Bruno Retailleau a-t-il raison de vouloir multiplier les referendums ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Bruno Retailleau propose de multiplier les référendums. Est-ce une bonne idée ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le référendum est-il si peu utilisé en France ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Les Français veulent plus de référendums, mais pourquoi les politiques bloquent-ils ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Faut-il supprimer le Conseil constitutionnel ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La crise de Sotta est-elle un échec de l'Europe ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Les agriculteurs sont-ils satisfaits des annonces de 1 milliard ?
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En Matin Sud Radio, [musique] la vérité en face, Jacques Cardose. Et dans la vérité en face, dans un instant et dès qu'on en aura les le détail, [musique] on parlera évidemment, ça va être le fil conducteur de cette heure, de des annonces gouvernementales pour [musique] l'aide aux agriculteurs. On en attend beaucoup évidemment.
On sait qu'en plus [musique] ces aides ont été retardées de 24 heures. Il y avait des arbitrages financiers à faire. On a eu cette information ce matin selon laquelle le Premier ministre Sébastien Lecnu demande [musique] à ce que les sommes soient compensées immédiatement dans le budget 2026.
Ça veut dire quoi ? [musique] Ça veut dire qu'il y a peut-être des bonnes nouvelles pour les agriculteurs. On verra.
Ça veut dire qu'en tous les cas, il a fallu aller chercher de l'argent. Et je le vois à l'instant, l'information vient de tomber. [musique] La somme, en tous les cas, annoncée par le ministère serait de 1 milliard. 1 milliard pour les agriculteurs.
On verra dans le détail. Restez avec nous. On en aura le détail dans dans quelques minutes [musique] et évidemment vous aurez la possibilité d'intervenir aux Euro 826 300.
Mais tout d'abord euh Mot quiffer et Jean-François Achili, je [musique] vais jamais y arriver hein. Je vais jamais y arriver. J'aime bien.
Bon coffler, voilà, je vais essayer de de bien le dire. Et Jean-François Aquil sont avec nous. Bonjour à vous.
Bonjour. Re bonjour. Bonjour.
Voilà. heureux pour ceux qui étaient avec nous durant ce ce grand matin. Maude et et Jean-François, j'aurais aimé qu'on poursuive la discussion autour de ce que l'on a entendu sur la proposition de Bruno Retaillot.
Bruno Retaillot qui propose donc de passer plus souvent par la voie référendaire et j'avoue que je m'attendais pas à cela. Clément Bone durant l'interview Jean-François euh il est il est pas il n'écarte pas effectivement l'idée de faire un peu plus souvent appel au référendum qui il faut bien le dire est assez absent en réalité de notre actualité politique. Ah oui alors le référendum est absent tout d'abord parce qu'il est compliqué à mettre en œuvre.
On va pas érainer là, on n pas le temps. Les règles qui qui président si vous voulez à l'installation du RIP. He on peut quand même dire qu'il y a une il y a une il y a une règle qui consiste à d'abord réunir le double parlement.
Oui. Puis a le diè du de l'électorat aussi réunir. Enfin c'est ce sont des règles qu'il faut assouplir.
Si vous voulez consulter régulièrement la population, il faut que ça aille vite et que ce ne soit pas une usine à gaz hein que vous puissiez consulter rapidement la population. Ça veut dire Jean-Fançois, vous qui connaissez bien ces milieuxl c'est que dans les milieux parlementaires, on a l'habitude de dire non mais si en plus faut réunir tout le monde et cetera c'est que les parlementairire ont tendance à dire non mais c'est trop long quoi. Cette histoire de cette histoire de référendum elle on va dire elle est montée en force avec les gilets jaunes hein.
Une grande partie des de ceux qui ont manifesté tous ceux qui manifestaient sur les ronds-points se sentaient exclus du débat national et se disait après tout personne ne nous parle on demande pas notre avis. Nous sommes des des on va dire des des recasés des recalés de la de la vie politique de ce pays. Qu'est-ce qui se passe depuis ?
Il y a eu le le fameux vous savez les l'opération d'Emmanuel Macron. Ça c'est ce que j'allais vous dire avec des on va dire des doléances qui ont fini dans des placards. Personne n'en a rien fait.
Il y a eu des crises successives. Les gens se sentent toujours les Français en général toujours un petit peu en dehors du coup. Vous avez eu la dissolution ratée qui fait qu'aujourd'hui ce parlement n'arrive plus à voter la moindre loi qui plus est quand elle finit par l'être voté et retoqué en partie peu ou prou par le conseil constitutionnel Richard Ferrand et ses neuf sages.
Donc la vie la vie on va dire démocratique est empêchée aujourd'hui. Donc l'idée est de se tourner vers des référendums. On se demande du coup à quoi va servir le parlement là derrière quoi.
Motler, il a raison Bruno Rota de mettre de mettre ce cette thématique au centre du débat de la présidentielle. Oui, je pense qu'il a complètement raison parce que enfin Jean François qui a dit beaucoup de choses. On a l'impression d'une confiscation du pouvoir.
On est quand même dans une démocratie. Alors effectivement, il y a eu la tendance gilets jaune qui a aussi apporté enfin un mouvement porté un mouvement populiste qu'on voit dans toute l'Europe voire dans le monde entier. Euh je pense que ret populiste et est populaire parce que c'est peut-être populiste mais bon je sais pas très bien ce que ça veut dire forcément négatif he c'est pas forcément non mais enfin derrière ça il y a juste la volonté du peuple en réalitéou mais pour poser quelle question si vous prenez l'immigration est-ce que vous êtes pour contre l'immigration non ça sera pas ça la question ça ça clément bonne est très clair là-dessus et c'est vrai que c'est c'est la conditionn la question doit être très très bien posé de quoi est-ce queon parle vous savez sur l'immigration par exemple une question pourrait être est-ce que vous êtes pour ou contre l'instauration de quotas d'immigration lié à la vie économique du pays.
C'était la proposition phare de Nicolas Sarkozi en 2007. Ça n'a jamais été établi, mise en place. Ça faisait partie d'une récente loi et cet aspect là, cette ce texte là, cette mesure là a été retoquée par le Conseil constitutionnel.
Ah ben oui, c'était une loi de 2024 qui a été, on va dire, euh allégée par les sages. Là, cette disposition des quotas a été refusée par les sage. Donc quelque part, il y a une sorte de blocage institutionnel, hein, en France du fait que certaines lois qui sont même votées dans la configuration actuelle du Parlement sont retoquées.
Donc, redonner la parole au peuple sur certains points où l'a donné au préalable pour on va dire enjamber le Conseil constitutionnel. Je rappelle au passage, ce n'est pas de la politique politicienne, c'est quand même un détail majeur. C'est une proposition, c'est la proposition PH de Marine Le Pen depuis une dizaine d'années.
Donc en fait les uns et les autres quand ils vont vers cette proposition là, ils ne font que valider une proposition soutenue par la candidate du RN depuis 10 ans. Ben pour le moment, on voit bien que dans les chiquers, il y a à la fois Marine Le Pen et en effet Bruno Retaillot puisque c'est lui qui met euh à travers son interview dans le Figaro hier euh qui met ce ce cette thématique au centre du jeu. Mais j'ai envie Mot Coffler de vous faire réagir à à ce qu'on a entendu, ce que dit madame Bron Pivet qui s'érige tout de suite en disant "Oui, mais c'est dans moi je suis garant et et et voilà." Et donc comment vous percevez ça ?
Est-ce que parce que c'est ce que se disent les gens, ils se disent "Oui mais finalement mais oui et puis non mais c'est surtout qu'ils se disent on n'y arrive pas, on narrive pas aller vers le référendum parce qu'il est complexe." Donc là donc Bruno Retaillot a raison de dire que il faut peut-être revoir le système. Oui parce que notre dernière expérience du référendum a été quand même un éche un échec cuisant.
Enfin, on se souvient du référendum 2005. Donc on sait que les référendums, c'est pour ça que Bruno Rotaillot vraiment revoir constitutionnellement le problème. Il a raison parce que voilà, on a on a on avait lancé des idées de référendum ces derniers temps.
Moi, je pense à la à la pétition, vous savez, de Philippe de Villier, vous parliez d'immigration alors qui était illégitime, qui a été considéré comme illégitime parce qu'elle n'était pas publiée sur le site de l'Assemblée nationale, mais il n'empêche qu'il y a eu plus de 2 millions de signatures. Donc, il y a quand même une demande. Il faut un cadre constitutionnel. defler là-dessus c'est peut pas lancer une pétition dont qu'on ne connaît pas vraiment effectivement la c'est vrai qu'il y avait une tendance forte avec celle de Philippe de Viller qu'il faut entendre hein mais là pour le coup c'est ce que disait d'ailleurs Clément Bonne votre invité Jacques Cardose il faut un cadre extrêmement strict et c'est ce que su que ce soit oui c'est ce que porte Marine Le Pen depuis plus de 10 ans hein Bruno Retaillot c'était la question qu'on posait ce matin sur dans le cadre du grand matin de Sud Radio.
A-t-il raison de vouloir multiplier les référendums pour donner la parole au français ? Évidemment, instinctivement les Français, enfin bon c'est c'est c'est le sondage évidemment, ça c'est voilà qui évidemment doit être pris avec recul, mais c'est quand même oui à 87 % et ça donne le sentiment mais on le sait que le référendum c'est quelque chose qui est très populaire dans l'opinion et c'est aussi ça que comprennent pas les gens finalement c'est que à chaque fois qu'il y a une proposition qui paraît évidente, qui est populaire, qui va dans le sens de la démocratie, on oppose quelque chose qui est tout de suite oui mais c'est compliqué Oui mais on peut pas. Oui mais on est garant des des institutions et cetera.
Oui c'est une façon de cloisonner aussi la parole du peuple mais enfin voyez moi je pense que Bruno Rotaillot a a aussi compris que la parole du peuple n'est pas respectée à partir du moment où vous avez un million de personnes qui défilent dans la rue par exemple contre le mariage pour tous et que ces ces millions de personnes ne sont pas entendues. Les gilets jaunes que vous avez cité c'est exactement pareil. Il y a une mobilisation populaire phénoménale.
Pourquoi ? Pour finalement quoi ? Oui, mais attention attention au au risques que comporte ce ce type de de mécanique, on va dire démocratique.
Pourquoi je dis ça ? Parce que d'abord c'est un affaissement du rôle du parlement et c'est pas du tout un propos, on va dire de de journalistes politiques coupés des réalités de Oui. Non, mais si nous élisons des députés et de façon indirecte les grands électeurs et listent des sénateurs.
Est-ce qu'il faut en finir avec ce système ? Je pose la question. avec le conseil constitutionnel est-ce qu'il faut supprimer la Cour suprême parce qu'au fond elle elle fonctionne de plus en plus aux yeux d'une grande partie de l'opinion publique comme une sorte de de on va dire d'entité politique.
Après tout les les les sages, les neuf sages, va pas faire la liste, ne sont pas des des magistrats en réalité. Ce sont ce sont des politiques. Ça c'est la première chose.
Et puis je convoque l'histoire. 1969 le référendum général de Gaul. Il y avait deux sujets.
La fusion entre le Conseil comunique social et le Sénat que que le général appelé de ses vœux et une plus grande décentralisation. C'était une vraie révolution que proposa le général de Gaulle. Les Français ont dit non, ils ont dit dehors Charles de Gaulle.
Voilà, c'était une réponse, on va dire, qui qui qui était qui n'était pas adapté à la question posée. Donc si vous avez un référendum et une question très précise et que les gens sont en colère, est-ce que au fond ça sera la bonne méthode pour consulter le peuple français ? Je n'en suis pas sûr.
Maude, justement, est-ce que c'est pas ça le vrai sujet ? C'est que au bout du compte, on a un conseil constitutionnel dont on sait que il est politisé, que ce ne sont pas des juristes hors ce que l'on attend finalement de ces instances. Ça vaut pour le Conseil d'État et ça vaut pour le Conseil constitutionnel, c'est qu'elle répondent à des à des réponses purement juridiques, purement de droit technique et qu'il n'y ait pas d'opinion.
Non, mais c'est pour ça qu'il faut en fait on parlait à un moment donné, il y a eu un débat sur la suppression du Sénat parce qu'on trouvait que qu'avoir deux parlements ne servit à rien. Moi, je m'interroge sur la suppression du Conseil constitutionnel. Alors, c'est peut-être vous me trouverez peut-être un peu radical ou peut-être que vous serez d'accord, j'en sais rien.
Mais je je trouve qu'à un moment donné quand une une instance qui effectivement euh est habité de personnes qui ont été nommées par le président de la République qui sont là de façon assez illégitime he finalement prennent possession du pouvoir, confisque le pouvoir. Vous vous trouviez enfin vous vous posiez la question de la légitimité de l'Assemblée et du Sénat à partir du moment où on donne la parole au peuple, mais je trouve que déjà en fait ce pouvoir là, cette légitimitél a été confisquée sur plein de dossiers. On parle, on peut parler de la loi immigration de Darmanin comme on peut parler de la loi philippine qui finalement est passée mais initialement le Conseil constitutionnel l'a l'a annulé.
Alors il y a une bonne nouvelle dans tout ça et je rebondis sur ce que vous dites Macofler. Est-ce qu'il faut oui ou non supprimer la Cour suprême ? Je ne crois pas.
Aux États-Unis une Cour suprême ça fonctionne avec plus ou moins de de succès, avec sans doute souvent des des questionnements, des polémiques. Ce que je dis, la bonne nouvelle dans tout ça malgré tout, c'est que les uns les autres se posent la question. Certes Bonot ce matin validé vraisemblablement avec quand même des précautions par votre invité Jacques Cardose Clément Bone donc sur l'autre partie de les chiqu on va dire la bonne nouvelle c'est que il y a une un début de commencement de prise de conscience que la parole des Français n'est pas écoutée et que la diatribe contre les élites ce n'est pas du populisme c'est le constat d'une réalité il y a un pouvoir qui semble rouler pour lui-même.
Il y a des élites, elles sont dans les médias, elles sont ailleurs et puis il y a la majorité des Français qui se disent bah ce que nous on ressent ce qu'on vit, on a on en a pas du tout la traduction dans dans le dans la marche du pays et ça c'est plutôt positif. de Coffleur et Jean-François Aquili, on vous retrouve pour un deuxème débat dans quelques secondes. Je donne les dernières informations concernant les annonces de la ministre de l'agriculture.
Madame Jeunevar vient d'annoncer plus d'un milliard d'euros débloqués pour soutenir l'agriculture, affecté par les canicules et la sécheresse. Ces financements doivent permettre, dit-elle, de soutenir les trésoreries. Donc cet argent ira au trésorerie.
C'est ce que demandait euh notamment les les représentants syndicaux euh afin d'éviter les faillites, de relancer la production. Cela passera par l'indemnisation de solidarité nationale un dispositif de l'État pour compenser les pertes de récoltes liées aux aléas climatiques. Vous pouvez nous appeler d'ailleurs he à sujet 0826 300.
Êtes-vous satisfait ou pas des annonces d'Anvard ? Dans un instant 9h30 c'est la libre antenne mais on retrouve dans une seconde Ma Coffleur et Jean-François Aquili. À tout de suite. 9h10h le grand matin Sud Radio la vérité [musique] en face Jacques Cardose.
On est de retour 9h22 avec Maud Cocofleur et Jean-François Aquili. Dans un instant, on parlera des mesures qu'annonce Annie Jeunev pour le monde de l'agriculture. Plus d'un milliard débloqué essentiellement apparemment pour soutenir les trésoreries de la filière agricole.
Dans le détail, on n' pas encore le détail, on verra mais vous pouvez nous appeler sur ce thème 0826 300. On parlait du Conseil constitutionnel, on parlait de la voie référendaire, on parlait donc de ce référendum qui appelle de ses vœux Bruno Retaillot. Jean-François Aili nous disait également que c'est aussi l'opinion du rassemblement national parce que ça fait partie de son programme et vous pourrez nous appeler également sur ce sujet.
Mais je souhaitais avec vous et Jean-François qu'on aborde la question de Seouta parce que c'est vrai qu'on l'avait un peu oublié. Ça a été évidemment un des grands événements de de cet été. On a été frappé par ce qui s'est passé et ce et ce déferlement dont on connaît pas d'ailleurs toujours exactement les raisons, j'ai envie de dire.
C'est c'est pas très très clair. Euh Maud, vous nous expliquiez euh ce matin euh et c'est vrai qu'on l'avait euh on a été un peu surpris de voir finalement que il y a une partie de l'opinion qui elle-même maintenant se retourne contre le Premier ministre sont les mêmes manifestants que ceux qui avaient manifesté il y a quelques mois hein. Oui.
Oui. Parce que il y a il y a quelques mois en fait Pedro Sanchez premier ministre espagnol avait annoncé qu'il régulariserait 600000 étrangers. C'est quand même colossal sur 1,2 million de demandes d'asile.
Donc c'est pas rien. Ça avait souvé effectivement un petit un petit mouvement de de panique et de de révolte qui s'est poursuivi avec cette ce qui s'est passé à Couta. Donc c'est forcément lié.
Et puis il y a la question de la la protection européenne maintenant en fait. Il y a en fait il y a beaucoup de problèmes problématiques. Intéressant.
Ce qui est intéressant Jean-François, c'est que on a bien vu que une décision d'un européen impacte l'ensemble de l'Europe et on a bien vu dans un premier temps que la plupart des pays étaient dans un premier temps très remonté contre Pedro Sanchez. Alors, vous avez un ensemble qui s'appelle l'Union européenne et vous avez Schingen, c'està dire une fois que vous passez passez la porte d'un des pays, vous circulez librement dans l'ensemble européen. Donc là, c'est la règle qui prévaut depuis toujours.
Je dois rappeler que avant Seouta, il y a eu symboliquement lampéa souvenez-vous depuis le début des années 90, on parle de 5000 10000 entrants régulièrement, il y a même eu un pic en 2023 il y a 3 ans à LP1, on a eu 10000 personnes en quelques jours. Ce phénomène là est européen, il n'est pas nouveau. Il est traité lâchement, je dirais pays par pays. que il y a des accords européens, il y a des accords de de traitement de de la migration globale au niveau européen.
Ce n'est pas traité. En réalité, c'est chacun pour soi. Débrouille-toi.
Et nous découvrons soudain que ce qui se passe chez le voisin et on détourne nos regards on dit "Ouf, c'est pas chez nous, ça concerne l'ensemble. En réalité, ça n'est pas traité. Mais ça fait combien de temps que ça dure ?
Des décennies ? Oui. Non, non, mais vous avez raison mais ça n'est pas traité.
Mais en même temps, vous l'avez dit vous-même, il y a eu l'ampedusa. On nen parle plus de l'empéusa. Pourquoi ?
Est-ce que les les est-ce que les mesures qui ont été prises par les gouvernements italiens finalement ont été efficaces ? Bah, je crois qu'elles l'ont été mais il y a quand même une conséquence à l' Pedusa même si après un certain temps, parce que l'Europe a quand même voté un ensemble de lois. Alors, il y a eu le pacte migratoire et il y a ce qui permet aujourd'hui de renvoyer plus facilement des personnes entrant sur le territoire européen dans des pays qui ne sont pas en guerre.
Alors, il y a tout un tas de de circonstances de de coches à caser de de cases à cocher plutôt. Mais donc, il y a eu des conséquences. Mais en même temps, on voit que à outa, c'est-à-dire je pense à peu près un mois après que tout ça a été voté au Parlement européen, bah on a un déflement de 70000 personnes qui arrivent par une porte d'entrée, une espèce de de d' enfin, on comprend même pas comment ça a pu se produire.
Probablement avec le le l'ord d'une certaine façon. En tous les casceptation l'acceptation du du gouvernement marocain. C'est-à-dire que le Maroc n'a pas a quand même laisser passer.
Il y a même eu des images qui étaient très explicites où on voyait des policiers qui approuvaient le fait que des Marocains des policiers jetaient des pierres sur des Marocains qui tentaient de rejoindre le Maroc. [grognement] Ouais. Oui.
Oui. Ou oui. Non mais c'est pour ça que c'est Non mais de toute façon personne n'a de doute sur le fait que vous ne quittez pas vous ne quittez pas comme ça le Maroc sans au moins un accord de de la police marocaine.
On est bien d'accord ce qui frappe l'imagination mais ça a été dit c'est que vous évoquez 70000 personnes Maot Coffler. Je crois qu'il en reste entre 5 et 10000. Les autres sont repartis.
Il faut quand même rappeler que que Seouta c'est c'est une enclave de 18 km². Vous avez 4500 personnes qui vivent au mère car vous avez 83000 habitants. Vous avez d'un coup en en quelques heures l'équivalent de la population d'une d'une enclave qui arrive qui déboule comme ça.
C'est c'est ça frappe l'imagination mais en réalité c'est out de façon plus on va dire plus classique plus régulière plus diffuse c'est ce qui se passe à nos frontières européennes dans différents pays de façon régulière et clandestine. hélas tout au long de l'année et et le problème de de l'immigration massive et clandestine n'est toujours pas réglé par idéologie aussi par romantisme alors qu'il suffirait d'être réaliste et et même très très humain avec ces questions-là pour commencer à régler effectivement le problème. Oui.
Et d'autant que euh ça fait partie des discussions des 27 en juillet au moment de la crise de C'est euh et ça n'a pas abouti. Il y a cette idée de hubes ces zones qui sont installées à l'extérieur de l'Union européenne dans lesquel les les migrants illégaux seraient renvoyés. Sur ce point-là, mode coffleur, il y a pas la majorité pour le moment au sein des 27 même si l'idée avance.
Ouais, c'était l'Italie, je crois, qui avait proposé ça initialement, la Hongrie qui a suivi avec le Danemark. C'est assez rigolo d'ailleurs parce que ce sont des sujets des pays qui sont pas forcément impliqués à part l'Italie bien sûr dans ces ces flux migratoires en tout cas qui sont moins impacté. Euh après, est-ce que ça ça a été ça a été voté par le Parlement européen, ce qui est déjà une énorme avancée, mais de fait tous les pays n'appliqueront pas.
Euh, beaucoup de pays s'y opposent encore et euh c'est là aussi qu'on voit le le manque de alors de solidarité, je sais pas, de cohésion euh européenne, euh mais c'est là aussi qu'on peut se poser la la question de l'existence encore de l'Europe des nations. H vous savez, je je me permets, si vous le permettez, si vous êtes d'accord, Jacardo, j'ai convoqué une personnalité qui a récemment disparu, c'est Xavier Emmanuelli qui est quand même un homme au-dessus de tout soupçon. Il était l'inventeur du SAMU social.
C'était un homme très humaniste et et il était aussi un excellent ministre, un grand ministre sous Jacques Chirac. Que me disait Xavier Emmanuel, j'ai bien connu, j'en avais fait le portail dans un magazine. Il disait il faut avoir un langage vérité sur le le le migrant, il faut créer des hot spots.
Il disait bien cela dans les pays de départ en accord si possible avec les pays de départ et ça peut se faire. et il disait, il ne faut pas hésiter à employer ce verbe. Il l'a dit, je l'ai écrit, il faut trier les personnes qui veulent rentrer.
Toi, tu rentres, toi, toi, tu sors, disait-il. Ça s'appelle une immigration choisie. Et oui, et il dit, il faut être réaliste.
Les personnes qui sont menacées ou malades, on peut les aider. Celles qui n'ont rien à y faire dans les pays de d'accueil soi-disant, elles restent dans leur pays d'origine. Il faut être réaliste avec ces questions pour éviter tant de souffrance.
C'est ce que disait Xavier Emmanueli. Est-ce que aujourd'hui Jean-François parmi les candidats je parle pas des des candidats les plus à droite évidemment pour eux on connaît leur leur opinion mais pour tous ceux qui sont dans le bloc central alors je sais bien que c'est pas c'est pas seulement le bloc central mais c'est aussi une partie de la droite la gauche. Voilà.
Est-ce que il y a est-ce qu'on a évolué sur cette idée-là ou est-ce que vous sentez encore des freins ? Alors, il y a une gêne à gauche sur la question de la migration parce qu'au fond quand vous voyez les déclarations ne serait-ce que du maire de Paris qui disait qui a dit dans une phrase "Je serai toujours au côté des ceux qui souffrent des migrants." D'accord.
Il y a un principe de réalité les personnes présentes, il faut leur venir en aide. À votre micro d'ailleurs. Oui.
Les personnes qui sont là, il faut leur venir en aide. Évidemment, il ne faut pas les laisser dans la nature. Le problème de de nos démocraties, c'est qu'elles ne savent pas accueillir.
Et le problème, c'est que j'en reviens à la case départ, c'est-à-dire que je verrai pour répondre à votre question, nous verrons si les candidats divers et variés, quel que soit le bord politique, à droite, on y va plutôt, mais à gauche, c'est plutôt réticent, vont vers ce cette immigration choisie qui n'a rien de scénique, hein. C'est c'est aussi une façon de bien accueillir les personnes qui veulent entrer. Évidemment, évidemment.
Merci infiniment Modo Coffler et Jean-François Aili pour ce premier grand débat du vendredi et bien sûr on aura l'occasion de vous retrouver dans un instant. C'est la libre antenne 0826 300. Vous n'hésitez pas, vous nous appelez, on parle notamment agriculture.
À tout de suite de vous retrouver pour la vérité en face, vous le savez, vous avez la parole 0826 300 [musique] 300, il est 9h35 sur Sud Radio. Il y a quelques minutes, la ministre de la l'agriculture Annie Jeunev a annoncé ses mesures pour les le monde agricole. 1 milliard d'euros seront débloqués, dit-elle.
Ces financements doivent permettre de soutenir les trésoreries, d'éviter les faillites, de relancer la production. 1 milliard d'euros d'argent nouveaux. Oui, on s'en doute.
Un effort [musique] très conséquent, dit-elle, qui passera par l'indemnisation de solidarité nationale. C'est un dispositif qui est [musique] compensé à à qui est censé compenser les pertes des récoltes. Évidemment, on est avec vous et vous nous appelez au 0826 300 pour savoir ce que vous en pensez.
Et on est avec Philippe. On accueille Philippe. Oui, bonjour.
PHP bonjour Sud Radio. Bonjour, soyez le bienvenu. Vous nous appelez de Casillac.
Des Casiac au nord du Lotte. Voilà au nord de la région Occitanie. Qu'est-ce que vous en pensez de ces annonces ?
Et ben, on en pense c'est des annonces qui font bien et pas bien parce qu'on sait pas comment ça va être appliqué quoi. Ça va être très compliqué l'application de ce processus parce qu'on a eu déjà des aides, vous savez les mois [raclement de gorge] derniers, les mois d'avant, on a eu des aides sur le département du Lotte. Il est arrivé 1400 €.
Et ces 1400 € sur 1300 agriculteurs, ils savaient pas comment le répartir. Ils ont fait tourner les ordinateurs en boulinette et il fallait avoir 107 hactares minimum pour toucher 800 €. Donc il y a quelques une centaine d'exploitations qui ont touché ça et il fallait avoir 50 % de terre arables.
Donc ça fait peur parce que j'ai peur que on est en train de diviser le la structure agricole. On a pas besoin de ça parce que déjà on s'éparpille et je je voudrais pas que qu'on divise encore cette ralité. avec ses formes annoncées fénal quoi.
C'est un peu la peur que que j'ai quoi. Voilà. Je comprends, je comprends.
Philippe, mais pourquoi les chambres d'agriculture ne peuvent-elles pas aider pour faire remonter au ministère très précisément ? Quelles sont les exploitations qui ont en qui ont le plus besoin de trésorerie ? Si si, les central de culture font un travail remarquable là-dessus.
On a des gens qui sont compétents pour faire ce genre de chos avec la DDT. Mais euh après il y a les enveloppes qui vont arriver dans chaque département, elles seront définies. Il va y avoir une enveloppe selon par département.
Je sais pas comment ça va fonctionner quoi. Mais [raclement de gorge] euh ça dépend les départements. La la par exemple nous le Lotte, on est en polyculture élevage.
On a aussi bien de la vigne, de la maréchée, de la de l'élevage, on a voilà un peu de céréales. C'est c'est ces départements là qui sont tou parce qu'on a par exemple sur mon secteur, on a pris 50 mm depuis le 30 avril par exemple. Vous vous exploitez quoi ?
Vous avez qu'est-ce que on est des vaches ? fait du vaolet on a une centaine de m en vaé voilà on va sur les tentes, on est tout à l'herbe on donne on donne la la l'alimentation au bétail qu'on en plein hiver depuis le 10 juillet quoi. Voilà depuis 10 juillet est-ce que vous êtes comment comment vous êtes touché par par la canicule et par cet été qui a été on est touché comme tout le monde.
On est touché comme tout le monde. Que ça soit dans l'élevage, dans la vigne, dans l'arb dans la céréale, on est touché partout. Là où je m'indigne un peu, je vais vous dire, tout le monde dit comme moi, c'est que aujourd'hui euh tout le monde met de l'inflation partout.
Euh la paille vaut cher, le foin vaut cher, les réparations vaut cher, le matériel vaut cher, les industriels, les les marchands de matériel, ils ont mis 30 % de hausse partout partout partout partout. Et vous voyez hier, hier le monsieur qui rigolent et ils savent qu'il y a un milliard d'euros qui arrivent. Alors euh tout le monde met de la Rosse sans savoir ça va pourquoi par exemple il y a rien qui augmenté mais ça augmenté quand même.
Vous savez le le kil de tomate à 850 aujourd'hui. Mais l'agriculteur le vair à 850 le kil de tomate hein. Il le vend 1,50 € ou 1 € alors vous rendez compte un peu tout le monde toujours pareil sur le dos de l'agriculture l'agriculture l'agriculture.
Donc ça c'est quand même pas bon. Ça c'est quand même pas bon. Ou et les marges les marges ne changent pas non plus.
Donc voilà. Donc en fait c'est beaucoup d'argent payé par le contribuable, mais c'est aussi de l'argent qui part finalement ailleurs quoi. Dans des dans des gros groupes, dans des gros groupes et qui ont la main.
Par exemple, les concessionnaires, les concessionnaires c'est trois quatre gros groupes. L'alimentation l'alimentation c'est deux trois grands groupes que je peux pas citer que tout le monde connaît. Donc chaque fois qu'il y a des choses pareilles, tout le monde met de l'infion parce que le gazoile vaut cher, parce que le transport vaut cher et au dos le final le tondu, c'est la la le premier maillon de la chaîne, c'est l'agriculteur qui est tendu parce que même si on lui annonce un milliard, mais il a tellement eu de roses avant sur la paille, le foin, l'engrais, les produits citaux, le tout tout vous voyez les les les organismes qui travaillent pour nous, le centre de gestion tout ça, tout prendre du 10 % les assurances, 15 % par an, vous voyez.
Donc à un moment euh on est on est on revient au même point. On revient au même point quoi. Voilà.
Oui. Oui. Oui.
Et puis euh Philippe vous êtes enfin il y a 350000 exploitation et tout le monde n'a pas les mêmes besoins. Il faut aussi le le dire. Exactement.
Exactement. Vous prenez ça ça je suis pas jaloux mais par exemple même s'ils ont eu des revenus qui ont été en baiss sur le cognac quand vous prenez la marche à l'ctare sur dans l'élevage en étant sérieux on va pas lescri mais c'est pas la même chose. Je suis pas jalou de je il faut être sérieux.
Il faut être sérieux un peu quoi. Voilà. Ouais.
Alors, on va on va vous restez avec nous Philippe de de Casillac, vous êtes dans dans le Lotte. On est avec on accueille Éric. Éric qui il nous appelle de Tarbe.
Bonjour Éric. Bonjour. Bonjour.
Soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous également été touché. Comment avez-vous été touchés justement ?
Ben le problème nous c'est que c'est qu'on est touché mais on n'est pas touché en 2026. On est touché depuis depuis 2 3 ans. Moi sur 35 hectares arables, j'ai pu en semer que la moitié.
Vous voyez, j'en ai semé que la moitié parce que ben parce que les intrans sont trop chers parce que et bon, il parle de la c'est fait d'annonce là si tienen c'est ça va soigner ça va soigner une plie. Mais le problème de fond c'est quoi ? C'est c'est le nous on vend le le ce pertes qu'on va avoir, on va les vendre avec des prix imposés par nos coopératives.
C'est toujours la même histoire. C'est c'est nous, on est le dernier le dernier des derniers. Euh c'est nous qui payons ça.
Pour payer, on paye. Alors, on attend, hein. J'attends moi qui moi je suis en grande difficulté.
Euh moi je peux pas je peux pas payer j'ai pas pu payer mes euh mes crédits 2025 2026. Euh moi j'ai les huers sur le dos. Euh elle peut faire des annoncés comme elle veut là.
Elle peut geler ce qu'elle veut. On va voir. On va voir.
Moi que moi il me gèle rien du tout. Moi he combien il vous faudrait combien pour repartir sur le milliard ? Vous demandez combien vous ?
Moi personnellement il me faudrait il me faudrait 3000 €. Ouais. Moi l'an dernier, il me manque 20000 € pour rembourser pour rembourser ce que j'ai pas pu livrer. 20000 € que je devais au aux coopératives.
Donc 30000 pour revenir à zéro en fait hein. C'est ça. Oui mais bien sûr.
Bien bien sûr. Mais je les aurai jamais. Je les aurai jamais comme d'autres.
Vous avez fait la demande ou fait la demande à la chambre d'agriculture. Absolument pas. Absolument pas.
Il y a chez nous il y a moi j'ai aucun retour. Moi j'ai aucun retour. J'ai fait même appel à des des psychologues.
Euh c'est c'est impossible, ça marche pas. C'est du cinéma que que j'entends moi. C'est tout ce qu'elle fait.
C'est tout. Parce que pratiquement pratiquement moi je je suis confronté à tout ça et il y a il y a personne il y a personne a personne au bout du fil. On va faire réagir Philippe.
Éric, vous restez avec nous. Philippe, qu'est-ce que vous en pensez lorsque vous entendez qu'Éric bah il a du mal à se faire entendre. Il a besoin de 30000 € et l'information ne passe pas.
Mais mais bien évidemment et le calériic malheureusement il est pas unique. Il est pas unique. Il y en a des milliers des milliers comme ça.
Et moi j'ai peur j'ai peur ce qui que perde encore de la production agricole et qu'on va vers une vers une un un un un dégraissage du du moule du moule agricole et que dans ce pays on on va plus rien produire. On va on va importer beaucoup à des prix aujourd'hui qui sont classiques mais qui vont être très chers parce que chaque fois qu'il va y avoir un conflit dans le monde, on va tout va augmenter. Bien sûr, les autres ils vont nous le vendre hein, les Espagnols ou le Brésil, tout ça, ils vont nous le vendre.
On voit bien que la viande qui rentre du mer sû euh fait baisser les prix chez nous ou alors stationner. Euh donc on va perdre du du monde agricole et on va on va vers au lieu il faudra investir sur des Canadaires parce qu'on va avoir des méga feux. Vous savez ce qui s'est passé dans les incendies.
Malheureusement avec tout ces malheurs qu'on a eu, on en aura de plus en plus parce que les terres agricoles vont plus être entretenus et le tourisme le tourisme est là aussi. Euh moi je comprends pas que l'État l'État l'État français ne protège pas la santé, la nourriture et la sécurité. On est d'accord.
Voilà, c'est trois points que on devrait même pas on devrait même on devrait même pas avoir besoin de rien demander. Ça devrait couler de sources. Couler de sources.
L'agriculture c'est se nourrir, la protection c'est la sécurité pour nous et nos enfants et la santé pour se soigner. Après le reste le reste les gens ils travaillent. Laissons les gens libres travailler.
Laissons les gens libres travailler. Arrêtons tous ces les serfa et tout ça là. Vous savez vous savez ce que j'ai proposé ?
Vous savez ce que j'ai proposé ? Je je peux vous le dire ? Allez-y.
Vous savez ce que j'ai proposé ? Si on veut sauver l'agriculture, mais c'est urgent urgent. Il faut faire comme on a fait pour la la Notre Dame à fa voter une loi d'urgence. une loi d'urgence en disant qu'on arrête tous les tous les appels d'or pour faire les travaux que dans les de mois on peut démarrer les travaux et il faut qu'on fasse ça pour l'agricure.
On arrête toutes les règles agricoles, les empêchements, les machins, les autorisations, les trucs, les les trucs les machins, les ailes, les plans d'eau et tout. On laisse l'agriculture se développer pendant 5 ans et en 5 ans, on remet les règles qu'on a besoin et on remet à flot l'agriculture. On se donne 5 ans mais on arrête toutes les règles inion contraire.
Je serais tout à fait d'accord avec vous mon cher Philippe. Merci infiniment Philippe de Casillac et Éric de Tar de nous avoir fait ressentir votre et partager votre sentiment après cette annonce. Danine Junevard de débloquer un milliard d'euros à l'évidence, on l'a compris, c'est loin de suffire.
Dans un instant, vous nous appelez 0826 300, on aborde la question de la voix du référendum qui est proposé par Bruno Rotaillot qui est reprise également. C'est une idée du Rassemblement national mais qui euh bah qui connaît des blocages forcément et on en parle avec vous à tout de suite. Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face, Jacques Cardose.
Et vous nous appelez au 0826 300 parmi les sujets que l'on développe ce matin dans le grand matin, il y a l'idée de Bruno Retaillot qui fait beaucoup parler, qu'il a défendu hier et publié dans le Figaro d'hier matin et depuis et bien s'expriment sur ce sur ce sujet. On était avec Clément Bone qui était l'invité du grand matin sur Sud Radio qui n' qui dit que c'est vrai c'est vrai que selon lui le référendum n'est pas suffisamment utilisé. On est avec Frédéric.
On accueille Frédéric qui nous appelle de de Paris. Bonjour Frédéric. Oui, bonjour Jacques.
Bonjour tout le monde. Euh soyez le bienvenu sur Sud Radio. Vous souhaitiez réagir à cette idée de Bruno Retaillot.
Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Oui, tout à fait. Moi je trouve l'idée excellente, j'irais personnellement, j'irai plus loin si j'étais président, j'irai plus loin.
Je reviendrai à la constitution d'origine du général de Gaulle, celle de 58 dans sa version de 1958 parce que je crois qu'elle a été changée, il me semble 29 fois par les différents présidents pour des petits arrangements entre amis et cetera. Je reviendrai donc sur la version de 58 mais en modifiant quand même, en la modernisant notamment cette idée du référendum d'appeler au peuple quand le Conseil constitutionnel censure une décision de l'Assemblée qui est qui sont les représentants les députés qui sont les représentants du peuple. Demander l'avis du peuple c'est une bonne idée à savoir si on maintient le conseil constitutionnel ou pas puisque c'est une création de 58, il existait pas avant mais bon ça c'est un autre débat.
Ensuite, élargir le champ du référendum. Il est trop restrictif actuellement dans son écriture de l'article 11, beaucoup trop restrictif. Euh ajouter le fait aussi que le droit français que rien n'est supérieur au droit français de manière à ce que de toutes parts, notamment de l'Europe, on vient pas nous dire "Non, vous pouvez pas ceci, non, vous pouvez pas cela.
Non, le droit français, rien n'est supérieur à lui. Et ensuite supprimer le privilège royal dont bénéficie encore les magistrats de la République, c'est-à-dire celui de euh d'irrévocabilité, d'irresponsabilité, les mettre comme tous les autres citoyens, responsables de leurs actes, responsables de leurs décisions, ce sont les ministres, les policiers, les gendarmes, les militaires [raclement de gorge] et les citoyens. Ça c'est un privilège qui date du code de Louis de de 1670 de Louis XIV.
Donc ça peut-être que on peut le y revenir sur ce privilège. Frédéric qui vous dites beaucoup de choses, c'est très intéressant. Euh d'abord la question de la version de 58.
Qu'est-ce qui vous fait dire que la version de 58 est plus intéressante que celle qui est qui a été amendée que celle qui ont au pluriel qui ont été amendées après ? parce que celle de 128 avait une logique, une logique d'un état fort. C'était la logique du général de Gaul.
La priorité c'est le c'est l'État. Hm. La seconde priorité c'est la France.
Et la troisème priorité c'est le droit s'il ne contrevient pas aux deux premières priorités. Or [raclement de gorge] depuis 58, on a fait beaucoup de changements pour faire une bascule. Euh le droit est arrivé en tête numéro euh numéro 1.
Maintenant la priorité c'est le droit et les intérêts de l'État et les intérêts des Français passent après cette priorité du droit. Ensuite, il y a eu des petites des arrangements sur les élections. Il y a eu beaucoup de petites modifications ici à droite à gauche.
Euh le le fameux aussi principe de précaution, je crois que c'est monsieur Chirac qui l'avait mis. Euh ce principe de précaution nous fait beaucoup de mal puisqueà cause de ça, il y a beaucoup de choses qu'on ne peut plus faire, qu'on ne peut plus lancer, des projets qui peuvent plus être lancés à cause de ce principe de précaution. Voilà, ça c'est des choses qui n'avaient pas été intégrées par le général de Gaulle parce que lui il avait dans sa vision une France forte qui était qui se posait entre les deux grands blocs.
Revenir à ça, on va accueillir Éric qui nous appelle également de messe. Bonjour Éric. Bonjour Jacques.
Vous souhaitiez réagir également à la proposition de Bruno Retaillot ? Oui, écoutez, je vais être beaucoup moins technique que que Frédéric mais tout simplement dire que vous savez les promesses de campagne, on va en entendre beaucoup. Retaillo commence.
Atal, je crois Edward Philippe avait parlé aussi de référendum, de possibilité d'en faire. Mais les promesses, vous savez, vous connaissez la dage, elle n'engage que ceux qui les écoutent. La dernière fois qu'il y a eu un référendum, malgré le matraquage médiatique, ça s'est mal passé.
Enfin, la France a voté non. Donc je pense que les les politiciens aujourd'hui, ils sont pour le référendum avant d'être élu. Une fois que le peuple s'est prononcé notamment aux élections présidentielle, bah le peuple, les français n'ont plus le gros chapitre.
Donc moi, j'y crois pas. J'y crois absolument pas. Éventuellement peut-être madame Le Pen, mais ça fait 10 ans qu'elle en parle, elle a pas encore eu l'occasion d'exercer quelcon quelconque pouvoir.
Mais mais sincèrement, j'y crois absolument pas. C'est encore une fois des promesses de campagne pour moi. Ouais.
Bah et en plus, c'est vrai que c'est ce que nous rappelait Jean-François Achili ce matin, c'est aussi que le mécanisme est tellement complexe parce qu'il faut réunir les deux parlements, ensuite il faut des pourcentages, enfin et cetera et cetera. C'est le chemin est très long. C'est aussi pour ça que c'est c'est très compliqué.
Oui, mais si on avait vraiment envie de donner la parole au peuple, bon, on pourrait peut-être simplifier ce ce chemin traînant dont vous parlez. C'est c'est ce que propose précisément Bruno Retaillot et je pense qu'on a pas fini d'en d'en parler parce que effectivement c'est une question qui qui crpe pas mal. Merci en tous les cas Éric et Frédéric d'avoir participé à à ce débat dans la vérité en face.
J'accueille Stéphanie de Muru. Bonjour Stéphanie. Bonjour Jacques.
Comment ça va ? Dernier jour de la semaine, vous avez survécu. Bonour.
Oui, j'ai survécu [rires] à la première semaine. Euh comment allez-vous ? Bien.
Et ben écoutez bien. Moi aussi j'ai survécu. Ça va, ça va.
Et puis ben c'est vendredi donc on est un petit peu plus dans la détente, on va vous parler dans la vendredi. Exactement. Et pour certainement les gens qui nous écoutent, sauf ceux qui travaillent en horaire décalé le weekend, on pense à eux évidemment les infirmiers, certains artisans, on les embrasse et on pense fort à eux.
Écoutez Sud Radio. Alors ce matin, on va parler de Céline Dillon. Ouais.
Puisqu'elle arrive, elle arrive. Céline, premier concert en France, c'est le fait des répétitions cette semaine. Ah bah oui, vous avez vu la folie.
C'est incroyable. Vous allez y aller vous ? Euh non non.
Moi c'était cher hein. Vous coûtez votre paye de de sud radio du mois. Attention.
Euh en tout cas la il y a une étude qui dit que ça rapporte ça peut rapporter jusqu'à 1 milliard. Je crois que si Sébastien le Cornu entend ça, il va aller voir Céline Dion pour combler le déficit. Ouais.
Oui. Ça joue même sur la croissance française. On en parle en tout cas, on aura des fans en ligne et puis après il nous faut plus de Séindion coup.
Ah oui, ça c'est sûr. Mais bon, il y en a qu'une. Il y en a qu'une.
Après, on parlera de ce sujet un tout petit peu plus sérieux quand même avec nos débatteurs. Faut-il passer outre le Conseil constitutionnel ? Vous en avez parlé aussi.
Les Français aimeraient bien ou il y a une bonne privée un peu moins mais voilà. Pourra-t-on échapper hausse d'impôts, plein de sujets auxquels évidemment vous pouvez prendre part. 0826 300.
Et c'est le 10h30 dans un instant avec Stéphanie de Muru. Je vous souhaite à tous un excellent weekend. Je remercie Juliette Ropol et Joseph Ruis d'avoir beaucoup contribué à ces grands matins.
Merci à John à la réalisation et à Emmanuel Galasso qui était à la fois au micro et au standard. Et oui, on est comme ça sur Sud Radio. Allez, très belle journée à vous.
Ah.
Bruno Retailleau