Violences du 17 octobre: Gérald Darmanin dénombre "149 incarcérations"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:13OuverteRéponse partielle
L'incendie de la mairie de Limoges, est-ce que vous avez prise d'informations sur le profil du suspect et puis des éléments éventuellement à vous partager sur l'enquête ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va être mis en place actuellement à Lille pour aider les commerçants à s'en sortir ?
- 8:14OuverteRéponse partielle
Quels moyens supplémentaires allez-vous donner aux enquêteurs judiciaires ?
- 9:35OuverteRéponse directe
Est-ce que les bilans ont été délués, notamment le nombre de personnes incarcérées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46PrésentateurChiffre
« il y a eu 149 incarcérations »
- 1:37PrésentateurChiffre
« Ils avaient entre 20 et 25 ans. Ils ont eu 10 mois de prison ferme chacun avec mandat de dépôt »
- 1:51PrésentateurChiffre
« un élu de 28 ans qui lui était connu du service de police, qui a connu aussi 10 mois de prison ferme avec mandat de dépôt »
- 4:09PrésentateurFait
« personnellement je qualifie, et puisque c'est comme ça que le ministère de l'Intérieur les qualifie parfois de terroristes »
- 4:38PrésentateurFait
« le RAID ce matin qui a interpellé une des personnes qui est suspectée »
- 8:44PrésentateurChiffre
« J'en suis à une centaine d'informations judiciaires ouvertes »
- 9:44PrésentateurChiffre
« on est à peu près à 150 incarcérations au moment où je parle »
- 9:54PrésentateurChiffre
« il y a plus de 800 personnes qui sont déférées devant un tribunal »
- 10:21PrésentateurFait
« Des gens qui n'ont aucun casier judiciaire, qui se retrouvent en prison »
- 10:37PrésentateurChiffre
« des gens qui portent des masques sur eux dans une manifestation ont 7 mois de prison ferme avec mandat de dépôt »
Temps de parole
- Présentateur96 %
- Invité2 %
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Bien, je suis heureux d'être ici au tribunal judiciaire de Lille pour remercier
à
travers madame la présidente du tribunal, à travers monsieur le procureur de la république, l'ensemble des magistrats, des directeurs de grève, des greffiers, des agents du ministère de la justice ici à Lille et partout en France qui ont fait face ce week-end à un week-end extrêmement intense d'activités judiciaires.
Ils
se sont préparés pour ça annulant des jours de congés. En ce week-end de départ en vacances, ils ont été au rendez-vous du service public de la justice et puis depuis maintenant 48 heures pour traiter les très nombreuses gardes à vue sur tout le territoire national, déférer les personnes et puis obtenir des décisions judiciaires très rapides, des comparutions immédiates depuis 48 heures.
Et vraiment, je voulais remercier très sincèrement l'ensemble de l'appareil du ministère de la justice qui en toute indépendance a organisé son service public avec efficacité à l'écoute des victimes comme c'est ici le cas à Lille, notamment des commerçants qui ont une place toute particulière dans le procès judiciaire et en leur donnant les informations, en les faisant assister aux audiences, en écoutant évidemment leurs preuves et leurs propos et en leur donnant rendez-vous évidemment très rapidement pour obtenir réparation civile puisque nous avons distingué le procès civil du procès pédale.
Ici à Lille, comme partout sur le territoire national, je remercie particulièrement les parquets qui ont réagi aux instructions que j'ai pu leur donner de grande fermeté. Nous avons par exemple deux pillages de magasins au centre du Vieux-Lille qui ont donné des réponses extrêmement fermes, notamment pour trois individus qui avaient pillé le magasin Micromania. Ils avaient entre 20 et 25 ans. Ils ont eu 10 mois de prison ferme chacun avec mandat de dépôt alors qu
'ils
n'étaient pas connus des services de police et de justice. C
'est
ce moment où je parle donc incarcéré ou au pillage du Sephora d'un élu de 28 ans qui lui était connu du service de police, qui a connu aussi 10 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Pourquoi la justice est extrêmement ferme devant ces pillages, devant ces agressions de policiers,
de
gendarmes ou de bâtiments publics ? Je vais me rendre dans quelques instants saluer monsieur le maire de Lille et lui apporter le soutien personnel et le soutien du gouvernement face aux attaques que la mairie inacceptable de Lille a subies. C'est évidemment parce qu'ils trahissent la France, ceux qui font ça, l'image de la France. Ils détruisent la vie et la vie économique d'un commerçant, l'image d'une ville, l'image d'un pays. Et par ailleurs, si nous ne faisons pas de réponse pénale extrêmement ferme, comme c
'est
le cas aujourd'hui, alors les commerçants, alors les habitants feront justice eux-mêmes. Et le travail de la justice, c'est de faire la justice au nom de la République, au nom du peuple français et ne pas laisser l'idée qu'il faut faire justice soi-même pour empêcher d'être cambriolé, d'être attaqué ou d'être pillé. Donc je me félicite des réponses pénales extrêmement importantes. Au moment où je parle, et depuis ce matin que j'étais chez vos confrères de CNews, il y
a
eu 149 incarcérations, c'est-à-dire que nous continuons une montée extrêmement importante de personnes qui sont mises en détention provisoire ou en mandat de dépôt à la barre des tribunaux. Et j'ai demandé au procureur généraux de faire appel de toutes les décisions qui ne paraîtraient pas proportionnées aux instructions que j'ai pu mener et à la demande du président de la République, le chef des institutions.
L'incendie de la mairie de Limoges, est-ce que vous avez prise d'informations sur le profil du suspect et puis des éléments éventuellement à vous partager sur l'enquête ?
Alors
je ne suis pas procureur de
la
République de Limoges et encore moins procureur national antiterroriste, mais j
'ai
eu l'occasion de dire très tôt, vous l'avez vu, que le parquet national antiterroriste s'est mis en observateur. Il l'est toujours au moment où je parle, puisque des informations qui me sont remontées et sont entrées dans le secret de
l
'enquête partout sur le territoire national et notamment régionalement, c'est notamment vrai dans le Limousin mais c'est vrai ailleurs aussi, des organisations d'ultra-gauche, d'extrême-gauche, se sont manifestement, je mets du conditionnel organisé pour pouvoir atteindre l'autorité de l'État, des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers qui ont été molestés et empêchés de venir éteindre des feux, c'est notamment le cas à l'hôtel de ville de Limoges, et atteindre les symboles de la République à commencer par les mairies.
Et donc cette organisation, je mets là encore des guillemets, de mouvements que personnellement je qualifie, et puisque c'est comme ça que le ministère de l'Intérieur les qualifie parfois de terroristes, il y en a à l'ultra-droite et il y en a à l'ultra-gauche, sont très inquiétants pour la sécurité nationale. Et que le parquet national antiterroriste se saisisse non pas d'une affaire d'islamisme radical, mais de possibles mouvements d'ultra-gauche, c'est évidemment extrêmement inquiétant, il devrait tous nous interpeller.
Je constate d'ailleurs que le parquet de Limoges a saisi la section antiterroriste ASDAT à Paris pour pouvoir mener des investigations, et que c'est le RAID ce matin qui a interpellé une des personnes qui est suspectée et qui est actuellement en garde à vue. Il appartiendra au parquet national antiterroriste avec la DGSI et l'ASDAT de savoir s'ils doivent qualifier ça de terroriste. Il y a aussi d'autres qualifications dans le Code de sécurité intérieure, notamment des intérêts fondamentaux de la nation. Et dans ces cas-là, ce sera le parquet de Paris qui se saisira au détriment du parquet de Limoges.
Et on peut penser d'ailleurs que cette personne n'était pas seule pour mettre en place l'incendie criminel, là aussi je mets du conditionnel, qui nous a tous beaucoup touchés à la mairie de Limoges. Pour ce qui concerne le profil exact, tout ce que j'ai dit dans la presse ne me paraît pas inexact, mais ce n'est pas à moi de rentrer dans le détail. J'imagine que Mme la procureure de Limoges, ou le parquet national, aura l'occasion de communiquer très prochainement.
M.
Dermond, qu'est-ce qui va être mis en place actuellement à Lille pour aider les commerçants à s'en sortir ?
Je
serai, Mme la présidente du tribunal, et M. le procureur communiquer. Je les remercie de leur travail avec l'association France Victime aussi, qui aide les commerçants. D'abord, très rapidement, retrouver les auteurs. Il y a ceux qui sont en garde à vue et qui paraissent aujourd'hui au tribunal de Lille, et qui doivent avoir, je l'espère, des peines fermes s'ils sont coupables, bien évidemment. Et puis il y a ceux qui vont être arrêtés dans les prochains jours et les prochaines semaines.
D'abord parce que j'ai demandé au procureur de la République hier, par une instruction de la directrice de l'affaire criminelle des grâces, de rechercher avec les enquêteurs de la police et de la gendarmerie, les personnes qui sont sur les réseaux sociaux, ou regarder les photos ou les films qui ont été donnés par les citoyens ou par les commerçants, ou sur les caméras de vidéosurveillance. Nous allons utiliser les vidéos de la métropole européenne de Lille, des transports en commun de ceux de la ville de Lille, de ceux des commerçants eux-mêmes. Donc il y
aura
des interpellations et, je l'espère, demain, des gardes à vue et des condamnations du fait de ces images. Deuxièmement, ils peuvent utiliser le fichier étage, c
'est
-à
-dire
le fichier des antécédents de la police, qui est une reconnaissance faciale où il y
a
des millions de personnes qui sont sur ce fichier, avec les photos que nous trouvons sur les réseaux sociaux. Et puis troisièmement, grâce à un service que jadis, quand j'étais mis à l'intérieur, j'ai rendu 24h sur 24 compatibles, Faros, c'est un site de police judiciaire qui regarde ce qui se passe sur les réseaux sociaux et des outils informatiques qui nous aident à retrouver des personnes, de pouvoir les confondre et les interpeller des jours, des semaines, parfois des mois, après des saccages ou des pillages. Donc d'abord, c'est la promesse de la réponse pénale. Ensuite, il
y a
la promesse de la réponse civile, qui consiste à réparer civilement, c'est-à-dire de pouvoir toucher de l'argent de la part de ceux qui ont été pilleurs de la casse sociale, économique, psychologique qu'ils ont subie. Le tribunal est là pour juger de ce préjudice. Et il y aura évidemment un accompagnement extrêmement fort des commerçants sur ce point. Ils doivent, ceux qui ont pillé, doivent réparer leur pillage. Et puis troisièmement, il y a le travail que fait le gouvernement au sens large du terme, un accompagnement fiscal et social. Lorsque j'étais ministre des comptes publics, qu'on a déjà eu dans les intempéries, par exemple des inondations, à suspendre des versements
de
cotisations, de charges sociales pour les salariés comme bien sûr les patrons, les commerçants. Il y a tout le travail que fait excellemment Serge Papin. Je tiendrai demain matin une réunion avec le MEDEF, l'ensemble des représentants des commerçants, les tribunaux de commerce, les tribunaux des prud'hommes, la justice et notamment les procureurs de la République qui
ont
une compétence civile importante pour que la justice soit aussi au rendez-vous pour entendre les difficultés économiques, pour ne pas que dans quelques mois, ces difficultés économiques du fait de ces pillages les empêchent de vivre correctement ou de les pousser à licencier des personnes et de manière générale à écouter la demande des commerçants qui doivent être prioritaires dans l'accompagnement des victimes. Elles sont les premières victimes de ce qui s'est passé ce week-end.
Quels
moyens supplémentaires allez-vous donner aux enquêteurs judiciaires ?
Alors
cela relève du ministre de l'Intérieur, mais ils sont extrêmement mobilisés. Ils ont dû à la fois faire face à beaucoup d'interpellations. Il y a beaucoup de gens qui sont allés sur la voie publique alors que ce n'était pas forcément leur métier parce qu'il fallait prêter main-forte à la police et à la gendarmerie qui a subi des agressions inacceptables, si sans force de l'ordre blessé. Cela n
'a
pas empêché ces enquêteurs de travailler tout ce week-end sous l'autorité des procureurs de la République pour regarder ces gardes à vue mais aussi pour ouvrir des informations judiciaires. J'en suis à une centaine d'informations judiciaires ouvertes.
C'est-à-dire
que des procureurs de la République ont saisi des juges d'instruction pour pouvoir avoir des enquêtes au plus long cours et les OPJ ont fait ce travail et je les en remercie. Et puis ce qui est très important aussi pour le service de M. le procureur de la République par exemple ici, c'est de travailler sur l'ensemble des autres contentieux. Il ne
s'est
pas passé que ça ce week-end dans la métropole lilloise et je constate vraiment en remerciant le tribunal de Lille de son organisation et c'est le cas partout en France que toutes les audiences prévues ce lundi alors qu'on ne connaissait pas la violence de ce week-end ont été tenues. Donc on a doublé les audiences au tribunal de Lille.
On
a mobilisé des magistrats, des greffiers, des agents tout le week-end et pour autant les gens ont leur divorce, les gens ont leur salle correctionnelle, les gens attendent parfois depuis des mois ou des années des décisions de justice et ça prouve que la justice a su s'organiser avec grande efficacité.
Est
-ce que les bilans ont été délués, notamment le nombre de personnes incarcérées ?
Alors comme je vous l'ai dit, on augmente puisque les comparaisons médias te donnent leur mandat de dépôt au moment où je parle et on est à peu près à 150 incarcérations au moment où je parle et ça va continuer puisque les gardes à vue se finissent et il y
a
plus de 800 personnes qui sont déférées devant un tribunal,
c
'est-à-dire sans alternative aux poursuites, déférées par escortes policières dans les mandats de dépôt, dans les tribunaux pour pouvoir être jugées et lorsque les décisions nous paraissent, en tout cas pour le parquet, par la hauteur de ce qui a été fait, de voir des condamnations en appel. Je voudrais souligner l'extrême fermeté de la justice ces derniers jours. Des gens qui n'ont aucun casier judiciaire, qui se retrouvent en prison, je pense que vous qui suivez ces choses-là voient que c'est extrêmement rare, voire ça n'est jamais arrivé pour des atteintes aux biens.
Je constate comme vous qu'il y a des cohortes entières de personnes, je pense à une dizaine de personnes qui ont été prises à Limoges, les 10 personnes qui ont été prises à piller un magasin en incarcération immédiate. Je constate que des gens qui portent des masques sur eux dans une manifestation ont 7 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Donc la justice est extrêmement ferme et je leur remercie parce que nous avons vu que le désordre ne peut pas s'installer sur le territoire national.
Nous ne pouvons pas laisser faire une insurrection qui est à la fois un peu politique, celle de l'ultra-gauche, beaucoup d'opportunités, beaucoup de pillages et il n'est pas possible que des manifestants se voient privés de leur droit de manifester parce que les manifestations se sont globalement bien placées sur le territoire national. Pour que le mouvement des lycéens soit entendu, pour que le mouvement sous le pouvoir d'achat soit entendu du gouvernement
des
décideurs, il ne faut pas que la violence couvre leur voie. Et donc quand il y a cette violence, non seulement on atteint la liberté de chacun, on touche au droit de propriété qui
est
un droit constitutionnel, on s'en prend aux personnes que sont les forces de l'ordre, on termine l'image de la France et par ailleurs on empêche les manifestants qui veulent manifester de dire ce qu'ils veulent sur le gouvernement, sur le pouvoir d'achat, sur le mouvement de la jeunesse. Donc je dis aussi aux manifestants, je dis aussi aux jeunes de France qui veulent mettre en avant des revendications légitimes, ne laissez pas les violents couvrir votre voie et vos revendications.
Merci.