Pass sanitaire, manifestation de policiers, présidentielle... Nicolas Dupont-Aignan sur France Info
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteÉludée
Vous avez 60 ans, vous êtes donc éligible à la vaccination. Est-ce que vous vous êtes fait vacciner ?
- 0:14ComplaisanteRéponse directe
vous, vous vous êtes fait vacciner ? Vous êtes trop jeune, c'est ça
- 1:25RelanceRéponse partielle
citez les études, on va prendre la plus grande qui a été menée jusqu'à présent.
- 2:50OuverteÉludée
Est-ce que votre rôle de personnalité politique d’élu, ce n'est pas de donner l'exemple ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Alors allons-y, qu'est-ce que vous lui reprochez au pass sanitaire ?
- 4:36FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on peut prendre les points, les autres, après ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« j'estime que la liberté vaccinale est au cœur de l'essentiel. J'estime que j'ai le droit de faire ce que je crois bon pour ma santé. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Et tant pis si ça fait des malades en plus et des lits en réanimation en moins. »
- 1:00Invité politiqueFait
« C'est faux, puisque vous savez très bien que le vaccin protège des effets graves. C'est ce que nous disent d'ailleurs les autorités gouvernementales. »
- 1:40PrésentateurChiffre
« la transmission au sein d'un même foyer baisse de 50%. »
- 2:30Invité politiqueFait
« le professeur Schwartz en Israël qui explique très bien que le vaccin a des avantages, et je ne l'ai jamais nié, mais que le tout vaccin, face à tous les variants, il y a aussi les traitements qui ont été complètement oubliés. »
- 3:24Invité politiqueFait
« les soins précoces, l'ivermectine par exemple, qui a de très bons résultats, peut réduire énormément et qu'on doit ajouter plutôt qu'exclure. »
- 4:05Invité politiqueFait
« c'est la fin de l'égalité et de la liberté dans notre pays. »
- 4:28Invité politiqueFait
« c'est l'accès limité à des événements et demain à des quartiers, comme en Chine, c'est-à-dire un changement civilisationnel. »
- 5:40Invité politiqueChiffre
« 72% des Français sont hostiles au pass sanitaire, c'est pas par hasard. »
- 12:41Invité politiquePromesse
« j'avais proposé dès 2017 une loi pour qu'en cas d'agression sous force de police, il y ait des peines incompressibles. »
- 12:50Invité politiqueFait
« Je regrette que depuis des années, on ait laissé les policiers sans défense. »
- 15:33PrésentateurChiffre
« des policiers brûlés en 2016 à Viry-Châtillon, dans votre département de l'Essonne, vous avez dénoncé, je cite, la lâcheté de la justice et son laxisme, puisque sur les 13 accusés qui étaient jugés pendant ce procès, 8 ont finalement été acquittés. »
- 16:43Invité politiqueFait
« quand la justice reconnaît coupable des personnes de vouloir brûler vif un policier, qu'ils soient condamnés à des peines dérisoires, dans la plupart des pays démocratiques, ce serait la peine de mort ou la perpétuité. »
- 19:32PrésentateurChiffre
« plus d'une centaine de cadres de votre parti vous ont quitté ces dernières semaines. »
- 19:54Invité politiqueChiffre
« les six derniers sondages, les huit derniers sondages, j'ai une moyenne de 6%. »
- 20:56Invité politiqueChiffre
« 80% des Français ne veulent pas de ce second tour, qui est un second tour de rejet. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan61 %
- Présentateur11 %
- ?11 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
≈ 50,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel.
Vous avez 60 ans, vous êtes donc éligible à la vaccination. Est-ce que vous vous êtes fait vacciner ?
Ça ne
vous
regarde pas. Voilà. On me pose sans arrêt la question. Vous y avez répondu ces derniers temps.
Oui, mais j'en ai assez. Et
vous, vous vous êtes fait vacciner ? Vous êtes trop jeune, c'est ça
?
Je pourrais vous répondre comme vous, ça ne
vous
regarde
pas,
mais si vous me posez la question, oui pour comorbidité. Et
vous
? Eh bien non.
Pourquoi ? Parce
que j'estime que la liberté vaccinale est au cœur de l'essentiel. J'estime que j'ai le droit de faire ce que je crois bon pour ma santé. Et j'estime que les Français en ont un peu assez de ce chantage permanent. Ceux qui veulent se faire vacciner doivent se faire vacciner. Ceux qui ont des facteurs de comorbidité, je leur recommande. En revanche,
je
pense que la priorité,
c
'est pour ceux qui ont des facteurs de comorbidité. Et pour les autres, je veux le respect du choix individuel. Et tant
pis si ça fait des malades en
plus et des lits en réanimation
en moins.
C'est faux, puisque vous savez très bien que le vaccin protège des effets graves. C'est ce que nous disent d'ailleurs les autorités gouvernementales. Mais n'empêche pas la transmission. Ce que vous dites n
'est
pas
exact. Donc,
c'est exact. Ce que vous dites n
'est pas exact.
Et n'empêche pas la transmission. C'est exact. Vous
vérifierez. Vous parlez de quelle
étude ou de quel
effet ? Il y a une quantité d'études
qui montrent que ça réduit la transmission, mais que ce n'est pas
la
même chose.
C'est le point fondamental.
Bah oui,
ça n'empêche pas la transmission. Puisque vous
citez les études, on va prendre la plus grande qui a été menée jusqu'à présent. Études menées par les autorités sanitaires britanniques qui montrent qu'avec une seule dose de vaccin, une seule sur les deux, et au bout de deux à trois semaines seulement, là où l'immunité normalement s'acquiert au bout de plusieurs mois, la transmission au sein d'un même foyer baisse de 50%. Eh
bien, ça veut dire qu'il en reste
50%. 50%. Et Anne-Claude Crémieux, l'infectiologue qui était avec nous hier,
a même donné les
résultats. Si vous le permettez,
Nicolas, c'est une autre étude.
Je vous propose de l'écouter et
vous nous direz ce que
vous en pensez après et si elle vous fait changer d'avis.
Si on prend les vaccins ARN messagers, deux doses, et vous êtes 15 jours après la deuxième dose, vous avez une très bonne protection, vous le savez, 95% contre toutes les formes de maladies, mais vous avez aussi une assez bonne protection contre le portage du virus,
c
'est-à-dire la transmission du virus de
l'ordre de 80%. Ça
limite la transmission du virus à 80%.
Eh bien, c'est formidable de prendre, madame,
vous auriez pu prendre d'autres experts qui ne vous disent pas du tout la même chose, notamment le professeur Schwartz en Israël qui explique très bien que le vaccin a des avantages, et je ne l'ai jamais nié, mais que le tout vaccin,
face
à tous les variants, il
y a
aussi les traitements qui ont été complètement
oubliés. Nicolas Dupont-Aignan, les études menées en Iréel en
Israël montrent
que la
transmission diminue
largement
avec le vaccin. La
transmission peut
diminuer.
Est-ce que votre rôle de personnalité politique d
'élu,
ce n'est pas de donner l'exemple
?
Si c'est d'aboyer avec tous les médias,
la propagande
générale.
Non, non, mais c'est de comprendre votre démarche.
Si, mais si, c'est la propagande générale. Eh bien, je maintiens que le bon sens, c'est le vaccin pour les facteurs de comorbidité, sachant qu'on n'a toujours pas un recul énorme et qu'il faudra voir à la longue. Deuxièmement, comme l'a dit le professeur Schwartz, comme l'on dit en Angleterre, des pays qui ont beaucoup vacciné, que les soins précoces peuvent réduire autant...
Parlez de quels soins ? Les
soins précoces, l'ivermectine par exemple, qui a de très bons résultats, peut réduire énormément et qu'on doit ajouter plutôt qu'exclure. Donc, de grâce, dans ce domaine grave, est-ce qu'on peut ajouter le vaccin pour ceux qui le souhaitent, les traitements précoces pour ceux qui le préfèrent, et puis tout l'ensemble de palettes qu'on a à
disposition ? Donc vous,
vous ne vous ferez jamais vacciner
? Non, je n'en sais rien,
on verra. On verra. En attendant, il y a des gens qui
ont
des facteurs de comorbidité, qui sont prioritaires, et puis de grâce, qu'on laisse les Français un peu libres, cette espèce de volonté d'imposer à tout prix une solution avec le pass sanitaire derrière, est
une
volonté totalitaire, je le maintiens. Alors allons-y, qu'est-ce que vous lui reprochez au pass sanitaire ? Je lui reproche simplement que c'est la fin de l'égalité et de la liberté dans notre pays. Pourquoi ? Parce que c'est la discrimination, c'est le secret médical qui est mis sur votre smartphone. C
'est-à-dire ? Quel point
précisément ? C'est l'accès limité à des événements et demain à des quartiers, comme en Chine, c'est-à-dire
un
changement civilisationnel. C
'est d'ailleurs
étonnant que
des gens... Est-ce qu'on peut prendre les points, les autres, après
les autres ? Si je peux
finir ma phrase.
Allez-y.
C
'est d'ailleurs étonnant que des gens qui parlent de liberté toute la journée, qui sont contre les discriminations, sont les premiers à vouloir ficher, numériser les Français, les contrôler, et c'est le début d'une société dont je ne veux pas.
Nicolas Dupont-Aignan... Dernier
point, que c'est inefficace,
inefficace,
car
le vaccin protège ceux qui l'ont. Ceux qui sont vaccinés. Ceux qui sont vaccinés,
c'est leur choix. Et les autres, c'est leur
choix. Et n'empêche pas la transmission. Et donc,
vous pouvez avoir des gens qui rentrent dans une salle... C'est pas vrai ce que vous dites.
Quand vous dites 50%, il y a 50%
après deux semaines seulement et
une seule dose. Vous n'en savez absolument rien, c'est extraordinaire. Et vous aussi ? Et donc, je maintiens, je maintiens que ce pass sanitaire est une entrave à nos libertés sans précédent. Je remarque d'ailleurs que l'autorité et la CNIL italienne est très réticente. Je remarque aux Pays-Bas, je remarque même l'OMS,
car c'est une fausse protection. La CNIL, chez nous, a été
consultée.
C'est couché. Elle a
donné son avis, la CNIL.
Et
elle a
dit que si le pass sanitaire pouvait être validé... Est-ce que vous pouvez laisser
poser la question
à Samia, s'il
vous plaît ? Merci
beaucoup. Mais en attendant, si 72% des Français
sont hostiles au pass sanitaire, c'est pas par hasard. Ils ont très bien compris
la
numérisation, la surveillance, le traçage.
Et
en plus, pour quelque
chose d'inutile. On
va remettre les choses dans l'ordre,
Nicolas Dupont-Aignan. Je vais tenter de parler les uns après les
autres.
Dans le pass sanitaire, figurons à la fois la vaccination, les tests PCR négatifs, mais aussi le certificat qui indique si vous avez été malade du Covid ou pas. Ça, c'est les données qui vont être disponibles. Ces données-là vont être anonymisées.
Et
en plus, ce pass sanitaire est censé servir, c'est ce que dit le gouvernement, qu'aux événements qui vont accueillir plus de 1000 personnes. À quel moment vous voyez une inégalité, une injustice, un traçage des personnes ?
Alors, vous savez, j'ai participé. Vous pouvez, nos auditeurs peuvent regarder le débat qu'il y
a
eu à l'Assemblée nationale lundi soir et mardi soir. J'ai passé des dizaines d'heures dans l'hémicycle sur ce sujet. Et ce qui est extravagant, c'est que le rapporteur du gouvernement, le rapporteur de la Commission, à un moment, on parlait des boîtes de nuit. Et là, il a dit quelque chose d'extraordinaire. Je vous rembourse,
ce
n
'est
pas M. Dupont-Aignan qui le dit. C'est le rapporteur de la majorité. Il a dit, ah, mais le pass sanitaire, on ne peut pas rouvrir les boîtes de nuit parce que le pass sanitaire n'empêche pas la transmission et n'est pas sûr. Le pass sanitaire n'est pas sûr et donc on laisse fermer les boîtes de nuit. Donc, ça prouve bien que même
le gouvernement estime que
le pass sanitaire, même le gouvernement estime que le pass sanitaire, en mettant le vaccin, n'assure pas une protection.
Il
estime qu'il ne garantit pas l'absence de transmission, de surcroît face à certains variants. Donc, la meilleure chose, si vous voulez limiter,
c
'est un simple test, c'est beaucoup plus simple, car le pass sanitaire,
c'est l'engrenage, c'est l'engrenage. Il figure dans le pass sanitaire, M. Dupont-Aignan. Oui, mais justement,
madame, le problème de fond, et les Français l'ont bien compris, c'est que le pass sanitaire,
c
'est la numérisation. Vous savez que quand vous mettez vos données
dans la carte vital, Mme Lucet... Très bien, la numérisation de données anonymisées.
Je peux vous
demander,
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez un portable dans la main, je vous venez de le sortir. Vous me reprochez de vous
répondre.
Vous
avez un portable
en
ce moment. Vous avez désactivé
tout
ce qui vous géolocalise,
toutes les informations bancaires. Mais c'est mon choix, et je peux le
fermer, je peux le supprimer, et je ne suis pas obligé de le prendre pour aller dans un événement. Et je vous mets en garde, je vous mets en garde solennellement. Regardez les reportages sur la Chine.
Vous
savez, vous avez, pour accéder à certaines zones, à certains quartiers, feu vert, feu rouge.
C
'est ça qu'on veut mettre en France. Il y a quelque
chose dans la loi qui a été
adoptée à l'Assemblée
nationale qui peut vous laisser penser aujourd'hui
qu'il y aura ça en France. Et quand Mme Lucet, Lucet n'est pas une femme qui est adhérente
de la France,
nous explique et nous montre que quand vous allez acheter avec votre carte vitale, le gouvernement français a pris des dispositions pour que ses données soient vendues. On n'achète rien avec sa carte vitale. Quand vous allez acheter, quand vous allez prendre des médicaments, si vous cherchez, si ça vous amuse, eh bien, vous êtes immédiatement enregistré que vos données partent. Est-ce qu'on veut vivre dans cette société ? Moi, je veux une société de liberté, d'égalité et de surcroît. Si on va au bout de votre logique, madame, et on en a beaucoup discuté à l'Assemblée nationale, reprenez les débats et pas que moi. Tous les bancs de l'opposition étaient hostiles.
Tous les bancs de l'opposition. Pourquoi ? Parce que c'est une usine à gaz. Comment vous allez vérifier qu'au bout de quelques mois, par exemple, votre fameux vaccin, qui au bout de trois mois, on ne sait pas s'il est encore utile, personne ne le sait, trois mois, six mois, personne ne le sait.
À quelle date, on va le rappel ? On est sûr de rien, on est
sûr de rien, donc on ne
fait rien. Là-dessus ? Donc on ne fait rien, on ne fait rien, pas de vaccin, pas de test non plus
? Non, mais vous êtes dans l'excès.
Ce que je vous dis,
c'est que si
je peux finir ma phrase, c'est tellement facile
de ne
pas
me laisser finir
ma phrase et mon raisonnement. Je vais vous laisser finir, c'est promis. Je vous laisse finir dans une minute. Merci beaucoup.
Je ne
peux pas
exprimer
la fin de ma pensée. Si je peux aller au bout. Et
on s'interrompt une minute, il est 8h42 pour le
Filinfo. Et on vous
retrouve, si, dans une minute, juste après, Mélanie Delonnet.
Cette
nuit, encore des raids de l'armée israélienne sur Gaza et des dizaines de tirs de roquettes vers Israël face aux violences qui ne faiblissent pas au Proche-Orient. Quatrième réunion du Conseil de sécurité de l'ONU aujourd'hui, mais toujours pas d'accord des États-Unis pour une déclaration commune. Joe Biden, critiqué par son camp, s'est dit pour un cessez-le-feu lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien. Pas de date, mais on arrivera bientôt au moment où le port du masque ne sera plus obligatoire à l'extérieur, assure le ministre de la Santé, Olivier Véran, lorsqu'il y a peu de monde à proximité, dans les espaces naturels, les parcs ou les rues désertes.
Ailleurs, il faudra attendre une meilleure couverture vaccinale. 20 millions de Français ont déjà reçu au moins une injection. Le vaccin de Pfizer va pouvoir être déployé plus facilement. Une fois décongés, les doses peuvent finalement être gardées jusqu'à un mois dans un simple frigo. Nos frigos, justement, qui regorgent de produits laitiers. Le groupe Lactalis n'a pas souffert de la crise sanitaire. Chiffre d'affaires en hausse de 6% et des embauches prévues. Lactalis prévoit de recruter 1500 salariés en France cette année. France Info.
Le
8.30 France Info. Salia Brakia, Marc Fauvel.
Toujours avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. On l'a promis juste avant le fil info. On vous laisse terminer votre phrase et votre raisonnement donc.
Oui, sur ce fameux pass sanitaire, ce que ne réalisent pas beaucoup de gens, c'est la complexité. Car si on veut qu'il soit efficace, c'est une véritable usine à gaz. Certificat, par exemple, comme vous avez eu le Covid. Combien de temps vous avez les anticorps ? Donc combien de fois il faudra aller chez un médecin, le remettre dans son téléphone portable ? La durée du vaccin, personne ne sait, selon les variants, la durée du vaccin et son efficacité. Donc on est en train de rentrer dans une usine à gaz, bureaucratique, numérisée, de traçage sans précédent.
Mais ça veut dire qu'on ferme tout, Nicolas Dupont-Aignan, si on n'a pas
recours au pass sanitaire. Vous savez que tous les pays européens vont l'adopter.
Ça veut dire que
vous êtes prêts à ce que les Français qui veulent voyager
cet été ne le
puissent
pas ?
Je parle à l'intérieur des frontières
pour
aller dans
un événement. Donc on peut utiliser
le pass sanitaire pour aller
voyager en Europe
? Pour
aller
dans les autres pays, de toute façon, ils ne demandent pas le vaccin, ils demandent le test. De test, parce que c'est le plus sûr. Le vaccin, personne ne sait durablement combien de temps on est protégé. Et
donc,
il y a les frontières et il
y
a la liberté de circulation des Français.
Donc on peut utiliser le
test PCR négatif pour aller voyager,
mais on ne peut pas présenter de test PCR négatif. Ne me
caricaturez pas.
Oui,
pardon, j
'essaie
de comprendre ce que vous
dites. Tout à
fait. À l'intérieur du pays,
j'estime qu'on doit être en
circulation
libre. À l'intérieur du pays, pour participer
à un événement de plus de 1000 personnes, on ne présente pas de test PCR
négatif. Si le test, je vous ai
dit oui. Le test, je vous ai dit oui. En revanche, un instrument numérique avec un code QR, traçabilité, sans aucune garantie dans la loi, sur les installations, puisque la jauge de 1000 n'est pas précisée dans la loi, c'est la porte
ouverte à un traçage
numérique des Français. Je le maintiens, je
persiste et je signe. Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous irez comme plusieurs responsables politiques demain soutenir les policiers qui manifestent ? Oui, bien sûr,
parce que cela fait des années que je les soutiens. J'avais proposé dès 2017 une loi pour qu'en cas d'agression sous force de police, il
y
ait des peines incompressibles. Je regrette que depuis des années, on ait laissé les policiers sans défense. J'ai été le plus cohérent dans ce domaine à la campagne de 2017 et je souhaite que les policiers soient protégés dans notre pays. Cela veut dire un plan global, notamment de changement du code pénal, enfin mettre fin au laxisme judiciaire, parce que sinon, on ira vers la guerre civile.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il serait présent, de même que le leader des communistes, M. Roussel ou encore Olivier Faure, au Parti Socialiste. Vous vous réjouissez que cette question aujourd'hui ne fasse pas l'objet de batailles politiciennes
?
Je pense qu'on n'a jamais vu un ministre de la République manifester contre sa politique. Donc c'est une façon pour M. Darmanin de s'exonérer de ses responsabilités.
Il dit qu'il ne vient pas manifester contre sa politique, justement, mais d'afficher son soutien. Il vient afficher son soutien
aux forces de l'ordre. Tout le monde soutient les policiers.
Le vrai problème n'est pas là. La vraie question, c'est que les policiers ne sont pas dupes de cette manœuvre politicienne.
Les
policiers n'en peuvent plus des discours. Ils volent des actes. Et le problème majeur de la société française, c'est que depuis des années, et ça ne date pas de ce gouvernement, ça s'est aggravé avec ce gouvernement, qui n
'a
pas pris conscience de la réalité, on ne répond pas à une dérive par des actes précis qui permettraient de l'empêcher. Ça vaut pour les délocalisations, ça vaut pour la sécurité, ça vaut pour l'immigration. Donc il y
a
un moment d'avoir toute la classe politique, dont la plupart ont été responsables de la situation, venir les épauler. Bien sûr que les policiers seront contents de se dire qu
'on
est soutenus moralement, mais ils n'attendent plus des gestes de soutien moral. Ils attendent des actes. Il
y a le Beauvau de la sécurité
en ce moment, Nicolas Dupont-Aignan.
Il n'y a pas
besoin de Beauvau. C'est la
grand-messe, ça ne sert à rien. Mais les heures
supplémentaires
ne sont
toujours pas payées. Les voitures dans mon commissariat sont pourries. J'ai été visiter un commissariat à Marseille, mardi, pour le lancement de notre liste régionale, et il me disait que la radio ne fonctionne toujours pas bien. Le fameux système Acropole. J'ai visité des cellules de garde à vue qui ne sont pas en nombre suffisant. On libère des prisonniers et des délinquants graves parce qu
'il
n
'y a
pas les moyens. Donc, si vous voulez, les policiers sont tabous. Pourquoi ? Parce qu'ils entendent ça depuis 15 ans. Des blablas. Du blabla. On attend quoi ? Que les délinquants soient en prison.
Que
les peines soient exécutées. Qu'on construise les places de prison qui manquent. Qu'on arrête avec le laxisme judiciaire. Voilà ce qu'on attend. Parce que le problème de la police,
c
'est le problème de la justice.
Nicolas Dupoignon, la justice, justement, le mois dernier, après le verdict du procès en appel, des policiers brûlés en 2016 à Viry-Châtillon, dans votre département de l'Essonne, vous avez dénoncé, je cite, la lâcheté de la justice et son laxisme, puisque sur les 13 accusés qui étaient jugés pendant ce procès, 8 ont finalement été acquittés. C'est pas de ceux-là
dont j'ai parlé. J'ai parlé des peines, pas des acquittements. Et si vous reprenez toutes mes... J'étais très précis.
J
'ai dit les acquittements, c'est à la liberté de la justice. En revanche, pour ceux qu'ils estiment coupables, j'estime que les peines sont
dérisoires. Ils étaient
insuffisantes. Exactement. On a appris depuis ce verdict ces derniers jours, par une enquête de Mediapart, que les policiers chargés de cette enquête ont déformé les propos de certains des suspects. Quand je dis déformés, parfois ils l'auront même fait
dire exactement... C'est pourquoi ils ont été acquittés de mémoire.
Pas forcément. Il y avait faute de
preuve. Des propos de témoins
ont été...
C'est
une enquête de Mediapart. C'est une enquête qui s'appuie tout de même sur les
enregistrements des gardes à vue. Les enregistrements audio. Tout le monde connaît la
partialité de Mediapart.
Ça ne change rien.
Pour
vous, si ces
faits sont
exacts, ils sont très graves.
Si ces faits sont exacts, ils sont gravissimes. Maintenant, moi, j'attends de voir. Il y a eu la justice. La justice a acquitté les 8. Je n'ai jamais critiqué l'acquittement, parce que j'estime que je ne suis pas à
la
place des juges. En revanche, j'ai critiqué le fait que quand la justice reconnaît coupable des personnes de vouloir brûler vif un policier, qu'ils soient condamnés à des peines dérisoires, dans la plupart des pays démocratiques, ce serait la peine de mort ou la perpétuité.
Il n
'y a
plus de
peine de mort, heureusement, en
France. Heureusement, c'est votre jugement. Vous
souhaitez le retour de la peine de mort
? Je pense que quand on a supprimé la peine de mort, on a dit perpétuité réelle.
Et
puis ensuite, il n'y
a
plus de perpétuité réelle.
Et
ensuite, c'est 30 ans. Et puis après, c'est 20 ans. Et après, les tueurs sortent au bout de 15 ans. Donc, quand on a ça dans un pays, il ne
faut
pas s'étonner que les Français s'interrogent. Donc moi, je ne souhaite pas qu'on rétablisse la peine de mort, mais je souhaite
qu'il
y
ait
une peine réelle. Et le problème de fond de notre pays, c'est que toute l'échelle des peines judiciaires, le fonctionnement de la prison, font qu'il n'y a plus la peur de la peine. Il n'y
a
plus la dissuasion de la peine. Et c'est ce qui explique le climat de guerre civile qui est en train d'apparaître dans notre pays. Je pèse mes mots de guerre civile. Encore à Argenteuil, cette nuit. Est-ce que vous trouvez normal qu'on tire du mortier dans nos villes
?
Matin, midi et soir. On s'est habitué à quelque chose d'inacceptable. Et je propose un projet complet d'une centaine de mesures, élaborées avec les meilleurs experts policiers, magistrats, pour rétablir l'ordre, reconstruire l'État en France.
C'est ça l'enjeu. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne, est candidat pour la troisième fois à l'Elysée. Et notre invité ce matin sur France Info, on
se
retrouve dans un instant, le fil info tout d'abord, avec Mélanie Delonnet, il est 8h51.
La
fête de la musique aura bien lieu le 21 juin.
On
pourra danser masqué jusqu'à 23h. Pas d'exception au couvre-feu, indique aujourd'hui la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, dans Le Parisien. Pas de passe sanitaire pour cette soirée de la fête de la musique. Des avocats accusent des policiers d'avoir fabriqué de faux coupables dans l'affaire de la voiture de police attaquée à Viry-Châtillon. Il y a 5 ans, ils déposent plainte pour faux en écriture et soupçonnent des agents d'avoir tronqué des déclarations dans les procès verbaux. Sur les 13 suspects, 8 ont été acquittés par la justice. Mariage en vue entre TF1 et M6. Des négociations exclusives commencent pour ce projet de fusion.
Il faudra rentrer dans les clous des règles sur la concentration des médias. L'ambition,
c
'est de créer un groupe capable de rivaliser avec les géants américains Amazon ou Netflix. Ce sera en direct sur ces deux chaînes de télévision. Ce soir, Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, dévoile sa liste de joueurs pour l'Euro de football qui débute le 11 juin. Il peut retenir jusqu'à 26 footballeurs.
France
Info
Le
8.30 France Info Salia
Brakia,
Marc Fauvel Nicolas Dupont-Aignan, plus d'une centaine de cadres de votre parti vous ont quitté ces dernières semaines. C'est le cas de l'ancien numéro 2 de Debout la France. C'est le cas ces derniers jours de votre propre suppléante à l'Assemblée nationale qui vient de rejoindre le Rassemblement national au Régional en Ile-de-France. Est-ce que vous êtes un homme seul ? Eh
bien, je ne le crois pas car, d'ailleurs, c'est une trentaine de cadres, mais qu'importe.
130. On ne parle
jamais. Non, c'est faux.
Plus de 130. Je vous
donnerai la liste, mais qu'importe. Et puis, il
y
a eu des arrivées et ça a le mérite de la clarification. Certains veulent soutenir Marine Le Pen, c'est leur droit. Mais moi, vous savez, je ne
me
sens pas seul du tout, car dans les sondages, les six derniers sondages, les huit derniers sondages, j'ai une moyenne de 6%. Exactement le même niveau que Mme Hidalgo ou quasiment proche de M. Jadot. En 2016, c'était 0,5%.
Et vous
aviez fait... Avoir 6% comme base de départ, eh bien, ça me réjouit. Alors, c'est vrai que ça suscite une certaine jalousie, certains transfuges, certains arrivistes. Quand on
est
jaloux, normalement,
on
ne s'en va pas. Eux aussi, parce que quand on vous achète par des postes, certains s'en vont. Mais qu'importe. Moi, je défends une idée gaulliste. Je veux redresser le pays. J'estime que j'ai un projet solide. J'ai beaucoup de gens qui me suivent. 2 à 3 millions de Français, ce n
'est
pas si mal pour
un homme seul.
5 à 7% des voix, c'est 2 à 3 millions de Français. Ce n
'est
pas si mal.
Ah, non, de la présidentielle,
mais ça ne fait pas une élection. Ah, non, de la présidentielle, ce n'est pas
si mal. Oui, je peux vous assurer.
Il
y en a beaucoup qui aimeraient avoir le même score. Alors, moi, je me bats pour mon pays. J'ai un projet, une personnalité, une expérience. Je la propose aux Français, car je souhaite qu'il y ait un vrai premier tour et qu'on ne nous enferme pas. Et c'était le motif de désaccord avec ceux qui sont partis. Dans un second tour écrit d'avance. Car je remarque
une
chose extravagante. 80% des Français ne veulent pas de ce second tour,
qui
est un second tour de rejet. M. Macron veut rejeter Mme Le Pen. Mme Le Pen veut rejeter M. Macron. Est-ce qu'un jour, en France,
on
pourrait rêver
d
'un vote d'adhésion
? Et
le premier tour, c'est un vote d'adhésion. Donc, je me présente. J'ai le soutien de beaucoup de monde et j'en suis ravi.
Vous vous présentez et pourtant vous appelez à une grande primaire à droite dans une lettre adressée à Éric Zemmour. Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Florian Philippot, François-Xavier Bellamy, Michel Onfray, Philippe De Villiers. Il y
en
a beaucoup. François Asselineau, Robert Ménard. Vous appelez au rassemblement. Qui vous a répondu favorablement
?
Ah, ils n'ont pas répondu pour l'instant, car ça les gêne, sans doute, si Florian Philippot m'a répondu. Mais qu
'est-ce que j'ai dit ?
Ça fait un an que vous l'avez lancé,
la peine. Oui,
je maintiens, mais la primaire, ça sera sans doute le premier tour, et tant mieux. Mais j'ai dit, très simplement, parce que c'est du bon sens, j'ai dit plutôt que de partir à plusieurs, si on veut vraiment battre M. Macron, consultons nos électeurs, une grande primaire ouverte, des millions d'électeurs patriotes, ayons un vrai débat sur le fond, et puis choisissons le meilleur ou la meilleure. Mais je vois que ça gêne, parce que, justement, je me heurte,
comme
beaucoup de Français le ressentent, à cette volonté d'Emmanuel Macron, parce que c'est Emmanuel Macron qui est derrière ça, cette volonté d'Emmanuel
Macron, et de certains
médias complaisants, d'imposer
Macron
-Le Pen pour faire réélire Macron. Parce que c'est ça, derrière. Et les Français ont bien compris. Combien de fois des Français m'arrêtent dans la rue en me disant, on n'en peut plus, Macron-Le Pen, Le Pen-Macron, est-ce qu'on aura le choix d'autre chose ? Eh bien, tout mon combat,
c
'est qu'on puisse ouvrir les fenêtres, avoir de l'oxygène, un vrai débat. On est à moins d'un an de la présidentielle. Comment on rétablit l'ordre ? Comment on relocalise ? Comment on s'occupe des familles ?
Comment on lutte contre l'immigration ? Est-ce que ça veut dire,
Nicolas Dupont-Aignan, que vous considérez que l'alliance que vous aviez passée avec Marine Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle, de la dernière, elle avait promis que vous seriez son Premier ministre
en cas de
victoire, que cet accord était une erreur, et que vous ne le referiez pas,
vous
en prenez l
'engagement devant vos électeurs ? Non, mais je
n'ai. C'est une
question que je vous pose. C'est une
question de second tour. Quand vous invitez M. Bertrand, M. Bertrand a soutenu M. Macron,
Xavier
Bertrand, mais tout de suite, est-ce que ça lui interdit d'être candidat
?
Non ? Xavier Bertrand est candidat. Peut-être que vos électeurs ont envie de savoir,
si
vous êtes prêts à
travailler. Mais les électeurs, ils feront ce qu'ils veulent, si je ne
suis pas au second tour. En revanche, je souhaite justement éviter cela. Et je me bats pour qu'on sorte ce piège mortel, comme Xavier Bertrand se bat pour éviter Macron, parce qu'il est convaincu, lui, Xavier Bertrand, en en a parlé ensemble, Xavier Bertrand est convaincu que si c'est Macron-Le Pen, Le Pen gagne. Moi, je suis convaincu que si c'est Macron-Le Pen, malheureusement, Macron peut regagner. Eh bien, est-ce que les Français ont le droit de choisir des personnalités
qui
soient différentes de cette ritournelle permanente qu'on nous impose ? Et donc, je n
'ai
pas à répondre à votre question, car nous verrons au soir du premier tour qu'il y a. Je suis incapable de vous
dire qu'il y aura...
Vous
considérez
aujourd'hui que vous êtes meilleure que Marine Le
Pen pour prendre le pouvoir et
pour l'exercer.
Je suis convaincu, sinon je ne serai pas candidat, que je serai un meilleur président. Je suis convaincu que je suis capable de rassembler et de gagner. Faut-il cependant, bien évidemment, accéder au second tour,
c
'est-à-dire se faire connaître, voir les Français, avoir la possibilité de débat du fond et ne pas être dans une bande dessinée ?
Et
faut-il d
'abord avoir... Le méchant
Le Pen, le méchant Macron ? Est-ce qu'on peut élever le débat ? Est-ce qu'on peut dire, tiens, comment on va redresser la France ? C'est ça qui intéresse les Français.
Comment on va avoir un million
d'emplois en plus
?
Faudrait-il déjà avoir les 500 parrainages
nécessaires ? Oui, je les
aurais, vous n'en faites pas.
Vous les avez ? Vous les
aurez
? Quasiment, je les aurais. Mais bien sûr, largement. Et vous savez, j'ai un réseau de maires très fidèles parce que je défends le monde rural, les petites villes, tout ce tissu qui est en train de disparaître. Je pense qu'il faut un équilibre du territoire. D'ailleurs, la crise du Covid montre qu'il
y a
un immense retour vers les territoires français. C'est une grande chance pour notre pays. Je pense que notre pays a quantité d'atouts. Et je pense que la vie politique est très médiocre. Dommage. Mais ça ne m'ébranle pas du tout. Au contraire, ça me renforce. Merci beaucoup, Nicolas
Lepoignot.
Invité ce matin de France Info.
Nicolas Dupont-Aignan