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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 2 novembre 2025 18 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéNumériqueEurope & internationalInstitutions & élections

Narcotrafic : "Le port du Havre est la principale porte d'entrée de la cocaïne en France"(V.Monnier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vincent Monier, votre livre montre que le narcotrafic n'est plus un fléau criminel mais un système de pouvoir. Pouvez-vous nous expliquer cette évolution ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le président de la commission de contrôle des comptes politiques a alerté sur un possible financement de campagnes électorales par des narcotrafiquants. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez des narcotrafiquants qui financent des partis politiques à l'étranger. Est-ce transposable en France ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le rapport sénatorial a révélé l'ampleur du narcotrafic. Pourquoi cette prise de conscience est-elle récente ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de corruption passive des élus locaux. Pouvez-vous illustrer avec des exemples concrets ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le port du Havre est-il vraiment la principale porte d'entrée de la cocaïne en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Vincent MonierFait
    « Les trafiquants savent qui est fragile économiquement, qui est accro au casino, qui est dépendant à l'alcool. »
  • 19:00Vincent MonierChiffre
    « 8 communes sur 10 en France sont concernées par le narcotrafic. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europ soir weekend 19h 21h [musique] Stéphanie deu Europ soir weekend et j'ai le plaisir d'accueillir mes débatteurs de la 2e heure. Charlotte Dornellas journaliste au JDD. Bonsoir Charlotte.

Bonsoir. Bonsoir à tous. Elliot Maman chroniqueur politique.

Bonsoir Elliot. Le duo est reformé. Je vous avais pas la semaine dernière.

Voilà donc c'est je suis contente de vous retrouver nous aussi. Et on accueille mon invité de 20h10 de de petites minutes de retard. Vincent Monier, vous êtes journaliste, auteur de narcotraie.

Comment ils ont pris le pouvoir aux éditions Albin Michel ? Bonsoir Vincent Monier. Bonsoir.

Alors, votre livre est une enquête journalistique. Elle est dense, documentée sur la montée en puissance des des cartels de la drogue en Europe et sur la manière d'ailleurs dont ils ont fini par infiltrer nos institutions jusqu'à parfois, vous l'expliquer, menacer nos démocraties. En clair, le narcotrafic n'est plus un fléo criminel mais clairement un système de pouvoir.

Vincent Monier, tout à fait. Bah je on a bientôt une une élection municipale qui va se dérouler en mars mars prochain et vous avez le président de la commission de de contrôle des comptes et des financements politiques qui a déjà dans une interview un peu lancé l'alerte en disant que son principal sujet de préoccupation c'est la possible infiltration le possible financement de ces campagnes électorales municipales par des narcotrafiquants. Voilà, vous voyez un peu le l'enjeu de et les difficultés auxquelles on va se on se confronte déjà et on risque de se confronter dans les mois prochains.

Oui. Ça veut dire que des campagnes pourraient euh être supposé dans des pays étrangers. Effectivement, je raconte dans mon livre dans des pays pas si lointains, effectivement vous avez des narcotrafiquants qui ont financé qui ont même créé des des partis politiques et des candidats politiques.

Il y a un narcotrafiquant qui a eu une phrase fantastique si je puis dire, c'est-à-dire qu'il a financé à peu près tous les partis. Oui, il était sûr de pas. Voilà, il dis à ses complices.

Quel que soit le résultat de l'élection, c'est moi qui gagne. En tout cas, vous dites l'Europe entière est maintenant par l'émergence d'un narcobanditisme qui longtemps n'a pourtant été qu'une préoccupation lointaine. Est-ce que c'est pas toujours le cas parfois ?

Non, non, non. Je pense qu'on je crois qu'il y a une prise de conscience euh ces dernières années. Je je pense que la commission d'enquête sénatoriale a joué un rôle.

Ouais. Rapport blanc euh le rapport effectivement des deux sénateurs qui euh on retrouve d'ailleurs les mêmes informations que vous nous donnez. Effectivement, ils ont découvert l'ampleur l'ampleur du fléo, l'ampleur des problèmes, l'ampleur du l'ampleur du narcotrafic.

Euh il s'est passé quelque chose, c'est que le jour de la la remise de ce rapport de de de la présentation publique de ce rapport et bien c'est le jour de l'évasion de Mohamed Améniters qui ont été tués. Euh donc voilà, vous avez une comme ça un choc entre ce rapport et cette évasion. Et euh effectivement, je pense que politiquement, il me semble que tous les partis euh reconnaissent la nécessité d'agir contre le narcotrafic aujourd'hui.

Peut-être que ça pas été le cas par le passé, mais en tout cas, il y a une prise de conscience. Mais en tout cas, et on le voit à chaque fois dans les colonnes évidemment du JDD, dans dans vos pages, Charlotte, dans les pages société que c'est pas toujours avec un succès certain que c'est extrêmement difficile de de lutter contre ce narcotrafic. Non, mais je pense que l'évolution et vous le disiez le rapport sénatorial de fait et on se souvient évidemment de l'audition de ces magistrats qui avait provoqué une prise de conscience je pense extrêmement large, sauf chez le garde des saut à l'époque qui s'était énervé contre eux. c'est un problème.

Euh mais je pense que sur le constat, c'est vrai. Après, quand on se pose la question des moyens, là il y a il y a toujours des batailles qui sont dans l'effet très idéologique. Il y a les défenseurs acharnés du droit de la défense en toute situation qui prennent pas conscience, on va dire, de l'état du narcotrafic.

Et moi, j'ai une question sur le sur le sujet que vous évoquiez précédemment, c'est-à-dire l'implication du narcotrafic dans la vie politique et donc dans la vie démocratique plus largement, c'est que il y a il y a deux menaces, me semble-t-il, contre les élus. C'est soit la corruption active des élus qui se disent "Bon euh je vais euh m'aller avec eux parce que j'ai un intérêt, on va dire, à les mettre dans ma poche, notamment financier. Mais il y a aussi une corruption passive où la corruption du plus le choix étant donné la puissance des narcotrafiquants dans certains villages et on se souvient du procès bien sû d'une mère qui avait expliqué que dans son village ils avaient pris ou dans sa petite ville on va dire ils avaient pris une telle importance qu' lui rappelait régulièrement l'adresse de ses enfants lors de sortie des écoles et là au fil de votre enquête comment est-ce que vous vous justement vous comment dire vous appréhendez ce sujet-là en fait de la corruption du j'ai plus le choix à l'échelle locale d'abord et à l'échelle nationale pourquoi pas.

Effectivement, j'avais couvert cette affaire, c'était la mère de Cantleu qui est une commune de euh de la l'agglomération de de Rouan, une petite commune de 12000 enfin une ville même de 12000 habitants. Effectivement, elle a été confrontée à une pression pression pression euh forte effectivement dans son bureau des gens qui viennent qui débarquent et aussi qui viennent la rencontrer quand elle sort de la mairie. Donc effectivement, il y avait une une pression physique.

C'est c'est juste et c'est pas la seule dans ce cas-là. Il y a des mères qui sont confrontées aussi à ça. Les doers, on avait vu des doers.

Oui, vous en parlez dans votre livre d'ailleurs. Des des dockers complices euh et ils savent d'ailleurs lesquel lesquels sont fragiles, lesquels Tout à fait. Oui.

Oui, bien sûr. Il y a c'est comme s'il y avait euh c'est pas un service de renseignement criminel, mais en tout cas les les les criminels sont très bien renseignés sur Ouais. Vous dites les trafiquants savent qui est fragile économiquement, qui est accro au casino, qui est dépendant à l'alcool.

Voilà. Ouais. Ils savent tout.

Effectivement là c'est particulier, c'est sur la la ville du Havre. C'estàd qu'il y a des équipes de de criminels qui sont spécialisés dans les sorties de drogue du port du Havre. Euh c'est leur mission, c'est ça leur et effectivement ils s'appuyent sur des dockers, ils sont allés dans les mêmes écoles, ils ont fréquenté les mêmes bars, ils fréquentent parfois les casinos.

Donc ils connaissent bien ces certains dockers, ils connaissent bien aussi leurs points de faiblesse. C'est c'est ça la corruption, c'est appuyer sur les points de faiblesse et puis et puis tenir ces gens après par la par l'argent au départ et puis après par la menace, par la violence. D'ailleurs, le port du Havre, vous dites qu'il y a une porte d'entrée clairement de la cocaïne en France, hein, qui qui est de plus en plus c'est la principale porte d'entrée de la cocaïne en France aujourd'hui.

Euh c'est pas la seule et comme il y a une pression policière ces dernières années sur les grands ports de du nord de l'Europe qui sont les principaux ports européens ou par lesquels transitent les cargos et bien il y a des nouvelles voies qui se sont créées et c'est c'est ça aussi la difficulté de de des enquêtes policières c'était du travail des policiers c'estàd que c'est un monde en perpétuelle évolution c'estàd que une route est bloquée ben il y en a déjà deux autres qui sont qui sont créés par les un peu désespérant alors ce que vous expliquez aussi c'est que bon on est on n'est plus dans ce qui se passait à l'époque Pablo Escobar et El Chapeau là il y a une forme de syndicat comme d'ailleurs le le livre commence par un grand mariage assez spectaculaire qui est en fait la la concentration de de tous les grands chefs de cartel c'est qui s'associe en fait c'est ça c'est ça et qui sont réunis dans un hôtel 7 étoiles à Dubaï au dernier étage grand luxe. C'est un mariage de star hollywoodienne. Donc c'est le mariage d'un des barons de la drogue qui est irlandais et qui est invité pour no c barron.

Oui. Oui. Il y en a un qui paye le les feux d'artifice.

Voilà. Oui, effectivement, on a peut-être une vision parfois un peu erronée parce que il y a beaucoup de fusillades à Marseille et ailleurs. On se dit que c'est un monde où où les narcotraafiquants se font la guerre en permanence.

C'est vrai, mais c'est pas la seule réalité. Ils font aussi beaucoup d'affaires ensemble. Alors là dans le dans le cas du ce que on a appelé le super cartel de c'est c'est-à-dire c'est c'est bah on de la drogue réuni dans ce mariage à à Dubaï ou il y a plusieurs nationalités c'est des alliances ponctuelles.

On s'associe pour pour faire baisser les prix sur quand on achète en gros la drogue. Une sorte d'op de la drogue. Tout à fait c'est exactement ça.

Une sorte de John Funchure de la drogue. Je sais pas comment on peut l'appeler mais on sourit mais c'est pas drôle hein quand même. C'est c'est sûr que oui Elliot Maman.

Non, mais justement au-delà des coopérations internationales entre diverses organisations criminelles, j'avais une question parce que à l'heure actuelle, dans la manière très massive et brutale qu'il caractérise, Donald Trump opère un certain nombre d'opérations contre des leaders du monde de la drogue et il lit généralement la puissance d'un certain nombre de chefs d'organisation criminelle à des gouvernements étrangers. Euh, par exemple, quand il est en train de bombarder des bateaux en ce moment dans le Pacifique, dans les Caraïbes, il dit "Mais c'est parce que le gouvernement vénézuélien ne fait pas ce qu'il faut euh quand il entame une guerre commerciale avec la Chine." Il dit "C'est parce que le gouvernement chinois nous envoie directement du Fanil.

Est-ce que nous aussi en France par rapport à ces organisations criminelles, les ce narcotrafic qui domine, on a des liens avec un certain nombre de gouvernements étrangers ou est-ce que leur source de financement est exclusivement tirée de leur trafic ?" Euh, leur source de financement est exclusivement tirée de leur trafic. Par contre, effectivement, vous pouvez avoir des choses très intéressantes, enfin très intéressantes ou très inquiétantes.

Par exemple, vous avez l'utilisation par le régime iranien de proxy qui sont des groupes criminels en Europe et dans le monde pour exécuter des opposants, faire pression sur des opposants, cibler des des synagogues, des centres communautaires juifs. Donc, vous avez une un régime qui s'appuie sur une main d'œuvre criminelle. Donc euh et quelques criminels sont liés euh effectivement de de de haut niveau hein, des vrais vrais haut baron de la drogue sont liés avec des régimes notamment euh le régime iranien.

On sait qu'il y a des liens aussi euh géopolitiques avec le esbola qui euh qui s'est beaucoup financé sur le commerce de la drogue qui est très impliqué dans le blanchiment. Donc vous voyez, il y a des quand même des liens stratégiques comme ça entre groupe criminel et et état. Oui, vous vous parlez d'ailleurs de de Dubaï qui devient la nouvelle Médéline mais mais sans jungle de la drogue.

C'est c'est c'est c'est exactement ça. C'est clair. L'image que que m'a donné un policier, je la trouve très juste, c'est Dubaï, c'est l'île de la tortue moderne.

C'est-à-dire que c'est là où se rassemblent tous les pirates du monde, tous les narcotrafiquants, mais pas seulement. Aussi beaucoup de gens qui sont dans des activités de pouvoir les faire. Euh [rires] c'est une vraie vraie question.

C'est vrai que les extraditions sont très très compliquées, très très compliquées avec Dubaï. C'est en train de changer visiblement. Alors il extraent les barents de la drogue mais il garde leur argent.

Et oui, c'est ça. Et effectivement ça c'est le nerf de la guerre. C'est c'est cibler l'argent de la drogue, l'argent sale.

Et c'est là où c'est très très compliqué de récupérer les avoirs criminels notamment quand ils sont à Dubaï. Oui, c'est c'est un effectivement un un problème qu'on soulève souvent. Alors, il y a Marseille aussi.

Il y a des pages sur Marseille alors qui sont particulièrement fortes. La ville devient une forme de laboratoire de la violence importée. Euh vous dites ces nouveaux capitalistes de la poudre blanche exploit toutes les opportunités du marché, infiltrent l'économie, engrange des des millions chaque jour.

Euh c'est vrai que Marseille c'est c'est on est un peu impuissant aussi clairement. Oui, il y a eu quand même sur Marseille, il y a eu Moi, je trouve que les a le travail policier quand même euh paye si je puis dire. Vous avez vous avez l'Ofaste, l'ofice en stupéfiant pardon, qui avait établi une liste de 30 barrons de la drogue, les 30 cibles et sur ces 30, je crois qu'il y en a déjà une vingtaine qui ont été qui ont été arrêtées interpellé donc le travail policier porte ses fruits, c'est compliqué.

Et effectivement Marseille, c'est un peu le Oui. le laboratoire de de ce qu'il faut faire. Vous avez aussi une inquiétude sur Marseille, c'est avec ce nouveau groupe qui s'appelle la DZ Mafia et qui a envie d'étendre son emprise qui se concentre pas sur le uniquement sur le trafic de drogue qui est aussi dans le dans l'extorsion, dans le proxénétisme qui ne qui étend ses activités aussi au pourtour méditerran et peut-être même jusqu'à Bruxelles.

Donc vous voyez, on on est dans la naissance d'un d'un groupe criminel assez puissant. Ouais. Alors vous vous dites ce n'est plus un combat contre la drogue, c'est un combat pour nos institutions.

Justement, vous êtes quand même optimiste. [rires] Pessimiste, mais non. Bah oui, mais vous êtes optimiste quand même ou on va perdre cette bataille et et qu'est-ce que ça sera si on la perd ?

Je je vais rester euh optimiste. Non, je je pense que en tout cas euh la prise de conscience fait qu'on est en train de de de mettre des moyens de de la coopération internationale s'améliore. Après euh l'ampleur de la tâche est vraiment euh hm très importante.

Charlot Dornellas, vous qui connaissez bien ces sujets, mais justement vous parliez de la prise de conscience, il y a des décisions qui ont été prises parquet national notamment sur le modèle du terrorisme. Est-ce que justement dans les décisions qui ont été prises outre la prise de conscience, il y a des choses qui vous semblent particulièrement efficaces, on va dire, ces dernières années ? Écoutez, je pense que en France ou ailleurs d'ailleurs, la création de ce ce parquet national anti communauté organisée qui va avoir le jour en janvier prochain peut être une une étape importante seulement.

Il va falloir, comme vous disiez en préambule, des moyens. C'estàd que s'il y a 20 magistrats qui se retrouvent à chacun à gérer 30 dossiers, je sais ça va être très très compliqué. Il faut aussi des moyens d'enquête, des moyens pour la la politique judiciaire et puis des moyens pour aussi lutter contre le blanchiment, c'est-à-dire aussi une action diplomatique vers des places qui sont considérées comme des paradis fiscaux.

Je pense à Dubaï, à Hong Kong. Voilà. Donc c'est une il y a beaucoup de choses à faire.

Il faut agir sur tous les toutes les étapes de la chaîne depuis l'importation jusqu'à jusqu'au blanchiment. Elliot Maman et justement ce sont tout de même des moyens d'investigation mais également d'action qui demandent un certain nombre de financements assez importants et il y a parfois une asymétrie entre le caractère assez bancal et peu onéreux de l'organisation sur laquelle repose les narcotrafics qui par exemple peuvent communiquer par l'entremise de messagerie cryptée très facilement accessible et l'investissement massif dont l'État a besoin pour parvenir à accéder à ces conversations. Et non seulement il y a une asymétrie quant au coûpt économique, mais il y a aussi parfois une espèce de coût démocratique que certains peuvent craindre.

Euh comment vous positionnez-vous par rapport à ces divers déséquilibres et est-ce que vous pensez que euh les Français sont prêts à prendre les mesures qui parfois sont tout de même très massives pour véritablement pouvoir pénétrer dans le cœur de ces organisations ? Alors, je pense que effectivement le déséquilibre économique, il est réel. Je le baron de la drogue qui organise son mariage, sa fortune, c'est un clan irlandais est estimé à 1,5 milliards.

C'est euh le budget de plusieurs services de Il y en a qui cherchent de l'argent en France. [rires] Euh donc effectivement, il y a un déséquilibre mais parfois les policiers, je raconte cette enquête, comment ils ont dans dans ce livre comment ils ont réussi à à démantel deux messages récryptés et à accéder à des milliards de messages. Donc ça remonte à 2021, ils sont encore aujourd'hui en train de faire des enquêtes liées à au démantellement de ces aujourd'hui de de ces messageries.

Donc voilà, on peut des fois rattraper comme ça le déséquilibre financier. Pour ce qui est des mesures, moi j'ai l'impression que le code de procédure pénal aujourd'hui, il permet de faire assez de choses. C'est peut-être pas là où je pense qu'il y a pas besoin d'une évolution, d'une modification.

Je crois que les policiers ont les magistrats ont les armes pour lutter contre le narcotrafic. Ah oui. Et et alors pourquoi ça marche aussi mal ?

Je pense que c'est une un problème de moyens, un problème aussi comme je disais, je pense qu'il faut une action diplomatique, il faut qu'il faut la coopération étrangère. Oui. Et puis peut-être faire pression sur certains états.

Voilà, pour que il y ait plus de coopération financière. H enfin, il y a il y a quand même un problème de démontellement de la police judiciaire d'une parture de police de Paris et une procédure pénale. Vous avez raison, ils ont les moyens.

Le problème, c'est que parfois la procédure elle-même ralentit, on va dire, les moyens qu'ils ont dans cette procédure. C'est-à-dire qu'ils peuvent faire les actes d'enquête, mais la paperasse ralentit les actes d'enquête. Là, pour l'instant, les policiers arrivent à mener des enquêtes.

Ils arrivent à à à des enquêtes très très techniques, très très compliquées. Ils arrivent à arrêter des gens, ils arrivent à avoir les les charges pour les arrêter. Les problèmes auquel il se que ces gens sont les têtes de raison sont têtes de réseau sont souvent à l'étranger et c'est les extradition qui sont beaucoup plus compliqué terrible c'est qu'on les voit quand on va dans certains endroits.

On en parlait là pendant dans quand vous êtes arrivé. Bon, c'est c'est c'est assez visible. Vous parlez à un moment donné de Porto Banous près de Marbella.

Bon, tout à fait. Oui, c'est assez ça ça se voit. Je pense qu'à Dubaï les policiers savent où ce il savent où ils sont.

Bah oui, on peut pas les les attaquer. C'est c'est compliqué les après ou ça c'est pas un problème de droit, c'est pas un problème de procédure, c'est un problème de de d'action diplomatique avec les Émirats pour pas les citer avec Dubaï pour essayer de faciliter ces extraditions. Ouais.

Alors justement ça ça colle à l'actualité. Je voulais vous faire réagir dans dans la soirée une fusillade qui éclate dans le quartier croix de Nera. Clairmontferrand. un jeune qui a perdu la vie de de 20 ans.

Euh ça c'est de on ne connaissait pas ça à l'époque hein, ça engrainé même jusqu'aux petites ville moyenne en France. C'est un phénomène relativement nouveau ça. Oui oui effectivement c'est c'est un oui oui c'est un des phénomènes qu'on récent c'est-à-dire la contamination de des villes moyennes.

Il y a il y a il y a un rapport de l'office en stupéfiant qui dit qu'il n'y a plus de zones blanches h en France plus de zones qui ne sont pas concernées par le narcotrafic. Et oui. Donc ça veut dire que la couverture [rires] de narcotrafic en France est meilleure que celle de d'Orange SFR et de BIG.

Il y avait un rapport, un chiffre de la Cour des comptes dans un rapport qui disait que 8 communes sur 10 en France sont concernées par le narcotrafic. Oui, mais ça vous donne l'étendue de les pouvoirs publics de répondre souvent qu'il y a beaucoup de consommateurs aussi. Ça c'est c'est aussi c'est j'en ai pas parlé dans mon livre mais c'est un vrai vrai sujet ou effectivement.

Ouais. Merci en tout cas. Merci à vous Vincent Monier Narco ils ont pris le pouvoir aux éditions Albain Michel, merci d'être passé par le studio d'EUR.