi expliquer et dire que si on veut se préparer en réalité à à faire face à ce projet-là à comme je disais tout à l'heure à un patronat en train de se radicaliser autour de ce projet-là il faut que on soit en capacité de construire une force qui soit qui a un cap clair qui soit intransigent et en voyant que par exemple je sais pas Si enfin il faut voir même ils ont parlé de toute la diabolisation qui est faite de la France insoumise alors même que la France insoumise ne s'oppose pas clairement à ce projet de militarisation.

Quand on parle de du centre de commandement de l'espace Picmal par exemple le la chose qui met en avant c'est que c'est de se préoccuper de comment on va devoir loger euh les militaires qui seront là. Nous on soutient la France insoumise contre toutes les attaques qui leur sont faites hein. Je le je le rappelle, on les a soutenu depuis le début et cetera.

Mais il faut voir que si aujourd'hui il y a une diabolisation comme celle-là qui est faite contre un une force politique qui ne remet même pas en cause le projet de militarisation, nous il faut qu'on s'attende dans dans le le projet politique qu'on a de de s'opposer de construire une force qui soit en capacité de s'opposer à ce projet-là à avoir une une opposition brutale. Enfin, moi je dans ma boîte, on a été racheté par un fond d'investissement qui est orienté défense.

À sa tête, il y a un gars là qui s'appelle Serge Weinberg qui explique un an après le début de la guerre en Ukraine que s'il a monté son fond, c'est parce que il a vu dans la guerre et dans la situation internationale une opportunité formidable de se faire de l'argent. Euh c'est-à-dire que c'est ça la réalité, c'est ça l'opposition des forces matérielles aujourd'hui, c'est que il y a des forces qui voient dans des champs de guerre, dans des champs de mort, dans euh l'envoi de nos propres enfants au front et cetera, euh une opportunité de faire de l'argent.

Et donc enfin tout ça pour dire que euh nous on a on a pensé cette campagne euh justement en mettant euh au centre que euh en et comme tu disais en liant les questions locales aux questions à cette question essentielle même en en montrant que la logique austéritaire euh déjà on ne pouvait pas s'y s'y s'y s'y adapter mais que même discuter de comment on s'affronte à l'austérité sans mettre au centre le projet politique qu'il y a derrière sans mettre au centre, sans parler de la question de la militarisation, c'était c'était c'était illusoire quoi en réalité.

Et et c'est dans ce sens-là que nous on pense aussi toutes les les les tâches comme des tâches aussi qui nous préparent, qui doivent renforcer notre camp social et cetera et nous préparer justement à pouvoir opposer une vraie force contre la la militarisation, contre enfin voilà contre l'adaptation même au aux idées un peu enfin aux idées souverainistes, à l'impérialisme français et cetera. Et nous on organisait par exemple une soirée aéros avec un débat avec différents travailleurs de l'aérospatial, ingénieur et ouvrier pour discuter justement de la question de la militarisation.

Et je pense qu'il faut voir à quel point euh c'est euh euh important même dans un secteur comme celui de l'ingénierie aérospatiale parce qu'il faut voir que il y a quelques années euh la le le le sens le plus commun face à euh une un constat véridique hein qui est que euh le que que notre travail il participe de plus en plus à des projets qui sont en dissonance avec c'est quoi nos convictions et cetera mais la réponse la plus courante il y a quelques années c'était la désertion et je pense que aujourd'hui de voir que dans une dans un débat comme celui-là en fait, il y a des travailleurs qui discutent de comment on lutte au quotidien contre justement la militarisation, les orientations qui vont de plus en plus vers le militaire dans nos boîtes.

C'est une avancée importante mais ça part précisément des luttes que nous on mène au quotidien dans nos boîtes. Moi dans mon entreprise par exemple, on est en pleine négociation annuelle obligatoire et on a on discute d'une des revendications qui par ailleurs était dans notre programme de campagne qui est le droit de retrait éthique, le droit de comme une clause de conscience en gros qui fait que quand tu travailles dans ce secteurlà, tu devrais pouvoir dire que tu n'as pas envie de contribuer à un projet euh qui n'est pas en accord avec tes convictions.

Il y a des travailleurs de Talès qui expliquent très bien comment ils découvrent que la finalité de leur travail, c'est de faire des transpondeurs pour des drones qui vont à l'état d'Israël. Euh il y a CapGini euh récemment où ça a été la l'affaire de toute la collaboration d'une filiale de Cap Gemini avec euh l'ICE et qui en plus enfin genre avec une logique de bénéfice qui augmente si euh à enfin euh proportionnellement au fait que euh ce soit efficace de pouvoir chasser des migrants. Il y a tout ça et et en même temps, on on a réussi à décliner, je pense, tout ça, enfin cette question de la militarisation autour de euh de Ouais.

de d'essayer de dessiner en fait quelle ville ils veulent ils veulent faire, comment ça touche, comment ça impacte en fait pas seulement le secteur de l'aérospatial, mais en réalité toute la ville que tu es en train de construire.

Euh je parlais des hôpitaux, mais on a fait une soirée euh sur euh euh la santé où il y a des travailleurs euh de la santé, du social et cetera qui sont venus expliquer en réalité c'est quoi l'impact de l'austérité sur euh les services, sur euh l'accès aux soins euh et cetera, que aujourd'hui dans les hôpitaux, on te fait des notes pour te dire qu'il faut que tu accueilles des milliers de de soldats euh euh blessés alors que les hôpitaux sont plus en capacité euh d'accueillir euh des gens pour les soigner.

et je pense que toute cette euh enfin moi je pense que c'est oui enfin tout ce truc de de de commencer cette enfin de oui de cette réflexion sur autour de comment on lutte avec euh autour d'un secteur euh qui est stratégique, c'est-à-dire qui est l'aérospatial à Toulouse, qui est les ouvriers de l'aéros et cetera. Mais comment on construit cette lutte là ?

à mon avis un un des acquis de la la campagne, même autour de une des revendications phare, c'était fermer les bases militaires, ouvrir un trisème hôpital pour justement voilà euh mettre au centre cette question là et aussi dresser une perspective qui soit une autre perspective en réalité, qu'il soit une perspective construite par les travailleurs euh où ceux qui gèrent la société, ceux qui gèrent les services, ça doit être ceux qui le font tourner avec les exemples même de nos camarades des ateliers de la Haute Garonne qui pendant le Covid ont posé la question de reconvertir leur production pour produire des masques pour que ça aide la population.

Mais vous voyez que euh le le truc c'est aussi de redessigner toute une autre logique euh et toute une autre perspective euh euh qui mettent au centre enfin voilà euh le le rôle des travailleurs et cetera. Et euh et juste je finis sur ça, mais du coup moi je pense que oui effectivement les 1600 voix qu'on fait dans le contexte même qu'on expliquait de Toulouse avec une forte pression euh au vote utiles, c'est euh un signal important effectivement que enfin voilà, on a construit une campagne avec des étudiants, des travailleurs et cetera qui portent une autre perspective, qui porte la perspective d'une de la construction d'une gauche de combat et cetera et qui pose la nécessité.

Oui, dans la période en réalité, si on veut s'affronter euh à l'extrême droite, si on veut s'affronter à la militarisation, si on veut s'affronter au monde de guerre, de misère et cetera qui nous oppose, alors oui, euh il y a cité de reconstruire une tradition euh clairement anticapitaliste, mais aussi antinitariste, anti-impérialiste. Et je pense, c'est ça qu'on a voulu exprimer dans la campagne et je pense que ça a parlé effectivement à pas mal de monde. C'est une question importante qui permet aussi de d'approfondir pourquoi les révolutionnaires vont dans les élections ?

Parce que la réalité c'est que si les révolutionnaires ne vont pas dans les élections, ça veut dire que le seul son de cloche qui existe dans toute la campagne par exemple, c'est que c'est bien d'avoir des bases militaires ou des bases spatiales de l'OTAN qui ouvre dans ta ville parce que ça va créer de l'emploi. Enfin, je veux dire, ça c'est le consensus qu'à la majorité des l'ensemble en fait la totalité des forces politiques institutionnelles. Ça veut dire accepter que le discours qui existe sur la police, le plus radical, c'est de dire que c'est un service public et que il faut que elle tape moins sur les gens et qu'elle dialogue plus avec la population.

Mais je veux dire à Saint-Ni, nous on a fait des réunions sur la question de la police, y compris dans des quartiers populaires pour dire la police, c'est une instance de contrôle social. c'est il faut radicalement la désarmer parce que quand elle est armée, plus elle est puissante, plus elle est nombreuse et plus c'est un outil pour empêcher qu'il y ait le moindre élément de révolte et et un outil surtout pour accentuer l'oppression des secteurs qui sont les plus opprimés et les exp et les plus exploités dans la société.

Donc ça, je pense que c'est une première idée qui est importante sur la question de à quoi servent d'une certaine manière les révolutionnaire dans les élections, même si on pense pas que c'est au travers des élections qu'on va euh changer euh la société, encore moins renverser le capitalisme et que et que le centre de gravité, il est d'utiliser les élections pour pour préparer les luttes de demain, pour renforcer le l'organisation et pour faire peser nos idées.

Et la deuxième chose que je voulais dire parce que je pense qu'il faut en parler et après je je je poserai une question à Mathilde et cetera, mais c'est qu'il y a eu un débat où il y a des gens qui qui disent révolution permanente, ils parlent trop des trucs locaux, ils ont discuté de revendication local sur la question des services publics et cetera. Donc limite, c'est une logique réformiste si tu essayes de dialoguer avec les les aspirations qui s'expriment les gens. Donc c'est-à-dire qu'il faudrait parler que de la fin du capitalisme ou de la troisème guerre mondiale. Ça c'est un argument qu'on peut entendre chez par exemple des camarades de lutte ouvrière.

Et moi je trouve que un truc fort dans ces campagnes euh c'est d'aller y compris sur tous les terrains, c'est-à-dire sur le terrain national, sur le terrain international et cetera. mais d'aller aussi sur le terrain local pour dire mais même pour répondre à la question euh qui peut être perçue comme locale de du logement, la question de l'accès à la santé, il faut des réponses anticapitalistes. Il faut que la santé, elle soit financée massivement euh par euh le patronat et qu'elle soit sous contrôle des travailleurs de la santé. Euh, il faut arrêter les aides aux entreprises. Pas juste conditionner les aides, il faut arrêter les aides aux entreprises.

Il faut euh euh s'attaquer radicalement à ces logiques-là si on veut répondre aux besoins de la population, de Saint-Denis, de Toulouse, du M, de Rennes. Et ça, je trouve que c'est quelque chose de fort parce que on a réussi à convaincre des gens que bah c'était parce queon avait raison de proposer des solutions radicales anticapitalistes à ces problèmes. Pas en leur disant "On va faire ça une fois qu'on sera élumère", en leur disant c'est solutions radicales. C'est un programme de combat qu'il faudra arracher par nos luttes, par nos propres méthodes parce que c'est comme ça que on a obtenu les victoires. Et puis les gens, ils sont lucides là-dessus.

Il voit bien le corps nu, il voit bien tous les débats qu'il y a eu sur le budget. Ils ont compris que il y avait de l'argent en moins pour la santé, les services publics. Donc pour eux, c'est cohérent. Au contraire, c'est pas c'est pas euh franchement moi j'ai trouvé à quel point il y a un espace politique pour la gauche révolutionnaire. C'est-à-dire que il y a une possibilité de fusion euh euh avec les gens. Pour moi, les élections municipales, c'est pas uniquement le résultat. le résultat et et le le la concordance entre euh la campagne qu'on a fait et euh euh la viabilité aussi, la manière dont on a réussi à articuler le programme.

Mais ce qui est plus important, c'est le fait que moi je sais pas moi à Saint-I par exemple, on a fait 15000 portes à porte mais à Saint-Inis on a vu des milliers des milliers saint perfit, on a vu des milliers de gens je dire des gens avec lesquels on a discuté de de de comment s'affronter, de comment on pourrait aller réquisitionner les les logements, comment on voudrait réquisitionner le village olympique dans lequel les vinciers et compagnie se sont fait des milliards d'euros. Tu vois ce que je veux dire ?

C'est des gens qu'on a on on discute avec ça et la réalité c'est que c'est pas différent de ce que certaines organisations politiques revendiquent dans leur travail militant, c'est-à-dire de faire les sorties de boîte et quelle est la différence en fait entre mettre 30 personnes dans un marché à discuter avec des travailleuses des travailleurs qui viennent faire leur course d'aller discuter avec des travailleurs de de devant leur pas de leur porte que d'aller le discuter avec eux à la sortie de leur entreprise. Quelle est la différence en fait ?

Est-ce que le travailleur quand tu quand tu le tractes à la sortie de l'hôpital, il est différent quand tu le vois avec un un 1 un 1 kg de pomme de terre dans la main là, cette fois-ci, ah non là là, moi je discute pas avec lui, c'est électoralist ce que je Moi, je trouve que c'est une incohérence et notamment par rapport à ce que tu dis, mais la plupart de ces gens-là sont des syndicalistes. C'est quoi le sy ? Le syndical n'est pas le modèle social, le modèle politique des révolutionnaires. C'est c'est pas c'est pas notre modèle.

On défend pas le la négociation autour d'une table avec des directeurs et des patrons qui nous expliquent qu'est-ce qu'ils vont supprimer et cetera, mais est-ce que on dit "Ah non, moi je fais pas l'élection avec la CGT au Sudraille, moi je laisse la CFDT aller à la CFE CGC et cetera." Moi moi je suis pour en finir avec l'expropriation, je suis pour l'expropriation des grands groupes et cetera. Il y a il y a aucun militant de lutte ouvrière qui parle comme ça. Les militants de lutte ouvrière, ils défendent aussi euh là où ils sont syndicalistes, l'augmentation des salaires.

Ils vont aller discuter même dans des processus de de de d'ancienneté, de notation, euh euh les les questions de repos, les questions de salles de repos, enfin je veux dire, c'est totalement faux de de de faire d'inventer un logiciel maximaliste. C'est-à-dire que en fait, il faudrait parler du communisme et de la lutte contre le système capitaliste et que ça sert à rien.

Non, moi je pense que c'est primordial qu' ait cette voix là aussi qui qui discute de de questions transitoire parce que sinon, je veux dire, tu parlera jamais avec aucun ouvrier si tu viens lui dire au moment des négociations obligatoires de lui dire qu'il va falloir lutter pour l'augmentation du salaire et cetera contre les profits que fait le patronat et là tu dis non non moi je discute pas de ça parce que moi je suis pour exproprier la SNF mais c'est inaudible je veux dire et moi je pense qu'on a fait la démonstration d'une part qu'il était possible de faire exister une voix offensive radicale et qui soit pas une voix de témoignage.

Moi je ça c'est pour moi c'est un acquis hyper important et je pense que ça met aussi une claque à une extrême gauche euh qui est en difficulté, qui existe depuis des décennies, des décennies et je veux dire les les amis qu'on rentre pour la première fois tout le monde le sait, tout le monde le voit.

Je dirais même pas besoin enfin je même les nos pires ennemis voi que c'est limite pour eux une anomalie politique qu'une organisation trotskiste dès sa première participation on savait même pas remplir les serfas d'accord on savait même pas remplir des serfas pour dire mais on a réussi à à à se batailler et en plus de ça on rentre dans le conseil municipal d'une ville de 150000 habitants où je veux dire ça va être aussi une bataille contre le réformisme où en fait les gens ils vont voir ça veut dire quoi de pouvoir avoir des élus révolutionnaires Ouais dans la prochaine période. Yes.

Et et pour continuer un peu sur le le contenu de ces ces campagnes et leur et leur et leur importance euh Mathilde à Marseille, bon notamment évidemment un des trucs qu'on a mis au centre qui est pareil fait partie un peu du consensus, c'est la question de la lutte contre le patronat et contre le grand patronat. Vous avez peut-être vu les vidéos d'Arian contre Xavier Niel. euh qui proposait de de de poser la question de l'expropriation euh de la station F sous contrôle des habitants. C'est une manière radicale de dire pourquoi ces espaces qui appartiennent à la base à la mairie, ils sont donnés à des milliardaires pour faire des projets qui profitent que à une petite couche de cadre sup.

Euh donc voilà, mais à Marseille, il y a il y a eu plusieurs questions comme ça qu'on a repris. la question euh de la police, la question sécuritaire et les questions de la CMACGM euh qui est un géant de la logistique qui a un poids énorme à Marseille. Est-ce que Mathilde, tu peux nous raconter un petit peu ces éléments de de de la campagne, comment vous avez discuté de ça et surtout comment vous avez fait pour faire ce score ?

enfin euh 7 % euh 7,4 % dans le secteur euh pour vous dire les médias de Marseille qui n'ont jamais parlé de la campagne ont dû finalement parler de la campagne après les résultats en disant c'est la seule liste qui est indépendante des candidats à la centrale qui fait un score aussi élevé. Euh donc euh vas-y euh Mathil, on t'écoute sur ça.

Euh oui effectivement, ben comme tu dis, 7 % c'est pas rien et et ben tu l'as rappelé en dehors des grandes listes, on est la liste qui fait le plus gros score et je sais pas si ça parle euh à tout le monde euh enfin mais par exemple Nora Pier Prciosi dans le 13 14 qui est une figure ultra implantée qui est ancien ancienne présidente de 13 habitats, elle va faire un score moins important que le nôtre. Alors donc peut-être que ça parle pas aux gens qui sont pas de Marseille, mais je suis sûr que ça parle aux Marseillais. Et euh comme tu disais, bah c'est un score d'autant plus impressionnant que ben on a subi un boycott médiatique quasi total avec un seul article.

Donc ça nous a euh ben forcé à à enfin forcer, on l'aurait fait tout de même à à mener une campagne de terrain ultra dynamique. Et euh comme disait euh Annas, euh ben je pense que notre campagne elle se distingue des autres campagnes parce que on a rencontré des milliers de personnes, on a toqué à des milliers de portes, on a fait des réunions publiques et du coup, on est vraiment allé rencontrer les gens et discuter.

Mais au-delà et tu as commencé à à l'énoncer Paul, mais au-delà des méthodes de terrain, je pense que ce score à Marseille, il s'explique aussi par une par une ligne politique sans compromis qui pointe du doigt la réalité de la situation à Marseille et les responsables de cette situation en les désignant comme nos ennemis absolus. Euh quand je disais déjà désigner la réalité de la situation à Marseille, nous on a dû lutter contre un imaginaire porté par les politiciens professionnels qui parlent de Marseille comme une ville populaire de manière ultra folklorique pour rendre en enfin cette réalité acceptable.

Et nous, on a dit clairement cette réalité c'est que pour la grande majorité des habitants de cette ville, cette misère, elle est pas folklorique. Ils la subissent et de manière extrêmement brutale. Et nous, on va refuser ce statut quo avec un programme ultra ambitieux sur le logement, sur l'école, sur la santé et cetera pour refuser le moindre mal. et et les gens ils acquaisent, ils nous disaient "Mais effectivement, on est d'accord avec vous, on est on est en désaccord avec cette ville que décrivent les politicien professionnel qui n'est pas la nôtre." Et une fois qu'on a nommé cette misère euh comme je disais en fait, on a fait le choix de nommer les responsables sans concession.

Euh notre campagne, elle s'appelle quand même reprendre Marseille riche parce que on a abordé comme tu le dis Paul frontalement le rôle des grandes entreprises. On a parlé de l'éléphant au milieu de la pièce dont aucune autre liste n'a parlé, y compris la LSI euh éléphant au milieu de la pièce qui est la CMACGM dont le patron Rodolf Saadé euh est le véritable maire de la vie.

Enfin pour vous dire à Marseille, on a enfin on avait même un article de Blast qui citait un membre du cabinet de Renault Misolier qui expliquait que Rodolp Saadé il s'en fichit des résultats des élections parce queen fait il avait déjà tissé un réseau d'influence politique, économique et médiatique capable de faire plier n'importe quel politicien professionnel qui arriverait au pouvoir et parce que et c'est la réalité. Enfin, à Marseille, il rachète la Provence, il sponsorise l'OM, il a des fondations qui remplacent l'État sur le terrain social. C'est aussi lui qui va venir racheter les ports de Boloré en Afrique.

Donc c'est vraiment ben l'artisant de l'impérialisme français et sa continuité. Et aussi une chose qu'on a beaucoup discuté dans la Palane, c'est le fait que cette entreprise qui exploite massivement et à l'international, elle profite aussi des exagonérations fiscales du gouvernement de Macron qui a fait des milliards d'euros. Enfin Rodol Saad et et la CMA, ils font des milliards d'euros de bénéfices par an et il ne payent que 2 % d'impôt sur les sociétés euh quand le boulanger du coin il en paye 25 %. Et ça ça choque tout le monde. Et on n pas désigné que la CMACGM, on a parlé une petite d'autres entreprises qui parle vraiment à tout le monde.

Enfin comme Veolia qui fait des millions sur la société des eaux de Marseille dont l'activité, elle a un impact direct sur la vie quotidienne des habitants. On a parlé de Saudexo avec bah les campagnes enfin avec les pardon les cantines scolaires euh et aussi du réseau routier de la ville et notamment bah du euh tunnel Pradoinage qui est géré aujourd'hui par Vincifage et euh bah qui fait que en fait quand tu traverses la ville aujourd'hui, tu te fais raquetter de 5 balles parce que en fait il y a des grosses entreprises qui te disent on va mieux gérer les services publics mais en réalité qui veulent faire juste du bénédiciste.

Et en fait, nous on a pointé ça du doigt alors qu'aucun autre candidat il parlait de ça. Comme je disais, la France insoumise n'en parle pas. Et pour une raison qui est simple, c'est que toutes ces personnes, toutes ces listes et toutes ces organisations politiques, elles veulent être les gestionnaires de cette ville qui laisse la main mise aux grandes entreprises, qui défendent pas les intérêts des gens euh et qui veulent ben cohabiter avec ceux qui nous exploitent massivement.

Et et je pense que le fait de mettre des noms et surtout des responsabilités sur les les réalités vécues, ça a permis de rendre ben notre discours ultra concret et compréhensible parce que les habitants finalement ils savaient de quoi on parlait et et ils le vivaient euh concrètement.

Et je pense aussi un autre élément à Marseille qui était important dans campagne, on en a un peu parlé et qui était à contre-courant de toutes les autres campagnes, c'est qu'on a aussi maintenu une ligne très claire contre la répression, donc pour le désarmement de la police, pour la dissolution des corps spéciaux parce que dans cette ville, une grande partie de la population, elle voit la police non pas comme une solution mais comme un problème. Enfin, la police c'est le harcèlement des jeunes dans les quartiers populaires, c'est les violences policières. C'est aussi la répression extrêmement brutale des mouvements sociaux à Marseille par le mouvement Palestine.

C'est aussi la répression d'une jeunesse des quartiers populaires qui pendant les révoltes après la mort de Naë s'est exprimé avec beaucoup de ferveur à Marseille. Et enfin et je le dis aussi hein parce que je pense que ça ça met aussi en contradiction aujourd'hui euh des gens qui ont pu voter euh ben pour païant. Les forces répressives, c'est aussi eux qui répriment aujourd'hui les mobilis les lycéens qui se mobilisent contre l'austérité à Marseille. Austérité du budget Baou qui, je le rappelle a été voté avec le soutien euh du PS.

Et en fait, on voit que ce qui réprime les lycéens aujourd'hui, notamment à Didro, c'est la police municipale de Paillant, police municipale sur lequel il a fait toute cette campagne. Donc nous quand on est extrêmement ferme sur ces questionsl et ben ça parle beaucoup je pense. Et comme disait Anas, même la France insoumise elle fléchit sur cette questionlà. Et moi je me pose la question he aujourd'hui la trace insoumis, ils vont dire quoi aux lycéens qui seront réprimés par les municipaux de Paillant ? Ils vont dire quoi à Pavrel qui a subi les violences policières à Noisiel ? Donc je pense que la fermeté là-dessus en fait ça p et ça fait que bah des gens votent pour nous.

Et je finirai aussi par un élément qui moi me semble assez important à Marseille, c'est que dans notre secteur le 45, on était face au printemps marseillais, face à la France insoumise. Donc en fait à gauche, il y avait la concurrence et il y a des gens qui votent pour nous aussi parce qu'en fait ils en ont marre de cette gauche qui copinait avec Macron paillant qui se contente de miettes qui pensent que la vie des gens elle peut changer dans le cadre des institutions qui sont tarillées. pour répondre aux besoins de de la bourgeoisie et notamment de ces grandes entreprises que que je viens de citer.

Et donc les gens en fait, ils ont vraiment voté pour nous parce qu'il cherchent une alternative et à mon sens qu'il voit la nécessité d'un vrai affrontement sur le terrain du rapport de force avec ceux qui exploitent la CMACGM, Zéolia et Fage et qui sont les gestionnaires de la misère euh plutôt ben que des projets de conciliation qui voilà sont des illusions pour changer la vie des gens. Oui, je pense que c'est important aussi ce truc du de de de s'affronter au patronat, c'est-à-dire de pas juste discuter la gestion des budgets de la mairie comme si c'était euh comment dire une espèce de monde un peu en dehors des des rapports de force économique, du capitalisme et cetera.

D'autant plus que notamment dans les villes où on se présente, les grandes villes, il y a un poids évidemment énorme des grandes entreprises dans la vie. Enfin, on a parlé à Saint-Denis, par exemple, de la plaine, comment un territoire, un secteur entier de la ville a été vendu euh au aux grandes entreprises. Euh et et je suis d'accord que c'est un enjeu central et que oui, c'est une différence entre les révolutionnaires et ceux qui veulent gérer ce système. Parce que si tu veux gérer ce système euh bah tu es obligé de te préparer à à négocier, à concilier avec ces secteurs.

Donc c'est à mon avis un un élément important sans même parler des trucs sécuritaires ou bon j'ai déjà dit quelques mots avant mais qui est évidemment quelque chose de clé où en fait pour moi cette campagne elle a été une démonstration c'est que même si tu pars avec le programme le plus radical le programme réformiste le plus radical sur la police si tu as pas une logique fondamentalement opposée à la police comme institution répressive et et comme bras armé de de l'État bourgeois et cetera.

Euh si tu mets le doigt dans une autre logique qui est euh euh la réformer la police, la police comme euh police de proximité, comme service public, qui euh pas la bonne et cetera, et ben tu finis par être embarqué forcément dans une logique qui t'amène finalement par justifier par justifier les les politiques sécuritaires qui aujourd'hui sont totalement hégémoniques. Tu désarmes pas, tu veux pas désarmer la police municipale, c'est que tu considères que c'est bien quand même qu'ils aient des armes. Tu vois ce que je veux dire ? que après, c'est bien évidemment jamais dit de cette manière-là.

Même Chikerou à Paris euh, elle voulait créer même des polices supplémentaires, police contre les violences sexistes et cetera. Enfin, elle a sorti un milliard de de de noms de police différentes qu'elle voulait créer et cetera, qu'elle considérait que il y avait un problème de doctrine, qu'il fallait réorienter et cetera. Enfin, je veux dire, c'était Mais moi, je je trouve que Mathilde, elle a hyper bien exprimé le pourquoi les gens ont voté massivement. Et je veux dire euh euh moi pour moi ce qui est spectaculaire déjà 2500 euh euh voies les amis, enfin il y a des mères qui sont élus avec moins de 2500 voix.

Il y a des dans des villes de 20 300 habitants, ils sont même pas élus euh euh avec euh avec 2500 voix pour dire mais les ce qui est fort pour moi, c'est que les gens ils ont pas été pris en en par surprise. Tu vois ce que je veux dire ? L'organisation elle s'appelle Révolution permanente, tu vois. Je veux dire, tu peux pas faire euh plus clair que que le nom, tu vois. Donc les gens, ils savent pourquoi. Et Révolution Permanente est une organisation qui modestement elle est pas connue à l'échelle nationale que dans le 4e 5e, c'est pas vrai qu'il y avait 2500 personnes qui connaissaient déjà Révolution permanente avant de voter. Ça veut dire que les gens pourquoi ils ont fait ce choix-là ?

Mais parce qu'en fait, ils ont été convaincus par ton programme. Ils savaient en plus avec toute une pression. Je veux dire Mathilde a parlé du clientélisme et tout qui existe dans la ville, mais je veux dire une pression maximale au RN. Je veux dire, c'était le le cheval de de bataille du Rassemblement national d'essayer de de de gagner Marseille. Et tu as quand même 2500 personnes qui mettent un bulletin dans l'urne pour un programme qui parle de désarmement de la police municipale avec, je veux dire, le laboratoire que ça a été Marseille pendant des années avec Macron et cetera dans les quartiers nord et autres.

ce que ça a été récemment notamment avec des assassinats du narcotrafic et autres. Et je veux dire de d'arriver à avoir 2500 voix sur un programme intransigent, anticapitaliste, qui rond avec ces logiques là, mais c'est énorme, tu vois ce que je veux dire ? et que et que ça dit quelque chose pour moi d'une tribune politique parce qu'on a pas assez parlé pour moi de de ce que sont des élections municipales ou des élections de manière générale pour les révolutionnaires. Ce sont des tribunes d'exposition politique et médiatique importante en fait pour toucher notamment plus largement des gens qui bah de fait dans une élection ils se politisent comme tu l'as dit autour de ce qu'on leur propose.

Oui, si les seules personnes qui leur proposent, c'est de mettre de la caméra vidéo surveillance, c'est de faire des alliances avec le patronat, c'est de faire ces choses-là et que il y a aucune voix révolutionnaire qui s'exprime, maintenant je pense que là où on a dénoté avec ce qui existe à l'extrême gauche, c'est qu'on l'a fait avec beaucoup de sérieux et beaucoup d'audace, beaucoup d'offensivité et que ça montre que au final les choses ont payé jusqu'à Marseille par exemple Mathilde sur un seul arrondissement, elle fait plus que le total des voies de lutte ouvrière. Je veux dire lui sur la ville les amis, faut se rendre compte.

Celui qui a lu touvrière et qui ne voit pas ça et qui a des œillères en disant gaga la guerre et blab blabla. Moi ça me mettrait en crise.

Moi si j'étais militant à lutte Ouvrière, je suis dans le parti de Harlette Laguillet de Nathalie qui ont été à la présidentielle depuis presque plus de 50 ans et que dans cette ville-là, alors que je suis présent dans l'ensemble de la centrale, il y a une avocate militante qui est inconnue au bataillon, qui n'est même pas une figure publique de révolution permanente, d'accord, et qui arrive à faire plus de voix que moi au total que sur toute la ville, moi ça me mettra en crise parce que je me dirais, c'est dingue quand même, une organisation qui existait même pas dans la ville, ils viennent avec leur révolution permanente, c'est la théorie de de Lon Trotski avec un programme qui parle de désarmement, de régularisation de tous les 100 papiers, d'ouverture des frontières.

Moi ça me mettrait en crise et je pense que ce que tu disais tout à l'heure sur les attaques qu'on peut avoir de part et d'autres, elles sont l'expression aussi de ça. Moi je pense qu'on on les les les gens on voit nos avancées.

la localisation de révolution permanente a changé et moi je pense au-delà des résultats de ces voix qui s'expriment alors oui c'est pas des milliers de de nouveaux trotskistes mais moi je voulais dire aussi sur le fait que on a aussi des centaines de personnes à à la sortie de cette campagne là parce que je trouve important de le revendiquer parce que quand la France insoumise ou n'importe quelle organisation on va dire on a des nouveaux militants, des gens qui se qui nous rejoignent et cetera, c'est primordial pour l'organisation révolutionnaire qu'on veut construire. dans dans ce pays.

Bah qu'on on voit aussi qu'à la sortie de de de ces neuf campagnes, enfin les amis, on est entouré avec des centaines et des centaines de nouvelles personnes qui ont fait la campagne à nos côtés, qui n'étaient qui nous connaissaient à peine mais qui étaient convaincus parce qu'on était en train de porter et qui aujourd'hui disent "Moi, je veux discuter avec vous de marxisme. Je veux savoir c'est quoi votre stratégie, qui était Trotski, qui est Lénine, qu'est-ce que vous portez comme projet de société et cetera demain ? Ça veut dire quoi le communisme et autre ? Et moi je trouve que c'est une fierté.

Je veux dire au-delà même des des scores que demain révolution permanente et ben on aura encore plus de force politique, plus de militants et aussi je terminerai là-dessus mais pour moi c'est aussi l'émergence de nouvelles figures politiques. Mathilde en est l'exemple. Il y a Vanessa, on n pas mis tout le monde hein. Christian qui était une figure syndicale aujourd'hui est une est s'est imposé dans dans l'élection en bataille contre le RN et autres. RL à Renn. Enfin, je veux dire, il y a ça, on on a réussi à notre échelle à commencer à à à imposer de nouvelles de nouveaux visages du marxisme politique en France. Et je trouve que c'est salutaire pour les les mois et les années à venir.

Encore pire, avec tous les défis immenses euh qui sont qui sont devant nous. Oui. Et moi je pense que le truc que ça montre et et et pour conclure sur ça mais ça montre que depuis un discours révolutionnaire qui s'oppose qui bataille ouvertement avec la stratégie de la France insoumise, il y a un espace énorme pour reconstruire une gauche révolutionnaire puissante dans ce pays. Pour moi, c'est c'est c'est ça l'enjeu. C'est ça la question qui est censée animer l'extrême gauche, je veux dire la gauche révolutionnaire dans ce pays.

Et donc moi, je pense que la question c'est si on regarde les ces résultats comme une première étape, un premier test de ce point de vue-là, ça montre que quand on se donne les moyens euh et trucs, on peut faire rendre audible une gauche révolutionnaire. Et moi, de ce point de vue-là, je pense que c'est par exemple une limite que la gauche révolutionnaire par exemple se présente de manière totalement séparé dans des élections de ce type.

Parce que là on parle de neuf listes mais imaginez si révolution permanente, lutte ouvrière, le NPAR, il décidait de faire une campagne audacieuse ensemble avec une unité des forces qui se réclament de la révolution, avec des programmes qui cherchent à articuler la dénonciation du militarisme et de la militarisation et de la perspective de la guerre, une perspective anti-impérialiste radicalement distincte de de de la perspective de la France insoumise qui quand même au milieu de la campagne a soutenu les opérations de protection de Macron au Moyen-Orient pendant que nous on expliquait qu'il fallait défendre la défaite des États-Unis et d'Israël dans leur guerre impérialiste contre l'Iran, mais aussi euh je veux dire la régularisation de tous les sans papiers, euh la fin des aides aux entreprises, une offensive contre les patrons et leur place euh dans la ville, euh le financement et l'expropriation de la santé privée pour les fusionner dans des pôles de santé publique euh contrôlés par les travailleurs et cetera.

Euh si on faisait entendre ses réponses à un niveau supérieur, euh moi je pense que euh je veux dire les perspectives pour renforcer la gauche révolutionnaire et pour préparer les euh les les offensives à venir et les combats à venir, elles seraient euh beaucoup plus importantes. Et je pense que c'est de ça aussi euh dont euh il faut parler à partir de ces de ces de ces résultats là. Euh là, on a beaucoup parlé par ailleurs de la bataille contre la France insoumise, mais pour moi, c'est aussi un enjeu du point de vue de la bataille dans euh et contre le Rassemblement national et dans des territoires où la gauche n'existe quasiment plus.

Euh et pour moi là aussi euh il faut euh il faut euh discuter de comment c'est possible de faire entendre un autre un autre son de cloche. Pas juste planter le drapeau, dire euh les révolutionnaires sont présents, mais aller faire des campagnes ultra actives pour convaincre les gens de nos solutions. Et sur ça, Christian, peut-être pour arriver à la fin, j'avais envie de de t'entendre un peu sur pourquoi c'est important de mener une campagne ouvrière comme on l'avait à Saintavold.

comment elle s'est déroulé cette campagne et c'est quoi un petit peu les perspectives que ça ouvre dans le combat contre le le RN à l'échelle d'une ville où malheureusement le RN va être à la mairie pendant les 7 années à venir ? Bah déjà il y a la particularité de la liste de Saintvol, c'est que c'était pas une liste proprement révolution permanente. C'était une liste avec moi à la tête que militant de révolution permanente et tout et tout. L'idée de Saintavol, c'est comme tu as dit, c'est on arrive dans une commune 15000 habitants où il y a plus de gauche.

Il sait même pas, il y a plus de gauche, elle n'existe plus sur sur la ville, même lors des présentes élections municipales et tout, c'est des militants un peu à droite à gauche qui ont essayé de se rassembler et tout et tout. Donc, on arrive dans cette perspective là où tu as quatre listes de droite, une liste d'extrême droite et nous qui débarquons. L'idée euh de cette campagne c'était déjà ben voilà, il y a le RN qui vient, le RN qui sort les gros moyens. Faut savoir que Marine Le Pen, elle a pas fait énormément de déplacements, mais un des déplacements qu'elle a fait, c'est à Saintvold.

et à CRUSV en Moseles quoi, chez nous pour essayer de gagner euh plusieurs villes et donc il y avait vraiment tout un truc à faire pour batailler la question du RN dans un endroit où il y a encore une classe ouvrière qui est qui est présente et tout et tout. Donc il y avait un gros enjeu dans cette campagne. Nous, on a débarqué.

Ce qu'on a fait, c'est que Saintvol, c'est quand même une une terre quand même connue pour ses luttes, que ce soit les bastons les bastions de la mine à l'époque où il y a eu des énormes greffes de de mineurs, mais euh aussi même plus récemment avec le mouvement des gilets jaunes qui a été un des ronds-points, je pense le plus gros euh euh qui a pu avoir bon, maelle sûr, mais qui a été même un des ronds-points qui a fait du bruit au niveau national.

Donc du coup, nous ce qui s'est passé c'est qu'on a réuni en vrai tous les acteurs de ces mouvements sociaux, que ce soit des syndicalistes, de la CGT, solidaires et cetera, tous les militants qui ont participé aux différentes luttes, gilets jaunes, réforme des retraites et cetera et d'essayer de proposer un programme radical d'une gauche en vrai qui essaie de renouer avec la classe ouvrière parce que la réalité c'est que la gauche plus réformiste et tout a abandonné en vrai cette classe ouvrière là. la déserté. Alors chez nous, c'est littéral mais beaucoup elles n'essayent même plus de parler à la classe ouvrière.

Elles pensent que cette classe ouvrière là, elle a été gagnée par le Rassemblement national et que maintenant il faut aller discuter avec d'autres personnes. Donc nous au contraire, on a essayé de faire une gauche qui soit radicale. On a posé les les bases. C'estàdire que la première chose, on arrivé, on a dit nous on est une liste anticapitaliste, internationaliste et c'est comme ça qu'on vient se présenter à à Saintvold.

Nous on voilà, on a essayé de défendre tout ce que vous disiez avant les camarades ce qu'il disaient avant c'est la question des logements, la question de exproprier ses bailleurs sociaux qui qui logent des des qui font des logements insalubres et tout à Saintvol qui font payer une blinde et cetera, discuter de la question de l'énergie, comment on est capable de le mettre sous contrôle les trilleurs de l'énergie euh pareil voilà sur beaucoup de sujets comme ça. La question de la santé aussi c'est quelque chose de de primordial. Il y a même plus de médecin chez nous. Tu veux un médecin, tu peux plus en avoir dans la ville, ils sont tous en train de partir à la retraite et cetera.

Donc c'est des sujets qu'on a mis sur la table dans une campagne qu'on nous annonçait totalement sécuritaire. Ça veut dire que les seuls points qu'on allait nous défendre dans cette campagne, si notre liste elle n'était pas présente, Saintavol ouvrir et solidaire dans ces élections, c'était uniquement une question sécuritaire à celui-là qui va nous rajouter le plus de flics, le plus de caméras. Nous, on a débarqué, on est venu, nous on va désarmer la police municipale. Tu vois un peu le truc de contrepied qu'il y a eu euh dans ces dans dans ces élections où tout le monde a buggé et cetera.

Et euh nous la bataille qu'on a mené en priorité, même si on a bataillé contre la droite clientelliste, avant disait euh il y a même la droite les centre droit et cetera qui qui vont à la mosquée et tout pour essayer de faire euh croire que c'est le barrage antienne et cetera et cetera. Mais la réalité c'est que nous on a amené une vraie bataille contre eux euh contre le Rassemblement national. Vraiment, tu vois, que ce soit dans les débats télévisés où on a ridiculisé carrément le RN qui pégillait même sur les questions sécuritaires et tout.

On a vraiment mené une lutte et je vraiment on a posté pas mal de vidéos là-dessus où on dégomme le Rassemblement national et on était les seuls à à le faire dans cette campagne. Sans nous, il y aurait personne qui aurait attaqué le Front National. Les seules critiques qu'on pouvait entendre de la droite, c'était dire ils connaissent pas, ils viennent d'arriver et cetera et cetera alors que nous on les attaquait sur le fond sur leur programme raciste, leur programme anti-ouvriers et cetera. Donc ça c'était quelque chose d'important.

On a été les seuls aussi à organiser un rassemblement en vrai qui a rassemblé plus de 200 personnes euh à Saintvol contre la venue Marine Le Pen et qui a forcé même d'ailleurs le RN à ben Marine Le Pen. On a pas pu faire de Benfou dans la ville parce que nous on était présent au monde et qu'on avait fait un rassemblement énorme. Donc ça aussi c'est des victoires en vrai qu'on a réussi que ce soit d'imposer nos thématiques dans le débat. Les questions vitales urgentes. Bah vraiment nous on essaie de dialoguer avec ce que les les gens vivent au quotidien quoi. C'està-dire que tu vas à l'hôpital tu peux même pas aller à l'hôpital parce que tu attends 5 6 7 8h aux urgences.

Te loger c'est compliqué. finir tes fins de mois, c'est compliqué, remplir ton frigo, c'est compliqué, envoyer tes gosses à la cantine, c'est compliqué. Donc c'est ce genre de débat qu'on a ramené et ça a pris en vrai. On a fait des vidéos TikTok, je sais pas, c'est une ville de 15000 habitants, on faisait des 100000 vues, tout réseau confondu sur sur ça. Donc c'est ça qu'on a apporté à la campagne. On a intéressé la jeunesse. Moi je délirais mais je racontais à des camarades, il y a des jeunes, ils m'ont ajouté dans des groupes WhatsApp euh genre de WhatsApp, des groupes Snap en vrai où il m'expliquaiit "Ouais, on va voter pour toi, pour ta nana".

Tu vois, c'était vraiment un truc où la jeunesse, même des jeunes de 16 ans, il venaient, il débarquaient même on a fait un meeting par exemple, un des gros trucs, une des grosses victoires aussi de cette campagne, c'est qu'on a fait un meeting à Saintol où il y avait 250 personnes qui sont venues à ce meeting. C'était énorme. On a chanté l'international comme jamais dans un meeting à à Saintavol, c'était une dinguerie. On a donné la parole à des jeunes. Il y avait un jeune de 15 ans, un collégien qui a pris une parole était sa prise de parole était incroyable. Une autre jeune, on avait 17 ans. Bref, c'était vraiment un truc de ouf.

Nous, on a dit "Vas-y, on va donner la parole à la jeunesse, elle va pouvoir s'exprimer contre les programmes sécuritaires parce qu'en vrai, les autres partis ce qu'ils veulent, c'est juste leur mettre plus de caméras et plus de flics dans dans dans les quartiers." Et et on l'a vu une reconnaissance de ouf. Moi quand j'arrive au quartier là-bas, c'est tout le monde m'appelle, ouais, Porta, voilà, il ils insultaient les autres candidats et cetera et cetera. C'était une dinguerie. On avait ramené France Ro France Ro avait halluciné quand ils ont vu la la popularité de la campagne qui pouvait y avoir dans la jeunesse, dans les quartiers et cetera et cetera.

Donc ça, c'est des victoires qu'on a qu'on a réussi. On a réussi même pendant l'élection les seuls endroits euh où le bah où nous on arrive même à plus de 10 % euh dans les quartiers notamment c'est la carrière les Venex et les deux quartiers de Saintvol dans ces bureaux de vote. Euh c'est là où le RN en vrai a baissé et a perdu des voies euh lors de ben dans ces bureaux de vote là quoi. Donc ça montre aussi que la bataille qu'on a mené, elle a pas laissé euh voilà, elle a elle a mis des marques, elle a mis des coups en vrai au au Rassemblement national, ça leur fait mal.

Et d'ailleurs, on a vu dès que on a été éliminé au premier tour parce qu'on a fait 6,33 %, ce qui est énorme en vrai pour une ville comme Saintavol où tuas une gauche révolutionnaire qui débarque et qui dit voilà c'est énorme 6 % dans dans cette ville où on expliquait que nous on allait remettre la lutte de qu'on allait mettre la lutte de classe dans les urnes et qu'on allait faire revenir la culture ouvrière en vrai dans dans l'hôtel de ville et cetera. Là c'est l'image voix qui qui circule et tout mais c'était c'était ce trucl qu'on était en train de de de faire à Saintol.

a pris un écho euh incroyable et vraiment c'était c'était waouh moi voilà et le seul moment où le RN il a pu ouvrir sa bouche et a revendiqué c'est au 2ème tour quand nous on était plus là là ils sont venus ils ont commencé à être offensif attaqué alors il expliquait que le gars de la droite qui appelle à faire barrage contre lui il y a 2 ans, il le suppliait pour être sous l'étiquette Renne au législative tu vois ça c'est cette droite que nous on a là mais bref voilà mais ça a été une bataille énorme.

Bien sûr que moi en tant que militant de révolution permanente, je vais dire l'idée c'est maintenant de construire une vraie gauche, mettre révolution permanente à Saintvold et et grandir et cetera. On s'est fait reconnaître et tout. Anas le disait, je suis devenu une figure politique de la ville. C'estàdire que je sors une vidéo, ça débat de la vidéo que j'ai fait partout à la boulangerie, au café, dans la rue, au lycée et cetera. Donc ça c'est déjà important.

Et au-delà de ça, c'est maintenant de faire en sorte que Saintvol ouvrière et solidaire, ça devienne un front unique contre l'extrême droite et que ça permette en vrai de rassembler, de créer cette résistance en vrai qu'on veut mettre à à Saintvol face au RN. Et euh et là, on a organisé 33 policiers et colissières euh plus des dizaines et dizaines de jeunes qui nous ont qui nous ont qui nous ont rejoint en vrai pendant cette campagne, même dans la ville et cetera. Là, on a commencé à faire des appels où il y a des gens qui commencent à nous rejoindre et cetera. Et l'idée c'est que les 7 prochaines années et même plus tard c'est qu'on arrive à créer cette vraie résistance à Saintvol.

Construire une organisation révolutionnaire aussi à Saintavol les principales tâches qu'on a là-bas de faire en sorte que à Saint vol, il y a une résistance, un bastion qui se crée face au RN et face à la politique des droits clientellistes qu'on a subi ces 30 dernières années. C'est c'est ça aujourd'hui maintenant l'objectif qu'on est qu'on est en train de mener et qui qui a pris quoi que ce soit c'est des travaux et des travailleurs que c'est dans la jeunesse et cetera. Et on va continuer maintenant le c'est c'est qu' une première étape cette élection. Nous, on n'est pas les électoralistes. Il y a une élection, on s'arrête pas à l'élection. Maintenant, c'est comment ?

avec des méthodes de la lutte de classe, ça veut dire par les grèves, par les rassemblements, par les mobilisations et cetera, on va réussir maintenant à faire reculer le RN sur un terrain qui viennent conquire, quoi. Ouais, ça ça c'est important ce petit truc que disait les gens, ils font beaucoup la confusion souvent entre élection et électoralisme. L'électoralisme, c'est quand tu considères d'une certaine manière que vote pour moi et t'inquiète, je vais m'occuper de tes problèmes.

C'est différent de dire "Moi, je vais participer dans une élection pour être tes yeux et tes oreilles et pour et pour qu'on construise ensemble le rapport de force pour aller arracher ce dont on a besoin." Et c'est souvent ce que les gens oublient confond. Je voulais juste dire un truc mais très rapidement et peut-être faudra faire une émission de toute façon avec la nouvelle localisation à Sainta de après l'élection municipale. Moi pour moi la le le la le ce qu'a fait Christian avec les camarades là-bas c'est l'entil beau fait barbare d'une certaine manière.

Ça ça contredit euh euh cette fameuse stratégie euh euh de de beau fait barbare portée par Auaboutia ou d'une dans une autre mesure ce que disait Rufin sur les les bourgs et les tours et cetera. D'ailleurs, PDH avait fait une une sorte de conférence là-dessus dans lequelle Christian a été invité et que pour moi, ça a fait la démonstration que contre le défétisme de ces secteurs-là qui sont défétises de la lutte de classe, si vous lisez euh le livre Beauf et barbare de Ria Boutelja, Bouelja explique clairement son défétisme vis-à-vis de la lutte de classe. Elle n'y croit pas une seule seconde, elle pense pas que ça va changer quoi que ce soit et cetera.

Et donc, il faut répondre aux affectes euh euh des blancs comme il les appelleent ou des petits blancs, c'est-à-dire mettre en avant en exergue la question euh euh nationale, les questions du drapeau et cetera et cetera et que Christian, il montre tout totalement l'inverse. Il montre que avec un un programme anticapitaliste, antiraciste et cetera qui va au qui est aux antipodes des affects justement de de ce qu'on voudrait dans ces territoires là, et ben que oui, il y a un espace politique.

Alors, c'est une première participation, ça veut pas tout dire, mais je veux dire quasiment faire 7 % dans un territoire où l'extrême droite a fait son beurre sur des des années des années de trahison de la gauche.

a dit énormément des possibilités et moi je pense que c'est une victoire énorme le fait d'avoir fait reculer Marine Le Pen comme l'a expliqué Christian là-bas et que ça montre que oui, il y a un espace à construire, qu'il y a une fierté ouvrière euh qui existe à Saintold et dans ces territoires là dans lequel en fait avec une intransigence stratégique politique avec le fait d' rompre avec les politiciens professionnels, d'aller montrer que oui, c'est pas normal que des maires ils gagnent quat c fois plus qu'un qu'un qu'un ouvrier dans l'industrie et ben ça ça parle énormément en fait au au aux gens.

Euh Christian le disait tout à l'heure sur la la petite dame qui gagne gagne 1200 balles et qui peut céder aux sirènes de l'extrême droite. Bah oui, quand tu as un camarade révolutionnaire qui vient qui lui explique "Mais ton problème en fait c'est pas l'étranger mais c'est que ta pension de retraite en fait il y a des multinationales qui profitent sur ta gueule." Et ben oui, on voit comment euh cette bataille idéologique politique, elle peut être menée que au contraire répondre aux affects euh euh euh nationaliste et autres. C'est c'est totalement euh euh c'est totalement un échec. Ouais.

Je voulais juste agir à ce qu'elle disait Anas mais effectivement sur tout le truc beau fait barbare bour et tour et cetera et cetera, nous au contraire on a fait le total inverse de ça. C'estàdire par exemple cheater le meeting de 250 personnes à Saint vol c'est énorme. Et par exemple on a eu des critiques. Ouais il y a pas de drapeau français et cetera ça et c'était un peu le toute la tech que ce soit deaboutja ou de de Ruffin qui t'explique qu'il faut des drapeaux français et cetera. Bah il faut donner des gages nationalistes et cetera et cetera.

Nous fièrement, on peut revendiquer qu'on a fait un meeting où il y avait que des drapeaux palestiniens par exemple où on a fait une inter sur la Palestine où ben tu avais ces fameux travailleurs blanc en vrai qui étaient là, des collègues d'usine et cetera et qui étaient là et qui soutenaient en vrai justement le fait que on dise qu'il faut jumeler Saintvold avec une ville palestinienne et ça c'est une grande fierté qu'on a réussi à imposer à Sainta. Il y avait des centaines de drapeaux palestiniens dans la salle là. Et c'est comme ça en vrai qu'on va réussir à batailler en vrai toute la question, toutes les idées d'extrême droite.

C'est pas en concédant une honse, une goutte, un chemin en vrai, ben un pied à à à l'extrême droite. Et tu le disais parce que justement il m'avait invité au débat dans des tours et des bours et nous c'est ce qu'on disait. Nous, on est une tour dans un bourg. Alors comment on fait et quelle bataille on va mener ? Et c'est cet exemple là qu'on a réussi à montrer dans l'élection et c'est pour ça que je voulais revenir vite fait là-dessus quoi. Merci beaucoup.

Euh écoutez, pour conclure, moi je voulais dire quelque chose qui me paraît important, c'est que je pense que le bilan de ces élections municipales déjà, bon c'est que rien n'est réglé dans la perspective de 2027 et que ce qui continue de primer c'est la crise politique et la difficulté des classes dominantes à entrevoir une solution un petit peu simple, claire et efficace pour résoudre leur crise. que ça ça permet aussi de d'envisager leur fragilité comme autant de brèches pour s'organiser, pour lutter.

Euh et et je pense que ça va être une question clé euh qu'en même temps euh vous voyez qu'on vit dans une situation qui est extrêmement de de crise internationale très importante où la question de la guerre, la question de la militarisation, les agressions impérialistes rendre rendent plus que jamais toutes les demi-mesures inefficaces. C'est-à-dire que on ne peut pas penser qu'on va s'en sortir avec un projet idéal à l'échelle nationale dans un monde qui qui se confronte à un tel niveau de décomposition euh internationale de guerre de génocide et cetera.

Et donc il faut des solutions, il faut des perspectives à la hauteur de cette crise euh qui s'attaquent au aux racines de la crise qui sont internationalistes, anti-impérialistes et cetera. Et je pense que euh à une petite échelle euh les campagnes, elles ont montré qu'il y a des gens qui sont capables d'être convaincus euh par ces arguments. Même quand face à nous, il y a des options réformistes qui apparaissent radicales et crédibles et en capacité d'accéder au pouvoir, les gens sont sensibles à des discours révolutionnaires. Donc maintenant, la question c'est comment on transforme cette aspiration, cette écoute pour les idées révolutionnaires en organisation.

en action parce que c'est comme ça que en dernière instance vont se trancher les rapports de force euh dans la période qui s'est qui s'est ouverte. Euh et donc euh voilà, moi je pense que il va falloir continuer d'analyser euh les élections. On va rentrer dans une séquence qui va être très marquée par euh la présidentielle. Mais en dernière instance, ce qui tranchera les rapports de force, ce sera les luttes qui vont survenir.

Ça, on doute pas qu'elles vont euh qu'elles vont arriver ces luttes, mais c'est aussi la présence ou non d'organisation révolutionnaire implanté dans les lieux de production, dans les lieux d'études, dans les quartiers populaires et qui soient en capacité de faire déboucher ses luttes sur autre chose que des défaites. Et c'est le type de défi qu'on se donne avec Révolution permanente.

Donc n'hésitez pas à nous contacter via notre site si vous souhaitez militer à nos côtés et puis d'ici là vous pouvez continuer à nous suivre sur les réseaux sociaux et on fera d'autres émissions pour discuter de toutes ces questions évidemment de la guerre de la guerre en Iran et au Liban qui continue de de faire des des centaines de victimes et et de déplacer de la situation à Cuba euh pour lesquelles on a une une pensée particulière parce que évidemment il y a une crise euh très importante avec des gens qui meurent de l'impossibilité d'accéder à des besoins fondamentaux, à de l'énergie du fait du blocus États-Unis contre Lille qui s'est renforcé, densifié et qui est une situation dramatique face à laquelle il faut apporter notre solidarité à Cuba.

Et voilà ce que je voulais rappeler en vous saluant, vous remerciant d'avoir suivi cette émission. Merci Anas, merci à Elsa qui a dû partir, je précise, pour un événement sur la Palestine pour lequel elle s'était engagée il y a plusieurs mois. Et merci bien sûr à Christian euh Vanessa et Mathilde.

et j'en profite pour faire une dédicace à l'ensemble euh des équipes et des candidatures euh qui ont participé à ces municipal avec Révolution permanente euh à Renn, au Man, à Bordeaux évidemment, à Montpellier en plus de toutes les villes qui étaient représentées ici ce soir à Paris 13e arrondissement dont on a aussi un peu parlé euh et euh et voilà, ce n'est que le début comme on dit et euh et on continue et et Voilà, merci à toutes et à tous. Et oui, il y a des pardon, il y a suivez les assemblées qu'on va faire. On va faire des réunions publiques très prochainement dans l'ensemble des villes pour en plus de tirer un peu discuter plus du bilan localement dans chaque ville.

C'est aussi des moyens des moments dans lesquels il va falloir plus discuter de comment on s'organise à l'échelle de Toulouse, du M, de Rennes, de Marseille, de Paris, Saint-Dier et cetera. C'est ça va être ça le le cœur maintenant de de la suite.

On rentre certes dans une année présidentielle, mais il y a énormément de de combats à mener, il y a énormément de choses à faire et je pense que toutes celles et ceux qui ont vu d'un bon œil la les candidatures qui ont été impactées par les débats celui de Elsa sur France 3 et cetera, les interventions qu'on a publié, toutes les choses qu'on qu'on a fait et cette émission et qui a envie de s'organiser, profiter de ces assemblées qui sont ouvertes pour pouvoir découvrir un peu plus le le combat qu'on qu'on mène sur le terrain. Au nom de Révolution permanente, je voudrais commencer par dire que nous sommes très très heureux de la défaite du Parti socialiste et de Mathieu Anotin.

C'est la défaite. C'est la C'est la défaite de 6 années de politique policière et sécuritaire qui ont ciblé la jeunesse de nos quartiers en fermant les antennes jeunesses, en transformant la ville en terrain de jeu pour des policiers armés jusqu'au dents et en faisant exploser la vidéosurveillance dans toutes les rues. C'est aussi la défaite d'une politique austéritaire qui fait la chasse aux communaux et qui a consacré toute son énergie et ses moyens à tenter de transformer la ville en 21e arrondissement de Paris au service des touristes, des riches, des promoteurs immobiliers qui se sont gavés pendant les Jeux Olympiques.

En bref, en bref, c'est la défaite d'une politique de guerre contre les classes populaires qui a politisé toute une génération et je pense que l'ambiance qu'on a connu dimanche soir dans cette même salle compte parmi les plus belles pages de l'histoire de notre ville. [acclamation] C'est pour ça, c'est pour ça que la victoire de Bali Bagayoko suscite une telle offensive médiatique. L'extrême droite ne supporte pas de voir des élus racisés et elle peut d'ailleurs s'appuyer sur les calomnies du Parti socialiste qui les premiers ont commencé à dire que la campagne de Bali Bagayoko s'appuyait sur les narcotraafiquants.

[acclamation] Mais les classes dominantes Mais les classes dominantes n'aiment pas non plus qu'une politique qu'elle soutenait soit rejetée avec cette force et cette intensité. À travers ces attaques, c'est tous les habitants de Saintier Pierrefit qui sont visés et nous tenons à apporter à nouveau notre solidarité à la France insoumise. [acclamation] Mais nous voulons mais nous voulons aussi dire à tous les Dionisiens et Pierre Fitois qui ont voté contre le PS que le combat est loin d'être terminé. Tout au long de la campagne, nous avons défendu la nécessité de s'attaquer aux racines de la crise qui traverse notre ville.

Nous avons dénoncé les réponses sécuritaires à la crise sociale et exigé le désarmement de la police municipale et la justice et la vérité pour Yanis, Naël et toutes les victimes de violence policière. [acclamation]

2:37:06
Non speech

[applaudissements]

2:37:08
Locuteur

Nous avons affirmé nous avons affirmé nous avons affirmé qu'il fallait s'opposer sans concession aux politiques d'austérité en plaçant au cœur la nécessité d'une riposte par en bas des travailleurs des services publics. Nous avons porté l'idée que Sandni devait être à l'avant-garde du combat anti-impérialiste contre les guerres en Iran et au Liban, contre le génocide en Palestine, contre les massacres au Congo ou au Soudan. [acclamation]

2:37:36
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[applaudissements]

2:37:37
Locuteur

Nous avons dénoncé Nous avons dénoncé les politiques propatronales qui vendent nos villes aux grandes entreprise et alimente la gentrification. Mais pour arracher ces revendications, améliorer vraiment les conditions de vie, lutter contre la flambée des loyers et la précarité, voter ne suffira pas. C'est pas une idée abstraite ou générale. Dans un contexte où la priorité est donnée à la course à la militarisation, au porte-avion à 10 milliards d'euros et à l'austérité pour les financer avec l'appui du PS, tout avancé ne pourra être que le résultat du rapport de force qu'on va engager.

Il va falloir s'affronter directement au patronat, aux bailleurs sociaux et aux grandes entreprises comme au gouvernement par nos propres luttes. Et le fait qu'une gauche révolutionnaire anticapitaliste et anti-impérialiste rassemble plus de 1800 voix est un poids d'appui en ce sens. Dans le conseil municipal, nous mettrons nos mandat au service de ces combats. On l'a dit, nous ne sommes pas des politiciens professionnels. Nous ne sommes pas là pour faire carrière. Nous voulons être les yeux et les oreilles de la jeunesse, des travailleurs et des quartiers populaires et un levier pour chaque mobilisation, chaque grève et chaque lutte.

Depuis Depuis des décennies Depuis des décennies, Saint-Denis constitue le poumon ouvrier de la capitale. Concentre des milliers de travailleurs qui se sont toujours battus contre l'exploitation et le racisme d'État des résidents du foyer Sonacrota à Roma Rolland à l'origine de la plus grande greffe des loyers du pays aux luttes des ouvriers marocains, tunisiens et algériens de l'usine Penaroya contre la contamination au plomb. Dans cette ville, c'est une force considérable et elle n'a cessé de se déployer ces dernières années. C'est la force des travailleurs du nettoyage d'honnête en greffe pendant 45 jours pour leurs conditions de travail et la dignité.

C'est la force des professeurs du 93 en grève contre l'austérité et contre les mesures islamophobes qui frappent leurs élèves. C'est la force de la jeunesse des lycées comme Paul et Luar des fac comme Paruit qui ont bloqué leur lieu d'étude contre le génocide à Gaza. C'est la force des travailleurs étrangers des foyers comme Adoma qui vivent et travaillent ici depuis des décennies mais sont menacés d'expulsion et privé de droits de vote. C'est la force des femmes du collectif combat hébergement 93 qui lutte avec acharnement pour un logement digne. Et enfin, c'est la force des jeunes qui se sont révoltés après la mort de Naël, pour lequel on doit manifester nombreux cet après-midi à Nanterre.

Et je voudrais en profiter pour dire que si l'Assemblée nationale, elle fait une minute de silence pour un néonazi ici, c'est aux victimes de violence policière qu'il faudra rendre hommage en faisant raisonner depuis Saint et Pierrefit leur nom très fort et le mot d'ordre, pas de justice, pas de paix.

2:39:59
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[applaudissements]

2:40:04
Locuteur

Tous ceux que je tous ceux que je viens de citer, ils font tourner la ville et la société et ce sont eux qui pourront la changer. Cette énergie, elle doit s'organiser, se structurer et se préparer à résister. Nous serons à leur côté à chaque combat contre l'austérité, contre la militarisation, contre l'extrême droite, contre chaque loi raciste et nous serons là pour reconstruire une gauche révolutionnaire ancrée dans les quartiers, les entreprises et les lieux d'étude qui assumment l'affrontement avec les intérêts des classes dominantes.

C'est la seule voie pour faire face à la période qui s'ouvre et c'est la seule façon de faire de Saint-Ni et Pierrefit, plus qu'un symbole, la capitale de la résistance contre les offensives austéritaires et de la lutte pour une autre société. [acclamation]

2:40:41
Non speech

[applaudissements]