Face à Michel Onfray (Émission du 30/10/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-on entré dans un cycle de violence qui peut nous mener jusqu'à la présidentielle ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Qui pour payer les dégâts ? La loi casseur payeur a été votée au Sénat. Que pensez-vous de ce principe ?
- 1:15OuverteRéponse directe
L'exploitation politique de l'attentat de Trappe par l'extrême gauche ?
- 1:54RelanceÉludée
Le président Macron a reconnu une mauvaise anticipation des violences du 17 octobre. Validez-vous ?
- 9:52OuverteRéponse directe
Dimension européenne des violences : contagion par les réseaux sociaux ou internationale d'extrême gauche organisée ?
- 11:35OuverteRéponse directe
La loi Casseur Payeur : responsabilité collective ou individuelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:32Fait
« Le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin. »
- 3:50Fait
« Il y a un ministre de l'intérieur dont on prétend qu'il a présenté sa démission, dont on prétend que la démission a été refusée. »
- 4:28Fait
« Il y a une espèce de transfiguration qui fait que le jour où le peuple vous a désigné, vous êtes là pour tout le peuple et pas seulement pour une partie du peuple. »
- 9:52Fait
« En France, on paye beaucoup d'impôts et on ne voit rien avec ces impôts-là. »
- 25:27Fait
« Un type détraqué qui se comporte comme il se comporte en faisant un acte raciste. Tout ça est évident. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et on se retrouve dans face à Michel Onf sur C News et sur Europein. Bonjour Michel. Bonjour Laurence. Un menu chargé encore aujourd'hui avec une actualité bien lourde. La France, vous le savez, retient son souffle alors que la liste des manifestations [musique] prévues dans les prochaines semaines s'allonge. La journée du 5 novembre s'annonce déjà compliqué avec [musique] des syndicats qui appellent à une grande mobilisation et des mouvements de grève à la clé. Est-on entré dans un cycle de violence qui peut nous mener jusqu'à la présidentielle ? C'est ce que l'on verra avec vous Michel. On s'intéressera aussi à la dimension européenne de ces mobilisations qui connaissent aussi des épisodes de violence similaires que ce soit en Espagne ou en Italie. S'agit-il
de l'influence des réseaux sociaux ou bien d'une internationale d'extrême gauche [musique] bien organisée. Je vous pose la question. Qui pour payer les dégâts la loi casseur payeur a été votée au Sénat ? Elle doit permettre de condamner les groupes de casseurs qui sévissent et pas seulement les individus. Les prestations sociales pourraient [musique] être ponctionnées pour les fauteurs de trouble. Que pensez-vous de ce principe ? Peut-on invoquer justement le principe de responsabilité, d'autorité et de réparation dans notre pays ? Nous évoquerons aussi l'exploitation politique faite par [musique] l'extrême gauche de l'attentat terroriste raciste de Trap qui a fait un mort et plusieurs blessés dans une petite fille de 12 ans. Un hommage national sera organisé par le
gouvernement reviendra sur les scènes navrantes d'invective à l'Assemblée nationale sur la technique de conflictualisation utilisée par la gauche pour confisquer le débat et la mise en cause systématique de la presse et des journalistes. L'élection présidentielle est la droite qui part en ordre divisé avec plusieurs candidats qui pour l'instant refusent de s'astreindre à une primaire pour tenter de départager un gagnant. Il s'agirait de choisir entre Édouard Philippe, Bruno Rotillo, David Lissenard. Qu'est-ce qui bloque et qu'est-ce que l'histoire de la 5e nous a appris Michel [musique] sur les éternelles divisions de la droite ? Enfin, le point philo, ce sera quand la critique de la faculté de juger. Alors, joli programme. Vous allez nous expliquer pourquoi ça raisonne bien avec
l'actualité de cette semaine. On commence Michel par les Français qui sont inquiets dans la perspective de ces nouvelles journées de violence avec un point d'or qui pourrait être entre guillemets hein le 5 novembre puisque les syndicats se joignent au mouvement et appellent à la grève. On a déjà beaucoup évoqué la semaine dernière le dispositif du maintien de l'ordre. Il y aura beaucoup de policiers sur le terrain, on le sait. On va simplement entendre le président de la République qui s'est rendu en début de semaine à Marseille qui a reconnu une très mauvaise anticipation des fêtes notamment pour le 17 octobre. C'est tout à fait vrai que à Marseille comme ailleurs, il y avait pas assez de force le 17 octobre. On le sait très bien parce queon avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé.
C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliseraient dès très tôt le matin de manière très atypique, c'està dire pas pas en opportuniste à la fin des cortèges mais très tôt le matin. Ce qui s'est d'ailleurs passé ici. On avait pas anticipé que on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra gauche aussi de la délinquence qui viendrait dessus et donc les forces de police n'étaient pas d'ument proportionné. Donc c'est tout à fait vrai. C'est pas ce qui s'est repassé le 24. Voilà pour Emmanuel Macron qui dit "Ça ne se reproduira plus. Euh quand on on avoue, on dit faute avouer à moitié pardonné, est-ce que vous validez ou pas ?" Michel Onfit euh je je trouve sidérant qu'un président de la République puisse dire
"On savait pas, on avait pas prévu son métier depuis 10 ans et on a des services secrets qui travaillent très bien encore que on leur donne pas beaucoup d'argent, c'est pas facile pour eux. Eux aussi pourraient descendre dans la rue en expliquant qu'on peut pas travailler correctement si on n pas des budgets qui vont avec." Et donc il y a des gens qui donnaient des renseignements mais évidemment comme d'habitude moi on m'a mal renseigné et donc c'est la faute des des gens qui vont mal renseigné qu'il fasse couper des têtes à ce moment-là qu'il fasse tomber des têtes. Enfin je veux pas utiliser non plus cette formule pas de formule révolutionnaire dans cette émission Michel s'il vous plaît. C'est pas une bonne image mais qu'on qu'on ait un responsable et puis qu'on
sache. Non là il y a aucun responsable. Il y a un ministre de l'intérieur dont on prétend qu'il a présenté sa démission, dont on prétend que la démission a été refusée et moi je pense qu'effectivement ils se sont dit on va jouer à ça, tu tu démissionnerais puis je dirai que et puis voilà et ça passe. Il y a plus aucune responsabilité et surtout pas du chef de l'État. C'est il y avait Georgina Dufois qui avait inventé cette jurisprudence extraordinaire du responsable mais pas coupable. Euh bah si c'est ça marche ensemble, il y a une responsabilité, il y a une culpabilité et puis on assume quand on est chef de l'État, on est investi de plus que soi quand on est chef de l'État. Il a pas compris ça. Il a pas compris que et beaucoup d'autres d'ailleurs avant avant lui euh ne ne
l'ont pas compris. C'est-à-dire qu'il y a une espèce de transfiguration qui fait que le jour où le peuple vous a désigné, vous êtes là pour tout le peuple et pas seulement pour une partie du peuple avec la possibilité de détester le reste le reste du peuple. Donc vous avez des devoirs et vous n'avez pas que des droits et vous avez le devoir d'être à la hauteur. Vous n'avez pas le droit de dire j'étais pas j'étais pas informé, on était pas informé, on m'a pas dit. Dans ces cas-là, on démissionne. On dit il y a eu une il y a eu un problème avec la chaîne d'information. Peut-être ce personnage là est responsable est coupable, mais moi je suis responsable parce que je suis le chef de l'État. Mais si à chaque fois qu'il y a un problème de maintien de l'ordre, le chef de l'État démissionne.
Non, c'est pas ça. Il s'est passé quoi ce jour-là ? devenu une date emblématique, c'est pas seulement une date mais 68, ça aurait pu aussi provoquer une on parlera peut-être euh il y a eu quelque chose d'approchant puisque il Non, c'est pas qu'il est parti, c'est qu'il a il a dit sous l'Assemblée nationale. C'est pas seulement il y a pas juste eu Baden Baden, il est parti à Baden Baden pour savoir ce qu'il était susceptible de de pouvoir envisager comme type de réponse. Il a vu Massu qui est comme un bon soldat, n'a jamais dit ce qui s'était passé véritablement. Quand on dit, on sait on le nomme, c'est le général de Gaul. Voilà. Oui oui il est omniprésent dans 68. Non et puis et puis il dit je veux euh renouer avec le peuple donc c'est une façon de dire je démissionne. Il dit je dis sous
l'Assemblée nationale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous votez contre moi aux législatives, je m'en vais. Or le peuple vote pour lui et il dit ça ne me suffit pas. Moi, je veux que vous me le disiez une deuxième fois. Il appelait ça les élections de la trouille en disant "Je veux que vous me fassiez savoir que vous voulez toujours de moi." Et il propose effectivement ce référendum euh avec toute la gauche qui dit "On va le flinguer" puis avec une une droite de de gens dont on ne parlait pas à l'époque qui s'appelait Baladur, qui s'appelait Chirac, qui s'appelait Pompidou et qui ont dit "Bon, on s'en débarrasse, le moment est venu." Non, le général de Gaul a fait ce qu'il ce qu'il devait faire, c'est-à-dire il a dit "Je remets mon mandat entre vos mains." Donc
la démission, elle était sous-entendue avec cette histoire de dissolution de l'Assemblée nationale. Quand le le général de Gaulle perdrait, je parle conditionnel, les les les l'Assemblée nationale, il s'en irai je parle conditionnel et quand Emmanuel Macron les a perdu, il est resté. Pas exactement la même chose. Donc ça va toujours dans le même sens, c'est-à-dire coupable de rien, responsable de rien. Ce sont juste les autres, mais les autres étant invisibles, impossible à désigner. Bah si quelqu'un est coupable qu'on nous fasse savoir qui. Il n'est pas normal quand on est chef de l'État de feindre qu'on découvre qu'il y a des black blocks, qu'il y a des manifestations qui sont légitimes, qu'il y a des manifestations qui dégénèrent, qu'il y a des individus institutionnels,
je pense à la France insoumise, je pense à un certain nombre de syndicats qui veulent absolument et d'autres partis associés qui veulent absolument la chier en lit et que on doit pas jouer la surprise ou feindre la surprise. Je ne savais pas. Je pensais que à 9h le matin, les Black Block dormaient dans leur lit et que ils attendaient, il faisaient une petite grass matinée avant de venir l'après-midi parce que bah finalement en temps normal, il y a des manifestations puis c'est après les manifestations que ces gens-là. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est du propos de bistro. C'est pas un propos de chef de l'État. C'est pas le propos d'un descendant du général de Gaulle à ce à ce à ce poste là. est un poste qui exige que vous sachiez euh il a maltraité de
toute façon le chef de l'État, il a maltraité les renseignements, il a maltraité l'armée française, il maltraite la police, il fait savoir à la police qu'il faudrait qu'elle montre un peu plus d'empathie. La police le risque la mort en permanence. On veut la tuer, on dit qu'elle tue et on laisse faire et on laisse dire et on dit en plus de ça au policiers un peu plus d'empathie, s'il vous plaît. Donc là, pour le coup, ce sont les renseignements qui s'en prennent plein la figure. Alors, comme ce sont des gens qui ne sont pas bavards et qui ne viennent pas à la télévision pour dire "C'est pas c'est pas vrai, on lui a dit ou je ne sais quoi". Et moi j'ai eu des propos enfin m'a raconté des choses à l'époque de Hollande les renseignements savent très bien et il
renseignent le chef de l'État et le chef de l'État qui est décisionnaire dans la 5e République doit trancher, il doit savoir et quand ça ne marche pas c'est lui qui est coupable, c'est lui qui est responsable. Donc bon voilà, il y a d'autres moments où il nous dit "Je ne comprends pas dans quel état nous nous trouvons 6 mois avant les les élections présidentiel mais le problème c'est pas le futur de la France, c'est son passé qui est un passif depuis 10 ans." Donc le problème c'est pas ce qui va se passer dans 6 mois avec une élection présidentielle qui justifierait une espèce d'état de de de d'excitation généralisé. Non, ça fait 10 ans qu'il maltraite la France et les Français qui ont tous peu ou prou quelque chose à lui reprocher. Donc il y a des il y a des
manifestations légitimes. Les gens ont raison quand ils descendent dans la rue pour le pouvoir d'achat, pour la souffrance, pour le prix de l'essence, pour pour l'avenir des enfants, pour enfin tout ça est légitime mais c'est de toute façon contaminé par Mélenchon qui arrive comme il avait déjà contaminé les gilets jaunes dont les revendications étaient légitimes. Aujourd'hui, les gilets jaunes savaient plus rien dire du tout. C'est un cache sexe pour les black block. Il s'habille pas, il s'habille en noir puis se mettent un gilet jaune et d'un seul coup il il passerait inaperçu. Non, il y a une il y a une vraie crise terrible et il n'en tire pas les [raclement de gorge] conséquences parce que il ne le tirera pas jamais. Michelfrè, vous avez été aussi frappé
par le fait qu'il y a une dimension européenne dans ce mouvement, dans ces violences. On en a vu en Espagne, on en a vu en Italie, on a vu en Albanie, dans dans un certain nombre de pays. Comment est-ce que vous l'expliquez ? Parce que est-ce qu'il y a une contagion par les réseaux sociaux ou est-ce qu'il y a une internationale d'extrême gauche qui est bien organisée ? Non, vous allez rire ou sourire mais moi je je pense toujours à Masich. Je pense que il y a des réponses particulières au mauvais traitement qui sont infligés au peuple d'Europe et vous avez des gens qui ne bougent pas trop en Allemagne parce qu'ils ont l'AFD et que la FD permet de concentrer cette ces revendications pour ne pas dire cette agressivité à l'endroit des gens qui nous gouvernent. C'està dire euh en
France, on paye beaucoup d'impôts et on ne voit rien avec ces impôts-là. On se dit "Mais pourquoi est-ce qu'on est autant taxé ? Pourquoi est-ce que ça marche aussi peu ? Pourquoi est-ce qu'on nous dit, les élèves nous le disent, bah que dans les lycées il y a pas il y a pas de matériel, c'est pas propre, il y a des rats, la nourriture n'est pas correcte et cetera. Mais où est le budget là ? Et qu'est-ce qu'est-ce qu'on fait pour l'argent ? C'est la question que pose Sarfo, forge judicieusement. D'ailleurs, c'est la même chose avec l'hôpital, c'est la même chose avec la police. Il y a aussi des des policiers ou des commissaires qui nous font les eux aussi des photos pour nous montrer l'état dans lequel sont leurs locaux. Il y a même des gamins qui ont été en garde à vue et
qui ont fait des photos pour montrer dans quel état étaient les les cellules dans lesquelles on est on les gardait à vue. C'est c'est indigne. C'est absolument indigne. Et pourquoi pas d'argent non plus là-dessus ? On nous dit encore de l'argent pour l'Ukraine, il y a encore de l'argent pour l'Europe, il va falloir et cetera et cetera. Donc les les gens ont juste compris que on leur volait leur travail, qu'on ne leur donnait rien. Alors je ne parle pas des campagnes parce que dans les campagnes aussi il y a de la misère, il y a de la pauvreté et on tue personne, on massacre personne et on pille personne. Et et les gens qui pillent, ils viennent pas me piller des boucheries, des charcuteries, je n'invite pas à ça hein. Ou des épiceries mais parce que quand il c'est
des épiceries, il balancent tout comme ça. C'est une façon de tout casser, de tout détruire. Mais ils veulent des montres de luxe, des chaussures de luxe, des machins de sport, des articles et cetera et cetera. C'est pas y a il y a une misère en province qui ne débouge pas forcément sur la colère. qui juste des gens qui disent "Nous, on va voter Marine Le Pen, on leur dit fasciste, nazi, terroriste, salot, descendant d'Adolphe Hitler, promoteur de la choix et cetera, antisémite." Les gens disent on dit plus rien mais mais voilà, il y a il y a un mécontentement généralisé ça suffit si je puis recycler le slogan qui a été celui qu'on opposé au général de Gaul à l'époque, mais 10 ans, les gens n'en peuvent plus avec quelqu'un qui en plus de ça fait comme Néron,
c'est-à-dire il s'en va écouter Céline Dion alors que s'il avait voulu être informé, sa place n'était pas écouté Céline Dion. mais auprès des services de renseignement qui lui auraient donné tous les renseignements nécessaires qui lui auraient permis de montrer une intelligence qui lui a fait défaut. Michel Lonfra, on est sur Sénus et sur Europain dans votre émission face à Michel Lonfy. On va maintenant évoquer la loi Casseur Payeur qui a été votée cette semaine par le Sénat. C'est assez intéressant et je trouve qu'il y a un aspect philosophique qu'on va évoquer avec vous. Elle permet de créer une solidarité financière pour toute personne ayant participéciamment à un groupement formé en vue de commettre des dégradations. Ça veut dire que l'État pourrait directement aller prélever dans
le RSA et les prestations sociales. C'est une loi qui existait mais qui a été abrouée en 1980. On va juste écouter l'explication par Laurent Nouz, ministre de l'intérieur puis après on va se poser la question de cette philosophie de la responsabilité de la réparation et de l'autorité. Par ce projet de loi, le gouvernement entend parallèlement faciliter le recouvrement de la créance de l'État sur les auteurs des violences et dégradations traduits devant le juge pénal en en rendant recevable sa constitution comme partie civile. Dans ce même objectif, le gouvernement souhaite également que certaines prestations sociales versé à des auteurs définitivement condamnés puissent dans des conditions encadrées et sans porter atteinte au reste à vivre contribuer au
financement des réparations des dommages causés. C'est une notion qui vous parle, cette notion de responsabilité collective et non pas de responsabilité individuelle. Michel Onf ? Ah oui, ça c'est une question mais il y en a une autre qui est le ils vont payer mais ils vont pas payer, ils payeront jamais. L'État l'État n'est plus capable de se faire respecter. Sauf si vous êtes un bon citoyen, vous avez traversé à 57 à l'heure, un village où l'imitation de vitesse est à 50, là il y a aucun problème. Vous allez recevoir le le PV 3 jours plus tard dans votre boîte aux lettres avec une avec le logo de la République française. Moi à chaque fois que je reçois une lettre avec un logo de République française, j'ai peur. On devrait pas avoir peur normalement disant "Mais qu'est-ce que j'ai encore
fait ? Qu'est-ce que je vais encore devoir payer ? Et qu'est-ce qui va m'arriver ? Quelle police va débarquer pour me reprocher ceci ou cela ? On on le sait très bien qu'ils ne peront pas. Concrètement, la mairie de Limoge a été incendié. On a l'air de savoir par qui une personne a été identifiée et peut-être deux ou trois autres autour. Ça coûte combien la reconstruction de de la mairie de Limoge ? Ça coûte combien ? Des millions. Des millions. Vous pensez que ce ce garçon il vint payer, il va rembourser du reste à vivre nous dit même ce monsieur Nounz. Du reste à vivre. C'est-à-dire que je ne sais pas combien gagne ce monsieur, mais il va falloir y laisser du reste à vivre parce qu'il va dire "Mais moi, j'ai besoin de manger, ce qui est normal, de me loger et cetera." Et on va lui
prendre quoi ? 100 € par mois pendant 20 ans. Faites le total, ça va couvrir quoi ? On va racheter le portail d'entrée de la mairie. C'est le principe. Vous avez bien compris. Non, mais on on ne fait pas la loi avec des principes comme ça en disant juste on a un texte de loi. Je me souviens d'avoir rencontré Nicolas Sarkozi, jadis, il était pas encore candidat au présidentiel, je l'avais rencontré pour pour philosophie magazine et on disait "Mais on a trop de lois. et et quand j'arriverai au pouvoir et bien je supprimerai un certain nombre de lois et cetera. Il a raison. Il faut peu de lois mais des lois qu'on puisse respecter. Si on ajoute des lois aux lois en sachant que les lois ne seront pas respectées parce qu'elles ne sont pas respectables, ça ne sert à rien. C'est juste du temps
perdu, c'est même de l'argent perdu. C'est du travail parlementaire perdu. Donc on ajoute encore un texte, on aura pas les moyens de faire respecter ce texte. Mais alors sur la responsabilité collective par rapport à la responsabilité individuelle, est-ce que ça vous parle pas ? Je ne crois qu'aux responsabilité individuelle, mais quand vous faites une somme de responsabilité individuelle, vous finissez par obtenir une responsabilité collective. Si je si on le dit plus précisément, vous avez la photo de quelqu'un qui est en train de taper sur une vitrine pour la pour la casser et que vous avez 10 personnes tout autour qui restent là et qui attendent que la vitrine soit cassée pour aller chercher et voler et piller, il y a un certain type de responsabilité. Alors après, on dira
"Mais on ne juge pas sur les intentions." Ça nous ramènerait un compte pour le coup mais on on n pas le temps de développer. Mais on juge pas sur les intentions. Ces gens-là, ils sont juste ici. Si ça se trouve quand le type il il fracasse, il rentre, les autres s'en vont, donc vous pouvez pas les punir. Bah, on peut dire si il y aura une morale de l'intention dans cette aventure et on peut imaginer que ce qui va suivre, c'est pas quelque chose du genre alors que tout le monde danse, s'excite et a très envie de rentrer dans le magasin de dire juste après quand ça va tomber la vitrine vont dire maintenant rentre à la maison parce que c'est pas bien de voler, c'est pas bien de piller. Donc oui, on leur dit si vous voulez ne pas être pris, tirez-vous, partez, partez comme une
volée de moineau et vous ne serez pas vous ne serez pas interpellé. Je pense que c'est une grand-mère qui passe avec son petit chien à 10 m de l'endroit. La police ne dira pas madame vous êtes responsable, vous êtes coupable, vous faisz partie du voilà. C'està-dire que il y a du discernement dans chez les policiers. Ce sont des gens intelligents, sont pas des gens qui qui sont dans l'idéologie en disant le matin, je vais m'en taper 10 et je vais en tuer deux et puis cetera. La police ne tue pas. La police, elle fait d'abord ce qu'on lui demande de faire. Je rappelle que s'il y a quelqu'un qui tue, d'abord c'est pas la police ni les policiers, mais c'est celui qui a demandé aux policiers de faire leur travail. et et pour le coup, c'est le chef de l'État qui est en dernier
recours l'ultime responsable. C'est quand même comme ça que ça fonctionne dans la 5e République. Moi, je pense que les les responsabilités, on peut dire à un moment donné, quand la police dit maintenant dispersez-vous, la police dit dispersez-vous. Si vous ne vous dispersez pas, vous n'obéissez pas. Si vous n'obéissez pas, alors là, vous pouvez être puni parce que vous rentrez dans une logique de responsabilité. simplement je redis ce que j'ai dit précédemment c'estàdire que pléonasme mais je redis que ça ne sert à rien de créer des lois si on n pas les moyens de les faire respecter c'est un peu comme le projet je sais pas peut-être en parler mais de de Marine Le Penak il faudrait on va faire ceci on devrait Oui d'accord tout ça est formidable et comment vous faites après concrè mais il
y a aussi cette notion de groupe d'entraînement du groupe comme on l'a souvent décrit de foule haineuse qui a souvent émergé pendant les périodes violentes de notre histoire Michel ça ça existe aussi l'entraînement Oui. J'ai fait je suis je me suis trouvé embarqué dans une manifestation quand j'avais 17 ans que j'étais à la fin qu'elle passé je sais plus ça devait être la loi de de vaquer ou je ne sais quoi. J'étais avec un copain il me dit on y va et cetera. Bon pourquoi pas on j'ai dû rester 10 minutes. J'ai été j'ai j'ai pas je suis allé une fois parce qu'on pourrait retrouver des archives à Argentan dans une manifestation pour défendre une usine qui était en train de fermer et cetera. Donc on me sort pas l'article du journal de l'and en me disant si en 1990 vous aviez manifesté.
J'ai souvenir d'avoir manifesté et je ne le regrette pas à cette époque-là, mais parce que dans plus d'autant plus de ça que c'était bon enfant, que c'était des gens que j'aimais, que je connaissais et cetera. Mais j'ai ressenti [raclement de gorge] une espè moi j'ai pas ressenti un effet d'aspiration, je me suis tout de suite séparé de ce truc en disant c'est une foule dangereuse. C'est ce que dit Gustave Leb. Toutes les foules sont dangereuses. C'estàd c'est les la somme des individualités ne suffit pas à constituer une foule. Quand vous avez fait une addition de tout le monde, il y a plus que cette addition. Il y a quelque chose comme une bête furieuse qui se trouve susceptible d'être conduite par un dictateur. C'est ce que dit Gustave Lebon quand il aborde
la psychologie des foot. Je m'étais dit qu'on en ferait un moment philo un jour. Mais il dit voilà quand vous avez fabriqué ce monstre, il suffit que quelqu'un arrive il y a il faudrait on devrait et cetera. Vous avez des gens qui disent on y va il faut tuer on y va il faut piller on y va il faut massacrer. On y va. Puis d'autres individus qui disent non je m'en vais je n'en suis pas. Donc ça veut dire en fait qu'on peut aussi punir des gens qui obéissent à la voix de la bête et que qu'on pourrait ne pas punir ceux qui refusent d'obéir à la voix de la bête en disant "Non, moi je manifeste parce que j'ai des revendications légitimes. Je veux des augmentations de salaires. Je veux une retraite digne. Je veux des choses qui sont tout à fait défendables en matière de manifestation et puis de
dire non là ça commence à chauffer, je m'en vais, je n'en suis plus. Si vous ne partez pas, ça veut dire que vous restez. Si vous restez, ça veut dire que vous prenez votre part de responsabilité. On va faire une petite pause Michel. On se retrouve pour la seconde partie de l'émission. On reviendra. Vous avez évoqué le discours de Marine Le Pen à Orléan. Vous l'avez écouté. Vous avez beaucoup de choses à nous dire. Et puis aussi cette abominable attentat raciste à Trappe. Il y a les faits et puis il y a la récupération politique qui en a été faite notamment par l'extrême gauche. Est-ce que pour tenter de confisquer le débat ? Est-ce que nous verrons dans un instant ? À tout de suite sur S News et sur Europin. On se retrouve pour la seconde partie de face à Michel. sur C News et sur Europat
abominable raciste de Trap qui a fait un mort et plusieurs belles laissés la semaine dernière. Euh un hommage national sera rendu dans les prochains jours à ses victimes. C'est le gouvernement qui l'a annoncé. Il y a l'aspect politique des choses. Cela a donné lieu à des affrontements politiciens extrêmement violents après la minute de silence qui a été observée à l'Assemblée nationale par les députés. Et bien la gauche, l'extrême gauche se sont livré à des attaques extrêmement véhémantes contre les gouvernements, contre le rassemblement national même contre les médias à cerc à ce accusant certains de nos médias même d'alimenter un climat raciste et xénophobe. On va d'abord écouter monsieur le cornu qui accuse la gauche de recelle politicien et d'instaurer un climat nausé à bon et
après on écoutera les tenants de l'extrême gauche de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin midi et soir tout sent le recel politicien marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme précisément vous êtes en train peut faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national. Vous devriez justement précisément être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher.
Voilà pour Sébastien Lecnu, qu'est-ce que vous pensez du spectacle qui a été offert à l'Assemblée nationale dans ces moments graves ? Michelfray spectacle généralisé, c'est-à-dire que monsieur le Cornu fait partie du spectacle aussi. Il faut pas qu'il nous fasse le coup du vous faites de la récupération politicienne, il n'en fait pas lui. Et monsieur Macron, il n'en fait pas non plus. Et le camp des de du bloc central, comme il est dit, ce que j'appelle les nationaux européistes, ils n'en font pas non plus. De la récupération, tout le monde en fait. Dans cet hicycle, tout le monde, il y en a pas un qui n'en fasse pas. C'est le c'est le boulot de de gens des gens qui font de la politique politicienne, qui font de la politique leur profession de d'avoir des feuilles de route quasiment
maintenant en temps réel sur leur téléphone portable aujourd'hui ce qu'il faut penser. Voilà les arguments, les éléments de langage sur ce sujet. Voilà, 10 idées qu'il va falloir et et vous avez même parfois des gens qui d'un plateau l'autre, d'un invité l'autre mais d'un parti qui reste le même utilise les mêmes mots, le même vocabulaire pour dire exactement les mêmes choses. Tout le monde fait de la récupération tout le monde. Et puis après on récupère la récupération en disant qu'il ne faut pas faire de récupération et cetera. Alors euh monsieur monsieur le Cornu qui s'est aussi fait une profession de dire qu'il est égaliste, franchement arrêtons. Général De Gaulle faisait pas de politique politicienne. Il combattait la politique politicienne et il voulait lui
plus qu'un autre l'unité nationale, réaliser l'unité nationale. On peut pas réaliser l'unité nationale quand on a désigné des gens disant ces gens-là, ils sortent du cercle républicain. Euh je interdire [raclement de gorge] le Rassemblement national, ça n'a aucun sens. Interdire la France insoumise, ça n'a aucun sens non plus. On n'interdit pas des partis. On va pas dire d'un côté ces gens-là veulent interdire des presses. Interdisons donc ces partis enfin c'est c'est de la surencher d'interdiction. Moi je suis pour les libertés d'expression. Donc je suis pour que le le le parti de Jean-Luc Mélenchon existe, pour que le PC que le n'importe qui, n'importe quoi existe. Et je peux même aller très très loin. On peut aller très très loin en disant je je veux même
bien que des gens qui disent des sautises, des imbécilités puissent continuer à les dire sur la question du principe. C'est le principe qui m'anime. Si vous commencez par dire liberté d'expression pour tout le monde, sauf pour machin bidu l'intel, vous finissez par dire liberté pour moi tout seul et interdiction pour tous les autres. On sait qu'à la Révolution française des des des des des rédactions, on n'appelait pas ça comme ça, mais enfin des endroits où fabriquaient les journaux, donc c'était des rédactions, ont été pillé, vandalisé. On a confisqué les presses et les presses qui faisaient de des des journaux qui n'étaient pas de des bons journaux comme on le disait à l'époque. On les [raclement de gorge] a confisqués et on s'en est servi pour fabriquer des journaux jacobins par
exemple. Ten raconte tout ça très bien, comment il y a eu des pillages de rédaction. Donc c'est c'est la vieille tradition de de Mélenchon. Moi, je ne suis pas pour l'interdiction de Mélenchon et de son parti. Je suis pour le fait qu'on puisse dire ce qu'est ce parti. Qui est Robespierre ? Quand on voit un gamin à la télévision qui dit euh moi je voudrais t'arracher la tête et l'autre qui dit mais on fait pas ça. Enfin, le journaliste en face qui dit enfin on fait pas ça en France. L'autre qui dit "Mais Robespierre, tu connais ?" Mais moi je veux dire mais viens mon garçon, va parler de Robespierre puis après tu auras le droit de le choisir si tu le veux. Mais ne dites pas que Robespierre n'est pas ce qu'il est. Robespierre Robespierre sans la terreur,
sans la révolution française, sans la gu sans sans le tribunal révolutionnaire, la loi sur les suspects, c'est pas Robespierre. Donc faut pas nous dire il était contre la contre la peine de mort comme disent les les gens qui défendent Robespierre. Il l'est pour un discours très opportuniste. Il est même très pour la peine de mort puisque dans les années 80 avant la Révolution française il défend le principe de la guillotine et qui n'est pas inventé par Guillotin mais qui est amélioré par Guillotin parce qu'elle existe précédemment. À l'époque on tranchait la tête avec des haches et c'était pas terrible. Et là dis au moins c'est propre, c'est noble nous dit nous dit Robespierre. Donc je suis pour des luttes d'idées, pour des luttes de pensées, pour des luttes de réflexion,
pas pour des insultes, pas pour des interdictions euh et pas non plus pour des récupérations en disant si le le le type, on a entendu le procureur mais qui nous a dit, il prenait des cachets, il a été suivi par un psychiatre, il a été interné dans un hôpital psychiatrique, il a fabriqué selon du suspect dans suspect, il a fabriqué des autocollants par lui-même et cetera du rassemblement national pendant que le monde a dit qu'on en avait trouvé, on avait trouvé des traces du RN dans sa voiture, ce qui est complètement faux. Là, ils vont pouvoir dire "Oui, mais enfin nos informations n'étaient pas si fausses que ça. C'était pas des tractes, c'était des étocollants, c'était pas dans sa voiture mais c'était chez lui." Vous voyez bien que et ça va ennuyer les gens, fatiguer les gens, exciter et
énerver les gens qui vont se dire "Est-ce qu'il y a pas plus important que de rendre responsable un parti, un groupe tout entier, voir des électeurs tout entiers ?" C'està-dire un type détraqué qui se comporte comme il se comporte en faisant un acte raciste. Tout ça est évident. D'un seul coup, dire il fabriquait des autocollants du Rassemblement national. Donc c'est tout le Rassemblement national qui restit. Donc ce sont tous les électeurs du Rassemblement national. Le type qui lui n'en peut plus parce que il a plus d'argent parce qu'il est en train de de de de vivre la misère la pauvreté parce qu'il va être obligé de vendre son magasin parce que il va se prendre parce que c'est un paysan parce que c'est un pêcheur qu'on empêche de travailler et cetera. Celui qui vote Marine Le Pen on
dit bah vous êtes vous responsable de ça ? Il y a des gens qui sont responsables mais en fait on va faire toute l'émission sur la question de la responsabilité, c'est pas si mal mais c'est bien c'est le fait le rou. On va aussi écouter Mathilde Panne du groupe LFI à l'Assemblée nationale parce qu'il y a un climat vraiment extrêmement compliqué notamment autour des journalistes et des rédactions. Écouté évidemment il y a le tireur et l'auteur de l'acte terroriste qui disait vouloir venger la case du 17 octobre s'en prendre au noir et aux arabes celui chez qui on a retrouvé un exemplaire de Mcomf. Il y a aussi ceux qui ont armé idéologiquement ce terrorisme, ceux qui répandent d'un racisme systémique. Ceux qui, comme Éric Zémour la semaine dernière ont passé leur temps sur les
plateaux à fustiger les ordes arabo musulmanes comme étant responsable de la case du 17 octobre. La responsabilité de des politiques est posée de tous ceux qui diffusent ce racisme systémique. La responsabilité des de beaucoup de médias doit l'être aussi. Voilà, la responsabilité des médias. On en est à à désigner tel ou tel média comme susceptible de pouvoir assister à telle ou telle conférence de presse. Notre groupe est visé particulièrement ces [raclement de gorge] news. Quand on en arrive à faire la chasse au journaliste, on en est où Michelfray ? Bah moi ça me paraît très clair. Ça fait 20 ans que je dis que cette référence à Robespierre dit tout. Et donc l'interdiction des livres, l'interdiction des gens qui pensent mal à l'époque on les décapite. Décapiter
des journalistes parce que ils n'ont pas fait un bon papier. Vous envoyez au tribunal révolutionnaire quelqu'un parce que il a pas bien pensé et vous avez même avec la loi sur les suspects la possibilité d'envoyer en prison des gens qui n'ont pas manifesté assez de ziles révolutionnaires. C'est le problème c'est même pas d'être contre révolutionnaire. On peut dire la noblesse, l'aristocratie, le clerger. Bon, faisons faisons de cette affaire une affaire idéologique mais vous êtes vous dites non moi je suis contre la noblesse, le clergé et cetera. Mais vous ne voulez pas décapiter votre propre voisin. Vous avez manqué de zel où on vous décapite vous aussi. C'estàd quand on en arrive à dire que c'est le zel qu'on va juger et c'est même pas ce que vous êtes, il y a plus grand chose à
faire. Donc ils ils n'avancent pas masqué ces gens-là. Mélenchon le dit depuis très longtemps et puis un certain nombre d'autres individus et puis même il célèbre les anniversaires de Robespierre et puis même il réactive la la la la la sémantique et la mythologie de la Révolution française. On voit réapparaître des des guillotines, on voit réapparaître des simulations de décapitation, on voit réapparaître des fausses têtes coupées avec le pied sur la tête et cetera. Enfin, on peut pas dire que ces gens-là ont caché ce qui était leur projet. Mais ils veulent même maintenant exclure de l'Assemblée nationale certains journalistes accréditer notamment euh notre chaîne. Lisez une histoire de la Révolution française, c'est très exactement l'histoire de ce qui se passe tout de
suite, la persécution des journalistes, le fait que le fait qu'on a interdisse de parole. Je vous m'hébergez à ces news depuis quelques temps et mais je suis interdit de service public depuis plus de 10 ans et c'est pas seulement les ordres de barbares de la France insoumise mais des guillemets à tout ça entendons-nous bien non mais je dire c'est c'est c'est justement pour aller dans leur sens quand je dis ça c'est pas eux qui décident de ce genre de chos ce sont c'est le système le petit système mastrichien ceux qu'on appelle l'extrême centre monsieur monsieur le cornu macron et ses amis qui interdisent je fais le tour du monde en faisant des conférences dans les alliances françaises avec le le le Kedor, c'est plus rien du tout depuis 10 ans. Interdit. Je suis allé au Japon,
je suis allé en Inde, je suis allé dans tous les pays d'Amérique du Sud, je suis allé en Afrique, je suis allé dans presque tous les pays d'Europe et fini terminé. Donc ça fait longtemps que ça couvre. C'est un feu qui couve et d'un seul coup des gens commencent à découvrir qu'il y a un feu et des gens qui attisent les braises. Et là, ça devient plus clair parce qu'on dit machin bidu l'intel. Et là, pour le coup, c'est la totalité d'une chaîne de télévision parce que vous avez fait des cadres. On sait très bien que le cadrage est politique. Godard, le cinéaste God le faisait savoir. Si il se passe quelque chose dans la rue et que vous cadrez comme ça et que vous montez et ben vous allez choisir cadrer, montrer, monter et donc montrer, monter, c'est montrer et que vous allez faire savoir
quelque chose. Si maintenant vous dites benfm est aussi coupable là les gens commencent à comprendre si effectivement valeurs actuelles étaient d'extrême droite mais que après ça des journalistes à France inter sont aussi d'extrême droite parce qu'ils disent juste on va pas couper la tête de quelqu'un qui fait une petit un petit billet de 2 minutes le dimanche matin et cetera puis là on s'aperçoit que en gros quiconque n'est pas avec nous est contre nous et quiconque est contre nous a le droit d'être tabassé massacré insulté voué au gémonie et puis on peut peut-être de temps en temps le tabasser le massacrer et puis on peut justifier finalement qu'on lui qu'on le tue en lui donnant des coups de pieds dans la tête en estimant que après tout c'était un néonazis. Je ne sache pas que Quentin
Duran Oui. Que je ne sache pas que Quentin Duran fait les loge et néonasie ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on voudrait refaire des trumpes dans lesquels on mettrait des juifs pour les envoyer dans les camps de concentration. Je ne sais pas si c'est ça qui était sous-entemp mais néonazie faut faut faire de la sémantique. Ça veut dire qu'on les tue dans des chambres à gaz et qu'ensuite on on gère les cadavre avec des fours crématoires. C'est ça être un néonazi ou le faire petitement pour justifier le néo. Donc il y a une sémantique qu'on laisse faire de la même manière qu'on laisse faire des sémantiques du genre antifa. Ces gens ne sont pas des antifascistes. L'abréviation antifat dit antifasciste mais ils sont pas du tout anti-fascistes. Ils sont même si on veut
faire un effet de paradoxe les fascistes du jour sont des gens qui ne respectent pas le vote. Je rappelle quand même que des gens aujourd'hui nous font savoir en long en large et en travers que il va falloir bien voter et que si on vote mal, le vote ne sera pas respecté. Il faudra de l'allégance aux minorités et ces choses-là sont dites et il y a pas un seul procès pour ces gens-là hein. Le procès, c'est pour nous. On est dans face à Michel On sur ses news et sur europein. Euh on va parler de la droite euh des Républicains et d'abord de Marine Le Pen parce que vous avez écouté son discours à au congrès d'Orléand congrès qui s'est tenu sous haute sécurité puisqu'il y avait dizaines de policiers dizaines de milliers enfin non milliers de policiers déployés pour
assurer la sécurité des militants qui voulaient juste venir écouter Marine Le Pen. Elle a martelé le thème de la Renaissance de la France. Ça vous a intéressé ? On a écouté un petit extrait et vous allez nous dire ce que vous en pensez. La voix, mes amis, que je vous propose de tracer est celle de la renaissance. La renaissance pour la France. Alors, la renaissance, c'est d'abord une méthode. Ce n'est pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice. C'est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité. Voilà pour le message de Marine Le Pen,
la Renaissance une France apaisée. C'est vrai qu'elle martelle ces thèmes en opposition à ce qu'elle pense que l'extrême gauche promeut qui est l'inverse, la mort, la destruction, le chaos. Oui, la France la France est en guerre. Moi je dis guerre civile. Quand je vois sur les plateaux les gens qui disent "Ah, après guerre civile, peut-être guerre civile, on va vers la guerre civile et cetera." Enfin bon, j'ai fait savoir quand même que il y avait une centaine de coups de couteau qui étaient donnés tous les jours depuis des années. Si c'est pas ça la guerre civile, qu'est-ce qui quand est-ce que ça commence la guerre civile ? Euh il y a des menaces de mort, il y a et cetera et cetera. La question est C'est formidable le discours de Marine Le Pen ce serait tellement bien si tout le monde
s'aimait, si il y avait pas un oiseau avec une aile droite, un oiseau avec une aile gauche, mais qu'on était l'oiseau soi-même et que on en finissait avec la misère, le chômage, la pauvreté, qu'on arrête, qu'on retrouve une France et cetera. Mais surtout pas de manière brutale ou violente. Bah oui, mais comment on fait dans ces cas-là ? C'est bien, moi je trouve très bien de dire on aimerait bien que la France soit autre chose que ce qu'elle est. à 100 % d'accord. Tout le monde est d'accord. Qui ne peut pas être d'accord avec ça ? Et maintenant, la méthode c'est quoi ? Qu'est-ce qu'on fait avec les hordes, avec les barbares, avec les gens qui euh interdisent, avec les gens qui n'ont que que la Révolution française à la bouche ? Euh qu'est-ce qu'on fait dans l'école par exemple ?
Et dans le fond, vous dites aussi que c'est toujours le même cadre européiste et masterrit. C'est moi qui dit en premier aujourd'hui dans l'émission. Je vous remercie de [rires] m'y conduire parce que c'est ce vers quoi j'allais en vous disant que la question c'est pas ce vers quoi nous nous aimerions aller. Tout le monde est à peu près d'accord. C'est comment la question des moyens et là il dit il faut pas brutaliser. Ben je je ne pense pas que [raclement de gorge] quand que Clémenceau a pu aborder la question de la guerre en disant faudrait juste pas brutaliser les Allemands. Ils sont juste en face mais on va essayer de de leur faire voir que ce serait tellement mieux la paix. Peace and love quasiment. C'est un discours de ce type là. On a envie d'un discours qui nous
permettrait alors peut-être qu'elle en fera d'autres hein, ça commence mais un discours pour le coup un discours de la méthode. Un discours de la méthode. On fait comment ? Qu'est-ce qu'on fait devant Radio France ? Qu'est-ce qu'on fait devant les syndicats d'enseignants qui se viennent nous expliquer qu'à l'école on va enseigner ce qu'on a l'intention d'enseigner et pas autre chose et pas autrement ? Qu'est-ce qu'on fait avec les journalistes qui qui qui distribuent des fake news ou qui insultent ? Moi le monde les gens disent le monde est devenu il a été longtemps journal de référence moi quand je démarre l'université populaire en 2002 je fais mon premier livre de contre-histoire de la philosophie il y a 11 ou 12 volumes et Roger Paul Droit qui s'occupe de la philo dans le monde dit
que je suis le Jeddanov de l'histoire de la philosophie Jdanov c'està dire que je suis le terroriste ministre de la culture de l'Union soviétique. Donc c'était déjà là, faut arrêter. C'est comme les gens qui nous disent "Ah 1789, c'est pas 17893." Je rappelle que la prise de la Bastille, on commence à décapiter des gens, leur mettre du foin dans la bouche et à mettre les les têtes au bout d' pic. Ça commence la terreur là. Simplement la terreur, elle elle devient gouvernement d'État en 93, mais elle est déjà là en 1789. Donc il faut se poser la question des moyens. Pas de révolution, pas de brutalité. Qu'est-ce qu'on fait avec méthode pour l'école, magistrature, service public ? Qu'est-ce qu'on fait par exemple avec le service public ? Madame Le Pen, qu'est-ce que vous faites ? brutalisé.
On leur parle de petits oiseaux, d'elle de droite, d'elle de gauche, en il y a un programme, il y a un programme du RN mais oui. Non, mais c'est la France entière qu'il va falloir qu'il va falloir régler là, mettre en coupe réglé en disant qu'est-ce qu'on fait sur Alors, il y a pas que ça, il y a aussi l'économie et puis il y a aussi le FMI qui nous guettete et puis il y a aussi tous les économistes de l'Europe de Mastrich qui vont qui vont qui vont faire de spéculer contre la France et on s'y prend comment ? un chantier considérable et je pense que les gens ont envie de réponse concrètes. Alors, il y en a qui disent il suffit de de de de d'ouvrir des prisons dans lesquelles on va mettre 300000 personnes dans on va remigrer, mettre des gens dans des avions et
cetera. Ça c'est des méthodes auxquelles je ne souscris pas mais on a envie de méthodes alternatives et ces méthodes alternatives queles que soit là pour le coup j'élargi le cercle en disant mais au-delà de Marine Le Pen quand vous écoutez les les les propos de la classe politique c'est assez indigent. Il casa, il faudrait on devrait ça ne l'est pas chez Mélenchon qui a dit nous on sera sévère. Oui. Oui. Et il a un il a déjà tout planifié. Qu'est-ce qu'on fait devant des gens qui nous ont dit "On sera très sévère et vous verrez." Et il a le doigt, il est menaçant, il dit ceci et on répond non, nous on va brutaliser rien ni personne. Michel, juste un tout petit mot de la droite qui se divise et après on a le point philo, donc il faut pas qu'on perde de temps. On va juste écouter
Bruno Rotario et David Lissenard, les deux candidats de la droite républicaine qui sont à touche tououche dans les sondages et qui ne veulent pas pour l'instant se départager par le biais d'une primaire. On les écoute. Je n'ai jamais été opposé à la primaire. Je n'ai pas du tout peur de la compétition. Au contraire, simplement une primaire simplement avec David, ça sert à quoi ? Si Édouard Philippe n'est pas dans la primaire, ça sert à quoi ? Donc si demain, voilà les les gens se retrouvent avec cette idée de primaire à condition qu'elle soit ouverte, hein, pas de primaire fermée, une primaire ouverte où il y a tout le monde et où on s'engage. Tout le monde sait de de qui de Non, mais la droite et le centre. Voilà, je eremour. Non, non, je propose depuis des mois le moins
mauvais des systèmes, c'est-à-dire une grande primaire ouverte, c'est-à-dire une compétition pour sélectionner les candidats et pour éviter la division qui fait perdre. Bruno Rotaillou, quelqu'un que je respecte, qui en a été dans le même mouvement. Donc je je le respecte profondément, mais j'estime qu'aujourd'hui un mouvement neuf euh une une pensée différente de de rupture euh d'alternatives clairire non seulement euh au RN et euh à la gauche et l'extrême gauche, mais surtout à ceux qui nous ont dirigé jusqu'à maintenant. Voilà David Lisnard et on a entendu avant Bruno Rotaillot. La primaire c'est quelque chose qui est dans l'ADN de la droite républicaine ou pas Michel Alfred ? Non, c'est si dérangeant ces histoires de primaire. D'ailleurs, c'est facile
d'aller trouver. Vous avez vu Luxman en a trouvé 100000 électeurs. Sorti de nulle part, reparti, disparu et il a obtenu ses 60 % et on se dit tiens, comment se fait-il ? On sait très bien que jadis embourait les urs, nos partis socialistes, que on faisait lire des gens, que on s'associait. À une époque, un certain Hollande et un certain Mélenchon avait prétendu s'associer et puis Mélenchon, il s'est fait avoir par Hollande qui lui a dit "Bah tiens, je me suis pas associé du tout" et cetera. Et donc les partis fonctionnaient comme ça. Mais on sait aujourd'hui comment ça fonctionne quand on fait aussi des primaires. Donc moi je pense qu'il y a trop d'egos et pas assez d'idées et que chacun il va en disant "Faisons l'union derrière moi et donc avec tout le monde
oui sauf avec machin et cetera et cetera." Donc on se dit [raclement de gorge] ils veulent tous l'union derrière eux. Ils veulent tous l'union mais pas avec Bidule, pas avec un tel et cetera et cetera. Macron a a écrit quelque chose d'assez singulier parce qu'il est arrivé en laissant croire que son en même temps était une idéologie et il a pas tort parce que il a réussi son coup d'état sur ce sujet-là. Il a cassé la droite en deux, il a cassé la gauche en deux. une partie du PS est venue parce que c'était ça sentait bon la soupe chez lui puis une partie des républicains est allé chez lui parce que ça sentait bon la soupe. Et puis il y a ceux qui sont restés qui se sont dit mince euh on m'a rien proposé sinon j'y serai allé mais finalement j'ai bien envie d'y aller
quand même parce que globalement c'est le même système c'est le même système. Mastrichien pense exactement la même chose. C'est juste des histoires de personnes. Alors à la marge on trouve un petit truc. Il y en a qui dit moi je ferai ceci. Ah bah oui moi c'est pas ça. Moi je serai à 61 non mais moi c'est 62. Ah ça change tout. C'est considérable comme comme différence. Non, pas du tout. Il y a des gens qui effectivement défendent le système mastricchien et il y a les autres. Il y a les souverainistes de droite, de gauche et d'ailleurs. Et il y a ceux qui ne le sont pas. Euh, ils pensent tous la même chose sur tous les sujets concernant l'immigration. Simplement l'immigration, c'est l'Europe qui décide. Ce sont pas les partis. La politique, elle ne se
fait pas aujourd'hui dans les primaires. Elle ne se fait pas non plus avec les individus. Elle se fait avec les idées et les programmes. Et dans les idées et les programmes, je veux que quelqu'un me dise il va falloir qu'on sorte de l'Europe parce qu'on ne pourra rien faire. L'Europe, le Conseil constitutionnel, enfin tout ce dispositif. Et c'est là que qu'on attend Marine Le Ben en disant on en fait quoi ? Parce que on va se faire rattraper par la patrouille très vite et on dira mais vous n'avez pas le droit. État de droit. En sachant que un état de droit, ça veut dire quoi ? Heureusement que le droit a changé. Jadis ont décapité les femmes qui faisaient des avortements. Aujourd'hui, on les rembourse par la sécurité sociale. Le droit a changé. jadis ont décapité, aujourd'hui on ne
décapite plus. Donc je pense simplement qu'il faut aujourd'hui qu'on qu'on parle de méthode et pas d'individus, qu'on parle pas d'union mais il y en a un qui a bien trouvé ça. On a il en est des questions semble-t-il dans le canard enchaîné cette semaine mais c'est Nicolas Sarkozy qui dit Marine Le Pen va arriver, faisons quelque chose avec elle parce qu'il faut reconstruire une droite et donc Mitéran a fait ça très bien en disant on va reconstruire une gauche la reconstruire avec le PC avec les radicaux de gauche à l'époque pour faire quelque chose qui deviendrait un parti présidentiel. Nicolas SarkoZi fait un travail d'homme de partie. Les autres ne font pas des travails d'hommes de des travaux d'hommes de partie. Ils font des petits machins, des petits problèmes de
business personnel. Et ça devrait être la même chose à gauche. Euh Hollande, il fait son petit trajet personnel mais la gauche devrait dire "Non, on a rien à voir avec euh avec ce monde-là. Là, pour le coup, faudrait des souverainistes de droite, il faudrait des souverainistes de gauche." En sachant que ce qui est intéressant dans souverainistes de droite et souverainistes de gauche, c'est pas droite et gauche, c'est souverainistes ceux qui pensent à la France. Allez Michel, c'est le point philo. Vous nous conseillez aujourd'hui à la lecture de Kant la critique de la faculté du de juger. Expliquez-nous. Alors j'invite les gens à ne pas lire ce livre dont je vais parler [rires] parce que c'est très compliqué. C'est très compliqué mais euh parce que parce
que parfois quelques libraires me disent merci pour le des éditeurs plutôt que des libraires, mais merci pour d'avoir parlé d'un tel, on en a vendu beaucoup et cetera. On avait fait marcher par exemple le Montagne ou le SCE et donc on est prescripteur. Donc je ne voudrais pas que les gens se disent on va aller acheter la critique de la faculté de juger parce que c'est vraiment un livre compliqué, extrêmement technique. Quand tu es quelqu'un 172404 pour les dates et quelqu'un qui écrit trois gros livres qui s'appelle critique de la fac de la raison pure, critique de la raison pratique et critique de la faculté du G. Et à partir du mot critique en grec critique c'est le crible. On passe au crible. Et il pose trois questions dans la critique de la raison pure. C'est
comment peut-on penser ? Quelles sont les limites de la connaissance ? Que puis-je penser ? Et il nous dit on peut penser plein de choses mais il y a des choses qu'on ne pense pas et qu'on postule. Dieu la liberté, l'immortalité de l'âme. 600 pages pour ça. Euh la critique de la raison pratique sur la question "Mais quelle morale est possible si on n' pas envie de s'accrocher à à Dieu, à un clou théologique ?" Donc c'est la question de la morale, de l'intention et cetera et cetera. Et puis la critique de la faculté de juger aborde partiellement la question du jugement de goût. Et c'est pourquoi j'ai choisi ce livre parce que on a [raclement de gorge] vu avec le le l'extrait de Marine Le Pen qui nous parle du bien. Hm hm. Le bien, le beau, le vrai et cetera. Ça
c'est une vieille une vieille triade que Victor Cousin, philosophe qu'on a appelé éclectique au 19e siècle avait réactivé. C'est emprunté à Platon mais c'est passé de mode. Je pense que quand Marine Le Pen utilise le mot le mot beau, il faudrait qu'on s'entende sur ce que sur ce qu'elle veut dire par là. Et donc quand il pose la question de du beau, il dit est beau ce qui plaît universellement et sans concept. C'est les beau ce qui plaît universellement sans concept. C'est 300 pages comme ça. Vous voyez que c'est un peu compliqué. Qu'est-ce que ça veut dire votre résumé Michel ? Alors est beau ce qui plaît universellement, ça veut dire que quand on a quelque chose de beau, ça plaît partout. Et sans concept, ça veut dire qu'on a pas besoin de l'expliquer
concrètement. Ça veut dire que si vous allez chercher en papoisine Nouvelle- Guinée quelqu'un qui vit là-bas dans une tribu et que vous l'amenez à Baut et que vous lui dites "Tu vas assister pendant 4 jours à la représentation de la thétrologie de Wagner 4 fois 4 heur d'opéra 4 fois 5 parfois 17h en gros d'opéra comme c'est beau ça te plaira à toi puisque ça plaît universellement et sans concept c'estàd ça plaît à tout le monde et sans explication si le beau est très exactement le contraire il plaît particulièrement et avec concept c'est-à-dire que il plaît parce qu'on aura expliqué et parce que on aura un art particulier, c'est-à-dire que l'art japonais n'est pas l'art c qui n'est pas l'art européen, qui n'est pas l'art précolombien, qui n'est pas l'art
préhistorique et cetera. Jamais dans l'art, on ne s'est posé les artistes ne se sont posés la question du beau. Jamais. Lisez les correspondances. J'ai pas la prétention de les avoir toutes lu. Enfin, j'en ai lu beaucoup. Les correspondances d'artistes, celle de Van Gog, celle de de Ga, celle de de de de Matis ou de Picasso. Jamais il ne parle du beau. Ça les intéresse pas le beau. L'art ne produit pas du beau, il produit du sens. C'est pas exactement la même chose. Quand dans les dans les cavernes préhistoriques les hommes décident des bisons, des orocs ou des petits chevaux, ils ne sont pas là pour dire je vais faire un joli bison, un joli oocc. Ils disent quelque chose, on a plus le mode d'emploi. Bon voilà et et on a perdu mais on a perdu le mode d'emploi de la
peinture du 17e par exemple qui est une peinture très compliquée à comprendre. On dit "Ah, c'est beau parce que la femme qui est représentée, elle est vraiment bien représentée." Oui, sauf que elle a un tissu particulier, mais elle a un bouquet de fleurs, dans les fleurs, il y a une dizaine de fleurs. Ces fleurs ont toute leur symbolique et c'est un portrait spirituel qui et cetera et cetera. Et l'arc contemporain, c'est la même chose. Donc, c'est pas parce qu'il y a des croûtes dans l'art contemporain, il y en a beaucoup. C'est pas parce que l'art contemporain est maîtrisé par un une espèce de caste de niliste qui fait de l'argent, qui fait de l'investissement en tablon sur trois ou quatre noms, que pour autant c'est tout l'art contemporain. Non, il faut
défendre l'art au-delà du beau. Le beau c'est une période [raclement de gorge] particulière, période près romantique 18e siècle avant le 19e qui est le grand moment du romantisme et où on parle du beau et du sublime également. Et je pense que il faudra que madame Le Pen fasse un discours tout entier consacré au beau pour nous expliquer proposer quel est le beau qui qui est le sien. Et nous on garde notre faculté de juger bien entendu et de dire ce qui se passe dans notre pays. C'est la marque de fabrique de nos antennes. Merci Michel. On sû de vous entendre. Bonne semaine sur cette news et