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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 22 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Benoît Payan, maire de Marseille, revient sur les mesures prises pour la manifestation du 24 octobre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes d'accord avec de telles décisions ?

  • 1:26RelanceÉludée

    Dans quelle situation nous allons être ?

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Les Marseillais ne comprennent pas la suspension des transports. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:42FerméeRéponse directe

    Pensez-vous que priver 900 000 personnes de transport peut empêcher la casse ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Vous avez appris par la presse les décisions du préfet. Pourquoi ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Avez-vous l'assurance que les choses se passeront bien samedi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Fait
    « Je crois que le maintien de l'ordre, l'ordre républicain, l'état de droit ne passe pas par la privation de liberté. »
  • 1:26Fait
    « Dire que on ne peut plus manifester qui est un droit constitutionnel, je ne suis pas sûr plus que ce soit exactement ce qui va empêcher des casseurs qui ne sont pas des manifestant. »
  • 2:42Fait
    « Priver 900000 personnes de transport en commun est quelque chose qui peut empêcher la casse. »
  • 3:24Fait
    « J'étais chez le premier ministre quand je l'ai appris par la presse. »
  • 4:48Fait
    « J'ai eu peur pour la vie des gens. »
  • 5:31Fait
    « À qui vous vous adressez ? Qui a perdu le sens de la République ? beaucoup à droite et à gauche et c'est tragique. »
  • 8:26Fait
    « J'ai un peu honte pour ceux qui s'amusent à faire ce genre de polémique et puis pour ceux qui me connaissent. »
  • 11:44Fait
    « On est dans un pays où maintenant manifester devient interdit, prendre les transports en commun devient interdit, maintenir l'ordre devient quelque chose d'impossible. »
  • 14:22Fait
    « Je pense que la réponse ne peut pas être de mettre une ville sous cloche. »
  • 16:35Fait
    « J'ai fait sortir la police municipale pour faire des interpellations. »
  • 18:42Fait
    « Je ne veux pas entrer dans la polémique vous me connaissez et puis d'ailleurs la police tue. »
  • 21:27Fait
    « Vous vos confrères entrent les films, ils sont sortis par la police, ils ne sont pas interpellés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Monsieur le maire de Marseille, merci d'être avec nous. Benoît par on a beaucoup de questions à vous poser et il est vrai tout à l'heure quand on a appris les premières décisions, on verra si elles peuvent perdurer puisqu'il y a évidemment des décisions suite doivent être actées de la suspension des transports pour le samedi, du couvre-feu élargi et de l'interdiction de manifester quel que soit le motif de cette manifestation. Comment vous le maire de Marseille vous avez ré ? Est-ce que vous êtes d'accord avec de telles décisions ? D'abord, je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose pour tout vous dire. Je crois que le maintien de l'ordre, l'ordre républicain, l'état de droit ne passe pas par la privation de liberté. ramener l'ordre et je crois qu'on a besoin de ça est une chose qui

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passe par le respect des lois par un nombre de policiers suffisant formés respecté une mobilité une doctrine je crois qu'on a beaucoup parlé sur vos plateaux de de doctrine de maintien de l'ordre qui doit être évidemment revue par rapport à ce qu'on a vécu priver une ville comme Marseille de transport pas sûr et certain que ça fonctionne. dire que on ne peut plus manifester qui est un droit constitutionnel, je ne suis pas sûr plus que ce soit exactement ce qui va empêcher des casseurs qui ne sont pas des manifestant. Un casseur, c'est un voyou, un casseur qui détruit une mairie, qui s'en prend à des policiers, qui s'en prend à des pompiers, qui s'en prend à des biens publics. C'est pas manifeste. Alors, c'est de l' de l'autoritarisme,

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quelqu'un c'est quelqu'un de telle mesure. Non, c'est quelque chose qui n'a pas de sens. Moi, je ne veux pas qualifier. Ça n'a pas de sens. C'est pas que disons que ça n'est pas efficace. Voilà, je crois que si on veut être efficace, il faut utiliser les moyens en notre possession pour pouvoir maintenir l'ordre récant, c'est incroyable. Nous avons donc le préfet qui prend ces décisions, nous sommes d'accord. Le maire ici sur le plateau qui dit de telles décisions alors que véritablement on va faire très attention à ce qui va se passer à Marseille et samedi et vous demandez des comptes et vous le demandez sur un air grave et solennel. Vous dites que ça n'a pas de sens. Dans quelle situation nous allons être ? Est-ce que le tribunal administratif ? Ah c'est moi je ne peux

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pas dire ce que va dire le tribunal administratif. Je ne sais même pas si les décisions du préfet au moment où je vous parle sont attaquées ou pas. On a vu, je crois qu'à Paris le tribunal administratif a fait donner tort euh à certains à certaines décisions du du préfet de police. Le tribunal administratif, il se base sur le droit français. Très bien. Mais vos habitants, les Marseillais, mes habitants, vous savez ce qu'ils veulent. Suspension des transports. Qu'est-ce que vous disent depuis tout à l'heure ? Je suppose que vous devez avoir des messages inondés assailli de messages parce que les gens ne comprennent pas. Les gens doivent travailler, les gens doivent se déplacer. Les gens qui prennent des transports ne sont pas tous des casseurs, les gens qui prennent les

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transports ne sont pas tous des voyou. Donc si le préfet l'a fait, c'est qu'il s'est dit c'est pour éviter les mouvements de gens qui prenant les transports en commun seraient susceptible d'aller casser. Vous savez quand on est organisé et qu'on est un casseur ou euh quelqu'un qui veut dégrader le bien commun obligé de prendre le métro, obligé de prendre le bus. Et donc en effet, il y a quelque chose qui à mon sens n'est pas la réponse adéquate et n'est pas la réponse appropriée. En train de dire que c'est un principe de surprécaution qui n'a pas de sens. Bah vous pensez que priver 900000 personnes de transport en commun est quelque chose qui peut empêcher la casse. Donc moi je crois que c'est assez inédit hein. Je crois que c'est la première fois que

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de telles décisions sont prises. Moi ce que je souhaite en fait c'est que ma ville elle soit protégée et je crois que le préfet le sait. Mais là elle est confinée votre ville monsieur le maire et et je pense qu'il l'a en tête. Je crois que ce qui s'est passé samedi a été un tel traumatisme euh que on a l'impression que c'est un peu ceintur et bretell. Mon sujet euh c'est pas que cette ville soit confinée. Euh et c'est la discussion que j'aurai avec le préfet parce que d'abord on a besoin de se parler, ensuite je sors d'un entretien avec le premier ministre. Rassurez-moi. Vous vous êtes parlé avant qu'il annonce de telle décision ou pas ? Non. J'étais chez le premier ministre quand je l'ai appris par la presse. Vous avez appris par la presse ce qu'il

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va devenir de votre ville samedi. Tout fonctionne bien en réalité. Je ne veux pas faire de polémique. Je veux que les choses se passent bien samedi. Est-ce que vous avez l'assurance maintenant ? Parlons de la sécurité que les choses se passeront bien. J'ai eu le premier ministre au téléphone, j'ai vu j'ai eu le premier ministre au téléphone, enfin j'ai vu le premier ministre et j'ai eu le ministre de l'intérieur au téléphone juste avant d'entrer sur le plateau qui me garantit d'abord un certain nombre d'effectifs. En plus, vous comprenez que je ne vais pas le dire à l'antenne parce que je ne veux pas non plus que celles et ceux qui sont là pour casser soient au courant du dispositif qu'on va mettre en place. Ce que je peux vous dire, c'est que le ministre de l'intérieur, lui, en

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relation avec la police, en relation avec le préfet, va mettre les moyens pour que ce qui s'est produit samedi qui était une honte absolue. Enfin, vous imaginez quand on est citoyen, français, marseillais, maire, commerçant, voir sa ville comme ça, se dire "Mais qu'est-ce qui s'est passé en fait ? Qu'est-ce qui vous a le plus choqué ? Il y a de pas y avoir de hiérarchie mais malgré tout, il peut pas y avoir de hiérarchie. Non, moi j'ai eu peur pour la vie des gens. En fait, je je ce qui me choque, c'est que dans ce pays, on voit que on a envie de faire des manifestants de la chair à canon, de la police de la chair à canon, que certains politiques au moment où le pays vit une

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crise majeure ont perdu le sens de la République, exacerb les tensions, c'est-à-dire monter une société. À qui vous vous adressez ? Qui a perdu le sens de la République ? beaucoup à droite et à gauche et c'est tragique. C'est tragique dans un moment à gauche dans votre camp à gauche dans mon camp vous pourriez les nommer je ne m'amuse pas à ça c'est important quand on dit qu'ils ont perdu le sens de laqu je pense que les français sont aussi clairvoyants que moi. Vous visez la France insoumise. Je ne m'abuse pas à faire ce genre de chos quand je dis perdre le sens des choses, c'est raconter que la police tu raconter que les manifestants sont des voyou. raconter que les manifestants sont des voyou, raconter que les manifestants sont des casseurs. Est-ce que vous avez entendu une seule fois

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quelqu'un sur un plateau dire que les revendications des lycéens étaient illégitimes ? Moi, jamais. Euh est-ce que vous vous avez entendu dire que quand on est jeune, qu'on a 17 ans 15 ans, qu'on a aucune perspective d'avenir pour leur temps que le président de la République, pardonnez-moi va recevoir les organisations euh justement euh euh syndicales lycéen vendredi, donc dès demain. Mieux vaut mieux vaut tard que jamais mieux vaut tard que jamais. Restons quand même sur l'aspect sécuritaire. Il y a un point qu'on qui a besoin d'être éclairci, monsieur le maire. les casseurs et les pilleurs dans la dans la cité fosséenne dans votre ville de Marseille le le le nombre le chiffre a énormément varié. Certains ont

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parlé de 30000 300 fauteurs de troubles et puis c'est le chiffre de 1800 qui a circulé ce matin. Quand on m'a annoncé le chiffre de 30000, j'ai utilisé le terme de farfelu parce que je n'ai pas voulu pointer du doigt ce qui avancé un chiffre aussi absurde que ça. 300 c'est la moitié du stade vélodrome ou 15 % de la population de 18 à 25 ans dans la vie. Ça ne veut rien dire bien évidemment. C'est peut-être un chiffre qui a été avancé pour masquer les difficultés. Quand on dit qu'on est face à 30000 casseurs, on justifie peut-être l'incapacité à répondre. Or, le procureur de la République a annoncé ce matin 1800, je crois que c'est la

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réalité 1800 14, c'est beaucoup trop hein. C'est là, on a dégringolé de 30000 à 1800, c'est vertigineux. C'est 15 fois moins mais 1800 qui ont réussi à mettre à sacop qui ont réussi à mettre à sac une ville et qui pendant des heures et des heures sous mes yeux vous avez dû les vision imaginer ces images sous mes yeux voir la police nationale la police municipale les pompiers pris pour cible les magasin les commerçants. Elle était elle était là la police municipale dès le matin autour des bâtim certains vous ont fait ce reproche. Pourquoi monsieur le maire n'a-t-il pas justement mobilisé la police nationale police la police municipale ? On a tiré sur la police municipale. J'ai des

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policiers municipaux qui sont allés aux urgences, certains seront opérés. Euh j'ai une vingtaine de véhicules dégradés et j'avais je suis la ville en France qui avait le plus de policiers municipaux dehors. J'ai un peu honte pour ceux qui s'amusent à faire ce genre de polémique et puis pour ceux qui me connaissent. Moi qui suis passé de 350 policiers municipaux à 850 en un mandat. Je ne demande d'ailleurs pas à la police nationale de faire plus que moi, c'està-dire de doubler le nombre des effectifs de police municipale. Je trouve que s'amuser en moquant la police municipale, en essayant de faire passer la police municipale pour se caliner pas. En ce qui me concerne, ça ne me touche pas, ça glisse sur moi. Mais je pense aux policiers municipaux, à leur

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famille, à ceux qui ont été blessés et j'ai honte honte pour ceux qui profèrent ce genre de chos. Monsieur le maire, vous avez pu visionner des vidéos lors de votre présence au centre de supervision urbain dans votre ville et sur ces images euh on voit certainement des pillages euh en cours alors que dans le même secteur concerné par ces vidéos, des CRS semblent statiques, enfin ou sont statiques. CR confirmé, il répondent aux ordres et donc vous ne me verrez jamais les mettre en cause aux ordres de ne pas intervenir. à mon avis à des ordres contradictoires. Je ne pense pas que quelqu'un je ne peux d'abord je ne suis pas complotiste et je ne peux pas imaginer que quelqu'un ait dit à des CRS n'intervenez pas et

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laissez casser. Je pense que les CRS ils ont dû recevoir 10 ordres par demi-heure. Et donc vous imaginez pour une compagnie de CRS quand on te dit bouge, va à droite, va à gauche, arrête, reviens, remonte dans le camion. Vous imaginez ? J'ai vu des policiers qui avaient peur. J'ai vu des commerciants qui avaient peur. J'ai vu des manifestants qui avaient peur. C'est pas ça la République. La République, bon d'abord, je pense qu'il faut on en reparlera, mais il faut un déboucher politique parce que cette crise, ça n'est pas qu'une crise économique. Ça n'est pas qu'une crise politique. Ces vidéos, vous vous allez les révéler un jour ? D'abord, je n'ai pas le droit de les révéler. Pourquoi ? Parce que c'est la loi. Et ensuite, si le parquet me les demande, je les lui

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fournirai. Si une commission d'enquête me les demande, je les fournirai. Question. Très bien. Bien évidemment. Donc ell elles pourraient être évidemment elles sont mais moi je suis à la disposition de la justice de mon pays et heureusement d'ailleurs je reste un républicain et je ne bougerai jamais de ça. Oui mais vous devez avoir eu monsieur le maire des réponses à vos questions. Vous vous êtes vous êtes venu il y a au moment où je vous parle il y a une enquête et je pense que le parquet enfin c'est pas je pense le parquet a ouvert une enquête pour savoir ce qui s'était passé directement à la mairie de Marseille pour savoir ce qui s'était passé. Ensuite ce qu'il y a dans l'enquête il appartient au parquet de le dire. Peut pas le dire. Mais est-ce que le ministre

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de l'intérieur vous a fourni quelques éléments de réponse ? Il a été très clair. Ça vous a rassuré pour la suite ? Ça m'a rassuré parce que y compris le premier ministre, ils ont conscience d'abord de ce qui s'était passé. Je crois qu'on peut parler d'échec et je pense que tout le monde l'a reconnu. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est la suite. Est-ce que vous avez des garanties que samedi alors je des garanties que c'est pas le match retour ? Pardonnez-moi cette expression de ce qui s'est passé samedi dernier. Des garanties qui ne se passe rien, je ne peux pas en avoir. Par contre, ce que je veux, c'est qu'il y ait tous les moyens pour qu'il ne se passe rien. Vous savez, le risque zéro, on sait qu'il n'existe pas. Mais quand on est un responsable, quand on a la gestion d'un

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pays, d'une ville et notamment en ce qui concerne le maintien de l'ordre ou la sécurité d'un pays, on parle de la 7e puissance du monde. Sonia Marok hein, on a fait le tour du monde, on a été un peu la la risée du monde entier. On est dans un pays où maintenant manifester devient interdit, prendre les transports en commun devient interdit, maintenir l'ordre devient quelque chose d'impossible et où on a une classe politique. Monsieur le maire, au moment où vous parlez, tout le monde m'interroge sur Marseille. également voyez, vous n'êtes pas le seul à recevoir des messages de Marseillais qui me disent "Mais c'est impossible, on ne peut pas être sans transport, on peut pas être interdit en réalité de circuler." C'est pour ça que quand je sortirai de ce plateau,

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j'aurai le préfet au téléphone parce que je pense qu'il faut qu'on s'entretienne des décisions qu'il a pris. Mais quand on a eu peur pour la vie des Marseillais, on pourrait comprendre aussi que si on a peur pour la vie des Marseillais et ben dans ce cas-là, on interdit les manifestations, on suspend les transports aussi. Monsieur le monsieur le préfet pourrait vous dire monsieur le maire ? Non mais on va pas faire de de c'est c'est on va pas faire de sophisme. Euh on on se parle très correctement. Vous savez ce qu'on pourrait faire ? Ça peut pas éviter un dr. Vous savez ce qu'on pourrait faire aussi par exemple si si je pousse le sophisme jusqu'au bout, on pourrait dire écoutez chacun reste chez chez soi, on ne sort plus, je vous laisse 15 jours confin à

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la maison et on est sûr qu'il ne se passe rien. Ce n'est pas comme ça qu'on gère un pays. On n'est pas un pays du tier monde. Donc en fait ça c'est déjà vu hein sur un plan sanitaire. Ça pourrait être fait sur un plan sécuritaire. Oui, d'accord. Et et d'ailleurs, on en reparlera. On a même réussi à à indemniser des commerçants euh et il y a eu du quoi qu'il en coûte. Ben moi, je crois que la République quoi qu'il en coûte, on doit la sauver. Et donc ça n'est pas en confinant 900000 personnes que on va éviter la casse. Mais monsieur Ben je vais me faire l'avocat du diable. Et si ma par malheur, par malheur et tout le monde veut l'éviter, il y a un drame, est-ce qu'il faut pas prendre les mesures les plus maximalistes, même si elle c'est triste à dire piétine une forme de liberté ?

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Je je La question c'est pas que c'est pas une question de liberté, c'est une question d'organisation du maintien de l'ordre. Vous pensez que c'est seulement une crise du maintien de l'ordre ce qu'on a vu ? Je pense il y a une forme de et et donc la réponse c'est tout le monde est confiné chez soi. Je sais pas qu'est-ce que vous vous auriez donné comme réponse ? Mais moi, je ne suis pas le préfet. Je si vous voulez, je je je mets en cause les gens. Vous vous connaissez mon caractère, ça n'est pas celui-là. Je pense que le sujet il est il faut une sortie politique. Il y a une crise politique. Il y a une crise de sens. Je ne veux pas qu'on en vienne à une crise de régime. Or, on voit bien qu'il y a une forme de tentation. On voit bien que il n'y a pas de réponse politique. On a

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une classe politique qui de droite et de gauche s'invective. Monsieur Mélenchon dit ce soir que votre ville a basculé dans un autre monde. Bah il regarde ce qui se passe. Vous connaissez mes rapports avec lui. Donc donc sur sur le mais sur le fond je pense que la réponse ne peut pas être de mettre une ville sous cloche parce que en plus c'est ça la réalité. va être cl mais mais ça ça n'est pas vrai parce que les gens pourront sortir vous croyez un casseur attendez vous pensez que ils vont parce que vous pensez qu'un casseur il il attend son son bus en se disant bon il y a pas le bus je vais pas casser aujourd'hui. Vous voyez bien que c'est ridicule. Ah le métro ne passe pas je vais rester chez moi. Enfin voyons. Il faut être sérieux je pense dans cette affaire là. Je pense que

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d'abord les Marseillais méritent de la considération. Je pense que les Français méritent de l'écoute et de la considération. Et puis aussi la question de quand on laisse une crise s'enquister, quand [grognement] on laisse donc une certaine partie de la classe politique s'ouvre pour Mais non, c'est trop facile ça. Évidemment que le gouvernement le gouvernement a cru à tort que ça allait passer, que finalement c'était un mouvement social comme un autre, que c'était quelques lycéens qui disaient "Bon ben écoutez, on a envie que ça passerait avec les vacances. Ça passe, c'est les vacances." Bah ça passe pas parce que quand on vit une crise économique et sociale, quand on voit le monde anxiogène autour de nous et sur vos plateaux avant qu'on ait cette crise, il y a eu suffisamment

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d'informations où vous vous rendez compte quelle inquiétude on a quand on est un homme, une femme, qu'on est 15 ans ou 50 ans, qu'on est 80 ans ou pas. Bien. Oui, le contexte social est exclusif. Mais est-ce qu'en tant qu'élu vous vous avez eu des informations de renseignement territoire ? Rien. C'estd que vous étiez à Marseille et vous avez vu votre mairie dégradé, les commerçants attaquer, les habitants avoir peur et j'ai fait ce que ce que le code de la sécurité intérieure m'interdit quasiment. J'ai fait sortir la police municipale pour faire des interpellations. C'est une information. Et oui, mais je je pouvais pas, vous savez, je suis mère, mais je suis un homme aussi et je suis un citoyen français. pensait que je pouvais rester les bras croisés en leur

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disant restez dans vos postes de police. Et puis eux-mêmes, vous savez les policiers, c'est une vocation aussi quand il voit un commerce attaqué euh quel que soit le commerce, que ce soit la boutique de luxe la plus chère ou le le le le le petit marchand du coin voir sa vitrine défoncer et qu'on est un policier municipal, pensez que on on il a envie de rester dans sa dans son commissariat. [rires] C'est c'est sa vocation. Votre expérience de mer nous est très utile ce soir pour qu'on comprenne ce qui se passe Marseille donc et on sent véritablement votre position à ces mesures. On verra pour Paris. Je vous prends la ville d'Orléan. Il y a un congrès du rassemblement national et là il y a une véritable menace.

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Il y a un gros danger. Interdiction pour de rassemblement mais je le maire Bali Bagayoko Olivier Fortéan. Ah oui pardon. mais veulent y aller pour manifester leur opposition aux idées du du rassemblement national. Mais dans un tel contexte dans un tel contexte, on fait baisser la pression. Donc on y va pas. Dans non, dans un tel contexte, on fait baisser la pression. Je pense que combattre le Rassemblement national, on le combat sur le terrain des idées. Voilà, ce parti pendant des années, beaucoup ont réclamé son interdiction. Il n'est pas interdit. Ces gens-là se présentent aux élections, ils en gagnent, ils en perdent. Il appartient aux responsables politiques qui veulent le combattre dont je fais partie de se battre sur le fond d'essayer de montrer

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qu'une autre notre voix. Monsieur Bagayoko monsieur Fort ne font pas baisser la pression. Il faut faire baisser la pression. Je crois que c'est un devoir républicain se battre contre le Rassemblement national c'est dans les débats. C'est dans la bataille culturelle. C'est d'expliquer c'est d'expliquer ce qu'est le Rassemblement national. c'est d'essayer de montrer leur forfaiture et le Rassemblement national fait la même chose d'ailleurs et finalement le Rassemblement national en ce moment il n'a rien à faire. C'est un espèce de tapis de velours qui se déroule devant lui et il devrait être euh si les élections étaient demain euh madame Le Pen serait élu présidente de la République comme c'est dans 6 mois. Je ne suis pas moi je ne suis pas ma dernière main donc je ne peux pas savoir

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ce qui va se passer dans 6 mois mais au regard du niveau de la classe politique au regard de ce qui se passe dans la rassé ce qui se passe pour être élu mais alors interrogeons cette partie de la gauche pour une partie en tous les cas quand il y a des slogans la police tue vous savez ce que j'en pense je je je ne veux pas entrer dans la polémique vous me connaissez et puis d'ailleurs la police tue et aujourd'hui oui vous savez pendant des années les gens ont expliqué et je le pense profondément que Le Rassemblement national était un parti xénophobe, antisémite, raciste. Je n'entendais d'ailleurs personne répéter à nauséâ sur les plateaux ce genre de chos. Bah c'est pareil pour celles et ceux qui répètent ce genre d'ynapsie sur la police. Tu

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vous comprenez ce que je veux dire ? Et encore une fois, je ne veux pas, je ne je n'entre pas. Je pense que le pays est dans une telle situation que il faut affirmer des idées, pas simplement pointer du doigt, pas simplement faire des tweets, pas simplement dire un tel me plaît, un tel ne me plaît pas. Je me fais une autre idée de la République. Et en ce moment, je pense qu'elle est en danger. Je pense qu'elle est en danger grave. Je pense que les questions démocratiques, les questions la campagne présidentielle est aujourd'hui menacée. En tout cas, le niveau de la campagne présidentielle les conditions normales et démocratiques d'un congrès quel soit Ren ou peu importe. Très inquiétant parce que demain qu'est-ce que ça veut dire ? Demain, si la France insoumis fait son congrès vous aurez

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l'ultradroite qui fera la même chose. C'est un peu plus rare hein quand il y a le congrès de LFI, reconnaissez. Vous savez rarement vu j'ai rarement vu l'interdiction de manifester parce qu'il y a des gens qui on pas on néteint pas le feu avec on néteint pas le feu avec de l'huile. Bah si vous pensez que je vais vous raconter que le Rassemblement national est un parti plus respectable qu' vous trompez. Je vous je vous interroge vous dis est-ce que vous avez eu une telle situation pour un congrès de la gauche avec une menace je pense que justement quand on s'amise quand on s'amuse à mettre de l'huile sur le feu, c'est ce qui peut se passer en réalité et c'est pour ça qu'il faut faire baisser la pression. Je voudrais qu'on voit de nouveau, monsieur le maire, les images, les

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images qui ont beaucoup choqué de de de l'intrusion dans la mairie de Marseil. Vous avez dit qu'il y aura un effectif, en tout cas dispositif sécuritaire renforcé, donc vous ne donnez pas pour les raisons évidentes le détail. Est-ce que vous avez davantage d'informations sur ceux qui ont sur ce tout cela ? Est-ce qu'ils ont été interpellés ? Est-ce qu'on connaît les profils ? Est-ce qu'ils feront de la prise en f ? Regardez. Et et [raclement de gorge] à ce moment-là, vous étiez d'ailleurs ? J'étais j'arrivais à la mairie puisque je venais d'être prévenu. J'étais dans la ville, je suis prévenu peut-être 5 minutes avant qu'ils arrivent. Euh donc bah je fonce vers la mairie. Vous ne

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voulez pas que je que j'ai une colère froide quand je regarde ça ? C'est-à-dire que vous vos confrères entrent les films, ils sont sortis par la police, ils ne sont pas interpellés. De quoi on parle là ? De gens qui mettent une marianne à terre, de gens qui sont capables de sacrifier ce qu'on a de plus commun. Mais ces gens-là n aucune revendication. Ces gens-là se prétendent militants. Mais militants de quoi ? Je veux le bon espoir qu'il soit interpellé. Mais je le veux mais mais qu'il fassent la prison. J'ai bon espoir. Mais attendez, ils sont filmés. Vous venez de montrer leur visage. On on va pas les attraper. Mais c'est pas ça la République. On vous a fait une promesse ferme sur Mais je crois en la justice. Je pense que le procureur de la République de

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Marseille qui est, croyez-moi, ferme sur ces principes ne lâchera rien. Vous demandez vous-même des même si une séparation ou il a ouvert une enquête des peines de prison ferme. Oui. Donc on saura qui est entré, on saura qui a tagué, on saura qui a fait tomber la mariane, on saura tout et on saura si c'était une opération préparée. Ah, je pense que au regard de ce qui s'est passé euh ça devait être probablement préparé. Ah, c'est la première fois que j'entends vous vous entends dire ça ? Bah vous, je les ai trouvé en regardant les images très organisées. Un peu comme la mairie de Limoge. C'est je ne sais pas s'il y a eu je je vous enf moi ma mairie elle est du 17e siècle. Elle aurait pris feu en une demi-heure.

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Ça aurait bon ça aurait été irréparable. Vous avez de l'air ? Non mais je ça aurait été irréparable. Merci monsieur le maire Benoît Paillant. On on sent à la fois de l'émotion et de la détermination pour demander des comptes, avoir les réponses. Vous estimez que vous aurez toutes les réponses à vos questions légitimes quand on voit ce qui s'est passé. Je j'aurai les réponses parce que d'abord je ne lâche rien que mon caractère c'est d'être déterminé, vous l'avez vu, et que je continuerai parce que bah quand on dirige cette ville, on donne tout ce qu'on a pour elle. et on va suivre ce qui va se passer à Marseille avec les décisions.