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Podcast / conversationTMC / Quotidien (sur YouTube)· 20 octobre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleSécurité

Le 17 octobre sonne-t-il l’échec définitif du macronisme ? L'analyse de Alain Duhamel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le 17 octobre est inédit comme l'a dit Jean-Michel ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est unique ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Le macronisme est-il en fin de parcours ?

  • 3:37RelanceRéponse directe

    Est-ce que LFI est responsable de ce qui s'est passé ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Quelle est l'originalité de ce mouvement ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Les images de violence expriment quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:54Fait
    « Emmanuel Macron, il est là pour très peu de temps maintenant et et je crois pas que ce qu'il représente soit destiné à se renouveler par la suite. »
  • 6:29Fait
    « Les forces de l'ordre n'ont pas été leur meilleur pendant ce weekend. »
  • 7:56Fait
    « Ce qui s'est passé a été très mal anticipé et évalué au départ par le renseignement notamment par le renseignement donc par aussi le ministre de l'intérieur. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On cherchait une grande figure pour analyser ce moment politique que nous vivons, ce moment historique. [raclement de gorge] Et votre nom est venu naturellement. Vous avez traverser toutes les crises de la 5e République, ce que nous vivons depuis samedi. Est-ce que c'est vraiment inédit comme vient de le dire Jean-Michel ? Est-ce que vous l'avez écouté Jean-Michel ? Et je voudrais savoir ce que vous en avez pensé, ce que vous partagez son point de vue. Alors, je n'oserais pas ne envisager de ne pas écouter Jean-Michel. [rires] Alors, du coup, bon, est-ce que vous pouvez ne pas être d'accord ? Ah ça oui oui oui je je peux l'être je presque dire que j'en ai l'habitude.

Est-ce que c'est unique ? Non on est dans une situation effectivement qui est très particulière. Est-ce que c'est unique ? On a déjà vu pour en rester à 5e République des périodes de crise infiniment plus importantes que celle-là. Si on pense mais vous êtes tous trop jeunes pour l'avoir traverser. Arrêtez. Mais si si on pense à mes 68, je sais pas quel âge vous aviez en 68. Ah mais j'étais pas né monsieur. Voilà voilà c'est ce que je voulais vous faire dire. Bon euh c'était d'une ampleur 10 fois supérieure. Oui, mais il y avait un pouvoir en face et de la Bah le pouvoir à l'époque, je peux vous dire qu'il a drôlement vacillé le pouvoir. Ouais.

et et et qu'il a et qu'il a reculé et que c'était autrement violent d'ailleurs, autrement inquiétant, quelquefois autrement constant et avec des non seulement des animosités mais des euh moi sous mes fenêtres, j'ai vu des charges de CRS contre des étudiants qui lançaient des pavés au sens propre hein. Depuis, on a mis quelque chose sur les pavés d'ailleurs. Mais c'était d'une violence débridée la violence. même une superposition des crises et et là on rejoint Jean-Michel évidemment la crise financière, la crise sociale, la crise politique, crise démocratique pas la crise financière à l'époque en 68 on allait très mal quo les caisses étaient pas vides.

Mais non mais non les caisses étaient pas la la dette était à zéro pratiquement. Mais non mais je vous parle pas de la dette. Mais moi je vous en parle. Ben oui oui d'accord mais quand vous dites quand vous dites les caisses étaient vides non les caisses étaient aujourd'hui les caisses aujourd'hui bah aujourd'hui en 68 et puis de Gaul de Gaul quand il rentre il dit je dis sous l'Assemblée nationale Macron s'il fait ça on rigole tous mais qu'est-ce qu'il dit quand même ce ce 17 octobre parce que on va regarder juste l'éditorial du monde. L'éditorial du monde dit Emmanuel Macron face à l'échec de ses quinquenas c'est le 17 octobre vous dites la même chose. la fin du macronisme.

Bah de toute façon, Emmanuel Macron, il est là pour très peu de temps maintenant et et je crois pas que ce qu'il représente soit destiné à se renouveler par la suite. Donc le macronisme, le macronisme par principe, mais est-ce qu'il est le seul responsable de tout ce qui s'est passé ce weekend ? Évidemment, non. Il y a d'abord l'état de la société. Ce qui est intéressant, c'est ce qui s'est passé ce weekend. Ça n'est pas un conflit de parti politique, ça n'est pas un conflit de sensibilité politique, c'est euh euh une partie importante de la population qui se rend compte que la façon dont les choses se passent dans la société aujourd'hui est difficile à avaler et à digérer.

Alors, c'est très répandu chez les jeunes, c'est normal, c'est souvent le cas, mais ils ont peut-être aujourd'hui des raisons plus particulières. Bon, c'est évident par exemple pour les lycéens puisque tout est parti de ça, c'est évident qu'il y a des problèmes pratiques qu'ils ont qui subissent. Bon, donc il y a ça, mais là-dessus se greffe d'autres choses. Moi, ce qui m'intéresse dans ce qui se passe en ce moment, c'est que c'est pas du tout euh quelque chose de conventionnel. C'est pas du tout les partis politiques, c'est pas du tout les syndicats, c'est autre chose.

C'est Mais vous entendez quand même les nombreux politiques qui disent "C'est la faute à Li, c'est LFI qui met le qui met de l'huile sur le feu." Oui. Alors, d'abord, ça n'est pas ce que je dis moi. Oui, j'ai j'ai bien entendu. C'est pour ça que je vous relance là-dessus. euh que les filles euh contestent à fond le système. C'est une évidence que les filles soient probablement assez content de ce qui s'est passé ce weekend. Je le crois que fi soit à l'origine de ce qui s'est passé ce weekend et que si ce qui s'est passé ce weekend soit en quelque sorte un événement, je n'y crois pas du tout. H et donc si on comprend bien, c'est l'originalité de ce mouvement qui vous intéresse.

Mais mais si vous deviez mettre des mots sur cette originalité, c'est quoi ? C'est une protestation toujours pour le pouvoir vis-à-vis du pouvoir politique en place bien entendu parce que quand il y a ce genre de comportement, le pouvoir politique en place est toujours mis en cause. Mais au-delà de ça, je trouve que ça relève beaucoup plus d'une protestation, j'allais dire sociologique que d'une protestation politique. C'est pas une protestation de partis politique, c'est pas une protestation de militants politiques. C'est l'évolution de la société, le moment où on se trouve, les difficultés que les gens traversent qui [raclement de gorge] suscident des mouvements.

Et dans ces mouvements, bien sûr qu'ensuite il y a des gens qui sont toujours prêts à les encadrer et à les pousser et à les exciter, mais c'est quand même quelque chose de spontané qui s'est passé ce weekend et non seulement de spontané mais d'impressionnant par son par le nombre. Oui, bien sûr. Là, vous parlez des mouvements qui se sont roulés dans le calme ce weekend, des manifestations dans plusieurs villes de France. On a beaucoup vu d'images de violence. C'est l'expression de quoi ? C'est ce qui c'est ce qui a marqué le weekend avant les manifestations pacifiques. Bon, vous avez raison évidemment et ça m'a pas échappé. Il y a eu deux choses.

Il y a eu un mouvement qui a un mouvement de protestation sociologique, pas seulement social, sociologique contre la société telle qu'elle fonctionne, quel mouvement de fond. Et puis c'est intégré là-dedans comme toujours quand quand il y a des grands mouvements sociaux, se sont intégrés là des des groupe qu'on appelle casseur qui qui n'agissent pas par idéologie politique, qui agissent parce qu'ils ont envie de tout casser plus que d'habitude. Bah disons que ça s'est beaucoup vu, hein. H et et d'autre part qui tourne au pillage aussi qui est quand même une dimension Oui. et une dimension spectaculaire.

Surtout que ça n'est pas la première fois que dans de dans la disons depuis 20 ans dans les les moments de fièvre sociale comme ce qu'on a connu ce weekend. C'est c'est l'image que qu'on vous a demandé hein. C'est celle celle dont vous parlez. C'est de ça dont vous parlez. Non. Voilà. C'est ça qui vous a frappé ce sous. C'est c'est à ça que j'arrivais un peu lentement. Je le reconnais. Non non non c'était Non pas du tout. C'était pour faire une transition comme ça. Regardez. Hop et voilà. Bah, c'est ça.

C'estàd que au départ, il y a un mouvement de protestation et à l'arrivée, il y a des groupes bon plutôt jeune, plutôt considérant que ils vivent mal, plutôt remonter contre la société ou plutôt ou quelquefois tout simplement délinquants et qui si j'ose dire profit d'une protestation sociale pour mener des opérations de violence. Ils sont contenus, ils sont contenus ces groupes habituellement, ils sont contenus ces groupes par les forces de l'ordre. Bah disons que les forces de l'ordre n'ont pas été leur meilleur pendant ce weekend. Est-ce que Nunz a merdé ? Parce que par on a appris par exemple qu' allait avoir des couvre-feu dans certaines villes.

On a appris à Nice, à Lille et dans certains quartiers de Paris entre 22h et 6h notamment place de la République dès ce soir et dans le quartier des Hall. Je crois je je crois qu'on peut dire que ce qui s'est passé a été très mal anticipé et évalué au départ par le renseignement notamment par le renseignement donc par aussi le ministre de l'intérieur. Incontestablement entre ce qu'ils ont vu se dessiner et ce qui s'est produit ce n'était pas un faossé, c'était un gouffre. Est-ce qu'il fallait refuser sa démission ce matin ? Est-ce qu'il fallait refuser sa démission ce matin ? La question pouvait se poser normalement quand on Oui. Non non non. Mais j'ai bien compris.

Euh [rires] euh je trouve normal qu'il l'it proposé. Si elle avait été acceptée, si j'ose dire dans le feu de l'action, enfin au moment où il l'a proposé. Euh ça probablement est-ce que ça aurait rajouté une couche ? que la question se pose pour les jours qui viennent, je trouve que c'est une question tout à fait légitime. Visiblement, le mouvement n'a pas été anticipé et il a été mal canalisé. Je crois qu'on peut dire ça sur pour les prochaines manifestations, ce sera la même équipe qui va gérer les prochaines manifestations. C'est ça. C'est c'est pour ça que je vous dis que ça m'inquiète. Oui.

Quelles sont les marges de manœuvre du Premier ministre qui dit lui-même qu'il est, je cite, le plus faible premier ministre de la 5e République ? Bon, de dire qu'il est le plus faible de la 5e République, c'est aussi une manière de faire comprendre qu'il est plus fort qu'il n'a l'air de l'être. Faut pas, c'est une astuce. C'est c'est une astuce. Bon, ce qu'il peut faire, c'est quand même le plus faible, hein. C'est quand même C'est quand même le plus faible. [rires] C'est malin de le dire mais c'est vrai aussi he rabouis. [rires] Non puis je pense que si on cherchait bien on pourrait peut-être trouver quelqu'un zéro majorité incapable de faire voter un budget.

Vous en avez pas connu beaucoup comme ça ? [grognement] Non mais des premiers ministres faibles, vous en avez connu quelquesuns. Moi aussi. Non j'ai dit vous en avez quand même connu quelquun. Plus Comment vous voyez les 6 mois à venir ? Alors atypique. D'accord. C'est-à-dire que on n'est pas simplement à 6 mois d'une élection présidentielle, on est à 6 mois d'une élection présidentielle qui ne se présente pas dans les conditions classiques. Il y a une extrême droite infiniment plus forte qu'aux élections présidentielles antérieures avec la possibilité que Marine Le Pen l'emporte.

D'ailleurs, si on peut faire une parenthèse, elle est-ce qu'elle a d'après vousorise, je fais une petite parenthèse. D'après vous, elle a pris combien de points là ce weekend ? Elle en a pris. D'accord. Je referme la parenthèse. Oui. Oui, elle en a pris. Bon, il y aura euh je ne dis pas dans les mêmes proportions, mais euh une cristallisation aussi à l'extrême gauche et ceux qui dans cette affaire vont avoir beaucoup de mal, c'est tous ceux qui se situent entre les deux. H ça va pas être commode, ça va pas être banal. Euh et ils auront intérêt à être très bons, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Deux réactions importantes de deux anciens premier ministres Emmanuel Macron.

Tout à l'heure, on a évoqué celle d'Edouard Philippe qui a dit que le pays devait être commandé. Là, ce soir, Gabriel Gabriel Atal parle de faillite de l'État. Est-ce qu'on en est là ? Bah disons que pour employer une litote, l'État ne s'est pas montré de façon extrêmement positive dans toute cette affaire que il a été pris de cours, qui n'avait pas prévu, qui n'a probablement au départ pas bien compris de quoi il s'agissait et qu'il a en plus mal une fois qu'il a vu que ça se dessinait mal réagi.

Mais que ce soit deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron qui utilisent ces motsl et ben ça signifie que c'est la fin d'un décénat et que les anciens premier ministres dans ces cas-là prennent des positions. Merci Alain Duamel d'être venu sur le plateau de quotidien. C'est pour un plaisir de vous recevoir la suite de notre édition spéciale dans un instant tout.

12:03
Non speech

[applaudissements][musique]