Manuel Bompard massacre un ex-Ministre de l'économie en débat sur la fiscalité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le conseil d'analyse économique dit que les 1% les plus riches partent deux fois moins à l'étranger que le reste de la population. Si on était un enfer fiscal pour les milliardaires, on aurait pas ces chiffres.
- 0:20OuverteRéponse directe
Madame Pano a proposé une taxation des héritages de plus de 12 millions. Pouvez-vous préciser votre proposition ?
- 1:39RelanceRéponse directe
La question c'est de savoir comment taxer pour que ça rapporte plus à la France.
- 3:08FerméeRéponse directe
Les journalistes titrent souvent au-dessus de 12 millions. Est-ce que c'est la tranche haute d'un impôt progressif ?
- 3:52RelanceRéponse partielle
Vous avez des chiffres sur l'exil fiscal, mais est-ce que ce sont des gens qui étaient assujettis à l'ISF ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Quelle est l'apport que vous espérez par la taxation de cette catégorie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:29Chiffre
« Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, si le niveau de recette en proportion du PIB était resté au même niveau qu'au moment de son arrivée au pouvoir, aujourd'hui on aurait moins de 3 % de déficit. »
- 8:17Fait
« La France a atteint cette année un record historique de pauvreté qu'on avait pas connu depuis les années 70. »
- 8:52Fait
« Je trouve que c'est immoral aujourd'hui d'être milliardaire dans un pays dans lequel vous avez 100 millions de pauvres. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Je vais même vous dire, monsieur Breton, ça devrait vous intéresser. Le même conseil d'analyse économique qui dit que les 1 % les plus riches partent deux fois moins à l'étranger que le reste de la population. Alors si on était un enfer fiscal pour les milliardaires et les plus riches et ben franchement on aurait pas ces chiffres là.
Je crois que c'était madame Pano qui avait articulé cette proposition pour les héritiers, enfin les gens qui ont héritage de plus de 12 millions. Là encore, si vous voulez préciser votre proposition. Non, mais notre proposition, elle est elle est très simple, c'est d'agir. D'ailleurs, il y a un certain nombre de de d'études économiques y compris du conseil d'analyse économique par exemple qui dit qu'on a un problème aujourd'hui avec la fiscalité sur les droits de de succession, qu'elle est pas suffisamment progressive et donc c'est la proposition de changer la fiscalité sur l'héritage pour qu'elle soit davantage progressive et que notamment les hauts patrimoines, les très hauts patrimoines contribuent bien davantage qu'aujourd'hui. Manuel Bonpar les journalistes comme vous le
savez ont tendance à simplifier tout ont souvent titré à au-dessus de 12 millions je prends tout est-ce que c'est tr ça c'est la tranche haute de la ben c'est un impôt progressif avec des tranches et oui l'idée c'est que quand on a 12 millions alors pourquoi on a pris ce chiffre de 12 millions parce que en fait c'est 100 fois le patrimoine moyen le patrimoine moyen qui est transmis au moment de l'héritage. Oui. On considère que quand on a 100 fois le patrimoine moyen, on doit pas avoir plus. Non, mais le problème alors j'entends d'abord qui est un problème d'équité, c'est c'est inhérent du reste à notre pays, hein. Ça fait partie effectivement de ce que nous sommes. Euh maintenant la question Maintenant Maintenant la question euh c'est pas de savoir comment taxer plus.
La question c'est de savoir comment taxer pour que ça rapporte plus à la France. Moi ce qui m'intéresse c'est ce qui rapporte plus à la France. Je prends un exemple mais je voudrais vraiment juste que vous me laissez dire puis après moi je vous coupe pas la parole. Vous aurez remarqué ou enfin bon c'est mais c'est bien comme ça. Je je je je tact depuis 1983 moment où on a mis l'impô sur la fortune c'est un choix politique. Il y a 19645 familles qui ont quitté la France. On a les chiffres très exacts. Elles sont parties avec 100 milliards 100 milliards de bases taxables et 200 milliards de capital. Ça c'est les chiffres. Ça c'est ce qui s'est passé depuis 1983. Alors maintenant, ça veut dire que en
une génération on a laissé partir 200 milliards de capitals. Je veux dire je finir. Je veux juste dire que si jamais on les avait gardé 200 milliards de capital plus 100 milliards de bas taxable, ça rapporte en gros entre 5 et 10 milliards par an. Alors vraiment sans compter tout ce que ça fait l'activité et cetera [raclement de gorge] uniquement en impôt en France. Voilà. Donc ça si vous voulez le sujet c'est que bien sûr il en reste mais si on fait la même chose alors que madame Mélonie elle accueille tous les ans 3000 3000 euh foyers qui estiment que les propositions de Madame Mélonie pas de droits de succession un impôt direct qui est uniquement un impôt on paye une
bonne fois pour toutes et après ça pas d'impôt et bien oui c'est vrai que à Milan vous savez quoi on commence à parler pas mal français et vous croyez que ça fait plaisir Oui oui laiss répond m'intéresse c'est à la France regardez monsieur Breton il a raison ils sont tous partis d'ailleurs quand on a tous d'ailleurs quand on a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune ils sont tous revenus non ah non non non pas du tout alors pourquoi il 850 parce qu'ils étaient partis pour ça apparemment une fois qu'on s'installe mais c'est ça le problème parce que ce que vous dites est faux parce que les grandes migrations malheureusement Et c'est bien le drame. Voilà que ce que vous dites est faux parce que les études conseil d'analyse économique par contre c'est pas moi j'ai les chiffres
ouais mais vous avez peut-être des chiffres mais c'est des gens qui étaient assujettis à l'F et ça c'est les chiffres officiels conseil d'analyse économique RCH à Matinan donc vous pouvez dire que c'est Manuel Bropard qui rapporte pas 0,1 % des contribuables à vou dire qu' a pas une fuite telle mais pas du tout et d'ailleurs d'ailleurs monsieur Macron nous a dit on va arrê on va supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune et ils reviendront et ils ne sont pas je vais même vous dire monsieur Breton Ça devrait vous intéresser. Le même conseil d'analyse économique qui dit que les 1 % les plus riches partent deux fois moins à l'étranger que le reste de la population. Alors si on était un enfer fiscal pour les milliardaires et les plus riches et ben franchement on aurait pas ces chiffres là.
Quelle est la l'apport que vous espérez le le remède que vous espérez par la taxation de cette catégorie ? Bah, de manière générale, vous savez, on a parlé dans la première partie de notre débat de du problème des déficits et euh souvent, il est s'est présenté dans le débat euh public comme étant une explosion des des dépenses de l'État. Bon, la vérité c'est que depuis et ça les chiffres le démontrent, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, si le niveau de recette en proportion du PIB était resté au même niveau qu'au moment de son arrivée au pouvoir, aujourd'hui on aurait moins de 3 % de déficit. Pourquoi ? qui a eu 60 milliards d'euros de recettes en moins pour l'État et essentiellement sur des cadeaux qui ont été faits aux plus riches euh et une note de l'Institut des
politiques publiques qui disait que ces politiques-l elles ont profité 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % les plus pauvres. C'est pourquoi, pardon, je m'arrête là. Mais tout à l'heure, je riais un peu quand on me disait euh oui, de toute façon, si vous remetez telle ou telle taxation, ils vont partir parce qu'il les payant, donc ils les payeront demain. Non, mais de toute façon, c'est pas ils vont partir, c'est pas une menace. La vérité, vous le savez comme moi, c'est que aujourd'hui, il y a précisément des mécanismes d'évasion et d'éviction fiscale qui vous avez que ce qui fait que vous avez aujourd'hui en France 13000 millionnaires qui payent pas 1 € d'impôt sur le revenu, que vous avez aujourd'hui des milliardaires qui en proportion de leur revenus payent moins
d'impôts que les classes moyennes ou les classes moyères supérieures en France. Et attendez, pourquoi ? Pourquoi ? parce que précisément ils utilisent un mécanisme que vous connaissez comme moi. Ils ont des holdings et au lieu de toucher les revenus, ils les placent dans les holdings, il les stock un peu comme dans une tirlire et puis il s'arrange pour utiliser les actifs pas faire parce que c'est pas juste, c'est pas juste de dire ça parce que c'est pas le mécanisme. L'impôt a déjà été payé, on le garde, on le garde dans les holdings je suis pas pour les défendre mais on le garde dans la holding, il paye pas d'impôt tant qu'il tant qu'il le touche pas. Mais on va pas rentrer dans ces détails parce que je sais que vous les utiliser. Mais mais je voudrais
vraiment qu'on qu'on attende vous m'avez demandé de vous laisser la terair en France. Un peu le réflex de me laisser. Je comprends que vous soyez passionné par le débat. Moi je vais vous dire quelque chose. Par exemple, par exemple, par exemple, vous savez que sur cette question des holdings là, euh aujourd'hui, vous avez des personnes en France qui payent 0 € d'impôts parce qu'ils placent tout dans les holdings. Ils iraient aux États-Unis, ils iraient aux États-Unis, ils perra 1 milliard à New York parce que précisément, ils ont décidé d'empêcher ça en taxant les holdings différ vous dire par là. Oui, ce que je veux vous dire par là, monsieur BR, quand on dit ça, c'est raccourci, malheureusement, je veux pas défendre quiconque, mais vous ne pouvez pas être
d'accord, quel que soit à mon avis, de mon point de vue, vous ne pouvez pas être d'accord avec l'idée qu'une personne qui fait partie des milliardaires de ce pays paye moins ou en proportionnellement d'impôts que l'exclass moyenne, vous pouvez pas être d'accord avec ça. Je pas donner le sentiment de déf je vous Non, pas du tout, pas du tout. Pourquoi une solu par c'est une taxe et qui rapporte pas du tout c'est pour empêcher qui ne rapporte rien. C'est ça c'est une taxe d'éviction. Mais est-ce que vous partagez avec moi au moins est-ce qu'on pourrait tomber d'accord ? Est-ce que vous voulez est-ce que est-ce que vous souhaitez avoir plus de milliardaires en France ? Réponse Manuel. Non. Ben voilà. Bon, on a une différence souhaite moi, monsieur Breton, je souhaite avoir moins de pauvres.
Oui, mais moi aussi. Non, mais ça veut dire c'est que pour avoir moins de pauvres et ben c'est à un moment c'est simple. Quand il y a plus de milliardaires, c'est qu'ils accumulent de la richesse. Donc il y a plus de po clair. Les choses, elles sont assez claires. Pendant qu'il y a des milliardaires qui ont peut-être une fortune de papier, la France a atteint cette année un record historique de pauvreté qu'on avait pas connu depuis les années 70. Et donc la question qui est posée, pardon, elle a rien d'exceptionnel et d'extraordinaire. C'est la question. Mais je vous rejoins làdessus. Non, je vous rejoins rejoignez. Mais laissez-moi aller pour une fois. question qui nous est posé, c'est comment on fait en sorte qu'on partage davantage richesse et donc que les personnes dont vous êtes en
train de parler parce que pardonnez-moi mais peut-être qu'elles ont fait fortune mais elles ont fait fortune parce qu'elles ont des salariés qui travaillent, elles ont fait fortune parce qu'elles ont eu accès à des services publics, à des infrastructures et que tout ça ça a quand même été payé par la puissance publique sur la base de la contribution des uns et des autres. Donc à un moment la question qui nous est posée, c'est est-ce qu'on trouve ça moral ? Moi personnellement, je reconnais, je revendique, je trouve que c'est immoral aujourd'hui d'être milliardaire dans un pays dans lequel vous avez 100 millions de pauvres. Voilà. Ça veut dire préciser nulement par préciser votre quand vous dites que c'est immoral, c'estàd le but que vous poursuivez c'est quoi ?
Mais le but que je poursuis, c'est que on fasse en sorte de partager les richesses et pour ça on a des outils qui sont à notre disposition. Et la fiscalité, la fiscalité, elle est pas fait là pour punir, c'est pas le sujet. Elle est pas là pour chasser contrairement à ce que vous dites. Elle est là pour faire en sorte qu'on partage et donc on partage. Donc oui, quand quelqu'un a des revenus 100 des un patrimoine 100 fois plus important que le patrimoine moyen et ben il partage et quand quelqu'un gagne 100000 fois plus de de revenus qu'une autre personne, peut-être qu'il est très fort et très talentueux. Mais pardonnez-moi, de mon point de vue, il y a rien qui justifie que vous gagnez 1000 fois plus que quelqu'un d'autre parce que l'autre il travaille aussi et son travail et son
apport à la société, il est important aussi. Voilà, tout simplement. peut dire de mots. Allez-y. Je vous ai laissé parler longuement avant. Merci. Mais merci.
Manuel Bompard