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interviewLe Média — Podcasts· 5 novembre 2022 21 min

Un maire face au harcèlement des fachos | Azzédine Taïbi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Chers auditeurs du Média, vous aimez nous écouter ? Vous êtes la garantie de notre liberté et de notre indépendance et nous avons besoin de vous pour continuer. Devenez sociaux et abonnez-vous sur lemédiatv.fr. Depuis qu'une rue d'Estaing a été symboliquement et provisoirement renommée au nom de l'épouse du prophète Mohamed dans le cadre d'un projet citoyen artistique célébrant des femmes inspirantes, le maire de la ville, Azdin Taïwi, et les élus sont la cible d'une vaste campagne calomnieuse et raciste sur les réseaux sociaux.

Invité par Jean-Marc Morandini à réagir à la polémique alimentée par l'extrême droite autour de la plaque éphémère au nom de Khadija Bin Kualid, la première épouse du prophète Azdin Taïwi a été prise à partie par l'animateur de CNews. On écoute.

0:48
Azzédine Taïbi

J'aimerais bien aussi que parfois vous puissiez aussi parler d'autres initiatives que nous menons ici à Astin, tant sur le plan culturel que sur le plan... dans le plan, je dirais, citoyen.

1:00
Invité

Merci beaucoup M. Le Maire. J'ai juste une petite question parce qu'on voit, il y a visiblement derrière vous, on va vous montrer l'image, il y a le drapeau palestinien, il y a le drapeau français aussi quelque part ?

1:08
Azzédine Taïbi

Bien sûr, il y a le drapeau français. Bien sûr. Dans votre bureau ? Je crois qu'il est à côté de vous. Mon bureau est assez grand, il y a le drapeau français, et puis il y a le drapeau aussi italien, il y a le drapeau marocain, il y a le drapeau de toutes les villes de coopération. Nous sommes en coopération avec l'Algérie, avec le Maroc, avec l'Italie, avec l'Allemagne. Mais voilà.

1:27
Invité

Comment ? Il y a le drapeau israélien aussi ? Comment ? Il y a le drapeau israélien aussi ?

1:31
Azzédine Taïbi

Non, il n'y a pas le drapeau israélien, il y a le drapeau palestinien.

1:34
Invité

Merci M. Le Maire. Bon résumé. Maire PCF de Stain, on fait une pause.

1:38
Présentateur

Fusquée par la présence d'un drapeau palestinien dans le bureau du maire, Jean-Marc Morandini a actuellement jugé pour corruption de mineurs, crée ainsi une nouvelle polémique qui va nourrir la violente offensive dont vous êtes déjà victime. Azine Taibi, alors bonsoir, une nouvelle fois. Je vous remercie énormément d'avoir accepté notre invitation et on tient ici collectivement à exprimer notre soutien. Une première question toute simple, Azine Taibi, comment allez-vous ?

2:07
Azzédine Taïbi

Très bien. Très bien. Je ne vous cache pas, il y a encore quelques temps, forcément j'étais assez affecté moralement et je pense que c'était partagé, y compris par mon équipe municipale puisqu'on a pris ce coup de manière forte et de manière collective. Mais très bien, c'est bien dans le sens où cela me conforte et cela nous conforte dans les combats que l'on mène et quelque part on tape là où ça fait très mal.

2:35
Présentateur

Vous l'avez rappelé, effectivement, vous n'êtes pas seul à être insulté, à harceler. Toute l'équipe municipale de Stain est également la suible d'insultes publiques depuis cette terrible séquence de l'ex-porte-parole d'Éric Zemmour, Garen Schnorr-Ockian. J'espère que je n'ai pas écorché son nom à consonance étrangère. Brandi le trombinoscope du conseil municipal.

2:57
Invité

J'ai par exemple la photo du conseil municipal, je ne sais pas si on le voit bien ici. Il n'y a pas un seul français de souche. Le grand emplacement, moi je sais très bien ce que je veux dire. Vous vous rendez compte ? Non, non, mais vous vous rendez compte. Qu'est-ce que c'est un scandale ? Vous arrivez avec le conseil municipal, vous nous dites qu'il n'y a pas un seul français de souche. Comment vous savez ? Un français de souche, c'est les gens qui ont plus de noms de leur famille. Vous êtes en train d'insulté notre droit. On comprenne. Un français de souche, c'est quelqu'un qui a plus de noms de sa famille sur les monuments morts que dans les registres de la CAF.

3:26
Présentateur

Donc un petit moment de silence, histoire de digérer ce qui vient d'être dit. Une plainte a été depuis déposée contre ce monsieur.

3:35
Azzédine Taïbi

Tout à fait. Une plainte a été déposée et elle est bien engagée en tous les cas pendant le conseiller, donc l'avocat Ariel Emi. Et puis d'autres plaintes aussi ont été engagées, y compris contre Sénus, contre l'émission de Morandini. Et puis j'avais aussi adressé un courrier à Darmanin, un courrier pour lequel je n'ai eu aucune réponse à ce jour. Et puis un courrier aussi au président de la République parce qu'il m'a semblé important de pointer, de dire que là, on touchait, non seulement touchait aux institutions de la République, mais on touchait surtout aux habitantes et aux habitants de ma ville.

C'est pas simplement le maire que je suis et l'équipe municipale qui sommes victimes de ces insultes et de ces attaques. C'est toute une population, quoi. Et donc ça, pour moi, c'est vraiment insupportable.

4:27
Présentateur

– Oui, je vais recontextualiser assez rapidement. Vous avez écrit donc au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, pour lui demander la dissolution du groupe uscule Action française.

4:35
Azzédine Taïbi

– Qui a d'ailleurs été relayé par beaucoup de parlementaires de l'ANUPS et qui me sont même intervenus à l'Assemblée nationale. La dissolution, elle est importante parce que c'est aussi un acte politique très fort. Mais c'est aussi de stopper cette impunité qui, malheureusement, existe dans ce pays. Et puis d'arrêter, je dirais, le fait de s'indigner de manière très sélective. Parce que selon la situation, l'indignation n'est pas portée de la même façon.

5:05
Présentateur

– Oui, ils étaient à peu près 15 militants d'extrême droite, d'action française. Ils se sont introduits, cagoulés dans la cour de la mairie d'Eustin, en scandant des propos racistes et islamophobes à l'encontre de l'équipe municipale. Ils se sont filmés, ils ont eux-mêmes diffusé ces vidéos. Ils ont revendiqué même cette attaque raciste. Ils se sont pris également à ces plaques de rue provisoire qui avaient été mises en place dans le cadre du projet. Ils les ont recouverts d'autocollants avec des noms de femmes qu'ils jugent beaucoup plus françaises. Et l'un d'eux a même tenté de mettre le feu à une poubelle en y plaçant un fumigène allumé. Alors, vous avez écrit cette lettre.

Le ministre interne n'a pas répondu. Est-ce qu'il a au moins condamné publiquement cette attaque ?

5:45
Azzédine Taïbi

– Non, pas du tout. Aucune condamnation. Deux parlementaires de l'ANUPS sont intervenus sur ce sujet. Et Darmanin a dû répondre à un des parlementaires, mais en répondant totalement à côté.

5:57
Présentateur

– Comme à son habitude, effectivement, diversion et on noie le poisson. C'est bien Gérald Darmanin. Effectivement, c'est le député Thomas Porte qui l'a interpellé pour qu'il réponde de son inaction face à l'extrême droite. Et voici la réponse de notre ministre.

6:11
Invité

– Je propose, pour être très cohérent, que lorsqu'on dénonce l'extrême droite, on n'accepte pas ses votes. – Mélenchon de Disparurbi et Tourbi, qu'il était heureux que vous fassiez tomber le gouvernement. – Et que vous vivez grâce à l'opposition avec l'extrême droite. – Monsieur le député, monsieur le député, nous qui… – Je vous propose que pour manger avec le diable, il faut prendre une grande cuillère.

7:19
Présentateur

– Azzin Taibbi, une réaction peut-être à cette réponse ?

7:21
Azzédine Taïbi

– Oui, une réaction. Je ne suis pas surpris qu'il ait répondu à côté, parce qu'il est aussi responsable de cette situation. Il est même en très grande partie responsable de cette situation. Et puis je pense qu'il est quelque part même très gêné, compte tenu de ses affinités très proches avec l'action française, et puis avec cette mouvance. Donc voilà, il est plus facile de renvoyer la responsabilité sur les parlementaires de l'ANUS et plus particulièrement sur l'AFI que de devoir répondre clairement à une question sur la distribution de l'action française. On verra bien. Alors certainement que ce sujet-là sera possiblement réglé à un autre niveau.

En tous les cas, j'attends pas grand-chose de ce ministre Darmanin, qui d'ailleurs en ce moment, comme par hasard, est en train de sortir une loi sur l'immigration. Donc tout est bien organisé de sa part, quelque part. Tout est bien huilé. Et puis, y compris, je pense qu'il se prépare. Il a la perspective aussi de 2027. Il ne faut pas non plus l'écarter. Je pense qu'il est en train de jouer très gros pour son avenir.

8:28
Présentateur

– Son ministre est déjà en campagne, donc. – Oui, voilà. – Alors, juste pour que le public suive un petit peu ce qu'on était en train de dire juste précédemment, vous visiez les liens supposés de Gérald Darmanin avec l'action française. Et c'est d'ailleurs même, je crois qu'on a le tweet, l'action française qui disait que Gérald Darmanin était plutôt proche de ce groupuscule lorsqu'il était plus jeune. Alors c'est une information qui a été démontie par Gérald Darmanin. Mais on connaît sa rhétorique mensongère. Donc, quel crédit lui a accordé ? Comment vous expliquez, Azin Taïbi, la décontraction avec laquelle ces militants d'extrême droite agissent en plein jour ?

Il était 10 heures, c'est ça ? – 10 heures du matin.

9:08
Azzédine Taïbi

Alors bon, ils ont bien choisi à la fois leur créneau horaire, 10 heures. Ça a été très rapide. Ça a duré à peine 12, 13 minutes. C'est une introduction au sein de la mairie. Un samedi matin. Et pourtant, le samedi matin, à quelques pas, le marché de Stain fonctionnait. Donc il y avait beaucoup de monde. Je pense que de leur part, c'est une provocation très forte. Et pour signifier que le grand emplacement est en train de s'organiser ici, sur Stain. C'était quand même assez violent. Je rappelle qu'une agente a dû faire face à des propos, par ailleurs, racistes, d'une extrême violence.

Elle a été très, très courageuse, puisqu'elle a réussi, avec d'autres personnes, à faire évacuer ce groupe-là. De toute façon, je pense qu'ils n'avaient pas prévu forcément de rester très longtemps. Et puis ensuite, ils ont quitté l'hôtel de l'huile pour se rendre vers les plaques et, en tous les cas, commencé à poster un certain nombre de choses sur les plaques. C'est une réponse, pour eux, une réponse contre une manière de voir la France, celle que moi, j'incarne avec mon équipe municipale, et que beaucoup incarnent, une France qui soit plutôt à l'image d'une France humaniste, progressiste, et qui, malheureusement, s'en éloigne de plus en plus, force est de constater.

Et puis, c'est aussi une manière pour eux de légitimer le fait que, voilà, ils sont français de souche. On reprend les propos, si on reprend les propos de ce chroniqueur peu scrupuleux de ces news, donc de montrer qu'il y a, voilà, il y a des français qu'on considère comme français et d'autres personnes qu'on ne considère pas comme français. Donc voilà, il y a un climat ambiant qui est extrêmement préoccupant. Mais c'est aussi une attaque contre tous les combats que l'on mène à ce temps, les combats contre les injustices, les discriminations, les violences policières, mais également les combats contre toutes les formes d'indignité qui existent un peu partout dans le monde.

Voilà, donc évidemment, Action française connaît très bien mon engagement pour la Palestine et pour le peuple palestinien, tout comme pour tous les peuples plus de premiers. Donc il n'y a pas de hasard. Et je dirais même que la démarche d'Action française, elle est quelque part aussi légitimée et elle a été plutôt, je dirais, encouragée par d'autres sphères, d'autres réseaux.

11:27
Présentateur

Et notamment par les propos de ce texte porte-parole d'Éric Zemmour, puisque ce passage à l'acte se produit quelques jours après cette intervention tabivisée.

11:37
Azzédine Taïbi

Exactement.

11:39
Présentateur

Est-ce que vous bénéficiez d'une protection aujourd'hui à Zintaybi ? Est-ce que vous avez demandé à bénéficier d'une protection ?

11:44
Azzédine Taïbi

Je ne l'ai pas demandé, alors que mon conseiller, enfin mon avocat, m'insiste pour que je puisse avoir une protection. Je ne l'ai pas demandé parce que je ne veux pas non plus tomber dans ce délire un peu de crainte, de peur, même si je fais en effet très attention quand je me déplace en dehors de Zintaybi. J'évite de me déplacer tout seul parce que forcément je suis très identifié par différents réseaux fascistes et autres, y compris sur les combats que je peux mener par rapport à la Palestine. Donc voilà, je reste très prudent. Sur ce train, je ne pense pas pouvoir craindre une agression quelconque. Maintenant à l'extérieur, je ne vous cache pas que je fais très attention.

Mais en même temps, je me bats aussi contre l'idée d'être constamment dans la crainte, etc. Parce que j'estime que le combat que je mène est un combat juste et un combat pacifiste, un combat non-violent. Et voilà, donc je n'ai pas à me justifier ou je n'ai pas à me dire que ce combat-là est un combat qui prône la violence, qui prône la division, etc. C'est eux qui prônent la violence, c'est eux qui prônent la division, c'est eux qui stigmatisent une partie de la population. Et pour moi, c'est insupportable. Donc voilà, il faut au contraire renvoyer la peur vers eux et leur comportement. Et pour moi, je dirais, pas acceptable.

Et malheureusement, cautionnés et entretenus en toute impunité par le pouvoir actuel, comme je dirais depuis 30 ans, depuis 30 ans. Sauf que là, je pense qu'on a franchi un palier qui est assez préoccupant.

13:20
Présentateur

– Oui, effectivement, ces menaces ne vous dissuadent pas. Puisque déjà, le 17 octobre dernier, lors de la commémoration de ces terribles événements du 17 octobre 1961, vous étiez sur le terrain en train d'organiser un événement qui a rassemblé énormément de monde. Vous auriez pu quand même prendre certains risques ?

13:42
Azzédine Taïbi

– Oui, bien sûr. Voilà. Je veux…

13:44
Présentateur

– La police était présente d'ailleurs.

13:45
Azzédine Taïbi

– La police était présente. Je l'ai su le jour même de la présence de la police. Je ne veux surtout pas renoncer et mettre un terme à tous les combats que je mène. Évidemment, il faut que je sois prudent. À la différence, c'est maintenant mon équipe qui est quelque part exposée à ce type de violence et à cette crainte. Et là, du coup, c'est la première fois que ça arrive. Jusqu'à maintenant, j'étais la cible directe. Et je le suis encore d'ailleurs. Et souvent, mais tout le temps, j'avais le soutien de mon équipe. Et là, pour la première fois, c'est toute une équipe qui se sent totalement menacée et qui craint pour leur vie, pour leur sécurité et leur famille.

Donc là, évidemment, il y a quelque chose qui a changé. Et donc, il faut que je sois aussi très, très prudent. Il faut aussi que je pense à mon équipe. Parce que certains membres de mon équipe étaient très, très, très, très inquiets.

14:42
Présentateur

– Notamment parce qu'on voit qu'effectivement, parmi les membres de votre équipe, il y a des élus qui arborent un foulard. Et certaines d'entre elles craignaient justement d'accompagner leurs enfants à l'école, d'être pris à partir.

14:55
Azzédine Taïbi

– Voilà. Et ça, c'est nouveau. Et ce qui est quand même inquiétant, c'est que dans cette République, on ne se sent pas du tout protégé. Mais derrière les élus, j'ai envie de dire, ce sont aussi les citoyens qui ne sont pas protégés. Voilà. J'ai une équipe qui est composée d'élus qui sont sur le terrain, d'élus qui sont proches des citoyens. Et si eux se sentent victimes et craignent pour leur sécurité, pour eux et leur famille, c'est le cas de très nombreux concitoyennes et concitoyennes de nos villes populaires. Et c'est le cas à Astin, quoi.

15:24
Présentateur

– Est-ce que vous avez... Alors certes, vous n'avez pas eu le soutien, sans surprise, du ministre de l'Intérieur, d'Emmanuel Macron non plus. Mais vous avez quand même eu celui des députés LFI, comme vous l'avez dit.

15:36
Azzédine Taïbi

– Oui, oui, énormément, bien sûr. On a beaucoup de parlementaires de l'ANUPS.

15:40
Présentateur

– Fabien Roussel, notamment. Je vous pose la question, parce que vous êtes un maire ex-PCF aujourd'hui, puisque vous avez quitté le parti lors du deuxième tour des élections législatives. Est-ce qu'il vous a exprimé son soutien ?

15:52
Azzédine Taïbi

– Il a exprimé un soutien pour Stein, de manière un peu générale, un peu générale. Pas un soutien, on va dire, personnel, peu importe, mais un soutien un peu, voilà, un tweet qui était un peu général, quoi. Mais bon, je ne vais pas entrer là-dedans, il n'y avait pas de... Mais par contre, j'ai eu des soutiens, et pour moi et pour mon équipe municipale, des soutiens très forts de parlementaires, mais aussi d'anonymes, de militantes et de militants qui agissent au quotidien contre toutes les formes de discrimination, d'injustice, etc. Et ça, c'est important. Et surtout, le soutien de nos habitants. – Exactement.

– Parce que les habitants ont bien compris que les combats que nous menons, ce sont pour servir nos habitants et faire en sorte que nos habitants ne vivent pas, parfois, dans la peur, dans la crainte, dans la stigmatisation, et ce qui est malheureusement souvent le cas au quotidien, quoi.

16:40
Présentateur

– Effectivement, des habitants qui vous soutiennent. Vous êtes maire depuis 2014. Vous êtes aimé de ces habitants qui ont organisé un rassemblement surprise pour exprimer leur soutien, avoir un soutien envers vous, un soutien envers votre équipe municipale. Et vous avez été... – Et un soutien qui a dépassé largement la ville, en plus. – Exactement. Vous avez été accueilli par des donneurs. Ils étaient 200 personnes, là où d'autres politiques sont huées. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter, Azin Taibi ?

17:07
Azzédine Taïbi

– De garder le courage, et puis d'être digne, et puis de continuer le combat, et de faire en sorte que ce combat-là soit un combat encore davantage partagé par plus de personnes. Et de faire en sorte que dans cette République, des dispositions très sérieuses, ça passe par des lois, mais pas que par des lois, soient prises pour protéger l'ensemble des concitoyens et des concitoyens qui vivent dans ce pays, qu'ils soient de la société française ou pas. Ils doivent toutes et tous se sentir protégés, et enfants de la République, quel que soit leur parcours, etc.

En tous les cas, c'est le combat que je continuerai à mener, et de manière encore plus forte, avec mon équipe, et puis bien avec d'autres, quoi.

17:53
Présentateur

– Merci beaucoup, Azin Taibi, maire d'Estaing depuis 2014, et très aimé de ses habitants. On exprime encore ici notre soutien total à vous et à votre équipe municipale. Alors, je le rappelle en conclusion, le Média a absolument besoin de vous pour continuer à exister. Nous sommes en difficulté, nous risquons de devoir interrompre ces programmes, il faut de moyens financiers. Alors la solution, bien évidemment, elle est entre nos mains, on le répète beaucoup, et on le sait, on s'en excuse d'ailleurs aussi pour ça, mais la situation financière du Média nous l'impose.

On vous invite à apporter votre soutien sur le site soutenez.lemédiatv.fr, ou bien vous pouvez faire des dons ponctuels ou encore mensuels. L'objectif, c'est d'atteindre 200 000 euros avant la fin de l'année. C'est beaucoup, certes, mais c'est une goutte d'eau face à CNews et BFM TV. Alors on compte sur vous, vous pouvez donner, vous pouvez soutenir, vous pouvez partager nos vidéos. Alors peut-être avant de conclure sur le clip de promo à Zin Taibi, comment nous on peut vous soutenir, peut-être, je ne sais pas si une cagnotte a été mise en place pour vous aider à supporter ces frais de justice, parce qu'il y a énormément de plaintes qui ont été déposées ?

19:03
Azzédine Taïbi

Alors, pas forcément souffrant de cagnotte, mais déjà vous le faites en m'invitant à cette émission, et je suis extrêmement entouché, je suis prêt à revenir, et vous le faites de manière générale dans votre ligne éditoriale. C'est justement de parler de ce qui se passe, et ce qui se passe à Stain pourrait se produire n'importe où. Et ce qui s'est passé à Stain, en réalité, ce ne sont pas simplement les élus que nous sommes et le maire que je suis, je veux vraiment assister là-dessus, ce sont les habitants qui sont visés là-dessus.

Je pense que c'est important que des médias comme le vôtre puissent donner la parole, puissent faire état, puissent être le porte-voix de toutes celles et tous ceux qui vivent dans nos villes et quartiers populaires. Et c'est une fierté, c'est une richesse. C'est vraiment une richesse incroyable, et c'est de cela que beaucoup essayent de piétiner, essayent de minimiser et de remettre en cause. Donc je pense que la suite des médias comme le vôtre, et malheureusement très peu de médias jouent ce rôle important, vous êtes quelque part une contre-offensive face aux médias comme CNews, BFM, etc. Et voilà, en tout cas c'est vraiment important, et votre soutien est pour nous très précieux.

Et voilà, je vous encourage à continuer à parler de ces sujets-là comme d'autres sujets.

20:17
Présentateur

Merci infiniment Azin Taibi, et merci à vous d'être aussi nombreux et nombreux à nous suivre, plus de 800 000 abonnés à la chaîne YouTube. Si seulement 1% d'entre vous contribuez, ne serait-ce qu'à hauteur de 5 euros par mois, et bien c'est gagné. C'est une, comme vous le rappelez Azin Taibi, un combat pour une presse libre, indépendante, et qui effectivement offre une tribune, notamment aux militants, aux personnes politiques locales qu'on entend très peu, ou qui sont après être passées dans ces chaînes d'information en continu, la cible de campagne calomnieuse et raciste. Vous restez connectés, on lance le petit clip de campagne, et je vous dis à très bientôt.

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