Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 25 novembre 2025 13 min

Éléonore Caroit appelle à "se détacher de l'obsession présidentielle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villena toujours avec Gill William Goldenadel avec Hélène Roué avec Éléonor Carois ministre délégué chargé de la francophonie des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Nous en étions au chapitre de l'aide publique au développement et Hélène Roué faisait le catalogue des différentes aides publiques au développement. Et je vous demandais Éléonor Car, nous vous demandions ici tout sa table, même si Gill William a pas parlé mais enfin la question est également dans sa bouche.

Est-ce que c'est le bon timing de faire ça ou est-ce qu'on devrait pas dans la situation financière dans laquelle on est mettre tout ça entre parenthèses ? Non mais comme j'étais en train de de vous le rappeler, prenons juste quelques chiffres. l'aide publique au développement que encore une fois on devrait appeler investissement parce que c'est pas un investissement, ça sert à rien et on devrait pas le faire.

Cet investissement solidaire qu'on fait d'ailleurs en grande partie pour nous pour prévenir les maladies, pour prévenir le narcotrafic, pour prévenir des migrations de masse. Et ben cette cet investissement qu'on fait, ça représente 0,2 % du budget de l'État cette année. 0,2 % et on est en train de parler de d'ailleurs un financement qui se fait à 85 % sous la forme de prêt. 85 %.

On n'a pas donné 1 € de subvention en Chine depuis 2021. Donc ces exemples, moi je veux bien, moi aussi quand je lis certains intitulés, je me pose des question et il y a pas de petits montants même 1 million par-ci, 3 millions par là. Je vais vous dire ce qui importe c'est de faire des choses qui ont de l'impact.

On n'est pas attendu sur ces territoires-là. Il y a la Chine qui investit, qui construit des ponts, qui construit des autoroutes et qui crée de l'influence, qui gagne de l'influence. Et il faut qu'on puisse rester influent.

Il faut qu'on puisse aussi créer des marchés pour nos entreprises françaises. Je vous rappelez aussi ce chiffre entrepris que nous. Oui, mais au-delà de ça, on a envie de créer des des des marchés pour nos entreprises françaises parce que c'est aussi des emplois en France, parce que c'est aussi des perspectives et des débouchés pour ce que nous savons faire, pour les fleurons de l'industrie française.

Et quand vous avez par exemple euh un marché sur deux qui sont remportés par des entreprises françaises, ben vous vous rendez compte de l'impact direct que ça a et quand vous regardez aussi tout l'écosystème de justement cette solidarité internationale, les emplois que ça représente sur nos territoires, vous vous dites c'est un investissement. Et si on le faisait pas ? Parce que il y a la question, on pourrait se dire bon ben les États-Unis, les États-Unis ont démantelé USAID finalement pourquoi est-ce que la France ne démantellerait pas son investissement solidaire ?

J'insiste sur la sémantique parce qu'en fait si on cesse surtout de manière brutale d'investir dans la santé globale, dans la prévention des maladies, dans des vaccins, d'ailleurs notre industrie pharmaceutique est aussi évidemment éminemment impliquée dans ces questionsl he il y a aussi des des retombées économiques directes. Si on arrête de le faire et ben il y a des épidémies qu'on va voir revenir ici parce qu'il y a des sujets qui sont des enés globaux et sur la bah si. Ah non non.

Ah non mais pour le coup c'est très Non, je mélange rien du tout. C'est très documenté. Et ce que je veux vous dire, c'est que quand on essaie de si on supprime l'aide publique au développement, on va avoir des épidémies demain comme ça.

On si on arrête si on arrête tous les bailleurs de fonds aujourd'hui d'investir dans la vacation sur le catalogue qui est immense de l'aide publique au développement, on devrait peut-être faire des choix qui sont prioritaires. C'est exactement ce que je porte. C'est exactement ce que je porte et c'est choix prioritaires dans la santé, dans la protection des français.

Avec plaisir. Mais vous m'interrogez sur un sujet important. William, il a pas grandchose à dire, il veut pas être désagréable mais tous les bailleurs de fond peut-être, mais pardon la France, je suis un esprit simple hein, un je vois pas comment un débiteur en quasi faillite peut prêter.

Ça me paraît un non sens total en matière économique et quelque part et quelque part pour le moment ça a quelque chose d'un peu indécent, je vous le dis. Et alors pour alors là où je je voulais quand même approuver ce qu'a dit la ministre, c'est sur la c'est sur la le problème entre la Russie et l'Ukraine, il faut pas croire il faut pas croire que ça soit un triomphe pour monsieur Poutine qui a agressé l'Ukraine. Euh pardon, mais enfin il progresse mètre par mètre.

Il pensait qu'il aurait Kève en 15 jours. Je l'ai dit, il pensait qu'il m il procède mètre par mètre. euh s'il peut s'en sortir euh comme ça en gardant en gardant le Dombas et entre nous soit dit euh la Crimé, le Donbas, ça me paraît pas forcément totalement ukrainien.

Bah je pense que ça serait finalement les choses étances qu'elles sont dans ce pauvre monde, un accord qui pourrait satisfaire tout le monde mais vouloir diminuer par deux l'armée ukrainienne, ça serait assez scandaleux. Éléonore Carois, vous avez abordé la question du narcotrafic. Est-ce que d'un côté, vous me parlez de l'aide publique au développement, je sais pas comment est-ce qu'on peut freiner le narcotrafic par ce biais là, mais est-ce qu'on devrait pas plutôt regarder de plus près le rapport très circonstancié des sénateurs Jérôme Durin et Étienne Blanc qui ont mis par écrit des choses qui sont graves comme par exemple il y a des complicités chez les dockers, on laisse passer, on laisse entrer en fait cette marchandise en France.

Est-ce que vous vous avez le prisme international puisque avant d'être ministre, vous avez été député des Français de l'étranger pour la zone euh Mexique, Amérique latine et Caraïbe. Euh et mais est-ce que est-ce que c'est pas ici sur le seul français qu'on devrait davantage justement euh s'il y a des investissements à faire, est-ce qu'ils sont pas au plus près de chez nous ? Et la drogue, elle est pas produite sur notre territoire hexagonal.

Vous voulez aller en Colombie en disant on va arrêter la drogue ? Non non mais ce que je veux vous dire c'est que il faut s'attaquer à ce problème qui est un problème international. Moi je dis pas qu' faut que vous voulez lutter contre le narcotrafic à l'international.

Expliquez-moi. Ben typiquement là on donnait l'exemple de la des champs de substitution. Ça c'est déjà vous réduisez la quantité de marchandises qui part vers l'Europe.

Vous avez aussi des scanners qui sont mis non pas quand le bateau arrive en Europe et lorsque la marchandise est au plus près des consommateurs européens mais qui ne part pas des différents ports. on a investi dans le port de Guayaquil par exemple dans ces scanners et donc ça c'est des choses c'est d'ailleurs c'était pas je le dis ce n'était pas des subventions, c'était des prêts qui d'ailleurs ont été remboursé et c'est important de regarder dans l'intégralité quand on parle d'investissement c'est un investissement pour que justement ces filièresl soient stoppées avant même de partir. Moi je trouve ça plus efficace que la drogue arrive pas sur le continent européen plutôt qu'on doivent la stopper à Marseille.

Après, si on regarde le Havre et Marseille, évidemment qu'il y a des choses et des investissements à faire et c'est la raison pour laquelle on a besoin d'un budget et qu'on a besoin de pouvoir faire des investissements notamment dans notre sécurité parce que ça c'est des choses qu'on avait pas fait nécessairement en 2025 ou en 2024 et qu'on prévoit de faire en 2026. Donc évidemment qu'on regarde ce que font les sénateurs, évidemment qu'on regarde ce que font les députés. Évidemment que d'ailleurs la loi narcotrafic qui a été votée cette année, c'était une loi d'initiative parlementaire.

Donc le gouvernement est évidemment à l'écoute du travail que font les que font les sénateurs et les députés. Mais moi ce que je veux vous dire c'est que pour cela, il faut que vous puissiez avancer, il faut que vous ayez un budget et donc il faut évidemment que ces investissements puissent être faits. Loi narcotrafic ou pas.

En attendant, vous avez vu la situation à Marseille, on en fait état tous les jours nous sur Europain. C'est c'est loi ou pas loi. En attendant, il y a des règlements de compte tous les jours.

C'est c'est extrêmement difficile. Raison. Et absolument et raison de plus pour devoir investir notamment avec 1400 policiers supplémentaires qui sont prévus dans le budget qui devraient pouvoir être déployé si le budget passe.

Et j'insiste sur la question du budget parce qu'on a tendance à dire bon finalement alors ce budget on a tous croyez mais écoutez moi je vous dis je vous dis c'est nécessaire qu'il passe et on a beaucoup entendu ça on le sait il faut un budget avant le 31 décembre mais comment la question c'est comment parce que aujourd'hui Sébastien le Cornio est allé en réunion de groupe PR je sais pas si vous étiez à ce moment-là présente puisque maintenant vous êtes ministre mais il a dit voilà j' j'en ai un petit peu assez de cette musique qui laisse croire que c'est une loi spéciale qui qui va régler les problèmes. Donc en fait, pas de 493, pas de loi spéciale, tout ce qui reste c'est les ordonnances. Ben non, là on est on est un peu à la mi-temps, hein.

Si on si on prend ça comme si c'était un match de foot, on a quand même passé et voté la première partie du PLS. Vous projetez bien sûr. Nous aussi.

Voilà. Et c'est pour ça qu'il faut dire la vérité et qu' faut expliquer la vérité. Léonor Carois, disons la vérité.

Je dis la vérité, si on n' pas de budget, il y a des investissements qui sont nécessaires qui ne pourront pas être fait. Vous parliez de la protection de nos concitoyens. On parle par exemple des prisons de haute sécurité.

On parle de beaucoup de choses qui sont prévues pour l'an prochain qui visent à protéger les Français qui ne peuvent pas être faites dans le cadre d'une loi spéciale. Ça veut pas dire qu'il y aura un shutdown à l'américaine. Ça veut pas dire que ça sera la fin des haricot.

Il y a une personne qui a voté le budget en attendant. C'est pas voter le budget. C'est là où il faut être précis.

C'était la partie une du PLF donc du projet de loi de finance à l'Assemblée qui de toute façon va revenir après son passage au Sénat. Pluf on recommence initial. Là le jeu est pas plié donc vous êtes optimiste.

Bah il faut Gill William Goldnadel vous regarde avec un Ben lui peut-être qu'il l' pas un sourire malicieux. Oui oui oui malicieux et mais qui n'a rien d'ironique. Bon je pense que c'est un exercice obligatoire pour une ministre en place de dire cela.

Mais courageuse hein. Je je elle est courageuse et elle repéré. elle est éloquente et elle est sympathique.

Ceci ceci poser ceci poser, je parirais bien avec elle que ce que ce que ce budget ne sera pas voté par le parlement et qu'il y aura et qu'il y aura des ordonnances et très sincèrement c'est pas très courageux de ma part tellement c'est plié mais il y a qu'un seul responsable. Je voudrais surtout pas vous êtes désagréable mais il y a qu'un seul responsable hein ces initiales c'est eu m c'est celui qui a été qui a fait qui a fait la dissolution tout le reste tout le reste n'est que bruit très sincèrement moi moi sur ce point j'aimerais vous dire que ce serait regrettable qu'on en arrive là parce que on est dans une situation dans laquelle on a un parlement qui est très divisé qui résulte du vote des Français qui ont voté massivement après la dissolution. Ça peut vous plaire pas vous plaire.

Moi, j'étais parlementaire jusqu'à il y a un mois. Je peux vous dire que c'était pas facile d'être à l'Assemblée avec 11 groupes qui en plus chaque groupe prend la parole. Les explications sont très longues.

Tout est tout est alourdi par la présence non pas d'une majorité et d'une opposition comme on l'a vu dans quasi la totalité de la 5e République mais par cette nouvelle configuration. Maintenant ce qui est nouveau, c'est quand vous avez un premier ministre qui dit "Moi, j'assume d'être dans une situation tout à fait nouvelle. Je ne pense pas avoir de majorité à l'assemblée, je n'en ai pas et je vais laisser le parlement faire son travail.

Vous vous me dites parce que on a rejeté la première lecture de la d'une partie du projet de loi de finance alors que vous avez deux budgets qui sont examinés en parallèle, il y a deux lectures, il y a le Sénat et il y a l'Assemblée que ça serait fini. Permettez-moi de croire que les parlementaires ont quand même à cœur l'intérêt de leur pays. Pourront se mettre d'accord sur un certain nombre de choses.

On a vu d'ailleurs des votes intéressants à l'Assemblée sur les petits colis, sur la taxation des géants du numérique. Il y a des choses qui se sont passées. Il y a des il y a des groupes qui se sont retrouvés.

Moi, je veux encore être optimiste parce qu'en plus si on ne l'est pas, si on se dit finalement c'est plié, et ben on risque aussi de se retrouver dans une situation dans laquelle on peut pas faire les investissements qui sont nécessaires pour la sécurité des Français. Un mot sur le sondage Odoxa. C'est pas un sondage CSA, c'est un sondage Odoxa qui donne Jordan Bardella vainqueur contre tous les candidat au deuxème tour.

Votre commentaire là-dessus, c'est beaucoup trop tôt pour penser à la présidentielle et d'ailleurs, je vais vous dire le fait qu'on soit obsédé par cette élection présidentielle toutes et tous autant que nous sommes, c'est aussi un sujet parce que on a des choses à faire aujourd'hui pour la France, pour notre pays. C'est vrai pour votre camp aussi. Je j'ai dit toutes et tous autant que nous sommes alors que moi-même je n'y pense pas.

Non, ce que je veux vous dire c'est que quelque part il faut il faut se détacher de ce moment qui arrivera en 2027. Il faut se concentrer sur le temps présent. Et lorsque vous avez des partis comme le Rassemblement national mais aussi comme la France insoumise qui vous disent finalement vous mettez dans le même panier.

Je les mets pas du tout dans le même panier mais je vous dis parce que les deux disent la même chose sur ce sujet-là à savoir il faudrait repartir en élection, il faudrait dissoudre l'assemblée et cetera. Moi, je suis en train de vous dire, c'est pas l'intérêt des Français que de repartir dans cette séquence là maintenant. Il y aura cette séquence dans un an et demi.

L'intérêt des Françaises et des Français, c'est qu'on ait un budget à la fin de l'année. Merci madame la ministre Éléonor Carrois d'avoir été avec nous sur Europe 1.43.

Vous retrouvez au cœur de l'histoire en podcast. Chaque jour, le récit de personnage, monument, événement. Et demain mercredi 26 novembre, l'Aglon, le fils de Napoléon à suivre bien sûr sur l'appli européen et les replay sur le site et toutes les plateformes d'écoute.

Nous, on revient dans un instant avec Gill William Goldenadel et Hélène Roué pour les débats d'Europe un soir. Repin soir 19h 21h Pierre de Vill