Budget 2026 :"Face à une nouvelle crise sanitaire, nous n'aurons sûrement pas les moyens"(M.Lefèvre)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le terme de trahison est justifié pour qualifier la fraude sociale ?
- 0:43OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette fois les mesures anti-fraude pourraient-elles fonctionner ?
- 2:47OuverteRéponse directe
13 milliards d'euros de fraude, est-ce réaliste ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Comment convaincre les Français des efforts budgétaires ?
- 6:10OuverteRéponse directe
La suppression de 2 jours fériés est-elle une bonne mesure ?
- 7:28OuverteRéponse directe
Comment inciter les jeunes et seniors à travailler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Mathieu LefèvreFait
« La fraude c'est un coup de poignard au pacte social. Il y a ceux qui profitent et ceux qui payent. »
- 2:06Mathieu LefèvreChiffre
« On a une dépense qui a évolué de plus de 45 % depuis 4 ans. »
- 2:47Mathieu LefèvreChiffre
« 13 milliards d'euros, c'est plus que le budget du ministère de la justice. »
- 4:46Mathieu LefèvreChiffre
« La dépense publique, elle évolue d'année en année de plus de 60 milliards d'euros. »
- 5:28Mathieu LefèvreChiffre
« En 2029, les taux d'intérêt de notre dette coûteront 100 milliards d'euros. »
- 5:28Mathieu LefèvreChiffre
« 100 milliards d'euros, c'est plus que le budget de l'éducation nationale et le budget de l'armée réunie. »
- 6:10Mathieu LefèvreFait
« En 2027, le futur président ou la future présidente peut-être pour la première fois dans la 5e République un président sans aucune marge de manœuvre budgétaire. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Grande interview à 8h14. Nous recevons ce matin Mathieu Lefèvre. Bonjour. Bonjour. Député renaissance du Val de Marne, vice-président ensemble pour la République et membre de la commission des finances. Alors, dans sa quête d'économie, le gouvernement veut s'attaquer à la fraude sociale. C'est une trahison, disait Catherine Vautrin, une trahison de celles et ceux qui financent notre protection sociale. La ministre du travail et de la santé a dévoilé un plan pour recouvrir 13 milliards d'euros de fraude. Est-ce que c'est un mot que vous aurez employé Mathieu Le Fèvre ? Le terme de trahison, c'est un mot très fort. Bah, incontestablement parce qu'on peut pas avoir un système dans lequel on a des gens qui resquillent. qui grugent et d'autres qui travaillent deux fois plus
pour le financer. Ça ça ne fonctionne pas. La fraude c'est un coup de poignard au pacte social. Il y a ceux qui profitent et ceux qui payent. Et donc le gouvernement a raison de mettre de la justice sociale là-dedans. Il a raison de prendre des mesures qui sont des mesures de bon sens et je pense que tous ceux qui sont attachés à la pérénité de notre modèle social devrai soutenir. Alors vous parlez de mesures de bon sens, on va détailler rapidement. On parle de lutter pour contre le travail dissimulé. On parle de lutter contre les prestations indues, des bénéficiaires d'allocation qu'il ne devrait pas percevoir, des actes médicaux fallacieux, des arrêts maladies abusifs, des transports médicaux qui seraient exagérés. Cela fait partie du plan donc de la ministre pour recouvrir 13
milliards d'euros. Mathieu Le Fèvre, ce n'est pas la première fois qu'on entend le gouvernement vouloir lutter contre la fraude sociale. Pourquoi ça marcherait cette fois ? Ça a déjà marché. On récupère beaucoup d'argent aujourd'hui mais forcé de constater que les évolues. Aujourd'h pour être précis il y a 2 mlards 100 millions d'euros qui sont identifiés comme fraude. Mais sur ces 2 milliards 100 millions d'euros, il y a seulement 600 millions d'euros qui sont effectivement perçus. 600 millions d'euros, c'est une goutte d'eau dans les 13 milliards estimés. Ouais, vous avez raison. C'est la raison pour laquelle il faut aller plus loin. Et quand on a interdit par exemple avec Gabriel Atal le versement des prestations sociales sur les comptes à l'étranger, c'était une bonne mesure et
il faut aujourd'hui déployer un arsenal qui est encore plus important. On a une délinquence sociale qui évolue également d'année en année sur la question des transports sanitaires que auquels la ministre veut s'attaquer. Par exemple, on a une dépense qui a évolué de plus de 45 % depuis 4 ans. C'est donc qui a là de la fraude manifeste et qu'il faut s'y attaquer avec des méthodes nouvelles. Elle propose notamment la géolocalisation. C'est me semble-t-il bienvenu. Mais on peut pas commencer à demander des économies aux Français si ceux qui doivent payer leur cotisation sociale ne le font pas. il peut pas y avoir une France à deux vitesses. Et donc moi je pense que Catherine Vrin a raison de s'attaquer à ce problème qui permettra d'aller chercher près de 13
milliards d'euros si on y parvient. 13 milliards d'euros, c'est plus que le budget du ministère de la justice. Les services publics, ça nécessite un consentement à l'impôt et il y a pas de consentement à l'impôt si certains fraudent. Alors effectivement, Catherine Vauterin a des mots très durs, mais on se rappelle de la dernière passe d'armes entre François Bairou et la Fédération des taxis qui sont aujourd'hui les principaux bénéficiaires de ces transports médicalisés qui avaient occupé les devants du ministère pendant plusieurs semaines. Et on se demande en fait si le Premier ministre aura la fermeté d'aller au bout des différents bras de fer que vont engager les mesures prises dans la lutte contre la fraude sociale. Il le faut et en tout cas il a l'air
déterminé puisque c'est un projet de loi qui sera présenté à l'automne. Et enfin, vous savez, si on cale pour une dépense qui a augmenté de 45 % en 4 ans, qui pèse aujourd'hui près de 7 milliards d'euros, c'est l'équivalent du budget d'un ministère entier, alors on n'arrivera pas à passer l'Himalaya. Il faut impérativement que ce type de dépense puisse être maîtrisé, contenu parce que sinon à la fin, il y aura plus du tout de service public pour les gens. À la fin, les gens qui ont vraiment besoin d'un transport sanitaire, qui ne peuvent pas du tout se rendre sur leur lieu médical n'en bénéficieront plus du tout parce qu'il y aura eu de la fraude et là, ce sera profondément injuste. Il s'agit pas d'arrêter ce système, il s'agit de le maîtriser, de le contrôler
comme ce que font n'importe quel pays européen. On peut pas se permettre d'avoir une dépense sociale qui dérive à cause de la fraude. Alors, vous parlez effectivement de de mesures de justice à l'heure où on cherche 44 milliards d'euros d'économie et dans un sondage des écaos la semaine dernière on voit que 72 % des interrogés estiment que les efforts demandés par le premier ministre sont trop importants. Comment les convaincre Mathieu Lefèvre ? Écoutez, le redressement budgétaire, ça n'est malheureusement pas une option dans notre pays. L'alternative, c'est le FMI. L'alternative, c'est l'extérieur et nos créanciers qui finissent par ne plus nous prêter. On en est là. Il s'agit pas il s'agit pas d'un plan d'austérité, il s'agit de ralentir l'évolution de la dépense publique. La
dépense publique, elle évolue d'année en année de plus de 60 milliards d'euros. Premier ministre propose qu'elle n'évolue que d'un peu moins de 20 milliards d'euros l'an prochain. C'est un effort de modération de nos dépenses qui, me semble-t-il est assez partagé, assez bien réparti de la part du Premier ministre. Mais le montant de l'effort n'est pas négociable. Si on se met à caler dès à présent au mois d'août, on n'y arrivera pas. Et à la fin, c'est la souveraineté du pays elle-même qui sera en danger. Je donne un chiffre. En 2029, les taux d'intérêt de notre dette coûteront 100 milliards d'euros. 100 milliards d'euros, c'est plus que le budget de l'éducation nationale et le budget de l'armée réunie. Alors, on a une solution. Soit on continue à s'endetter et à se dire que c'est pas
très grave de payer plus cher pour notre dette que pour l'avenir de nos enfants ou notre sécurité ou alors on reprend notre destin en main et on réduit nos dépenses publiques. Effectivement, on génère de la dette hein du déficit. 165 milliards de déficit générés par la France. On peut continuer comme ça encore aujourd'hui ? Moi je pense qu'on ne peut pas continuer comme ça. Je pense que l'effort budgétaire est indispensable. Il est indispensable au plan démocratique également. En 2027, le futur président ou la future présidente peut-être pour la première fois dans la 5e République un président sans aucune marge de manœuvre budgétaire. Est-ce que c'est démocratique ? Je ne le crois pas. Mais surtout fondamentalement le vrai enjeu c'est l'enjeu de l'investissement par
rapport au financement de dépenses d'endettement et de dépenses de fonctionnement qui n'aident pas qui ne servent pas l'avenir des Français. On doit faire face à des défis qui sont extrêmement importants et qui sont très très qui sont très dispendieux comme la transition écologique et on y arrivera pas si on n pas les moyens de le faire. La même manière que si demain on a une nouvelle crise comme une crise sanitaire, peut-être que demain nous n'aurons pas les moyens de remettre en place le quoi qu'il en coûte comme c'était nécessaire en 2020. Donc pour faire face aux crises à venir, pour financer les transitions à venir, il faut nous réformer. Et est-ce que parmi les mesures que vous préconisez pour redresser les finances, il y en a une, enfin que le gouvernement
en tout cas préconise qui a marqué les esprits, c'est la suppression de de 2 jours fériers. Euh l'objectif c'est d'encourager les salariés à à travailler davantage, travailler plus. C'est vraiment ça la solution ? Mathieu Lefèvre ? se devrait être travailler plus pour gagner plus et ça n'est pas le cas dans cette mesure. Il faut faire attention à ce que cette mesure ne devienne pas une sorte d'impôt sur le travail. Ça le débat parlementaire permettra peut-être de formuler des des alternatives. Moi, je pense que l'effort, le mérite doivent toujours être récompensés. Mais il y a aussi travailler plus, mais il y a surtout travailler tous. Et le gouvernement a proposé une réforme de l'assurance qui est, me semble-t-il, indispensable dans un pays où 4500 offres d'emploi ne sont pas pourvues.
Avant de travailler plus, avant de demander à ceux qui bossent et qui ont des journées extrêmement difficiles, des carrières extrêmement difficiles, il y a des gens qui aujourd'hui ne travaillent pas et qui ne sont pas ou peu incités à reprendre un emploi alors que des emplois il y en a. Alors ceux qui ne travaillent pas, ce sont souvent les 18 25 ans ou les 55 64 ans. Comment eux on peut leur permettre de trouver un emploi ? D'abord en modifiant les règles de l'assurance surage parce qu'on a des règles qui sont plus généreuses que celles de nos voisins européens tant en matière d'indemnisation que en matière de durée d'indemnisation. Puis ensuite, il me semble que il faut aussi un changement culturel dans les entreprises notamment pour les seniors. Il faut que
les entreprises se rendent compte qu'à 55 ans, 56 ans, on n'est pas foutu, qu'on a une expérience très importante, plus importante que celle des autres salariés et que ça doit être valorisé. Moi, je pense par exemple qu'il faut retrouver ce qu'avait proposé Nicolas Sarkozy en 2012, c'est-à-dire une exonération totale de charge pour l'embauche d'un plus de 60 ans. Voilà une mesure concrète qui me permettrait de de nature à embaucher des plus de 60 ans, mais il faut un changement culturel, un changement de regard culturel sur les seigneurs de l'entreprise. Je parlais de cette difficile compréhension des efforts demandés par le Premier ministre sur le budget. Est-ce que vous redoutez une mobilisation populaire contre le budget 2026 ? Est-ce que vous croyez un retour
des gilets jaunes notamment le 10 septembre ? Je ne sais pas. En tout état de cause, il faut aussi que le gouvernement et les parlementaires qui le soutiennent expliquent pour quelle raison cet effort est indispensable et pourquoi il n'y a pas d'alternative. Mais on ne fait jamais le budget contre le peuple et s'il y a des mesures qui sont impopulaires, elles doivent pouvoir être corrigées. C'est aussi ça l'objet du débat parlementaire. Je vous parlais des jours fériers. Mais encore une fois euh si des partis politiques ont de meilleures idées que le gouvernement, euh si euh des partis politiques ont des alternatives à formuler pour redresser nos comptes en étant populaire, qu'il les formule. Voilà, qu'il n'hésite pas à les formuler dans le débat public. Et je
pense que le la copie de François Baï est un point de départ. Ce n'est pas un pas un point d'arrivée et il faut pouvoir être capable d'en débattre au moment de l'automne budgétaire. On vous a entendu. Merci Mathieu Le Fèvre. Merci à vous. député renaissance du Val de Marne, vice-président ensemble pour la République. Merci d'être venu en direct sur Europe.
Mathieu Lefèvre