Européennes : Nicolas Dupont-Aignan face à Jean Jacques Bourdin
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Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez le choix de Gérard Collomb ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que François Mollins serait un bon choix ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Expliquez-moi pourquoi vous sortez cette phrase sur Saint-Martin.
- 6:43OuverteRéponse directe
Est-ce que ces deux jeunes doivent avoir leur chance dans notre République ?
- 7:07OuverteRéponse directe
Pourquoi y a-t-il une multiplication des discours de haine ?
- 8:41RelanceÉludée
Comment avez-vous entretenu la confusion sur l'apprentissage de l'arabe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Finalement, Gérard Collomb était un bon ministre de l'Intérieur. »
- 0:29PrésentateurFait
« Elle est efficace, notre police, quand elle a les moyens de travailler et quand la justice ne la paralyse pas. »
- 1:01PrésentateurFait
« Une des plus hautes fonctions ministérielles dans un pays en crise de sécurité avec une menace terroriste pour des petites affaires municipales. »
- 2:19PrésentateurFait
« Le plus proche des plus proches est déçu. »
- 2:27PrésentateurFait
« Le bilan n'est pas bon de Gérard Collomb. »
- 3:20PrésentateurFait
« En France, on a un problème sécuritaire parce que les lois pénales sont laxistes et qu'elles sont appliquées de manière laxiste. »
- 3:31PrésentateurPromesse
« La question n'est pas simplement le titulaire de la place Beauvau. La question, c'est est-ce qu'on change un jour de politique de sécurité comme je l'avais proposé à la présidentielle ? »
- 4:55PrésentateurFait
« Jupiter, il s'est même appelé. »
- 7:50PrésentateurFait
« Quand vous cotisez pour votre retraite, vous attendez de l'État qu'il respecte sa parole et qu'il vous le rende la retraite que vous avez économisée. »
- 8:01PrésentateurFait
« Et vous n'avez pas le droit de désindexer les pensions de retraite, c'est de la spoliation. »
- 8:16PrésentateurFait
« La Française des Jeux qui va être bradée et la France va perdre des centaines de millions pour les donner à des intérêts privés, des copains. »
- 13:56PrésentateurFait
« Aucune politique migratoire. »
- 14:00PrésentateurFait
« L'Europe ne marche pas. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Nicolas Dupont-Aignan17 %
- ?13 %
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean
-Jacques Bourdin. Merci
d'être avec nous.
On
va commencer avec Redouane Faïd, arrêté. Finalement, Gérard Collomb était un bon ministre de l'Intérieur.
En
tout cas, c'est une bonne nouvelle. Oui. Ce
sont les policiers qui ont bien travaillé.
Et notre police s'est travaillée. Donc elle est efficace aussi. Elle est efficace, notre police, quand elle a les moyens de travailler et quand la justice ne la paralyse pas. Bon. Gérard
Collomb est
parti. Il a dit qu'il partait pour rejoindre Lyon, pour être candidat à la mairie de Lyon. Est-ce que vous l'approuvez ? Est-ce que vous approuvez son choix ? Est-ce que vous comprenez son choix
? Je
trouve que c'est un choix triste en fait
d
'abandonner le service de la France. Une des plus hautes fonctions ministérielles dans un pays
en
crise de sécurité avec une menace terroriste pour des petites affaires municipales. Voilà ce que je pense. J'ai été maire 22 ans. Je connais l'attachement qu'on peut avoir à une mairie. À une ville ? À
une
commune. À une population. Mais il
y a
l'intérêt de la France. Et je vais vous dire ce qui me choque le plus
et
qui pose une vraie question au président de la République, c'est comment le fidèle des fidèles,
celui
qui a le premier soutenu Emmanuel Macron, j'allais dire presque qui a été le chercher, au du moins, comment ce fidèle des fidèles claque la porte au nez, publiquement, médiatiquement, d'Emmanuel Macron. Faut-il qu'il soit déçu à ce point
? Et
si le fidèle des fidèles est déçu à ce point, eh bien, je pense que ça pose un vrai problème pour la suite du quinquennat. Et je serai Emmanuel Macron, je m'interrogerai sur son comportement, sur sa politique.
Je
m'interrogerai vraiment, gravement. Parce que vous savez, quand les plus proches s'échappent...
Est-ce un affront
? C
'est plus qu'un affront, j'ai dit que c'était un bras d'honneur.
Oui,
un
bras d'honneur. C'est un bras d'honneur public. Vous imaginez
le fidèle des fidèles. Fait au président de la
République. Oui. Donc pourquoi ? Moi, je ne suis pas dans le secret des dieux. Oui. Mais pourquoi ? Est-ce qu'il y
a
des affaires graves ? Est-ce la suite de l'affaire Benalla ? Est-ce une déception ? En tout cas, les Français sont déçus. Mais le plus proche des plus proches est déçu. Et puis la France est en crise d'insécurité grave. Le bilan n'est pas bon de Gérard Collomb. Peut-être pas à cause de lui ou de gens ne sais rien. Mais le bilan n'est pas bon. Et les Français s'inquiètent. Donc j'espère que le gouvernement va nommer un bon ministre de l'Intérieur rapidement. C'est l'intérêt de la France.
Emmanuel Macron n'est plus le patron
? Il
n'est même plus le patron de ses fidèles.
Donc
ça m'interroge. Et vous avez vu, ce déplacement m'a beaucoup choqué. Vous savez, il y a eu la polémique
sur la photo.
Je vais revenir sur la photo. On va en parler.
Parce qu'il y a une phrase
qui m'a beaucoup
choqué.
Bon, je vais revenir sur la photo. Mais je reste encore avec Gérard Collomb. Et la succession... Bon, il se murmure. L'un des candidats serait François Mollins, que l'on connaît bien, mais qui est un magistrat. Est-ce que vous pensez que ce serait un bon choix ?
Je
n
'en sais rien. Pourquoi pas ? Vous savez, le problème, ce n
'est
pas simplement le titulaire de la fonction. C'est quelle est sa marge de manœuvre budgétaire
? Quelle
est la politique pénale ? Or, vous savez qu'en France, on a un problème sécuritaire parce que les lois pénales sont laxistes et qu'elles sont appliquées de manière laxiste. Et que les policiers, les gendarmes, les pompiers sont découragés, écoeurés. Donc la question n'est pas simplement le titulaire de la place Beauvau. La question, c'est est-ce qu'on change un jour de politique de sécurité comme je l'avais proposé à la présidentielle ? Il faut tout revoir. Et on sait ce qu'il faut faire pour mettre les délinquants en prison. Et il ne
faut
pas que le président de la République s'affiche avec les délinquants.
Bien. Alors
je vais
y venir là.
A
l'instant, simplement, Gérard Collomb était là, à votre place, il y a moins d'un mois. Et il parlait de manque d'humilité au sommet de l'État. Ce qui avait déclenché la colère d'Emmanuel Macron. Je ne
sais
pas si vous vous souvenez de
ces délinquants. Oh, je m'en souviens très bien.
Et il avait eu des paroles très justes que tout homme politique, d'ailleurs, où qu'il soit, devrait méditer en permanence. C'est
-à-dire ? Et les journalistes aussi, d'ailleurs. C'est
-à-dire, le manque d'humilité pour un homme politique, c'est... Oui ? Pourquoi
la
classe politique
manque
d'humilité ? Oui. Oui, c'est pourquoi les Français ne les supportent plus. Oui. Je vais vous dire très clairement, parce que
moi,
j'estime qu'un être humain, un journaliste aussi, tout
le monde, un
chef d'entreprise, doit toujours se poser la question « Est-ce que je sers bien la France ? Est-ce que je fais bien mon métier ? » Et on a le droit de s'interroger. Vous savez, l'ouvrier dans son usine, l'agriculteur dans son champ, il se pose toujours la question de savoir s'il peut faire mieux. Parce que son gagne-pain en dépend. Et il y
a
une caste, et vous le savez, une caste en France, qui s'estime toujours au-dessus des lois, au-dessus de tout. Et le président de la République, je pense, a eu... Vous savez, on dit parfois que la tête ne passe plus entre les portes. Il n
'y a
pas que lui, mais je pense que sa tête ne passe plus entre les portes. Jupiter, il s'est même appelé.
Bien. Nicolas Dupont-Aignan, vous vouliez revenir sur le voyage
du
président de la République à Saint-Martin. Expliquez-moi pourquoi. Qu
'est
-ce que vous sortez, là ? J'ai lu ce matin
une phrase qui m'a fait bondir. Allez-y. « J'aime chaque enfant de la République », ça c'est bien. Oui. Moi aussi. Quelles que soient ses bêtises, à la rigueur.
Et quelle que soit la couleur de sa
peau. Bien sûr. À la rédemption chrétienne, ça ne me choque pas. Oui. Parce que bien souvent, et là ça commence à dérailler, il n'a pas choisi l'endroit où il est né. Ah, donc ça veut dire que quand on est dans la difficulté, on doit être délinquant.
Mais
attendez la suite. Et il n'a pas eu la chance
de
ne pas en faire de bêtises. Ah.
Il
n'a pas eu la chance de ne pas faire de bêtises. Mais vous vous rendez compte, un président de la République
qui
ose dire cela
pour
justifier ce qu'il a fait avec ce braqueur. Ça veut dire qu'il n'y a plus de responsabilité individuelle.
Ce braqueur qui a
été condamné, qui a purgé sa peine. Oui, mais... On est d'accord.
Il y a une chose... Ce jeune braqueur. Ce jeune braqueur s'affichait en photo avec un jeune braqueur qui vous fait le doigt d'honneur.
Non, il ne fait pas le doigt d'honneur. Il ne fait pas le doigt d'honneur, mais il a expliqué, le jeune braqueur, pourquoi il avait fait son doigt d
'honneur. C'est une inversion des valeurs.
C'est une inversion des valeurs. Moi, je vais vous dire, quand le petit Adrien à Grenoble est mort, poignardé, la mère a écrit à l'Elysée, il n
'y a
jamais eu de réponse. Quand il y
a
des victimes, il n
'y a
jamais de réponse de l'Elysée. Et donc, moi, j'en ai assez dans notre pays, mais il n
'y
a pas que le président de la République, de cette inversion des valeurs permanentes. C'est-à-dire que ceux qui violent la loi, ceux qui ont un mauvais comportement sont toujours excusés. et ceux qui trahiment, qui trinquent, qui ont des difficultés sont toujours pénalisés. C'est le problème de fond de notre société.
Mais ces
deux jeunes, je ne
le connais pas. Mais
je ne veux pas
les accabler. Est-ce
que ces deux jeunes, il faut leur donner une chance ?
Est-ce qu
'ils doivent avoir leur chance
dans notre République ? Ils ont leur chance. Tout jeune a sa chance
dans la République. Est-ce qu'ils doivent
prendre leur chance ? Ils doivent saisir leur chance. On doit les aider à rebondir. Mais le président de la République incarne les valeurs du pays. Et les valeurs du
pays, pour moi, c'est le
mérite, c'est le travail. Est-ce qu'aujourd'hui,
on
n
'assiste pas dans notre
société à une multiplication des discours de haine
?
Franchement, de tous les côtés, d'où que ça vienne ? Et vous savez pourquoi
? Haine anti-blanc,
haine anti-noir,
haine anti-arabe, haine...
Et pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas
le
cap fixé et il n'y a pas les valeurs fixées. Parce qu'il y
a
une confusion de tout. Confusion sur tous les sujets.
On
attend d'un président de la République qu'il incarne une certaine pensée... Mais qui ? Qui
nourrit la
confusion ? Qui ?
Les
hommes politiques ? Ceux, certains hommes politiques, ceux qui ont mal gouverné, ceux qui laissent les voyous en liberté, ceux qui ne récompensent pas le travail des retraités qui ont cotisé toute leur vie et qui
ont
signé un contrat moral avec la France. Quand vous cotisez pour votre retraite, vous attendez de l'État qu'il respecte sa parole et qu'il vous le rende la retraite que vous avez économisée. Et vous n'avez pas le droit de désindexer les pensions de retraite, c'est de la spoliation. Spoliation, tiens, tout à l'heure à l'Assemblée, j'ai fait une conférence de presse là-dessus, il
n'y
avait pas grand monde, tiens, étonnamment, sur la privatisation de trois grandes entreprises qui vont être bradées comme les autoroutes.
C
'est la peine humaine de ceux qui ont construit l'Aéroport de Paris,
qui
ont construit Engie, la Française des Jeux qui va être bradée et la France va perdre des centaines de millions pour les donner à des intérêts privés, des copains. Voilà la réalité du pays.
Donc copinage
et
compagnie, ça suffit. – Bon,
cette confusion entretenue en partie, pas que par les politiques, mais par certains politiques.
– Pas
que, et puis
par tous les politiques. – Non, mais vous l'avez entretenue. –
Ah, mais moi,
ça
va être ma faute maintenant. – Je vais vous expliquer.
Non, mais je ne dis pas que c
'est
votre faute, je dis que vous l'avez entretenue. – Ah, comment ? – Eh bien, après les déclarations de Jean-Michel Blanquer, c'était ici aussi, l'apprentissage de l'arabe à l'école. A-t-il dit, Jean-Michel Blanquer, qu'il allait rendre cet apprentissage obligatoire ?
Est-ce qu'il l'a dit ? – J'ai les extraits. –
Alors, vous n'allez pas me
coincer là-dessus, Jean-Jacques Bourdin.
– Vous avez les extraits ?
– Il était
là face à moi. – Oui,
j'ai les deux extraits, parce que j'ai regardé avant. Le rapport Montaigne dit quoi ? Et vous l'avez interrogé là-dessus. Et vous n'allez pas me coincer là-dessus. Vous êtes fort, mais moi aussi. J'ai relu et j'ai réécouté, et j'ai parlé après avoir visionné les deux. Le rapport Blanquer, vous dites, vous dites vous, Jean-Jacques Bourdin, au ministre de l'Éducation. Le rapport Montaigne dit que dans certains quartiers, si les jeunes vont vers l'islamisme radical, c'est parce qu'ils ne connaissent pas assez leur culture et qu'ils devraient apprendre l'arabe plutôt que de se le faire enseigner par des prédicateurs dans des mosquées.
–
Vous êtes d'accord avec ça ?
–
Non. Et Jean-Michel Blanquer dit… – Vous
n'êtes pas d'accord avec
ça ? – Je vais vous dire pourquoi. C'est important. Et Jean-Michel Blanquer dit oui. Il le dit, oui. C'est un oui. Vous pouvez regarder. Et je vais vous dire pourquoi je
suis en désaccord. Attendez, laissez-moi finir. – Non, parce que là,
vous êtes en train de tronquer la vérité. –
Ah non,
il le dit. – A-t-il dit, je vous pose une question, a-t-il dit qu'il allait rendre l'apprentissage de l'arabe obligatoire ? – Attendez la
suite.
– Je vous pose une question. – Il a dit qu'il allait développer
l'apprentissage de l'arabe dans les quartiers. Et je vais vous dire pourquoi. Attendez, je vais vous dire pourquoi. C'est un contresens total.
– Je vous pose la question.
Est-ce qu'il a dit qu'il allait rendre cet apprentissage
obligatoire ? – Il a été ambigu.
– Il l'a dit ou pas
?
– Il a été ambigu. – Mais vous ne répondez pas.
–
Eh
bien moi, je vous dis…
–
Vous
voyez la confusion.
– Oh, ça y est. – Vous voyez où elle est la confusion, Nicolas
Dupont-Aignan
? – Jean-Michel Blanquer, vous ne coincerez pas là-dessus. – Vous ne me coincerez pas là-dessus.
– Mais si je vous coince… – Parce
que vous avez entretenu… – Il a épousé… – Vous savez pourquoi vous avez
entretenu la confusion ?
– Parce
que… – Pas à des fins politiciennes, uniquement. Vous êtes saisi tout de suite de cette… – Non, alors
je vous réponds,
écoutez-moi.
–
Oui.
–
Quand Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, souscrit à la thèse de la théorie montagne, il vous dit oui ici. Selon laquelle ? Parce qu'il y a des mosquées salafistes.
«
On va apprendre l'arabe au primaire », parce qu'il a parlé du primaire dans le deuxième « oui ». « Au primaire », vous lui avez même réinsisté, vous avez dit « est-ce qu'il faut apprendre l'arabe au primaire ? » –
Il
a dit oui.
–
Comme
une
autre langue.
–
Mais vous plaisantez ? La manière
dont il l'a dit… – Comme une
autre langue, c'est ce qu
'il a dit. Il a parlé du russe et du chinois. –
Oui, c'est différent. Je dis que ce n
'est
pas parce qu'on est issus,
c
'est là la confusion, issus de pays du Maghreb, qu'on habite en France, qu'on doit apprendre au primaire, qu'on doit apprendre au primaire l'arabe.
– On peut
être né à
Bergerac,
être français de souche depuis 10
générations, et apprendre l'arabe. – C'est pas du tout ça dont vous parlez. Mais ça, bien sûr,
et ça,
je
l
'ai
jamais nié, et vous le savez très bien, au
collège.
Je parle du primaire. Et il a répondu devant vous au primaire.
– C'est une langue à
apprendre l'arabe.
– Je dis, comme le russe et le chinois, pas
spécialement, quand un pays au
primaire, quand un pays a un problème d'intégration, quand un pays a des générations qui parlent arabe à la maison
et
qui parlent mal le français, je dis que la priorité dans les quartiers, c
'est
d'apprendre le français. Et je dis que c'est mentir aux jeunes que
de les enfermer… – Ni l'anglais,
ni l'allemand,
ni… – D
'abord le français, oui.
–
Oui. – Que de les enfermer dans leur culture d'origine. Et je vais vous dire que c'est une insulte à ces jeunes, car ces jeunes se sentent
français et n
'ont pas envie d'être enfermés dans leur culture d'origine.
– Mais il n'y a
pas que
des… –
C'est des
fils d'immigrés
maghrébins qui veulent apprendre l'arabe.
–
Mais c
'est
d
'accord.
– Je vous
regarde Jean-Jacques Bourdin de reprendre le passage sur internet avec Jean-Michel Blanc,
car il est donc que j'ai raison. – En entier. – C'est-à-dire qu'il est criminel d'enfermer… – Jamais parler d
'apprentissage obligatoire.
– Il est
scandaleux d'enfermer les jeunes dans les quartiers, dans une culture d'origine. C'est nier leur volonté d'être français. Être français,
c'est s'assimiler. – Mais il n'y a pas que des jeunes des
quartiers qui apprendraient l
'arabe. –
Ça, c
'est autre
chose.
–
Mais c'est une langue universelle.
–
Sauf. – C'est une langue, une grande langue, une
grande culture. – Mais je pense qu'en France, on a besoin de parler français. – Mais vous osez le dire ?
Est-ce que vous dites que
c
'est une langue, une grande culture
? –
Je ne vais pas
subir vos oucas, cher Jean-Jacques
Bourdin. – Mais non, mais je vous
pose la question.
–
Je dis qu'en France, on
a un problème d'intégration.
–
Je
vais vous dire pourquoi je ne
vais
pas le dire.
–
Vous ne pouvez
pas
? – Parce que j'estime que le danger aujourd
'hui… – Parce que vous
jouez là-dessus ?
–
Non. –
J
'estime que
le danger aujourd'hui, c'est l'islamisation de la France. – Voilà. – Oui. – Aujourd'hui, c'est la ramisation et l'islamisation de la France. – Islamiste
et
terroriste.
– C'est le danger. Et je pense que les jeunes qui arrivent en France ne veulent pas devenir comme ça. Et que quelle que soit la couleur de sa peau, Jean-Jacques Bourdin, quelle que soit son origine, quand on habite dans un quartier, on souhaite être français, on souhaite avoir une chance. Et la meilleure chance qu'on puisse donner aux
Français, c'est pas de les enfermer dans leur
culture d'origine. – Bon. Nicolas
Dupont-Aignan,
les élections
européennes, vous serez tête de liste.
–
Oui. – Et vous dites que
d
'autres n'ont pas le courage d'être tête de liste.
– On a
dit oui
qu'il y a une crise européenne. – Marine Le Pen, Laurent
Wauquiez, par exemple.
–
Tous les partis, d'ailleurs.
– Tous les partis. – Oui. – J'ai lu la presse cet été. C'était stupéfiant.
D
'un côté, crise européenne, crise des frontières, crise économique, problème du Brexit, problème de l'Italie, la Hongrie. Vous êtes d'accord ?
–
Oui. – Problème en Europe.
–
Oui.
–
Bon. –
Aucune politique
migratoire.
– Aucune politique migratoire.
– Luxembourg. – Oui. – L'Europe ne marche pas. Et de l'autre côté, dans les mêmes pages, les partis politiques français ne trouvent pas de tête de liste. Les leaders politiques ne veulent pas y aller.
C
'est la première fois dans l'histoire que la France est aux abonnés absents sur la question européenne. Comme si les chefs de partis avaient peur d'aborder le sujet.
Il
n'y
en
a qu'un qui l'aborde. Reconnaissons-le. C'est Emmanuel Macron. Il veut aller plus loin dans l'ouverture des frontières.
Il
veut aller plus loin dans le budget européen. Il a une politique.
Il
veut aller plus loin dans ce système qui, pour moi, est suicidaire. J'y réfléchis et je me suis dit, moi qui ai rompu avec l'UMP sur l'Europe. Parce que toute ma vie, vous le savez, j'ai dénoncé les traités qui ont été signés. J'ai lu les traités. Je suis un des rares à les avoir lus. Toute ma vie, j'ai pris mes décisions politiques, que ce soit le départ de l'UMP pour créer debout la France ou que ce soit d'ailleurs le ralliement au second tour vers Marine Le Pen sur la question européenne. Et aujourd'hui, je resterai comme les autres à me dire je m'en lave les mains. Eh bien non. Je considère
que
si on veut régler les problèmes du pays chômage, insécurité, immigration,
il
faut changer les règles du jeu européen. Et donc, je mènerai une liste d'unions et je fais appel à des gens de partout, notamment du Rassemblement National,
notamment des
Républicains. Dimanche, parlons du Rassemblement National parce que dimanche dernier, vous annonciez des ralliements qui allaient, disiez-vous, bouleverser la vie politique.
Alors je vous attends. Eh bien j'en ai. Tiens, deux députés européens du Rassemblement National, s'ajoutant à un troisième, Bernard Monod qui m'a été venu avant l'été, Philippe Loiseau, Sylvie Godine. Alors vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont deux
députés européens du Rassemblement National
qui travaillent très bien à Bruxelles sur l'agriculture pour l'un dans la région centre et qui est un des plus grands spécialistes agricoles et sur la pêche pour l'autre qui m'ont écrit, ils vont publier la lettre sans doute aujourd'hui pour dire on soutiendra Nicolas Dupont-Aignan. Il nous a soutenus au second tour.
J
'ai été d'une loyauté parfaite à l'égard de Marine Le Pen au second tour parce que je voulais faire barrage à Macron. Eh bien pourquoi ce ne serait pas lui qui tirerait une liste d'union ?
16 députés européens du Rassemblement National Ça en fait
3 déjà
puisque
Bernard Monod
et
puis il y en aura d'autres vous verrez
et puis
des élus 3 qui vous
rejoignent. Écoutez, depuis que j'ai annoncé ma candidature, tous les jours j'ai des appels notamment de responsables du Rassemblement National qui me disent
vous
nous avez soutenus dans les moments difficiles. Marine Le Pen n'est pas candidate.
Elle
n'a pas de candidat. Pourquoi on ne vous soutient pas ? Je lui dis écrivez à Marine Le Pen c'est son choix. Par ailleurs j'ai des républicains des républicains qui nous ont rejoints déjà des anciens alliés des républicains Jean-Frédéric Poisson qui était quand même porte-parole de François Fillon le CNI le CNIP le vieux parti de France certes des partis plus modestes mais des alliés historiques des républicains me rejoignent
car
en vérité je suis convaincu
que
sur l'Europe sur les frontières
sur
le budget
sur
les grands projets scientifiques qu
'on
doit monter il y
a
un accord
d
'une grande partie de l'électorat à droite
qui
soit républicain qui soit debout la France qui soit chrétien démocrate qui soit rassemblement national je suis convaincu qu'on doit avoir une liste d'union
et
qu'on peut bouleverser le jeu politique parce qu'on peut affronter Macron
sur le
fond c'est le début c
'est le début
d'une union large de la droite oui
vraiment oui parce que les gens qui pensent pareil devraient travailler ensemble j'ai écouté Nadine Morano sur votre antenne oui
alors
là j'ai les bras m'en tombent et en même temps je l'aime bien donc il y
a
un truc que je ne comprends pas elle a voté contre les sanctions à Orban
son
parti a voté pour et elle vient à votre antenne et elle dit rien ne me sépare de Valérie Pécresse
alors
que Valérie Pécresse voulait l'exclure parce qu'elle avait voté contre les sanctions donc je dis par exemple à Nadine Morano tout le monde sait que vous pensez plus comme moi que comme Pécresse
bon
les électeurs n'appartiennent pas à Nadine Morano à Laurent Wauquiez à Marine Le Pen à Dupont-Aignan je veux dire les électeurs ils sont libres et bien moi je vais leur offrir une liste d'union avec un programme sérieux et des gens intègres et puis les élections c'est fait pour choisir
ils choisiront j'ai une dernière question Emmanuel Macron se rendra demain à Colombay les deux églises se recueillir sur la tombe du général de Gaulle
ça
vous inspire quoi
? j
'ai le respect de la fonction présidentielle que le président se rende sur la tombe je ne
vais
pas le critiquer le charme de Gaulle oui mais moins on incarne une fonction
plus
on en parle
c
'est à
dire
moins il incarne le gaullisme plus il va en parler et là ça leur relève
une
sorte d'imposture c'est un
peu
l'hommage du vice à la vertu c'est quand même vous imaginez le général de Gaulle posé avec deux braqueurs qui vous font le droit d'honneur vous imaginez le général de Gaulle demandait qu'il
y ait
un budget européen et des taxes européennes donc le problème de fond de la cinquième c'est pas simplement Emmanuel Macron
c
'est qu'ils ont signé des traités européens qui dépossèdent le peuple français du vote
le
général de Gaulle la constitution de la cinquième c'est quoi
? c
'est le pouvoir du peuple d'ailleurs le général de Gaulle il est parti sur un référendum perdu les présidents qui ont succédé à de Gaulle
ont
pris le pouvoir mais n'ont pas pris la responsabilité du pouvoir vous voyez ce que je veux dire c'est-à
-dire
qu'ils ont gardé le pouvoir ils
en ont transféré une partie à
Bruxelles
et les référendums le respect du peuple est-ce qu'Emmanuel Macron devrait remettre
en jeu son mandat avant ?
non je ne
suis
pas comme ça moi
je respecte les institutions vous n'êtes pas
comme Jean-Luc Mélenchon
non je respecte les institutions en revanche j'aimerais par exemple
qu
'Emmanuel Macron fasse un référendum sur la politique européenne est-ce qu'il faut continuer à supprimer les frontières est-ce qu'il faut continuer à augmenter le budget européen
c'est
pourquoi je suis candidat
merci
Nicolas Dumont
merci Jean-Jacques
Bourdin 8h55 merci
Nicolas Dupont-Aignan