L'édito de Thomas Bonnet : «Cette gauche qui s'est toujours trompée»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« la condamnation des frappes israélo-américaines domine tout le reste aveuglé par leur anti-américanisme primaire et parfois aussi par une détestation de l'État d'Israël. »
- 0:00Fait
« qui se souciait du droit international lorsque le régime iranien massacrait son peuple, opprimait les femmes, condamnait à mort les homosexuels »
- 0:00Fait
« L'islam est parfois perçu comme une religion émancipatrice contre l'Occident. »
- 0:00Fait
« une idéologie qui conduit une partie de notre classe politique à se trouver encore une fois du mauvais côté de l'histoire. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Absolument. Un tyran est mort et avec lui ont été vengés les millions d'Iraniens qui ont subi son jou depuis 36 longues années. Et pourtant, les premiers mots de certains élus de gauche ne sont pas pour s'en réjouir ou même apporter leur soutien au peuple qui se soulève depuis des semaines pouredemander son départ.
Non, dans certains tweets, dans certaines phrases, la condamnation des frappes israélo-américaines domine tout le reste aveuglé par leur anti-américanisme primaire et parfois aussi par une détestation de l'État d'Israël. Il s'enferment dans une lecture pseudoégaliste de la situation. et ils affirment que cette opération militaire est est contraire au droit international.
Oui, le droit international est devenu la valeur refuge pour s'éviter un commentaire engagé sur la situation. Mais qui se souciait du droit international lorsque le régime iranien massacrait son peuple, opprimait les femmes, condamnait à mort les homosexuels qui invoquaient le droit international quand le pouvoir islamiste déstabilisait toute la région en armant des forces terroristes. Rappelons à cet égard que les ayatolas iraniens ont fait couler le sang de 58 Français, notamment des soldats tués en 1983 lors d'un attentat à Beou.
Se contenter aujourd'hui de dénoncer les entorses au droit international, c'est ne pas voir que le monde a changé. Voilà des années que les équilibres internationaux sont dictés par les puissances en dépit des institutions onusiennes qui paraissent aujourd'hui bien désouettes. On peut le déplorer, mais le cadre actuel du droit international n'aurait permis aucune débouchée pour le papanien, pas plus que les négociations qui étaient embourbées depuis des mois.
Pour vous, il y a donc d'autres raisons pour lesquelles la gauche semble embêtée par la mort de de Rameney ? Oui, Anthony, il faut se plonger dans l'histoire pour comprendre l'imbrication politique entre l'islamisme des Mola et le gauchisme culturel. Dans le Figaro, Guillaume Perro a réalisé un travail remarquable d'archéologie littéraire en exumant notamment les écrits de Michel Fou, somité de l'intelligence de gauche de l'époque.
Il fut un soutien sans faille de l'arrivée au pouvoir des Ayatolas et de Roménie qu'il avait qualifié de vieux saints en exil à Paris. Dans les mois qui précèdent son arrivée au pouvoir, il faisait déjà l'apologie du retour au fondamentalisme religieux contre la monarchie du chat, restant totalement aveugle et sourd aux inquiétudes posées déjà par l'islam rigoriste prêché par les ayatolas. Et c'est dans cette mouvance-là que s'inscrivent encore aujourd'hui certains responsables politiques.
L'islam est parfois perçu comme une religion émancipatrice contre l'Occident. Ajouter à cela un soupçon d'anti-impérialisme né lui aussi des mouvements idéologiques de gauche du siècle dernier. Et vous obtenez cet islam gauchisme né des entrailles de la révolution islamique en Iran et qui a fait floreste depuis dans nos sociétés occidentales.
Nous voilà donc aujourd'hui avec un courant de pensée très présent à gauche, fruit de décennies de maturation de ce que Gilles Kepel appelle l'osmose entre le marxisme et l'islamisme. Une idéologie qui conduit une partie de notre classe politique à se trouver encore une fois du mauvais côté de l'histoire. Car s'il y a bien une constante des mola à la Chine maoïste en passant par le communisme et les ces rouges, c'est qu'une grande partie de la gauche s'est très régulièrement trompé de combat.