Audition du ministre de l'Education nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition 100 % Sénat pour suivre ce matin l'audition du nouveau ministre de l'éducation nationale, c'est Édouard Gefrey. Le ministre est revenu sur son budget avec par exemple des crédits réduits pour le pacte enseignant. Ce nouveau dispositif de rémunération des heures supplémentaires créé à la rentrée 2023.
Le montant de cette enveloppe a largement été réduit. Direction la salle de la commission de la culture et de l'éducation. Le premier, c'est un enjeu de long terme euh sur lequel j'ai plusieurs fois eu l'occasion d'attirer l'attention ces dernières semaines.
C'est évidemment l'immense défi pour les 20 prochaines années de notre démographie. Euh nous avons nous aurons perdu entre 2019 et 2029 1 million d'élèves dans le premier degré et pour un enfant qui né aujourd'hui euh qui donc entrera à l'école en 2028 et qui passera son bac en 2043, lorsqu'il passera son bac, il y aura 2 millions d'élèves en moins dans le système scolaire qu'en 2015. c'est que nous aurons perdu 20 % de la population scolaire au cours des 10 ou 15 prochaines années.
Et cette chute là, elle est déjà commencé, elle est extrêmement importante. Elle s'accélère année après année. Nous avons perdu 100000 élèves à cette rentrée.
Nous avons perdre 150000 à rentrée prochaine. Donc nous sommes sur pardonnez-moi, mais une une pente dont l'angle est de plus en plus important. Et évidemment cette démographie, elle chute quasiment partout mais plus encore comme vous le savez dans certaines zones rurales ou en tout cas plus vite, certains départements euros ont déjà perdu 30 % de leur population d'enfants en 10 ans à la naissance, enfin le taux de naissance a baissé de 30 %.
Et à force devant le Sénat et devant vous, c'est un point sur lequel j'insiste parce que soit la démographie nous dicte notre avenir et nous la subissons année après année et nous disc nous discutons année après année dans le casadre de projet loi de finance en subissant année après année la chute, soit nous essayons d'anticiper, de nous adapter et c'est clairement évidemment cette deuxième option que que je souhaite promouvoir avec la généralisation des observatoires des des dynamiques rurales et démographiques, y compris au-delà du rural puisque parce que tous les départements sont touchés comme je vous le disais et puis avec la nécessité et là-dessus je serai extrêmement clair, je l'ai déjà été cette semaine avec les DA et les recteur mais je vais être encore plus dès la semaine prochaine avec la nécessité de donner une vision pluriannuelle euh alors certes prévisionnelle parce que subordonné à l'adoption des projets de la finance mais réellement pluriannuelle des risques démographiques et des risques pour être clair de fermeture de classe associé. Je reviendrai aussi sur d'autres éléments sur lesquels je voudrais travailler tout à l'heure. Les autres enjeux, ils sont, j'allais dire plus immédiats puisque on travaille à la fois pour ceux qui vont sortir dans 20 ans, mais pour ceux aussi qui sont le système éducatif.
Et sur ce point très clairement euh je suis animé par une préoccupation qui est si vous me permettez de stabiliser le système. Alors la stabilité c'est pas l'immobilisme, il faut évidemment avancer notamment sur plusieurs su je vais évoquer, mais c'est la nécessité je crois de ne pas à nouveau engager de nouvelles réformes organisationnelles et cetera qui auraient pour effet en fait d'additionner les transformations à celles qui ont déjà été engagées. Et donc avec cette idée là à l'esprit, j'ai en ce qui me concerne trois priorités.
La première priorité, elle n personne mais c'est évidemment le niveau des élèves en général. Ce qui suppose, vous l'avez évoqué, on pourra évidemment revenir dans le détail, mais ce qui suppose que nous ayons des professeurs qui soient évidemment compétents, formés, accompagnés et soutenus. Et cette compétence, elle passe notamment par leur modèle de recrutement et leur formation initiale.
Nous avons effectivement engagé une réforme de la formation initiale. Il s'agit maintenant, si vous permet notre expression, de la faire atterrir puisque les premiers concours auront lieu euh euh au mois de au mois de mars. Euh nous avons 46 % de postes supplémentaires ouvert au concours pour précisément permettre de recréer cette dimension d'attractivité et puis de préparer l'avenir.
Mais nous devons évidemment travailler et ce sera un des points majeurs de mes prochaines semaines sur la suite de ce parcours, notamment sur le contenu du master pour qu'il soit véritablement de de qualité. Ça renvoie aussi bien sûr au chef de formation continue mais je ne veux pas être trop long préliminaire. Le deuxième sujet qui me qui enfin ma deuxième priorité c'est la très grande difficulté scolaire.
Il faut savoir qu'aujourd'hui en France vous avez 15 % des collèges où plus d'un F sur de n'a pas le brevet. Et ça honnêtement on peut pas l'accepter. Enfin en tout cas, on peut pas se on peut pas se résoudre à l'accepter.
Si nous faisons en sorte de changer la donne dans ces 15 % de collège, nous répondons à 40 % de la grande difficulté scolaire. Donc très clairement, l'enjeu pour moi c'est de d'investir massivement en terme pédagogique, en terme d'accompagnement social et de santé, en terme éventuellement bien sûr aussi de moyens d'enseignant sur ces 15 % d'établissement, mais aussi de travailler autour de cet établissement en lien étroit avec les collectivités territoriales de manière à ce que les recteurs établissent établissement par établissement avec les équipes éducatives et avec les collectivités un plan d'action pour si je vous permet d'expression redresser la barre. Euh le troisème enjeu évidemment alors je je il y a évidemment d'autres enjeux d'inégalité scolaire je pense évidemment auxité entre les filles et les garçons notamment en science et en mathématiques sur lequel je vais évidemment poursuivre l'action après des sœurs.
Je pense aux énergies culturelles. Donc tout le monde sait qu'elles sont absolument déterminantes pour la suite des parcours. Donc je m'y attaquerai aussi.
Euh la trème priorité euh j'allais dire un peu massive euh c'est la santé physique et psychique de nos élèves. Euh puisque vous savez que euh d'après une étude qui s'appelle euh Mentalo euh qui a été menée par euh l'INCERME et l'université Parisité, le rapport d'étape montre que un/ers des jeunes de 11 à 24 ans présente aujourd'hui enfin présente ou ont présenté des troubles anxieux ou dépressifs. De même que je n'arrive pas à me satisfaire d'une situation dans laquelle 15 % des collèges connaissent des résultats scolaires extrêmement dégradés, je n'arrive pas à me stir d'une situation dans laquelle un de nos jeunes sur trois quasiment aura connu un trouble anxieux, une période de trouble anxieux déprépressif.
Je m'en satisfais d'autant moins que c'est deux fois plus important chez les filles que chez les garçons et que ce chiffre se monte à 45 % à l'entrée en seconde. Et je m'en satisfais encore moins ou je m'enquiète encore plus quand on sait que ce chiffre est en grande partie corrélé à la si vous me permettez l'expression à la consommation d'écran. Et donc nous avons un devoir collectif, je crois sur ces enjeux de sécurité physique et psychique euh mais notamment psychique de santé pardon physique et psychique de travailler autour de la santé de nos élèves, autour de leur prise en charge, autour de de leur orientation vers la médecine de ville notamment lorsque nous détectons des situations et bien sûr contre les violences et notamment contre la première d'entre elles qui est le harcèlement scolaire dont nous savons dont vous savez pardon que nous sommes dans la semaine non harcèlement.
Une fois que j'ai posé ces trois priorités, euh je voudrais simplement revenir peut-être sur l'état d'esprit qui m'anime et ensuite la façon dont le projet de loi de finance qui vous est soumis permet d'y répondre. Euh moi je ne conçois pas qu'on puisse travailler sur l'avenir de l'école sans associer l'ensemble des parties prenantes et en premier lieu évidemment les organisations syndicales euh et tout aussi évidemment à mon sens les collectivités territoriales. Il y a un moment où on peut pas décider de parer un nombre de choses sans si je puis dire que tout le monde soit à bord et qu'on construise ensemble un certain nombre de de trajectoires.
J'y pense notamment, on parlait d'ailleurs de la déprise démographique pour des territoires notamment ruraux qui sont marqués par une très forte baisse démographique et par des fermetures de classe ou d'école. Euh je voudrais travailler au moins expérimental pour l'instant mais en été pour préparer l'avenir parce qu'il faut qu'on se projette une fois encore sur 20 ans euh avec des peut-être des territoires volontaires ou pilotes des départements ou des intercommunalités et dès la rentrée 2026 sur euh peut-être des réflexions plus globales sur l'offre scolaire. Il s'agit pas seulement de fermer une classe quand il y a plus assez d'élèves.
Il s'agit de s'interroger quasiment sur voilà bah avec les mêmes moyens ou avec des moyens peut-être légèrement baisses ou adaptés mais peu importe en tout cas avec plus de moyens proportionnellement que nous aurons besoin en terme d'enfant. Comment finalement transformer une contrainte et une réalité qui est la démographie en obè pour repenser l'offre scolaire ? Est-ce que par exemple ça veut dire que dans ces territoires, on pourrait pas mettre un peu plus de moyens pour que les élèves puissent rester par exemple jusqu'à 10h30 avec des cours de soutien ou que sais-je ?
Il y a des choses à travailler. C'est pas moi qui vais donner mes idées directement de période de Grenelle, mais je pense qu'il y a des choses à travailler au niveau territorial. Et évidemment, j'accompagnerai ce mouvement pour ne pas que nous fassions face à des si vous me permettez l'expression fermeture sèche année après année au gré de la démographie.
Le deuxième élément qui m'anime et je voudrais partager avec vous c'est que autant je pense qu'il faut appeler si vous me permettez l'expression un chat un chat. C'est qu'il faut pas taire les difficultés de l'école elles existent. Je j'ai été amené à le dire.
Autant notre école, elle a aussi euh un potentiel et des forces qui sont absolument considérables. Absolument considérable. Euh moi, je suis fier euh de savoir qu'il y a un actif sur 30 qui actuellement euh travaille à faire progresser les enfants des autres et je pense que nous avons collectivement euh un intérêt général à le porter. la figure symbolique du professeur, la figure symbolique des personnes d'éducation nationale, leur rôle, leur place sociale, leur j'allais dire invie à l'abilité physique et psychique par rapport aux menaces aux étantes contracteurs peut faire l'objet, c'est pour moi un élément absolu parce que les professeurs sont à la fois notre fierté, notre espoir.
Deuxième chose, c'est que notre école, elle est capable de de faire progresser les élèves. Nous avons fait beaucoup dans le premier degré comme vous le savez ces dernières années, les résultats se sont très sensiblement améliorant le premier degré. Autant le second degré est pour moi un point d'inquiétude notamment au niveau du collège et les résultats d'ord des évoluces nationales comme PISA le montre.
Autant le premier degré, année après année, nous avons réussi à grapiller des points de maîtrise supplémentaire qui montrent en réalité une amélioration du niveau des élèves grâce à l'investissement des professeur. Ce paysage étant donné euh c'est donc à ces enjeux que le projet de finance qui vous est soumis et qui que vous allez évidemment discuter et sur lequel vous prononcerez essaie de répondre évidemment à ces à ces enjeux. Alors quelques éléments d'abord généraux.
Je me permets de rappeler que comme vous l'avez dit monsieur le président, c'est 63 milliards d'euros plus 30 % depuis 2017. L'efforce c'est plus 30 % depuis 2017. Euh et pour ce projet-là de finance, effectivement nous avons un un j'allais dire un système de de permetre l'expression de de va et vien ou de rerépartition euh des postes à la marge évidemment rapporté ou 1200000 postes de de d'agents publics de ce de ce ministère, mais qui permet en réalité euh d'amorcer les les les éléments dont je voulais vous vous parler.
Je me suis permis de vous apporter juste quelques graphiques qui normalement vont devraient pouvoir s'afficher à l'écran sur la situation démographique pour que chacun mesure bien en réalité euh de quoi on parle quand on parle des - 4000 suppression d'emploi. Ça c'est donc la chute démographique juste dans le premier degré. J'ai pris le premier degré ici comme vous voyez he qui grosso modo passe de 6700000 à la rentrée 2019 à 5700000 à la rentrée 2029. 1 million d'élèves sur 6700000.
Nous avons arrêté par rapport à ça si on peut mettre la la deuxième diaporama euh ces dernières années nous avons en fait en réalité une stabilité voir une progression du nombre de professeurs. Ça c'est donc le nombre de professeurs en bleu en bas pour les pour les classes de préélémentairire donc de maternel. et pour la courbe orange en élémentaire.
Si on rapporte les deux et c'est la troisème diaporama diapositif pardon sur un graphique, j'allais dire comparable, vous voyez que le trait vert c'est l'évolution de la démographie et les traits bleus et ja et orange c'est l'évolution du nombre de professeurs. Nous n'avons pas suivi les démographies et nous ne vous proposons pas de la suivre parce que si on la suivait en réalité, on ferait peser sur l'ensemble du système une contrainte très forte mais que ça serait une règle de 3 un peu bête et méchante alors que l'arité territoriale est infiniment plus diverse que ça. Et aussi parce que en réalité et moi c'est ma conviction je dire profonde mais pas seulement pour jouer de finance une fois encore c'est pour pour les 20 prochaines années.
L'enjeu à mon sens c'est il y a quatre dimensions. Il y a une première dimension qui consiste à se dire il y a une chute démographique, on peut pas le nier et on est obligé d'en tirer en partie les conséquences. C'est les 4000 suppression d'emploi qui correspondent approximativement à la moitié de la démographie.
Mais mais précisément parce que ce n'est que la moitié, on profite entre guillemets de la triste au de la démographie pour améliorer les conditions d'intervention ailleurs et notamment pour diminuer progressivement le nombre d'élèves moyens par classe. En 2017, on était à 23,5 élèves par classe en moyenne. On on sera à la rentré 26 à 21.
Au passage, d'ailleurs, c'est un record historique dans l'histoire du système négatif français. On n'a jamais eu 20 élèves par classe dans le premier degré. Jamais. en 150 ans d'histoire de la République.
Euh mais en même temps, il faut évidemment, voyez, l'idée c'est de dire à la fois on on tire un peu les conséquences de la démographie, on enlimite les effets notamment en terme de fermeture de classe. On en profite un peu pour réduire progressivement le nombre d'élèves par classe sans pour autant si je puis me permettre se précipiter parce qu'en réalité si aujourd'hui on voulait se précipiter en disant oui le CDE la moyenne c'est 19 donc il faudrait tabler directement sur 19 en réalité on on créerait une crise du recrutement dans 15 ou 20 ans parce que dans 15 ou 20 ans, si on maintient tout à plat, on aura tellement de professeurs qu'on aura plus besoin de recruter par rapport à la démographie et donc il faut aussi qu'on anticipe sur cette trajectoire et puis euh en parallèle on renforce l'accompagnement des élèves dans les autres dimensions que celles de l'enseignement. on prend en compte la complétude, si je puis dire, de l'élève et notamment, on augmente les emplois en matière de santé et de et de et de prise en charge sociale.
C'est pour ça que dans ce projet de loi de finance, il est proposé de créer 300 postes d'infirmière, de psycho d'éducation nationale et d'assistantes et d'assistants sociaux. ainsi évidemment que 1200 AESH pour poursuivre la la trajectoire de d'inclusion scolaire étant précisé que ce projetl nous permettra également de créer 300 unités locales d'inclusion scolaire les fameuses ulices euh supplémentaires et qui nous permettra également de continuer à augmenter nos contrôles euh sur les différents établissements notamment les établissements privés sous contrat ou hors contrat. Et puis dernier point et je m'arrête là-dessus par été un peu long, je suis un peu passionné par mon sujet c'est aussi de préparer l'avenir en créant donc 8000 postes supplémentaires.
Ce qui fait que le ministère nationale présente un solde positif de 5200 postes avec cette fameuse réforme du recrutement que je mentionnais tout à l'heure. Et et en réité, vous voyez bien la trajectoire, c'est-à-dire on tempère les effets de la démographie, on améliore les conditions d'emploi, on amorce la pompe à attractivité si je puis dire pour l'avenir et on accompagne nos jeunes dans les différentes dimensions de leur vie notamment en terme de santé physique et psychique sur la réforme de la formation initiale. Alors d'abord effectivement on a j'ai été amené à prendre un de décisions cette semaine pour clarifier les choses puisqueil y avait un nombre de décisions qui qui avait besoin être prise.
Donc je vous parle, ça vous dérange pas d'abord de ces aspects-l sur l'engagement. L'engagement c'est bien un engagement quadriennal à compter de la titularisation. Il ne vaut pas pour tous les laurat au concours, il ne vaut que pour ceux qui auront été formés euh enfin qui auront passé le concours en L3.
Et en fait, il est le corrolaire du fait que on les rémunère pendant leur formation. Donc c'est assez logique, c'est que comme on les rémunère 1400 € à la première année, 1800 € la 2e année, euh j'allais dire il y a une forme d'investissement de la de la nation sur le formation qui justifie qui s'engagent au moins pour 4 ans. En pratique, comme vous le savez, les collègues heureusement ont une vocation qui va bien au-delà de 4 ans.
Mais c'est c'est aussi une façon de matérialiser le fait que la nation tout entière fait un effort et que cet effort évidemment est justifié mais que il a pour corollaire qu'on qu'on s'engage sur euh la préparation de la rentrée scolaire 2026 et en réalité du contenu master. Moi, j'ai deux j'ai deux enjeux aujourd'hui. Premier enjeu, c'est de faire atterrir le concours 2026 qui va être passé au mois de mars et pour lequel il y a les les fameuses les fameux 8000 ETP en mesures nouvelles qui sont proprochées dans le projet de loi de finance.
Euh et donc actuellement les concours enfin les les les ouvertures des inscriptions ont lieu. Les candidats s'inscrivent de manière, j'allais dire relativement soutenue. J'ai pas encore de chiffres consolidés mais enfin en tout cas les inscriptions interviennent à un rythme régulier.
Euh le concours aura donc le mois de mars euh si tout va bien. Donc voilà, en réalité le deuxième chantier que j'ai que j'ai notamment ce que je me suis penché cette semaine fortement c'est la question du contenu de la formation qui va suivre puisque il faut que dans la formation master on réponde en fait à plusieurs enjeux. Le problème d'immension, c'est une formation disciplinaire solide parce qu'en réalité, on est on n'est pas solide comme professeur, y compris dans son autorité professorale si on n pas une base disciplinaire ferme.
Euh une dimension évidemment didactique, c'est pas la même chose de suivre des cours de français et d'apprendre un enfant à lire. et puis une dimension j'allais dire qui tient plus à l'environnement global de l'enfant ou du jeune, sa psychologie et cetera. Donc nous sommes en train actuellement de travailler sur avec mes mon homologue de l'enseignement supérieur avec la conférence des des universités et cetera sur le le le contenu exact de ce master et des maquettes mais les choses sont évidemment bonne voie et évidemment en cas d'alogue social assez soutenu sur les licences de professeur des écoles les fameuses LPE qui vont être mises en place à la rentrée.
Je vous confirme que l'objectif partagé entre l'enseignement supérieur et nous c'est bien que ces licences apparaissent dans parcours sup dès l'ouverture au parcours sup. Donc il y aura cette visibilité. la maquette pédagogique exacte à la vocation a passer ensuite université par université dans certain nombre de d'enceintes et donc mais aucun étudiant qui s'inscrit dans une licence ne connaît à l'avance la maquette pédagogique à leors près sur les 3 ans.
Donc c'est normal mais le descriptif global, le contenu et la localisation sera évidemment connu. Euh et il y a évidemment l'enjeu pour le pour les pour la formation pardon j'ai oublié sur les masters des 50 % de d'enseignants. Je je dois voir les recteurs. jeudi prochain sur le sujet.
Donc on va travailler avec eux. Aujourd'hui, j'ai pas de réponse catégorique. On va travailler avec eux.
Je dans l'ensemble de cette réforme, ce pour être tout à fait France, c'est pas le point qui me préoccupe le plus. Voilà, je pense que l'institution sait faire à condition qu'il a un à la fois un portage politique très fort, ce qui sera le cas, et ensuite qu'il y a un travail un peu un peu fin qui soit qui soit mené sur l'avenir de la carte scolaire. Alors, il y a il y a plusieurs éléments.
D'abord, il faut savoir même si j'ai enfin une fermeture de classe, c'est toujours douloureux. Donc ça n'enlève rien. Ce que je vais dire n'enlève rien à ce que ça représente.
Mais il faut savoir que le taux d'encadrement a augmenté, donc c'est amélioré dans tous les départements constamment depuis 2017. Euh tous sur les 4000 postes de l'année dernière. Alors, je je vous avouerai que là, j'aurais du mal à vous dire comment ils ont été utilisés.
J'allais dire, à l'unité près. Donc, faudrait que je regarde et que je me penche sur les archives du ministère. Je subodore pour connaître l'institution un petit peu que ils ont dû être massivement utilisés pour renforcer les besoins de remplacement. probablement plus que pour euh pour être clair hein si si on se dit les choses, probablement plus que pour être directement implanté euh en école sur le territoire parce que vous savez qu'il y a aussi des enjeux de de remplacement.
Le le troisème élément en ce qui me concerne, c'est que euh évidemment euh le maillage euh enfin comment dire le le la carte scolaire, je vous l'ai dit tout à l'heure et pour moi c'est catégorique, elle doit être travaillée euh évidemment avec les élus locaux et les collectivités territoriales. Très honnêtement aussi, je pense que si l'année dernière on avait eu toutes les suppressions de poste qui étaient envisagé, on aurait eu en réalité beaucoup plus de classe fermée en rural. Il y a très probablement eu les deux phénomènes traditionnellement.
Il y a un amortissement et du remplacement. Donc je pense c'est ce qui s'est passé. Euh cette année, on va évidemment continuer à essayer d'amortir autant que possible mais en tout cas il faut que ça se fasse dans le casre d'un dialogue.
Vous avez dit un de grands forcés mais c'est exactement ce sont exactement je crois les mots que j'ai employé il y a 2 jours quand j'ai quand j'ai réuni en visio les recteurs et d'Azen où je leur ai parlé de la carte rurale où je leur ai dit que euh les collectivités terries les locaux ne pouvaient pas être si je puis dire sur le côté de la question mais qui devait être au cœur de la question et que ça devait être travaillé. Vous venez d'en reparler, monsieur le ministre, vous avez communiqué avec force sur le chiffre de 21 élèves, moyenne par classe. Alors, d'abord, c'était vrai pour 26, mais c'était vrai déjà en 24, donc c'est pas exceptionnel.
Mais je veux dire qu'il y a quand même beaucoup d'endroits en France, dans notre pays où des classes sont en 25, 26, 27, 28 voire 29. C'est le problème de la moyenne. La médiia ne serait peut-être plus judicieuse.
Mais ça peut s'expliquer aussi cet écart parce qu'en fait si vous rentrez dans la moyenne des classes qui sont dédoublées en répéré plus qui est une excellente mesure, ça peut fausser la moyenne et vous avez expliqué que et j'espère que vous l'aurez toujours une oreille très attentive sur les classes de petites classes uniques de ruralité. Du coup, je veux quand même dire que le fait de mettre par exemple ces répérés plus en moitié d'effectif, ça a fait que ça s'est fait en moyen constant et donc les autres classes ont eu des eux des effectifs un peu plus élevés. J'insiste parce que la baisse démographique permettait de corriger ce déséquilibre qui est caché derrière la moyenne.
Pourquoi ne pas en profiter justement ? Et vous l'avez dit, à l'heure où pour l'OCDE c'est 19 élèves par classe, on réduise pas le nombre d'élèves par classe. Quand j'ai commencé à enseigner en 1981, j'étais professeur de mathématiques.
Au-delà de 24 élèves, ma classe était dédoublée une heure par semaine. Et c'était pas des élèves dont vous avez parlé tout à l'heure qui sont addictes aux écrans, aux réseaux sociaux. La qualité d'attention et le temps qu'ils avaient, ils étaient beaucoup plus attentifs que maintenant.
Donc je crois que c'est une opportunité pour faciliter les apprentissages dans les classes parce que je pense aussi que vous l' vous l'avez également dit, il y a des difficultés et que l'effectif même si ça ne fait pas tout, l'accompagnement des profs important également la formation des des enseignants également toutes les structures les structures à côté, l'infirmière et cetera. Je pense que ça serait quelque chose d'important. Ensuite, j'ai été récemment confrontée de près au cas d'une enseignante menacée verbalement et intimidée physiquement par un parent.
Or, la première réaction de l'Ien a été de remettre en cause le comportement de l'enseignante. Pas de déplacement, pas d'appel. Ma question, peut-on vraiment aujourd'hui dire que le pas de vague n'a plus cours au sein de la hiérarchie de l'éducation nationale ?
Du coup, je me suis renseignée auprès de l'IEN qui était pas très loin de chez moi sur Montelimar. Elle elle m'a expliqué qu'au contraire elle jouait un rôle d'accompagnement des personnels éducatifs qu'elle rencontrait les parents tandis que d'autres renvoie aux enseignants aucun soutien et les enseignants se sentent abandonnés. Plus généralement, la protection de nos personnels enseignants continue d'être un sujet de préoccupation.
Une note des services statistiques du ministère de l'éducation nationale apparu en juillet pointe ainsi que 57 % des enseignants du second degré ont vécu une atteinte à leurs personnes ou à leurs biens en 23 24 et 15 % ont subi des moqueries ou insultes. Plusieurs mesures à visant visant à mieux protéger les personnels enseignants font consensus dans nos rangs. Je pense en particulier à l'octroit automatique de la protection fonctionnelle votée par le Sénat 2025.
Le gouvernement a-t-il prévu d'avancer enfin sur ce sujet ? Tout à l'heure, je vous ai parlé d'AESH. J'ai été alerté ainsi que plusieurs de mes collègues sur l'injonction faite à cette rentrée à des AESH de signer des avenants à leur contrat leur imposant une extension pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres de leur secteur d'intervention géographique sous peine de sanction pouvant aller jusqu'au licenciement.
Et en Îin 24 personnels SH ont vu ainsi leur licenciement valider en raison du refus de leur part de signer cet avenant. Comment justifier de telles méthodes dans un contexte où les AESH manquent déjà à l'appel ? Je terminerai parce que je pense qu'il faut pas que je soit trop longue par quelque chose qui me tient à cœur et je et je pense que d'autres pour d'autres collègues aussi, c'est les Vars.
Les attentes sont très fortes au sein de notre commission mais aussi de la délégation droits des femmes sur la mise en œuvre effective de l'éducation à la sexualité. Normalement, le programme a été établi. La formation des enseignants puisqu'il avait été fait le choix que ce soit les enseignants qui portent ce sujet a dû être faite cette formation.
Vous savez que c'est obligatoire de par la loi depuis 2001 et que c'est qu'il y a un rapport qui pointait que c'est moins de 15 % des élèves qui bénéficient des trois séances prévues ce rapport daté de 2021. Quel retour pouvez-vous nous faire sur la mise en œuvre du programme de cette cette rentrée ? L'ensemble des formations prévues pour les enseignants ont-elles pu se déployer de façon efficace ?
Et enfin, vous madame Borne avait prévu que d'ici 2030, il y aurait un objectif de 30 % des quotas pour l'accès pour les filles aux classes préparatoires scientifiques. Maintenez-vous cet objectif ? Merci.
Monsieur le ministre, moi j'avais lu votre interview dans le Figaro avec beaucoup d'enthousiasme et je pensais que nous allions avoir ce soir votre vision de l'école. Alors certes, nous sommes en audition budgétaire, il faudra attendre si elle a lieu une prochaine audition pour vous connaître votre vision de l'école. Vous êtes pas des effectifs et vous nous avez dit que finalement vous n'accompagnerez pas la baisse démographique telle qu'elle se produit mais nous ne parlons que de réduction des effectifs des professeurs.
N'y a-t-il pas une administration administrante à l'éducation nationale et n'est-elle pas amené à faire un effort en matière de réduction des effectifs ? Deuxièmement, vous nous avez fait vous avez fixé la barre à 4000. Est-ce que cela permet de rester dans les purs d'un objectif à 4,7 % du produit intérieur brut en matière de déficit budgétaire où est-ce que l'éducation nationale ne participe pas à l'effort attendu pour réduire le déficit budgétaire de l'État ?
Vous nous avez parlé de cartes scolaires pluriéannuelles. Ça fait 5 ans qu'on nous en parle et nous avait dit que on en reparlera et que peut-être on pourrait aller vers une carte pluréannuelle. Est-ce que c'est si compliqué que cela d'entrer dans une démarche pluriannuelle, partenariale, conventionnelle avec les collectivités locales pour réfléchir à l'offre d'enseignement ?
Faut-il encore une commission théoduule sur ce sujet sur lequel on vous interpelle on a interpellé vos éphémères prédécesseurs depuis 5 ans. Finalement le fond de ma question la plus importante est la suivante : vous avez été des Gesco, vous avez servi ministres différents. Comment expliquez-vous qu'on en reste toujours à un débat sur les moyens ?
Toujours plus de moyens. On a encore eu une belle illustration il y a un instant et qu'on est dans l'incapacité d'avoir une réforme structurelle de fond et durable. Comment expliquez-vous cette incapacité à construire une réforme durable et permanente de notre école ?
Vant votre belle interview dans le Gigaro, vous m'avez fait rêver. Vous avez parlé d'une de mettre fin à une organisation universelle. Vous nous avez dit que l'école n'est pas un jardin à la française et qu'elle doit s'adapter aux réalités territoriales.
Vous avez pris comme exemple celui des 15 % des collèges en grand difficultés scolaires. Le la différenciation pilotée par le haut, ça ne marche pas. Sinon, l'école faisant là ensemble, ça aurait fonctionné.
L'école du futur, ça aurait fonctionné. On est le seul pays d'Europe et imaginez qu'on peut faire la différenciation par le haut. Qu'en pensez-vous ? partager avec moi le fait que le seul remède à cette organisation universelle que vous dénoncez, c'est la liberté par l'autonomie des établissement.
Il y a un principe des modalités à adapter éventuellement notamment avec la proposition loi du président Lafond et puis une culture. Le principe il est très clair, c'est qu'on touche pas un professeur. On remet pas en cause ses enseignements et on n'est pas juge de l'enseignement des professeurs.
Et enfin là-dessus, enfin je suis je suis quand même pour être clair extrêmement catégorique. On ne peut pas se permettre que nos professeurs soient le réceptacle les premiers si je puis dire les premières cibles, des tension de notre société, des visions idéologiques des uns ou des autres et pire encore des théories complotistes les plus folles qu'on voit émerger et disparaître d'ailleurs aussi vite au profil de la suivante sur les réseaux sociaux. à partir de là, en terme de de protection fonctionnelle, euh ce que nous avons fait depuis plusieurs années maintenant, c'est en pratique, je dis bien en pratique, une quasi automaticité, c'est que dès qu'un agent, vous savez qu'auparavant, il fallait formuler une demande pour avoir protection fonctionnelle parce que à titre personnel, j'ai toujours trouvé un tout petit peu curieux, désormais le le dès qu'un agent est en situation de de conflit ou de menace et cetera, on on lui propose immédiatement la protection fonctionnelle, on l'accompagne pour aider dépôt de plainte.
On prend éventuellement dans certains cas des mesures de protection et euh si vous me permettez expression, ça fonctionne tristement, mais ça fonctionne puisque on a augmenté rien que l'année dernière de 26 % le nombre de protection fonctionnelle accordée avec plus de 5000 protections fonctionnelles accordées. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à euh la proposition de loi qui est finalement celle d'une d'une présomption entre guillemets enfin afroutomaticité et présomption ? Il y a juste un point sur lequel j'ai à ce stade une interrogation juridique, c'est pas sur le caractère euh j'allais dire automatique, ça je je suis tout à fait convaincu, mais c'est sur euh euh l'inversion complète de la présomption.
Euh parce qu'on se dit que dans certains cas, euh on peut avoir des situations objectivement vous pouvez avoir une faute personnelle de l'agent. Ça arrive malheureusement. Euh d'ailleurs dans ces cas-là, tout le monde dit c'est épouvantable.
Il faut évidemment réagir, prendre des mesures et cetera et cetera. Et il faudrait pas qu'en fait l'roit de enfin une forme de présomption, j'allais dire presque irréfragable. euh aboutissent à devoir faire des efforts démesurés lorsqu'on est face à une situation où manifestement euh le le professeur, ça peut arriver une fois encore, c'est rarissime mais ça peut arriver, aurait lui-même été été fautif.
Mais c'est vraiment de l'ordre du réglage et sur le principe et la démarche intellectuelle, je suis évidemment d'accord. Le troisème paramètre, pardon, est un peu long ce point mais comme vous avez été plusieurs à l'évoquer, je n'évoquerai plus après, c'est le paramètre culturel. C'est probablement celui qui est le plus difficile à changer parce que plusieurs de mes prédécesseurs ont dit le pas de vag c'est fini et je crois que comme moi, ils en ont été absolument convaincus.
Maintenant sur une structure qui accueille 20 % d'appuyation française tous les jours qui a 1 million de personnes dans 60000 implantations, il est évidemment très difficile de garantir que tout responsable, tout cadre, toute personne euh sera, j'allais dire aura aussi peut-être le courage intellectuel de franchir ce cap. Donc moi ma ligne en tout cas à moi elle est claire, c'est que on met pas les choses sous le tapis et qu'à partir du moment enfin il y a deux dimensions. Un en amont on touche pas un professeur.
De si on touche un professeur toute l'institution doit réagir au pénal administrativement et cetera sur euh Evars puisque c'est aussi un sujet qui est revenu dans plusieurs questions. Donc comme ça, voilà, je vais je vais je vais poinçonner, si je puis dire, les différentes questions qui m'ont été posées sur Evars. D'abord, Evars maintenant, c'est un programme.
Un programme, ça s'applique, j'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs hier à l'Assemblée, ça s'applique partout. C'est pas discutable, c'est pas négociable, c'est pas amendable, on fait pas son marché. Donc euh très clairement pour moi, il y a pas de entre guillemets il y a pas de débat sur l'impécilité des VARS.
Il y a un enjeu sur la formation. On a engagé 119 millions d'euros au total sur la formation sur Evars au cours des au cours de la dernière année et pour cette année scolaire. Euh il y a plusieurs il y a plus de 15000 professeurs à ma connaissance qui ont été formés évidemment en présentiel.
Il y en a d'autres qui sont effectivement formés à distance. On sait qu'il y a toujours ce ce délai entre le moment où on forme des formateurs, le moment où les formateurs eux-mêmes forment des collègues. Mais objectivement, le plan de formation est assez massif.
Euh à ce stade, les remontées qu'on a du terrain, c'est queon ne rencontre pas de difficultés majeures dans la mise en œuvre passer passer les quelques déformation instrumentalisation sur le contenu du programme lui-même. Et en réalité, je crois que je veux dire, il suffit de il suffit de rappeler qu'il y a au moins aujourd'hui un enfant par classe qui est victime de violence sexuelle intrafamiliale pour normalement si si on est j'allais dire raisonnablement préoccupé du sujet se dire que c'est important d'avoir un travail autour du respect de la personne de son corps, du consentement et cetera. Bon euh donc aujourd'hui ce programme s'installe.
On aura deux enquêtes complètes à la fois au mois de décembre et au mois de juin qui permettront de voir si ça s'est effectivement installé. Et évidemment euh on en tirera les conséquences si d'aventure ce n'était pas le cas. Sur les sujets euh femmes et sciences.
Euh alors pour le coup, je m'inscris totalement dans les pas de ma prédécesseur Isabeth Borne qui a euh porté, vous savez, un plan ambitieux euh auquel je crois et et auquel je vais rajouter à la fois évidemment toute mon énergie et peut-être aussi euh ma pâte forcément mais mais sur les mêmes sur les mêmes lignes. Euh en réalité, c'est quelque chose qu'il faut appréhender dès le départ puisque vous savez que c'est dès le CP que les résultats se distinguent entre les filles et les garçons en mathématique. Les filles sont meilleures à l'entrée en CP et à partir de la mis CP, elles deviennent moins bonnes.
Et quand on est en fin de CM2, il y a quasiment 10 points d'écart entre les filles et les garçons en terme de maîtrise. Ça c'est pas acceptable. Donc ça fait partie des choses qu'on va évidemment travailler en terme de de réponse euh pédagogique.
Et enfin sur la baisse des élèves, pardez-moi madame la sénatrice Monier, mais vous avez posé cette question. Euh je vous confirme, ça n'a pas cessé de baisser. Alors, c'est la virgule après le 21 qui diminue, mais le 21,0 sera atteint pour la première fois cette année.
En tout cas, ma connaissance et et normalement, de ce point de vue-là, mes mes rares connaissances n'ont pas trop vieilli puisque j'avais connu les années précédentes sur la question des contrôles des établissements privés et et sur le plan Brisons le silence, s'agissant ensemble. Alors, d'abord, je rappelle que ce plan et de manière générale la lutte contre les violences scolaires, il est commun à l'ensemble du SEM é mducatif. Pas propre privé ce contrat.
Moi, j'ai un enjeu qui est de protéger les 12 millions d'élèves qui sont placés sous la responsabilité du ministère des questions nationale d'une manière ou d'une autre. Euh mais donc il faut qu'on ait, j'allais dire le même niveau d'exigence, le même regard partout et avec des personnels enseignés notamment qui évidemment dans leur dans leur quasi totalité euh euh quel que soit leur lieu d'exercice sont animés par les mêmes piliers instruire et protéger. Néanmoins, il faut évidemment contrôler et c'est pas que là-dessus, il faut évidemment contrôler privé sous-contrat.
J'ai dit d'ailleurs que je poursuivrai de ce point de vue-là l'action engagée et que avec le même volontarisme, nous aurons contrôlé cette année 1000 établissements en 2025 et nous tiendrons bien le cap des 40 % d'établissement contrôlés établissement privés sous contrat pardon contrôlé d'ici 2027. Il y a effectivement une mission de d'appui au niveau de l'inspection générale qui permet d'intervenir d'ailleurs de manière générale quel que soit les situations quand on est sur une situation, j'allais dire grave, problématique ou difficile à appréhender uniquement au niveau local. Et cette inspection, elle a vocation à être complète, elle a vocation à être à 360° à la fois administrative, pédagogique, financière et cetera.
Sachant, je le rappelle là aussi hein que pédagogiquement les professeurs du privé sous-contrat sont inspectés par les inspecteur d'éducation nationale régulièrement. exactement au même titre euh euh dans les mêmes conditions en terme de de séquençage que euh les professeurs du public. C'est un élément important puisque par définition, c'est ce que je rappelle aussi tout à l'heure, on y enseigne les mêmes programmes euh et euh les professeurs, ils sont soumis aux mêmes règles et c'est évidemment important.
Merci euh monsieur le président, monsieur le ministre. Je vais me permettre de revenir avec quelques questions précises y compris sur des propos que vous avez pu tenir peut-être un peu généraux. Je vais vous citer, vous avez dit, on essaie de tempérer au maximum les fermetures de classe et on réinvestit les moyens où les classes sont chargées.
Alors, je suis élu à Paris et j'ai interrogé nombre de vos prédécesseurs sur les fermetures de classe massive à Paris et à chaque fois, j'ai eu la même réponse. Vous pouvez regarder les vidéos, vous pouvez lire les écrits, mais à Paris, la moyenne est à 20 élèves par classe. C'est formidable.
C'est le deuxième meilleur chiffre en France. Mais parce que peut-être que la pédagogie c'est de la répétition, il se trouve que nos enfants ne sont pas des moyennes. Et donc en effet dans le 19e arrondissement où je vis, où j'habite, où je suis élu, oui, avec 3/4 d'école en rep, en effet, on a des effectifs qui sont extrêmement adaptés à la situation et qui permettent d'accompagner les enfants.
Et en effet, ça produit de l'effet sur les résultats des enfants. Mais ça c'est une moyenne. Et la semaine dernière où il y a de semaines, j'ai eu l'occasion d'échanger avec la communauté éducative d'une école pardon Agnè c'était dans le 15e arrondissement où en maternel à amiral Rousin de mémoire ils sont à 28 par classe.
Et en fait c'est pas des moyennes nos enfants. Donc ma question très précise est puisque vous vous êtes engagé quel est le nombre et quelle est la proportion de classe dans lequel l'effectif est supérieur à 25 dans l'ensemble des écoles de notre pays pour que nous puissions avoir ensemble ce dialogue construit. Je reviens sur le rapport que ont eu la qu'on cité Jack Gropérin et Annique Billon.
Là aussi nous avions au-delà d'engagement de principes un certain nombre de propositions précises. Je me permets d'en lister trois. Mettre en place des observatoires, des dynamiques scolaires partout sur le territoire car la question ne concerne pas que les territoires ruraux.
Vous l'avez dit dans votre propos introductif. Avoir une stratégie éducative territoriale sur 6 ans qui précise les critères et orientations qui permettent l'ouverture ou la fermeture de classe. Élaborer une carte scolaire pluriannuelle sur 3 ans.
Ma question finalement est très simple. Pouvez-vous, monsieur le ministre, vous engager non pas sur des propos généraux mais sur ces trois propositions ? Et puis vous l'avez dit, là aussi je vous cite la situation de l'école est extrêmement inquiétante et notamment en terme d'inégalité sociale et scolaire.
Je vais donc revenir sur le pendant positif de ces inégalités que vous avez décrites. C'est la politique publique en faveur de la mixité sociale et scolaire. Alors, nous avions déposé avec mes collègues du groupe socialiste une proposition de loi sur ce sujet-là.
Elle n'a pas passé le cap du Sénat. Mais tous les élus présents euh dans l'émissible que s'étaient accordé sur le fait qu'on ne pouvait plus nier le fait qu'il y avait une difficulté en matière de mixité sociale et scolaire dans notre pays entre établissements public mais aussi avec une ségrégation croissante des établissements privés sous contrat. Ma question là aussi est très simple.
Qu'allez-vous faire ? Avec quel moyen ? Quelles obligations au-delà d'un protocole non obligatoire dont nous n'avons jamais par ailleurs vu le bout du début de la queue même si ça nous a été promis.
à moute reprise par vos prédécesseurs. Catherine Morin de Sailli. Merci monsieur le président.
J'ai deux questions euh assez simple. Monsieur le ministre, vous avez été à la tête de l'enseignement scolaire. Donc, vous n'êtes pas sans savoir euh que la loi École de la confiance euh votée en 2000 19 a été amendé par le par le Sénat, par notre commission euh fixant un certain nombre de de d'obligations en matière de formation des formateurs à l'air du du numérique et que ces dispositions ont été aussi intégrées au code de de l'éducation et et je cite En fait l'ambition que nous portions ensemble soutenu à l'époque d'ailleurs par Jean-Michel Blanquer.
Il forment des étudiants et les enseignants à la maîtrise des outils et ressources numérique à leur usage pédagogique ainsi qu'à la connaissance et à la compréhension des enjeux liés à l'écosystème numérique et à la sobriété numérique. Et bien entendu, la maquette dans les INSP devait être vue. Un nombre d'heures précis devait être dédié et des budgets devaient être consacrés.
Depuis lors, année après année, avec patience mes tenacités, j'interroge chacun des ministres de l'éducation nationale pour avoir des renseignements sur la ligne budgétaire dédiée, sur l'effectivité de la mesure adoptée à l'unanimité. Donc, peut-être pourrez-vous m'apporter une réponse ou au moins dans les jours qui viennent, j'en j'en serai euh ravi. C'est important à l'heure où la la santé mentale des jeunes est souvent évoquée, où les enseignants parfois où les parents peuvent être démunis face à ces enjeux euh d'éducation et de sensibilisation.
Voilà, au aux enjeux cyber en général, au numérique en en particulier, au dangers des des réseaux sociaux. Donc, pouvez-vous nous apporter une réponse ? Ça c'est ma première question.
Ma deuxième question euh porte aussi sur euh la sensibilisation qu'avait eu notre commission de différents ministres de l'éducation qui vous ont précédé aux conséquences de la la règle de remplacement de courte durée, la réforme de remplacement de courte durée sur les dispositifs ma classe au cinéma. Vous connaissez bien le sujet puisque madame Borne vous a confié un rapport d'ailleurs excellent euh qui vise justement à établir une ambition renouvelée en matière d'éducation à l'image et en faveur du développement de ma classe au cinéma. Si vos votre budget n'est peut-être pas directement euh euh comment dirais-je associé encore que vous allez pouvoir nous en dire plus.
Comment comptez-vous associer la la ministre de la culture, le Centre national du cinéma pour faire en sorte que ces dispositifs puissent être pleinement repris ? D'ailleurs, vous vous évoquez vous-même ces ces vulnérabilités, ces fragilités en matière de financement. Donc, tenu de l'ambition affichée, bien entendu, nous nous pensons que vous avez su prendre les dispositions qui s'imposent à partir de maintenant.
Nous l'espérons. Cédric Vial, l'auteur de la PPL du même nom. Merci président.
Merci monsieur le ministre. Alors je vais essayer d'être bref et ma question portera sur les la question du handicap et de l'école inclusive. Ça ça ne vous surprendra pas.
Et je vais essayer d'être bref parce qu'on a eu l'occasion d'échanger la la semaine dernière assez assez longuement sur le sujet. Donc vous connaissez un certain nombre de de mes préoccupations. Euh je vais je vais poser la question sous sous deux deux formes.
La première, il y a une PPL qu'on a cité tout à l'heure qui euh vise à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers dont dont le parcours législatif s'était interrompu après la CMP qui devait être renvoyé en deuxème lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc ma question est simple. Euh est-ce que vous pensez qu'elle sera réinscrite ?
Allez-vous vous investir pour qu'elle le soit ? Si oui, quand ? Puisquelle elle dispose d'un certain nombre de je pense d'outils qui permettront de mieux prendre en charge l'école inclusive après notamment les modifications importantes que le Sénat a pu y apporter dans cette dans cette contribution.
C'est c'est cette loi aussi qui parle des passes. Vous en avez parlé tout à l'heure. Je partage moins votre enthousiasme sur les passes, sur leur capacité à régler un certain nombre de des problèmes que vous évoquiez tout à l'heure entre la compensation et l'accessibilité.
Là, j'ai bu du petit lait. Effectivement, on est vous le constat que vous partagiez tout à l'heure, c'est un constat qu'on a fait ici au nom de la commission de la culture depuis un certain un certain temps. Les passes peuvent éventuellement y contribuer mais les PIAL auraient très bien pu le faire si on y avait mis les les moyens et si on les avait mis en œuvre comme ils avaient été prévus à l'origine aussi par la loi en en associant aussi le médico-social.
Les passes, je vous rappelle, monsieur le ministre, ne concernent pas que les enfants en situation de handicap mais élargissent le périmètre à tous les enfants à besoins particuliers. Vous l'avez dit, notre problème aujourd'hui, il y a 520000 enfants reconnus en situation du handicap avec une augmentation de l'ordre de 10 % par an. Combien y a-t-il d'enfants en situation à besoin particulier ?
Combien de plus ? On n jamais réussi à avoir ce nombre là. Si on est à 520000 enfants en situation de handicap, combien il y en a-t-il en plus qui ne sont pas en situation de handicap mais qui sont à à besoins particuliers ?
Et comment va-t-on améliorer la situation si on narrive pas à prendre en charge les 5200 ? si on prend si on élargit finalement à peut-être à 800000 ou 1 million le nombre d'enfants que qui devront être pris en charge. Donc c'est ma deuxième question.
Est-ce que vous savez combien il y en a ? Tout simplement parce qu'avant mettre des dispositifs pour tous les prendre en charge, on n pas réussi à avoir de deux chiffres. Aujourd'hui, c'est 4 milliards d'euros à peu près l'école inclusive et ça marche pas.
Et on a mis des moyens considérables depuis 10 ans. Les gouvernements ont mis des moyens considérables depuis 10 ans. Et non seulement ça ne marche pas mais pire.
Ça marche de moins en moins bien. Et vous l'avez dit encore tout à l'heure, 50000 enfants sans sans sans situation sur la loi sur le la loi dite viale là sur le le la prise en charge des enfants situation de handicap sur le temps méridien, on était environ à 70 % des enfants qui avaient trouvé une solution à la fin de l'année dernière. C'est en début d'année, on était probablement à 40 ou 50 %.
C'est c'est pas possible, c'est pas acceptable. Alors que des moyens ont été votés. On a voté 32 millions d'euros ici pour prendre en charge ces enfants et ça ne marche pas parce que sur le sur les territoires il y a une organisation qui on sait pas de qui elle dépend mais en tous les cas il y a il y a pas de pilote dans l'avion pour faire en sorte que ça puisse fonctionner. les les règles telles qu'elles ont été dictées ne suffisent pas.
Euh et localement, on a des un déficit de pilotage. Pour ça, je vous disais, il faut euh sortir des discours, il faut mettre les mains dans le moteur pour faire en sorte que ça marche. Donc, monsieur le ministre, voilà mes deux questions, la PPL et puis comment comptez-vous faire pour faire en sorte que ça marche et notamment que la prise en charge sur le temps méridien ne se fasse pas au détriment de la prise en charge des des enfants sur le temps scolaire.
Je vous remercie. Euh madame la sénatrice Brosc, euh vous m'avez interrogé sur la situation de Paris. Alors situation dont vous savez je pense que par rapport au reste du territoire national, elle est particulièrement favorable.
Euh si on mesure en terme de taux d'encadrement, non mais je je me permets de le dire, le taux d'encadrement des élèves parisiens, on on apprécie le taux d'encadrement dans le premier degré en rapportant grosso modo, enfin en déterminant le nombre de d'enseignants disponibles pour 100 élèves. À Paris, ce taux est de 663 au de 605 au niveau national. Je me permets simplement de le de le partager avec vous.
Et par ailleurs, vous savez comme moi que Paris ces dernières années a perdu en moyenne entre 3 et 4000 élèves par an dans le premier degré. Entre 3 et 4000 par an. Donc j'ai ensuite et vous avez raison de le dire et d'ailleurs j'ai été le premier à rappeler partout où je passe, ce n'est qu'une moyenne et je suis le premier à dire que et les écoles et les enfants ne sont pas des moyennes.
Simplement, moi je suis aussi très souvent saisi dans le débat public de ah l'OCDE c'est 19. Alors soit on parle de moyenne partout, soit on parle de moyenne nulle part. Quand on dit moyenne OC2 c'est 19, on est le dernier pays d'Europe ou je sais pas quoi.
Bah effectivement on est moins bien classé que de C2 en moyenne et donc c'est pour ça que je prends le même élément parce que je trouve important que la représentationale puisse comparer les éléments entre des choses comparables. Tout le monde sait au demeurant et vous avez raison que en fonction de l'habitat d'un quartier, de la taille de l'école et cetera et cetera, il peut y avoir des classes à 25 ou à 26 ou parfois à 27 et que c'est très lourd dans le premier degré et que dans d'autres endroits, on a des des classes à 19, 18 euh euh 17 ou moins. Alors, je vais moi je suis tout à fait disp honnêtement j'ai pas les chiffres liges à ligne mais je pense que chez nous la DEP qui est un peu notre vous savez notre insc ministériel les a et moi j'ai évidemment enfin vraiment aucun problème à partager les données.
On va leur demander dès demain et et mais pas seulement globalement mais par niveau parce que si je un niveau un truc global en disant bah dans le premier degré il y a tant de classe avec 25 élèves ou tant de classe avec 23 élèves. Ça honnêtement ça nous servira à rien en terme de pilotage. En revanche, le dire par niveau, c'est-à-dire petite section, moyenne section, grande section et cetera et cetera, pour qu'on puisse travailler ensemble sur le sujet, aucun problème.
Après, sur la répartition, j'allais dire classe par classe, école par école, ça pour le coup, c'est un travail académique. Bah là aussi, j'ai beau j'ai beau avoir j'ai beau avoir 24 heures par jour, je je me permets pas de dire quelles écoles on combien de professeurs sur tout le territoire national, heureusement pour ma santé mentale. Mais mais en tout cas, je j'intègre complètement le paramètre que vous mentionnez sur la nécessité d'avoir ces d'avoir ces ces équilibres.
Euh pardon, vous avez également évoqué dynamique rural et et et démographique en général. Je reviens juste sur un point sur donc la dimension plus annuelle, j'ai répondu sur la dimension des critères. Je pense que alors je je il faut je vais retravailler là-dessus parce que je peux pas vous dire de bêtises, mais il est évident à mon sens qu'on ne peut pas se borner la démographie.
Euh il faut qu'on prenne en compte l'éloignement euh et à mon sens aussi des dimensions qu'on a introduites assez récemment en réalité dans nos réflexions, mais je pense notamment à des dimensions comme l'indice d'éloignement culturel, c'est le fait que c'est pas la même chose d'être au fin fond de de de mes montagnes des Alpes où vous êtes mécaniquement à 40 minutes de la première grosse ville et d'avoir un cinéma, un théâtre et cetera et cetera quasiment entre guillemets à porter de la main au sens où il suffit de de faire quelques centaines de mètres à pied pour y accéder. Donc ça fait partie des critères qui pour vocation à être à être pris en compte qui sont d'ailleurs pris en compte mais peut-être à être plus critérisés. Et en même temps, je m'arrête en même temps que je le dis, voyez, parce que plus critérisé, rien ne doit être dans le système équatif automatique.
Le côté à l'aveugle en disant "Ah, désolé, vous êtes sous le seuil à 131, donc pour vous c'est comme ça, on sait tout ce que ça donne." Donc faut que ce soit des critères mais à la fin, il y a une appréciation humaine, politique au sens de politique publique qui doit être apportée pour protéger autant que possible nos territoires. Dernier point sur la mixité sociale et scolaire.
Euh alors vous savez que la mixité sociale à l'école, c'est aussi une analyse de la DAP qui l'a dit, hein, elle est liée quasiment au 2/ tiers au logement. Donc moi, je peux pas avec l'école tout corriger. Euh ce qu'il y a de certain, c'est que on a effectivement une forme de de j'allais dire de polarisation progressive au demeurant d'ailleurs puisque vous avez compris que j'étais un peu attentif à la démographie.
Cette polarisation, je mets attention collective sur le fait qu'elle est confortée par l'évolution démographique actuelle puisque les deux seuls déciles de population qui ont plus de deux enfants par femme aujourd'hui, c'est le décil le plus défavorisé et le décide le plus favorisé. Donc il faut aussi avoir à l'esprit collectivement qu'on a une démographie qui en été serre aujourd'hui au niveau des écoles qui va entre guillemets accentuer le la polarisation sociale et c'est les c'est les classes moyennes au sens propre, c'est ce qui est entre les deux qui aujourd'hui encaisse massivement si je peux dire la baisse de la démographie. Donc ça fait partie des éléments qu'il faut qu'on ait à l'esprit aussi parce que tout ne tout ne peut pas être résolu simplement par des par des proclamations.
Et en tout cas moi je je ne vous ferai pas cet injure ni ce mensonge. Il y a le sujet donc global carte scolaire et cetera qu'on retravaille comme vous le savez beaucoup. Il y a aujourd'hui je crois là quasiment la moitié des départements dans lequel on a mis en place des dispositifs d'ailleurs comme ceux qui existent à Paris qui ont été lancés à Paris de secteur de collège vous savez multicolège ou avec des classes qui montent chaque année d'un côté ou l'autre et cetera. ce qui suppose quand même aux demeurants d'avoir un tissu de collège et d'école dans un environnement urbain assez dense.
On fait pas ça n'importe où, mais en tout cas ça fait éléments. Et puis il y a il y a le il y a il y a la question évidemment du privé sous-contratiser plus qu'autre chose. Enfin moi j'ai j'ai beaucoup de sérénité de mère générale sur ces questionsl il faut juste y voir clair et en bon sens.
En bon sens aujourd'hui, il y a il y a depuis 20 ans, il y a une forme là aussi de de polarisation des des CSP+ fortes dans le privé sous contrat qu'ailleurs. Euh il y a effectivement un protocole qui a été signé. Au-delà du protocole, il faut qu'on ait une action, si je puis dire, un peu à la main, c'estàd qu'il faut qu'on regarde au niveau des rectorats, il faut qu'on regarde tout simplement des choses qui sont très concrètes.
Le taux de boursier par établissement, son évolution, on s'est donné des cibles, on va y travailler avec eux. Je dois voir entre autres lege dans les dans les prochaines semaines. Il y a pas d'ailleurs que le mais je vais voir aussi le notamment évidemment le sgek et on va y travailler.
Là-dessus, moi j'ai j'ai des idées, j'allais dire très clair avec néanmoins et un objectif très clair aussi avec un un petit sujet qui est propre à Paris puisque comme vous le savez à Paris euh le le le privé sous contrat enfin général Paris comme vous le savez est caractérisé par une sociologie un peu différente du réseau du territoire national et euh euh qui a des effets notamment de transfert depuis l'approche banlieu de d'élèves qui peuvent générer des distorsions. Ça a été très bien analysé par Julien Grenet. Et donc ça fait partie des choses sur lesquelles on va on va travailler mais en ayant peut-être à l'esprit des réponses différentes dans l'hypothèse parisienne et pour le reste du territoire national qui doit être pris en compte à la même avec le même intensité. sur euh les questions de madame sénatrice Maurin de Sailli.
Alors euh sur la partie numérique éducation médiale information, alors je ne suis pas sûr qu'on sache aujourd'hui mais mais ça il faut qu'on regarde alors pardon de ne pas le savoir. Je suis pas sûr qu'on sache aujourd'hui autonomiser si je puis dire l'effort budgétaire RH et cetera et cetera qui est fait dans ce dans ce champ par rapport par rapport au reste. Ce qu'il y a de certains et ça je vais me perdre dire sur la question des écrans qui a été posé dans une autre question, c'est que quand on a des jeunes qui passent 4h47 par jour en moyenne sur les écrans, on a un sujet social et très honnêtement, il faut qu'on fasse attention à la bataille du pot de du pot de fer contre le pot de terre.
C'est qu'aujourd'hui euh je pourrais faire 1 heure 2I par jour ou 1 heure de MC par jour. Si 4 en 4h47 après euh on regarde des contenus qui racontent n'importe quoi, qui discrédite totalement, je sais rien, la science et la raison, euh on est sur un sujet de raison et et on parlait tout à l'heure de de de la vision de l'école. L'école, elle est là pour faire progresser l'esprit humain.
Elle est là notamment pour cultiver la raison. Donc il y a pour moi, il y a deux enjeux. Président République d'ailleurs l'autre jour comme vous le savez a réuni un panel de d'experts sur le sujet.
Euh il y a un enjeu d'exposition, c'est comment est-ce qu'on fait pour réduire l'exposition aux écrans ? Y compris à l'école ou pour pour être clair, moi je pense qu'il faut qu'on ait une doctrine aussi plus claire. Moi avant 6 ans, je considère qu'il y a pas d'écran.
Voilà, c'est tout. Sauf hypothèse très particulière de l'enfant en situation de handicap qui a une difficulté avec le geste scripteur et pour lequel le fait de disposer une tablette lui permet enité de compenser ce geste. Mais c'est une logique à ce moment de substitution.
C'est pas une logique de mode de mode d'apprentissage de droit commun, mais hormis cette hypothèse très particulière à force avant 6 ans, il y a pas d'écran avant 6 ans. Euh et ensuite, il y a une utilisation de l'écran à des fins pédagogiques avec coupure ce qu'on a introduit cette année auprès des ENT le soir, les weekends et les vacances ce qui a d'ailleurs suscité des angoisses comme vous le savez aussi hein. On a eu plein de réponses angoissé.
Mais comment ça se fait que vous coupez les t pour les vacances ? On coupe, on coupe, on coupe pas l'accès, on coupe la communication. Vous pouvez toujours écrire mais dans les deux cas, ce sera indiqué au retour euh de l'école.
Et donc il y a toute une politique comme ça à voir de réduction l'exposition aux écrans et en tout cas qui consiste à mon sens et et en tout cas moi c'est c'est un peu ma ligne si vous voulez ce stade et sous réserve de toute discussion qu'on va voir avec l'ensemble des partenaires. Mais à à il ne faut pas qu'on se retrouve à cultiver l'idée chez nos jeunes que l'entrée dans le savoir passe en premier par l'écran. C'est que si l'école envoie ce message, c'est pas la peine ensuite de de mener de mener des combats, j'allais dire de retardataire.
La clé d'entrée en le savoir, c'est par l'apprentissage dans la classe et par l'enseignement du professeur. Et par ailleurs, le numérique peut venir aider bien sûr à à cet d'apprentissage sur les questions qui été souvent par madame la sénatrice Éveren. Donc sur portable en pause.
Euh alors je évidemment je ne peux que souscrire à l'idée qu'on met le portable en pause, que quand c'est possible, il y a des casiers ou des sacoches et cetera. La première pause du téléphone portable, c'est l'interdiction. l'interdiction vous l'avez voté et une interdiction c'est une interdiction enfin il y a un enfin voyez enfin sinon voilà donc qu'on puisse évidemment conforter l'interdiction lorsque les collectivités territoriales en sont d'accord par des installations plus précises je ne peux que m'en réjouir c'est pas moi qui vais imposer à des départements de payer des casiers mais donc dans un stamp d'endroit c'est le cas aujourd'hui he il y a plusieurs je crois centaines d'établissements qui sont concernés avec d'ailleurs une satisfaction qui est assez élevée et donc c'est aussi C'est un élément qu'on peut prendre en compte collectivement, c'est mais voilà mais pour moi la première pause c'est l'interdiction et par conséquent le fait le fait évidemment qu'on la fasse respecter.
C'est la fin de cette émission. Merci à vous de l'avoir suivi. N'hésitez pas à lire les décryptages de la rédaction et à voir les replays.
C'est sur publicsena.fr. Très belle suite des programmes sur public.
Édouard Geffray