MATTHIEU VALET est face à FRANÇOIS DE RUGY dans l'émission PUNCHLINE avec LAURENCE FERRARI sur CNEWS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteÉludée
Est-ce que cette situation est acceptable pour vous ?
- 3:57ComplaisanteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez montrer les images d'Assa Traoré ?
- 4:29RelanceRéponse partielle
Vous confirmez qu'il y a eu une instruction du ministre de l'Intérieur ?
- 10:28FerméeRéponse directe
François de Rugy, pour terminer, avant la pause.
- 10:30RelanceÉludée
Vous avez laissé entendre que le ministre de l'Intérieur avait demandé aux policiers de ne pas intervenir.
- 13:05ComplaisanteRéponse directe
Juste un tout petit mot de la primeur de la gauche.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« D'abord c'est une farce, 12 mois avec sursis pour des faits aussi graves, reprocher un prévenu sans placement sur le date d'épouse. »
- 0:38Invité politiqueFait
« La réalité c'est que la procureure de Tours n'avait pas brillé par son courage. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Le policier termine sous témoin assisté, ça veut dire que le juge d'instruction auprès duquel il a été présenté estime qu'il n'y a pas d'adise grave et concordant d'estimer qu'il a commis une infraction. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Moi je vais vous dire, Ferrari, j'ai grandi dans une cité difficile de Lille. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Je pense qu'à la minute où on touche un policier, on touche à la République et on abîme la Français et les Français. »
- 3:32InvitéPromesse
« Nous devons faire échouer cette loi et la première des revendications que nous portons, c'est d'exiger que cette proposition de loi ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Sénat. »
- 3:41InvitéFait
« Nous devons la faire échouer parce qu'elle met en jeu les principes fondamentaux de notre état de droit. »
- 3:47InvitéFait
« Nous devons la faire échouer parce que la police tue déjà et que si cette loi passe, elle tuera encore davantage. »
- 4:42Invité politiqueFait
« C'est ça, Carloliffe, vous êtes à l'Assemblée nationale. Elle avait été refusée par sectarisme. »
- 7:45Invité politiqueChiffre
« L'an passé, 2024, pardon, 68 500 machines interceptées, 1,2%, on va dire concassées, c'est-à-dire mises à la fourrière. »
- 9:59Invité politiqueFait
« Jean-Baptiste Laval de Ska Schneider à Ménonville, en ont payé de leur vie leur engagement pour la France. »
- 10:16Invité politiqueFait
« Donc oui, moi je ne suis pas contre le Conseil constitutionnel, par contre je dis que le Conseil constitutionnel fait de la politique quand il prend ce genre de décision, votée par les représentants du peuple français. »
- 15:08InvitéFait
« Ségolène Royal, dès qu'elle s'est occupée de quelque chose, elle l'a mal gérée. Ça, c'est sûr et certain, à commencer par la région Poitou-Charentes, qu'elle a menée à la faillite. »
Temps de parole
- Marine Le Pen40 %
- Matthieu Valet22 %
- ?11 %
- Invité11 %
- Présentateur11 %
- Invité 22 %
≈ 37,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Donc 12 mois de prison avec sursis pour la seule personne qui a été présentée à un juge, Mathieu Vallet. En face on a des policiers blessés, 9 policiers,
un
gendarme, on a des dégâts considérables. Une enquête judiciaire en cours sur ce qui s'est passé réellement et un policier qui a été placé en garde à vue et qui est ressorti sous le statut de témoin assisté. C'est une situation qui se déroule absolument tous les jours pour les policiers et est-ce qu'elle est acceptable pour vous ?
D'abord c'est une farce, 12 mois avec sursis pour des faits aussi graves, reprocher un prévenu sans placement sur le date d'épouse,
c
'est-à-dire ordre de donner à
l
'administration pétentiaire de placer en prison cet individu. Moi les explications à deux bases,
je
m'en fous. La réalité c'est que la procureure de Tours n'avait pas brillé par son courage. Le policier termine sous témoin assisté, ça veut dire que le juge d'instruction auprès duquel il a été présenté estime qu'il
n'y a
pas d'adise grave et concordant d'estimer qu'il a commis une infraction. Je pense qu'il aurait pu être entendu, Jordan Bardella l'a dit en audition libre. Vous voyez on a du courage chez nous, on ne lâche pas les policiers dès que c'est compliqué comme la Macronie. Et donc la réalité c'est que, oui il aurait pu être entendu en audition libre, hors cas de probité, quand on a des policiers courageux qui font le boulot, il faut les soutenir. Moi je vais vous dire, Ferrari, j'ai grandi dans une cité difficile de Lille.
Parfois les week-ends c'était matin, midi et soir, des rodéos, du gym canin, des bruits assourdissants avec nous, les gens honnêtes qui travaillons à la soeur de notre front pour faire rentrer les impôts en France et qui avions le droit à la même sécurité qu'ailleurs. A force de s'accabler sur les policiers, de s'acharner sur eux et de faire ce genre de décision judiciaire, on va les dissuader de faire leur boulot. Parce que vous savez que quand on les appelle et qu
'ils
doivent venir dans les cités,
ils
vont dire, mais à quoi bon d'y aller ? On risque notre peau, notre carrière, notre vie de famille, notre intégrité. Personne n'a parlé de ce policier qui s'est fait fracasser à part ces news, derrière le crâne. Vous avez vu les
images d'ici par Saint-Denis-Qualité AGP. Oui, alors on a l'image, elle est floutée parce qu'on ne veut pas choquer
nos
téléspectateurs.
Mais c'est vrai que c'est indifférent quand
on la voit sur le frontage. Et j'aurais aimé que le Premier ministre et
le Président de
la
République réagissent. Naël, ils ont su réagir tout de suite. Ah bah, mais le chef de l'État, il donne sa priorité. Marine Le Pen, elle a réagi. Pas parce qu'elle fait de l'opportunisme politique, parce qu'à chaque fois qu'il
y a
un policier âge d'un blessé, elle estime que c'est la République qui est attaquée, qui est agressée. Donc on répond. Et en même temps, vous voyez, le courage qu'on professe aujourd'hui, c'est celui qui sera au responsable.
Vous savez,
c
'est
les Français de
la confiance.
C
'est vous,
la
Macronie,
interpellé.
Oui,
oui,
je suis, crois, un des ambassadeurs des policiers dans notre bout de pays. Et simplement parce que j'ai toujours considéré que la sécurité est la première des libertés. Et on le voit, pardon de le rappeler, encore sur le terrain, lorsque il y
a
des conventions qui se passent entre la police municipale et la police nationale. Et on y reviendra peut-être avec Mathieu Vallès sur ces sujets de rodéo et les avancées de la loi. Après, ce qui est terrible, c'est que je pense qu'à la minute où on touche un policier, on touche à la République et on abîme la Français et les Français. Et il est évident que derrière les individus qui ont été appelés par rapport aux incivilités qui ont été mises en place, j'entends bien qu'on ait une concorde nationale qui puisse condamner ces faits. Parce que vous
voyez, ce qu'on
disait
la
semaine
dernière,
quand
la France insoumise passe
son temps
à stigmatiser les policiers, la police tue comme il a encore fait lors des dernières manifestations, eh bien on a le résultat lancinant que nous retrouvons au quotidien dans nos collectivités. Il faut avoir le courage de le dire.
Alors on a écouté tout à l'heure un extrait de Mathilde Panot qui manifestait hier à Paris avec Jean-Luc Mélenchon. Elle avait d'abord qualifié les policiers de cow-boys autorisés à faire tout et n'importe quoi. Et là, elle est revenue sur la loi sur la présomption de légitime défense des policiers contre lesquels elle est fils. Écoutez-la.
Nous
devons faire échouer cette loi et la première des revendications que nous portons, c'est d'exiger que cette proposition de loi ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Sénat. Nous devons la faire échouer parce qu'elle met en jeu les principes fondamentaux de notre état de droit. Nous devons la faire échouer parce que la police tue déjà et que si cette loi passe, elle tuera encore davantage. La
police tue déjà et si cette loi passe, elle tuera encore davantage.
Est-ce que vous pouvez remontrer, Laurence Faray, s'il vous plaît, les images d'Assa Traoré qui est à côté de Mathilde Panot ? J'aimerais qu'il y
ait
une âme charitable qui explique à Anne Traoré que justice a été rendue pour les gendarmes. C'est terminé.
Il
faut plier les goûts. Au bout d'un moment, quand il y a les recours qui ont été épuisés et que jusqu'au plus haut de la cour de cassation, on explique que les gendarmes n
'ont
aucune responsabilité dans la mort, qui est toujours un drame d'Adama Traoré, c'est terminé. Mais à Anne Traoré, il faut qu'elle arrête de croire qu'il va encore avoir des décisions de justice supplémentaires, en plus de tous les recours et de toutes les interdictions qu'ils ont bravées manifester dans notre pays. Maintenant, Mathilde Panot, je vais aussi lui apprendre un scoop, c'est qu'ils n'ont pas de sénateurs de la France Insoumise au Sénat. Donc ils ne
vont
rien faire du tout. Il
faut
qu'ils arrêtent de faire de l'esbrouf politique, même si c'est leur spécialité culinaire. Donc la réalité, c'est que nous, on a défendu cette proposition de loi bien avant qu'elle soit préposée par un député à
l
'air. C'est ça, Carloliffe, vous êtes à l'Assemblée nationale. Elle avait été refusée par sectarisme. On a encore perdu du temps pour éviter que des policiers soient victimes et des gendarmes de refus d'obtempérer qui se transforment en meurtre, comme Eric Comine, comme Mélanie Lemay, qui ont été tués à l'Assemblée nationale, parce que la justice, pas très courageuse, requalifie toujours les faits. Quand on meurt après un refus d'obtempéré, on dit violence volontaire et entraîner la mort après un refus d'obtempéré. Je trouve que c'est quand même une lâcheté de qualification d'infraction. Donc tout ça, c'est important.
Et donc je leur dis qu'hier, et je vais laisser parler Carloliffe, j'aurais une information à vous donner, Laurence Ferrari, parce qu'il y a quelque chose qui a été très copieux sur les instructions qui ont été données hier aux policiers lors de la manifestation. Alors allez-y,
donnez-moi
le scoop. Je vais vous le dire. Marine Le Pen, pardon de parler d'une autre chaîne,
mais
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique sur une autre chaîne. Elle expliquait qu'on donnerait des instructions et des ordres policiers aux gendarmes clairs, nets et sans bévues. Quand on lui dit ça, certains lui tombent dessus. Bon, écoutez, moi j'ai parlé avec beaucoup de policiers qui étaient engagés hier. 80% de la manifestation s'est bien passé. Mais tenez-vous bien, on leur a dit pas trop de vagues, le fameux pas de vagues qui tue notre pays, et chez les profs, et chez les flics, parce qu'il faut avoir une bonne image avant la venue du pape en France. Pendant 10 minutes près de 10 euros,
ils
en ont pris plein la figure, des gros pavés, des projectiles, des bouteilles en verre, et au bout d'un moment, quand on s'était dit qu'il allait y
avoir
un policier qui allait tomber, on leur a donné l'ordre d'intervenir. Mais en fait, c'est comme les violences urbaines de ce week-end, comme dans les manifs où
l
'ultra-gauche infuse sa haine du flic, et la violence, ses saccages des manifestations, il ne faut pas attendre que ce soit le bordel, et que la violence se diffuse pour faire intervenir les forces de l'ordre. C'est tout de suite qu
'il faut
faire
à l'intérieur.
Donc
il y avait une
consigne de ne pas intervenir pour
ne pas... Il y a eu des consignes
pour intervenir très tardivement. Nous, aux responsabilités... Ça,
c'est la préfecture, donc. Non, c'est les ordres politiques. C'est les ordres
politiques.
Marine Le Pen, aux responsabilités
avec Jordan Berdé, la première ministre, on ne
va
pas tergiverser, on ne
va
pas bégayer
la
force légitime, la force stricte, la force qui est enseignée dans les écoles de police, mais la force qui doit rester à la loi, parce qu'hier, vous avez vu, insultes, caillassages, avec les charges que vous avez eues, il y
a
même un chien qui a été envoyé sur les policiers. Alors on nous dit qu
'il
était inoffensif, quand vous êtes en plein cœur de l'ordre public, vous ne savez pas le comportement et la réaction de ne
pas
avoir le chien dans une situation extrêmement tendue. Donc encore une fois, hier, les instructions doivent être claires.
Mais on reconnaît
les types, les cagoules, enfin je veux dire, c'est le classique de la manif de l'ultra-gauche, avec des black blocs quasiment, qui sont là pour la fin de manifestation, Carl Olive.
Mais
moi, je ne dis pas que la France béguait lorsqu'il s'agit d'avoir la main ferme, mais c'est vrai, typiquement, et M. Vallée qui a été commissaire le sait particulièrement, sur cette histoire de Saint-Pierre-les-Cores, on a un sujet de rodéo, de rodéo urbain. Et c'est vrai qu'en France, à la différence de l'Angleterre par exemple, malgré une loi qui a évolué et qui montre ses effets, les policiers municipaux comme les policiers nationaux lèvent le pied lorsqu'il s'agit des rodéos urbains. Et on s'aperçoit ensuite, derrière, que parfois, le parquet n'impose pas, par exemple, la casse en fourrière des véhicules qui sont saisis. Je vous donne un exemple.
L'an passé, 2024, pardon, 68 500 machines interceptées, 1,2%, on va dire concassées, c'est-à-dire mises à la fourrière. Et
les autres, elles sont
rendues au propriétaire ?
Les autres, soit, sont confisquées ou alors, à un moment donné, rendues. On ne sait même pas si c'est au propriétaire ou au locataire. Et pourtant, la loi existe. Celle qui a été remise au goût du jour et améliorée l'été dernier, elle est là. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, et le signal qui est envoyé avec ce policier, le policier n'est pas là pour tuer, pardon, et les filles, mais pardon, arrêtez vos bêtises avec cela parce que vous incendiez le pays. Les policiers ne sont pas là pour tuer. Les policiers sont là pour nous protéger, et parfois au péril de leur vie. Et c'est certainement ce qui s'est passé avec le policier, qui malheureusement a connu cet accident.
Mais qu'on remette ce logiciel en place, ça suffit. Et si on remettait ce logiciel en place, il y aurait certainement beaucoup moins de problèmes dans notre beau pays.
Mais carolive, pardon, la
loi Riposte, sans nous, sans le Rassemblement Un seul, alors ce n
'est
pas pour s'en délecter ou faire les grands fiers, mais elle ne passait pas, parce qu'on vote pour l'intérêt des Français, contrairement parfois à votre parti.
Mais
elle était...
Le argument est valable
dans les deux sens. Comment ? La loi ne passait pas s'il n
'y
avait que le Rassemblement Un seul.
Oui, mais c'est pas assez pour ça que nous on vote. C'est valable dans les deux sens. Mais j
'ai toujours dit qu
'elle
est valable dans
les
deux
sens.
Mais c'est juste que vous,
vous êtes sur un sens unique. Non, mais il n'y a pas
que
vous qui
vous
préoccupez de l'intérêt
des policiers. On est en double sens, mais vous,
vous
êtes sur un sens
unique. Non, monsieur, c'est pas vrai. Vous
n'avez pas voté la retraite. Comment ? Depuis quelques présidentielles, ça en fait... Elle
n'était pas bonne, votre femme de retraite. À tel
point que vous l'avez suspendue. On pourrait même dire que les Républicains, depuis trois présidentielles, avaient aussi au cœur... Mais les
Républicains, c'est... On s'éloigne, là, c'est pour les LR. Non, non, on s'éloigne pas, c'est simplement
pour dire qu'à un moment donné, je déplore... Nous,
on déplore que vous ne votez pas de nos propositions qui protègent les Français.
Je
déplore que
les partis dans ce pays sont plus importants que le pays.
Alors, la loi Riposte, regardez. Qu'est-ce qui a été censuré par le Conseil constitutionnel ? Les choses importantes, vous en parlez. Les destructions accélérées des véhicules d'eurodéo, censurées. Interdiction de permission de sortie pour les détenus de criminels organisés, c'est aussi important. Censurées. Pseudonisation des policiers. La pseudonisation dans un pays où les policiers sont visés par le terrorisme islamiste. Jean-Baptiste Laval de Ska Schneider à Ménonville, en ont payé de leur vie leur engagement pour la France. Caméra piéton pour les agents des routes.
Bref, toutes des mesures de bon sens qui visent à sécuriser les agents, à démontrer leur bonne foi, parce qu'aujourd'hui, on en est là. Il faut d'abord, avant tout, démontrer que c'est des policiers qui sont de bonne foi et pas les voyous qui font des infractions. Et ensuite, l'accélération des destructions des engins liés au rhodéo, ça a été censuré aussi. Donc oui, moi je ne
suis
pas contre le Conseil constitutionnel, par contre je dis que le Conseil constitutionnel fait de la politique quand il prend ce
genre de décision, votée par les
représentants du peuple
français. Je ne vois pas ce qui va
porter atteinte à la Constitution de détruire des engins qui peuvent faire des victimes interceptées par les forces de
l'ordre. Monsieur De
Rugy,
pour
terminer, avant
la pause.
Monsieur Vallée, vous avez dit tout à l'heure quelque chose de grave. Vous avez laissé entendre à ceux qui nous regardent que le ministre de l'Intérieur, ce que vous avez dit, c'est des instructions politiques, avaient demandé aux policiers lors de la manifestation, ou des manifestations qui ont eu lieu ce week-end, contre la loi justement,
à inverser
les choses et à protéger les policiers, qui a rassemblé dans chaque ville à peine quelques centaines de personnes ces manifestations. Heureusement, elles ne font pas recette. Et vous dites que le ministre de l'Intérieur aurait demandé aux policiers de ne pas intervenir
s'il
y avait des violences. Non, parce qu'il faut être précis.
Parce que là, vous avez porté une accusation quand même assez grave.
Quand Laurence Ferrari vous a redemandé les choses, vous avez dit non, non, ce n
'est
pas la hiérarchie, c'est politique. Alors
vous
avez vraiment un écrit, parce que vous avez regardé sur votre téléphone, vous avez vraiment un écrit qui dit ça. Il faut quand
même être précis dans l
'accusation.
Parce que c'est
assez grave
quand même. Non, ce qui est grave, c'est que pour la fin d'année, votre président de
la
République a lâché Florian sans attendre la suite de l'enquête
judiciaire. Non, non, mais on parle là de la manifestation de samedi. Oui, vous ne cherchez pas à divertir sur autre chose.
Non, mais je ne
suis
pas comme votre parti. Vous
avez vous même un ancien syndicaliste policier.
Oui, on
combatait les
dingueries de votre camp parfois
sur
la
réponde
de
la
police nationale, sur l'ordre public ou encore sur les
policiers qui étaient lâchés
en plein vol avant les conclusions de l'enquête judiciaire. Donc oui, j'assume d'avoir combattu votre parti lorsqu'il ne faisait
pas... Non, non, mais moi je ne vous demande
pas ce
que vous avez fait. Si vous avez été élu,
je l'ai été,
donc il n'y a pas de problème. Très bien. Vous avez oublié comment ça a marché. Vous confirmez qu'il y a eu l'instruction du ministre intérieur. Est-ce que vous confirmez ? Vous n'êtes
pas encore avocat, donc je vais vous répondre. Qui dirige la préfecture de police de Paris ? C'est le préfet de police de Paris, on est d'accord. Qui est nommé par qui ? Par le gouvernement. Donc c'est politique, on est bien d'accord.
C'est le préfet de police de
Paris qui va l'accuser. Donc ne vous en déplaise, même si ça chagrine votre amour propre et visiblement les faits
qui sont têchus. On a des policiers. On
a des policiers, c'est symptomatique de la Macronie, vous ne
vous
laissez pas parler. On a des policiers et des gendarmes qui veulent faire leur travail, que ce soit sur les RFP, que ce soit sur les rodéos,
que ce soit sur les manifestations. Mais ça a été dit, les
commissaires de police et la hiérarchie policière agissent, et c'est tant mieux, et c'est bien normal dans une démocratie, dans un état de droit, sous les instructions politiques. Donc je déplore que
Laurent Nunez... Je peux
terminer ou pas, monsieur De Rugy ? Je déplore que Laurent Nunez donne des instructions, soit disant, de réactivité et qu'hier, sur le terrain, les agents n'ont pas eu cette réactivité.
Dans
les instructions, c'est des faits, monsieur De Rugy,
ne vous en déplaise. Ils sont intervenus et ils ont bien fait.
Après
10
minutes
de... Ils ont pas été désavoués par les ministères intérieures.
Et heureusement. Oui, bah heureusement. Ils l'ont déjà été
par
le
monsieur... À faire à
suivre. Ils l'ont déjà été par monsieur Macron et Craternaëlle.
Vous avez pas récidivé. C'était sans doute une accusation gratuite. Ah non, c'est pas gratuit, c'est
documenté, mais venez un jour sur le terrain et vous verrez que... Je dis pas que des conneries, monsieur De Rugy, vous avez pas... On
se retrouve en direct dans Punchline. Juste un tout petit mot de la primeur de la gauche parce que ça s'annonce quand même gratiné, mon cher François De Rugy. Hier, Ségolène Royal a épinglé l'inexperience de son adversaire, Raphaël Luxman.
Il a traité de stagiaire.
Il
a traité de
stagiaire,
on
va l'écouter. La réponse de monsieur Luxman était pas mal aussi. On écoute ça rapidement et je vous passe la parole à tous.
Il
n
'a
jamais géré quoi que ce soit dans sa vie.
Il
est élu, ok, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit.
Il
n
'a
pas de métier d'origine, il n'a jamais géré même une collectivité locale, une entreprise, etc. Vous ne pouvez pas passer, si vous voulez, d'une activité respectable à diriger un État si vous n'avez jamais été élu au suffrage universel direct ou fait vos preuves dans la gestion des affaires publiques et des stagiaires en politique. Eh bien, madame Royal décide que je suis sa première cible. Très bien. Enfin, je veux
dire,
ce n
'est
pas du tout au niveau. Sur cette réponse,
elle
a raison
de
dire une chose. Elle a raison de souligner que je ne suis pas, moi, en politique depuis 45 ans, que je n'ai pas qu'émandé des postes depuis 45 ans, que je n'ai pas qu'émandé des postes, moi, auprès d'Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice.
Donc,
ça
va être la soirée de pop-corn, là, la primaire de la gauche. François de Rugy, ça s'annonce bien. Vraiment, ils sont au top, là.
Plus la gauche rapetisse, plus les polémiques enflent entre eux.
Stagiaires.
Il faut dire qu'avoir accepté Ségolène Royal, déjà, dans cette primaire, c'est un peu surréaliste. C
'est parce que c'est une
femme que vous dites ça, M. de Rugy
? Oui, alors voilà, ça, c'est l'argument qui permet de clore
tout débat.
C'est l'arme atomique. Non, mais elle n'est pas socialiste, elle n'est pas place publique.
Si, elle est
socialiste, on fait écouter, elle était socialiste, vous n'étiez pas née, peut-être.
Oui, mais en tout cas, et alors là où Raphaël Loussman aurait pu aller plus loin, parce que c'est quand Ségolène Royal dit, oui, Raphaël Loussman n'a jamais rien géré.
Il n'a jamais travaillé.
En revanche, Ségolène Royal, dès qu'elle s'est occupée de quelque chose, elle l'a mal gérée. Ça, c'est sûr et certain, à commencer par la région Poitou
-Charentes,
qu'elle a menée à la faillite, puisque si la région n'avait pas été fusionnée avec sa voisine d'Aquitaine, elle aurait été mise sous tutelle financièrement. Ça, c'est facile à vérifier, c
'est factuel. Là, vous vous ventilez sur Mme Royal. Elle devrait plutôt faire
profil bas, mais faire profil bas pour Ségolène Royal, je pense que...
Non, mais primaire, machine à perdre, Carl Olive,
là,
parce que là, il commence à se tirer dans
les pattes. Alors moi, je me
garderais bien de donner des leçons de morale sur ce qui se passe à gauche, quand on voit, malheureusement, ce que parfois on endure, effectivement, dans notre propre camp, avec certaines balles perdues, qui font que celui ou celle qui va sortir d'une primaire... Votre
humilité vous honore,
Carl. Non, mais c'est
ce
que vous dites, c
'est
la machine à perdre, puisque comment Ségolène Royal, demain, va pouvoir soutenir éventuellement M. Glucksmann ?
Oh, la gauche se réunit toujours.
Voilà. Non, juste ce que je voulais juste dire, non, mais ce qui est marrant, c'est qu'on a débattu ici que Philippe Brun, il
y
a deux semaines, M. Vallée, sur ce
plateau. Autre affaire, encore.
Et alors, lui, il n
'a
pas pris une balle perdue, c'était Philippe Noray dans le vieux fusil. Et je pense que la personne qui est cherchée derrière et clouée au pilori, c'est François Hollande, parce que Philippe Brun est proche de François Hollande. D'abord, moi, j'apporte mon soutien républicain à Philippe Brun, avec lequel je ne partage pas grand-chose.
Vous n'attendez
pas les
résultats de l'enquête ?
Non, il y a une présomption d'innocence, on ne
va
peut-être pas faire ce que tout le monde souhaite faire, c
'est
-à
-dire
le tribunal populaire, etc. Mais mon petit doigt me dit que c'est peut-être François Hollande qui sortira vainqueur de cette non-primère, puisqu'il n'y participe pas.
Mathieu Vallée
? Il y a
de l'ambiance au PS, tant mieux. Mme Royale, sur une autre chaîne, elle chantait du Houl sur « Bonne organisée », je m'en souviens. Et en 2007, face à Sarkozy, c'est vrai qu'elle était bien seule dans la campagne. Elle était la candidate du PS, et ils l'ont tous lâchée en plein vol. Donc, moi, je trouve que Mme Royale, finalement, elle me démontre, comme M. Glucksmann, qu'ils pensent d'abord à leur gamelle avant de passer à la terre des Français et des propositions. Pour l'instant, vous
l
'aviez dit sur notre émission, et au
moins
toutes les chaînes s'accordent à dire ça, il n
'y
a que Marine Le Pen qui fait des propositions et les autres réagissent. J'attends les programmes
et thématiques... Oh,
Rotaillot en fait quelques-unes
!
Ah
bah oui, il nous copie en
permanence, il est de
30 ans de tard. J'ai fait quelques-unes, M. Philippe en fait quelques-unes, M. Attal en fait quelques-unes ! J
'aime
bien, oui,
bah, pardon, mais d'écouter celle dont je
suis, qu
'elle
sera là, vous avez même à
diriger le pays. Vous,
vous l
'avez été pendant 10 ans avec l'échec, malheureusement, pour notre pays qu'on connaît, je ne m'en délecte pas. Mais bon, Bruno Retaillot, il est sympa au demeurant, mais après, c'est un peu le Ouïghou de la SNCF. Nous, on est en TGV, oui, en
Ouïghou. Vous devriez
être prudent,
quand
même, Mathieu Vallée, on ne sait jamais, vous avez besoin
de... Ça fait
20 fois qu'Éric Ciotti,
que ça fait 20 fois qu'on lui dit,
on ne
va
pas non plus lui faire le mône, on lui dit qu'il nous pique toutes nos idées et que visiblement, sur la sécurité, la souveraineté, la défense des Français, on partage des idées communes et qu
'il
vient même piquer nos idées. Donc, l'idée, ce n
'est
pas de faire la cour d'école, l'idée, c'est de dire, il faut avoir du courage et faire comme Éric Ciotti, nous rejoindre. Mais à chaque fois, les Français préféreront l'original à la copie, et l'original, c'est Marine Le Pen,
par exemple.
Donc, vous flinguez comme à gauche, M. Allais. Comment ? Je ne
suis
pas un flingueur, moi. Vous savez, je n'étais déjà pas en tant que policier, je le suis encore moins en tant que politique, je dis simplement qu'obvidemment,
il
faut... Moi, il y a une vertu dont j'estime qu'il y
a
les plus importantes, c'est le courage, juste le courage. Le courage de prendre des mesures, le courage de rejoindre des gens lorsque l'on partage les mêmes idées. Même vous, Carl Olive, tiens, puisque vous venez m'interpeller, il y a des idées de sécurité, des idées de souveraineté, des idées populaires que nous partageons. Donc, vous pourriez aussi dire...
Non, mais moi, j
'ai toujours dit qu'une idée du haut, du bas, de droite, à gauche, c'était une bonne idée pour la France. C'était une idée qu'il fallait mettre en place. Mais
vous n'êtes pas le ritain dans votre parti.
Ça s'appelle le parti du bon sens. Non, le parti,
non,
je suis moi, les autres sont pris, je le dis souvent ici. Et j'espère bien que nous aurons, nous aurons, un candidat ou une candidate qui fera force commune, parce que sinon, on échangeait avec M. Rugy là-dessus, on connaît déjà les deux qualifiés pour la finale.
Non, mais Gabriel Latam, vous avez vu qu'il n'a pas ramener les foules à Montpellier ou
dans l'Hérault, lorsqu'il a fait son bistrot. Là,
vous suivez à la face. Il reprend nos idées.
Ah bah, vous voyez que
je ne fais pas
qu'écouter Marine Le
Pen. Mais c'est dans une zone de rugy. Vous n'êtes pas en
position. Ah bah, écoutez, s'ils boivent une bière, même si c'est toujours sympathique dans un bar avec modération, ça me plaît. J'aime bien voir derrière la façade les idées qui vont derrière. Si c'est juste pour
boire un coup et se faire
enfler
par derrière, c'est pas
agréable. Le courage, c'est aussi
de dire la vérité aux Français,
par exemple, sur les
retraites. Ah, voilà. Bah oui, le
courage. Non, c'est vrai. Je reviendrai une fois sur le poste de la région Frindé, sur les retraites. Est
-ce que vous avez payé vos 15 euros pour la primaire pour voter
ou pas ? Ah, ça sûrement pas.
Et d'ailleurs, on voit que c'est vraiment petite primaire, parce qu'ils ne
vont pas être nombreux, parce qu'à 15 euros, il n'y aura pas grand monde. Et
alors, petit niveau de petit débat pour petit candidat.
Et même quand c'était
grande primaire à gauche, on se rappelle que le vainqueur, les perdants ne le soutenaient pas. En même temps, ça ne changera pas.
On va dire qui avait envie de soutenir
Benoît Hamon.
Et donc, vous-même, vous ne vous parlez du Benoît Hamon. On a fini à 6,6
% des voix.
Ah oui, mais c'est mieux qu'un 67 en même temps.
Ah oui,
ça c'est sûr. Mais enfin, il ne faut
quand même pas oublier. Non, mais si on est un petit peu sérieux de minutes, quand même, il faut se souvenir qu'en effet, en 2007, donc il
y
a 20 ans, enfin 19 ans, il y avait Ségolène Royal qui était finaliste, elle, au deuxième tour face à Nicolas Sarkozy. Et donc, les deux grands partis, c'était le Parti Socialiste, qui soutenait Ségolène Royal, et l'UMP, qui soutenait, aujourd'hui, les Républicains, qui soutenaient Nicolas Sarkozy. Et quand même, ce qui a changé, et là,
on
sera peut
-être d'accord, quand même,
ce qui a changé depuis 10 ans, c'est que ces deux grands partis se sont complètement effondrés, et que les Français se sont détournés de ces grands partis, pour aller soit vers le Rassemblement National, on va dire, droite nationale populiste, la gauche s'est radicalisée autour de Jean-Luc Mélenchon, et il y a la force du Bloc central, qui doit se réunir, sinon, en effet, elle sera éliminée.
– M.
De Rugy, il a fait une belle reconversion, d'être placé de responsable politique en beau commentateur politique,
avec des petits
mots.
– En tout cas, je suis content pour vous. – L'expérience
permet quand
même d'avoir un regard affiché. – Je
ne
fais
qu'un constat, et ce n
'est
pas…
– Mais je le dis depuis longtemps,
pour ce qui est d'avoir trois blocs, au lieu d'avoir cet affrontement gauchement.
– Le PS est remplacé par
Mélenchon, et l'UMP, jadis, par Nicolas Sarkozy, est remplacé par Jordan Bardéré et Marine Le Pen. On a beaucoup d'électeurs des LR qui votent pour nous, ou même qui nous rejoignent dans les élus locaux, ou même dans les électeurs
de gauche. – Le mot de la fin, Carlos Valéry,
Carlos, prenez-le le mot. –
J'entends bien
que la machine à perdre de la primaire socialiste sera transformée par un outil de proximité gagnant avec le Bloc central, pour pouvoir se qualifier pour la finale, et donc pour la France.
–
Écoutez, cette mataphore footballistique clôture notre émission. Merci à tous les quatre, Carlos-Olive, François de Rugy, Mathieu Valé et Louis de Ragnel. Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Christine Kelly, bien entendu, et face à l'info sur CNews. Demain matin, 8h10, on va peut-être reparler de la première de la gauche avec notre invité Jérôme Gage.
Marine Le Pen