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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 30 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Les 4 vérités - Philippe Tabarot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous compenser les milliards que l'Europe ne versera pas à la France ?

  • 0:44FerméeRéponse directe

    Les ZFE ne seront pas forcément supprimées ?

  • 1:28RelanceRéponse partielle

    Que répondez-vous à ceux qui disent que les ZFE sont une mesure désastreuse ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut lutter contre la pollution de l'air sans interdire les véhicules polluants ?

  • 3:35RelanceRéponse directe

    Ca ne coince pas lorsque, au sein du gouvernement, il y a A.Pannier-Runacher qui défendait cette mesure et vous qui êtes satisfait ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Les travaux de l'autoroute Toulouse-Castres vont reprendre. Il va y avoir la police, l'armée pour surveiller le chantier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00P.TabarotFait
    « L'objectif, on doit le conserver: faire baisser les particules fines dans notre pays. »
  • 0:44P.TabarotFait
    « Concernant les ZFE en elles-mêmes, c'est un projet qui a malheureusement été mal conçu, probablement mal expliqué et mal appliqué. »
  • 1:28P.TabarotFait
    « Il n'y a pas que les pots d'échappement qui polluent. »
  • 2:08P.TabarotFait
    « On a pris des décisions peut-être hâtives après la loi climat et résilience, qui font que les Français n'étaient pas prêts. »
  • 2:50P.TabarotFait
    « Est-ce qu'on peut expliquer aux gens des territoires ruraux qu'ils peuvent continuer à polluer avec leur véhicule et qu'ils n'ont pas le droit d'entrer dans les centres-villes ? »
  • 3:35P.TabarotFait
    « Si cette mesure a été rejetée de l'extrême droite à l'extrême gauche, c'est les remontées qu'ont eues les députés des Français, qui montrent qu'il y a une incompréhension de cette mesure. »
  • 4:19P.TabarotFait
    « J'ai écrit il y a 2 ans au Sénat un rapport aux ZFE. J'ai les mêmes objectifs que madame Pannier-Runacher. »
  • 5:03P.TabarotChiffre
    « Ca coûte environ 200 000 euros parce qu'il faut sécuriser ce chantier, éviter des ZAD, comme on a pu en connaître à Notre-Dame-des-Landes. »
  • 5:46P.TabarotFait
    « Il y a eu une décision de justice en février dernier, qui a arrêté le chantier. Par contre, au préalable, il y avait eu 14 décisions de justice qui avaient confirmé le bien-fondé de ce chantier. »
  • 6:30P.TabarotFait
    « La N126 n'est pas utilisée autant aujourd'hui parce qu'il y a eu des accidents, des accidents mortels. »
  • 7:15P.TabarotChiffre
    « Il y a un peu plus de 10 000 km d'autoroutes dans notre pays. C'est notre patrimoine commun. »
  • 7:59P.TabarotFait
    « L'Etat doit être au centre des décisions, pour continuer à investir, décarboner la route et probablement par le paiement d'un péage par les usagers qui soit juste. »
  • 8:37P.TabarotFait
    « Ca a été supprimé en Espagne. Les autoroutes espagnoles sont pratiquement à l'abandon. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Les transports, c'est dans le giron du ministre des Transports. P.Tabarot Est l'invité des 4V. - J.Wittenberg: Bonjour. Vous êtes avec nous ce matin. On l'évoquait, vous disiez hier qu'on allait pas pleurer, mais on va peut-être pleurer sur les milliards perdus. Comment allez-vous compenser ces milliards que l'Europe ne versera pas à la France? - P.Tabarot: L'objectif, on doit le conserver: faire baisser les particules fines dans notre pays. Ce n'est pas uniquement les véhicules automobiles et les pots d'échappement qui sont producteurs de particules fines.

0:44

Il y a également la question du freinage, le chauffage à bois, l'industrie... Concernant les ZFE en elles-mêmes, c'est un projet qui a malheureusement été mal conçu, probablement mal expliqué et mal appliqué. Je souhaite une remise à plat des ZFE. Je ne sais pas si la procédure parlementaire ira jusqu'au bout, si elles seront supprimées. En tout cas, il faut les améliorer. - J.Wittenberg: Elles ne seront pas forcément supprimées. - P.Tabarot: Il y a encore 2 votes au Parlement. Certains souhaitent faire appel au Conseil constitutionnel concernant le projet de loi sur la simplification qui a permis ce vecteur législatif. Ce débat se pose aujourd'hui de manière claire.

1:28

Une remise à plat me paraît indispensable. C'est l'appel qu'ont lancé les parlementaires. - J.Wittenberg: Que répondez-vous à ceux qui disent que c'est une mesure désastreuse? Par exemple, la Mairie de Paris rappelle que la pollution de l'air provoque plus de 8000 décès en Ile-de-France chaque année et que ce sont les plus pauvres qui en sont les victimes. Même argument chez les élus de Strasbourg, de Montpellier, de Lyon. Qu'est-ce que vous leur dites? Que dites-vous à votre collègue ministre de la Transition écologique, qui a défendu cette mesure? - P.Tabarot: Il n'y a pas que les pots d'échappement qui polluent. Il y a des mesures à prendre pour un meilleur accompagnement,

2:08

pour une meilleure synchronisation. On a pris des décisions peut-être hâtives après la loi climat et résilience, qui font que les Français n'étaient pas prêts. Le parc automobile n'avait pas été suffisamment électrifié, pas suffisamment accompagné. Les transports en commun ne sont pas assez développés dans notre pays. On a mis la charrue un peu avant les boeufs. C'est la raison pour laquelle on se retrouve dans cette situation. Les Français se sentent lésés. Les Français se voient interdire l'accès à certains territoires. Ce n'est pas une bonne mesure. Est-ce qu'on peut expliquer aux gens des territoires ruraux qu'ils peuvent continuer à polluer avec leur véhicule

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et qu'ils n'ont pas le droit d'entrer dans les centres-villes? - J.Wittenberg: Est-ce qu'on peut lutter contre la pollution de l'air sans interdire les véhicules polluants? - P.Tabarot: Les ZFE, ça a soi-disant fait baisser la pollution... Concrètement, elles ne sont pas rentrées véritablement en application au niveau des sanctions, des contrôles. Il y a très peu de contrôles sur les ZFE. Les contrôles étaient prévus après les élections municipales de 2026. Il faut être honnête. Il faut remettre les choses à plat. Il faut qu'on garde des objectifs environnementaux élevés, mais il faut que ce soit avec des mesures qui ne divisent par les Français et qui ne soient pas des injustices sociales. Si cette mesure a été rejetée de l'extrême droite à l'extrême gauche,

3:35

c'est les remontées qu'ont eues les députés des Français, qui montrent qu'il y a une incompréhension de cette mesure. Il faut les retravailler avec les mêmes objectifs. - J.Wittenberg: Ca ne coince pas lorsque, au sein du gouvernement, il y a A.Pannier-Runacher, qui défendait cette mesure et vous, qui êtes satisfait... - P.Tabarot: J'ai écrit il y a 2 ans au Sénat un rapport aux ZFE. J'ai les mêmes objectifs que madame Pannier-Runacher. - J.Wittenberg: Aux yeux de certains, l'écologie a reculé. Les travaux de l'autoroute Toulouse-Castres vont reprendre. Les opposants à cette autoroute se sentaient confortés par une autre décision de justice. Il va y avoir la police, l'armée pour surveiller le chantier? - P.Tabarot: Il y aura probablement des forces de police pour intervenir. Pendant les précédents travaux, il y avait des forces de police. Les personnes, les ouvriers qui travaillent sur ce chantier, qui ont été remerciés du jour au lendemain...

5:03

Ils ont été tout au long du chantier dérangés, et le terme est faible. Le chantier est arrêté. Ca coûte environ 200 000 euros parce qu'il faut sécuriser ce chantier, éviter des ZAD, comme on a pu en connaître à Notre-Dame-des-Landes... Pour toutes ces raisons, je crois que le chantier doit reprendre progressivement. Ca se fera dans le calme, j'espère. Il y a eu une décision de justice en février dernier, qui a arrêté le chantier. Par contre, au préalable, il y avait eu 14 décisions de justice qui avaient confirmé le bien-fondé de ce chantier. Même si c'est une décision qui ne se prononce pas sur le fond,

5:46

j'ai quand même lu que le juge avait dit qu'il y avait une raison d'intérêt public majeur. Elle est caractérisée. Le chantier peut et doit reprendre. - J.Wittenberg: Sur le plan plus global, lorsqu'on regarde l'histoire des transports en France, est-ce que l'heure est encore à la construction d'autoroutes? Est-ce qu'on n'a pas déjà un réseau largement suffisant? - P.Tabarot: Vous pensez que l'heure, c'est d'arrêter un chantier qui est réalisé aux deux tiers? Les personnes qui n'y étaient pas forcément favorables demandent à ce que ce soit terminé. La N126 n'est pas utilisée autant aujourd'hui parce qu'il y a eu des accidents, des accidents mortels.

6:30

Ce projet doit aller au bout. Il va désenclaver le Tarn, qui en a besoin. Je connais bien ce département. J'espère que ce projet pourra aller au bout. Ca n'empêche pas que la question se pose. C'est l'objectif des personnes qui ont attaqué ce projet, de savoir si, demain, on peut encore, dans notre pays, faire des projets autoroutiers, routiers, ou même d'infrastructures ferroviaires. Les mêmes qui attaquent ces projets sont ceux qui attaquent des infrastructures ferroviaires. - J.Wittenberg: On en parlait dans "Télématin" tout à l'heure... Les contrats de concession d'autoroutes par l'Etat à des sociétés privées vont s'arrêter en 2031. Qu'est-ce qu'il faut faire après? Il faut que l'Etat récupère la gestion des autoroutes? Il faut que les péages servent à autre chose?

7:15

Par exemple, au ferroviaire? Aujourd'hui, il y a une convention qui réfléchit à cette dernière. Quelle est votre position? - P.Tabarot: Ca a été lancé par le Premier ministre... Nous discutons de ces sujets à travers la conférence de financement. Je ne veux pas préempter les débats et donner mon avis au préalable. Ca a été dit dans la discussion tout à l'heure... Il y a un peu plus de 10 000 km d'autoroutes dans notre pays. C'est notre patrimoine commun.

7:59

L'Etat doit être au centre des décisions, pour continuer à investir, décarboner la route et probablement par le paiement d'un péage par les usagers qui soit juste et pas par le contribuable pour financer d'autres modes de transport. Je pense aux routes nationales, qui en ont bien besoin, aux nombreux ponts qui ne sont pas entretenus dans notre pays et aux infrastructures ferroviaires qui ont besoin d'investissements. - J.Wittenberg: C'est une question récurrente pour les usagers automobilistes. Le péage, ce n'est pas demain qu'on le supprimera? Il faut qu'il y ait encore des péages? - P.Tabarot: Ca a été supprimé en Espagne. Les autoroutes espagnoles sont pratiquement à l'abandon. On ne peut pas se le permettre. Est-ce que vous pensez que c'est au contribuable français de payer

8:37

pour les automobilistes étrangers? On a un des meilleurs péages d'Europe. Il faut encadrer les prix des péages à travers les futures concessions.