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InterviewRTL (sur YouTube)· 25 janvier 2015 30 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

Xavier Bertrand, invité du Grand Jury, dimanche 25 janvier 2015 - Partie 1 - RTL - RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 34 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteÉludée

    Est-ce que vous êtes globalement d'accord avec ce qu'a dit le Premier ministre cette semaine ? Y a-t-il en France une situation d'apartheid ?

  • 2:42FerméeRéponse directe

    Les mots de guerre, vous reconnaissez, Emmanuel Valls, le mérite de l'avoir prononcé ?

  • 3:08RelanceÉludée

    Est-ce que sur le diagnostic, vous êtes d'accord avec lui ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Dans les quartiers, pour remédier à la ségrégation, il parle de changer le peuplement du logement social. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que la mixité sociale est une réponse à une certaine radicalisation ?

  • 7:05RelanceRéponse partielle

    Pourquoi, lorsque vous étiez ministre, avons-nous dû sacrifier la sécurité des Français en diminuant de 12 000 postes les effectifs de gendarmes et de policiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « nous sommes en guerre. Nous ne sommes pas en guerre depuis le 7 janvier. Nous sommes en guerre depuis bien plus longtemps. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « C'est de la communication politique et personne ne s'y trompe. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « il y a des ghettos dans notre pays. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Rappelez-vous Trappes, c'était à l'été 2013. Un contrôle d'identité. Une femme qui portait la burqa. Et aussitôt, des émeutes. »
  • 7:36InvitéChiffre
    « que le nombre de gendarmes, soyons concrets, et le nombre de policiers ont été, les deux, réduits de 12 000 personnes ? »
  • 9:57Invité politiqueFait
    « Économies ailleurs. Mais quand on fait la guerre, on trouve l'argent. »
  • 10:08Invité politiqueFait
    « une idée qu'avait eue David Douillet sur la question de la mise en réserve des crédits pour les utiliser, pour ne pas baisser notre niveau de sécurité. »
  • 14:02Invité politiqueFait
    « il va falloir mettre un terme, déjà faire reculer pour ensuite un jour faire disparaître les trafics de drogue. »
  • 19:38Invité politiquePromesse
    « Je veux un service national obligatoire. »
  • 24:48Invité politiqueChiffre
    « Cette proposition représente un coût budgétaire d'environ 1,5 milliard d'euros par an. »
  • 27:46Invité politiqueChiffre
    « Vous avez à peu près 20 000 enfants qui ne vont pas à l'école. »
  • 29:48Invité politiqueFait
    « Ça ne suffit pas. »
  • 29:50Invité politiquePromesse
    « il faudrait condamner des parents pour l'absence de leurs enfants à l'école. »
  • 29:55Invité politiqueFait
    « Pourquoi ils ne les envoient ? Il n'y a aucune raison à ne pas envoyer ces enfants à l'école de la République. »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand65 %
  • Invité12 %
  • ?10 %
  • Présentateur7 %
  • Invité 25 %

≈ 68,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Le Grand Jury, RTL, le Figaro, LCI. Invité ce soir, Xavier Bertrand, député maire UMP de Saint-Quentin. Le débat est dirigé par Jérôme Chapuis. Bonsoir et bienvenue dans le grand studio de RTL pour ce Grand Jury dont vous êtes l'invité, Xavier Bertrand. Bonsoir. Bonsoir. A mes côtés pour vous interroger, Alexis Brézé du Figaro, Éric Revelle d'LCI. On va parler

0:29
Locuteur

avec vous bien sûr

0:30
Présentateur

des élections législatives en Grèce. Victoire annoncée du parti Syriza. On va y revenir dès que les résultats seront définitifs. Je voudrais qu'on évoque d'abord

0:38
Locuteur

ce

0:39
Présentateur

qui s'est passé en France il y a 15 jours, la suite des attentats. Plus on s'éloigne d'un événement, plus on est porté à s'interroger sur ces causes profondes. Et c'est un peu ce que fait la classe politique depuis quelques jours. École, logement, ville, police, sur le diagnostic, comme sur les solutions. L'Union nationale n'empêche pas les débats. Xavier Bertrand, est-ce que vous êtes globalement d'accord avec ce qu'a dit le Premier ministre cette semaine ? Y a-t-il en France une situation d'apartheid,

1:09
Locuteur

c

1:09
Présentateur

'est-à-dire de ségrégation de fait

1:10
Locuteur

? La

1:11
Xavier Bertrand

première des choses, c'est que nous sommes en guerre.

1:15
Locuteur

Nous

1:15
Xavier Bertrand

ne sommes pas en guerre depuis le 7 janvier.

1:17
Locuteur

Nous

1:17
Xavier Bertrand

sommes en guerre depuis bien plus longtemps. Contre les terroristes djihadistes.

1:22
Locuteur

Qui

1:22
Xavier Bertrand

ont décidé,

1:23
Locuteur

pas

1:24
Xavier Bertrand

seulement de nous faire peur,

1:26
Locuteur

pas

1:27
Xavier Bertrand

seulement de nous faire mal, mais de remettre en cause ce que nous sommes. Et leur objectif final,

1:32
Locuteur

c

1:32
Xavier Bertrand

'est de créer les conditions d'une guerre civile sur notre territoire. Quand il y a une situation de guerre,

1:36
Locuteur

on

1:37
Xavier Bertrand

se serre les coudes. Quand il y a une situation de guerre, on regarde ce qui est essentiel.

1:42
Locuteur

La

1:42
Xavier Bertrand

nation, le cadre républicain. Et j'aime mon parti,

1:46
Locuteur

mais

1:47
Xavier Bertrand

j'aime encore plus mon pays.

1:48
Locuteur

Et

1:48
Xavier Bertrand

cela nous amène à un niveau de responsabilité,

1:51
Locuteur

peut

1:51
Xavier Bertrand

-être sans pareil pour notre génération politique, mais il faut savoir ce qui se passe en ce moment. Vous évoquez le risque de guerre civile. C'est l'objectif des terroristes.

2:00
Locuteur

C

2:01
Xavier Bertrand

'est l'objectif des djihadistes

2:02
Locuteur

qui

2:03
Xavier Bertrand

veulent remettre en cause notre mode de vie, nos libertés fondamentales, ce que nous sommes.

2:09
Locuteur

Et

2:09
Xavier Bertrand

ils le font par le terrorisme à l'extérieur de nos frontières. Mais il y a aussi des ennemis de l'intérieur qui, sur le territoire, veulent encore une fois nous casser et nous détruire. Alors ce sera eux ou nous. Alors c'est eux qu'il faut détruire.

2:23
Locuteur

Par

2:24
Xavier Bertrand

des moyens qui relèvent de la sécurité,

2:26
Locuteur

de

2:27
Xavier Bertrand

la lutte contre le terrorisme,

2:28
Locuteur

mais

2:29
Xavier Bertrand

aussi par d'autres moyens. Alors

2:30
Présentateur

on va évoquer

2:31
Locuteur

peut-être pour commencer, parce qu'on va évoquer la sécurité,

2:34
Xavier Bertrand

Xavier Bertrand. Je

2:34
Locuteur

plaide pour ma part,

2:34
Xavier Bertrand

pas seulement sur le côté sécuritaire qui est important, mais sur une véritable offensive républicaine.

2:39
Présentateur

Alors

2:39
Locuteur

précisément,

2:41
Xavier Bertrand

sur

2:41
Présentateur

toutes ces questions, Alexis Brézé.

2:42
Invité

Oui, ces mots de guerre, vous reconnaissez, Emmanuel Valls, le mérite de l'avoir prononcé, ce mot de guerre ?

2:49
Xavier Bertrand

Évidemment. Chacun s'accorde à reconnaître la situation dont il s'agit.

2:53
Locuteur

Et

2:53
Xavier Bertrand

ce n

2:53
Locuteur

'est

2:53
Xavier Bertrand

pas parce qu'on a utilisé des armes de guerre.

2:56
Locuteur

Ils

2:57
Xavier Bertrand

veulent nous détruire. Ce sera leur liberté ou la nôtre. Alors

3:00
Locuteur

c'est la nôtre qu'il faut préserver.

3:02
Présentateur

Alors offensive républicaine, dites-vous. Emmanuel Valls, lui aussi, a évoqué un certain nombre de mesures. Il a parlé d'apartheid. Là encore, je repose ma question. Est-ce que sur le diagnostic, vous êtes d'accord

3:12
Xavier Bertrand

avec lui

3:13
Locuteur

? La

3:14
Xavier Bertrand

première des choses,

3:15
Locuteur

c

3:15
Xavier Bertrand

'est que je dis au Premier ministre, comme à tous les responsables politiques, halte à la surenchère verbale.

3:20
Locuteur

Nous

3:20
Xavier Bertrand

n'avons pas besoin

3:21
Locuteur

de

3:22
Xavier Bertrand

phrases ou de mots-chocs.

3:23
Locuteur

Nous

3:23
Xavier Bertrand

avons besoin de politiques-chocs.

3:26
Locuteur

Je

3:26
Xavier Bertrand

pense qu'il faut bien comprendre aujourd'hui. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des actes forts. Alors

3:31
Présentateur

précisément, quand il parle d'apartheid, derrière, il prône une mesure. Il parle de politique de peuplement.

3:37
Locuteur

C

3:37
Présentateur

'est peut-être ça que vous appelez une politique-chocs. Dans les quartiers, pour remédier à la ségrégation, il parle de changer le peuplement du

3:48
Xavier Bertrand

logement social, par exemple. C'est de la communication politique et personne ne s'y trompe. Emmanuel Valls a envie, besoin de parler à sa gauche. Ça n'est pas possible aujourd'hui ? Mais attendez, l'apartheid de la France n'est pas l'Afrique du Sud.

4:01
Locuteur

Mais

4:01
Xavier Bertrand

il y a des ghettos dans notre pays. Le peuplement dont il parle, aussitôt s'est décodé par la mixité sociale.

4:07
Locuteur

Aujourd

4:08
Xavier Bertrand

'hui, il faut bien comprendre. Que nous avons besoin, déjà,

4:11
Locuteur

de

4:11
Xavier Bertrand

renforcer notre sécurité, de mieux lutter contre les terroristes, de maintenir aussi notre défense au niveau où elle se situait, pas au niveau où elle va, elle a, s'évoluer. On va

4:22
Locuteur

parler de tout

4:22
Présentateur

ça,

4:23
Locuteur

mais sur ces questions qui ont été posées par le gouvernement.

4:25
Xavier Bertrand

Attendez, on

4:26
Locuteur

a la

4:26
Xavier Bertrand

question

4:27
Locuteur

des

4:28
Xavier Bertrand

terroristes maintenant. Et il faut lutter contre eux. Mais nous devons aussi, je suis d'accord, lutter contre d'éventuels terroristes dans 10 ans. Parce que nous ne travaillons pas seulement pour nous, mais aussi pour nos enfants. Dans les propos qu'a tenu Manuel Valls, il y en a un qui m'a choqué.

4:42
Locuteur

C

4:42
Xavier Bertrand

'est celui où il a dit, si je ne me trompe pas, que nos enfants allaient devoir s'habituer à vivre avec le terrorisme. Mais si nous prenons nos responsabilités maintenant,

4:52
Locuteur

si

4:52
Xavier Bertrand

nous ne faisons pas ce qui a été fait depuis 30 années, c'est-à-dire qu'on a baissé les yeux, on a détourné le regard, si nous ouvrons vraiment les yeux, et si nous prenons nos responsabilités, je pense que nous éviterons ces situations dramatiques. Demain, je ne veux pas que mes enfants vivent en ayant

5:06
Locuteur

peur. Sur la mixité sociale. Que notre

5:07
Xavier Bertrand

génération

5:08
Locuteur

connaisse

5:09
Xavier Bertrand

cette situation parce que nous n'avons pas fait ce qu'il fallait. C'est une chose. Mais nos enfants n'ont pas à grandir en ayant peur.

5:14
Locuteur

Sur la mixité sociale, est-ce que vous êtes de ceux qui

5:16
Invité

disent,

5:17
Locuteur

comme

5:17
Invité

le gouvernement, c'est une réponse à une certaine radicalisation ? Ou bien est-ce que vous dites, par exemple, comme Malek Bouti, ancien fondateur de SOS Racisme et socialiste lui aussi, on ne fera pas disparaître les foyers radicaux en les disséminant ?

5:29
Locuteur

Il a raison.

5:31
Xavier Bertrand

Malek Bouti a raison.

5:33
Locuteur

Ce

5:33
Xavier Bertrand

qui est vrai aujourd'hui, c'est que vous avez une promesse républicaine qui doit enfin être tenue.

5:39
Locuteur

Loger,

5:40
Xavier Bertrand

protéger, j'y reviens, l'accès à l'emploi, éduquer. Voilà pourquoi je plaide pour une offensive républicaine. La question n'est pas seulement le logement.

5:48
Locuteur

Mais

5:48
Xavier Bertrand

d'un autre côté, nous devons aussi reconnaître la faillite de la politique de la ville. La rénovation urbaine a eu du sens. Heureusement que Jean-Louis Borloo a eu non seulement cette intuition, cette ambition, mais aussi de porter ça jusqu'au bout. Parce que ça a permis de rénover le cadre urbain. Mais pour le reste, et Malek Bouti le dit, j'ai eu l'occasion d'échanger avec lui, dans certains endroits, on a acheté

6:08
Locuteur

la

6:09
Xavier Bertrand

paix.

6:09
Locuteur

Mais

6:10
Xavier Bertrand

ce que je demande aujourd'hui,

6:12
Locuteur

c

6:13
Xavier Bertrand

'est qu

6:13
Locuteur

'il

6:14
Xavier Bertrand

n'y

6:14
Locuteur

a

6:14
Xavier Bertrand

pas forcément besoin de mettre en place un concours lépine des idées.

6:18
Locuteur

Il

6:18
Xavier Bertrand

y a déjà des lois, il faut les appliquer.

6:21
Locuteur

Et

6:21
Xavier Bertrand

pour ça, je revendique une tolérance zéro.

6:23
Locuteur

Mais

6:24
Xavier Bertrand

d'un autre côté,

6:25
Locuteur

on

6:25
Xavier Bertrand

ne l'a pas fait. Pourquoi ? Disons les choses clairement.

6:27
Locuteur

Si

6:28
Xavier Bertrand

vous appliquez une tolérance zéro aujourd'hui, si vous dites que plus personne ne portera la burqa sur le territoire national, comme le prévoit la loi, mais ce qui n'est pas respecté,

6:37
Locuteur

qu

6:38
Xavier Bertrand

'est-ce qui va se passer ? Vous allez avoir des réactions, des tensions et des affrontements. Rappelez-vous Trappes, c'était à l'été 2013. Un contrôle d'identité.

6:47
Locuteur

Une

6:47
Xavier Bertrand

femme qui portait la burqa. Et aussitôt, des émeutes. Et bien sur ce sujet, il y a de nombreuses forces de police qui reçoivent des consignes. Et tous les responsables sont d'une certaine façon coupables. Parce qu'on a préféré avoir un semblant de paix, alors qu'en définitive, on a laissé les

7:01
Locuteur

communautaristes progresser. Et

7:03
Xavier Bertrand

la République

7:03
Locuteur

reculait.

7:04
Xavier Bertrand

Tolérance zéro.

7:05
Locuteur

Vous avez une question assez

7:06
Invité

précise et assez concrète. On a entendu depuis le début de cette émission votre posture, qui va sans doute

7:13
Locuteur

rassurer

7:15
Invité

le parti auquel vous appartenez, et votre camp sur les mots que vous avez employés, le mot de guerre et autres. Mais quand vous dites que cette guerre n'a pas commencé le 7 janvier, elle a commencé bien plus tôt, comment expliquez-vous qu'en 2007 à 2012, au moment où Nicolas Sarkozy est président de la République, et vous êtes membre de plusieurs gouvernements, que le nombre de gendarmes, soyons concrets, et le nombre de policiers ont été, les deux, réduits de 12 000 personnes ?

Lorsque vous dites que la guerre n'a pas commencé, et qu'il faut des moyens de sécurité supplémentaires, mais pourquoi, lorsque vous étiez ministre, lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République, avons-nous dû sacrifier la sécurité des Français en diminuant de 12 000 postes, les postes de gendarmes et de policiers ? Quand

8:00
Xavier Bertrand

je vous dis depuis 30 ans, ça englobe aussi entre 2007 et 2012.

8:04
Locuteur

Et

8:05
Xavier Bertrand

pourquoi ? Parce qu'à l'époque, on pensait que... Donc ce fut une erreur de réduire à ce

8:09
Locuteur

point-là les effectifs de la police et de la gendarmerie. On pensait que l'on pouvait

8:11
Xavier Bertrand

diminuer les effectifs. Pourquoi

8:12
Locuteur

?

8:13
Xavier Bertrand

Pour être capable de ne pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens, que l'État vive au-dessus de ses moyens. On pensait qu'il fallait réduire les déficits. Et vous-même, bien souvent, M. Revelle, vous insistez, Politique, pourquoi vous ne réduisez pas davantage ? Je vous le dis, l'orthodoxie budgétaire... Enfin, ne me faites pas porter

8:27
Locuteur

la réduction

8:27
Xavier Bertrand

des

8:28
Locuteur

déficits. Ne vous inquiétez pas, j'assume mes responsabilités. L

8:30
Xavier Bertrand

'orthodoxie budgétaire, avoir une bonne note de la part des agences de notation, si ça ne nous permet pas d'assumer les fonctions essentielles de l'État, eh bien je suis désolé, je ne suis pas un laxiste, je sais réformer, mais je ne veux pas mourir guéri, tout simplement

8:44
Locuteur

parce qu'on aurait réussi à rien.

8:47
Invité

Parce que réduire les déficits, c'est sans doute plus facile dans la gendarmerie, dans la police. Ces gens manifestent peu, et on peut voir au chapitre que de le réduire dans des fonctions publiques où les gens sont plus rapidement dans la rue. Est-ce que ça a été une faute politique que de réduire à ce point-là les effectifs

9:03
Locuteur

de la gendarmerie, de la police ? Je vous ai dit que

9:05
Xavier Bertrand

depuis 30 ans, il y a une responsabilité

9:07
Locuteur

collective. Moi je vous parle de 2007

9:08
Xavier Bertrand

à 2008. Je vous ai parlé depuis 30 ans, je n'ai pas peur de vous dire qu'y compris à cette période-là. Pourquoi ? Parce que la question de la réduction des déficits était prioritaire. Vous-même en permanence vous réclamez, et j'entends pourquoi. Mais il y a des sujets sur lesquels, tout ce qui concerne la sécurité, tout ce qui concerne la justice, la défense, on n'a plus le droit de baisser la garde. Et si ce qui s'est passé, le drame qui s'est produit le 7 janvier, doit nous montrer une chose, c'est que tout ce qui touche à l'essentiel de ce qu'est l'État, on n'y touche pas, on n'abaisse pas notre degré de garde, notre niveau de garde et de protection.

9:41
Présentateur

Petite précision avant de donner la parole à Alexis Brézès sur ce que vous venez de nous dire. Les mesures qui ont été annoncées depuis quelques jours coûtent de l'argent, on parle d'un milliard et demi d'euros au minimum. Est-ce que vous pensez qu'on peut le faire en accroissant légèrement les déficits, ou est-ce qu'il faut faire des économies ailleurs ?

9:57
Xavier Bertrand

Économies ailleurs. Mais quand on fait la guerre, on trouve l'argent.

10:00
Locuteur

Et

10:00
Xavier Bertrand

je vous ai dit que nous sommes dans une situation de guerre, alors dans ces cas-là, on trouve. Premier ministre l'a dit, d'ailleurs une idée qu'avait eue David Douillet sur la question de la mise en réserve des crédits pour les utiliser, pour ne pas baisser notre niveau de sécurité. J'aurais d'ailleurs aimé, je l'avais demandé au président de la République,

10:17
Locuteur

qu

10:17
Xavier Bertrand

'on n'enlève aucun effectif militaire cette année. Parce que là encore,

10:22
Locuteur

à

10:22
Xavier Bertrand

partir du moment où nous avons un front extérieur,

10:25
Locuteur

et

10:25
Xavier Bertrand

je soutiens le gouvernement quand il décide justement de nous protéger en agissant à

10:29
Locuteur

l

10:29
Xavier Bertrand

'extérieur. Mais nous avons aussi un front intérieur avec des ennemis de l'intérieur. Je suis pour ma part pour que l'on n'ait pas une armée qui soit une armée diminuée, affaiblie.

10:37
Locuteur

Donc vous dites qu'il faut

10:37
Invité

maintenir globalement le niveau des effectifs et non pas réduire le niveau de réduction.

10:42
Locuteur

Et là aussi,

10:42
Xavier Bertrand

si vous voulez me faire dire que depuis des années, parce qu'il fallait faire des économies, on a aussi réduit, vous auriez raison. Vous auriez raison. Mais aujourd'hui, il est enfin temps d'ouvrir les yeux. Et cette situation, ce contexte de guerre dont je parlais, ce n

10:54
Locuteur

'est

10:54
Xavier Bertrand

pas une dramatisation. C'est tout simplement la réalité. Mais une chose est certaine,

10:59
Locuteur

nous

11:00
Xavier Bertrand

avons eu des faiblesses, des faiblesses coupables. On a pensé que ce n'était pas grave, que ce n'était pas dangereux. Si, ça l'est. Et à partir du moment où nous savons les choses, nous n'avons plus le droit de manquer à nos responsabilités.

11:09
Locuteur

Deux questions très précises

11:11
Invité

dans le cadre de ce débat sur la mixité sociale et les propositions que semble envisager le gouvernement. La première, faut-il, oui ou non, durcir la loi SRU qui prévoit une certaine proportion de logements sociaux ? Deuxième question, puisqu'on sent que c

11:23
Locuteur

'est

11:23
Invité

ça aussi le projet, faut-il durcir la carte scolaire qui affecte les élèves à tel ou tel établissement en fonction de leur quartier ?

11:30
Xavier Bertrand

Mais tout ceci existe que les maires fassent leur boulot.

11:33
Locuteur

Et

11:33
Xavier Bertrand

la plupart du temps, ils le font leur boulot. La seule chose, c'est qu'il y a des endroits, il faut le reconnaître, il y

11:38
Locuteur

a

11:38
Xavier Bertrand

une loi qui est différente de la loi de la République. C'est qu'encore une fois, pour avoir la paix, on laisse tout le monde se regrouper, vivre ensemble. Mais si chacun, enfin vivre ensemble plutôt, vivre des communautés complètes entre eux. Or les communautés n'existent pas, il

11:50
Locuteur

n'y a

11:50
Xavier Bertrand

que la communauté nationale. Là encore, si chacun fait son boulot, si chacun assume ses responsabilités, fait preuve de fermeté,

11:57
Locuteur

vous n'avez

11:58
Xavier Bertrand

pas tous ces problèmes. Dans

12:00
Locuteur

certains

12:00
Xavier Bertrand

endroits, si les maires prennent leur responsabilité, si les bailleurs sociaux assument leur responsabilité, vous n'avez pas tous ces problèmes. Même chose pour la question de la carte scolaire. Encore une fois, parce que le problème c

12:11
Locuteur

'est

12:11
Xavier Bertrand

la carte scolaire, non, c'est l'école.

12:13
Locuteur

C

12:13
Xavier Bertrand

'est aujourd'hui ce que doit apporter l'école aux jeunes. Parlons justement du contenu de l'école. Alors attendez, on parlera peut-être un petit

12:20
Locuteur

peu plus tard, mais

12:20
Invité

moi j'aimerais de nouveau vous entendre sur ce qui a été fait entre 2007 et 2012. Le Premier ministre, tout de suite après les attentats,

12:30
Locuteur

a

12:30
Invité

estimé qu'il y avait eu des failles dans notre système, notamment de renseignements. En 2008, la DST a fusionné avec les renseignements généraux.

12:38
Locuteur

Vous

12:39
Invité

en souvenez sans doute, décision de Nicolas Sarkozy qui a donné naissance à la DCRI qui est devenue la

12:43
Locuteur

DGSI.

12:44
Invité

Question très simple. Les renseignements généraux, ce sont souvent des gens qui font des petits travails de fourmis, qui font des petites fiches. La disparition ou quasiment des renseignements généraux avalés par une grande direction de la sécurité intérieure.

12:59
Locuteur

Est

13:00
Invité

-ce que cette décision pour vous, finalement, pose une question aujourd'hui et n'a pas provoqué des failles dans le renseignement que le Premier ministre pointe aujourd'hui ?

13:09
Xavier Bertrand

Aller vers la constitution d'une entité unifiée, la DGSI, était une bonne décision.

13:13
Locuteur

Et

13:14
Xavier Bertrand

ceux qui étaient aux renseignements généraux avant sont toujours là.

13:16
Locuteur

Mais

13:17
Xavier Bertrand

ils travaillent pour la DGSI.

13:18
Locuteur

La

13:19
Xavier Bertrand

seule chose qu'ils ont abandonnée, c'est la surveillance, l'information sur les partis politiques. Il suffit de dire la presse pour en savoir aujourd'hui autant. Et de les recentrer sur ces missions

13:27
Locuteur

essentielles. Ça a beaucoup plus

13:28
Invité

désorganisé le renseignement en France que vous nous dites, Xavier. Alors je ne

13:31
Locuteur

sais

13:31
Invité

pas si vous avez une conviction

13:32
Xavier Bertrand

en la

13:32
Locuteur

matière. Non, je n'ai pas de conviction. Je vous dis juste

13:34
Xavier Bertrand

que comme je le vois, comme je le vis, cela a permis, et je ne tiens pas cela, uniquement des connaissances que je peux avoir en tant que parlementaire. C'est aussi les échanges que je peux avoir avec les personnels concernés. Ce qu'ils me disent en revanche,

13:47
Locuteur

c

13:48
Xavier Bertrand

'est qu'ils sont capables de donner les informations. Maintenant, c'est la force de la réaction. Prenez un exemple, dans les cités.

13:55
Locuteur

Si

13:55
Xavier Bertrand

vous voulez, et c'est plus important encore que la seule question de la carte scolaire,

14:00
Locuteur

si

14:00
Xavier Bertrand

vous voulez faire en sorte

14:01
Locuteur

que

14:02
Xavier Bertrand

l'on retrouve l'ordre, l'ordre républicain,

14:04
Locuteur

il

14:05
Xavier Bertrand

va falloir mettre un terme, déjà faire reculer pour ensuite un jour faire disparaître les trafics de drogue.

14:10
Locuteur

Il

14:11
Xavier Bertrand

y a des cases d'armes. Certains des professionnels que vous citez savent où elles se situent, pour certaines d'entre elles. Aujourd'hui, il n'est pas possible d'agir,

14:19
Locuteur

parce

14:20
Xavier Bertrand

qu'il n'y a pas les forces nécessaires pour le faire. Voilà pourquoi je demande,

14:23
Locuteur

et

14:23
Xavier Bertrand

je sais que ces conditions d'emploi ne sont pas simples, mais je demande que l'armée, qui est aujourd'hui sortie des casernes, puisse faire des opérations de sécurisation en soutien des forces de l'ordre traditionnel. Faute de quoi, vous n'éradiquerez pas le trafic d'armes dans certaines banlieues, et vous n'éradiquerez pas non plus le trafic de drogue. Si vous voulez l'ordre républicain,

14:43
Locuteur

c

14:43
Xavier Bertrand

'est maintenant, je l'ai dit. Pardon,

14:44
Locuteur

mais vous avez dit, pour commencer cette émission, le risque de guerre

14:47
Présentateur

civile. Le moment où on commence à envoyer des soldats dans les banlieues, est-ce que ce n

14:51
Locuteur

'est

14:51
Présentateur

pas précisément acté, quasiment, la guerre civile ? Qui a parlé

14:54
Locuteur

d

14:55
Xavier Bertrand

'aller faire la guerre dans les banlieues

14:56
Locuteur

? Mais

14:57
Xavier Bertrand

tout simplement, je vous l

14:58
Locuteur

'ai

14:58
Xavier Bertrand

dit, je vais être très

14:59
Locuteur

précis là-dessus. Quand on envoie les soldats dans les banlieues, symboliquement, c

15:02
Xavier Bertrand

'est le début de la guerre

15:03
Locuteur

civile. Non, c'est pour l

15:04
Xavier Bertrand

'éviter, monsieur. C'est pour l'éviter.

15:06
Invité

Mais est

15:06
Locuteur

-ce

15:06
Invité

qu'en termes de

15:07
Locuteur

maintien de l'ordre, ce n'est pas

15:07
Invité

très compliqué ? Parce que le maintien de l'ordre, c'est des techniques, la guerre, c'est une autre technique, et les militaires eux-mêmes disent, nous, nous retrouver face à des mouvements d'émeux, toutes choses comme ça, on ne sait pas très bien faire, on ne

15:17
Locuteur

sait

15:17
Invité

faire qu'une chose, c'est tirer. Vous

15:18
Locuteur

êtes d'accord ? Il y en a

15:19
Invité

même un, j'ai vu ça dans un journal, qui a dit, la bataille d'Alger, on a déjà donné.

15:22
Xavier Bertrand

Et dans les gares, alors, ils y vont pour tirer ? Non, ils y vont pour sécuriser. Aujourd'hui, vous avez 10 000 militaires qui sont là pour sécuriser un certain nombre de lieux, c'est de la sécurisation en appui.

15:33
Locuteur

Voilà pourquoi

15:34
Xavier Bertrand

je veux être très précis là-dessus, parce que ce débat, je le pense, ne mérite pas de caricature, il est important. Vous avez aujourd'hui 10 000 militaires qui viennent en appui des forces d'ordre. Ce que je demande, c'est que si vous voulez aller jusqu'au bout,

15:46
Locuteur

si

15:46
Xavier Bertrand

vous voulez aller jusqu'au bout pour démanteler des trafics de drogue, ça sera aux policiers de le faire. Mais en soutien, dans ces quartiers, s'il n'y a pas des forces massives, vous risquez d'avoir des troubles. Je veux éviter ces troubles, et je ne veux pas de guerre civile, M. Chapuis.

15:59
Locuteur

Et

15:59
Xavier Bertrand

je pense qu'il faut aussi savoir clairement ce que l'on veut. Nous avons un front à l'intérieur, nous avons un front à l'extérieur. Pour cela, nous avons les forces de l'ordre. Les forces de l'ordre doivent être aujourd'hui plus nombreuses.

16:10
Locuteur

Mais

16:10
Xavier Bertrand

on doit aussi revoir la façon dont ils vont agir sur le territoire.

16:13
Locuteur

Vous

16:14
Xavier Bertrand

avez eu une certaine façon, une forme de rapprochement entre la gendarmerie et la police. Je demande aussi à ce que les règles d'usage des armes

16:23
Locuteur

pour

16:24
Xavier Bertrand

nos policiers soient changées en France. C'est donc alignées sur celles de la gendarmerie ? La gendarmerie, vous le savez, vous faites des sommations avant de faire usage des armes. Aujourd'hui, la police, c'est de la légitime défense.

16:35
Locuteur

Et

16:35
Xavier Bertrand

vous avez aujourd'hui plusieurs questions qui sont posées. Des policiers que je rencontrais en fin de semaine encore, dans ma ville à Saint-Quentin, me disaient,

16:42
Locuteur

quand

16:42
Xavier Bertrand

on sort notre arme, on ne se pose pas mille questions.

16:44
Locuteur

Mais

16:45
Xavier Bertrand

on se demande toujours

16:46
Locuteur

comment

16:46
Xavier Bertrand

les choses peuvent se passer après. S'il y a un risque, on l'a vu, les policiers n'ont pas hésité une seconde

16:52
Locuteur

à

16:52
Xavier Bertrand

se mettre en avant pour protéger, pour intervenir.

16:54
Locuteur

Donc modification des règles d'engagement. Les

16:56
Xavier Bertrand

mêmes règles que pour la gendarmerie. Et surtout,

16:59
Locuteur

un

16:59
Xavier Bertrand

équipement qui soit différent. Vous avez besoin aujourd'hui, que ce soit des fusils à pompe ou autre, il n'y

17:05
Locuteur

en

17:05
Xavier Bertrand

a pas assez en dotation dans notre pays. Mais

17:08
Locuteur

ça, le Premier ministre

17:09
Xavier Bertrand

a fait des annonces cette semaine, plus de 400 millions d

17:11
Locuteur

'euros sur trois ans. Je vais être très

17:11
Xavier Bertrand

précis, moi, sur cette question, sur la question de l'armement. Parce que quand vous avez les policiers qui sortent d'un véhicule avec un fusil à pompe, vous avez une tension qui est aussitôt retombée. Si vous avez les terroristes, là, vous êtes capable aussi de faire usage des armes pour protéger ceux qui vous entourent. Parce que c'est là la mission des policiers. De la même façon, les habilitations pour les armes ne sont pas les mêmes pour les policiers que pour les gendarmes. Ça ne coûte pas un euro. C'est juste aujourd'hui de dire, on aura les mêmes règles, on aura davantage d'efficacité possible. Xavier Bertrand,

17:40
Locuteur

vous avez sans

17:40
Invité

doute suivi l'intervention de Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, qui a mis en avant la possibilité de développer les heures supplémentaires

17:49
Locuteur

pour

17:49
Invité

les policiers. Est-ce que vous soutenez cette

17:51
Xavier Bertrand

idée ? C'est une des possibilités, c'est une des réponses. Et pour être très précis également,

17:57
Locuteur

c

17:57
Xavier Bertrand

'est l'idée que sur le temps de repos des fonctionnaires de police, certains pourraient utiliser ce temps de repos et que ce temps de repos serait payé. Voilà

18:06
Locuteur

exactement ce qu'il en est. Peut-être que

18:07
Invité

les policiers avec lesquels vous avez discuté à Saint-Quentin ne vous l'ont pas dit, mais visiblement, la limitation de la récupération des heures supplémentaires a été mise en place en 2007 par M. Péchenard,

18:18
Locuteur

qui

18:18
Invité

était directeur général de la police nationale et qui est très proche de Nicolas Sarkozy, président de l'UMP. Donc en fait, on ne comprend pas très bien, pardonnez-moi, vous allez nous éclairer. Nicolas Sarkozy veut développer les heures supplémentaires, mais visiblement, en 2007, il les a considérablement réduits pour ne

18:32
Locuteur

pas

18:32
Invité

dire,

18:32
Locuteur

faites

18:32
Invité

disparaître.

18:33
Xavier Bertrand

M. Revelle, vous aviez préparé votre question, mais je vous ai répondu déjà.

18:37
Invité

Non,

18:37
Locuteur

on n'a pas répondu. Je viens de vous expliquer, très précisément. Vous n'avez pas

18:40
Invité

expliqué que malheureusement, en 2007, peut-être qu'il ne fallait pas revenir sur ce problème de récupération des heures supplémentaires dans la police.

18:46
Xavier Bertrand

Écoutez, la période 2007-2012, je peux vous en parler, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler, mais il me semble que c'est un tout petit peu moins important que ce que nous avons à traiter aujourd'hui. Je vous redis, M. Revelle, le sujet évoqué, c'est d'utiliser sur le temps de repos des fonctionnaires qu'ils souhaiteraient, ce temps de repos pour travailler plus, et donc que ces heures soient non pas récupérées, mais rémunérées. Voilà exactement ce dispositif qui s'appelait, je crois, dispositif opérationnel. Voilà exactement ce dont il s'agit.

19:12
Locuteur

Ce n'est pas une bonne

19:12
Xavier Bertrand

idée ? Si les policiers le souhaitent, je pense que c'est une bonne idée. Alexi Brazé.

19:16
Invité

Vous nous avez dit que les armées pourraient être appelées à intervenir en soutien dans l'ensemble de quartiers et dans les banlieues. Il y a une autre idée qui concerne plus ou moins les armées qui vous est chère, et j'aimerais que vous nous l'expliquiez bien, parce qu

19:26
Locuteur

'on

19:26
Invité

ne comprend pas toujours. C'est cette affaire de service

19:28
Locuteur

civique,

19:29
Invité

service militaire, service national. Vous dites au fond, pour recréer de la cohésion nationale, il faut recréer un service. Mais c'est quoi ce service ? C

19:36
Locuteur

'est

19:36
Invité

un service militaire ou un service

19:37
Xavier Bertrand

civil ? Je veux un service national obligatoire.

19:41
Locuteur

Il

19:42
Xavier Bertrand

n'y a plus aujourd'hui dans notre pays de moment et d'endroit où tous les jeunes se retrouvent à un moment donné. Voilà pourquoi je souhaite qu'entre 18 et 25 ans,

19:51
Locuteur

tous

19:51
Xavier Bertrand

les jeunes français, filles et garçons, puissent faire au moins trois mois obligatoires. Il y aurait un premier mois qui sera en quelque sorte un mois d'instruction, comme quand on faisait ses classes. Vous avez à la fois civisme qui est remis en avant, le lien, armée, nation, république.

20:11
Locuteur

De

20:12
Xavier Bertrand

pouvoir aussi expliquer ce que sont les règles

20:15
Locuteur

de

20:16
Xavier Bertrand

la vie en communauté, ça ne

20:17
Locuteur

fait

20:17
Xavier Bertrand

pas de mal,

20:17
Locuteur

ce

20:17
Xavier Bertrand

que certains n

20:18
Locuteur

'ont

20:18
Xavier Bertrand

jamais appris. Tout ceci avec une discipline de nature militaire, avec un encadrement de type militaire. Mais si la question que vous posiez... C'est civile ou c'est militaire ? Le service,

20:27
Locuteur

il

20:27
Xavier Bertrand

est national. Vous n'allez pas remettre en place l'armée de métiers. Ça, c'est clair. Vous n'allez

20:31
Locuteur

pas

20:33
Xavier Bertrand

remettre en place l'armée d'appelés à la place de l'armée de métiers. L'idée de mettre en place une armée de métiers était une bonne idée.

20:39
Locuteur

Mais

20:40
Xavier Bertrand

on n'a pas pensé à l'époque

20:41
Locuteur

qu

20:42
Xavier Bertrand

'il fallait remplacer

20:43
Locuteur

ce

20:44
Xavier Bertrand

moment de la conscription par autre chose. Voilà pourquoi moi je plaide pour que nous ayons une nouvelle période. Je pense en plus

20:50
Locuteur

qu

20:51
Xavier Bertrand

'aujourd'hui, on doit comprendre... On parle beaucoup de droits et devoirs. J'aimerais bien qu'on parle des devoirs en premier parce que les devoirs sont souvent passés au deuxième ou à l'arrière-plan.

20:59
Locuteur

Mais vous êtes un peu seul dans votre avis

21:00
Présentateur

politique sur cette question-là. Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, François Fillon sont tous contre. Trois anciens premiers ministres. Écoutez, je

21:06
Xavier Bertrand

comprends que ceux qui ont supprimé le service militaire voient à 20 ans et des difficultés pour imaginer qu'on recrée quelque chose de nouveau.

21:13
Locuteur

Mais ils vous diront que

21:15
Présentateur

ce que l'école n'a pas réussi à faire en 15 ans,

21:18
Xavier Bertrand

l'armée ne le fera pas forcément en trois mois. Entendons-nous bien.

21:21
Locuteur

Le

21:21
Xavier Bertrand

service national n'est pas la seule réponse. Mais dans cette chaîne républicaine qu'il nous faut aujourd'hui reforger,

21:26
Locuteur

il

21:27
Xavier Bertrand

y a le maillon de l'école qui est à renforcer. Et j'aimerais qu'on puisse avoir du temps pour venir sur le contenu de ce qui doit être dispensé à l'école. Je pense également qu

21:35
Locuteur

'il y a besoin de cet endroit,

21:36
Xavier Bertrand

de ce moment, qu'elle servit sur une

21:38
Locuteur

période d'inscription, une période où on

21:40
Xavier Bertrand

doit... Parce que si les jeunes ont des devoirs et des droits, il y a aussi la République qui a aussi des devoirs et des droits,

21:53
Locuteur

notamment

21:53
Xavier Bertrand

l'accès à l'emploi. Est

21:55
Locuteur

-ce que je peux

21:55
Xavier Bertrand

vous répondre sur le contenu précis ? Oui, qu

21:57
Locuteur

'est-ce qu'on fait les deux autres mois ? Les deux autres mois,

21:58
Xavier Bertrand

auprès des associations, auprès des services publics, comme par exemple les hôpitaux, auprès des collectivités locales, ou alors auprès des forces de l'ordre, auprès des forces de l'ordre aussi, vous aurez la possibilité de faire ces trois mois obligatoires et trois mois minimum.

22:15
Locuteur

Alors, Xavier Bertrand,

22:16
Xavier Bertrand

juste un détail. Quelque chose de très symbolique. Xavier Bertrand,

22:20
Locuteur

sur...

22:20
Xavier Bertrand

J'aurais juste fini, c

22:21
Locuteur

'est très important. Là

22:24
Xavier Bertrand

aussi, j'ai visité les épides sur les établissements publics pour l'insertion et la défense.

22:29
Locuteur

C

22:29
Xavier Bertrand

'est un peu comme le service militaire adapté. C'est ce qui a été aujourd'hui préservé, sachant que le service national à l'époque n'a pas été supprimé, mais suspendu. Je ne joue pas sur les mots, mais ça montre bien qu'il est assez facile.

22:41
Locuteur

Il

22:42
Xavier Bertrand

est possible de le faire même rapidement, de remettre en place ce service national. Nous déposerons une proposition de loi avec Jean-Pierre Decolle, David Douillet et d'autres parlementaires, dont certains sont présents ici ce soir, pour que ce soit débattu.

22:54
Locuteur

Le

22:54
Xavier Bertrand

président de la République avait semblé hésiter en fin d'année. Obligatoire, facultatif. Je le dis, cette proposition,

23:00
Locuteur

je

23:00
Xavier Bertrand

pense que c'est une proposition qui a du sens. Il ne

23:03
Locuteur

faut

23:03
Xavier Bertrand

pas se demander si elle vient de la droite ou de la gauche. Je suis prêt à prendre des amendements, mais plus tôt on remettra en place le service national dans notre pays, plus tôt nous renforcerons aussi la République.

23:11
Locuteur

Vous

23:12
Invité

avez détaillé de manière assez précise ce que pourrait être le service national pour vous. Une idée intéressante, centrale, mais j'aimerais que vous nous expliquiez comment ça peut fonctionner. Vous dites trois mois. Minimum. Trois mois minimum, mais ça s'adresse à des gens de 18 à 25 ans.

23:27
Locuteur

Il

23:27
Invité

vous dit, bien. Mais des gens qui sont scolarisés, par exemple, comment peuvent-ils dégager un mois par-ci, un mois par-là et un autre mois ? Ça, on a du mal concrètement à voir comment ça peut fonctionner.

23:39
Xavier Bertrand

C'est sûr que si on pense que la République est à la carte,

23:42
Locuteur

ça peut être compliqué. Non, je vous pose une question. Non, je vais vous expliquer pourquoi. Imaginons, j'ai un enfant de 18 ans, il veut

23:45
Xavier Bertrand

faire ce service national.

23:47
Locuteur

Comment est-ce que je vais dégager

23:48
Xavier Bertrand

? Quand j'ai fait mon service, quand j'ai fait même une préparation militaire,

23:52
Locuteur

oui, en

23:52
Xavier Bertrand

PMS peut-être, eh bien écoutez, ça m'a pris du temps.

23:54
Locuteur

C

23:54
Xavier Bertrand

'est une année pendant laquelle...

23:55
Locuteur

Mais attendez, non, mais

23:56
Invité

concrètement, pardonnez-moi, Xavier Bertrand, mais comment est-ce qu'un enfant qui est scolarisé, qui a 18 ans, qui passe son bac, va pendant une année scolaire, puisque c'est sur trois mois, dire pendant trois mois, je vais ma donnée au service national ?

24:08
Xavier Bertrand

Alors, il y a deux choses que je voudrais vous dire. La première,

24:10
Locuteur

c

24:10
Xavier Bertrand

'est que d'un point de vue pratique, oui, j'ai rentré ça en ligne de compte. Il pourrait y avoir une priorité donnée à ceux qui poursuivent des études, notamment de faire cela pendant la période d'été.

24:20
Locuteur

Et

24:20
Xavier Bertrand

pendant la période d'été, vous avez un autre avantage. C'est que vous avez à peu près 180 000 à 200 000 places dans les internats qui sont disponibles, qui sont vacantes. Et donc, il est tout à fait possible de réserver ce créneau des vacances en priorité.

24:31
Locuteur

Les

24:31
Xavier Bertrand

internats des lycées,

24:32
Locuteur

des éducations nationales, vous voulez dire ? Les lycées et des collègues. C'est des mois, la probabilité. Bien évidemment.

24:35
Xavier Bertrand

Oui, enfin, à partir du mois de juin, en général, vous n'avez plus grand, grand monde avec les examens. Là

24:39
Locuteur

aussi, excusez-moi d'être pratique et concret, mais je me supposais... Il faut l'être. Les questions, vous évoquez. Comment vous encadrez tout

24:44
Invité

ce monde ? Pardon, parce que c'est des dizaines de milliers de personnes pour encadrer

24:47
Locuteur

des centaines de

24:47
Xavier Bertrand

milliers de jeunes. Vous recrutez, c'est pour ça que cette proposition représente un coût budgétaire d'environ 1,5 milliard d'euros par an. C'est important, mais il faut savoir ce que l'on veut. Et je pense qu

24:57
Locuteur

'on

24:57
Xavier Bertrand

va voir que c'est un investissement. La deuxième chose, parce que la question de M. Revelle était importante. Si on met exactement sur le même plan le souhait individuel

25:06
Locuteur

ou

25:07
Xavier Bertrand

en définitive la liberté individuelle,

25:09
Locuteur

c

25:09
Xavier Bertrand

'est-à

25:09
Locuteur

-dire

25:09
Xavier Bertrand

que je fais mes études, ça va me pénaliser.

25:11
Locuteur

Dans

25:12
Xavier Bertrand

ces cas-là, il ne peut plus y avoir de destin collectif. Ce n

25:14
Locuteur

'est

25:14
Xavier Bertrand

plus possible. Parce que ça veut dire qu'au-dessus de nous, il n

25:17
Locuteur

'y

25:17
Xavier Bertrand

a rien, il n'y

25:18
Locuteur

a

25:18
Xavier Bertrand

pas de cadre. Et la République, la nation, excusez-moi, ça compte davantage que chaque individu. Il y a le sens aussi de s'engager pour la nation. Alors, ceci ne me rendra peut-être pas populaire, je n'en sais rien, mais je pense qu'il faut tenir ce discours de vérité, notamment vis-à-vis des jeunes. Ça n'est pas une punition.

25:34
Locuteur

C

25:35
Xavier Bertrand

'est une obligation, c'est vrai. Mais on peut aussi mettre dans ce service national des éléments qui permettent aussi aux jeunes de savoir s'ils ont des problèmes avec l'illettrisme

25:44
Locuteur

ou

25:44
Xavier Bertrand

ils en sont pour l'insertion. Les gestes de premier secours, ce qui nous permettrait de sauver des vies dans notre pays. Où est-ce qu

25:49
Locuteur

'on

25:49
Xavier Bertrand

les apprend ? Que l'idée

25:50
Locuteur

soit bonne,

25:51
Invité

Xavier Bertrand, personne peut

25:52
Locuteur

-être va en douter. Ce n'est pas seulement l'idée qui m'intéresse, c'est la réalisation.

25:55
Invité

Voilà, justement. Je n

25:56
Locuteur

'ai

25:56
Invité

toujours pas compris dans le détail, en niveau de l'organisation, comment vous allez pouvoir mettre pendant trois mois autant de jeunes de

26:03
Locuteur

18 à 25 ans. 650 000 à 700 000 personnes d'une tranche d'âge. Oui, mais attendez.

26:07
Xavier Bertrand

Excusez

26:08
Locuteur

-moi, on va peut-être passer à un autre sujet.

26:09
Xavier Bertrand

Non, je crois que c'est très important.

26:11
Locuteur

Parce que

26:12
Xavier Bertrand

c'est une, je pense, une des solutions, pas la seule, sérieuse, solide. Vous prenez le fonctionnement des épides aujourd'hui dans notre pays. Il y a un certain nombre d'épides, il

26:20
Locuteur

y

26:20
Xavier Bertrand

a à peu près 3 000 jeunes. Ce système-là qui dure plus longtemps, vous pouvez tout à fait le généraliser à l'ensemble d'une tranche d'âge. Cela coûte, j'en ai conscience, mais cela redonne aussi du sens à ce qu'est, allez, un destin collectif. Parce qu'il

26:36
Locuteur

y

26:36
Xavier Bertrand

a les destinées individuelles, mais le destin collectif,

26:38
Locuteur

c

26:38
Xavier Bertrand

'est ce qui fait la force d'une nation et nous avons affaibli ce lien. Alexis Brézé. Vous parliez

26:42
Invité

de l'école. La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé un certain nombre de mesures. Formation des enseignants de la laïcité, référents, réserves citoyennes, évaluation des futurs profs sur les valeurs républicaines. Est-ce que tout ça, vous dites, c'est bien, ça va dans le bon sens ?

26:56
Locuteur

Oui,

26:56
Xavier Bertrand

ça va dans le bon sens, mais il faut aller plus loin, sur l'école.

26:59
Locuteur

Et

26:59
Xavier Bertrand

la question, tout d'abord, prioritaire à l'école, c'est la langue, la langue française.

27:04
Locuteur

Ça

27:05
Xavier Bertrand

fait partie,

27:05
Invité

d'ailleurs, il y a normalement une priorité

27:07
Xavier Bertrand

qui

27:07
Invité

est

27:07
Xavier Bertrand

mise

27:07
Locuteur

sur l'enseignement du français. Oui, normalement une

27:08
Xavier Bertrand

priorité.

27:09
Locuteur

Mais

27:09
Xavier Bertrand

il faut aller beaucoup plus loin. Orthographe, grammaire, tout ceci doit être remis en premier.

27:15
Locuteur

Parce

27:16
Xavier Bertrand

que ça sera aussi une façon de montrer que la langue française n

27:19
Locuteur

'est

27:19
Xavier Bertrand

pas une langue étrangère. Deuxièmement,

27:21
Locuteur

l'histoire,

27:22
Xavier Bertrand

l'histoire, je vais y revenir, l'histoire,

27:25
Locuteur

l

27:26
Xavier Bertrand

'histoire, le sens de l'histoire, le détail sur l'histoire, et notamment la question de l'histoire des religions. Tout ceci doit retrouver toute sa place dans notre pays. Et je vais plus loin pour ça.

27:36
Locuteur

Il

27:37
Xavier Bertrand

faut que l'école soit obligatoire.

27:39
Locuteur

Ne

27:39
Xavier Bertrand

jouons pas sur les mots.

27:40
Locuteur

En

27:41
Xavier Bertrand

France, aujourd'hui, c'est l'instruction qui est obligatoire. Jusque 16 ans. Et vous avez aujourd'hui, les chiffres seront très difficiles à connaître. Je vais d'ailleurs demander à la ministre que nous communiquent ces chiffres.

27:51
Locuteur

Vous

27:52
Xavier Bertrand

avez à peu près 20 000 enfants

27:55
Locuteur

qui

27:55
Xavier Bertrand

ne vont pas à l'école. Certains pour des raisons médicales ou des raisons de handicap. C'est tout à fait normal et on doit continuer à permettre ces dispenses. Mais pour le reste, je pense qu'il faut que l'école soit vraiment obligatoire, surtout si on décide de remettre un contenu

28:09
Locuteur

indispensable

28:11
Xavier Bertrand

pour les jeunes. Mais il faut aussi davantage de contrôle sur tous les établissements

28:16
Locuteur

qui

28:16
Xavier Bertrand

sont sous contrat

28:18
Locuteur

avec

28:19
Xavier Bertrand

l'État. Ils ont aujourd'hui des garanties. Mais ceux qui ne sont pas sous contrat doivent faire l'objet d'une évaluation et d'une surveillance renforcée.

28:26
Locuteur

L'instruction obligatoire, c'est une chose. L'école

28:29
Xavier Bertrand

obligatoire, c'est à mon avis beaucoup plus important.

28:31
Locuteur

Il

28:31
Présentateur

reste peu de temps et je voudrais avoir une précision sur ce que vous avez dit tout à

28:33
Locuteur

l

28:33
Présentateur

'heure. Vous disiez le français n'est pas une langue étrangère. Qu'est

28:36
Locuteur

-ce

28:36
Présentateur

que vous voulez dire par là ? Parce que ça peut

28:37
Xavier Bertrand

prêter à polémique. Non,

28:38
Locuteur

non,

28:38
Xavier Bertrand

ça ne

28:38
Locuteur

peut

28:38
Xavier Bertrand

pas prêter à polémique. Je vais être très clair. Si vous ne voulez pas seulement l'intégration mais l'assimilation, il faut que chacun maîtrise la langue française. Voilà. Et vous savez que dans de nombreux endroits, ce n

28:48
Locuteur

'est

28:48
Xavier Bertrand

pas seulement le cas des parents, c'est aussi le cas de certains enfants. Ne pas maîtriser les fondamentaux. C'est un handicap sans pareil dans la vie mais c'est aussi une façon de dire aux enfants comme aux parents vous devez maîtriser la langue française.

29:00
Locuteur

Vous ne

29:00
Xavier Bertrand

renoncez pas à

29:01
Locuteur

l

29:01
Xavier Bertrand

'objectif d'assimilation. Bien évidemment.

29:03
Locuteur

Quand

29:03
Xavier Bertrand

vous venez dans un pays, vous n'importez pas le mode de vie de votre pays. Vous respectez celui du pays. C'est la seule façon

29:09
Locuteur

d

29:10
Xavier Bertrand

'éviter à terme une guerre civile. C'est la seule façon de faire reculer les communautaristes. La seule. Et d'une certaine façon, on a préféré détourner les yeux. Il est temps aujourd'hui de dire les choses. Et il est temps aussi de faire enfin avancer la République. Et vous avez parlé des parents. Il

29:25
Locuteur

y a

29:25
Xavier Bertrand

un autre point sur lequel je veux insister.

29:27
Locuteur

Quand

29:28
Xavier Bertrand

vous avez des enfants qui ne vont pas à l'école, l'absentéisme scolaire

29:31
Locuteur

aujourd

29:32
Xavier Bertrand

'hui

29:32
Locuteur

n

29:33
Xavier Bertrand

'est plus réellement sanctionné.

29:35
Locuteur

Nous

29:35
Xavier Bertrand

avons absolument besoin de mettre en place un délit, je dis bien un délit, un délit pénal pour les parents qui n'envoient pas leurs enfants à l'école. La question de la suspension des

29:46
Locuteur

allocations est un

29:47
Xavier Bertrand

point. Ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas. Aujourd

29:50
Locuteur

'hui, il faudrait condamner

29:51
Présentateur

des parents

29:53
Xavier Bertrand

pour l'absence de leurs enfants à l'école. Bien évidemment. Parce que pourquoi ils ne les envoient ? Il n'y a aucune raison à ne pas envoyer ces enfants à l'école de la République.

30:00
Présentateur

Xavier Bertrand, merci. On va marquer une pause. On va se retrouver dans quelques instants. On tente de laisser passer les informations.

30:05
Locuteur

A

30:05
Présentateur

tout de suite.