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InterviewAurore Bergé· 6 juin 2025 15 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Aurore Bergé dans C l'Hebdo - 30 mai 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment les femmes enceintes font-elles quand elles sont au pouvoir ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui encore Aurore Bergé cacheriez votre grossesse de crainte que ça ne vous empêche d'accéder au pouvoir ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça dit de l'égalité réelle dans notre société ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué la proposition de loi constitutionnelle pour les suppléants. Pourquoi cette réforme est-elle nécessaire ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la maternité a changé votre rapport au pouvoir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Aurore BergéFait
    « Je veux être candidate à la présidence du groupe et je veux pas que ça rentre du tout en ligne de compte et je veux pas que ça me désavantage parce qu'en fait je j'anticipe ou j'intériorise le fait que ça peut être un désavantage pour moi d'être candidate aux législatives et surtout candidate à la présidence du groupe en étant enceinte. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bienvenue dans c de la suite. On ensemble jusqu'à 21h avec Natacha et Victor. Comment les femmes enceintes font-elles quand elles sont au pouvoir ?

C'est ce que nous raconte un documentaire. On reçoit Aurore Berger, Mathilde et la réalisatrice Saveria Rojac. Et puis le parrain des 180 ans de la SPA, Philippe Cavreviar viendra nous rendre visite avec son chien Virgile.

On va célébrer la folle année de la chanteuse Elena, demi-finaliste de la Starac il y a un an et aujourd'hui superstar. Comment les femmes qui sont au pouvoir font-elles quand elles apprennent qu'elles sont enceintes ? Il y a celles qui ont médiatisé leur accouchement ?

C'est vrai que c'est pas facile parce que c'est en même temps euh une vie privée donc auquel on a droit mais en même temps c'est vrai que c'est assez exceptionnel et je le fais aussi pour euh pour la cause des femmes parce que je crois que un des gross problèmes aujourd'hui c'est précisément à l'heure où les femmes accèdent à des responsabilités importantes de pouvoir concilier à la fois leur vie maternelle affective familiale et professionnel ou encore Rachid Abati la ministre qui était de retour 5 jours seul seulement après avoir accouché. Rachid Adati venait tout juste de quitter la maternité ce matin même. Pas question pour la garde des saut de manquer ce premier conseil des ministres de l'année.

Pas plus que les premières cérémonies de vœux, une ministre radieuse et une mère comblée à sa sortie. fille. 13 ans plus tard, Aurore Berger, elle a fait le choix au contraire de cacher qu'elle était enceinte quand elle briguait la tête du groupe ensemble à l'Assemblée.

Elle pensait qu'afficher sa grossesse l'empêcherait ensuite d'être élu. Je veux être candidate à la présidence du groupe et je veux pas que ça rentre du tout en ligne de compte et je veux pas que ça me désavantage parce qu'en fait je j'anticipe ou j'intériorise le fait que ça peut être un désavantage pour moi d'être candidate aux législatives et surtout candidate à la présidence du groupe en étant enceinte. Bonsoir mesdames.

Hur Berger, vous êtes ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On vient de de vous entendre Mathilde Lignet. Bonsoir, vous êtes député la France insoumise Déviline.

Vous témoignez vous aussi dans le documentaire au pouvoir et enceinte qui est disponible sur la plateforme M6+ et c'est le vôtre. Bonsoir Saveria Rogec. Est-ce qu'aujourd'hui encore Aurore Berger vous cacheriez votre grossesse de crainte que ça ne vous empêche d'accéder au pouvoir ou même d'être élu ?

Oui, je pense que je ferai le même choix, mais je pense comme beaucoup de femmes, beaucoup de femmes journalistes euh que je connais certaines de vos conœurs qui attendent le dernier moment pour dire parce que on voit bien que ça change le regard. Euh alors ça peut le changer positivement mais ça le change. C'est-à-dire qu'on décide à notre place, on évite de nous confier des responsabilités parce qu'on pense que on narrivera pas à les affronter comme si on était les seuls pour lesquels ces questions se posent.

C'est c'est ça qu'il faut qu'on arrive à changer dans la société, c'est à la fois les lois qu'on doit évidemment continuer à changer. Je pense la question des congés parentaux. Mais au-delà de ça, c'est ce regard qui fait qu'à un moment, on porte plus le même et que la question de la parentalité finalement, elle se réduit beaucoup à la question de la maternité et on parle moins d'ailleurs de la paternité.

C'est vraiment l'histoire d'Aurore Berger qui est le point de départ de votre documentaire. Absolument. Je me suis dit quand j'ai lu en effet berger est une femme à l'époque vous étiez je pense trentenaire en 2022 une femme de ma génération et quand j'ai lu qu'une femme comment dire aujourd'hui on dirait puissante même si c'est peut-être un peu galvodé mais en tout cas une femme accomplie entourée une femme forte une femme de pouvoir à l'époque députée euh brigue un poste et fait le choix et en effet ironie de l'histoire c'est qu'aujourd'hui vous êtes ministre de l'égalité fait le choix de dissimuler une grossesse.

Voilà la première réaction, c'est parce que vous dites je je n'obtiendrai pas le poste ou je ne serai pas élu. Vous brigez à l'époque en effet la tête du groupe majoritaire à l'Assemblée, du groupe en marche à l'Assemblée. Je me suis dit comment quelqu'un de ma génération, une députée, une femme de pouvoir peut avoir encore ce type de de réflexe.

Qu'est-ce que ça dit en fait de l'égalité réelle dans notre société pour des femmes justement moins privilégiées ? des femmes de pouvoir ont ces réflexes là parce que c'est voilà qu'est-ce que c'est pour les autres, qu'est-ce que ça dit de l'égalité réelle dans notre société et c'est quelque chose le fait de par exemple dissimuler ou de retarder l'annonce d'une grossesse toutes dans le film toutes les les femmes, les ministres députés que je elles ont quasiment toutes eu ce genre de réflexe au moment où elles tombent enceinte qui devrait être un moment de bonheur de joie dans la vie d'une femme. Et au contraire, elles ont tout eu ce Sarah Lerry à l'époque secrétaire d'État euh qui a ensuite été ministre des familles, donc là aussi ironie ministre de la famille.

Oui, elle le dit à Brigitte Macron et n'ose pas le dire à son employeur Emmanuel Macron parce que c'est au moment d'un remanement ministériel se dit il ne va pas me maintenir si c'est que je suis enceinte. Elle choisit de le dire à son épouse et puis il a resté enceinte enfin presque même accouché sur scène, j'allais dire parce que vous vous avez fait une interview 48 he avant d'accoucher. Il fallait être ministre, enfin il fallait être à votre poste.

Vous n'étiez pas encore ministre jusqu'au bout. C personnel euh c'est-à-dire que oui, j'avais pas totalement le même visage et c'est un autre sujet. Oui, mais aussi parce que j'ai eu la chance d'avoir une grossesse qui s'est bien passée.

Jamais je me serais mise en risque moi-même ou j'aurais mis en risque ma grossesse et mon enfant. Donc ça c'est un choix personnel. Moi ce qui m'a le plus frappé en fait euh c'est toutes les questions qu'on me posait à partir du moment où ça s'est vu, où je l'ai dit, où je l'ai assumé, de toute façon il y a un moment où je pouvais plus ne pas le dire, c'est quand j'avais toujours l'impression de ne jamais donner la bonne réponse.

Soit euh on me disait que finalement je manquais à mes devoirs euh si je prenais un congé maternité auquel évidemment je pouvais prétendre parce que ça veut dire que j'étais pas vraiment une femme de pouvoir. Si j'assumais ma maternité, soit si je rentrais trop tôt, là c'était pire, j'étais une mauvaise mère. Donc à la fin, ben en fait, vous prenez la décision qui vous convient à vous, qui convient à votre famille.

Je suis rentrée au bout d'un mois. Euh mais c'est mon choix. C'est mon choix parce que c'est ce que j'ai estimé bon pour moi, bon, bon pour ma famille et je ne l'ai pas mise en danger.

J'ai pas mis en danger ma relation avec elle. Voilà. Et ce que je veux, c'est ça, c'est que les femmes aient le choix, qu'elles aient la liberté, qu'elles aient le droit de pas être jugées, le fait d'avoir ou de ne pas avoir des enfants d'ailleurs parce qu'on juge aussi celles qui n'ont pas d'enfants dans notre société et on les juge particulièrement sévèrement.

Et puis ce qu'on veut faire ensuite de cette maternité. Donc, j'ai la réponse parce que j'allais vous demander ce que vous pensez quand vous avez vu Rashidati euh revenir à son ministère au bout de 5 jours. J'ai la réponse d'Aurore Berger.

Et vous, qu'est-ce que vous vous dites face à cette image ? Ben moi, comme je le dis dans le documentaire, euh j'étais enceinte quand pendant la campagne législative en 2022 et euh je l'ai dit d'emblé euh aux militants qui ont fait campagne avec moi euh parce que en fait, je pensais que c'était prévu que de toute manière je si j'étais élu après je pourrais être remplacé. pensie pouvoir poser un congé maternité comme toutes les femmes peuvent le faire normalement je me suis pas posé vraiment la question quoi.

Je me suis dit bon bah allons-y puis on adaptera, on verra ça doit être et en fait non. Et en fait non. En fait quand je me suis rendue compte que mon suppléant ne pourrait pas me remplacer lorsque j'accueillerais mon enfant euh bah il y a plein de gens qui m'ont dit c'est pas normal.

Euh et donc c'est pour ça aussi que j'ai j'avais déposé en 2022 une proposition de loi constitutionnelle pour euh que le suppléant puisse remplacer le ou la parlementaire. Il faut changer la Constitution. C'est c'est lié à la Constitution, ouais, à l'article 25 euh de la Constitution.

Euh et donc en fait aujourd'hui pour que le suppléant remplace le ou la députée euh c'est lorsqu'il y a soit un décès ou euhou une nomination au gouvernement. Ça montre bien que l'Assemblée nationale a été pensée pour les hommes et par eux. Oui.

Oui. Ça c'est en fait c'est c'est assez logique. Mais la question est de savoir euh comment en fait euh on adapte les règles et comment on les transgresse.

Vous avez dit quelque chose d'intéressant. Vous avez dit, je me suis dit on verra bien. Est-ce qu'en fait il faut pas à un moment donné se dire tout et ben on y va, on ose et puis on verra bien.

Ben je dirais que oui mais en même temps on est aussi euh il faut aussi qu'on qu'on travaille vraiment sur l'égalité euh de d'accès à ces à ces d'accès à la politique. Aujourd'hui, il y a 28 % euh des postes de pouvoir, on va dire, qui sont euh euh pris par des femmes. Donc ça veut dire qu'on est quand même encore loin de la de la parité et donc je pense que oui, il y a l'aspect bah constitutionnel.

Or, on sait très bien qu'une proposition loi constitutionnelle, ça met du temps. Il faut que ce soit adopté à l'identique au Sénat. Voilà.

Mais en tout cas, ce qui est important, c'est que ça qu'on en parle, qu'on mette qu'on mette la lumière sur ce sujet. Et c'est vrai que et c'est important qu'on en parle et ce documentaire est fort parce que on entend des témoignages qu'on pensait pas entendre. On va écouter Olivia Grégoire qui qui raconte quand elle a essayé à plusieurs reprises de tomber enceinte.

Bon bah, elle tombe enceinte au moment où elle est ministre et voici quand elle était juste avant quand elle essayait de tomber enceinte ce que son médecin lui a déclaré. Lorsque j'ai été nommé ministre en juillet 2020, c'était ma troisème fausse couche. Ça a été très douloureux.

Je suis retourné voir le le professeur, le médecin qui m'accompagnait en libéral euh pour lui dire que je souhaitais plus que jamais être maman. Et j'ai encore une certaine émotion et beaucoup de colère quand je me rappelle de ce qu'il m'a dit. Ce monsieur m'a dit "Mais il me semble que vous avez fait votre choix, madame Grégoire, ministre ou maman, vous êtes ministre, le choix est fait." Elle est terrible cette phrase.

Elle est terrible et il reste encore beaucoup de chemins à parcourir dans tous les domaines. Pas que pour en effet alors bien sûr pour pour nos élus, pour les femmes qui nous dirigent, pour les ministres. Je rappelle ce dont nousons parler, le congé maternité n'existe pas car être député, être satrice, être ministre c'est une fonction, c'est un mandat mais ce n'est pas un emploi.

Donc voilà la le congé maternité n'existe pas. Ça explique aussi pourquoi tel ministre parfois prend on parla on a vu Rachid Adati pourquoi certains cong maternité sont sont très court et pourquoi ça pas pourquoi malgré la tentative de changer la on n arrive pas parce que par exemple pour voter en effet ce qui réjou voilà c'est une réforme constitutionnelle il faut qu'elle soit votée par le Sénat et par l'Assemblée il faut qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour et on dit qu' a priori c'est pas insurmontable non mais ça pose aussi beaucoup de questions c'est-à-dire que un con enfin on n'est pas dans une fonction comme une autre. On n'est pas salarié.

C'est aussi toute la difficulté. Quand vous êtes parlementaire, quand vous êtes ministre, ministre, vous pouvez pas être remplacé. Vous allez pas dénommer quelqu'un pour nommer tout d'un coup un suppléant.

Ça ça n'existe pas. Et parlementaire, c'est vrai que c'est pas non plus évident pour nos propres suppléants parce que c'est vrai que quand vous êtes nommé au gouvernement et que votre suppléant vous remplace, vous dites "Bon, a priori, enfin ça c'était avant mais vous dites vous avez plusieurs mois devant vous. Euh là un congé maternité c'est quand même plus court.

Et les nos supplés, ils travaillent, ils sont aussi en activité professionnelle. Donc vous voyez, c'est aussi des enjeux en cascade, mais ça montre quand même un rapport qui est le rapport au pouvoir. C'est-à-dire que on ne aujourd'hui on a encore une difficulté à se dire que le pouvoir peut s'exercer pas aux féminins, mais par des femmes.

Et ça c'est une difficulté quand même qui persiste je trouve dans notre pays sur la représentation qu'on a du pouvoir. Je pense que vous demandez à des enfants aujourd'hui de vous faire un dessin sur c'est qui un député, c'est qui un sénateur, c'est qui un président, on met tout ça au masculin. Donc c'est aussi ça qu'on doit bousculer pas juste sur le rapport à la maternité parce que par exemple le congé maternité ça peut être 6 mois quand on est député en je pense qu'en France il y a quelque chose qui est quand même assez ancré mais en effet en effet juste pour vous dire pardon sur la phrase d'Olivier Grégoire qui est terrible parce que c'est c'est un jugement sociétal en fait ça ne concerne pas que les femmes de pouvoir dire à quelqu'un ministre ou maman pourquoi ça ne serait pas on pourrait pas faire les deux grossess quand je dis c'est un jugement sociétal une grossesse après 35 dans le milieu médical, c'est une grossesse gériatrique.

Est-ce que ça aussi n'est pas le temps de commencer à faire avancer les choses ? Voilà, les jugements médicaux, beaucoup de femmes après 35 ans passent par des traitements qui sont lourds et cetera et cetera. Voilà, il y a un jugement, on le cache.

Pourquoi vivre ça de cette façonlà ? Tout ça, c'est aussi l'égalité réelle dans notre société. Mais si on veut élargir au statut de toutes les femmes, la question c'est celle de la conciliation entre vie professionnelle et vie privé.

Et donc la façon dont la puissance publique peut permettre à une femme de se dire je peux tenter le coup et on verra bien. Et ça ça passe par les les modes de garde, ça passe par toute la façon d'encadrer. Or pour l'instant je veux dire quand on n pas de quoi se payer une nounou, c'est extrêmement compliqué.

On parle beaucoup de la question de la natalité dans notre pays, le fait qu'on a une natalité qui baisse. Il y a plein de facteurs qu'il expliquaient, des facteurs médicaux, mais c'est pas les premiers facteurs. Le premier facteur aujourd'hui, c'est l'imposité de faire garder ses enfants.

C'està-dire l'imposité de se projeter dans une vie où je vais devenir parent, mais je peux continuer à être qui je suis, avoir une vie sociale, avoir une vie professionnelle. Donc c'est pour ça que la première effort qu'on doit faire, c'est évidemment sur la question des modes de garde ce qu'on essaie de faire sur le service public de la petite enfance notamment parce que c'est le premier empêchement mais parce qu'on a aussi cet empêchement sociétal encore une fois qui fait qu'instinctivement une femme qui veut avoir un enfant qui a un désir d'enfant se met dans une position aujourd'hui où elle est prête à retarder son désir d'enfant de peur encore une fois du jugement qu'elle va avoir du jugementé ne considère pas qu'elle rend service aussi à la collectivité sûr en ayant des enfants. Est-ce que mesdames vous diriez que la maternité quand même a changé votre rapport au pouvoir ou est-ce que pas du tout ?

Je sais pas si c'est le rapport au pouvoir. Ce qui est certain que oui, ça a changé beaucoup de choses dans la conception de ma vie. En fait, ça change votre rapport au temps, ça change votre rapport aux autres.

Je pense pas que ça change l'exercice du pouvoir parce que sinon ça veut dire que je pense qu'on renvoie encore à des qualités féminines ou masculines. Moi je déteste ça parce qu'à la fin je trouve que c'est une grande porte d'entrée du sexisme. Euh mais oui, moi ça a profondément changé ma vie mais je pense comme chaque parent que soit qu'on soit une mère ou un père, un homme ou une femme, heureusement que ça nous chamboule un peu quand même d'être parent.

Tout à l'heure, vous évoquez le est-ce qu'il est pas temps d'y aller et on verra bien. C'est précisément ce qu'elles ont fait, ce qu'on voit dans le film. On vous voit courir ou on voit Olivia Grégoire courir entre deux rendez-vous pour rentrer chez soi, voir sa fille une demi-heure puis repartir le soir.

Voilà. Et vous pareil, vous me racontez toutes les deux que les bébés, les nouveaux nés, ils se sont retrouvés dans les bureaux à l'assemblée parce que vous vous allaitiez, vous vouliez voir votre fille. Donc le on verra bien, on y est déjà.

Est-ce qu'il est pas temps ? Ces femmes députées, elles votent nos lois, elles font nos textes de loi et elles sont obligées de cacher leur bébé dans leur bureau à l'assemblée parce que rien n'est prévu. Ça dit quand même quelque chose de ce qu'il reste à à accomplir.

Merci beaucoup mesdames d'avoir été nos invités. Le documentaire au pouvoir et enceinte est toujours disponible sur la plateforme M6+. nous