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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 juillet 2025 19 min

L'Heure des Pros : "La République des copains est partout en France" (Florian Philippot)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Patriote, d'ailleurs, c'est un terme qui est maintenant, ça y est, c'est plus tabou. Tout le monde l'envoie. Tant mieux. Tant mieux. Mais avant, il ne fallait surtout pas dire qu'on est patriote. C'était des extrêmes droites.

0:10
Florian Philippot

Même quand j'avais quitté le FN à l'époque, même Marine Le Pen avait dit que c'est ringard.

0:15
Présentateur

Écoutez, aujourd'hui, c'est à la mode. Vous avez un temps d'avance. Pourquoi les copains d'abord ? Les accords, les compromis, peut-être ? Najat Vallaud-Belkacem vient d'être nommé à la Cour des comptes sur proposition de François Bayrou. Alors, qui est Najat Vallaud-Belkacem ? C'est une ancienne ministre de l'Éducation nationale sous François Hollande. Elle est actuellement présidente du groupe Socialiste, Écologique et Démocrate au Conseil Régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a été aussi présidente d'une association, France Terre d'Asile, avec beaucoup de moyens, cette association. Elle a une ligne immigrationniste, disons-le. Et elle est désormais à la Cour des comptes.

Alors, expliquez-nous, Thomas Bonnet, pourquoi Najat Vallaud-Belkacem est à la Cour des comptes ? Et comment elle a pu être nommée à la Cour des comptes ?

1:03
Invité

Alors, pourquoi ? C'est évidemment la question qui nous intéresse. C'est-à-dire que vous aviez vu dans la presse, la semaine dernière, des articles qui disaient qu'il y aurait un marché entre François Bayrou et les socialistes. En clair, en échange d'une nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes, il y aurait une non-censure du groupe Socialiste. Alors, il faut rappeler que le chef de file des députés socialistes à l'Assemblée, c'est Boris Vallaud, c'est l'époux de Najat Vallaud-Belkacem. Pour ce qui me concerne, je vais mettre ça de côté parce qu'on n'a aucun élément tangible. C'est-à-dire qu'on peut évidemment avoir des supputations, avoir des doutes.

Bon, moi, je ne suis pas de ceux qui disent que parce qu'elle est la femme d'eux, elle va avoir des conséquences. Donc, chacun aura son interprétation. Moi, ce qui me marque particulièrement, c'est pourquoi elle arrive à la Cour des comptes. Elle n'a jamais été dans les questions économiques. Elle a été plutôt dans les questions d'éducation, de discrimination, d'immigration récemment. Mais alors, jamais dans les questions économiques. Donc, pourquoi elle arrive à ce poste-là ? Sachant qu'elle avait parlé du fait qu'elle se présentait à un concours. On ne voit pas vraiment bien si elle a passé un concours. Visiblement pas, puisqu'elle est nommée en Conseil des ministres. Bref.

Et puis surtout, c'est toujours la même idéologie qui règne dans toutes les instances en France. C'est-à-dire que le premier président de la Cour des comptes, c'est Pierre Moscovici. Maintenant, on a une nouvelle conseillère qui va être Najat Vallaud-Belkacem. On a l'impression que partout où on regarde dans les instances, les institutions, les organes, c'est la même idéologie qui règne. C'est la prime à l'échec.

2:17
Présentateur

Vous faites 2% à la présidentielle, vous êtes président de la Cour des comptes.

2:22
Invité

Et je précise que ça a quand même un impact. Parce que Pierre Moscovici, par exemple, au moment de l'examen de la loi immigration à l'Assemblée nationale, avait fait exprès de retenir un rapport sur l'immigration pour ne pas embrouiller le débat. Donc, on voit qu'il y a quand même une influence politique majeure de la part de ces institutions. Il n'y a pas la neutralité qu'on nous vend et qu'on nous prétend à chaque fois.

2:38
Présentateur

Jean-Philippe Tongui, le député du Rassemblement national, a tweeté hier soir avec les députés RN de la Commission des finances. Nous attaquerons devant le Conseil d'État dans les prochains jours cette nomination scandaleuse de Najat Vallaud-Belkacem. La République des copines et des coquins, dit-il, ça suffit. Pierre Moscovici, ce matin sur France Info. Alors, je me suis posé la question quand j'ai vu qu'il était à 8h30 sur France Info. Je me suis dit, est-ce qu'ils vont lui poser la question ? Parce qu'on peut ne pas poser la question. Ils lui ont posé et il répond directement, je plaisante bien sûr, à Thomas Bonnet qui va avoir beaucoup de problèmes.

3:14
Invité

Najat Vallaud-Belkacem, je suis très choqué par ses commentaires. Je n'ai pas de relation... Ses commentaires, vous dites la République des copains ? Oui, je ne suis pas son copain. J'ai été son collègue dans le gouvernement il y a longtemps, je la connais, mais bon, je ne suis pas son copain. Najat Vallaud-Belkacem est une jeune femme qui tout de même a été ministre pendant 5 ans, qui a été ministre de l'Éducation nationale, qui est binationale. Elle a passé une procédure de recrutement. Elle a été retenue par la Commission pendant les 5. Et je vais vous dire une chose ici, pour ceux qui pensent que je suis son copain ou que c'est du copinage, je suis sorti au moment de la délibération.

Je n'ai pas voulu. Parce que justement, j'avais été son collègue, parce que je la connais, que nous avions été dans le même parti politique. Tout conflit d'intérêts, en quelque sorte. Mais simplement, je me suis déporté par éthique. Et c'est la Commission qui l'a choisie. Alors, qu'on jette la suspicion sur des concours ? Qu'on jette la suspicion sur des personnes ? Somme toute. Vous savez, à l'accord des comptes, je les connais bien. Il y a des gens de droite, il y a des gens de gauche. Pourquoi, du coup, elle, la singulariser ? Somme toute, à elle de faire ses preuves maintenant. Je lui dis bienvenue.

4:17
Présentateur

Extraordinaire, Alexandre Devecchio, cette réponse. Vous l'avez interviewé d'ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem, récemment.

4:21
Invité

Récemment, sur la question de l'asile, effectivement. Et ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, elle est nommée à la tête d'agence les unes après les autres. France Terre d'Asile, on connaît leur vision de la question de l'immigration. Donc, tout ça, c'est des organismes qu'on finance. Je ne suis pas un obsédé de la question de la dette, mais puisqu'on veut faire 40 milliards d'économies, il y a aussi ça qui est particulièrement choquant à ce moment-là. Parce que François Bayrou n'a pas du tout évoqué ses agences, pas du tout évoqué la question de la bureaucratie. Il a dit qu'on va commencer par faire des efforts, nous.

Et la première chose qu'il fait, c'est recaser, effectivement, les perdants. Je ne sais pas si c'est à côté.

5:04
Présentateur

Attendez, il y a peut-être... C'est les téléspectateurs et les auditeurs d'Europe 1 qui nous écoutent. Ils se disent, mais attendez, c'est plutôt malin. Il y a un objectif, c'est de ne pas être censuré en septembre. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On donne des gages au Parti Socialiste. Il n'y a rien de mieux que d'avoir la nomination de Mme Balcacet.

5:19
Invité

Je ne sais pas si c'est le cas. C'est peut-être aussi une question tactique, mais on voit bien que c'est une tradition dans cette République de recaser tous ceux qui sont les élus qui n'arrivent pas à être élus. Najat Vallaud-Balcacet n'a jamais réussi à être élu nulle part sur son nom. Et ça pouvait être tolérable si l'État était extrêmement efficace. Moi, si vous voulez, je n'aurais rien à dire. Mais le problème, c'est que l'État ne fonctionne plus du tout. Donc, c'est une atmosphère de fin de régime. Ça me fait de plus en plus penser à l'ancien régime avant la Révolution française. Je ne sais pas s'il y aura une révolution. J'espère que non. Ce ne sera pas aussi violent.

Mais on a une caste qui se maintient au pouvoir, qui ne sert plus l'intérêt général, voire qui va à l'encontre de l'intérêt général et de la vision des Français, mais qui se maintient coûte que coûte. Philippe Bilger. Avec beaucoup de délicatesse, Thomas n'a pas retenu tout à l'heure, dans son explication, l'élucidation la plus vulgaire. Vous avez écarté quelque chose qui aurait pu être... Je voudrais juste, Elliot, apporter non pas de la nuance, mais dire que ce qui se passe là...

6:24
Présentateur

Qui n'existe jamais sur ce plateau. Vous avez bien fait de préciser cette réflexion.

6:27
Invité

Si c'est scandaleux, Elliot, c'est malheureusement très fréquent sous tous les pouvoirs. Et je pense, quand je vois ça, à une belle phrase de Beaumarchais qui disait « Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui obtint le poste. » Donc, comme ça se faisait avant, on continue, on fait ce qu'on veut, on n'écoute pas les Français, on fait ce qu'on veut. Non, non, c'est très grave de le faire si, en effet, il y a derrière une turpitude. Mais il ne faut pas oublier que, malheureusement, le pouvoir secrète ce type de malfaisance.

7:00
Présentateur

Alors, qu'est-ce qu'on dit ce matin ? Est-ce qu'on en fait une anecdote et on n'en parle pas ? Ou est-ce qu'on met la lumière sur une nomination qui interroge ? Encore une fois, ce ne sont pas les compétences et la qualité de Najavalo Belkacem qui a remis en cause. C'est qu'est-ce qu'elle vient faire à la cour des comptes ? Ce n'est pas très compliqué, là.

7:19
Invité

Vous avez raison, Elliot, vous avez utilisé le bon terme. On en parle et on s'interroge.

7:26
Présentateur

Florian Philippot, le président des Patriotes, que vous êtes en nomination à la cour des comptes, vous n'avez pas été appelé, visiblement ?

7:34
Florian Philippot

Non, je n'ai pas été appelé, mais il y a deux choses. D'abord, dans le contexte actuel, ce n'est pas totalement anecdotique parce que, même si on n'a pas de preuves, évidemment qu'on doit faire le lien quand même avec ce qui se passe. Bayrou qui veut sauver sa peau et qui a besoin du groupe socialiste. Et c'est comme ça, son mari, c'est comme ça. Il préside le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, justement. Pour le reste, cette République des Copains, mais c'est à tous les étages. Vous avez un tas d'instances aujourd'hui qui ne servent qu'à ça. Le Conseil économique et social et environnemental qui ne sert à rien.

Il y a eu un rapport, justement, je crois, de la Cour des comptes qui a dit qu'il coûtait extrêmement cher par rapport à ce qu'il produisait. Voilà. C'est un recasage massif. Ce truc-là aurait dû être supprimé depuis bien longtemps, en charge des économies. Et puis, il y a des déclinaisons régionales. Les conseils économiques et sociaux et environnementaux régionaux, un par région, ils sont tous payés. Ils font deux rapports par an, ça ne sert strictement à rien. Là aussi, c'est du recasage local, régional. Vous avez qui est nommé à la tête du... Enfin, parmi les dirigeants du Conseil d'État, Cour des comptes, tous ces grands corps. C'est en permanence, ce genre de décision.

Ça passe plus ou moins inaperçu, parce qu'ils sont plus ou moins connus, ceux qui en bénéficient. Là, c'est Nadja de Val-Aubekassem, on la connaît, il y a le contexte actuel. Mais c'est en permanence. Et ça, ça coûte un pognon de dingue, comme dirait l'autre. Ça, là, il y a des économies à faire et il y a de l'éthique à remettre.

8:50
Présentateur

Et il y a aussi, encore une fois, le décalage. Vous nommez quelqu'un à la Cour des comptes qui, elle, a le droit d'avoir cette vision, disons, très ouverte sur les frontières, l'accueil, etc. Sauf que c'est en décalage complet avec ce que veulent les Français. Chaque sondage qu'on pourrait proposer sur les questions migratoires, vous avez 7, 8, parfois même 9 Français sur 10 qui pensent l'inverse de Mme Najot-Velo-Belkassem, Sabrina Medjuber.

9:16
Invité

Non seulement, elle est complètement distanciée des plébiscites populaires et notamment sur les questions liées à l'immigration et à la submersion migratoire qui nous coûtent un pognon dingue, accessoirement qui n'a pas été mise en valeur par le Premier ministre lors de ses annonces. Mais en plus, Mme Velo-Belkassem s'est récemment illustrée dans le magma idéologique de la France insoumise. Vous savez, elle a été reçue dans plusieurs médias et elle parlait d'islamophobie, de haine anti-musulman, d'islamophobie d'atmosphère, de haine anti-musulman d'atmosphère. Elle accusait M. Retailleau de faire une omelette en cassant des oeufs sur le dos des musulmans.

Donc elle tient aussi un discours qui se rapproche de la France insoumise et qui, à mon sens, exprime une certaine radicalité qui n'a pas de légitimité, enfin, qui est son point de vue, mais dans le cadre de son emploi, qui n'épouse pas la majorité des plébiscites des Français et qui est plus dangereuse qu'autre chose sur cette ligne-là, en tout cas.

10:17
Présentateur

On écoute Sylvain Maillard, député socialiste, qui a réagi ce matin. Écoutez, vous dites qu'il était gêné, Thomas Bonnet.

10:25
Invité

Objectivement, il était visiblement gêné par la question.

10:27
Présentateur

On découvre, on découvre.

10:32
Invité

Quand vous êtes à la Cour des comptes, quels que soient les grands profils, vous devenez un fonctionnaire de l'État et vous devez être impartial. Et là-dessus, je ne suis pas vraiment inquiet. La seule chose, c'est à telles ou pas les compétences pour être à la Cour des comptes. Je ne suis pas capable, à ce micro, d'en juger. En tout cas, il a été décidé qu'elle les avait. Ce que vous savez, en revanche, vous ne savez pas juger les compétences. Ce que vous savez, c'est que Najat Vallaud-Belkassam, mais l'épouse de Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée, vous n'osez imaginer une manœuvre de François Bayrou pour éviter la censure ?

Non, je pense, connaissant Boris Vallaud, ce n'est pas de mon politique, mais je ne suis pas sûr que ce soit de nature à le faire changer d'avis.

11:10
Présentateur

On sent qu'il sort les rames, Sylvain Maillard, qui a effectivement un malaise, comme vous dites, Thomas Bonnet. C'est le sujet des compétences qui est important. Bien sûr, mais vous avez rappelé peut-être l'élément qui était essentiel. Au moment des débats sur la loi Asile-Immigration, c'était l'année dernière. Je me souviens que Pierre Moscovici avait dit volontairement qu'on n'a pas publié le rapport de la Cour des comptes sur la question migratoire pour ne pas biaiser et influencer les débats. Au contraire, la Cour des comptes, on a besoin de ces dossiers-là au moment où on débat à l'Assemblée Nation. C'est précisément le moment où il fallait le dévoiler.

C'est le seul moment où il fallait avoir ce...

11:47
Invité

Donc il l'a fait deux, trois semaines après. Et il était très heureux de le faire comme ça. Et d'ailleurs, le rapport était très intéressant, parce que la Cour des comptes, il ne s'agit pas de jeter le propre sur cette institution dans son ensemble. C'est parfois des rapports très intéressants. Vous savez, Najat Balau-Belkacem, il y a quelques jours, disait que l'immigration ne coûtait rien à la France. C'était un coût zéro. Donc voilà, maintenant, les travaux qu'elle va mener vont être, j'imagine, en adéquation avec ça. Donc c'est là où on peut avoir des interrogations. Les tactiques politiciennes, par définition, on n'a pas d'éléments.

Alors on peut évidemment suppodorer qu'il y a une tactique de François Bayrou, mais on n'en sait rien. Donc moi, je préfère m'attarder sur son idéologie. Et vous avez raison, au Conseil d'État, à la Cour des comptes, il y a la même idéologie partout. Donc à un moment donné, ça commence à se voir. C'est-à-dire que les socialistes font moins de 2% à la présidentielle, ils sont partout. Donc il y a quand même un moment, un sujet de représentation entre les instances et les Français. Sabrina Béjéber. En un mot, l'idéologie amènera les mêmes gabgis. Vous verrez.

Est-ce qu'on ne peut pas espérer que l'idéologie, Thomas, ne se traduise pas de manière ostentatoire au sein d'une juridiction comme la Cour des comptes ? Comme on peut le voir au Conseil constitutionnel, au Conseil d'État, au Conseil européen des droits de l'homme. Enfin, je pourrais en citer. Et c'est la vraie question. C'est une question pas seulement d'idéologie, de souveraineté, vous l'avez dit. Ces gens-là ne sont pas élus. Ils sont rejetés massivement pour eux par le peuple. Ils gouvernent. Je vais faire bondir peut-être chez les bilgières, mais nous sommes face à un gouvernement des juges. C'est un coup d'État de droit, ce qui se passe en réalité.

Et donc, moi, je pense qu'il faut une réforme constitutionnelle d'ampleur pour remettre toutes ces pseudo-institutions qui n'ont pas de légitimité à leur place.

13:19
Présentateur

Je vais vous changer de place, Alexandre Devecchio, à 9h30 et vous mettre face à Philippe. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'à 9h30 et rester avec nous, ça va être absolument passionnant. C'est la société du « je fais ce que je veux ». J'écoute pas les Français. Les Français veulent plus de fermeté sur les questions de délinquance. Quand vous avez des émeutes dans les rues, les magistrats font ce qu'ils veulent. Et vous verrez ça sur les premières comparutions immédiates et les décisions qui ont été prises au soir du 14 juillet. Et vous avez Amoribucco qui va venir dans quelques instants nous raconter précisément ce qui s'est passé en comparution immédiate.

Parce que je sais que, par exemple, cette formule « la république des juges », vous ne l'épousez pas, M. Bilger.

14:00
Invité

Elle mériterait des développements...

14:02
Présentateur

Et un peu de nuance. Et un peu de nuance. Et d'équilibre. La nuance n'est pas un défaut. Mais bien sûr. Et c'est pour ça qu'à chaque fois...

14:09
Invité

Je dirais qu'il faut plus de courage pour la nuance que pour le péremptoire.

14:13
Présentateur

Le monde parallèle d'Emmanuel Macron, on change de sujet. Quoique là aussi, c'est la république de... Je fais ce que je veux. Hier, Emmanuel Macron a salué le plan de François Bayrou sur les questions budgétaires, qui est un plan d'urgence. Pourquoi un plan d'urgence ? Parce qu'après huit années où la dette publique a explosé, plus de 1000 milliards d'euros supplémentaires, c'est le début des grandes contraintes et des grandes difficultés pour les Français. Et on n'en est qu'au début. C'est l'épisode 1. D'accord ? Et il va commenter en quelque sorte son propre échec économique. Disons-le. Et là, c'est objectif, factuel, Philippe Bilger.

Je vous regarde parce que parfois, je suis attentif à vos réactions, à vos mots.

14:54
Invité

Oui, mais vous reprenez ce que vous avez dit hier soir.

14:57
Présentateur

Ah bah écoutez, parfois je radote. Mais moi, c'est pareil. Mais mieux vaut répéter pour que les choses soient claires. On écoute Emmanuel Macron, qui commande donc le plan de François Bayrou.

15:09
Invité

Le Premier ministre a annoncé hier une stratégie de réforme, de transformation du pays qui répond aussi aux besoins qui sont ceux de la France et qui partent d'un constat qui est solide, factuel et lucide. Et moi, ce que j'attends de toutes les forces politiques, c'est qu'elles proposent d'autres idées. Nous sommes un des pays qui a le plus de dépenses publiques en Europe, le pays qui taxe le plus de l'OCDE. Et donc, si d'autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l'activité et pour baisser les économies, le Premier ministre, il les recevra.

15:38
Présentateur

Extraordinaire. Florian Philippot, comment vous décodez la séquence qu'on est en train de vivre et la déclaration d'Emmanuel Macron hier ?

15:45
Florian Philippot

Si Macron aime beaucoup le plan présenté par François Bayrou, c'est encore plus inquiétant. Alors, je vais vous dire, ce qui a été présenté, c'est pour les Français extrêmement violent. Les 10% d'abattement pour les retraités. Un retraité riche, c'est celui qui gagne plus de 1 600 euros par mois. C'est ce qu'on a appris. Les ALD et les infections de longue durée, dont les cancers, ça, je peux vous dire, c'est la panique à bord chez tous ceux qui sont atteints. Ils ne seront plus remboursés en période de rémission, ce qui ne veut pas dire grand-grand-chose. Les deux jours fériés, évidemment.

On a plein de mesures comme ça qui sont apparues l'année blanche, la TVA sociale sans le dire, et même cette idée de vaccination obligatoire, puisqu'il faut responsabiliser les non-vaccinés. On sait ce que ça veut dire. Donc, on va aller forcer les gens. Et ça nous rappelle des choses de sinistre période. Alors, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'auto-satisfait-cite, en fait. Oui, mais il demande, dans sa phrase, il dit si d'autres responsables politiques ont des idées, qu'il nous les donne. Mais moi, je vais lui donner des idées. Ce n'est pas de taper sur les Français, c'est qu'il y a des idées intelligentes. Oui, mais même des idées massives en termes d'économie.

Il y a un éléphant au milieu de la pièce, personne n'en parle, c'est ce que nous coûte l'Union européenne. Ça, c'est le tabou absolu de la vie politique française. Chaque année, en ce moment, on donne 15 milliards en plus que ce qu'on reçoit. 15 milliards par an. C'est déjà plus d'un tiers du plan de M. Bayrou. L'an prochain, ça va passer à 21 milliards. La moitié de son plan. Et dans deux ans, ce sera 25 milliards par an. Donc moi, je dis qu'on quitte l'Union européenne et on ramène ce différentiel à zéro. L'argent qui ira dans la poche des Français et de ceux qui créent, qui produisent, qui vivent en France. Vous avez par ailleurs des milliards par M.

Macron qui sont distribués tous les ans en ce moment à l'Ukraine pour entretenir une guerre qui est perdue et un pays extrêmement corrompu. Personne ne dit qu'il faut arrêter ça. Moi, je dis qu'il faut arrêter ça. D'urgence. On a d'autres priorités que de financer le régime de M. Zelensky. Il y a des mesures qui ne sont pas évoquées. Je ne sais pas, on est régulé ici par une agence qui s'appelle l'Arcom. Moi, je veux la suppression de l'Arcom. Je veux la suppression de l'ADEME, 4 milliards par an, et de tout un tas d'agences qui sont là aussi des fabriques à recaser les copains et les copines du système. Ça, ce serait intelligent.

Il y a deux strates, à mon avis, localement, qu'il faut supprimer. La strate de la collectivité régionale, qui est récente, qui a engendré énormément de nouveaux élus, etc., agences, et puis les intercommunalités encore plus récentes, qui coûtent un pognon de dingue là aussi. Vous voyez ? Et puis, il y a une mesure qui me choque, c'est que tous ces gens-là demandent des 10% d'abattement, etc., des efforts aux Français. Pourquoi ils n'ont pas annoncé, le même jour, les salaires des ministres, du président de la République, du Premier ministre et des parlementaires, les indemnités, on les diminue immédiatement de 10%. C'est peut-être symbolique, on me dira.

Tant que ça, ça représente quand même de l'argent, et je crois que ça aurait été quand même attendu de la part des Français, que eux fassent de temps en temps un petit effort. Je suis aussi pour la suppression du Sénat et du Conseil économique et social. Ah non, mais on cherche des vrais... Attendez, la situation est grave ou elle n'est pas grave ? Javier Mileï est un petit joueur face à vous.

18:47
Présentateur

Vous voyez, en faisant ça... Ce n'est pas une tronçonneuse que vous avez, c'est un bulldozer.

18:52
Florian Philippot

En faisant ça, on évitera d'aller appauvrir les retraités, les malades, et d'imposer des folies aux Français. Vous avez parlé des jours fériés, c'est très intéressant, sur la question des jours fériés.

18:59
Présentateur

Regardez cette séquence. Je voudrais aussi donner un deuxième... Mais vous allez avoir... Il vous reste quelques minutes.

19:03
Invité

Sur l'Ukraine, c'est choquant.

19:05
Présentateur

Ben, sur... Philippe Bilger, vous dites sur l'Ukraine, c'est choquant, ce qui... Là où vous avez... Ah, ah, j'ai entendu le carillon. Sur l'Ukraine, une majorité de Français épousent la position du président de la République dans tous les sondages, effectivement, ces dernières semaines.

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