PHILIPPE BALLARD est l'invité de PASCAL PRAUD sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:25OuverteÉludée
La révolution en France fait relâche le samedi et le dimanche ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Un immeuble en feu à Gunsbach : bilan et réactions ?
- 8:10OuverteRéponse directe
L'affaire Bardella est au cœur de la préoccupation du RN actuellement ?
- 8:40RelanceRéponse partielle
Pourquoi Jordan Bardella ne sort pas lui-même ses conversations Facebook ?
- 12:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui peut se passer aujourd'hui avec les blocages lycéens ?
- 14:05OuverteRéponse directe
La loi Casseur-Payeur est-elle une bonne proposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 40:10Invité politiqueFait
« Le syndicat de la magistrature ne respecte pas les règles de façon extrêmement grave. »
- 40:32Invité politiqueChiffre
« Entre 25 et 30 % de magistrats syndiqués qui sont partiaux. »
- 41:18PrésentateurFait
« va pas être jugé selon les critères de la loi, mais selon les critères idéologiques de ce juge. »
- 41:19PrésentateurPromesse
« c'est dans votre programme de dissoudre ce syndicat, si vous arrivez au pouvoir, Philippe Ballard ? »
- 44:22Invité politiqueFait
« Ces images d'un policier en civil, agressé par plusieurs jeunes, illustrent la violence des charges contre les forces de l'ordre ces derniers jours. »
- 44:31Invité politiqueFait
« La scène, filmée ce vendredi matin à Belfort, est expliquée par le procureur de la République. »
- 45:16Invité politiqueFait
« Pourtant, selon le procureur, le lycéen a affirmé l'inverse lors de son audition. »
- 45:51Invité politiqueFait
« Interrogé, le policier a nié avoir tenté de noyer l'adolescent. »
- 47:35Invité politiqueFait
« Déjà, ce sont des accusations qui sont extrêmement graves. »
- 47:45Invité politiqueFait
« s'il y a un dépôt de plainte dans le dossier initial, obligatoirement, le procureur est avisé. »
- 53:07PrésentateurPromesse
« il faut infliger des peines de prison, des courtes peines de prison dans des établissements appropriés à des individus dès le premier délit grave. »
- 54:12PrésentateurFait
« on devrait débaptiser la France insoumise. On devrait désormais les appeler la France incendiaire. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- ?5 %
- Philippe Ballard5 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur 63 %
- Locuteur 13 %
≈ 28,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour
à tous et bienvenue pour cette nouvelle semaine. Nous c
'est
que la révolution en France, elle fait relâche le samedi et le dimanche, elle reprend le lundi et s'arrête le vendredi. C'est la révolution non permanente. Je regardais hier soir,
je
somnolais d'ailleurs, ce serait plus exact. J'écoutais le débat entre les cinq prétendants qui concourent à la primaire du Parti Socialiste. Non pas la primaire pour le nul, ne soyons pas désobligeants, mais au tour de chauffe pour savoir qui ne sera pas président de la République.
Je
pensais pour te dire
à
François Hollande qui doit regarder ça avec inquiétude et peut-être espoir. Il y a Olivier Faure, le premier secrétaire du PS. Il semble tellement fou que ça devient une espèce de franchise. C'est Golen Royal, parle d'elle comme si jadis elle avait franchi le pont d'Arcole, gagné Austerlitz, Friedland et Vagram. Raphaël Guxman est le plus élégant de tous dans son joli costume bleu nuit, chemise blanche et cravate sombre.
Il
a la tenue des voituriers dans Paris, mais je ne suis pas certain qu'il sache conduire. Jérôme Gage a toujours rêvé de jouer les premiers rôles.
Il
est incontestablement meilleur dans les seconds. Alors, celui que j'ai trouvé excellent, et je le dis sans ironie à chacun de ces trois débats, ce fut Emmanuel Morel. C'est le plus à gauche, mais il est dans son rôle. Ce n
'est
pas le socialisme 2.0, c'est Jean Poprenne au congrès d'Epinay en 1971, qui préférait Alain Salarié à François Bitterrand. Morel ou le socialisme vintage. On sent chez lui la nostalgie des nationalisations,
l
'augmentation des impôts, le recrutement des fonctionnaires. Emmanuel Morel fait l'éloge de Sophie Binet, comme Marchème et bien écrasu. Alors évidemment, je plains les électeurs du PS qui devront choisir qui les représentera, avec une crainte,
que
le malheureux élu
ne
fasse que de la figuration.
Il
est 8h59. Marine Sabourin est avec nous.
Bonjour Pascal, bonjour à tous. On commence avec cette information qui vient de tomber un immeuble en feu cette nuit dans la commune de Gunsbach, dans le Haut-Rhin. Le tout premier bilan fait état d'au moins un mort, mais un couple manque à l'appel. Une personne s'est défénestrée avant d'être prise en charge en urgence absolue. Quatre autres personnes ont été évacues en urgence relative, dont trois enfants. Le feu a pris vers 3h du matin dans l'immeuble de 4 étages, situé à une quinzaine de kilomètres de Colmar. Des lycées sont déjà bloqués ce matin. Les autorités redoutent de nouvelles violences.
On rappelle que près de 500 établissements vont rester fermés aujourd'hui, veille d'un acte 3 promis par les syndicats lycéens. Et rien qu'en Ile-de-France, plus de 160 lycées sont fermés aujourd'hui. Ça représente un tiers des établissements franciliens. La région va se porter partie civile dans chaque procès de casseur, c'est ce que dit la présidente de région Valérie Pécresse. Deux lycéens de 15 et 17 ans mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac de ce policier vendredi à Belfort lors des violences urbaines. L'enquête avait initialement été ouverte pour tentative de meurtre.
L
'adolescent de 15 ans soupçonné d'avoir brûlé au visage une femme à Marseille placée en détention provisoire. Il a été mis en examen hier pour acte de barbarie concernant le profil de cet adolescent. Il est élève en seconde au lycée Colbert à Marseille. Et surtout, ce qui est important de noter, c'est qu'il étudie dans une filière de services d'aide à la personne. Voilà pour les dernières informations à 9h, Pascal.
Merci Marine. On est avec Sabrina Medjabur, Olivier Delagarde, Richard Millet, Eric Nolo. Je vous voyais sourire, mais ce n
'est
pas très drôle, vous savez. Parce que quand tu vois, franchement, je n'étais pas fan ni de Laurent Fabius, ni de Dominique Strauss-Kahn, ni pourquoi pas de François Mitterrand. Mais on était quand même, quand vous voyez le niveau de la politique française aujourd'hui, ceux qui la représentent et qui veulent pas être président de la République. Bon, Thomas Bonnet est avec nous et Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole du RN. On va être évidemment sur le terrain à Saint-Denis, à Paris, à Strasbourg, à Marseille, à Toulouse, à Nantes, à Lille, à Rennes, à Lyon, un peu partout pour cette révolution. Je disais, c'est une drôle de révolution en français.
Ça s'arrête le vendredi à 18h, samedi, dimanche, c'est Révolution RTT. Et hop, on reprend le lundi la révolution. C'est assez drôle, les sans-culottes se reposent le week-end, même pendant la révolution. On est à Lille, et dans quel... Alors je souris, mais c'est évidemment pas
drôle. C'est la mer
des Gilets jaunes, quoi. Oui, à Lille. Alors, comme vous le savez, on ne cite pas les noms des journalistes qui sont sur place, parce que ça les met en danger. Mais notre journaliste va nous dire, pour cette deuxième semaine de mobilisation, ce qui se passe à Lille. Bonjour. Bonjour, Pascal. Pascal, effectivement, une journée qui a commencé dans la tranquillité, puisqu'il y avait un établissement qui était bloqué. Puis ensuite, un groupuscule d'une centaine de jeunes habillés en noir est venu semer la zizanie avec un énorme feu de poubelle. Ensuite, les pompiers sont arrivés. Ils ont reçu des pierres. Ils ont donc appelé la police pour intervenir en sécurité.
Ensuite, ça s'est allé sur la voie de bus où un abribus, plusieurs abribus ont été cassés. Un autre feu de poubelle pour empêcher les bus de passer a été déployé. Cette fois-ci, on avance un petit peu plus dans la rue. Et c'est de nouveau des poubelles, comme vous le voyez sur les images, qui sont en train de brûler. Et toutes les personnes qui sont autour de nous ne font pas partie de l'établissement.
C
'est ce qu'on vient d'entendre de la part d'une étudiante. C'est qu'en fait, eux, ils viennent semer la zizanie. Et donc, ça éteint, en fait, leurs revendications qu'ils trouvent importantes. Pour eux, c'est deux choses différentes. Ces personnes qui font du bruit et dont on entend beaucoup parler dans les médias. Et ensuite, les autres personnes qui tentent de revendiquer. Là, nous sommes à une centaine de mètres de l'établissement. Il y a toujours un blocus devant cet établissement. Mais c'est vrai qu'il y a quand même plus de 200 personnes qui sont là à essayer de mettre le feu et de bloquer la route dans l'île. Merci beaucoup. Et c'est vrai que je n'en fais pas le reproche,
d
'ailleurs. Mais même nos journalistes, parfois, ont envie, ce qui est bien normal, de ne pas rajouter du feu. Mais semer la zizanie, ce n
'est
pas ça. Ils ne s'aiment pas la zizanie, parfois. Ces gens qui arrivent de l'extérieur, ils sont là pour enflammer, au contraire, les esprits et enflammer la situation. Bon, on ne sait pas ce qui va se passer un petit peu partout.
On
va largement en parler. On est avec Philippe Ballard du Rassemblement National. Juste un mot avant de parler des blocages, puisque l'affaire Bardella est au cœur de la préoccupation du RN actuellement. J'ai vu que Marine Le Pen, je
ne vais
pas
vous dire
qu'on
ne peut pas.
Elle
touche quand même. Oui,
on
n'est pas
la peste. Mais bon, un, on est serein. On fait entièrement confiance, bien sûr, à Jordan Bardella.
Je
lui apporte encore mon soutenir.
Mais Marine Le Pen a dit, j'ai toujours confiance. Ça se dégonfle. Marine Le Pen a dit, j
'ai confiance en Jordan Bardella. Bon, moi, j'ai longtemps travaillé dans le football. Quand un entraîneur disait, un président disait qu'il avait confiance en son entraîneur, je vous assure, c'était... Bon, mais ce que je
ne
comprends pas ou mal, il a eu un compte Facebook, Jordan Bardella. Il a forcément eu un compte Facebook. Je crois même qu'il en a eu plusieurs. Bon, mais pourquoi il ne sort pas lui-même, pourquoi il n'extrait pas lui-même toutes ces conversations ? Parce que si tu fais sortir toutes les conversations de Jordan Bardella sur son compte Facebook, ben,
tu
arrives et tu dis, voilà, moi, c'est assez facile à prouver. Si moi, par exemple, on me dit que j'ai dit des horreurs, ben, je ne savais même pas qu'on pouvait extraire, pour tout vous dire.
Je vais voir monsieur
Metta, je vais voir monsieur Metta, puisque c'est lui qui est madame Metta, je ne sais pas. Je lui dis, ben, est-ce que vous pouvez extraire toutes mes conversations que j'ai eues depuis la nuit des temps ? Et puis je fais ça avec, comment dire, avec un huissier, que sais-je, et puis ça s'arrête. Mais là, il y a des mails, il n
'y a
pas que Facebook. Messenger,
c
'est la messagerie qu
'on
trouve sur Facebook.
Est
-ce que son compte, là, je n
'ai
pas la réponse, est-ce que le compte de Jordan Bardella ou les comptes sont toujours actifs ? Mais
ils l'ont été, visiblement. C'est-à-dire que si moi,
je veux mes conversations dans 2013, j'ai appris ça, je ne le savais pas. Je peux les avoir. Oui, enfin, si le compte est fermé, je ne
suis
pas sûr. Si votre compte est supprimé,
je ne le savais pas. Oui, je ne suis pas
vraiment sûr. D'accord. Et là, non mais, on ne
va
pas faire toute l'émission là-dessus, mais ce qu'on sait... Oui,
non mais c'est
important parce que si moi, par exemple, on m'accusait de quelque chose, je le fous, j'aimerais me défendre. Voilà, mais si le compte est fermé, c'est impossible. Et là,
ce
qu'on sait,
c
'est que moi, j'étais sur un plateau avec un des journalistes condamnés d'ailleurs... Antoine Rouget ? Oui.
Il a l'envié a été condamné pour... Alors, il a eu
une dégradation d'un monument aux morts. Oui, quand
même... Non, mais il
a été membre de SIGE. Alors, c'est un groupuscule qui a été classé terroriste quand même.
Antoine Rouget
? Oui, absolument.
De Mediapart ?
Absolument. Oui, mais les... La Cour suprême espagnole. Mediapart, on peut juste aussi rappeler qu'il y a eu deux journalistes qui ont été condamnés pour avoir donné de l'argent à des membres de Daesh, quand Daesh existait en
Irak. Mediapart, et puis on a
rappelé
Mediapart, non mais on a rappelé
Edoui Plenel, il n'y
a
même pas de discussion sur ce qui est Mediapart.
Alors,
Edoui Plenel, lui, il écrivait... Il
faut
finir sur un point technique. Moi, j'étais sur
un...
Pour défendre Septembre Noir.
Sur un plateau
avec ce monsieur Rouget, et qu'il disait, parce qu'on lui posait la question, mais pourquoi il n
'y a
pas l'adresse IP ? C'est la signature électronique. Là, ça clôt le débat, s'il y a l'adresse IP qui apparaît, sauf si elle a été falsifiée. Oui. Et il dit non, non, on ne va pas aussi loin que ça. Enfin, je me disais, bon, ok. Et moi, j'écoutais, alors, France Info Radio, radio du service public, on ne
peut
pas dire que ce soit un organe de presse du Rassemblement National. Il interrogeait un commissaire. On
ne peut pas dire. On
n'appelle plus un huissier un huissier, maintenant c'est commissaire de justice. Et il lui disait, mais quelle est la procédure ? Il expliquait très clairement ce qui s'est passé. On a donné une clé USB, on ne sait pas trop d'ailleurs, un élément à cet huissier qui a dit, oui,
je
constate, mais je ne
peux
pas dire que ça n
'a
pas été falsifié entre le 16 août et le moment où on me l'a présenté. Mais je ne peux pas dire, moi, que c'est Jordan Bardella qui est derrière ses écrits. Donc, c'est pour ça qu'on emploie la formule, le média flop, tout ça, ça va faire shit. Donc, oui, alors, vous faisiez référence avec une équipe de foot. Nous, on a une très belle équipe. Elle est prête à être championne du monde, si vous voulez. Oui, moi, je voudrais simplement qu'elle soit championne de France. Non, je ne
veux
pas qu'elle soit championne de France. Je voudrais que celui qui soit président l'année prochaine fasse pour la France des bonnes réformes. Qui que ce soit. Demain, vous
aurez
à la fois notre contre-budget pour cette année et le plan sur 5 ans de 125 milliards d'euros d'économie présenté par Marine Le Pen. Ce qui est
important, c'est la
France. Ah ben, si demain, quelqu'un propose à droite ou à gauche les bonnes réformes, il faudra l'écouter avec intérêt, bien sûr. Bon, les blocages. Alors, les émeutes en chiffres, quand même plus de 5 000 interpellations depuis une semaine, dont environ 85% de mineurs, 78 personnels de l'éducation nationale blessés, 600 policiers et gendarmes blessés, 24 établissements ont été incendiés ou s'agagés. Qu'est-ce qui peut se passer aujourd'hui ? Voyez le sujet de Louisa Paris. Et à 9h09, nous sommes évidemment sur Europe 1 comme tous les matins et nous sommes également sur Antenne de CNews.
Une
nouvelle semaine qui s'annonce sous haute tension. L'appel des lycéens à continuer les blocages de leur établissement fait craindre de nouveaux débordements.
Le
ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, accuse la gauche radicale d'alimenter le mouvement.
Il
y a des militants, notamment d'ultra-gauche, qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé les lycéens du mouvement et qui ont été extrêmement violents. Très clairement, ça fait aussi courir un risque et à nos personnels et à nos élèves.
Les
lycéens jugent insuffisantes les réponses apportées à leurs revendications. Ils devraient alors se joindre au mouvement intersyndical organisé ce mardi à Paris. Les autorités redoutent des violences urbaines encore plus importantes que la semaine précédente.
Là, ça a basculé en véritable violence urbaine avec une désinhibition en termes d
'usage de la violence et en termes d'usage d'armes par destination. Autre problème, c'est qu'il risque d'avoir une forme de conjonction, de croisement entre les mouvements étudiants et également les mouvements de salariés de la fonction publique notamment.
Pour
rappel, pas moins de 5000 interpellations ont eu lieu la semaine dernière. 85% étaient des mineurs.
Thomas Bonnet, l'exécutif.
La loi Casseur-Payeur qui arrive, 27 octobre, nous a annoncé Maud Bréjean ce matin. En fait, c'est plutôt une bonne proposition. C'est
-à
-dire que c'est un peu ce que vous plaidiez depuis longtemps.
C
'est
-à
-dire que maintenant, si vous êtes dans un attroupement où il y a des violences, même si vous n'êtes pas directement responsable des violences, vous pouvez être poursuivi et être condamné à rembourser. Alors
le problème, c
'est que
c
'est
10 000 euros maximum
par personne en
plus. Mais ils n'ont pas un
centime ces jeunes gens.
Il faut
les mettre, ceux qui cassent, il faut les mettre en prison, point. Alors ça fait partie aussi des réponses
possibles. C'est simple d'ailleurs.
Tu brûles, tu attaques un flic, tu brûles un lycée, tu vas à la casse-prison. Ça ne paraît pas sorcier.
On
pourra ponctionner sur les aides, les allocations familiales et les aides au logement. Donc ça permettra aussi, même
si ça prend du temps, de...
Mais
Thomas, je vais vous dire, c'est bidon. Voilà, tout le monde le comprend. Il n
'y a
qu'une chose qui n'est pas bidon, tu prends des gosses, tu les mets en prison. Ça, c'est pas bidon. Parce que là, les parents, ça peut changer. Vous avez fait ça ? Casse-prison. Ils ne
vont
pas rester, je ne les mets pas 10 ans non plus,
je
ne
les
mets pas 5 ans. Tu les mets un mois, deux mois pour qu'ils réfléchissent.
Croyez-moi, ça changerait. Avant de les
mettre
en prison, il va
se passer du...
Mais tu les
mets à... Qu'ils aient n'importe... J'ai envie de dire n'importe quel âge, à 14 ans, 15 ans, 16 ans, ils sont bien capables de faire ça. Mais s'ils sont capables de faire ça, ils en assument leurs conséquences. Il
y a
des centres éducatifs fermés, pourquoi pas ? Mais tout ça, c'est bidon. Je vous dis, il faut construire 100 000 places de prison et dire à tout le monde, maintenant, tous ceux qui sortent des clous, c'est la case-prison. 8 jours, 15 jours, 3 semaines, 1 mois, 2 mois. C
'est
simple. Justement, il
y
en a un qui a été attrapé, qui a lancé un policier à Belfort, 17 ans.
Il
est en prison actuellement. Eh bien, c'est ce
qui va y
rester.
Mais même s'il n'y est
qu
'à
cet âge-là, même si tu peux imaginer que ce n
'est
pas des dangereux gangsters, tu peux imaginer que ça serve de leçon, et surtout que c'est dissuasif. Parce que quand les parents vont commencer à savoir que leur gamin, dont ils s'occupent comme ça, de loin, manifestement, de temps en temps, bon, parce qu'ils sont aussi responsables, les parents, où sont les parents, quand ton gosse va aller en prison 8 jours, 15 jours, 3 semaines, 1 mois pour dégradation, pour avoir mis le feu quelque part, il me semble que ça peut
changer les choses. Vous avez
raison, cher Pascal, sur le problème structurel du manque de place de prison, mais également sur le déficit
de
sanctions concernant les parents, puisque je rappelle qu'il
y a
quand même un article dans le Code pénal, le 227-17, qui énonce clairement que tout parent qui met en danger la santé physique ou mentale de son enfant doit être puni. On n'entend jamais parler de
l
'application de cet article.
– Oui, j'ai des témoignages de policiers,
ce
week
-end,
des parents qui arrivaient au commissariat parce que leurs gamins étaient en garde à vue, furibards, en insultant les policiers. –
Bien sûr, bien
sûr,
dans
les
écoles, évidemment. –
Les
parents,
je vais mettre tout
le monde
en
prison, on est là, vous parlez
de
la
responsabilité des parents, je pense qu'on devrait aussi
éduquer les parents. – Alors, il y a quelque chose quand même qui
doit interroger l'homme politique que vous êtes. Aujourd'hui, dans n'importe quel pays du monde, les peuples veulent faire ce qu'ils veulent, et il n'y
a
plus d'autorité nulle part. –
Ah oui.
– C
'est
-à
-dire
que moi, je suis frappé de ça, mais quasiment dans tous les pays du monde. – Oui. – Sauf peut-être
la
Corée du Nord, bon, mais ce n'est pas un régime souhaitable. La Chine, contrairement à ce qu'on dit, ça bouge beaucoup plus qu'on ne pense, beaucoup plus qu
'on
ne pense la Chine, beaucoup plus qu
'on
ne pense. La Russie, ce n
'est
pas clair, il y
a
des mouvements. Bon, tu n'as rien, comment dire, l'autorité verticale… – Oui,
évidemment.
–
Bon,
et ça, ça interroge, comment ? – Le Salvador. – Alors, oui, oui,
mais
le Salvador, c'est encore différent parce que le peuple est d'accord avec celui qui dirige. – C
'est
ça qui est intéressant, je trouve. – Voilà, là, le peuple, il est complètement d'accord. Il n'en pouvait plus
et
il est d'accord. Donc ça,
ça
pose un
problème
à, comment dire, tout l'Occident, pas que l'Occident
d'ailleurs.
Comment vous faites pour gouverner nos pays aujourd'hui ?
– Le pays a
besoin d'ordre et d'autorité.
–
Philippe Allard. – Ça se voit dans les résultats d'ailleurs électoraux partout en Europe, où il y a des mouvements. Alors, on n'est pas forcément affilié, je pense que
c'est
l'Allemagne, l'AFD, les propos extrémistes qui sont prononcés, ce n
'est
pas notre tasse de thé. Mais enfin, ça démontre quand même quelque chose. Eh bien, il faut des mesures. Là, vous parliez des sanctions. Par exemple, nous, on est pour le rétablissement de la loi anti-casseurs.
Alors,
entre parenthèses, le texte dont Mme Bréjean parlait, nous, après les émeutes qui ont suivi la mort de Naël, on l'avait présenté à l'Assemblée. Eh bien, tout le monde a voté contre. C'était le principe du casseur-payeur. Alors maintenant, les macronistes, sous pression de la rue, vont nous dire, on va faire un texte… – Non, mais la loi anti-casseurs, c'était la loi qui a été abrogée en 80,
nous sommes d'accord.
–
En 80,
en 70, en 81,
et c'est passé de 2019.
–
Mais
ça permet quoi ? Alors, c'est un petit peu inspiré de ce qui va être fait, c'est que vous participez à un rassemblement. Parce que là, par exemple, si on prend Nantes, le lycée, je crois que c
'est
Nathan
Manat, qui a
craqué la lumette. Ils sont 50, 100, ils sont masqués.
Donc,
cette loi, ça permettrait de dire, écoutez, vous, alors, c'est peut-être pas vous qui avez craqué la lumette, mais vous étiez présents dans ce regroupement, vous allez payer. Et ça aura un effet dissuasif. C'est ça, le principe. Et effectivement, après, on est d'accord, Marine Le Pen le dit régulièrement, le Pays-Bas le font une semaine en prison, si on est condamné à une semaine,
on
fait une semaine. Une semaine en prison, voilà. 15 jours, on fait 15 jours, 3 semaines, on fait 3 semaines. Voilà, la prison,
c
'est dissuasif. Et il
y a
les centres fermés éducatifs.
– Olivier de la Garde.
– Et il en faudrait un par département, ce qui n
'est
pas le cas actuellement.
–
Olivier, oui, pardon.
– Olivier
de la Garde. – En fait, il y a deux mouvements sociaux qui se superposent. Il y a celui des lycéens, et puis il y
a
celui des Black Blocs, dont on parle peu, finalement. Et ceux qui se font choper, on voit ce chiffre, 85% des personnes interrogées et interpellées par la police sont des mineurs, c'est des lycéens. Les Black Blocs, eux, on ne les attrape pas. Pourquoi ? Parce que ce sont quelque part des professionnels de la contestation. D'ailleurs,
il
y avait un magistrat qui me racontait que quand ils arrivent en comparution immédiate, ils ont leur
dossier qui est entièrement déjà... – Là, il
n
'y a pas des Black Blocs, c'est des jeunes.
– Il y a
des
Black Blocs qui sont là pour eux. – Non, mais là, il y a beaucoup de... – C'est fait par le syndicat
de la magistrature leur dossier,
parce que le syndicat de la
magistrature donne
comment contester, comment
arriver à une nullité dans la procédure. –
Et je ne comprends pas
pour comment est-ce qu'on n'arrive pas à mettre hors d'état de nuire ces Black Blocs ? Comment est-ce que les renseignements généraux... – Mais parce que c'est ne veut manger... – Parce que mon camarade, on ne veut pas.
–
Bien sûr. – Voilà. Et alors, la loi anticasseur,
c
'était la loi, après 1968, mise en place par Chaban, qui n'était pas un dangereux fasciste, adoubée par Pompidou, gardée par Giscard, qui n'était pas non plus un dangereux fasciste, et qui permettait effectivement d'être efficace. Alors, puisque vous parlez du syndicat de la magistrature, on avait prévu d'en parler un petit peu plus tard, mais c'est vrai que ce syndicat de la magistrature, il dit beaucoup également, forcément, de l'état du pays, puisque, vous savez, cette phrase idiote, il faut écouter la colère des jeunes. Je t'en ficherai d'écouter la colère des jeunes, vraiment.
Je veux dire, il y a sûrement des revendications qu'on peut écouter, mais dans 9 cas sur 10, vous savez bien que c'est autre chose. Là, que se passe-t-il à Lille, me dit Lucas Busutile
? La
police se charge à Lille. Donc, si la police se charge à Lille, c'est qu'elle a
des
bonnes raisons de charger. Sûrement, elle ne charge pas comme cela. Bon, il y a des bouteilles qui sont lancées sur les policiers, me dit Lucas Busutile, il y a des bouteilles qui sont lancées sur les journalistes, donc elle ne charge pas par plaisir, la police. Elle est en réponse, bien évidemment, et c'est l'occasion de saluer d'ailleurs les pauvres policiers qui sont sous le terrain qui auraient bien autre chose à faire
que
de combattre comme cela les manifestants. On est à Lille avec notre journaliste que nous avons entendu tout à l'heure. Que se passe-t-il
?
Une quinzaine de policiers sont en train d'avancer vers le groupe de jeunes dont je vous parlais tout à l'heure qui leur lance des projectiles en vert, mais elle est un peu prise en étau puisque derrière le blocus, les personnes qui formaient le blocus devant l'établissement sont également derrière les policiers. Donc actuellement, les policiers sont entre deux forces de jeunes. Le groupe de jeunes qui était un petit peu plus calme, mais qui en tout cas les insulte et lance du scan des hackables, et de l'autre côté des jeunes qui ont fait un feu et qui leur lance des projectiles en vert. Nous aussi,
nous
sommes au milieu, c'est un petit peu compliqué de vous parler. On est un peu sous pression,
comme les policiers, cette quinzaine de policiers que vous voyez sur les images.
Non
mais vous voyez ces images. Je vous assure, tous ces jeunes gens
qui
lancent une pierre vers un policier, je leur mets un stage prison de quelques jours.
Parce
que ces pervers, ils savent qu'il ne leur arrivera rien. Ils savent que les policiers ne peuvent pas charger. Ils savent que l'exécutif a dit attention, surtout qu
'il
n
'y ait
pas de blessés chez les étudiants, et je ne veux même pas imaginer quelque chose de plus grave. Donc ils tapent sur des flics qui ne peuvent pas répondre. Mais enfin, jusqu'à quand tu peux tolérer ça dans ce pays
? Je
ne sais pas d'ailleurs ce que vous feriez, le Rassemblement National, si vous étiez au pouvoir. Parce que je ne suis pas sûr que vous arriveriez à être efficace sur des situations comme celle-là. Ce qu'il faudrait déjà,
c
'est que, parce qu'on sait que ce n
'est pas le cas, c
'est que les forces de l'ordre, policiers et gendarmes aussi d'ailleurs, qu'on peut saluer au passage, n'ont pas forcément toujours des ordres très clairs. C'est le syndrome Malek-Ousekine. Là aussi, c'est comme dans l'éducation nationale,
c
'est hashtag pas de vague. Là, les policiers qu
'on
voit, ce ne
sont
pas des CRS ou ce ne
sont
pas des gendarmes mobiles. Vu leur équipement, c'est plutôt soit les forces d'inservention, soit des policiers qui font poli secours, qui sont appelés à faire du maintien de l'ordre. Des ordres clairs, précis. Et puis surtout, vous le disiez très justement, « Mais qu'est-ce que je risque si je balance un pavé sur un policier ? » Les espèces d'émeutiers ensauvagés qu'on voit devant nous, ils doivent se poser la question. Qu'est-ce que je risque ? Rien. Je vais continuer. Mais rien. Donc s'ils savent qu'ils risquent quelque chose et quelque chose de lourd, ils arrêteront peut-être. Mais s'il n
'y
a pas la sanction derrière, ça peut continuer malheureusement des jours, ce qu'on n'espère pas. Ça me paraît évident. Richard Millet. Ça n'empêche pas aujourd'hui, par exemple, une cinquantaine d'avocats de publier une tribune dans le Nouvel Obs, disant que la police,
comment
dirais-je, tabasse tous ces jeunes. Mais c'est
insupportable. Mais vous avez parfaitement
raison. C'est insupportable. Alors là, je
voulais vous montrer le
sujet de Elliot Jamois sur le syndicat de la magistrature.
D
'ailleurs, c'est invraisemblable.
C
'est invraisemblable. Moi, ça
ne
pose pas de problème que les avocats se
lignent, mais les magistrats, c'est autre chose.
Mais voyons ce sujet, parce que je trouve ça invraisemblable. Les magistrats n'ont pas à faire de politique, me semble-t-il. Écoutons.
Un seuil d'une extrême gravité est franchi. La réponse du syndicat des commissaires est cinglante. En cause, un communiqué du syndicat de la magistrature qui dénonce une réponse gouvernementale brutale et des usages de la force manifestement disproportionnés. Des accusations vécues comme une provocation par Frédéric Lose, secrétaire général du syndicat des commissaires de police nationale.
Une
insulte par rapport aux 460 policiers
qui
sont sur le terrain et qui ont été blessés, blessés grièvement. Et vous avez un syndicat pyromane. C'est d'une extrême dangerosité. Ce n
'est
pas une fonction neutre que de juger. C'est une fonction noble qui demande neutralité, impartialité.
Le SCPN met désormais directement en cause l'impartialité de certains magistrats membres de ce syndicat. Une situation jugée particulièrement grave par Frédéric Lose.
Aujourd'hui, nous avons une partie des magistrats
qui
adhèrent à ce syndicat qui bafoue totalement au pied les principes
républicains. C'est pour ça que c'est extrêmement grave.
Le syndicat des commissaires demande désormais aux gardes des Sceaux de saisir le conseil supérieur de la magistrature. De son côté, le syndicat de la magistrature maintient ses critiques et appelle à une désescalade.
On
va marquer une pause. Je vous lis simplement le communiqué du syndicat de la magistrature face à cette colère légitime.
Pour
eux, c'est légitime. Le gouvernement a fait le choix d'une réponse brutale. Sans surprise, la stratégie de maintien de l'ordre n'a pas été adaptée à la particulière vulnérabilité de ce mouvement composé essentiellement d'enfants. Non !
En
fait, ce ne sont pas des enfants. Je veux dire, c'est des adolescents. Il n
'y
a pas d'enfants. Il n
'y a
pas d'enfants de 5 ans, 6 ans, 8 ans. Les mots ont un sens.
Nous
en profitons pour vous mettre le lien vers la contre-circulaire rédigée par notre syndicat en 2023. Il s'agit d'une boîte à outils utilisables pour les magistrats. Alors évidemment, tout ça est écrit en écriture inclusive. Pour contrôler de manière pleine et entière les procédures pénales, diligenter à l'encontre des manifestants, évidemment, écriture inclusive, et traiter de manière adaptée les violences illégitimes commises par les forces de l'ordre. Et ça, c'est les gens que vous payez, c'est des syndicats, c'est des magistrats. Tu n
'as
pas envie de te retrouver en face de ce type de personnes parce que ça s'appelle des hommes politiques. On peut s'interroger. Vraiment, moi je suis inquiet. Quelle est leur attitude quand ils reçoivent, quand ils ont devant eux ? Alors soit des émeutiers, on va les appeler ainsi, ou alors on sait que malheureusement il
y a
des policiers. Alors s'ils ont fauté,
ils
seront punis. C'est très bien. Mais quelle sera leur attitude si devant eux, ils ont des policiers et des gendarmes ?
Il est 9h, parce
qu'on est d'accord. Mais c'est les mêmes qui tiennent une conférence de presse avec LFI, avec des députés LFI, à l'Assemblée nationale, après le vote de la loi pour la présomption de légitime défense pour nos forces de l'ordre. Je m'arrête là. Non mais, peu importe, quand je dis on va rendre l'antenne, mais bon, j
'ai
l'impression que vous n
'avez
jamais fait de télé de votre vie. Vous auriez dû être journaliste dans une autre vie, vous auriez su, vous auriez pensé à moi, un petit peu.
La
pause, et nous revenons.
Et
toi, qu'est-ce que tu veux faire plus tard
? De
la compta.
T
'es sûre,
ma chérie
?
La compta, c'est carrément stylé, gestion par la data, fluide et connecté.
Auto-Héros présente auto-certitude. Hybride.
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Ça
me plaît bien. Non mais je l
'ai
vu en premier. Non, c'est moi.
Moi
?
Moi. Auto-Héros. Acheter une voiture, enfin facile.
DS
numéro 7.
Alors,
ton rendez-vous sur les produits structurés ? Super
! J
'ai été reçu dans un hôtel particulier de malade. Ils m
'ont
offert des places de concert et un week-end en Bourgogne. Ah, quand même. Et les performances ?
Je
ne te dis pas leur bureau. Du marbre partout, des escaliers géants. Énorme ! Ah, quand même. Et les frais, les risques ? Ah ben ça, je n
'ai
pas tout compris. Mais bon, je leur fais confiance. Ah ouais
? Quand
même.
Vos
produits structurés ne sont pas des gammes H.
Dommage.
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Les syndicats de la magistrature,
il
y a un instant, et on est avec Olivier Delagarde, c'est vrai qu'il
n
'y
a
pas un mot ce matin dans la presse...
Non, moi j'étais très
surpris. J'étais très surpris parce que cette histoire me paraît très
grave. Le syndicat de la magistrature, ce n
'est
pas un organe confidentiel. C'est 30% des scrutins exprimés
aux
dernières élections professionnelles. Donc ça nous indique quand même que 30% des magistrats sont à l'extrême gauche. Et prendre des positions politiques comme celle-là, ça pose un vrai problème de démocratie. Comment voulez-vous ensuite vous présenter devant un juge en espérant avoir une justice qui soit
équilibrée
?
Olivier Delagarde, mais alors j'ai appris quelque chose dans cette interlude, et vous n'allez vous faire que des amis dans la presse française, parce que vous dites que les journaux le lundi ne
sont
pas bons, parce qu'ils sont faits
par ceux qui ne travaillent pas le dimanche. Vous savez quoi ? Vous savez quoi
?
Vous êtes un mauvais camarade.
Non, mais je
vais vous dire... Oui, mais moi je ne savais pas cette affaire, effectivement. Alors le lundi, il ne
faut
pas acheter les journaux parce qu
'ils
ne sont pas bons. Eh bien,
il y a des paroles. Ils sont faits par ceux qui sont... Ça, c'est pas
envidable. Non, mais c'est unique.
Merci
beaucoup.
Ah non, mais... Oui,
mais... Il faut dire... Attendez,
il
faut apprendre... Moi j'apprends aux gens. Oui. C'est important. On doit dire la
vérité. Tout
ça
parce que je n'ai pas rendu à l'heure l'antenne. Bon,
regardez, regardez
ce qu'on
appelle la mosaïque. Je le dis pour les auditeurs de repas. Alors, on voit effectivement des rassemblements devant des lycées. Je me demande... Nous sommes à Paris. Je me demande si ce n
'est
pas le lycée Henri IV. C'est
le
lycée de Turgot. C'est le
lycée
de Turgot. Bon, effectivement. Donc là, il y a des jeunes gens qui sont devant le lycée Turgot. Ce serait intéressant. Moi, j'aimerais bien qu'ils viennent un jour sur ce plateau, tous, et vraiment les interroger. Parce que j'entends qu'on dise qu'il n
'y a
pas assez de profs, on n
'a
pas assez de moyens. Mais pourquoi tu brûles ton lycée ? Si tu n'as pas assez de moyens,
qu
'est-ce que tu vas brûler ton lycée ? Bon, tout paraît quand même là. Je ne sais pas où nous sommes. Nous sommes à Lille. Bon, je ne reconnaissais pas forcément les arbres de Lille. Mais bon, là, ça paraît quand même sous contrôle. En tout cas, tranquille. Alors, qu'est-ce qu'il crie ? On va écouter ce qu'il crie, ces jeunes gens.
Il crie
que nous sommes tous antifascistes. C'est évidemment
une
revendication pour l'école, bien évidemment. Bon, il y a... Les policiers sont là. Je ne sais pas où vont cette déambulation. Malo, il est là pour comprendre cette déambulation dans les rues de Lille ?
Où
est-ce qu'ils vont ? Ils marchent ensemble
avec les policiers, c'est sympa.
Oui,
les
étudiants sont en train de marcher derrière les policiers, en train de scander des slogans antifascistes, vous le disiez. Donc, en fait, il y a eu une interpellation après qu'un jeune ait tenté de prendre une photo avec un policier. Et les jeunes se sont un peu rebellés contre les forces de l'ordre en leur disant que... En leur disant qu'eux étaient armés, que ces jeunes n'étaient pas armés. Donc, voilà, depuis, les policiers sont en train de replier pour emmener ce jeune jusqu'à leur voiture. Et le groupe de jeunes qui, justement, disaient qu'il fallait lâcher ce jeune homme est en train de marcher derrière ces policiers depuis quelques minutes, maintenant. Eh bien, merci beaucoup.
Alors, c'est vrai que ces jeunes cagoulés, masqués, parfois, c'est très étrange, pour des revendications lycéennes, et
qui
crient, nous sommes tous des antifascistes. Mais qui se rassurent, on est tous antifascistes. Personne n'a envie du fascisme dans ce pays. Éric Nolot, qu'est-ce que ça vous inspire
?
Moi, je suis un peu pris par la solennité du moment, parce que je crois que je n'ai jamais été aussi inquiet pour notre pays.
C'est
-à
-dire
que je constate qu'il
y a
une coalition très hétéroclite. Dans la coalition, il y a des petits cons, il y a des incendiaires, il y a des lyncheurs de policiers, il y a un syndicat de la magistrature, il y
a
un parti politique qui est des filles, il
y a
une partie de la classe médiatique,
qui
pousse le pays centimètre par centimètre vers l'abîme. Je pense que ça peut très très mal se terminer, de deux manières. D'abord parce que la police va être obligée de répondre quand même aux agressions dont elle est victime. Et puis de la part des Français,
comment
on les appelait, normaux, il y aura un jour une réaction.
Parce
qu'on ne peut pas supporter ça. Là, je suis en lit en permanence de dire qu'on est dans un pays fasciste, de brûler des établissements qui ont été construits à grands frais, parce que ce n'est pas des établissements délabrés qui ont été incendies, c'est parfois des établissements flambonneurs. Je crois que le français moyen en a un peu marre. Surtout qu'on a montré il y a quelques jours maintenant un autre visage de la France avec la visite du pape. Donc cette France existe. Est-ce qu'elle va supporter d'être malmenée et agressée comme ça longtemps ? Moi, je ne le crois pas. Richard Millet.
Oui, en fait, depuis une semaine, me reviennent en tête tous les mots d'ordre et les slogans de mai 68. Alors, vous ne les connaissez peut-être pas tous, mais je vais en citer quelques-uns. CRS, SS, 68.
Flics,
fascistes, assassins, c'est 68. Il est interdit d'interdire, c'est 68.
Cours,
camarades, le vieux monde est derrière toi, etc. Or, si je les cite, c'est parce que ces gens-là, ces lycéens, sont les petits-fils
des
gens qui hurlaient ça dans les rues. Or, on voit que LFI veut appliquer ce programme. On est en plein dedans. Et je suis tout à fait d'accord avec Eric. Il y
a
de quoi vraiment être inquiet, parce que cette fois, ce ne sont plus simplement des slogans. Ce sont des choses qui brûlent, des lycées qui brûlent. Écoutons ce que dit David Lissnard sur le syndicat de la magistrature.
Je
confirme ce que je dis depuis des années.
C
'est que le syndicat de la magistrature ne respecte pas les règles de façon extrêmement grave. Il est tenu à un texte de mémoire de décembre 1958 qui implique, et ça paraît tellement évident, qu'une expression revendicative de magistrat ne peut être politique. Donc le syndicat de la magistrature doit être dissous. Je l'ai dit et répété. Je ne fais pas partie de ceux qui sont contre le droit de se syndiquer dans la magistrature. Aujourd'hui, quand vous avez
entre
25 et 30 % de magistrats syndiqués qui
sont
partiaux, qui a priori désignent des coupables,
là où ils devraient juste a posteriori juger, et non pas a priori prendre parti, c'est extrêmement grave.
–
Mais oui, c'est extrêmement grave, mais effectivement, comme disait très justement Olivier Delagarde, ce n'est pas dans la presse ce matin,
pour
les raisons qu'il a expliquées. – Si c'est extrêmement grave, il faut le dissoudre, ce syndicat. Ce n
'est
pas grave ou c'est grave.
Si c'est grave, on
le dissout. Un syndicat qui vous explique que quand vous allez être devant un juge qui appartient à ce syndicat, il ne va pas être jugé selon les critères de la loi, mais selon les critères idéologiques de ce juge. Qui peut accepter ça ? – D'ailleurs, c'est dans votre programme de dissoudre ce syndicat, si vous arrivez au pouvoir, Philippe Ballard ?
–
De mémoire, non, mais si on dissout le syndicat de la magistrature, ces magistrats vont créer un autre syndicat qui prendra un autre nom, et on n'aura rien à régler du tout à l'arrivée. Voilà, il
faut
en être conscient. Mais le syndicat de
la
magistrature, je me rappelle très bien, en 2024, au moment des législatives, dans l'entre-deux-tours, il avait appelé à faire barrage au Rassemblement National, et il tenait une conférence de presse commune, je ne
sais
pas si vous avez les images, mais à l'Assemblée Nationale, après le vote de la loi pour la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, ils étaient mais à la même table, il y avait un député LFI, un membre du syndicat de la magistrature, un député LFI, un membre du syndicat de la magistrature. Enfin voilà, c'est ça qu'il faut quand même avoir présent à
LFI.
Et vous parliez quand même des députés LFI, leur proxy, voilà, tous ceux qui gravitent, mais si on veut être concret, moi je regardais un tweet d'Antoine Léaumont, c'est un député LFI de l'Essonne, qui samedi a relayé une fake news, alors c'est du mauvais français, une fausse information à propos de Belfort, comme quoi le policier qui a été lynché, en fait, bon il l
'est
peut-être un peu cherché, parce qu'il avait noyé un des émeutiers. Et enfin c'est un député qui relaye quand même une fake news. Bien sûr,
justement je voulais vous en parler, c'est
Belfort. Alors il l'a retiré maintenant, mais pendant des heures c'est resté sur son
tour,
ça ne fait qu'exciter, bien sûr, tous ceux qui croient, oui un policier qui noue à quelqu'un, effectivement ça peut... Eh bien justement,
mais
c'était faux. Alors justement, attention aux fake news, attention évidemment aux manipulations, notamment par les images, cette image vous l'avez vue, elle tournait sur les réseaux sociaux, et on va la voir là avant de voir le sujet de Tangren-Guillotel, c'est deux mineurs âgés de 17 et 15 ans, arrêtés pour le passage à tabac d'un policier à Belfort, qui sont poursuivis pour violences aggravées, non pour tentatives de meurtre, a déclaré à la presse dimanche le procureur Paul-Édouard Lalloy. Mais vous avez aussi un avocat qui jette exactement, qui s'appelle... Arie Halimi. Voilà, Arie Halimi, qui se sert de ça, qui vient... Alors
que la version
au départ de ce jeune, elle change depuis que l'avocat arrive, parce que l'avocat a aussi un intérêt. Ce sont des gens qui viennent effectivement prospérer, pourquoi pas,
sur ce climat-là. Vous avez noté
l'expression qu'a utilisée ce monsieur Halimi, là, Arie Halimi ? Il a dit qu'un policier a tenté de noyer un enfant. Oui. Il nous explique que c'est l'affaire Grégory, en fait. Oui, oui. Alors que le gamin lui-même, qui n
'est
pas un enfant, qui a 17 ans et quelques, a dit lui-même que non, ce n'était pas vrai.
Exactement.
Alors, on va voir le sujet de Tangren-Guillotel, mais par exemple, cet avocat, souvent, l'a invité sur le plateau. Il refuse de venir, évidemment,
parce
que là où il va, il n
'est
pas mis en difficulté. C'est aussi l'espace médiatique. Absolument. C'est-à
-dire
que c'est un vrai problème. Il ira peut-être à quotidien, parce qu
'on
ne lui proposera pas ces questions-là. Il ira peut-être dans d'autres médias, mais il ne viendra pas ici. Donc, il dit « je ne viens pas chez vous ». Ben, qu
'il
ne vienne pas, effectivement.
Et
toute l'espace médiatique, une partie de l'espace médiatique est sur cette ligne éditoriale. Mais voyez le sujet de Tancred-Guillotel.
On
y a quelqu
'un
de sa mère !
Ces images d'un policier en civil, agressé par plusieurs jeunes, illustrent la violence des charges contre les forces de l'ordre ces derniers jours. La scène, filmée ce vendredi matin à Belfort, est expliquée par le procureur de la République. Un individu est effectivement alors arrivé dans le dos de ce commandant,
lui portant manifestement un violent coup qui semble être un coup de poing, provoquant la chute du commandant de police. Alors qu'il se trouvait au sol, le commandant de police était alors roué de coups, et notamment au visage.
Et
l'individu qu'il venait d'interpeller lui portait deux violents coups de pied à la tête.
Quelques instants auparavant, ce policier interpellait un lycéen âgé de 17 ans dans le lit de la rivière voisine.
L
'avocat de l'adolescent a annoncé un dépôt de plainte pour tentative de meurtre contre le policier, l'accusant d'avoir tenté de noyer son client avec une exceptionnelle sauvagerie. Pourtant, selon le procureur, le lycéen a affirmé l'inverse lors de son audition. Il n'a aucunement indiqué dans ses déclarations au service de police en présence de son avocat que sa tête aurait été immergée.
Il a indiqué qu'il avait effectivement au moment de son interpellation, qui je le cite l'avait surpris, il avait été poussé ainsi et s'était retrouvé projeté en avant dans l'eau, que le commandant de police avait essayé de le menotter à cet endroit-là, mais il n'y arrivait pas, qu'il l'avait extrait de l'eau. Il a
confirmé, je le cite, je ne pense pas qu'il ait essayé de me noyer. J'ai eu cette impression au départ parce que j'ai été simplement, j'étais surpris.
Interrogé, le policier a nié avoir tenté de noyer l'adolescent. Marqué de plusieurs bleus et hématomes, le policier s'est vu prescrire huit jours d'ITT. Les deux mineurs arrêtés sont poursuivis pour violences aggravées.
Il y
a
une prise de parole qui est prévue ce matin pour Bruno Retailleau, pour tout vous dire. Il est à Nantes et on voit d'ailleurs Laurence Garnier, que je reconnais, et il doit être, je ne sais pas où il est, dans Nantes, mais j'imagine qu'il est peut-être devant le fameux lycée Nelson Mandela, le lycée international. Il est effectivement, je crois reconnaître ce lycée exactement, il est devant le lycée Nelson Mandela et Bruno Retailleau va pouvoir parler peut-être dans quelques secondes. Et dès qu'il prendra la parole, bien sûr, on interrompra notre émission pour l'écouter.
Mais en attendant, voyons, pour prolonger ce sujet de ce qui s'est passé à Belfort, la réponse de la police, notamment à cet avocat dont on vous parlait il y a quelques secondes, Inès Alikan, voyez ce sujet qui est très intéressant.
Après la conférence de presse du procureur de la République de Belfort, l'avocat du lycéen de 17 ans accuse le policier d'avoir tenté de le noyer.
Mon
client mineur a été victime d'une tentative de noyade par un fonctionnaire de police.
Une accusation contestée par le parquet. Selon le procureur, lorsque les enquêteurs ont demandé au jeune homme s'il pensait que le policier avait tenté de le noyer, il a répondu par la négative. L'avocat accuse le procureur d'avoir menti au journaliste sur l'existence de la plainte.
Je pense que le procureur de la République, M. Lalloy, a un peu menti au journaliste. Je ne vois pas comment ce procureur a pu indiquer qu'il n'avait pas connaissance d'une plainte pour tentative de meurtre.
Des accusations qui ont
vivement fait réagir
ce syndicat de police.
Déjà, ce sont des accusations qui sont extrêmement graves. Allez dire que le procureur, non. Ces accusations-là, elles peuvent discréditer toute l'action de justice. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que s'il
y
a un dépôt de plainte dans le dossier initial, obligatoirement, le procureur est avisé.
Sur l'interpellation elle-même, le syndicat défend l'usage de la force par le
policier.
Ce
qu'on peut quand même noter, c'est ce qui ressemble beaucoup à un changement de version, parce que si on s'en tient aux éléments qui sont communiqués initialement par le procureur, il avait dit assez clairement que le policier n'avait pas eu l'intention de le noyer. Donc pourquoi ce changement de version ? Est-ce qu'on n'est pas sur une stratégie de la victimisation ? C'est-à-dire qu'on explique que le policier est en tort pour essayer de se disculper.
Les deux mineurs interpellés sont poursuivis pour violences aggravées, un délit, passible de 10 ans de prison.
Je
rejoins ce que vous disiez tout à l'heure, tout ça crée un
drôle
de climat. Alors il y
a
beaucoup de gens qui nous disent, Thomas Bonnet, mais pourquoi l'armée n'intervient-elle pas ? Mais l'armée elle n
'est
pas faite pour...
Mais l'armée,
comme l'a très bien dit Sébastien Lecornu, l'armée elle tue sur ordre.
Est-ce qu'on veut vraiment que l'armée aille avec cette doctrine-là face à des laisséens ?
Je
ne
suis
pas certain. Bon, alors après, c'est quoi l'échelle ? Il peut y avoir, j'entendais Philippe Devilliers qui demande l'état d'urgence.
Ce
n
'est
pas l'article 16, l'état d'urgence. Ça a parfois été déclaré l'état
d'urgence. C'est les
pouvoirs étendus aux services de police pour mener des investigations, procédé à
des
perquisitions, couvre-feu, interdiction
de pareil. C'est ce qui
s'est passé en
1995, au moment des émeutes.
Mais
c'était la nuit, les émeutes.
Oui, mais c'est parfaitement la raison. Ce qui est nouveau,
c'est que ça se passe le
jour. Ce qui est intéressant, c'est que les mots du
couvre-feu en pleine journée, c'est quand même un peu compliqué. Non, mais vous avez parfaitement la raison. Et c'est très intéressant parce que ça montre le niveau d'impunité pour ces gens-là. Ils savent que rien ne peut leur arriver. Avant, c'était la nuit, maintenant c'est le jour. Et ça va être de pire en pire. La prochaine étape, c'est en bas des immeubles haussmanniens, comme je le dis à chaque fois. Et là, ils se réveilleront peut-être, ceux qui gouvernent. Parce qu'ils seront dans les pillages que vous avez vus, qui sont incroyables d'ailleurs, dans des Lidl, dans des magasins.
C
'est extravagant les pillages. Est-ce que Bruno Retailleau prend la parole ? Bruno Retailleau avec Fulc Chambard de l'eau, qui doit être près de lui d'ailleurs, qui est le candidat malheureux à la mairie de Nantes. Mais il est vrai que Mme Roland s'était alliée avec l'extrême-gauche et la France insoumise, ce qui a
facilité son élection. Je pensais
venir ici à Nantes, au lycée Nelson Mandela, après ce qui s'est passé. Il faut dire que lorsque j'étais président de région, c'est un lycée qui avait été engagé, dont la construction avait été engagée par mon prédécesseur. Et c'est celui qui avait coûté d'ailleurs le plus cher, quasiment 77 millions d'euros. Et après les images violentes, extrêmement choquantes, qui ont sidéré tous nos compatriotes, je pense que le temps est venu de dire les choses et d'appeler un chat un chat. Première chose, ceux qui font ça ne représentent pas la jeunesse. La majorité de la jeunesse ne n'agresse pas, n'attaque pas les bâtiments, ne brûle pas, n'incendie pas.
Et je veux dire qu'il faut distinguer les casseurs, y compris qui peuvent parfois se recruter dans le rang des lycéens. Mais le monopole de cette représentation, alors qu'on le voit bien dans les médias, ils tentent de capter l'attention des uns et des autres, ça n'est pas ça. La jeunesse de France, elle n'est pas là. Elle n'est pas là. Deuxième chose, ces destructions, cette colère totalement désinhibée, débridée,
c
'est un prétexte. Le manque de moyens est un prétexte. Ici, vous avez un des plus beaux lycées, celui qui a coûté le plus cher. On a en France un budget qui est le premier budget de tous les ministères consacrés à l'éducation nationale et qui est en même temps, de tous les pays de l'OCDE, un des budgets les plus importants, en tout cas en termes de part par rapport à la richesse nationale. L'effondrement de
l
'école, ce n
'est
pas un problème de moyens. On le voit bien. C'est un autre problème. C'est une idéologie qui a gangréné l'éducation nationale depuis des années et des années et qui a été importée par le gauchisme. C'est incroyable de voir des individus qui essaient aujourd'hui de remonter nos jeunes qui sont eux-mêmes à l'origine, en tout cas leurs prédécesseurs, ce sont les héritiers de ceux qui ont déconstruit l'école en faisant en sorte de saper l'autorité, de brouiller tous les repères et d'introduire une forme d'égalitarisme qui fait qu'aujourd'hui, on a une égalité incroyable puisque l'école française est de toutes les écoles en Europe la plus inégalitaire. C'est-à-dire que
la
réussite des élèves dépend du milieu social de leurs parents. Donc c'est un prétexte. Les images qu'on a vues, franchement, ont beaucoup choqué nos compatriotes.
Quand
on voit des dizaines de professeurs, de chefs d'établissement qui ont été malmenés, quand on voit une passante qui a été blessée au visage, brûlée avec un spray qui était transformé en lance-flammes, quand on voit des policiers qui ont été tabassés, une jeune policière, un commandant de police qui a été quasiment lynché, quand on voit ce déferlement de violence, je pense que désormais, on ne peut plus faire avec ces jeunes violents comme on pouvait les traiter après la guerre. Il faut changer de pied en matière de justice pénale des mineurs.
C
'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il faudra évidemment revoir la majorité pénale. Je propose, moi, de l'abaisser à 15 ans. Et surtout, il faut infliger des peines de prison, des courtes peines de prison dans des établissements appropriés à des individus dès le premier délit grave. Parce que je l'ai vu quand j'étais ministre de l'Intérieur. Bien souvent, ceux qui commettaient des crimes, quand on demandait les antécédents, c'était 20, 25 ou 30 en décédant. On les avait en réalité enfermés dans des parcours de délinquance en leur donnant une forme d'impunité. Donc il faut changer. Il y
a
une rupture qui est à faire ici. Et puis évidemment, le principe, ce doit être le casseur-payeur. Moi, j'ai proposé déjà depuis des mois le fait de réintroduire dans notre arcedale judiciaire la loi anticasseur qui a été supprimée par la gauche quand François Mitterrand est arrivé en 1981. Cette idée,
c
'est que dès lors que des individus se trouvent dans un attroupement, un attroupement qui aurait commis des violences, des dégradations, eh bien sauf à montrer qu'ils s'en désolidarisent, ils sont tenus pour responsables, collectivement pour responsables. Il faut les taper au portefeuille. Et quand ils sont mineurs, il faut se retourner vers leur famille, évidemment, y compris sur les prestations sociales et les allocations. Pour terminer,
ce
que je veux dire de la façon la plus claire, la plus ferme, c'est qu'on devrait débaptiser la France insoumise. On devrait désormais les appeler la France incendiaire. Parce que non seulement ils ont soufflé sur les braises, mais ils ont fourni l'essence et ils ont fourni les allumettes par leur mot d'ordre, par leur mot d'ordre. On ne peut pas en permanence vouloir brutaliser, vouloir tout conflictualiser. On ne peut pas donner ces mots d'ordre en légitimant la violence, en faisant des appels à l'insurrection, en brumisant en réalité de violence toute la société française sans qu'il y ait ce genre de conséquences. C'est absolument lamentable. J'ai
mis
sur la table cette idée de pouvoir interdire LFI. Je persiste, je signe. Quand on a un mouvement qui est en train de préparer une grande répétition générale
pour
le grand soir, sans doute après les élections présidentielles, ce sera leur troisième tour, ils profiteront de tout, de la moindre crise. Et vous savez qu'on est au bord du groupe aujourd'hui, avec une crise financière qui pourrait s'annoncer dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois, ils profiteront de tout, justement, pour en appeler à l'insurrection. L'article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen est très clair. On ne peut inquiéter personne, évidemment, pour ses opinions, même religieuses, dit cet article 10, à condition que leur manifestation, précisément, ne trouble pas l'ordre public.
Monsieur
Rotailleau, le syndicat de la magistrature, lui, exhorte l'État à cesser, je cite, de réprimer la jeunesse pour la faire taire. Est-ce que, selon vous, la question aussi de la dissolution du syndicat de la magistrature se pose
?
Ça
fait
longtemps que j'ai pointé du doigt le syndicat de la magistrature, qui ne respecte pas la loi. Puisque le statut des magistrats, qui est un statut qui date de 58, les ordonnances de 58, interdisent
clairement,
absolument clairement, toute activité politique. Et c'est un syndicat qui représente quand même quasiment 30% des magistrats, qui fait de la politique en permanence. C'est absolument lamentable. Et aujourd'hui, le justiciable français
peut
légitimement se poser la question, quand on se retrouve
en
face de ces juges-là, ils ne jugent pas au nom du peuple français, comme leur demande la loi. Ils jugent au nom de leur propre idéologie. Et je l'ai souvent dit, il faut recentrer les activités syndicales, notamment des magistrats, sur
leur
profession. Et uniquement sur leur profession. Je me demande pourquoi le CSM ne fait rien, d'ailleurs. Puisqu'on les laisse transgresser la loi, ils ont une obligation de réserve, ils ne la respectent pas, et alors, ils ne seront pas sanctionnés. Ils étaient encore, il y a quelques semaines, à la fête de l'humanité. Ils sont coutumiers du fait. Je me souviens, moi, parfaitement, lorsque j'avais fait voter à l'Assemblée nationale et au Sénat la loi contre le narcotrafic, ils avaient fait, bien entendu, un communiqué s'opposant à cette loi. Le narcotrafic, les narcotrafiquants, la criminalité organisée, mais où va-t-on ?
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De
retour à 10h, on a été obligé d'interrompre, évidemment, Bruno Retailleau.
C
'est jamais agréable. Et je veux vraiment qu'il nous en excuse. Après, il y a toujours des temps de parole, des temps de publicité qui nous obligent. Mais évidemment, si M. Retailleau avait dit quelque chose d'essentiel dans les dernières secondes, nous pourrions l'écouter de nouveau. À présent, son intervention est terminée. Et je retiens effectivement une forme de fermeté. On pourra en parler avec vous, Philippe Béard. Il dit la même chose que vous, si vous me permettez. Je pense que c'est vous qui dites la même chose que lui. Bon. Sommayel Abidi nous rappelle les
titres.
Bonjour Pascal et bonjour à tous. Face aux violences lycéennes, l'exécutif accélère le projet de loi Casseur-Payeur, examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre, annonce ce matin de mots de brèche-von sur notre antenne. Un texte qui, selon la porte-parole du gouvernement, permettra de faire payer des dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur, y compris en passant par les aides sociales. Deux lycéens de 15 et 17 ans mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac d'un policier vendredi à Belfort lors de heures en marge du mouvement lycéen. Le plus âgé a été placé en détention provisoire.
L'autre a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de manifester.
À
la une également, les recettes de l'assurance chômage dans le viseur de l'exécutif. Le gouvernement va prélever l'excédent que l'UNEDIC a prévu de dégager en 2027, soit 2,1 milliards d'euros, selon les déclarations du ministre du Travail dans un entretien accordé au journal L'Opinion. Mais l'association, déjà très endettée, sera à l'équilibre l'an prochain, a affirmé Jean-Pierre Farandou.
On
en vient maintenant à ce drame cette nuit au large de Berck, deux morts dans une tentative clandestine de traverser de la Manche. Les deux migrants étaient âgés d'une trentaine et d'une cinquantaine d'années et deux femmes présentant des brûlures sur une grande partie du corps ont été hospitalisées en urgence relative. Et puis on termine avec le Brésil. Le conservateur Flavio Bolsonaro crée la surprise et devance Lula. Au premier tour de la présidentielle, le fils de l'ancien chef de l'État a recueilli plus de 47% des suffrages contre près de 45% pour le président sortant. Les deux candidats s'affronteront au second tour le 25 octobre prochain.
Oui,
et c'est très beau d'ailleurs ce qu'a fait M. Bolsonaro. Je ne parle pas politique là, mais vous savez pourquoi ? Il s'est engagé pour sauver son père, tout simplement.
Donc
c'est assez noble, il y a un côté tout à fait exceptionnel. Il est parti dans une course qui n'était vraiment pas gagnée. Son père est condamné je crois à 27 ou 30 ans de prison. Et lui, il n'était pas fait pour ça, forcément. Flavio Bolsonaro, et il s'est engagé pour venger son père, en tout cas pour le sauver. Et on se verra, effectivement, c'est une surprise, il
y a
47% des suffrages. Bon, Philippe Ballard est avec nous. Je disais ce que dit Bruno Retailleau,
c'est
ce que vous dites vous, il n'y
a
pas de différence. D'ailleurs, vous pourriez
travailler
avec lui quand j'entends cela, puisqu'il dit la même chose. Il y a des paroles et des actes, comme l'on dit. On va reprendre deux points évoqués par Bruno Retailleau tout à l'heure. Il a parlé d'une loi anti-casseur revisité. Je vous en parlais il y a 45 minutes. Donc oui, effectivement, il dit la même chose. Quand il dit qu
'il
faut abaisser la majorité pénale, c'est dans notre programme depuis de très nombreuses années. Ça va être repris par Marine Le Pen pour la présidentielle. Donc, qu
'est
-ce qu'on peut lui dire ? Je ne
sais
pas, M. Retailleau, venez chez nous. Ce sera peut-être plus vite fait, parce que ce qu'on n'oublie pas non plus, c'est qu'il a été ministre quand même.
Il a été ministre, mais il n'avait pas...
Mais on n'y va pas dans ces conditions. Si on sait qu'on ne peut rien faire, parce que lui-même le dit.
Philippe, il y a
de discussion
là-dessus. Si on ne change pas
la constitution,
on
ne
peut
rien faire. On est entièrement d'accord. Philippe, il y a de discussion. Donc,
il
ne
fallait
pas y aller. Et les LR, à l'Assemblée, pardon, mais enfin, le budget, le dernier budget, il est massé quand même grâce aux LR et
aux
socialistes. Donc voilà, il faut clarifier les choses de temps en temps. Bon, en revanche, moi je trouve
que...
Oui, mais les LR n'ont pas voté la motion de censure. Et le PLFSS, le budget de la sécurité sociale, il est passé avec les voix de LR. Alors d'ailleurs, contre l'avis de Bruno Retailleau. Moi j
'écoutais
le matin, au mois de décembre dernier, le budget est passé, sur une radio périphérie comme on disait avant, il y avait M. Wauquiez qui disait en responsabilité, on va le voter. Et une demi-heure plus tard, sur Europe 1, M. Retailleau disait jamais en l'état, il faut le voter. Philippe Ballard, les images que vous voyez à l'instant, et je le dis pour nos amis d'Europe 1, c'est les images du lycée de Nantes. Et on voit malgré effectivement les dégâts, on comprend quand même que c'est un très bel établissement. Il a été même construit il y a très peu de temps, on voit bien l'architecture, les matériaux.
Donc quand Bruno Retailleau dit c'est un prétexte, évidemment qu'il a raison, que tout ça est bidon complet, que la petite musique qui est donnée dans les médias, sur faux entendre, les revendications des uns, des autres, etc. Je veux bien les entendre, les revendications, je veux bien qu
'on
m'explique qu'ils travaillent trop, de 8h à 18h, mais tout ça évidemment est bidon. C'est un prétexte et il faut le dire. Alors regardez ces jeunes gens qui sont aujourd'hui, là il
y
a des casiers, je peux vous dire qu'on n'avait pas des casiers comme cela. Lorsqu'on travaillait, je vous lirai d'ailleurs tout à l'heure un petit texte que m'a envoyé quelqu'un qui nous écoute tous les jours, qui a 85 ans, qui était à Louis-le-Grand,
et
qui me raconte, 1940, qui me raconte Louis-le-Grand en 1955. Ce qui est vrai,
c'est que sur l'ensemble du territoire, tous les lycées ne ressemblent pas aux lycées. Si je vous emmène dans le lycée dans lequel j'ai étudié, vous allez être d'accord avec moi sur le fait que ce n
'est
pas des bonnes conditions. Ce
qui est vrai, c'est que les régions ont quand même beaucoup
investi. Je
suis d'accord. Les régions ont quand même beaucoup investi dans les... Il y a aussi ça qui existe. C'est parfois un prétexte
à de la violence, mais il y a aussi un délabrement des services publics. Au sens-là, les commissariats, les hôpitaux, les écoles, tout part en morceaux.
J'aimerais bien que les
lycéens m'expliquent comment est-ce qu'on fait pour avoir plus de professeurs et moins de cours.
Est
-ce que... Enfin voilà,
c
'est n'implique de quoi. Écoutez, nous, on est...
C'est les
spécialités qui ont créé un peu le bazar. Enfin, le problème. Oui, les spécialités,
parce qu'ils ont des
trous de 3
000, parce que tout... Mais c'est spécialité, mais ça aussi, c'est
bidon. J'excuse pas pour autant. Mais pardonnez-moi, tu es ministre de l'Éducation nationale. C'est très simple. Vous refaites ce qui a marché. C'est pas très compliqué. Les spécialités, tout ça, c'est mon cul sur la commode. C'est rien. C'est ça qui est terrible, d'ailleurs. T'as juste à reprendre un système qui a bien marché. Voilà, tu refais ça. Bon,
ce qu'a fait chevèrement,
j'emmène 80% d'une classe d'âge au bac. On voit que c'est un échec total.
Mais bien sûr, mais on le sait. On le sait. On a du bien fragilité, ces jeunes gens. Donc, c
'est très simple. Vous voulez réformer ? Un examen de passage de la troisième à la seconde. Deux passages avec la pression. Bah oui, c'était pas vieux.
Bah
tu redoubles, en fait. Si tu l'as pas eu, tu redoubles.
Moi,
je peux vous dire qu'il y
avait
des gens qui redoublaient le bac.
Mais on redouble plus, Georges.
Oui, mais quand t'avais pas le bac en terminale, tu le redoublais. Et puis même, tu pouvais passer trois fois. Eh bien, tu le passeras trois fois. Vieux. Voilà, on va changer les choses. On va faire de l'autorité. Mais en revanche, mais en revanche, donc parole de bon sens de Bruno Retailleau, on peut tous être d'accord avec ce qui dit, mais son affaire de prison,
il
n
'y a
pas de prison. C'est-à
-dire
que si tu veux prendre les jeunes, les mettre 8 jours, 15 jours, il faut construire 50 000, 100 000, je sais pas. Vous imaginez construire combien de places de prison si vous êtes au pouvoir ? Eh bien déjà, si Emmanuel Macron a tenu sa promesse de 15 000 places, on n
'en
est à même pas. Mais vous ? On en construira deux mémoires à vérifier, je crois que c'est 20 000 ou 25 000. Et puis des centres... En combien de temps ? En combien de temps ? Eh bien, on peut aller très vite,
on
peut réhabiliter.
Il y a les casernes, par exemple, qui
sont inoccupées maintenant. L'État a un parc immobilier, parfois vide, et je renvoie à ce qu'a dit Marine Le Pen à Hénard Beaumont sur le plan logement. Donc il faut avoir la volonté politique, et c'est ce qui manque depuis 40 ans à ce pays. Il
n'y
a pas de volonté politique. Et puis des centres fermés éducatifs, parce que les mineurs, effectivement, on ne peut pas les mettre avec des caïds, on ne va pas les mettre avec des types qui
appartiennent à des éleveaux,
et il faut retraiter absolument,
recruter des surveillants, et on
a énormément de mal à recruter
des
surveillants dans la pénitentiaire. Merci, merci Philippe Ballard, merci à vous.
Philippe Ballard