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Audition parlementaireCNEWS (sur YouTube)· 21 octobre 2026 5 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Bruno Retailleau : «Il y a-t-il encore un chef ? Il y a-t-il encore un Etat ?»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il encore un chef ? Y a-t-il encore un État ?

  • 1:10RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a quelqu'un qui dirige ?

  • 1:47FerméeRéponse directe

    Allons-nous déclarer l'état d'urgence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Fait
    « il y a un président de la République, il y a un Premier ministre, il y a un ministre de l'Intérieur qui est devant vous »
  • 1:47Fait
    « Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence »
  • 2:24Fait
    « Dimanche soir il y a eu des incidents graves dans le pays, nous y avons mis un terme »
  • 2:59Fait
    « il y a l'État et la main de l'État ne tremble pas »
  • 3:50Fait
    « Il faut décréter l'état d'urgence. La chienlit, ça suffit. »

Temps de parole

  • ?97 %
  • non_speech3 %

≈ 6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Monsieur le ministre, [raclement de gorge] vous connaissez très certainement cette phrase définitive du général de Gaulle sur le dernier président de la 3e République. Comme chef d'État, au fond, deux choses lui manquaient, qu'il fut un chef et qu'il y eut un État. Samedi le 17 octobre dernier, la France a connu une sorte de débâcle. On l'a dit, on a énuméré ce fiasco, d'abord des commerces pillés et saccagés, des bâtiments publics incendiés, des policiers souvent agressés brutalement et il faut, chers collègues, leur rendre hommage, rendre hommage à leur courage, bien sûr.

0:41
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

0:47
Locuteur

Et des Français totalement sidérés, sidérés de voir la République reculer. Tous posent une seule question, y a-t-il encore un ? Y a-t-il encore un ?

1:00
Non speech

[applaudissements]

1:02
Locuteur

Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

1:07
Non speech

[applaudissements]

1:10
Locuteur

Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le ministre, vous connaissez bien ces questions puisque vous avez été dans mes fonctions et ensemble, ensemble, nous avons aussi traversé des épreuves. Vous vous souvenez de la finale de la Ligue des champions à Paris et ailleurs sur le territoire national où il y avait eu des commerces pillés, de nombreuses exactions. Vous connaissez, comme moi, je sais que vous le savez, la grande humilité qu'il faut avoir quand on parle de sécurité, d'ordre public, ça n'est jamais une science exacte et il y a parfois effectivement un certain nombre de loupés. Alors, est-ce qu'il y a un ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui dirige cet ?

Il y a un président de la République, il y a un Premier ministre, il y a un ministre de l'Intérieur qui est devant vous, qui est devant vous. Monsieur le Monsieur le ministre, je je devine ce qu'il y a derrière votre question et comme vous Vous gardé du temps pour me répondre, vous allez en faire l'annonce. Donc, j'anticipe j'anticipe la réponse. J'anticipe la réponse.

Nous ne sommes pas à un stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence car nous avons demandé au préfet d'engager un certain nombre de mesures de droit commun, des mesures de police administrative que vous connaissez bien, les arrêtés de regroupement de interdiction de regroupement, les arrêtés de manifestation, les couvre-feux également, les couvre-feux que nous avons appliqués et qui s'agissant de ces mesures ces jours derniers produisent des effets, produisent des effets.

Dimanche soir il y a eu des incidents graves dans le pays, nous y avons mis un terme et on se prépare évidemment à gérer ce samedi qui arrive où il y a des appels à manifestation et où je vais augmenter les effectifs présents sur le terrain. Mais je veux évidemment vous rassurer monsieur le ministre, vous connaissez bien le ministère, vous connaissez bien ses fonctionnaires, ses militaires de la gendarmerie que vous avez salués.

À mon tour évidemment, je veux leur rendre hommage et vous remercier de l'hommage que vous leur avez rendu, mais je peux vous assurer vous me connaissez puisque nous nous connaissons bien, nous avons travaillé ensemble, moi sous votre autorité, je peux vous assurer la fermeté que j'avais comme préfet de police, c'est la même comme ministre de l'Intérieur sous l'autorité du Premier ministre et du Président de la République et il y a l'État et la main de l'État ne tremble pas.

3:07
Non speech

[applaudissements]

3:08
Locuteur

Bruno Retailleau. On pourrait évoquer le bilan de la finale de foot en mai 2025, on pourrait évoquer le bilan aussi des deux mouvements bloquant tout, mais la question n'est plus là. Si l'État a été humilié, c'est parce que ses chefs ont failli et en premier lieu à commencer par le chef de l'État. Parce que lorsqu'on est un chef, on est à la tête de ses troupes et surtout on les soutient. Il ne l'a pas fait, il les a désarmés en parlant curieusement de l'empathie. Un policier, un gendarme, ça n'est pas un animateur socioculturel. Il les a désarmés lorsque il y a eu ce va-et-vient sur les grenades assourdissantes.

On ne peut pas piloter une doctrine d'emploi par la peur, par l'émotion ou par la panique. Mais c'est révélateur, ces hésitations sont révélatrices parce que elles sont la marque d'un pouvoir qui n'ose plus assumer la légitimité justement de la force, le monopole de la force légitime. Il faut déclarer, décréter, monsieur le Premier ministre, il faut décréter l'état d'urgence. La chienlit, ça suffit. Donnez aux préfets, donnez aux forces de l'ordre les moyens qu'ils n'ont pas, y compris je vous écoutais tout à l'heure en matière de réseaux sociaux, vous les avez cités et donc arrêtons aujourd'hui la chienlit et protégeons les Français.