Les motions de censure de LFI et du RN rejetées, revivez leur examen à l’Assemblée nationale|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 57 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Aurélie Trouvé a crié la trahison tout de suite. Quelle a été votre lecture des interventions d'abord d'Aurélie Trouvé et puis de Marine Le Pen ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que Marine Le Pen a raison de dire que les socialistes se sont fait rouler dans la farine ?
- 20:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que Marine Le Pen a raison de dire que les socialistes se sont fait rouler dans la farine ? Oui ou non ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Expliquez-nous concrètement comment va se passer le vote des motions de censure.
- 30:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui pourrait faire basculer le vote des motions de censure ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Les marchés financiers semblent confiants. Pourquoi selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Aurélie TrouvéChiffre
« Il a volé par 4932 années de retraite aux Français. »
- 4:00Aurélie TrouvéFait
« Il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale puis a ignoré le vote des Français. »
- 5:00Aurélie TrouvéChiffre
« Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. »
- 6:00Aurélie TrouvéChiffre
« 30 milliards de nouvelles coupes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif. »
- 7:00Aurélie TrouvéChiffre
« Ce sera aussi un sacage de notre planète et de notre santé. Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides. »
- 9:00Aurélie TrouvéChiffre
« La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an. »
- 12:00Marine Le PenChiffre
« 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation. Aucun effort sur le train de vie des administrations. »
- 14:00Marine Le PenFait
« Nous avions déjà eu la hausse des franchises médicales, le déremboursement des médicaments et de pansement. »
- 17:00Sébastien LecornuFait
« On ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instants, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé. »
- 19:00Sébastien LecornuFait
« Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens. »
- 24:00Laurent BaumelPromesse
« Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présenté. »
- 31:00Jean Didier BergerFait
« Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits. Mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique. »
- 2:00Locuteur 2Fait
« La confiance du parlement envers son gouvernement n'est jamais que l'écho de celle du peuple envers ses dirigeants. »
- 4:00Locuteur 2Fait
« Le budget que vous nous présentez n'est pas un projet pour la nation, c'est une addition d'injustice. »
- 20:00Locuteur 5Chiffre
« La facture pour les Français d'une nouvelle dissolution serait de 15 milliards d'euros. »
- 5:00journaliste_LCI_1Fait
« Seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. »
- 32:30Alexis_CorbièreFait
« La motion de censure sera pas adoptée. »
- 0:10Jean-Philippe TanguiFait
« ils sont dans une situation en fait ils font de l'antiparlementarisme de l'intérieur. Donc c'est ass je parle du et du RN, c'est une situation extrêmement facile mais on va dérouler pendant 50 jours. »
- 0:20Jean-Philippe TanguiFait
« il y a 14 stations dans le chemin de croix dans la tradition euh catholique. Euh je crois que en réalité au Parlement, il y en aura beaucoup plus que ça. »
- 0:30Jean-Philippe TanguiChiffre
« 7 une LR Alexandra Martin, c'est intéressant à souligner, député des Alpes Maritimes, ça vous donne un indice. »
- 3:00Jean-Philippe TanguiChiffre
« il faut voir comme nous l'avons dit très sagement tout à l'heure si tout cela va tenir dans le calendrier parce que c'est un calendrier extrêmement court et étant donné le nombre de sujets qu'il y a à traiter que nous avons listé depuis le début 50 c'est 70 jours. »
- 4:00Jean-Philippe TanguiFait
« il y a une volonté de réduire le nombre d'amendements qui sont déposés entre les groupes pour évite pour essayer de de gagner du temps en quelque sorte »
- 5:00Jean-Philippe TanguiChiffre
« la dette française va augmenter de 500 milliards avant 2030 »
- 6:00Jean-Philippe TanguiFait
« on veut insérer cette suspension de la réforme des retraites et donc il va y avoir effectivement une bataille pied à pied amendement par amendement »
- 7:00Jean-Philippe TanguiChiffre
« 19 milliards de taxes pour proposer des baisses de dépenses dans la GamJ »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Image en direct Brun Viv la présidente de l'Assemblée nationale. Les propos liminaires tout de suite. Alors l'ordre du jour appel la discussion commune et le vote sur les motions de censure déposée en application de l'article 49 aligné 1 de la 2 de la Constitution par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'Assemblée d'une part et par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Sioti et 56 membres de l'assemblée d'autre part.
La parole est à madame Aurélie Trouvé pour une durée de 10 minutes. [Applaudissements] Le de Madame la présidente, chers collègues, monsieur le premier ministre, savez-vous ce qu'est un moine soldat ? Un homme qui mène une guerre sacrée, qui croit servir une cause supérieure et qui pour cela brûle tout sur son passage ?
Bien ce que vous êtes, vous l'avez dit vous-même, vous êtes un moine soldat, celui de monsieur Macron. Vous servez un pouvoir minoritaire persistant et pour ça, vous saccagez les fondements mêmes de la démocratie. Le président Macron impose désormais son pouvoir contre la volonté du peuple.
Il n'est plus garanté une seule fois la colère qui s'exprimait dans les rues et sur les ronds-points. Il a volé par 4932 années de retraite aux Français. Il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale puis a ignoré le vote des Français.
Battu dans les urnes, il a poursuivi une politique rejetée par le pays et il s'arroge à nouveau le droit de désigner un gouvernement de vaincu. Nous sommes en ce moment même un tournant de l'histoire, la politique néolibérale en faveur des riches et des multinationales, celle de monsieur Macron, est massivement rejetée par le peuple. Elle ne peut continuer qu'en étant imposée contre le peuple.
Nous y voilà. C'est le néolibéralisme autoritaire et vous en êtes le moine soldat. Monsieur le Premier ministre, avec vos pauvres armes.
Faites de tractations de couloirs, de discussions secrètes, de d politicien méprisables. Vous trahissez l'esprit de la République et son principe premier. le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Dès lors, ce n'est pas vous l'enjeu, monsieur le Premier ministre, c'est la France. Chers collègues, censurer aujourd'hui, c'est exprimer notre attachement viscéral à la démocratie. C'est sauver la République du fanatisme de ceux qui prétendent aimer la France tout en la mettant sous tutelle.
C'est dire à nos concitoyens que leur voix, elle compte encore, qu'ils peuvent être respectés et qu'en ce lieu la conscience républicaine n'est pas morte. Monsieur le Premier ministre, comme moine soldat de monsieur Macron, vous avez participé pendant 8 ans au sacage de notre économie. Il n'y a jamais eu autant d'entreprises qui ferment.
Les salaires, les investissements productifs chutent. Les souverainetés industrielles et alimentaires sont en très grave danger. Les fins de mois des Français deviennent insoutenables.
Vous avez dévasté l'économie du pays et votre budget que vous dites sérieux, fiable va amplifier le désastre. Les instituts économiques le prédisent. Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. 30 milliards de nouvelles coupes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif.
Par la baisse du pouvoir d'achat de toutes les classes populaires. Ce sera un sacage pour les centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui devront désormais payer la TVA. Un sacage pour les TPE du bâtiment qui subiront de plein fouet la nouvelle baisse des aides à la rénovation énergétique des logements.
Et tant d'autres, les agriculteurs qui subissent les traités de libre échange, boulanger, bouché face à la hausse des factures d'énergie, votre politique dévaste la production et des millions de petites entreprises. Tous les budgets qui font l'unité de notre nation seront amputés, ceux du logement, l'aide alimentaire ou encore le budget des outremères avec une baisse de 200 millions d'euros. Ce sera aussi un sacage de notre planète et de notre santé.
Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides et dans le même temps, les gens qui souffrent de cancer liés à ces pesticides, et bien ils devront payer encore bien plus cher pour se soigner. Votre budget reliève d'une forme de dévotion, une dévotion cruel, une dévotion au marché financier et à la dette qui ne peut pas finir autrement qu'en sacage. Alors, je le dis à tous ceux qui ont été élus pour rompre avec le macronisme, ce sacage budgétaire aura lieu si nous ne s'enurons pas. 1493 certes, mais le moindre soldat emprêtera bien d'autres chemins pour réussir sa mission à commencer par les ordonnances.
J'en viens maintenant au cœur du débat de ces derniers jours, la réforme des retraites et son devenir. Ne nous y trompons pas, mes chers collègues. Si ce gouvernement demeure, il poursuivra la démolition de notre système par répartition.
Car la suspension annoncée n'est qu'un l'heure, une tromperie, un subterfuge, au mieux, un très bref report glissé par un amendement budgétaire. dont rien ne garantit la présence dans le texte final. [Applaudissements] Et même s'il s'y trouvait, cet amendement confirmera, actera la retraite à 64 ans.
Cet amendement sera payé très cher par les retraités. La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an. Et cet amendement sera noyé dans un budget de destruction de la protection sociale.
Entendez bien, doublement des franchises médicales baisse des allocations de 13 millions de familles, de plus d'un million de personnes en situation de handicap, ba de 300000 étudiants. Et pour faire passer cet amendement de petit décalage de la réforme des retraites, collègues socialistes, il faudra voter tout le budget de sécurité sociale, voter par exemple la remise en cause de l'aide médicale d'État. Et ça vous ne le pouvez pas et vous le savez.
Enfin, cette grâce de monsieur le cornu rouvrira la voie à la retraite par capitalisation par la conférence sociale. Alors vraiment, si cette pseudo suspension des retraites est une victoire, c'est bien pour le président et pour tous ceux qui le soutiennent. Mais vous tous qui avez été élu pour abroger la réforme des retraites vent vous vraiment vous laisser abuser par cet hommone en trompleœuil.
Chers collègues, il n'y a que deux options ce matin. Continuer le macronisme et le néolibéralisme ou bien rompre avec eux. Les Français ne veulent plus du chaos des marchés.
Ils veulent un état qui protège. Ils veulent la sécurité, celle du quotidien, pas celle qui fait de l'étranger un bouquetmissaire. Ils veulent un travail qui permet de vivre.
Un médecin à moins de 30 minutes, une école qui n'abandonne aucun enfant. Ils veulent que la République reprenne la main, que les besoins humains l'emportent sur ceux de la finance. Ils veulent la souveraineté populaire face aux féodalités économiques.
Alors, arrêtons maintenant de liquider les ressources du pays pour enrichir la finance. Le monde change. C'est maintenant qu'il faut investir des dizaines de milliards d'euros dans la relance écologique et sociale.
Maintenant qu'il faut transformer notre production, maintenant qu'il faut censurer. Censure, retourne aux urnes. C'est le seul espoir d'un souffle nouveau, le seul espoir de régénérer notre contrat social.
Voilà le sens profond du vote de 2024 et du programme de rupture du Nouveau Front populaire grâce auquel nous avons été élus et grâce auquel nous avons gagné. Enfin, [Applaudissements] je veux dire au millions de gens, aux travailleuses travailleurs qui ont combattu la réforme des retraites en faisant grève et en manifestant. Oui, c'est grâce à vous et seulement vous si la volonté d'abroger la réforme des retraites reste aussi majoritaire dans l'Assemblée nationale et dans le pays.
Et à vous tous qui avez fait grève et avez manifesté, je vous dis ne vous trahirons pas. Nous continuerons le combat et nous censurerons. Respectons le mandat de nos électeurs.
Pensons à l'espoir que nous avons soulevé. Il est des moments où l'attentisme devient de la lâcheté et nous y sommes. Jean Jorè disait le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
Je m'adresse ici à tous ceux qui se disent héritiers de Jean Jorè montrer ce courage et censurer. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national.
Monsieur le premier ministre, madame la présidente, chers collègues, le général de Gaulle, pour désigner le règne des partis avait une formule, le régime de malheur. En disant cela, le général croyait décrire le passé celui de la 4e République. Il se voulait historien pour le plus grand malheur de la France et des Français.
Vous en avez fait un prophète. Car ce régime de malheur, c'est précisément la situation politique à laquelle nous faisons face aujourd'hui du fait de la piteuse coalition des partis du système qui se relais et n'ont aujourd'hui qu'un seul but. durer se maintenir quelques semaines de plus au détriment du peuple et de la nation.
Ce régime de malheur, toutes les institutions de la 5e République avaient été conçues pour les rendre impossible. Mais à force d'entente électoral et d'accord de couloir, vous avez réussi à transformer notre loi fondamentale en étouffoire de la démocratie. Ce dévoiement de nos institutions a atteint aujourd'hui un paroxisme.
Les Français ne comptent même plus les motions de censure déposée, débattu et voté depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022. Ils ne savent même plus qui siège au gouvernement, qui leur en voudrait puisque la durée des ministères des ministres pardon se compte aujourd'hui. Parfois non plus en mois, non plus en année mais en heure.
Ce spectacle pathétique est un poison pour notre démocratie car il exaspère nos compatriotes et les détourne du goût de l'action publique. Or, une démocratie ne vit que par l'énergie et par l'engagement des citoyens. J'espère donc que le théâtre des manœuvres auquels se sont livrés tous les parties du système depuis plus d'un an n'aura pas gravé dans le marbre pour des millions de Français un profond dégoût pour l'action politique.
Mais venons-en au fait. La représentation nationale est aujourd'hui réunie pour décider si votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, doit être censuré au regard de votre projet de budget. Je dis votre budget, pardon.
J'aurais peut-être dû dire le budget de monsieur Bairou ou le budget de Ber car ce budget n'est tellement pas le vôtre qu'il n'intègre même pas la promesse que vous aviez faite au Parti socialiste de suspendre la réforme des retraites imposée au 493 par Ellisabeth Borne. C'est même pire. La trajectoire de la réforme borne est incluse dans votre projet de texte.
J'y reviendrai. Ce budget donc est un véritable musée de toutes les horreurs coincées depuis des années dans les tiroirs de Bery. Ce n'est pas une année blanche, mais une année noire pour les Français et en particulier pour ceux qui travaillent et paient des impôts.
Il y a d'abord la poursuite du matraquage fiscal. 19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu par le pas du gel du barê qui il y a moins d'un anzit pousser d'ailleurs des cris d'or frais. Vous allez faire entrer 200000 foyers de la classe moyenne dans l'impôt sur le revenu.
Sans doute une récompense pour la France qui bosse alors que notre taux d'activité est l'un des plus bas en Europe. Il y a ensuite la poursuite de la Gabg dépenses publiques. 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation.
Aucun effort sur le train de vie des administrations. Aucun effort de rationalisation du maqui des agences et organismes divers qui coûte des dizaines de milliards par an. Il y a également l'absence totale d'efforts sur l'immigration, l'absence totale d'action pour faire baisser ne serait-ce que d'un eur coûte chaque année l'aide médicale d'État et le dispositif fou des visas pour soins qui bat chaque année tous les records.
Enfin, et c'est sans doute le pire, il y a aussi des mesures d'indcence sociale. Je pense à la fiscalisation des emplois étudiants mais aussi et surtout à la fiscalisation des indemnités versées par la sécurité sociale en cas de maladie de longue durée. Nous avions déjà eu la hausse des franchises médicales, le déremboursement des médicaments et de pansement, mais aujourd'hui, c'est au plus vulnérable à ceux qui sont éloignés de l'emploi et parfois réduit à la solitude que vous entendez faire payer la note de vos lâchetés et de vos renoncements.
Monsieur le Premier ministre, je ne veux pas ajouter au débat politique déjà marqué par le règne de la médiocrité et des effets de manche inutiles la moindre pierre, mais quand même sérieusement, comment voulez-vous faire accepter aux Français une année de plus après des décennies de course à l'abîme qu'on les polie encore de leurs droits sociaux par incapacité à toucher à ceux que nous avons octroyé de manière totalement irrationnelle à la terre entière. Comment pouvez-vous imaginer que le pays le plus fiscalisé, le plus socialisé au monde ne vous sanctionne pas, ne vous rejette pas, en voyage chaque année ? s'allonger la liste des injustices et des spoliations toujours au détriment des Français les plus faibles, jamais au détriment de l'immigration massive et incontrôlée qui mine nos comptes sociaux et rend nos rues chaque année de plus en plus violentes.
Tout cela vient alimenter un climat de division et de ressentiment. Tout cela vient aggraver la situation déjà gravissime de nos finances publiques après 8 ans de quoi qu'il en coûte macroniste sous l'œil effaré des marchés financiers qui nous prêtent des fonds mais aussi des contribuables, ménage et entreprises qui devront payer la note fiscale de ce champ de ruine budgétaire. Voilà pourquoi, monsieur le premier ministre, nous voterons sans hésiter la censure de votre gouvernement.
Tout simplement parce que ce budget n'est pas un budget, c'est-à-dire la somme de choix politique. Ce budget est l'acte ultime, nous l'espérons, d'un système politique à bout de souffle, à bout d'idées et qui n'aura rien produit d'autre qu'un pays à bout de force à force de saigner fiscal et de brutalisation sociale. Il n'y a qu'à observer, pour s'en convaincre, les statistiques publiques, les faillites d'entreprises et en particulier de TPE et PME battent tous les records depuis des décennies.
Le taux de pauvreté, les difficultés d'accès aux soins médicaux ou au logement explosent et l'immigration, je l'ai déjà rappelé, est- elle aussi comme notre dette publique, hors de contrôle ? Tel est l'état de la France que nous laisse Emmanuel Macron. Tel est le pays que nous devrons redresser car tôt ou tard, c'est au Rassemblement national que reviendra cette mission et nous l'amènerons à bien.
Mais ce que je viens de rappeler, monsieur le Premier ministre, ce sont des évidences. Je crois et même j'espère ne rien vous avoir appris en disant tout cela et c'est sans doute ce qu'il y a de plus lamentable dans la situation politique que nous traversons. Les mots de la France sont parfaitement connus. sauf peut-être d'un carteron de gauchistes enfermés dans le déniel.
Les remèdes aussi sont connus. Il ne manque qu'une chose, le courage de les mettre en œuvre. Mais quand la classe politique fait le choix collectif du déniel pour préserver ses petits intérêts, rien n'est possible.
C'est précisément cela que nous vivons aujourd'hui. Tout a révélé au cours des derniers jours que votre seul objectif était d'éviter de nouvelles élections, de contourner le peuple, de le réduire au silence, de l'invisibiliser. En déposant ce budget, vous assumez de vous couper un membre en renonçant à la seule véritable réforme qu'Emmanuel Macron a conduite, celle des retraites.
Une réforme pour laquelle, soit en passant, vous aviez mis le pays à feu et à sang avant d'y renoncer 18 mois plus tard pour un fauteuil passablement élimé. L'Assemblée nationale va voter dans quelques instants deux motions de censure. Et si une majorité de députés veulent votre départ, l'insondable sautise des postures des uns et des autres pourrait vous sauver.
Si LFI refuse de voter notre motion et les quelques LR convaincus par la censure, celle déposée par LFI, il condamneraiit ainsi par leur sectarisme et leur égoïsme le plus stupide et obtu les Français à subir votre budget de malheur après votre accord avec Jean-Luc Mélenchon au second tour des législatives. C'est aujourd'hui donc à Olivier Fort devrez peut-être votre maintien temporaire aux affaires. un dirigeant visionnaire qui jusqu'à hier ne savait même pas par quel véhicule juridique allait être suspendu puisque c'est là l'objet de l'accord de la honte conclu par les socialistes la réforme des retraites d'Élisabeth Born.
Cet accord après de multiples rencontres entre vous les alliés de monsieur Fort apprécieront n'est pas seulement honteux. Il est placé sous le signe de la tromperie et de la malhonnêteté. car rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance.
Oh, vous aurez alors beau jeu de vous cacher derrière sa censure puisque c'est un sport national en Macroni. C'est ainsi que vous avez laissé votre loi sur l'immigration être vidé de sa substance l'an dernier. Ce qui avait comblé d' paraît-il Emmanuel Macron lui-même.
Mais il y a encore mieux que les mesquines trahisons habituelles, il faut bien l'avouer des socialistes qui se retrouvent à cautionner la brutalisation sociale des plus faible et le gel une année de plus du point d'indice de la fonction publique. Il y a donc mieux. Il y a monsieur Voquier, il y a LR.
Après avoir fait campagne pendant des mois sur son refus de se dissoudre dans le macronisme, monsieur Vquier donc a enfin clarifié sa position. C'est parce qu'il préférait en réalité se dissoudre dans le socialisme et soutenir d'un même geste la suspension de la réforme borde et la désindexation des retraites. Merci monsieur Vaquier pour cette clarification.
Bienvenue. Vos électeurs apprécieront. Voilà donc le visage monsieur le premier ministre de ceux qui vous permettront aujourd'hui peut-être de durer quelques semaines de plus.
Tous est parti unis par la terreur de l'élection. À tel point qu'ils en ont oublié qu'il devaient, dit notre Constitution, concourir à l'expression du suffrage. Désormais, ils sont tous d'accord pour concourir à éviter la tenue d'élection.
Et par pudeur, par pudeur, je n'évoquerai pas les déclarations de vos propres alliés entre Édouard Philippe qui appelle à la démission du président de la République mais refuse la dissolution et Gabriel Atal qui dit ne plus rien comprendre à Emmanuel Macron mais continue d'afficher son soutien au gouvernement. On s'y perd. Tout cela est pathétique.
Tout cela sera bien vite, je l'espère rangé au rang de mauvais souvenirs. La vérité, chers collègues, et j'en terminerai par là, c'est que vous n'échapperez pas au vote des Français. Vous aurez tout fait, tout entrepris, tout sacrifié pour éviter de retourner aux urnes, mais vous y retournerez et vous devrez, la tête basse et la mine déconfite retourner devant vos électeurs avec le déshonneur de ceux qui pendant des mois auront joué la montre.
Le Rassemblement national, lui attend le jour de la dissolution avec une impatience croissante. Nos 140 députés du RN et de l'UDR ont hâte de retourner devant les Français car ils pourront eux regarder leurs électeurs droits dans les yeux. car ils pourront eux rendre compte avec fierté de leur action à l'Assemblée nationale car ils pourront eux dire qu'ils ont fait honneur au contrat moral qui les lie à leurs compatriotes car ils seront eux les artisans du grand redressement national au sein d'une majorité claire qui sera rendue à notre pays par son seul souverain le peuple et ce n'est pas à vous que je veux m'adresser maintenant, mais à nos concitoyens, mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise politique.
Ce n'est pas une crise politique, c'est une crise politicienne, une crise de vieux partis fatigués qui n'ont pour seul projet que d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise de régime. Ce n'est pas une crise de régime, c'est la crise d'un régime, celui des partis et il est en train de prendre fin.
Mes chers compatriotes, vous allez demain retourner aux urnes et la nouvelle assemblée que vous aurez élu pourra alors voter dès son installation une loi spéciale et le nouveau gouvernement présentera ensuite son budget, un budget reflétant les choix politiques exprimés par le vote du peuple français. Et ce sera enfin le retour de la vraie stabilité, pas celle des postes de vieux notables fatigués. s'il vous plaît, mais celle d'un pays et d'un peuple à qui nous aurons enfin redonné confiance et espérance dans tous les cas, car c'est en démocratie de loin contournable.
C'est à vous, peuple souverain, que reviendra le dernier mot. Avec toute notre force et notre détermination, nous nous rendrons le pouvoir. Voilà aujourd'hui le seul chemin à prendre. celui de la démocratie.
Je vous remercie madame Le Pen. Voilà, c'était Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale qui défend sa motion de censure. Elle parlait après Aurélie Trouvé, député LFI de Saint Saint-Deni qui elle-même a fait une prise de parole assez tonique.
Et on attend maintenant. Je vous remercie. La parole est à présent à monsieur le premier ministre.
Voilà Sébastien Lecornu qui monte lui-même à la tribune de l'Assemblée nationale pour répondre à Aurélie Trouvé et à Marine Lecce. Merci madame. Allez s'il vous plaît.
La présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, mesdames les oratrices, je vous ai écouté attentivement l'une et l'autre et ce qui me frappe le plus c'est la convocation du peuple. comme une convocation d'un peuple imaginaire comme s'il n'était pas exprimé lors des dernières élections législatives. [Applaudissements] [Musique] Et d'ailleurs, on ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instants, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé.
On peut pas dire que nous avons peur du peuple. Madame la présidente Le Pen, vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2017. Vous avez été battu.
Vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2022. Vous avez été battu. Il y a eu des élections législative anticipé que votre famille politique a demandé en réclamant la dissolution.
Vous n'avez pas eu la majorité absolue. Et ce que je dis, madame la présidente, ce que je dis, madame la présidente avec respect, c'est que personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
Et puisque vous défendez la constitution du général de Gaulle, vous savez, vous savez que les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination. Et ça c'est la constitution de notre pays. Mesdames et messieurs les députés, je ne ferai pas de longs discours.
Je pense que tout a été dit lors de la déclaration de politique générale. Ce que je retiens aussi, c'est que notre esprit de compromis, la volonté de faire en sorte que les débats soient ouverts et lieu sont au fond le meilleur détecteur de la bonne foi ou de la mauvaise foi. avec l'abandon du 493, avec le temps nécessaire pour mener l'ensemble des débats, s'exprimer ici ce matin à cette tribune en laissant croire à celles et ceux qui nous écoutent que la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée est la copie budgétaire définitive. comme si les parlementaires n'avaient pas le loisir, le droit, la capacité de le modifier, de l'amender, de transformer pls collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le Premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'adresse à vous des deux côtés, des deux côtés s'il vous plaît, un peu de silence [Applaudissements] des deux côtés.
Attendez, ça suffit. Allez, s'il vous plaît, monsieur le Premier ministre, poursuivez. Merci.
Merci madame la présidente. On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. Et de cela et de cela, vous ne pouvez pas mentir devant les Françaises et les Français en disant "Voici le projet de budget, voici ce que nous souhaitons censurer alors que vous avez refusé et que vous êtes en train de refuser de le discuter et de le travailler." La réalité, mesdames et messieurs les députés, soit on rentre dans les débats, soit on rentre une bonne fois pour toutes dans la crise politique.
Et de cela, vous devez l'assumer parlementaire de la France insoumise avec les parlementaires du Rassemblement national parce que c'est évidemment le moment de vérité. Est-ce que l'on souhaite l'ordre républicain avec des débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale ou est-ce qu'on souhaite le désordre ? Est-ce que l'on souhaite le ralentissement du pays ?
Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens. En tout cas, mesdames et messieurs les parlementaires, ces motions de censure ce matin sont assez inédites dans l'histoire de la 5e République parce que ça serait au fond un peu la première fois que l'Assemblée nationale déciderait de se censurer elle-même et de refuser d'entrer dans les débats parlementaires.
L'histoire en tout cas jugera très durement ces manœuvres politiciennes dans lesquelles on aura confondu au fond la tribune de l'Assemblée nationale avec une tribune publicitaire. L'élection présidentielle viendra. Vous aurez l'occasion de faire campagne.
Pour l'instant, ne prenez pas en otage le budget de la nation et le budget de la sécurité sociale. Merci. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.
Voilà, c'était la réponse de Sébastien Lecnu à Aurélie Trouvé et Marie Le Pen au sujet de ces deux motions de censure déposé par LFI d'une part et par le RN de l'autre. sur le plateau. Inutile de vous dire qu'on a la crème des journalistes politiques TF1 LCI politique économique pour aider pour vous aider à comprendre et à démêler cette échevau.
Christophe Barbier, Queen Ellisabeth Martichou, Cabouillou et et Nicolas Dose évidemment. Première question, pourquoi l'hémicycle est un peu vide ? Christophe, une motion de censure, c'est pas les pour contre les contres et on compte les plus nombreux.
Non, une motion de censure c'est un texte sur lequel on ne va compter que ceux qui viendront voter la motion de censure. Ceux qui sont contre la motion de censure, qui ne veulent pas renverser le gouvernement, bah ils ne votent pas du tout. Ils s'en vont.
Ils sont peut-être déjà pour certains d'entre eux dans leur circonscription. C'est pourquoi on a un hémicycle aussi clairsé. On peut venir assister par curiosité puis après s'en aller parce qu'on veut pas voter la motion de censure.
On peut aussi être à la buvette puis arriver à la dernière minute pour voter sans avoir écouté les arguments des uns et des autres. Mais l'hémicycle à moitié vide ou au tres, ça nous donne déjà une indication. Euh c'est là euh Aurélie Trouvé qui cite Jores, ça c'est normal.
Marine Le Pen qui euh qui cite de Gaulle, c'est assez savoureux. H h Marine Le Pen, elle aime bien citer le général de Gaulle justement puisque vous le savez, ils sont aujourd'hui dans une stratégie de notabilisation et la plupart d'ailleurs des députés se revendiquent même du gaulisme. Mais ce qui est intéressant, c'est que Marine Le Pen, elle a été redoutable en quelque sorte et Sébastien Lecnu lui a aussi bien répondu.
Sur quel plan elle a été redoutable ? en expliquant que toutes ces manœuvres finalement c'était l'œuvre du système à une heure où la défiance envers la classe politique elle est de plus importante. À une heure aussi où y compris au sein du bloc central on se rend compte et on s'inquiète de savoir comment les Français vont prendre ces accords avec d'un côté le Parti socialiste, de l'autre les Républicains.
Et c'est vrai que ça c'est un argument qui peut faire mouche, c'est un argument populiste mais qui peut faire mouche de dire voyez voyez le système les gens qui se mettent d'accord pour se maintenir maintenir leur place. Mais c'est très elle a eu des mots très durs en disant qu'il craignaient les urnes mais qu'ils y retourneraient que c'était un régime de malheur un spectacle pathétique. C'est des mots qui quoi qu'on pense de Marine Le Pen peuvent raisonner aujourd'hui chez une certaine partie des Français.
Donc dénoncer là aussi les parties du système. Vous savez c'est un de ses éléments de langage favoris depuis des années avec cette idée à l'époque de l'UMPS qu'elle reprend en quelque sorte puis elle retourne aussi vers le populisme puisque il y a un certain moment où elle a essayé de de se notabiliser davantage. Mais en tout cas c'est vrai que pour finir ce qui est intéressant c'est que Sébastien Lecnu lui répond bien sur le plan politique en expliquant un vous avez perdu les les élections puisque vous parlez du peuple.
On a voté il y a pas si longtemps que ça. Et puis un coup de pression supplémentaire à l'adresse de l'ensemble des députés. Si vous décidez aujourd'hui de censurer le gouvernement, vous décidez de vous dissoudre, de dissoudre l'Assemblée nationale.
Et vous le savez, à part le Rassemblement national et la France insoumise, c'est pas dans l'intérêt de grand monde aujourd'hui de retourner en circonscription pour défendre le mandat. Ellisabeth Martichou, c'est la raison pour laquelle on peut douter de cette censure. Vous êtes vous pensez qu'elle va passer ou vous pensez qu'au contraire le suspense est beaucoup plus mince depuis que évidemment le PS a annoncé qu'il censurerait pas. 46e censure depuis 2022.
Il y en a une qui est passée qui a fait chuter Michel Barnier. Celle-là, je suis pas sûr que Sébastien Lecnu est dormi sur ses deux oreilles, mais disons que il a été rassuré. Je voudrais juste revenir chez Marine Le Pen parce que moi je vois quand même une contradiction, une incohérence chez Marine Le Pen.
Ça n'est pas une période aussi facile qu'on le dit pour elle depuis quelques jours parce que dans le fond ce qu'on a entendu là quand elle dénonce justement et et c'est là avait raison de de le souligner UMPS œuvre l'œuvre du système c'est à l'encontre de tout son discours de notabilisation quand elle enfin je dire ça fait des semaines qu'elle essaie de se rapprocher du MEDEF là aujourd'hui elle est dans la logique dégagiste purement et simplement la même logique dégagiste dans le fond que LFI. Et donc je trouve que ça n'est pas aussi cohérent qu'on qu'on pourrait le croire. Et ce serait intéressant puisque sa motion de censure, c'est celle qui à tout cours à tout à tout coup ne passera pas.
Sera intéressant de voir quand même combien de députés LR pourrait la voter parce que ils peuvent se permettre de voter celle-là et ne pas voter l'autre. On n'ajoute pas les on fait pas l'addition de tout cela. Et donc euh on va on va voir mais elle sa motion c'est sûr elle ne passe pas. la seule qui comporte un petit parce que le RN sans encore le souffre parce que la gauche ne vote pas les motion de censure du RN alors que le RN a annoncé qu'elle voterait les toutes les motions de censure puisque encore une fois la stratégie depuis une semaine qui est qui est vraiment très frappante c'est censure censure censure dégagis dégager dégage quand quand c'était le bazar à Paris partout l'Assemblée nationale et cetera et qu'elle elle était au salon des éleveurs c'est ça dans cette où elle a On censurera, on va censurer.
On va censurer. Elle était proche. Elle était elle loin de Paris.
C'est la fin de la récrée. Ou oui, c'est la fin de la récrée. La présidente du groupe qui a parlé là, c'est la même que celle qui a perdu hier un arbitrage très important au Conseil d'État puisque son recours en Conseil d'État pour soit obtenir l'annulation des dispositions du code électoral qui la prive de ses mandats, mandat local déjà supprimé, mandat de député impossible s'il y a une dissolution, a bloqué aussi la question prioritaire de constitutionnalité. elle ne pourra pas interroger le conseil constitutionnel sur la validation constitutionnelle de son exécution provisoire d'inéligibilité.
Donc maintenant, sa dernière chance d'être candidate à la présidentielle, c'est d'être relaxée lors de son procès en appel en janvier-février. Donc elle est terriblement affaiblie. Ça explique peut-être aussi ce virage populiste, ce retour à une certaine forme de stratégie du chaos qui s'apparente à celle de LFI.
Si on fait les comptes, là je m'adresse à nos éminents journalistes politiques. Si on fait les comptes, je ferai les comptes après aussi. Oui.
Et vous, vous ferez les comptes. Non, pas les mêmes, Nicolas. Vous ferez les comptes des ce qu'on appelle ce qu'on appelle par Non, mais la renonciation sur les l'abdation selon de où on se trouve sur les retraites, c'est ça ?
Ouais. Euh donc ce matin, Sébastien Leconnu va savoir s'il reste à Matignon. Les deux motions de censure, on les a entendu.
Combien il faut de voix Christophe Elisabeth, Cella pour que qu'il saute ? 289 289 L'assemblée est au complet, il y a pas de siège vacant. Donc voilà.
Voilà. Et pour l'instant, on a quoi ? Faites-nous un petit On a 139 sur du côté de l'extrême droite et des alliés proches d'Érixiotis.
En face, on a 140 disait Marine Le Pen là. Ouai 140. Alors une unité prête.
Après il y a toujours des gens qui sont apparentés, des gens qui sont non inscrits. Bon comptons 140 si vous voulez. Du côté de la gauche, l'addition LFI écologiste groupe communiste, c'est 126.
Mais un député communiste a déjà dit qu'il ne voterait pas la censure, député de l'allié et une députée écologiste des deux Sèvres, Delphine Bateau, a dit qu'elle le ferait de même. Donc on en a moins deux. Sauf que les socialistes qui ne doivent pas normalement voter la censure, il y a pour l'instant six défaillances. un député PS Paul Christlofle et cinq députés venus de l'outre.
C'est intéressant parce que le Cornu a été ministre de l'outremè il s'est sans doute fait des des ennemis. Donc voyez, grosso modo, moi je considère que sur la motion éléfique qui est la seule en effet qui peut faire une addition, on est à 270. Voilà maximum.
Donc il faut trouver 19. Ouais, c'est en sauvecarde. On a pas com peut-on trouver les 19 qui manquent pour renverser le gouvernement du côté des Liotes indépendants, outreem indépendant comme leur nom l'indique, il y avait des adversaires résolus de la réforme des retraites par exemple Charles Lecourson, il va pas faire tomber le gouvernement qui veut la suspendre.
Allez, comptons que chez les Liotes sur les 22, il y en a 8 10 qui votent la censure. Le niveau a baissé depuis que leur chef leur leur président de groupe est entrant au gouvernement. Exactement.
Donc euh ça a fait baisser la température. Bon, il y a les LR, les LR, ils vont voter une motion de censure, mais sans doute celle déposée par le RN, celle qui a aucune chance de faire le total. Parce que voter la motion de censure et les filles après ce qu'on a entendu de la part d'Oréil trouvé sur le capitalisme, sur le libéralisme, ça serait vraiment contre nature.
Voter une motion de censure parce que on n'obéit pas à la règle du parti, d'accord, mais voter la motion de censure et les filles, je ne le vois pas. Donc, je ne les compte pas les LR dans cette addition. Et du côté des non inscrits, le Marais comme on disait euh jadis dans les temps révolutionnaires, oui, il y aura sans doute encore quelques quelques votants mais pas assez pour aller à 289.
Euh en janvier dernier, histes avaient euh défié la consigne de leur partie pour voter contre François Bé. Christophe oui, en janvier dans un pact de non censure qui n'avait pas grand-chose comme engagement. Il y avait le conclave sur les retraites.
Là, il y a la suspension. Il depuis 48 heures les socialistes disent "victoire". Ils disent à 3,5 millions de français, vous allez partir à la retraite plus tôt que prévu grâce à nous.
Donc défier cela, être dissident, être frondeur alors qu'ils ont obtenu quelque chose de concret contrairement à janvier, c'est quand même plus difficile. Bref, c'est là c'est quand même pas complètement gagné cette histoire. Il y a un vrai risque pour le de le premier premier ministre de de chuter aujourd'hui.
Oui, absolument. Vous avez euh bien résumé, mais ce qu'il faut noter d'ailleurs, ce qu'il illustre parfaitement, c'est qu'il y a tout de même une forme de fébrilité aussi au sein du gouvernement et au sein du bloc central. Pourquoi ?
Parce que Christophe l'expliquait sur les divisions qu'il y a au sein des partis. Alors effectivement mathématiquement ça ne passe pas. Ce serait une énorme surprise aujourd'hui que Sébastien Lecnu soit censuré, que son gouvernement soit censuré.
En revanche, si ça passe pour aujourd'hui, si ça passe pour aujourd'hui, il faut savoir que les difficultés restent très nombreuses pour les prochaines semaines qui arrivent. Allez, on va entendre Laurent Baumel, député PS d'Indré. Merci madame la présidente.
Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux d'abord vous dire que nous comprenons intimement et parfaitement les sentiments et les raisonnements qui conduisent nos collègues des autres groupes de gauche à vouloir ce matin censurer votre gouvernement. Nous comprenons et partageons l'exaspération engendrée par le spectacle accablant de ce président de la République qui chagrinéit des mauvais résultats des élections européennes a voulu lui aussi jouer à la dissolution, a perdu les élections législatives qu'il avait convoqué et s'est obstiné ensuite à ennier les résultats en ne consentant à nommer que des gouvernements à sa convenance et ce même lorsque le prétend du socle commun qui servait de prétexte à cette dénégation démocratique a volé en éclat il y a 10 jours sous le regard médusé du pays. Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux aussi vous dire que notre non censure d'aujourd'hui n'est évidemment en aucun cas un pacte de non censure.
Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présenté. Nous ne renonçons à rien et si vous-même ou d'autres ici pouvaient en douter, nous rappelons le précédent de François Berou qui s'était un peu vite bercer d'illusion à notre sujet. Alors, si en dépit de ces rappels, nous faisons néanmoins le choix de ne pas vous censurer dès votre entrée en scène, c'est pour trois raisons que je veux expliciter ici.
La première tient à notre vision, j'allais dire à notre compréhension de la nature même de cette législature. Cette législature absolument inédite parce que dépourvu de majorité absolue et même relative est la première manifestation du tripartisme qui structure désormais notre période politique. Dès son avènement, les socialistes ont admis et énoncé qu'elle ne pourrait fonctionner que sur la base de compromis substantiel entre les forces qui ont composé le Front républicain de juillet 2024.
Dès son avènement, nous avons pris nos distances avec l'illusion d'une possible application intégrale du programme du NFP et nous avons conçu le gouvernement que nous avons proposé de former autour de Lucy Castet comme un gouvernement minoritaire appelé à chercher des majorités texte par texte dans l'assemblée telle qu'elle est. Dans notre vision, cette configuration nouvelle n'est pas d'ailleurs nécessairement une régression. Le système pyramidal structuré autour d'un président tout-puissant appuyé sur une majorité plétorique et docile n'a pas produit au cours des décennies un bonheur politique et une confiance dans les institutions telles qu'il faille à tout prix nous atter de retrouver ce paradis perdu.
Au moins, notre assemblée reflète largement le pluralisme réel du pays. À supposer qu'il soit hautement désirable, donc le retour à la normalité de la 5e République ne serait pas en outre garanti par un retour actuel aux urnes, qu'il prenne la forme d'une dissolution ou d'un départ du président. Les Françaises et les Français ne le demandent pas forcément.
À travers nos échanges hebdomadaires avec eux, nous sentons qu'il existe une base sociale dans le pays pour accueillir avec soulagement et peut-être même soutenir demain une expérience institutionnelle novatrice qui parviendrait à concilier le pluralisme et la stabilité, la confrontation naturelle des orientations avec la capacité d'agir que ce pays éminemment politique continue d'attendre de son état. Une expérience qui nous sortirait de l'image déprimante d'un pays bloqué par la somme de ses intransigences. La seconde raison de notre non censure tient à notre conception de l'action politique, celle qui a fondé historiquement l'identité du socialisme démocratique et la distingué des mouvements révolutionnaires ou gauchistes.
Depuis toujours, nous préférons nous battre ici et maintenant pour obtenir des avancées concrètes dans le cadre des institutions pour celles et ceux que nous défendons. Plutôt que de travailler sans cesse à approfondir des contradictions et des crises, censé faire advenir des grands soirs sans cesse différés et souvent décevant. Dans le moment présent et même si je le répète, nous partageons l'exaspération devant l'attitude présidentielle, nous ne sommes pas convaincus que faire tomber à la chaîne tous les gouvernements qui passent pour précipiter une élection présidentielle à l'issue incertaine soit le meilleur service que la gauche puisse rendre couches populaires qui ont besoin d'elle.
Fort de nos 69 députés, nous préférons exercer des rapports de force, agir dans l'hémicycle pour essayer d'inscrire dans le droit positif les propositions politiques issues de notre programme commun. Nous croyons à la nécessité et à la valeur du compromis. Nous voulons des avancées concrètes pour les gens.
Et la troisème raison, monsieur le premier ministre, pour laquelle nous faisons le choix de ne pas vous censurer au lendemain de votre déclaration et que vous avez à travers l'annonce de la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites que nous vous demandions publiquement fait une concession réelle qui est aussi une avancée réelle. Une concession réelle. Oui, nous connaissons l'attachement quasi obsessionnel du président de la République et de vos amis pour ce totem du bilan macroniste.
Nous nous souvenons de la façon dont les outils de la coercition et de l'obstruction parlementaire ont été mobilisés pour l'imposer et le maintenir coûte que coûte face à une assemblée et un pays récal citron. Une avancée réelle. On peut ici ou là ergoter, minorer, dévoiler notre supposée naïveté.
Nous nous sommes fiers d'avoir exercé cette pression, ce rapport de force qui permettra demain à 3 millions et demi de personnes usé ou fatigué par une vie de travail de partir plus tôt si elle le souhaitent à la retraite. Mais je termine, monsieur le Premier ministre, je termine par là où j'ai commencé. Pour la première fois de cette législature, vos amis et vous-mêmes semblez comprendre que la pérennité de cette législature a pris.
À la différence de votre prédécesseur, vous semblez vouloir nous épargner les leçons de moral ou d'économie pour nous traiter comme on traite ses opposants en l'absence de majorité. En ne joignant pas ce matin nos voies à la censure, nous faisons le pari que vous continuerez à le comprendre dans le budget, dans le débat budgétaire qui vient sur la suspension des retraites. Je vous le dis solennellement ce matin, il n'y aura pas d'entoureloupe ou de russe procédurale.
Vous êtes le garant qu'à la fin du processus, la suspension devienne une réalité juridique. La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de français. Monsieur le Premier ministre, vous avez renoncé au 493.
C'est un progrès démocratique qui permettra aux majorités parlementaires de corriger votre copie. Chacun sera mis devant ses responsabilités et assumera ici les classes sociales et les intérêts qu'il défend. C'est infiniment mieux qu'un budget imposé par ordonnance.
Mais ce geste, monsieur le Premier ministre, ne vous exonère pas de votre responsabilité de faire de nouvelles concessions sur la trajectoire financière, sur la justice sociale, sur le pouvoir d'achat si vous voulez, si nous voulons que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de cette année. Monsieur Retaillot vous accusera peut-être d'être notre otage. Ce n'est pas notre sujet.
Nous nous demandons simplement que les idées validées par un tiers des Français lors des élections législatives trouvent leur place légitime dans le budget de la nation. Monsieur le Premier ministre, je conclus. Nous faisons le paris qu'une forme d'intelligence politique collective peut peut-être encore émerger du bourbier créé par l'apprenti sorcier de l'Élysée.
Un automne parlementaire ne suffira pas à recréer l'amour des Français pour leurs institutions, mais nous pouvons commencer à leur redonner du crédit. Nous pouvons agir pour éloigner le pire, les souffrances, les malheurs, les désordres, les salissures de notre République auquel notre échec collectif pourrait désormais rapidement nous conduire. Voyez donc, monsieur le Premier ministre, cette noncensure comme un surcis et comme un appel au sursaut.
En ce mois d'octobre 2025, les Français nous regardent, vous regardent, ne les deux se pas. Merci beaucoup, monsieur le député. Voilà, c'était Laurent Bal député de la 4e circo d'Indr et Loir pour ben contre la motion de censure hein bien sûr.
On écoute maintenant Jean Didier Berger la droite républicaine député de la 12e circonscription des Hautsem qui prend son temps. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous éprouvons ensemble l'expression d'un yatus démocratique inédit. Il y a 15 mois, chacun d'entre nous a gagné dans sa circonscription.
Nous avons tous gagné. Et pourtant, ici désormais, personne n'est vraiment vainqueur puisqu'il n'y a pas de majorité claire. Ainsi, par leur suffrage, les Français ont-ils confiant entre nos mains et une responsabilité démocratique supplémentaire ?
Celle de nous mettre d'accord et de sortir des postures politiciennes. Celle de faire preuve d'humilité et de créativité pour sortir des impasses politiques. Le vote des Français a retiré du pouvoir à l'exécutif.
Vous en avez pris acte, monsieur le Premier ministre, en renonçant expressément à l'utilisation du 493 à l'occasion de l'examen du budget de la nation. davantage de pouvoir et donc désormais entre nos mains. Cette responsabilité nous oblige.
Bien sûr, en chacun des députés ici présent raisonnent ses engagements, ses convictions, ses idées. Chacun voudrait appliquer son programme à la lettre, mais il n'y aura pas de solution chimiquement pure jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Mais si tel est le cas, c'est parce que nous constituons l'assemblée qui est probablement la plus représentative et la plus démocratique de toute la 5e République.
Beaucoup d'autres pays européens connaissent cette situation. Beaucoup d'autres pays européens réussissent. L'échec n'est pas une fatalité.
Cette situation nous donne même à toutes et à tous une liberté d'action énorme. Une liberté d'action qui engage chacune et chacun d'entre nous. Une liberté d'action qui aujourd'hui à l'occasion d'un vote aussi décisif peut faire basculer le destin d'une nation.
Et lorsque le vote est aussi important, lorsque la liberté d'action est aussi importante, elle doit s'exercer en dehors de toute considération personnelle ou partisane. Plus l'enjeu est impérieux, moins le mandat doit être impératif. Face à la passe de la dissolution, la droite républicaine a assumé l'intégralité de ses responsabilités.
Nous avons choisi d'envoyer l'un des nôtres pour être premier ministre avec Michel Barnier. Nous avons soutenu un autre premier ministre qui n'était pourtant pas issu de notre formation politique, avec qui nous n'avions pas une histoire d'amour très évidente et pourtant nous l'avons fait pour éviter les conséquences qui pouvaient se reproduire à l'issue de la première censure des conséquences qui créaient beaucoup d'incertitudes pour le pays. Il nous est aujourd'hui demandé de nous prononcer à nouveau sur l'opportunité d'une nouvelle censure.
Bien sûr, il y a avec ce gouvernement, monsieur le Premier ministre, vous le savez, des points de désaccord importants, des points de désaccord budgétaires importants. Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits. Mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique.
Comment est-ce possible dans le pays le plus taxé du monde, dans le pays qui dépense le plus ? S'il y avait une majorité et une opposition, comme c'est traditionnellement le cas ici à l'Assemblée nationale, nous serions probablement dans l'opposition et nous voterions probablement contre ce projet de budget. Mais voilà, il n'y a pas de majorité.
Et si sans responsabilité il ne reste plus que des oppositions, alors nous serons dans le néant budgétaire. En moins de 2 ans, la France a connu cinq premiers ministres, nous rappelant ainsi les heures les plus sombres de la 4e République. Le général de Gaul et Michel Debré ont précisément conçu nos institutions et notre constitution comme un renfare face à cette instabilité.
Un rempart qui permet à la France d'avoir une stabilité qui lui confère sa solidité. des institutions qui garantissent que l'intérêt supérieur de la nation passe avant tous les intérêts partisans. C'est précisément en considération de l'intérêt national que les députés de la droite républicaine ont aujourd'hui décidé de ne pas censurer ce gouvernement.
Pas seulement parce que les Français sont très major très majoritairement opposés à cette centure, mais parce qu'il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation. C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui, mes chers collègues, de trouver les voies et moyens d'un accord, d'un accord pour doter la France d'un budget avant la fin de l'année. C'est l'intérêt national qui nous enjoint d'honorer les engagements de la France pris auprès des instances de l'Union européenne.
C'est encore l'intérêt national qui ordonne de comprendre que sous le regard attentif et circonspect des marchés financiers, c'est la crédibilité de la signature de la France qui est en jeu. Parmi les senseurs ici présents aujourd'hui, qui ira payer les traites égormitantes des Français ? Qui le fera ? parmi les senseurs ici aujourd'hui présents, qui ira consoler ceux qui auront perdu leur emploi, les emplois qui seront supprimés et ceux qui ne seront pas créés en raison de l'insuffisance de visibilité des entrepreneurs et des investisseurs qui parmi vous mesdames et messieurs les senseurs ira expliquer aux usagers des services publics que ces derniers ont été supprimés ou moindres, par les départements, par les régions, par votre faute parce que vous avez créé et les conditions de l'instabilité.
Aucun d'entre vous n'aura ce courage. Aucun n'ira le faire. Aucun n'ira expliquer que vous avez choisi la politique de la terre brûlée, celle sur laquelle rien ne repose et qui que vous l'aurez fait au détriment de l'intérêt des Français.
Vous n'aurez pas ce courage. Choisir comme vous le faites. L'intransigence idéologique, c'est bien confortable.
C'est bien confortable pour vous. Nous ne ferons pas ce choix. Et pourtant, monsieur le Premier ministre, ne pensez pas que nous ne serons pas attentifs et vigilants à chacune de vos décisions.
Ne pensez pas, en l'occurrence, que nous pourrons accepter tout et n'importe quoi s'agissant de la réforme des retraites. Vous savez, nous savons tous, y compris ce qui aujourd'hui s'apprêtent à censurer, ceux qui aujourd'hui demandent même l'abrogation de la réforme des retraites. que cette réforme était non seulement nécessaire, mais qu'elle était insuffisante, qu'elle était insuffisante et que nous serons nous les élus responsables obligés d'y revenir en 2027, obligé de proposer des nouvelles solutions pour tenir compte de la réalité démographique.
Tous les autres pays européens, Tous les autres pays européens, quel qu'en soit les majorités politiques le font. Tous les autres pays européens constatent qu'il faut passer l'âge de départ à la retraite à 65 ans, à 67 ans, voire à 70 ans comme l'ont fait certains des de nos voisins. C'est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous euh euh ferons le choix de la vigilance face à toutes ces décisions.
Vous avez la responsabilité, nous avons la responsabilité de sauver notre système de retraite. Il y avait il y a 50 ans, vous devriez pourtant avoir au moins un petit peu de mémoire, il y avait pourtant il y a un demi-siècle quatre quotisans pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans par retraité.
Bientôt, un cotisant pour un retraité. Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui payera ? Qui payera ?
Mes chers collègues ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous comprendrez que la décision que nous prenons aujourd'hui est tout sauf à anodine. Est-ceà dire que les députés de la droite républicaine qui acceptent de ne pas censurer aujourd'hui, monsieur le premier ministre, vous accorde une confiance aveugle ?
En aucun cas, ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. Il s'appuyera sur la bienveillance avec laquelle vos ministres donneront des avis.
Je l'espère le plus souvent favorable s'agissant des amendements que nous aurons l'occasion de déposer. En somme, monsieur le Premier ministre, ce soutien dépendra du vôtre. Il dépendra du vôtre lorsque nous proposerons de préférer la baisse de la dépense publique aux augmentations d'impôts.
Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le premier ministre, lorsque nous proposerons les outils nécessaires à leur revalorisation du travail et la lutte contre l'assistana pour aller vers la location sociale unique plafonnée parce que nous sommes intimement convaincus que ceux qui travaillent doivent toujours gagner davantage que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le Premier ministre, lorsque nous proposerons de supprimer les titres de séjours jours pour soins et de transformer l'AME en aine médical d'urgence. Je suis certain que chacun ici sur les bancs du gouvernement mesure l'effort que font les députés de la droite républicaine.
Un effort qui ne saurait être déçu. Plus que tout, cet effort est dicté par le bon sens. Quand on cherche 44 milliards, on ne commence pas par une censure qui va coûter 12 milliards de plus.
Je sais qu'il y a ici et on les entend très bien des gens qui préfèrent instrumentalité instrumentaliser l'outil constitutionnel de la censure à des fins partisanes ou à des fins personnelles. Je le dis à ceux qui veulent profiter des circonstances pour faire prévaloir la fureur et le bruit. Déstabiliser la 5e République et inventer de toute pièces une nouvelle constitution qui n'offre aux français aucune garantie démocratique.
Vous ne parviendrez à désarmer ni la police ni la République. Vous y laisserez jusqu'à votre dernière énergie parce que l'instinct démocratique du peuple français sera toujours plus fort que toutes vos maligances. Je m'adresse aussi à ceux GPL glorieux qui font prévaloir les agendas personnels sur l'intérêt national en décrétant pour des mauvaises raisons que vous censurerez désormais tout le temps en vous alignant sur la position de la France insoumise.
Vous avez donné les clés de la négociation au Parti socialiste. Vous avez rendu nécessaire la suspension de la réforme des retraites. Mais peut-être au fond était ce que vous souhaitiez puisque vous-même vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites.
Peut-être au fond est-ce que vous souhaitiez puisque vous avez un programme plus à gauche que la gauche ? Peut-être au fond puisque vous vous dites ni de droite ni de gauche, en réalité n'êtes ni de droite ni de droite. Alors, puisque dans ce pays, il n'existe souvent rien de plus proche que les extrêmes, je le dis à tous les senseurs, les Français, le peuple souverain va vous envoyer à travers la facture de l'histoire le prix du mépris que vous vous apprêtez aujourd'hui à déverser avec des involtures sur l'intérêt national.
À l'issue de ce vote, monsieur le Premier ministre, vous avez entre vos mains avec tous vos ministres le dernier fil d'Arian qui relie la confiance des Français aux députés de la nation. Il vous appartient d'en prendre le plus grand soin et nous serons avec tous les députés de la droite républicaine ultra vigilants, aussi bienveillant que vigilant. Merci de votre attention.
Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent à madame Léa Ballage El Mariqué pour le groupe écologiste et social. Voilà donc nous on vient d'entendre Jean Didier Berger au nom de la droite républicaine c'est-à-dire LR et maintenant ce sont les écologistes qui vont s'exprimer représentés ce matin par Léa Balagel Marie qu'on écoute.
Merci. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, voter une motion de censure n'est jamais un geste anodin. Ce n'est jamais une posture.
En tout cas, ce n'est pas ma conception, c'est un acte grave et je crois qu'il y a plus grave encore, c'est accepter de devenir les figurants d'une mauvaise pièce de théâtre présidentiel. La bonne nouvelle, c'est que nous parlementaires disposons d'un pouvoir inviolable en démocratie, celui de ne pas consentir, celui de ne pas accorder notre confiance, celui de la retirer. Car la confiance du peuple envers le gouvernement n'est jamais que l'écho.
Car la confiance du parlement envers son gouvernement n'est jamais que l'écho de celle du peuple envers ses dirigeants. Qu'est-ce que la confiance ? sinon la condition première du bon fonctionnement de notre pays.
Or cette confiance, non seulement vous ne la demandez pas, monsieur le Premier ministre, mais vous ne la méritez pas. Nous ne vous censurerons pas par plaisir. Nous le faisons parce que votre gouvernement, sa composition, sa direction, son intention ne répondent pas à ce que nous estimons juste pour notre pays.
Commençons par le décor qui dit parfois l'essentiel. Je veux partager avec avec vous mon étonnement. Dans le rang protocolaire, le ministre de l'intérieur arrive en premier, suivi de la ministre des armées.
Que l'on me comprenne bien, la sécurité intérieure et nationale n'est secondaire pour personne, mais elle ne saurait être enfermée dans les seules limites que vous lui assignez. Pour beaucoup de nos concitoyens, la sécurité véritable, c'est celle du quotidien. l'emploi, la santé, l'environnement, le logement, tout ce qui permet de vivre dignement, de maîtriser leur existence.
Monsieur le Premier ministre, et quelle place-vous accordé à l'éducation nationale ou à la jeunesse ? L'arrière-plan ? Et que dire de la protection de l'enfance dont tous les signaux sont au rouge et qui n'a même pas de secrétariat d'État.
Et l'éducation et l'économie sociale est solidaire, 14 % de notre PIB, privé d'interlocuteurs dédiés et sur la composition du gouvernement que vous nous proposez. Si je ne veux retirer à personne ses qualités, il faut bien dire la vérité que ce qu'insting incarne. Des proches du président de la République, des anciens de vos cabinet ministériel, des LR exclus, bref un dernier carré de fidèles, des moines soldats, des opportunistes en transition vers de prochaines aventures électorales et ce ris l'indigeste gâteau un gouvernement encore moins paritaire que les précédents.
Voilà donc la modernité macroniste, un air de famille, un parfum d'entre soi. Allons désormais au fond des choses. Le budget que vous nous présentez n'est pas un projet pour la nation, c'est une addition d'injustice.
Rigueur extrême pour les classes moyennes et populaires, clémence excessive pour les ultra riches et les grands groupes et un silence assourdissant pour le climat. Vous avez même poussé le zel jusqu'à reprendre 80 % des propositions de monsieur Mirou. Celle la même que cette assemblée venait tout juste d'écarter.
Gel des des prestations sociales et suppression des APL pour les étudiants étrangers. Hausse des timbres fiscaux d'accès à la nationalité comme si la nationalité devenait un privilège sensitaire. Limitation des arrêts de travail initiaux division par de du fond vert déjà diminué l'an passé.
Voici quelques exemples éloquents de vos intentions et en augmentant les franchises médicales, vous affaiblissez mécaniquement le financement solidaire de la sécurité sociale. Vous en accélérez la financiarisation, les mutuels augmenteront, les ménages payeront et chaque centime non remboursé par la sécurité sociale sera un coup de canif dans l'édifice du Conseil national de la Résistance. Quant à la suspension de la réforme des retraites, réforme pour laquelle vous avez changé trois fois de véhicule législatif en 48 he à croire que vous êtes devenu un défenseur de la multimodalité, elle aurait pu être une bonne nouvelle.
Mais ce que vous proposez n'est un report que de 3 mois pour les générations de 64 à 68. L'âge pivot de 64 ans, la cible des 72 des 172 trimestres demeure inscrit dans la loi. Vous suspendez la marche pour mieux la reprendre.
Et comme souvent les mots enjolivent la réalité, ce que vous appelez suspension n'est en réalité qu'un ralentissement cosmétique. Alors c'est vrai, vous allez accomplir un geste d'une portée inédite. Vous renoncez à l'article 493 de notre Constitution.
L'Assemblée nationale aura enfin le droit de voter. Attention, on frôle la révolution démocratique. Partons de vous le dire, mais faire passer le respect du parlement pour une faveur censée justifier notre confiance, c'est confondre la démocratie avec une cour royale. [Applaudissements] Et quand bien même vous seriez tenu de composer avec les forces de cet hémicycle, il ne faut pas se laisser abuser.
La 5e République demeure un régime où l'exécutif règne en maître sur la fabrique de la loi et dispose d'un pouvoir réglementaire si vaste qu'il peut gouverner sans nous. Pour le dire autrement, vous laissez à Maton, monsieur le Premier ministre, c'est assumer la droitisation de l'ensemble de nos politiques publiques et cela nous ne l'acceptons pas. Mais ce qui se joue ici dépasse infiniment la question du désaccord politique.
Ce qui est en cause à travers votre nomination, c'est la manière dont le pouvoir présidentiel se conçoit, s'exerce contre les usages, contre l'esprit d'équilibre et à la fin des fins contre nos concitoyens. Si nous vous censurons, monsieur le premier ministre, c'est un républicain sincère, attaché à la régularité du pouvoir et à la dignité de ces procédures. Il y a un an, le président de la République a pris l'une des décisions les plus graves de la 5e République, dissoudre l'Assemblée nationale dans l'espoir secret que la victoire du Rassemblement national en révèle l'imposture.
Il n'était pourtant pas nécessaire de jouer avec la République. Il suffit de les écouter chaque jour, se contredire. Ce paris dangereux s'est changé en manœuvre cynique lorsque le chef d'état a demandé à ses candidats de refuser le barrage républicain.
Emmanuel Macron se révait en Churchill, il se réveille enfin et vous êtes de ceux, monsieur le premier ministre, qui ont rendu cela possible. Vous vous dites gauliste, mais est-ce que le général aurait dîné en Catimini avec Le Pen pour parler des conflits aux portes de l'Europe comme vous l'avez fait au printemps dernier ? Non, c'est contre cela. contre cela que les Français et les Français ont voté contre la banalisation de l'extrême droite pour un vrai changement pour la justice sociale pour la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.
Et pourtant nous y voilà un président qui s'obstine à mépriser le verdict des urnes, qui nomme pour la troisème fois et demi un premier ministre à sa main poursuivre la même politique comme si ne rien ne s'était passé. Un président qui détourne sa fonction de garant des institutions pour échapper à sa propre responsabilité. Un président qui tort la lettre et l'esprit de la Constitution pour mettre la République à son service.
Un président minoritaire devenu hors de contrôle qui veut rester au centre du jeu. Tout désormais concours à épuiser notre démocratie. Et si vous n'avez pas notre accord pour gouverner, c'est parce que nous avons encore la faiblesse de croire qu'en République tous les coups ne sont pas permis.
À l'heure où le vin brun souffle sur les de nouveau sur les continents, l'entêtement du président de la République nous rapproche de ces démocraties libérales. Celle qui refuse le partage du pouvoir, celle qui préfère l'autoritarisme à la délibération. Cet autoritarisme s'était encore exprimé avant-hier lorsque le chef de l'État, non content d'infantiliser régulièrement les Françaises et les Français, a cru bon de nous menacer.
Voter cette motion de censure reviendrait selon lui à voter la dissolution. Non, chers collègues, la dissolution n'est pas la conséquence automatique d'une censure, ni la conséquence institutionnelle. C'est une décision politique, une responsabilité qui appartient au président de la République et à lui seul.
Emmanuel Macron pourrait parfaitement revenir à la raison et donner enfin un sens au résultat des urnes de juillet dernier. Et même s'il devait persister dans son aveuglement, vous pourriez-vous, monsieur le Premier ministre, à nommer pour la troisème fois, et ce serait audacieux, admettons-le, proposer une feuille de route fidèle à ce que le pays a exprimé des mesures pour réparer vraiment la France. Je n'ai pas le droit ici de brandir le programme du Nouveau Front populaire, mais il pourrait vous inspirer utilement. pas pour appliquer tout le programme rien que le programme mais un dieè suffirait déjà à répondre à bien des attentes du pays.
Vous pourriez même vous appuyer sur des propositions déjà adoptées par cette assemblée. Je pense par exemple à l'attaque duman défendue par mes collègues Evassas et Clémentin alors non la dissolution n'est pas l'issue naturel de cette censure. Nous refusons de porter la responsabilité d'un choix qui n'est pas le nôtre.
C'est vrai, cette assemblée ne ressemble à aucune autre dans l'histoire de la 5e République. Elle est si fragmentée qu'aucune tendance politique ne dispose de la majorité et les compromis seront nécessaires. Mais c'est précisément parce que cette situation est sans précédent qu'il faut respecter les principes fondamentaux de notre République parlementaire.
Deux exigences auraient dû être respectées. Que le président de la République accepte enfin le résultat des urnes, passe la main, admettre la cohabitation, qu'un projet commun, clair et débattu soit présenté devant les députés accompagné d'une question de confiance. Rien de tout cela n'a été fait.
Monsieur le Premier ministre, votre nomination procède d'une décision autoritaire à laquelle nous ne pouvons souscrire. Nous refusons que la 5e République devienne une monarchie élective. Et puisque vous ne sollicitez pas notre confiance, nous sommes contraints de vous offrir la censure.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la député. Les arguments de Léa Léa Ballage qui parlait au nom du groupe les écologistes.
Nous allons dans un instant écouter l'orateur du groupe Horizon. Ce serait intéressant parce que on sait que pour les députés d'Edouard Philippe, renoncer à la réforme des retraites qui devait amener l'âge légal à 64 ans, ce sera difficile à avaler puisque leur leader prône plutôt une retraite à 67 ans. Ensuite, il y aura Eric Sioti que nous écouterons également ensemble et puis par la suite les votes.
Vous l'avez compris, les députés voteront à deux reprises. D'abord sur la motion de censure des insoumis, ensuite sur celle de Marine Le Pen. Il est important que vous compreniez une chose, c'est que ça va se jouer de manière très serrée, très serrée parce que on le savait, il y avait 24 voix au fond qui pouvaient faire la différence entre le maintien et la censure de ce gouvernement.
Ça a baissé. Ça a baissé parce qu'on sait que six membres du groupe socialiste ont annoncé qu'il voteraiit la censure. Dans le même temps, chez les écologiste, madame Bateau a dit que elle ne voterait pas la censure.
Alors donc je vous fais un prix à 5. Chez les noms d'inscrits, on anticipe trois personnes qui pourraient voter la censure. Nous voici à un seuil à 16. vraiment c'est extrêmement serré mais il convient d'expliquer que il faudrait pour que les 289 voix fasse tomber monsieur le cornu qu'elle se reporte sur une seule des deux censures.
C'est pourquoi tout à l'heure vous l'avez entendu sur LCI Marine Le Pen a carrément accusé de sautise. C'est on est à la limite de l'insulte. Les députés qui ne voteraient pas la censure des insoumis se reporteraient peut-être sur celle du RN sachant qu'elle ne passerait pas.
Voilà où nous en sommes et vous saurez tout et vous entendrez tout en temps réel avec Dominique ceux qui est avec moi ce matin d'Élisabeth Martichou, Guillaume Duran, c'est là à Bougou, vous êtes là du service politique TFALCI et CBET NI, bonjour cher Sibet et bienvenue à vous. D'abord euh avant que nous poursuivions sur quelques grandes questions, par exemple le chemin de la suspension des retraites, chemin escarpé. On va en parler ensemble avant que nous poursuivions sur dans l'éventualité où monsieur le cornu ne tombe pas l'examen du budget de mine champ de mine en perspective.
On va en parler de tout ça mais d'abord sur les propos qui ont été tenus ce matin. Aurélie Trouvé a dit Élisabeth, la réforme des retraites c'est un leur un écran de fumée. Madame Le Pen elle a sulfaté tout le monde en réalité.
Elle les a tous pris un par un en expliquant que ils étaient en rupture avec ce qu'attendait le peuple. Quelle a été votre lecture des interventions d'abord d'Aurélie Trouvé et puis de de Marine Le Pen ? Aurélie Trouvé, elle a crié la trahison tout de suite.
Ils ont un ennemi commun et le RN et la France insoumise, c'est évidemment Emmanuel Macron. Ce sont les deux parties dégagistes en réalité. Et le plus intéressant, c'est la la stratégie du RN qui, de mon point de vue, est écornée ce matin après des mois de notabilisation.
Euh, elle crie évidemment euh à euh la reconstitution du système. Voilà. En réalité, les deux extrêmes sont pris un peu à revers quand même par euh euh la la décision du du Parti socialiste.
Donc, ils ont deux, je disais un ennemi commun, je disais Emmanuel Macron, mais également le Parti socialiste. Et donc Marine Le Pen, c'était intéressant de l'entendre. aujourd'hui c'est elle, c'est la présidente de groupe.
On voit bien que les stratégies ou les tactiques sont différentes ou les choix tout simplement parce que tactique différent, il y en a qui envoient au feu à la tribune des des petits soldats pardon pas très connus et puis là c'était Marine Le Pen quand même la présidente de groupe qui a décidé au lendemain de la décision du Conseil d'État de ne pas aller dans le sens vous vous rappelez qu'hier c'était important le conseil d'État a rejeté son recours vous écoute et tout ça est extrêmement précis, complexe. Est-ce que nos concitoyens parviennent à tout suivre ou bien est-ce qu'ils entendent tout simplement madame Le Pen leur dire au fond le Rassemblement national aujourd'hui est le seul parti à vous écouter vous voulez revenir aux urnes, vous en avez marre des des des combination. C'est ça qui est peut-être en train de se jouer sur la la radio à laquelle collabore Dominique, qu'est-ce qui s'est passé hier ? quand Marine Le Pen était l'invité, elle a eu un un militant qui qui l'a eu au téléphone.
Bon, comment comment ils comprennent qu'on suspende pas la réforme des retraites ? Comment ils comprennent que Marine Le Pen se battent contre la suspension de la réforme des retraites ? C'est tout ce que je voulais dire.
On va poser la question tout de suite à Laurent Jacobelli parce que Léonardal est avec lui en ce moment en direct de l'Assemblée nationale. Laurent Jacobelli, député Eren et porte-parole du Rassemblement national. C'est à vous Léonard.
Oui David, je suis avec Laurent Jacobelli, député Rassemblement national. Vous avez quelque chose à nous montrer monsieur le député, votre bulletin de vote, comment ça va se passer concrètement ? Oui, pour expliquer à vos téléspectateurs, bonjour.
Bah vous voyez, tous ceux qui veulent voter la censure doivent déposer ce bulletin de vote le même dans une urnee. Exactement comme les citoyens qui vont voter. Et plus qu'un bulletin de vote, c'est finalement un brevet de courage.
On verra bien les députés qui ont le courage de censurer ce gouvernement notamment chez les LR parce que ça va être compliqué pour eux de retourner en circonscription, d'expliquer qu'ils avalisent un gouvernement qui va augmenter de 19 milliards les impôts, geler les retraites, qui va continuer contribuer au matraquage fiscal. On va bien voir si certains préfèrent le courage et la dignité simplement au fait de de se vendre, on va dire les choses pour garder leur siège. Ça risque de se jouer à quelques voix après.
Vous pensez encore que c'est que c'est jouable ? Est-ce que vous croyez encore en la censure ? Oui, c'est tout à fait jouable si effectivement les LR respectent la parole qu'ils ont donné à leurs électeurs et s'il y a quelques socialistes qui ont encore une âme et qui ne se laissent pas berner par les fausses promesses du gouvernement.
On verra bien, c'est je vais vous dire aujourd'hui où que les masques tombent. On verra bien qu'ils sont les députés qui sont plus inquiets de leurs indemnités que de l'avenir de la nation et ceux qui ont un peu de courage. On a vu votre bulletin de vote, vous commencez à avoir l'habitude quand même.
Ça fait combien de motion de chance que vous votez depuis 2022 ? Oh là là, je pense qu'on a dépassé, on est presque à la dizaine. Mais vous savez, pensez pas, vous croyez pas que les Français vont penser que leur Assemblée nationale joue justement le désordre à force de voter toutes ces motions de sorciens, ça commence un peu à être répétitif quand même.
Non, je pense que les Français ont compris que nous étions le seul parti de la stabilité et du respect de la 5e République. On faisais tomber les gouvernements. Mais oui, parce que vous savez quand un gouvernement fait une politique qui est contraire à la volonté des Français et bien forcément il faut retourner aux ures.
Vous savez notre démocratie, notre République c'est la parole du peuple pour diriger diriger le pays. Aujourd'hui, le peuple n'a plus la parole. On a des socialistes qui imposent un dictat au gouvernement macroniste.
Alors, les français ne veulent plus des macronistes et les socialistes, c'est 1,75 % au présidentiel. Une toute petite minorité est en train d'imposer sa volonté à une majorité de Français. C'est pas ça la démocratie.
Merci beaucoup Laurent Jacobelli, porte-parole du RA national, député de de Moselle. Merci beaucoup d'av. Merci Léonard.
Vous revenez vers nous Léonard lorsque vous vous êtes en compagnie des différents acteurs de cet examen des deux motions de censure. C'est la fameuse salle des quatre colonnes. Enfin là vous étiez en salle des pas perdus.
Soyons précis dans la géographie des lieux de pouvoir de notre pays. Euh je voudrais vous interroger si bête sur un point précis. C'est celui qui a soulevé madame Le Pen en disant la promesse de monsieur le Cornu qui est de suspendre la réforme des retraites, elle ne sera pas tenue.
Elle ne sera pas tenue parce que ça passe par un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale que donc il faudrait voter l'ensemble du PLFSS. On peut anticiper une sorte de surenchère des uns des autres qui rendrait ce texte difficile à à voter pour le Parti socialiste. De toute façon, quand bien même le voterait-il, il irait au Sénat.
Au Sénat, il serait évidemment transformé puisque les sénateurs n'accepteront pas la suspension de la réforme des retraites. Ensuite, il y a, je l'explique pour vous qui nous faites la confiance de nous regarder. Ensuite, il y a une commission mixe paritaire.
Ce sont des députés, des sénateurs qui doivent se mettre d'accord. Croyez-moi, ça sera compliqué. Et d'ailleurs en réalité la commission mix paritaire, je vous le dis, elle est plutôt de droite.
Je vous fais les choses simplement. Donc la réforme, la suspension de la réforme des retraites pas sûr qu'elle soit validée en commission mix paritaire. Retour à l'Assemblée nationale division la navette et là il faut recommencer le débat.
Tout ça ça doit se passer en 50 jours maximum sinon ça marche pas. Est-ce qu'elle a raison Marine Le Pen de dire aux députés socialistes vous vous êtes fait rouler dans la farine, il y aura pas de suspension de la réforme des retrait. Je crois que en fait ce à quoi on assiste au fond, c'est à un degré de responsabilisation inédit des parlementaires.
Parce que jusqu'à maintenant, tant que vous saviez en étant parlementaire que il y avait euh la possibilité d'un 493, ma fois vous pouviez être un peu exotique dans vos amendements et dans votre comportement pendant les discussions parlementaires parce que quelque part, il y avait un espèce de totem qui allait tomber et qui allait faire en sorte que tout soit nettoyé. Et c'est comme ça qu'on disait effectivement, moi quand j'étais au gouvernement. Et donc euh au fond cet exotisme, il n'est plus possible.
Et donc chaque parlementaire et chaque groupe parlementaire fera face à ses responsabilités et devra être en capacité de justifier les prises de position que chacun aura eu. Ça veut dire deux choses. La première, c'est que le budget avec lequel euh le Premier ministre est rentré dans la mêlée n'aura rien à voir avec celui qui sortira de l'Assemblée nationale.
Sibette répondez s'il vous plaît sur la réforme des retraites sur la suspension de l'âge légal à 64 ans sur la réforme des retir pourquoi j'insiste parce que je crois qu'il y a beaucoup de nos concitoyens qui ont entendu qu'il pourrai partir plus vite que prévu. Ils l'ont entendu et il compte là-dessus et ça dépendra exclusivement des choix que feront les parlementaires. J'allais vous dire en quelque sorte n'est presque plus dans la main du gouvernement aujourd'hui.
Dès lors que il n'y a pas l'arme ultime du 493, que c'est un amendement qui sera déposé par le gouvernement au projet de loi de finance de la sécurité sociale, nous sommes dans une situation où les députés vont devoir choisir et assumer leur choix. Et au fond, moi ça fait longtemps que je dis à mes anciens amis de Renaissance, "Mais laissez-les discuter, mettez LR et PS dans la même salle et voyons comment eux débloquent la situation plutôt que d'être le passeur de plat." Guillaume même question.
Même question et et très très clairement, est-ce que Marine Le Pen a raison de dire que les socialistes se sont fait rouler dans la farine ? Oui ou non ? Bah, c'est difficile de le dire.
En tout cas, ce qui était intéressant ce matin, c'est j'ai trouvé que Laurent Baumel que vous avez entendu, enfin qu'on a entendu juste avant était extrêmement prudent à la gare du gouvernement. Il expliquait les raisons pour lesquelles les socialistes réclamaient cette suspension, mais il y avait absolument pas de triomphalisme et on sent quand même qu'il y a une certaine forme d'inquiétude parce que euh alors attendez Guillaume, pardonnez-moi, mais on va écouter Paul Christophe qui est le représentant du groupe Horizon à l'Assemblée nationale. Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, à force de déposer des motions à répétition, certains semblent avoir oublié que la démocratie ce n'est pas le vacarme permanent.
C'est le courage du dialogue, c'est la force du débat, c'est l'intelligence du compromis et ce dans le respect du mandat que nous ont confié les Français. De quoi allons-nous débattre ce matin ? Il nous faut l'expliquer à celles et ceux qui nous écoutent encore, s'il en reste, au vu de la désolante prestation que nous le referons ces derniers temps.
Il nous faut leur dire tout le ridicule de cette scène. Nous sommes aujourd'hui réunis pour débattre de motions de censure qui ont été déposées par les extrêmes alors même que le gouvernement ne s'était pas encore exprimé sur ses orientations et ses choix budgétaires. C'est assez cocasse, vous en conviendrez, puisque cela revient à congédi un salarié avant même son premier jour.
Il serait par nature fautif coupable de ne pas venir de vos rangs. Mais il en est ainsi. Sans même laisser le Premier ministre prononcer le moindre mot, l'extrême droite avec l'extrême gauche avait décidé de s'unir pour bloquer le pays.
Voilà donc leur conception du débat démocratique. Censurez toujours, écoutez jamais. Commençons à regarder à l'extrême droit de notre hémicycle ces élus qui à longueur de discours nous font leurs leçons de sagesse et de supériorité.
Observons cette extrême droite faire soudainement preuve d'un enthousiasme politique après des mois d'érance dans les couloirs de notre assemblée. Et souvenons-nous, souvenons-nous qu'en février 2023, le Rassemblement national déposait une motion de censure contre le gouvernement qui proposait alors d'instaurer la réforme des retraites. Et nous voilà en octobre 2025 et ce même parti dépose une motion de censure contre un gouvernement qui propose cette fois de suspendre cette même réforme.
Chercher la cohérence idéologique de l'extrême droite me semble à présent plus difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foie comme leur programme. Désormais introuvable en ligne le Rassemblement national n'a plus aucune colonne vertébrale si ce n'est la haine des autres. Je vous l'accorde.
Je m'étonne donc de cette nouvelle prise d'infection pour la censure. C'est un véritable revirement et je ne saurais croire que votre goût soudain pour le blocage du pays trouve sa source dans un appétit électoraliste attisé par les derniers sondages. Pire pire.
Je n'ose imaginer que cela ne soit qu'un moyen de faire oublier vos très récentes déconvenus judiciaires. De l'autre côté de notre hémicycle. L'extrême gauche n'est pas en reste non plus elle qui a fait du chaos son mantra.
À ses yeux, la censure n'est plus qu'un outil démocratique. Elle est devenue un instinct partisan. Ces députés ont une envie chronique de censurer, loin de chercher le débat.
Ils ont désormais le réflexe de l'étouffer. Et je n'oublie pas pour ma part que le réflexe n'est rien d'autre qu'un mouvement sans réflexion. Vous ne cherchez ni à construire ni à convaincre.
La censure dans votre bouche n'est plus l'expression d'une conviction mais celle d'une stratégie. Occuper le temps médiatique, saturer le débat, empêcher tout avancé qui ne serait pas le fruit de votre mauvais génie. Vous prétendez défendre le peuple mais vous privez le parlement de sa voix.
Quel paradoxe ! Vous vous dites l'incarnation même de la démocratie, mais vous en dévoyez les outils. Quel fumisterie !
Vous revendiquez l'art du débat, mais vous en trahissez aujourd'hui l'esprit en refusant toute contradiction et d'un claquement de doigt, les grands débatteurs que vous êtes se transforment en piètreur. Par ailleurs, censuré mais dans quel but ! L'instabilité, le chaos, nous en sommes déjà au 3e premier ministre en un an.
Quand allez-vous enfin penser à l'intérêt des Français ? Quand-il à gagner à voir ce blocage politique se poursuivre ? En réalité, avouez-le, vous espérez que la dissolution est l'instabilité politique.
Même si vous n'avez que faire du prix financier, politique et démocratique d'une telle attitude, je veux ici vous le redire. La facture pour les Français d'une nouvelle dissolution serait de 15 milliards d'euros. pour refaire ce que le peuple vient tout juste délire.
Et pour quel résultat demain ? Un hémicycle où l'extrême droite gagnerait quelques sièges supplémentaires, mais sans pour autant que celle-ci ne dispose d'aucune majorité. Nous serions alors dans une assemblée toujours aussi fracturée qu'aujourd'hui, tout aussi incapable de s'entendre dans un pays de nouveau, paralysé par les divisions.
Et ainsi, les Français douteraient encore davantage de leurs institutions. Le prix le plus lourd ne serait alors pas dans les urnes, mais dans les têtes. C'est la confiance démocratique qu'on érode, qu'on abîme à force de jouer avec les institutions comme avec des allumettes.
J'en suis sincèrement convaincu. La France n'a pas besoin de vos calculs stériles, de vos querelles vaines. Les Français attendent de nous que l'on travaille, que l'on propose, que l'on argumente.
Dans la tempête politique que nous connaissons dans cette crise larvée que nombreux s'y nourrissent, il devient urgent de revenir à l'essentiel, l'intérêt général. Chez Horizon, nous faisons le choix de la stabilité, de la cohérence, du débat parlementaire et de la vérité. Ces mots qui devraient, nous en sommes certains, guider toute action publique, tout discours politique.
La stabilité d'abord, loin d'être le synonyme de l'immobilisme est le signe d'une grande et nécessaire responsabilité. C'est elle qui garantit la continuité de l'État et la confiance des Français envers la représentation nationale. La cohérence ensuite gouverner c'est tracer une ligne claire et la tenir même si elle n'est pas la plus commode ou la plus populaire.
La cohérence c'est la marque de la conviction. Le débat parlementaire, nous le souhaitons. Il dotera notre pays d'un budget qui nous permette de respecter nos engagements et de rétablir nos finances.
Enfin, la vérité. Si elle n'est pas toujours confortable, elle seule permet de garantir la confiance. Dire vérité, c'est respecter les Français et refuser les recettes magiques et les promesses insoutenables.
Stabilité, cohérence, débat parlementaire et vérité. Voilà les quatre piliers d'une action publique digne et durable. C'est sur ces piliers que le groupe Horizon a la volonté de reconstruire la parole politique quand d'autres se contentent de la rabaisser.
C'est dans cet esprit que nous ne souhaitons pas censurer un gouvernement parce qu'il défendrait quelques idées différentes des nôtres. C'est dans cet esprit aussi que nous nous exprimons sans trembler, sans hésiter sur la suspension de la réforme des retraites que nous jugeons déconnectés de toute réalité démographique et financière. Je l'ai dit au moment de notre votre discours de politique générale, monsieur le Premier ministre, et je le répète, avec les députés de mon groupe, nous ne voterons pas n'importe quoi.
Nous n'avons aucunement l'intention de renier nos valeurs et nous comptons bien utiliser le temps du débat budgétaire pour défendre avec constance nos convictions. La France a besoin d'un budget crédible, sincère et équilibré. Elle n'a rien à gagner entendre les excès et postures des extrêmes qui ne veulent assurément pas la réussite de notre pays.
Monsieur le Premier ministre, vous nous avez rappelé l'essence même du débat du député. Le législateur est ici pour débattre et faire la loi. Alors oui, monsieur le Premier ministre, vous proposerez, nous débattrons, nous voterons.
Pour toutes ces raisons, le groupe Horizon et Indépendant ne soutiendra pas ces motions de censure mortifère et irresponsable. Je vous remercie. Merci beaucoup.
Monsieur surise, sans surprise. Paul Christophe au nom du groupe Horizon, c'est le groupe d'Édouard Philippe. Bien sûr, ils voteront pas la censure.
On l'avait bien en tête. Il le confirme. C'était important cette confirmation tout de même puisque on sait bien que sur la suspension de la réforme des retraites, c'est un chapeau assez imposant à avaler pour Édouard Philippe qui a toujours défendu au contraire un âge légal repoussé peut-être jusqu'à 67 ans.
Mais c'est le prix de la stabilité. Voilà ce qu'on comprend du discours prononcé à l'instant par Paul Christophe. stabilité alors que par ailleurs Édouard Philippe demande la démission programmée du président de la République.
Comprenez que pour les électeurs c'est un peu compliqué entre LR qui se déchire publiquement devant nos yeux et le parti horizon qui ne se déchire pas publiquement mais qui exprime quand même des opinions assez divergentes. Je comprends que c'est un peu difficile à suivre. On n'est pas obligé d'y voir une contradiction nécessairement.
Édouard Philippe, pourquoi il a fait ça ? parce qu'il a besoin de faire une rupture avec Macron, avec Emmanuel Macron pour dans la perspective de sa campagne présidentielle. Ce sont deux choses distinctes.
Quand dit démission du président postérieure à l'adoption du budget. Non. Oui, je sais pas ce que les Français captent et sans doute la démission puisqu'elle a été d'ailleurs condamnée par des sondages.
Les Français euh l'ont l'ont dégradé en terme de popularité Édouard Philippe durable ou pas, j'en sais rien. Mais il avait quand même dit faut un budget et ensuite donc responsabilité et vérité. Et il y a une cohérence.
Tout le monde tout le monde essaie de d'avancer qu'à un cas. Ça ça jongle quand même beaucoup hein parce que honnêtement bien malin qui peut qui peut suivre les contorsions que ce soit du côté du Rassemblement national et pardon malheureusement y compris du côté de Renaissance hein. On a tous eu les échos de cette boucle de députés poussant des cris d'orfrais quand il y a eu l'idée de la suspension qui a été d'abord posé sur la table de manière, on va dire très explicite par Ellisabeth Borne puis plus ou moins confirmé ensuite par les services du premier ministre avant qu'on aboutisse à la déclaration de de politique générale.
Et donc pour les Français, je pense une sorte de stupéfaction à se dire ce que j'entends le matin n'est plus la vérité du midi et peut-être est redevenu celle du soir. Et du coup ça donne quelque chose où vous avez déjà une classe politique qui est quand même extrêmement décriée, qui est considérée dans les enquêtes d'opinion comme pas fiable, comme des gens sur qui on peut pas compter. Honnêtement, euh quand on a des prises de position qui sont assez aussi subtiles que celles que l'on peut avoir dans nombre de partis politiques et en particulier horizon, je comment dire ?
C'était un peu désespérant. Ah oui, alors eux, ils ont le pompon, ils ont décroché la queue du partagé à droite et à gauche. Guillaume, on va continuer dans débat.
Juste un petit point d'étape pour que ceux qui nous regardent sachent où nous en sommes. Là, les motions de censure sont en train d'être débattes. Plusieurs orateurs se succèdent.
On écoutera dans un instant Eric Sioti au nom de UDR, donc l'Union des droites républicaines qui est l'allié du Rassemblement national. Après quoi les députés iront voter physiquement, hein, c'est pas le vote électronique, ils iront voter dans des salles qui sont attenantes à l'hémicycle. euh ils iront déposer le bulletin dans l'ure.
Et les résultats euh de cette de ces deux motions de censure, vous les aurez avant midi. Voilà, 11h30, 11h45, les les experts euh du parlementarisme, plusieurs sources parlementaires avec qui nous échangeons nous disent voilà et de toute façon, lorsque les orateurs auront fini leur leurs interventions, la présidente de l'Assemblée nationale, il y a Elbron Pivé annoncera les horaires. Vous aurez les résultats avant-midi.
Restons, restons ensemble. On continue le débat Guillaume Duran, c'est là vous nous direz vous aussi dans un instant un petit peu l'état d'esprit dans l'entourage de Sébastien le Cornu. On imagine aussi le président de la République suivre un peu tout ça de près, écouter attentivement les interventions de madame Le Pen, des uns et des autres.
Vous nous direz ce qu'il en est cher là. Guillaume sur euh je rebondis sur ce que disait Sibet à l'instant euh pour vous de toute cet épisode, cette poussée de crise qui est en train de trouver peut-être son dénouement, nous verrons euh aujourd'hui c'est un mouvement violemment Macron qui passe par le budget, qui passe par la suspension mais qui au départ est un mouvement politique de dégagisme avec Dominique l'a rappelé tout à l'heure des des positions totalement contradictoires, c'estàd la responsabilité de l'orateur il y a quelques instants donc à l'antenne. Alors que l'Édouard Philippe a tenu des propos qui étaient des propos pour le moins ambigu.
Idem comme le disait Sibette tout à l'heure avec Renaissance. Vous avez des boucles où les gens sont plus ou moins en train d'hurler à la révolution alors qu'après on appelle évidemment à une certaine forme de responsabilité. Donc un je pense qu' l'Élysée pour le président de la République depuis maintenant un mois, il a l'impression d'avoir affaire à un PCH qui porte pas son nom et qui consiste à vouloir bousculer les échéances que ce soi les échéances législatives et les échéances présidentielles.
Alors nous on va se noyer dans l'histoire budgétaire qui est extrêmement compliquée entre la suspension, vous l'avez dit, le budget et on va se noyer dans le suspense qui existe. Mais alors là, c'est normal que le vieux fasse le vieux. Il faut faire extrêmement attention à ce qui s'est passé lors de la présidentielle qui était la présidentielle souvenez-vous Chirac Jospin Le Pen.2 car vous l'avez dit tout à l'heure P Jean-Marie Ben Jean-Marie oui vous l'avez dit tout à l'heure du côté du LR du côté des des LR qui sont dans un délire complet puisque retaillot quelque chose et vosquier dit exactement l'inverse avec en plus des députés qui eux ne pensent qu'à leur circonscription du côté des socialistes ça m'étonnerait qu'il ait unanimisme total donc ne faisons pas la bêtise qu'on aurait pu faire à 14h le fameux dimanche Justement Jean-Marie Le Pen est arrivé au 2è tour.
Voyons la chaîne des gens prudents et ne n'exprimons pas avant le vote que vous avez précisé pour intervenir avant 12h un pronostic quelconque étant donné la façon c'est en train de se de de se présenter car vous l'avez remarqué ils sont tous d'une c'estd que ils ont été jusqu'à hier très protestataires et ce matin ils sont tous extrêmement prudents de peur de perdre une voie en cours de route. précison tout de même. Guilla et je voudrais quand même ajouter un truc qui était très amusant qu' a dit hier pardonnez-moi Claude Maluret qui est un peu le spécialiste au Sénat, il a dit toute cette affaire c'est un peu comme si une d s'invitait à un repas de Noël insistant évidemment sur le programme totalement délirant.
C'est pas un jugement de ma part du RN qui est toujours sur la retraite à 60 ans. Bien qu'on ait du mal à retrouver, ils sont plus sur la retraite bien qu'on ait du mal à retrouver exactement un texte précis sur ce domaine. Donc cette confusion doit nous amener à une très grande prudence.
Prudence sur les résultats. Mais on peut quand même préciser Ellisabeth, voyons. C'est vrai.
Non mais Guillaume, vous avez raison. Il faut être extrêmement prudent. On a été surpris combien de fois depuis un peu plus d'un an.
Bah là, ça a été la plus grosse hein. Il faut quand même préciser pour ceux qui nous regardent ce qui pourrai conduire à une censure du gouvernement le Cornu. Il faudrait la conjonction de plusieurs choses tout de même.
Il faudrait que des députés socialistes ne respectent pas la consigne dictée par leurs leaders. Vrait qu'il soit assez nombreux. Ou bien ou bien que des députés LR horrifiés par la suspension de la réforme des retraites consentent à voter la motion de censure déposée par les insoumis.
Je je précise bien ça. Voilà, je dis pas que c'est impossible. Vous avez entièrement raison Guillaume.
Il faut qu'on regarde ça et d'ailleurs vous aurez les résultats en temps réel. Mais voilà. Mais c'est vrai que la situation politique est tellement exceptionnelle et pas forcément dans le bon sens du terme que tout est absolument possible dans les 45 prochaines minutes. 1 heure.
Oui. Dominique ou Éllabeth, allez-y. Non, non.
Dominique, allez-y. Non, je je voulais En fait, il y a des acteurs qui ont une vision parfaite de la photographie qui est en train de qu'on a devant les yeux, les marchés financiers. Les marchés s les marchés financiers.
Parce que que nous disent les marchés financiers depuis hier du calme, c'est qu'en fait, qu'est-ce qu'il dit ? Le calme et la stabilité l'emporte. Et le signe en est que je viens de regarder encore à l'instant, les taux d'intérêt français sont repassés en dessous des taux italiens.
Ah mais vous me l'avez déjà dit hier ça. Oui, mais en fait mais ça continue donc ça devient ça devient exactement ça devient une information enfin la politique ne fait pas la corbeille cher Dominique ce que je veux dire c'est que veut dire qu'il se disent ça va tenir quoi qu'il faut analyser l'affaire et ce qu'il pense ça va tenir. stabilité plus important suspension amis c'est donc président de l'UDR qui arrive à la tribune et qu'on écoute.
Monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, notre représentation nationale doit choisir ce matin un choix difficile, exigeant, courageux qui engage l'avenir de notre nation tout entière. Oui, nous devons choisir entre la continuité d'un pouvoir usé, usé jusqu'à la corde, sans cap et sans légitimité ou choisir le sursaut de la vérité et du courage, choisir d'effacer ou non le macronisme. Choisir ou non de mettre fin aux souffrances, aux difficultés des Français. choisir ou non de mettre fin à une immigration de masse et à l'ensauvagement de notre société. choisir ou non de stopper la spirale infernale des 3400 milliards de dettes du record mondial des impôts, comme le soulignait encore dans son alerte le FMI qui pointait la gestion calamiteuse du président Macron et qui prévoyait que la dette française allait dépasser à l'horizon 2030 la dette la de la Grèce.
Voilà votre gestion. choisir ou non de sauver nos services publics, de protéger nos concitoyens les plus fragiles. Avec le groupe de l'Union des droites pour la République, nous avons déposé au côté de Marine Le Pen et du groupe du Rassemblement national cette motion de censure, non par calcul mais par conviction parce que tout simplement nous croyons que la France mérite mieux que la survie d'un système qui s'effondre.
Depuis 8 ans, les Français regardent ce pouvoir qui promet la réforme et ne fait que livrer la confusion, qui parle d'autorité mais qui pratique la faiblesse, qui prétend incarner la modernité mais ressuscite les inepsies d'une gauche qui aura tant fait de mal à la France. Ce dernier gouvernement n'est pas celui du redressement. C'est celui du renoncement.
Il n'a pas de majorité, pas de vision, pas de légitimité. Il n'a qu'un seul maître, qu'un seul guide, qu'une seule boussole. La peur, la peur du peuple, la peur du peuple français, la peur des urnes.
Mais nous ici, représentant de la coalition des patriotes amoureux de la France, la coalition qu'attendent les Français, nous n'avons pas peur. homme de droite représentant les aspirations de millions de français. Je censurerai avec détermination votre gouvernement fantoche.
Je le fais, je le fais sans hésitation, sans état d'âme, sans ambiguïé pour une raison simple qui apparaît à tous les Français. Car votre politique est tout simplement socialiste. Oui, je censurerai un gouvernement socialiste.
Gouvernement dont monsieur Hollande est devenu le vice-premier ministre. un gouvernement oage du Parti socialiste, prisonnier d'Olivier Fort qui vous tient, qui vous conteindra, qui vous dicte déjà votre ligne. Aujourd'hui, ils vous ont imposé de reculer sur la réforme des retraites.
Attendons de voir ce qu'il né au final. Le seul totem du macronisme que vous avez bradé à la sovette. Mais demain, ils vous imposeront la taxe human des impôts, des taxes, des norme, des règlements et vous cerez.
Demain à genoux, vous céderez pour survivre piteusement. Vous céderez sur tout, sur les impôts, sur les dépenses, sur la dette, sur l'immigration. sur la sécurité.
J'entendais déjà le ministre de l'intérieur avoir des pudeurs pour contester qu'il y ait une submersion migratoire alors que nous avons accueilli l'année dernière près de 550000 étrangers dans notre pays. Nous censurons, je censurerai un gouvernement socialiste et son budget. Un budget incarne la recette immuable du socialisme.
Toujours plus de dépenses, 30 milliards. Toujours plus de dettes, 77 milliards d'intérêt de la dette. Toujours plus d'impôts, au moins 19 milliards.
Ce budget, c'est celui de la fuite en avant d'un gouvernement qui ne sait plus produire, qui punit l'effort, qui dévalorise le travail, qui décourage l'investissement, qui alourdit la fiscalité et qui étouffe la compétitivité. Je sensure ce gouvernement car nous combattons sa philosophie, celle qui prétend que la France se maintient par la redistribution et non par le travail, par la dépendance et non par la liberté, par la dépense et non par la responsabilité. Mais quelque part, ce gouvernement traduit le retour finalement aux sources du macronisme.
Oui, vous remontez aux origines du fleuve, rappelons-le. Emmanuel Macron fut l'homel de François Hollande, son secrétaire général à l'Élysée, puis son ministre de l'économie avant certes de le trahir. Derrière l'opportunisme, derrière l'opportunisme, ce pouvoir en réalité n'a jamais cessé d'être celui de la gauche camouflée.
Caché sous les habits d'un prétendu nouveau monde. Vous avez berné les Français. Certains ont cru naïvement à la promesse du en même temps, mais ce dépassement au final aura tourner à la confusion.
Et cette confusion aujourd'hui, elle se traduit dans la compromission et dans le chaos. Oui, mes chers collègues, nous censurons car nous croyons en la liberté, en l'identité, à l'autorité, à la responsabilité, à la souveraineté, au mérite, au travail. toutes ces valeurs de pour lesquelles vous avez démissionné et parce que je sais et parce que je sais qu'on ne redresse pas la France avec les idées de ceux qui l'ont terriblement affaibli, abaissé, dégradé.
À tous ceux qui aiment la France, je veux lancer aujourd'hui un appel sur ces bancs. Votez, votez cette censure au-delà des partis, au-delà des consignes, au-delà des intérêts personnels. N'ayez pas peur, mes chers collègues, n'ayez pas peur du jugement des Français.
Ne sacrifiez pas la France à la survie d'un système politiquement déjà mort. Comme en 1958, l'heure du courage a sonné. Ne sacrifiez pas les Français à la survie d'un président déchu qui a trahi la patrie.
Je m'adresse en particulier, je le dis, même si leurs bancs sont quasi intégralement cher Pierre Cordier. Voilà ce que représente aujourd'hui la famille politique. La famille politique que j'ai eu l'honneur de présider, celle qui quelque part a été l'héritière du général de Gaul.
Elle est absente. Elle est absente au rendez-vous des Français. Elle est vide.
Alors, malgré leur absence et je parle par l'intermédiaire courageuse de Pierre Cordier qui est là, je m'adresse à mes amis républicains. N'écoutez pas votre peur. N'écoutez pas votre peur.
Je la connais. Je l'ai connu. Ne cédez pas aux menaces, aux coups de menton, au calcul à la petite semaine, au tentative de déstabiliser les uns pour valoriser les autres.
Écoutez les Français, écoutez vos électeurs, écoutez vos sympathisants, écoutez surtout la France qui vous demande, qui exige d'arrêter ce désastre et de sauver avec nous la France. Refuser la censure, c'est gagné sans doute quelques semaines sous la tutelle de monsieur Olivier Fort, un hypothétique et court répit avant une dissolution inéluctable. Mais refuser la censure, c'est avec certitude perdre définitivement la confiance de ceux qui vous ont donné un mandat, les représenter et les protéger.
Les menaces, la peur ne vous sauveront pas. L'Union. Oui.
Empronter le chemin courageux de l'Union comme je l'ai fait l'année dernière. Censuré. Ne vous compromettez pas.
Ne vous compromettez pas dans le soutien à ce gouvernement. N'avalez pas cette couleœuvre, ce bois, cet alligator rose. Aucun électeur de droite ne vous le pardonnera.
Alors oui, mes chers collègues, avec nous, osez le courage censurer pas pour vous mais pour la France. Je vous remercie. Voilà l'intervention donc d'Éric Sioti qui représente son groupe UDR Union des droites républicaines.
On connaissait l'éléphant rose dans le langage courant et on découvre l'alligator rose parce que pourquoi dit-il ça ? Il voulait passer de la couleuvre que les députés LR vont devoir avaler. On connaissait la panthère rose pour être cou.
Oui. Couleœuvre rose parce que selon Eric Sioti c'est celle c'est le programme des socialistes qui va falloir mettre en mettre en œuvre. Il dit l'alligator rose.
Bon je pointe simplement ce sont des moments de vie parlementaire. Chacun trouve les formules les C'est la bougot. D'abord première question qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
Expliquons bien à nos téléspectateurs puisque maintenant il y a une dernière oratrice au nom de c'est ce sont les communiste groupe gauche démocrate et républicaine. Et ensuite que va-t-il se passer ? C'est là ensuite ce qui va se passer c'est que les députés vont voter mettre un bulletin dans vous le disiez une une salle annexe.
Ceux qui veulent voter pour la censure. D'abord sur la première motion qui a été débattue, celle de la France insoumise première motion qui a été déposée pardon. Et puis ensuite sur celle du Rassemblement national, on aura les résultats très rapidement.
Ça nous emmène vers quelle heure à peu près ? À la fin de la matinée, à priori, on devrait être fixé. Bon, il y a des il y a des sources parlementaires qui nous écrivent qui nous disent 11h30 11h45.
Donc ça ça ne va plus trop tarder. Allez-y. Exactement.
Euh voilà pour ce qui va se passer et puis ensuite reste à savoir si Sébastien Lecornu se sera maintenu à son poste, si cette motion de de censure sera rejetée ou non. Pas de surprise euh a priori euh puisque on le disait, il y a environ une vingtaine de voix qui manqueront euh tout à l'heure si les députés respectent les consignes de leur parti et si il n'y a pas de nouveaux députés qui jusqu'ici sont restés silencieux et décident au contraire de voter euh la la motion de de censure. Ça fait deux sites très importantes.
Restons très et on le sait, on n'est pas à l'abri de surprise. Par ailleurs, qu'il s'agisse de Sébastien Lecornu ou des membres du bloc central, il y a encore beaucoup de fébrilité et beaucoup de méfiance. On nimagine pas que c'est gagné malgré ce qui a été lâché au Parti socialiste dans la douleur.
Et puis on s'interroge aussi assez vite sur la suite. Est-ce que le Parti socialiste va continuer de réclamer des tas et des tas de choses ? Vous avez entendu tout à l'heure le PS qui l'expliquait de manière très concrète en disant il va falloir faire de nouvelles concessions et c'est la crainte aujourd'hui de ce qui reste du socle commun de se dire tiens et si on va si si on si on était pris au piège avec de de nouvelles de nouvelles demandes incessantes et bien justement je vous propose que nous creusions cet avenir proche si monsieur le cornu ne tombe pas tout à l'heure dans 30 oui 40 minutes à peu près parce que nous sommes en ligne avec Léonard Ratal vous le savez qui est en direct de l'Assemblée nationale.
Euh pardon alors attendez, on me parle en régie pendant que je parle. Donc là, je ne sais plus du tout ce que qu'est-ce que vous me dites. C'est Ah, c'est Oméya.
Ben oui, pardon. Merci, merci cher Elliot Modins qui m'accompagne avec beaucoup de professionnalisme en régie et de qualité et je le salue. Non, c'est Omeya Guessou qui est en direct de l'Assemblée nationale et qui est avec Omeya Laurent Baumel.
C'est le responsable député socialiste qui était à la tribune tout à l'heure. Beaucoup de questions à lui poser. C'est à vous Oméa.
Exactement. Bonjour Laurent Baumetel, vous êtes exprimé tout à l'heure aujourd'hui à la tribune pour le Parti socialiste. Vous faites aujourd'hui vous le choix de la censure.
Mais combien de la noncensure ? Mais combien il y a de dissident au sein de votre parti ? Je ne sais pas, on me dit 5 ou 6.
On verra tout à l'heure dans les votes. Je peux pas vous le dire avec précision. Sébastien Lecnu, le premier ministre a envoyé il y a quelques instants un courrier à plusieurs députés socialistes ultramarins senseur.
Est-ce que vous saluez aujourd'hui la méthode du premier ministre ? Écrire un courrier à des gens qui s'apprêtent à vous censurer, c'est assez banal. Donc, j'appellerai pas ça une méthode.
Mais peu importe en fait, si vous voulez, la question n'est pas vraiment celle-là à mes yeux. La question c'est de les socialistes se sont réunis, ils ont discuté très longuement, ils ont pris une décision collective qui consiste à dire on ne renonce pas à censurer jusqu'à la fin des temps Sébastien Lecnu, mais on lui laisse une chance parce qu'il a fait une avancée, une concession réelle sur une question qui nous tenait à cœur qui est la suspension de la réforme des retraites qui est une victoire pour 3 millions et demi de personnes qui vont pouvoir, si elles le souhaitent, partir plutôt à la retraite. Donc c'est cette position qui est la position du Parti socialiste.
Moi, c'est ça que je retiens aujourd'hui. Est-ce que quelque part vous avez pas l'impression de vous faire avec cet amendement sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale ? Très honnêtement, non.
D'abord parce que le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il va être très largement corrigé dans l'hémicycle puisque maintenant les parlementaires comme il n'y a plus le 493 ont une vraie liberté de vote. Et donc moi, je pense que tout ce qui pose problème dans ce PLFSS comme par exemple le gel des pensions ou le doublement des franchises médicales ne sera pas dans la copie finale. Et quand bien même on aurait un PLFS qui serait mauvais, [Musique] le fait que la suspension de la réforme des retraites soit dedans nous empêcherait de l'adopter.
Ça ne change rien au fait que le Premier ministre s'est engagé devant nous à suspendre la réforme des retraites. Donc, il faudra que lui trouve un autre moyen de la suspendre. Et s'il ne le fait pas, ça veut dire qu'il n'aura pas tenu l'engagement qu'il a pris devant le pays.
Et nous, nous le censurerons à ce moment-là. Nous ne l'avons pas fait aujourd'hui, mais nous n'avons pas renoncé à notre capacité d'exercer le droit de censure si euh il devait y avoir en effet une sorte d'entourloupe ou de ruse. Je l'ai rappelé ce matin même à la tribune de l'Assemblée au nom des socialistes.
Conservez donc des lignes rouges. Merci Laurent Pomel d'avoir accepté cette interview. Merci beaucoup Amya.
Alors c'est très intéressant ce que vient de dire Laurent Bomel parce que ça nous projette sur la suite. Là on comprend bien que ça va être une négociation acharnée point par point chaque sujet. Là, il a dit euh franchise médicale hors de question par exemple, hein.
Euh donc euh il y a quand même un objectif Dominique, je parle souvent de contrôle, il faut quand même un tout petit peu donner le sentiment qu'on réoriente nos finances publiques dans la bonne direction. là avec des socialistes qui disent ce sera non à ça, ce sera non à ça et qui dans la négociation sont avec un pistolet sur la tempe du premier ministre en disant bah nous on actionne la censure quand on veut puisque LFI et RN sont en mode automatique. Dominique, non mais alors ça me paraît totalement exclu que euh le premier ministre a essayé de créer une entourel loupe euh nous annoncer euh avant-hier que il y aurait une suspension de la réforme des retraite et qu'en réalité en douce il sait que ça ne fonctionnera pas, il va utiliser des artifices, ça me paraît vraiment totalement exclu.
Le gouvernement tomberait vraiment et en plus sous les applaudissements généraux. Donc tardivement tardivement dans l'année. Non mais ça me ça me paraît exclu.
La la vraie question et vous la posez, c'est euh est-ce que les socialistes vont vouloir d'autres scalpes ? Un alors vous avez mentionné les franchises médicales euh mais il y a aussi des tas de mesures fiscales. On sait qu'Olivier Fort a parlé sur la partie budget de la taxe Zucman.
Il a recité le mot alors que le gouvernement essaie de le convaincre qu'il faut faire d'autres choses sur les ultra riches mais pas la taxe Zucman avec un moindre rendement. Est-ce que ce que souhaite le Premier ministre euh c'est que euh ce que nous explique son entourage, c'est que par exemple sur les franchises médicales, il y a des terrains de discussion possibles. Hm hm.
Pas forcément monter les doubler les franchises, mais quelque chose d'intermédiaire, modifier le plafond maximol par an qui qui est de 100 €. Bon, est-ce que c'est pas 100 € mais 80 ? peut avoir nombre de choses, des négociations extrêmement fines, techniques pied à pied juste pour ceux qui nous regardent, ça se passe en 50 jours maximum parce que là on parle du budget de la sécurité sociale hein, pas le budget de l'État.
Budget de l'État c'est 70 jours, budget de la SQ 50 jours. Donc la question que je vous pose aux uns et aux autres, j'ai envie de dire mouillz-vous. Est-ce que euh des négociations aussi rudes, aussi qui s'annoncent entre en réalité les socialistes et le Bloc central, hein, ça va être ça, peuvent aboutir à un texte adoptable ?
Parce que là, il y aura pas de 493. C'est ça qu'il faut que vous compreniez bien. On peut plus se cacher derrière la censure en disant bon bah on censure pas mais on a mais non là faut adhérer, faut adhérer au budget.
Est-ce que c'est possible ? Ve commencer. Non, mais pardon, il y a très peu de chance aujourd'hui que ça passe et qu'est-ce qui inquiète largement.
Mais quelle est la question ? Adoptable. Adoptable, c'est-à-dire voter ou euh adoptable, c'est-à-dire qui assure euh à la France euh un un rééquilibre des comptes publics.
C'est quoi vot voter Elisabeth ? Bah oui, il faut là, il faut voter positivement. Voter mais vous avez tout à l'heure parfaitement résumé la procédure, le calendrier.
Donc, il va falloir voter l'Assemblée puis le Sénat. On a déjà dit que le texte allait arriver à l'Assemblée serait comment vous le qualifiez-vous ? On a dit Frankenstein voilà maintenant c'est le surnom qui est adopté je crois institutionnalisé qui va revenir en commission paramètres.
On va pas casser les pieds aux téléspectateurs avec ça mais le vote à la fin ça va être très compliqué. Je trouve que Laurent Bomel pour le Parti socialiste a eu la non censure honteuse je trouve. Donc on n'est pas au bout du chemin si vous parle en fait moi on parle de la capacité des uns et des autres à retrouver de la rationalité parce que si vous vous êtes engagé sur un chemin de la non censure mi-octobre, vous devez être sur un chemin d'adoption du budget à la fin du mois de décembre.
Sinon plus personne ne comprend rien à ce que vous avez fait. Guillaume, vous y croyez ou pas ? Bah qui a un calendrier, c'est une bonne chose mais j'en viens à ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que les arrière-pensées sont beaucoup plus nombreuses que la réalité des raisonnements économiques.
Vous feriez venir un socialiste espagnol expliquer aux socialistes français que eux ils sont à 67 ans. Ce serait une rigolade générale si vous voulez. Donc euh il y a un moment où on n'est plus du tout dans un argument "J'échange" euh rationnellement entre le gouvernement et les socialistes.
On est dans une affaire politique profonde. Et quand on est dans une affaire politique, les questions de calendrier, c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure, soyons extrêmement prudents pour le résultat qu'on va avoir dans une demi-heure, euh les les raisonnements sont parfaitement parfaitement irrationnels. Moi ce qui me frappe aussi c'est le côté depuis les années 80 le côté contrecyclique de la situation française.
Math de Panneau et 86 membres de l'Assemblée. Le scénari est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle.
Le scrutin est ouvert pour 30 minutes. Il sera donc clos à 11h30. La séance est suspendue.
Donc ça veut dire Guillaume 11h30 vous aurez le résultat. Attendez parce qu'il y a le dépouillement quand même les amis. C'est des vrais c'est des vrais bulletins donc faut quand même Non mais donc 11h35 11h40 résultat sur la première motion de censure.
C'est très important, je vous le précise chers amis. C'est celle-là qui qui compte hein puisque j'explique pourquoi en deux en deux en de temps trois mouvements, c'est la motion de censure déposée par les insoumis et le Rassemblement national a annoncé comme ils l'ont déjà fait par le passé hein qu'il voteraiit la motion de censure des insoumis. L'inverse.
Voilà, c'est là tout à fait raison. L'inverse, on ne peut pas dire l'inverse. Non, absolument les insoumis, la gauche refuse toujours de voter avec avec le rassembl enfin pour les motions du rassemblement les mots du rassemblement national, ne serait-ce que parce que dans le texte des motions, il est indiqué des choses qui ne leur conviennent pas du tout, comme par exemple la suppression ou plutôt la réforme profonde de la l'aide médicale d'État pour donner un exemple.
Oui, Dominique. Non mais juste un point de de procédure euh la réforme des retraites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, à quel moment l'amendement du gouvernement sur la suspension va arriver si le gouvernement le dépose à la fin de la discussion sur le PLFSS, tout ce qui arrive avant dans la discussion, le gouvernement pourra dire si vous partez un peu dans le décor sur les franchises, sur la maîtrise des comptes de la santé et cetera, moi je ne déposerai pas d'amendement. Le gouvernement n'est pas totalement démunque Dominique, vous venez de nous dire qu'il était absolument impensable que Sébastien le Cornu ne tienne pas sa promesse faite devant les Français eu hier euh non euh pardon avant mais mais laissez-moi euh trois petits points et la phrase pas à n'importe quelle condition.
C'est ce qu'il a dit aussi dans son et il l'a dit d'ailleurs tout au long de la de ses prises de parole à la fois aux questions d'actualité hier et lors de son discours de politique générale il a dit 30 milliards. Il y a il y a il y a une logique du compromis qui est un peu prévalu là. Effectivement, je le parti socialiste a fait un pas et quand on dit d'ailleurs que les députés s'assoient sur leur conviction, c'est le principe même de du compromis et de la négociation.
C'est-à-dire que effectivement, il faut en rabattre un peu. C'est la logique du compromis qui a prévalu. Est-ce qu'elle va durer ?
Moi je dis c'est pour ça que je vous disais que je trouvais que Laurentel avait un peu la noncensure honteuse et que la menace la menace était très très ferme. Elle était vraiment si vous n'accédez pas à toutes on est reparti si vous voulez dans des débats avec des chantages à à perpétuité parce qu'ils n'ont aucune confiance les uns dans les autres. Mais mais mais c'est aussi parce que ils sont euh sur euh dans une situation politique très très fragile et que ils se sont affranchis des LFI, le Parti socialiste et qu'ils en ont quand même besoin.
Donc ils ont besoin des électeurs. Donc tout ça est extraordinairement complexe. On n'est pas sorti du Maras.
On va avoir un débat incroyable, incroyable au Parlement je pense sur le budget. On va aller voir Léonard Atal qui est en direct de l'Assemblée nationale cette fois-ci. C'est bien Léonard ne vous inquiétez pas.
Je euh je je je me suis trompé une fois, pas deux. Euh il est avec Priscnau de qui est une macronice, membre du groupe ensemble pour la République. Dès que nous aurons écouté cette interview de Priscat Tvenau, je vous poserai aux uns et aux autres une question toute simple en attendant les résultats du vote.
Qui sont les gagnants et les perdants de la la l'épisode de crise que nous sommes en train de vivre ? Vous nous direz les uns les autres ce que vous en pensez. Léonard Atal, c'est à vous.
Euh vous êtes avec madame la députée Prisca Tvenna. Bonjour Priska TNA. Bonjour.
Euh le vote a commencé, on aura le résultat dans dans une demi-heure. Euh est-ce que vous avez des échos ? Est-ce que tout simplement le gouvernement va euh tenir va résister à cette censure ?
Non, je n'ai pas spécialement plus d'écho que vous en avez et de ce qu'on a pu entendre dans l'hémicycle là au cours de la dernière heure. Ce que je dis c'est que j'espère qu'on va pouvoir enfin avoir un moment où on pourra commencer le débat budgétaire à l'Assemblée nationale. Ça va se jouer à quelques vois après.
Qu'est-ce que ça dit de ce gouvernement ? Est-ce que ça veut dire que vous êtes dans les mains du Parti socialiste au moment où va débuter cet examen budgétaire ? Non, je pense qu'il faut arrêter avec ce jeu permanent de se dire si le gouvernement est dans les mains d'un tel ou d'un tel.
Je pense que aujourd'hui le budget est dans les mains de l'ensemble des 577 députés à l'Assemblée nationale. Soit ils veulent se mettre à travailler sur ce budget, à le faire révoluer, l'amander, le corriger peut-être, soit ils veulent simplement le bloquer et donc ne pas répondre aux attentes des Françaises et des Français qui ont besoin de ce budget pour plein de raisons évidentes sur l'éducation, sur la santé, sur la défense, sur la sécurité intérieure. Si ça passe, ça ressemble quand même à un surcis.
Mais vous savez, on est tous en surcis. Quand on est élu, on est en surcis. Quand on est nommé, on est en surcis.
Mais le temps que nous avons devant nous quand nous sommes là pour siéger, c'est pour travailler et pas pour bloquer. Vous êtes à l'aise avec la proposition du Premier ministre de suspendre la réforme des retraites qui va mettre qui va proposer à l'Assemblée nationale. Vous vous avez défendu Corséâ cette cette réforme ces dernières années depuis 2023.
Mais moi, je vais être très clair avec vous. Est-ce que je suis pour la suspension de la réforme des retraites ? Non.
Pour autant, est-ce que c'est un prétexte pour bloquer le budget et bloquer le débat parlementaire ? Non, je vais défendre ma position aussi bien en commission que dans l'émycle. Mais soyons assez simple, la messe est dite si la suspension venait être proposée au sein de l'hémicycle, les voies du Rassemblement national ajouté à celle de la gauche feront que cette suspension sera votée.
Pour l'instant, mais je voudrais vous dire aussi que il y a une formidable hypocrisie dans cet hémicycle. Toutes celles et ceux qui vont voter la censure savent que si elle était votée, en réalité le gouvernement procéderait par loi spéciale et tout ce qu'ils prétendent combattre serait en réalité imposé aux français et aux français. En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre et qui n'aurait jamais été le projet de budget de financement à la fois de la CQ et de l'État que nous aurions proposé si nous irons aujourd'hui au gouvernement.
Mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines alors que celles et ceux qui votent la censure aujourd'hui savent très bien que la conséquence de leur vote s'il était suivi par une majorité et bien permettrait une loi spéciale au gouvernement et que nous n' plus jamais la possibilité de corriger la copie. C'est la raison pour laquelle je suis heureux de avec mes camarades socialistes de faire en sorte que le débat puisse s'engager. Mais je crois que comme toujours dans ces moments-là, il y a des gens qui cherchent davantage le symbole et c'est vrai que c'est beaucoup plus facile d'expliquer que comme ce gouvernement n'est pas le nôtre, on le censure.
Mais que veut-on passer d'une censure à l'autre, être d'un gouvernement à l'autre, amené à dire que aucun d'entre eux ne tiendra jamais ? Il n'y a pas de majorité dans ce parlement. Aucun d'entre nous n'a la majorité.
C'est vrai pour l'extrême droite, c'est vrai pour la droite, c'est vrai pour la gauche. Et donc nous sommes dans une situation où il faudra forcément agir avec un parlement qui n'est le parlement de personne ou plus exactement qui est le parlement de tout le monde. En tout cas celui que les Français ont choisi il y a un an qui est parfaitement légitime puisque il est celui qui a connu finalement le taux de participation le plus élevé depuis 40 ans et donc nous allons faire avec.
Mais que l'avez-vous pas fait tôt avec les autres ? Mais ce qui a changé avec ce gouvernement par rapport aux précédents, il s'est rallié à la position défendue par tout le Nouveau Front populaire de ne pas gouverner avec le 493 et donc d'accepter l'idée que c'est le Parlement qui est souverain. Alors chacun prendra son risque et chacun devra répondre de ses actes devant vous, devant les Françaises et les Français parce que à chaque vote, chacun saura que son vote compte puisque il n'y aura pas de correction possible par le gouvernement en fin de parcours avec un 493.
Qu'est-ce qui dans les prochaines semaines que vous pourrez censurer ? Mais si le par si le parlement n'était pas respecté, si le gouvernement ne tenait pas ses engagements, je pense notamment à la suspension de la réforme des retraites. Il va de soi que nous censurerions immédiatement.
Et donc tant que le parlement, tant que le parlement sera respecté, tant que le gouvernement sera loyal avec le parlement, nous ne le censurerons pas. Dès lors qu'il ne le serait plus, nous le censurons immédiatement. Vous avez des droits de vie ou de mort sur ce gouvernement. pas une question de droit, de vie ou de mort, mais c'est une évidence que il faut maintenant des parlementaires qui aient l'intelligence de comprendre que nous avons peut-être le moment le plus parlementaire de la 5e.
Ça n'est jamais arrivé. Depuis 58, les parlementaires font semblant d'être des députés. Ils ne le sont pas.
Ils ne le sont pas parce que à chaque fois qu'ils votent un amendement, ils savent très bien que derrière le gouvernement reprendra la copie et fera ce qu'il voudra. Pour la première fois, nous sommes considérés pour ce que nous sommes des législateurs et donc peut-être que ça donnera lieu à des débats qui vont être des débats homériques. Je sais très bien que sur la partie fiscale, sur la partie des dépenses, nous allons avoir beaucoup de débats et bien tant mieux et chacun sera appelé à la responsabilité et chacun devra répondre de ses actes devant les Françaises et les Français et dire s'il a voté la taxe Zucman ou s'il ne l'a pas voté, s'il a préféré taxer les retraités ou taxer les milliardaires.
C'est aussi simple que ça. Et donc moi je le prétends pour nous allons défendre les retraités, les malades, les gens de la classe moyenne et des classes populaires, les étudiants, les apprentis, tous ceux qui sont aujourd'hui dans le projet actuel qui sont les premières victimes de ce gouvernement. Et nous verrons ce que chacun fait et on verra même dans le bloc central ce qu'ils sont prêts à faire.
Est-ce qu'ils sont prêts à dire à leurs électeurs nous avons préféré défendre Bernard Arnaud ou Vincent Boloré plutôt que celui ou celle qui bénéficie d'une retraite très faible et qui a tant de difficultés à fin de mois ? Est-ce qu'il défendent les salariés ou est-ce qu'il défendent le patronat ? Et bien chacun sera devant sa responsabilité.
Du coup, Emmanuel Macron, avez-vous d'insister à remettre à chacun Macron par marché ? Non, Emmanuel Macron n'a jamais eu raison de ne pas entendre ce que le disaient les Français. Mais ce que ce gouvernement a compris plus que les autres, c'est qu'il ne pourrai pas gouverner comme les autres l'ont fait précédemment.
Ils ne pourront plus procéder avec le 493. Ils ne pourront plus avancer sous la contrainte du parlementarisme rationalisé. Et donc chaque parlementaire sera désormais maître de ses votes.
C'est un changement substantiel et c'est la raison pour laquelle nous acceptons de rentrer dans le débat. Ça ne veut pas dire que nous partageons le point de vue du gouvernement. Ça veut dire que nous sommes simplement prêts à assumer un débat parce que nous sommes des parlementaires et un parlementaire, il représente, il a reçu un mandat de ses électeurs.
Nous allons défendre notre mandat. Nous allons défendre ce que nous avons les raisons pour lesquelles nous avons été choisis mais nous n'accepterons pas évidemment la copie gouvernementale. Voilà Olivier Fort qui répondait aux questions des journalistes salle des quatre colonnes à l'Assemblée nationale.
Alors dans maintenant 15 20 minutes grand maximum, nous aurons les résultats du vote concernant la première motion de censure. On est on est concentré parce que nous allons avoir nous allons avoir les résultats. C'est la Bougriot.
Je rappelle que vous êtes du service politique TF1 LCI. Il y a une question qu'on va regarder ensemble avec précision, c'est la marge. Alors, on va voir d'abord si euh monsieur le cornu n'est pas renversé, nous verrons.
Et s'il devait ne pas être renversé, il faudra regarder aussi jusqu'à combien de députés sont allés jusqu'à mettre un bulletin en faveur de la censure. Et ce sera très intéressant justement à observer qu'il s'agisse des républicains. D'une part, on en a beaucoup parlé avec une rupture, une fracture très forte entre d'un côté l'état-major Bruno Rotaillot qui en sortant du gouvernement dit "Ce budget, on ne doit pas le voter en l'État." Euh et puis Laurent Voquier, lui qui appelle ses troupes à ne pas censurer, on l'a vu, les républicains ces dernières années ont été très très souvent divisés parce que ils n'ont pas les mêmes circonscriptions, ils n'ont pas le même électorat et donc pas les mêmes attentes de la part de ceux qui ont voté pour eux.
Donc là-dessus, ce sera intéressant de voir aussi, ce sera intéressant de regarder du côté des socialistes. Pour l'instant, avec nos décomtes, on a noté qu'il y avait 5 six socialistes qui étaient prêts à ne pas respecter la consigne d'Olivier Fort à voter cette censure, à mettre un bulletin pour cette motion de de censure. Ça nous amène à peu près à une vingtaine de de de voix qui manqueraient en tout pour l'instant.
Mais encore une fois euh il faut rester prudent et voir si il y a des des des gens qui ne vont pas au bout euh de leur engagement. C'est là on se remémore quand quand je vous écoute. On se remémore ce qui s'était passé en 2023, donc c'était le 493 de madame Born pour faire passer justement la fameuse réforme des retraites et elle n'était pas tombée.
À 9 voix près, il y avait eu 280 députés qui alors c'était pas la même assemblée hein, c'était avant les les la dissolution mais il y avait 280 députés qui avaient voté la censure, neuf voix de de de d'écart et c'est à chaque fois c'est un indicateur si vous voulez. C'est que quand quelque chose tient à un fil et bien ensuite ça va être encore plus difficile pour le gouvernement qui s'engage dans un débat budgétaire très compliqué et qui s'engagerait et juste pour finir cher là dans ce moment-là qui était celui de la de la pardon de la motion de censure de 2023 députés LR étaient en rupture de banc donc il y avait eu et on rappelle que l'on sait très précisément nommément qui vote quoi. Oui oui mais sont des arguments qui comp oui ça compte énormément et chaque je dirais citoyen peut euh tout à l'heure pour avoir ce qu'a fait son député.
C'est là ça donnera juste aussi une idée à Sébastien de Lecornu de l'état de ses forces. est-ce que son socle commun est resté euh bien commun euh jusqu'au bout et on sait à quel point il est effrité euh depuis euh depuis ces ces dernières semaines. Euh voilà, donc si ça tient à quelques voies près euh là encore ça lui donne aussi une idée pour la Suce qui reste tout de même très inquiet pour les prochaines semaines.
On sait que là la première victoire c'est de se dire tiens on va pouvoir commencer à examiner le budget c'est pas dit que le budget passe pour autant bien sûr on en parlait tout à l'heure ensemble et vous étiez pas optimiste. Je me souviens. C'est là sur la réussite de la chose.
Il est 11h15. Il est 11h15 et vous êtes sur LCI. Les résultats de cette motion de censure dans moins de 15 minutes sur notre chaîne, nous saurons si Sébastien Lecornu peut tenir et j'ai envie de dire peut tenir encore quelques semaines, quelques semaines, quelques semaines, quelques mois.
Nous verrons, c'est une situation politique totalement instable. On a le sentiment non plus de manier la matière politique, nous qui la commentons depuis maintenant quelques années, mais de manier de la nitroglycérine. Voilà. euh le résumé au fond euh de la situation telle que nous la commentons maintenant depuis quelques jours, quelques semaines.
Ellisabeth, Dominique, Guillaume Sibetator Rose la Norgérine. Vous n'êtes pas d'accord ? Comment vous n'êtes pas d'accord ?
Non mais j'ajouterai ce que disait Cella tout à l'heure parce que j'ai toujours assimilé les horizons à LR en fait parce que l'essentiel des députés horizon c'est quand même des LR qui ont rejoint la et et Loir Philippe et ils sont pas du tout du tout du tout sur la même sur la même ligne et sur la conversation qui va débuter sur le budget euh ils vont adopter et pour des raisons de stratégie électorale Philippe et pour des raisons de conviction des positions qui seront radicalement opposées non seulement à celle des socialistes et ça c'est normal mais à une bonne partie de celles qui seront défendu par les LR classiques qui étaient leur voisins de bureau il y a encore 10 minutes parce que c'est pas la stratégie de voir Philippe, c'est pas les convictions qu'ils ont et et évidemment ça va rendre très très compliqué le maintien du calendrier tel que vous l'évoquiez tout à l'heure c'est que ça va devenir quelque chose de difficilement gérable. En plus, moi je ne supporte pas, mais ça c'est très le côté encore une fois à l'ancienne, je ne supporte pas cette espèce de glorification de la suppression du 493 comme si c'était une victoire extraordinaire de la démocratie. Mais enfin Michel Rocard qui était un type extraordinaire qui a négocié les accords de Matignon, qui a été un premier ministre social-démocrate, combien de fois il a utilisé le 493 ?
Des dizaines de fois. Donc si vous voulez maintenant faire croire parce que ça c'est l'influence. Tout à l'heure, vous avez dit quelque chose qui est intéressant concernant les socialistes.
Il y a dans la tête des socialistes, on vient de voir Olivier Fort, il y en a la moitié qui sont des socio-démocrates euh plus ou moins convaincu et d'autres qui sont quand même restés dans cette espèce de mystique qui était celle de Jean-Luc Mélenchon, période nupest, c'est-à-dire que le 493, c'est l'antidémocratie, que rien ne fonctionne et cetera et cetera. Je me souviens même alors elle est hors hors sujet madame Binet elle a expliqué dans toute la séquence qu'on vient de vivre il faut il faut absolument qu'on en finisse avec la nuit sinistre du macronisme si vous voulez et tout à l'heure donc une députée écologiste parlait même de de d'Emmanuel Macron qui se transformait en Indenburg. Donc si vous voulez, ils sont tous ils sont tous sur des sur des nuances politiques considérables à l'intérieur du même parti.
Tout en se félicitant qu'on fiche à la poubelle un des arguments fondamentaux de la 5e République. Alors euh 11h18 sur LCI dans 10 12 minutes. Dans 10 Non non mais non mais là ce que vous voyez à l'image c'est ce couloir qui mène de la salle des quatre colonnes.
Alors elle s'appelle comme ça. Vous vous savez pourquoi chers amis ? parce qu'il y a quatre colonnes dans cette dans cette salle.
Non mais parfois parfois il faut savoir raconter les choses simplement dans cette matinée, c'est la première chose qui paraît à peu près simple. Et le couloir va de la salle des quatre colonnes jusqu'à l'hémicycle. C'est le couloir qu'emprunt les députés lorsqu'ils veulent rejoindre l'hémicycle, lorsqu'ils veulent passer par la salle des quatre colonnes.
C'est un choix, ils peuvent passer par ailleurs pour être interrogés par les journalistes qui qui travaillent euh avec de la avec de la nitroglycérine en ce moment. Oui, en ce moment. Donc 10 petites minutes avant que nous connaissions le résultat.
Je vous précise aussi que les députés sont en train de voter dans des salles annexes attenantes à l'hémicycle dans des vraies urnes. He c'est pas électronique. Donc ensuite les appariteurs de l'Assemblée nationale dépouilleront les bulletins et on verra s'il y en a 289 ou plus en faveur de la censure.
C'est ce que nous saurons dans à peine 10 minutes. En attendant en attendant je voudrais vous poser préciser également qu'on saura qui a voté quoi. Nommément en fait voilà on pourra savoir qui a trahi ou pas son groupe.
C'est exactement ça. avant que nous connaissions ce résultat d'un mot chacun d'un mot mais vraiment très brièvement au moment où nous nous parlons, qui sont selon vous les responsables politiques qui ressortent gagnant de l'épisode que nous sommes en train de traverser au regard de l'opinion publique h et ceux qui au contraire ont perdu des plumesabeth, vous commencez. Alors moi j'ai un esprit positif. les les gagnants.
Sébastien le CCornu, voilà, on peut développer, on donne juste les noms. Sébastien Lecornu, il pour l'instant il a il a réussi son paris, il a explosé médiatiquement et il a fait un bon discours de politique générale. Olivier Fort qui a éclairé, éclairci sa position vis-à-vis de LFI, les perdants Emmanuel Macron.
Évidemment, le macronisme décroche euh se décroche de sa réforme des retraites pour le bilan d'Emmanuel Macron. C'est extrêmement dommageable. Tous les allers sont perdants.
Bon et euh les extrêmes, Marine Le Pen et LFI pour finir sont pris un peu quand même à contrepied par la position du Parti socialiste. Alors ça on va en débattre. On va en débattre de savoir si Madame Le Pen n'est pas quand même la grande gagnante de tout l'épisode.
Ça ça mérite d'être débattu en tout cas. Mais on va s'interrompre juste dans ce débat. On reprend tout de suite pendant une minute à peine parce que nous allons rejoindre Léonard à l'Assemblée nationale qui est avec Alexis Corbière.
Alexis Corbierre responsable de l'après. Il n'est plus à la France insoumise monsieur Corbia. C'est à vous Léonard.
Oui, tout à fait. Avec Alexis Corbè, merci d'être avec nous. Vous venez de glisser votre bulletin dans l'urne dans à l'instant dans la salle annexe.
Est-ce que vous avez vu du monde et du monde peut-être des députés qui n'avaient pas prévu de voter la censure ? Racontez-nous. Je je oui, il y a du monde, il y a façon ça va se jouer, on va être honnête à une dizaine, une quinzaine de voix.
Mon pronostic et que je pense que la motion de censure sera pas adoptée. C'est plutôt ça. Ce que je maîtrise pas, c'est quel est l'état de la crise au sein du groupe LR ?
Est-ce qu'il y a des députés LR qui finalement ont voté la censure ? Je peux pas le dire dans la queue qui était là tout à l'heure. On va voir parler avec des socialistes pour essayer de les convaincre d'être plus que H à voter la censure.
Oui. Moi je ne cesse de parler avec les socialistes à commencer par Olivier Fort et Boris Vallot. On a un désaccord stratégique assez significatif.
Moi, je ne suis pas d'accord avec le fait de ne pas voter la censure. Je pense que la crise est telle, la colère des Français contre Emmanuel Macron que il y a pour beaucoup de gens ne pas voter la censure, c'est donner un blancin à à ce le cornu 2, le cornu 3 qui est une manière un peu autoritaire de la part du président de la République de continuer à garder le pouvoir. Bon, après on va avoir la suspension de la réform.
Oui, mais ça on va avoir un débat après budgétaire si d'aventure le vote de censure n'est pas adopté. On a vu qu'il y a il y a un problème, je veux pas être trop technique pour ceux qui nous écoutent mais si c'est un amendement dans le casadre du projet de loi de finance sur la sécurité sociale, la question de la suspension de la réforme des retraites qui est un bouger hein pour beaucoup de salariés, mais il faudra tout voter pour le faire passer. Et là honnêtement, l'homme de gauche que je suis à ce stade, je veux dire, je vais pas voter en projet de loi de finance sur la sécurité sociale qui prévoit notamment l'augmentation des médicaments et cetera.
Alors, on verra la qualité du débat. Merci beaucoup Alexis Kurbier. Encore un peu de suspense.
Dans quelques minutes, moins de 10 minutes, on devrait connaître le résultat de ce vote jusqu'à l'oreille. Merci beaucoup Léonard. Alors, on continue ce débat parce que c'est vrai que Ellisabeth a lancé la conversation.
Elisabeth, elle dit pas que madame Le Pen serait la grande gagnante nécessairement de l'épisode de crise politique que nous traversons. Qui veut enchaîner ? Allez-y, si bête.
Bah, en fait, je pense que il y a deux manières de gagner, deux manières de perdre. Si vous vous si vous vous intéressez, est-ce que vous avez gagné ou perdu d'un point de vue électoral ? Pour moi, de manière très claire, c'est Marine Le Pen et son parti qui sortent grand gagnant de la séquence.
On l'a vu à travers les sondages. En fait, il y a, je pense, chez eux une forme de clarté. Ils s'inscrivent par ailleurs dans une forme de tradition contestataire qui est celle de leur parti qui plaît plutôt à leurs électeurs en demandant la censure et donc du coup je pense que électoralement ils sont gagnants.
Après, d'un point de vue de positionnement personnel et de stature, je pense qu'on voit les choses différemment. Et là, je rejoins Ellisabeth où au fond le corn, le premier ministre qui est arrivé avec un capital de sympathie proche de zéro a petit à petit pris de l'importance, s'est étoffé et on le voit à travers les enquêtes d'opinion. Pour autant, le mouvement politique qui l'incarne, lui, si on devait demain appeler les Français à voter, s'effondrerait largement.
OK. C'est là vous vouliez vous aussi nous donner votre sentiment. Oui.
Alors je ne copie pas Ellisabeth mais je suis d'accord avec elle mais pas pour les mêmes raisons. Sébastien le Cornu grand gagnant d'abord mais à court terme pour sa méthode tout de même. Si on compare à la façon dont ça s'est passé avec François Baï ou encore Michel Barnier, il a quand même réussi à remettre le le Parti socialiste dans les rouages avec des mots très sympathiques de la part d'Olivier Fort qui expliquent que le dialogue est noué et cetera.
Euh et puis euh 2e euh gagnant, mais là encore à très court terme et c'est l'écueil de ces de de ces deux-là, euh Parti socialiste, Olivier Fortit à obtenir tout de même une belle victoire politique. Reste à savoir si celle-ci va être effective. Euh grand perdant outre les LR Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, grand perdant qui en fait montre, j'allais dire, illustre aujourd'hui l'affaiblissement, l'isolement dans lequel il se trouve. cette décision d'accepter puisque il a dû l'accepter cette décision de suspendre la réforme des retraites, il ne l'a pas fait de gaié de cœur. On sait que il aime aller jusqu'au bout, que c'est souvent par ailleurs les reproches qui lui sont fait, y compris au sein de son camp qu'il est entêté.
Là, il lâche ce morceau alors que le bilan sur le plan économique, c'est ce qu'il tente jusqu'au bout de de défendre. Carte blanch carte blanche au Premier ministre. C'est sûr que ce sont deux mots qui lui ont coûté extrêmement cher.
Dominique Olivier Fort grand gagnant de toute évidence. C'est Bastien Lecnu qui déshabille le macronisme pour sauver Macron. Ça, ce sont les gagnants.
Le perdant euh le perdant en dehors du président, je pense que c'est l'élection présidentielle de 2027 qui va passer énormément de temps sur les retraites comme les deux précédentes. Et ça veut dire que beaucoup d'autres sujets qui me semblent beaucoup plus importants, notamment pour ceux qui ont aujourd'hui 30 ou 40 ans, beaucoup d'autres sujets ne seront pas abordés. Nous allons perdre beaucoup de temps.
Le monosujet est de retour. Guillaume. Euh l'homme du 21e siècle se retire devant le point de vue de mes conceurs.
Je vais d'une lâcheté totale. Après, je hurlerai quand on aura le résultat définitif mais pour l'instant comme il reste 4 minutes et alors là, je fais du David Doucan, je pense que ce serait vraiment absurde de distribuer pour l'instant des points aux gagnants et au perdant alors qu'on ne sait pas quel va être le résultat dans 4 minutes. Après, on peut attendre 4 minutes.
Non, mais vous avez raison. Non mais je vous connais, vous êtes dans un grand prix de formule 1, ils sont pas encore partis, vous voulez donner le gagnant. Non mais vous savez bien que là mais attendez, je vais vous dire Guillaume Guillaume Guillaume vous avez dit nitroglycérine, vous avez repris la formule mais on vit heure par heure jour le jour.
Donc nos gagnants d'aujourd'hui, c'est vrai, sont peut-être les perdants d'hier. Mais comment avoir des perspectives ? On vit au jour le jour sous le regard des Français parce que on regarde à l'heure leur on regarde on regarde aussi vous le savez dans les chaînes de télévision on regarde un peu les audiences vous êtes de plus en plus nombreux chaque matin à nous suivre parce que cette crise politique ces épisodes ces rebondissements vous passionnent et pourquoi il vous passionne parce que c'est votre vie hein à la fin c'est votre vie qui sera qui sera impactée et moi je pense que vous oubliez tous un grand perdant dans cette affaire sans doute probablement le contribuable probablement le contribuable c'est côté le contribuable parce que vous je me rappelle plus on a beaucoup parlé des économies tout d'un coup on a plus du tout parlé pour parler des dépenses.
Voilà. Bon et ben les économies et les recettes nécessaires pour avoir cette trajectoire qui nous assure quand même un assignissement, ça passe effectivement par des efforts. Mais vous avez vu par exemple que on parlait des franchises médicales, sauf erreur, le gouvernement, on l'a un peu évoqué finalement serait d'accord pour que elle soit pas augmentée comme c'est prévu dans le budget.
Il va y avoir des négociations, il va avoir en parlant, il va y avoir des compromis. Mais je vais vous dire Isabelle, quand je vous dis quand je vous dis le grand perdant, l'un des grands perdants, c'est le contribuable. Pas nécessairement celui d'aujourd'hui, mais de toute façon, n'en doutez pas celui de demain.
Parce que les efforts budgétaires qui sont repoussés à plus tard, la dette qui est mise sous le tapis, à un moment donné quelqu'un paye l'addition. Dominique, je pense pas me tromper en disant cela. Non, non, non. pour une raison très simple d'ailleurs et on l'a dans les chiffres du budget 2026, c'est que la charge des intérêts de la dette, voilà, qui n'est que la constatation de l'impéricie précédente, la charge des intérêts de la dette augmente.
Elle était de 60 milliards dans le budget en 2024, dans le budget 2026, elle sera elle est de 74 milliards. Ça veut dire que 14 milliards milliards d'euros sont jetés à la rivière pour payer l'impéricide des dernières années. premier poste ou pas encore ?
Euh euh ça n'est et ben écoutez, vous me posez une colle. Si vous faites le total de l'éducation, euh je pense si vous additionnez éducation plus enseignement supérieur, c'est pas encore le premier post. Bon ben enfin on y va quoi.
On y va tout droit. Alors qu'est-ce qui va qu'est-ce qui est en train de se passer ? Là, on va le faire ensemble si vous le voulez bien.
Il est 11h29 donc là le vote va bientôt être clos pour on parle bien de la première motion hein la motion déposé par la France insoumise mais ça va se passer que vous allez avoir un dépouillement et les résultats vont être annoncés dans la foulée d'abord pour la France insoumise et ensuite vote pour la motion du Rassemblement national et là encore les résultats seront annoncés dans la foulée. C'est c'est la présidente de l'Assemblée nationale. Oui.
Elle donne les résultats de la première motion de censure. Exact. dans la foulée de son intervention, elle ouvre le scrutin de la seconde.
Bon, alors est-ce qu'on peut quand même réexpliquer à nos téléspectateurs, c'est là pourquoi c'est la première motion de censure, celle dont nous connaîtrons donc les résultats sur LCI dans une 2 3 minutes, 5 minutes maximum, qui est la plus importante à observer ? Alors, la première motion de censure est la plus importante à observer. D'abord parce qu'on sait que la gauche ne vote jamais les motions de censure déposée par le Rassemblement national.
Et le Rassemblement national ne s'empêche pas quant à lui de voter. Les motions de censure, même quand elles ne n'appartiennent pas à son camp. Et donc la motion de censure de la France insoumise, pour vous la faire courte, est celle qui peut obtenir le plus de voix. le Rassemblement national, ça va se euh euh ça va pardon rester euh du côté des voix de la droite et de l'extrême droite.
Voilà, c'est donc on pourrait imaginer par exemple parce qu'on parlait tout à l'heure de frondeurs ensemble, je parle des frondeurs chez LR qui diraient qui ne suivraient pas la consigne de monsieur Voquier et qui diraient non moi je ne suis pas d'accord, je veux quand même censurer le gouvernement et qu'est-ce que qu'est-ce qu'ils vont est-ce qu'il pourrai quand même voter une motion de censurer les filles ? Écoutez, on verra mais honnêtement c'est très périlleux tout bah parce que des Républicains qui vont voter la motion de censure déposée par la France insoumise après le discours d'Aurélie Trouvé que vous avez entendu euh difficile. Ça me semble tout de même très compliqué à expliquer aux Français et encore plus à leurs élects ont déjà du mal à expliquer leur leur position complètement contradictoire.
Alors ça vote je rappelle je rappelle à ceux qui nous regardent tout à l'heure on prenait la référence historique. C'est vrai que c'est déjà c'est déjà de l'histoire hein. 2023 la motion de censure contre madame Born neuf voix d'écart neu voix s'était interposé entre Madame Borne et la chute et des députés LR avaient voté la motion de censure mais elle avait été déposée par monsieur de Courson.
Ah oui, c'était une motion de censure liotte hein. Et donc ça permettait à tout le monde de pouvoir la voter. C'était pas salissant quoi, si j'ose dire.
Là, on est dans une configuration un peu différente mais on est aussi dans un contexte politique différent, beaucoup plus tendu, beaucoup plus radicalisé, beaucoup plus brutal. Donc ne présageons pas. Je rejoins la sagesse de Guillaume Duran.
Guillaume, quand vous êtes sur ce plateau, la sagesse s'installe. Oui. Oui.
Enfin 10 minutes. Et ouais. Allez, un grain de folie.
Attend tout à l'heure. Et donc dans maintenant 2 3 minutes, nous saurons si la motion de censure, la France insoumise a échoué ou pas. Euh on se projette peut-être aussi un petit peu sur la suite parce que on va regarder justement cet écart.
Combien de députés auront voté la motion de censure s'ils sont 270 ? C'est pas la même chose politiquement que s'ils sont 288. Vous êtes d'accord Ellisabeth ?
Pas forcément. Je sais, je suis intellectuellement séduite par ce que disait Guillaume Duran tout à l'heure antenne, c'està-dire évidemment s'il gagne à quatre voix, ça lui donne pas un élan formidable. Mais dans l'état où il est, d'abord il reste Non, mais il faut être modeste.
C'est ça. Il faut être extraordinairement humble. Il va rester à Matignon, il va remonter sur son cheval, il va préparer.
Il a dit qu'il descendrait dans l'arène le premier ministre pour défendre le budget. Euh qu'en général c'est plutôt les ministres de l'économie, des comptes publics. Lui, il ira, il défendra pied à pied, un peu à la manière d'un d'un Emmanuel Macron, on s'en souvient quand il défendait sa loi euh travail à l'époque quand il était ministre de l'économie.
Il va descendre euh dans le chaudron et on verra. Alors, on va beaucoup commenter. Oui, on va regarder qui a fait quoi, après on passe à autre chose.
Voilà. Et on passe à la prochaine étape pour avoir ou pas un budget. Et là, je pense que qui aura fait qui ça va beaucoup ça va beaucoup raisonner dans les parties.
Françis, je pense que c'est une question que je voulais vous poser parce que quand on se projette sur la question du budget à venir en réalité est-ce que c'est si important ça de savoir si monsieur le cornu a un peu de vent dans les voiles ou si au contraire il a des boulés au pied ? Pourquoi est-ce que je pose la question ? Parce qu'au fond les négociations, elles vont se passer avec le gouvernement ou bien entre monsieur Fort, monsieur Atal, monsieur Fenu, euh monsieur Christophe ?
Ben euh les deux mon capitaine. Les deux bien sûr les deux. Euh coconstruction.
Oui mais oui mais et d'ailleurs oui coconstruction pas co pas coprduction à la fin mais c'est normal. J'ai jusqu'à depuis toujours la discussion parlementaire sur le budget c'est euh 80 à 85 % de pouvoir au gouvernement et 10 à 15 % au parlement. Bah non là c'est au minimum 5050 et ça me paraît un peu plus disons 60 40. gouvernement ilme le le gouvernement il Oui, bien sûr.
Le gouvernement il a quand même un certain nombre de euh de d'arguments. C'est vrai, avec l'article 40 avec l'expertise d'évaluation. On explique, on explique Dominique, on explique.
Donc ça veut dire que les parlementaires ont pas le droit de rajouter des dépenses. Voilà. Voilà.
En tout cas, ils doivent ils doivent les compenser. Euh le gouvernement va avoir un certain rôle, mais c'est un rôle parfois d'observateur, parfois pour dire non, parfois pour suggérer, mais à la fin là on est dans une circonstance totalement inhabituelle. C'est ça.
Ce sont les partis qui vont devoir se plutôt même les groupes parce qu'on a vu qu'il pouvait y avoir des différences entre les partis et les groupes. He quand on regarde chez LR, c'est flagrant. Si bête.
Moi, je voudrais quand même souligner que le gouvernement a pris dans le dans le budget qu'il a présenté une sage précaution. Quand on regarde le nombre d'économies, le quantum d'économie que proposait Barnier, c'était 60 milliards. Celui que proposait Baou, c'était 44 milliards.
Celui que propose le Cornus, c'est 31 milliards. Et Infiné, la trajectoire que le gouvernement français a envoyé et a négocié avec l'Union européenne situe l'effort entre 24 et 27 milliards. qu'on voit au fond que il y a quand même une marge de manœuvre et que sagement ils sont allés au-dessus de ce qui nous dédirait en terme de présentation budgétaire, de ce qui nous dédirait vis-à-vis de l'Union européenne et donc il y a peut-être un peu de mou possible aussi.
Je me permets une petite précision par rapport à ce que vous venez de de dire sibê qui est très juste. Petite précision, il faut savoir chers amis que quand on ne touche à rien, si on ne touche à rien, le budget augmente mécaniquement. d'une vingtaine de milliards, 20 25 milliards.
C'est pour ça que monsieur Baou avait fixé 44 milliards. Non mais ça il faut l'avoir en tête, hein. Donc en réalité si vous voulez faire baisser la trajectoire des dépenses publiques, vous pouvez pas vous contenter de dire on économise 25 milliards parce qu'en fait ça c'estd que oui un exemple très concret, vous avez le la revalorisation des pensions qui est automatique en fonction de l'inflation.
Ça c'est inscrit dans la loi et donc il faut prendre la décision de la débrancher pour que il y ait un gel. Voilà. Les aides sociales, même chose.
Alors, les aides sociales, même chose. Et puis vous avez aussi toutes les lois de programmation qui ont été votées ces dernières années sur la justice, sur l'intérieur, sur la recherche et cetera qui augmente mécaniquement si il n'y a pas un vote contraire. Bon, alors sur la loi de programmation militaire, il y a consensus pour ne pas réduire l'effort.
Mais pour le reste effectivement c'est important que vous le disiez. Oui, parce que quand on met 30 milliards d'efforts, en fait, c'est 10. En fait, c'est 10.
Grosso modo, grosso modo. Donc c'est pour ça d'ailleurs que euh il y avait cette ambition d'être à 4,6 % du PIB dans la première copie, c'est déjà revu à la baisse en disant que bon 4,7 il a dit ça c'est les deux jours fériers hein la différence entre 4,6 et 4,7. En réalité on a compris qu'ils ont déjà un accord avec les socialistes pour arriver à 5 % du PIB. 4,9 ça 4,9.
Bon, on verra à la fin des discussions à combien on est réellement. Vous Dominique, je vous vois d'autres linées de la tête. Euh vous vous sentez que bon on va déraper quoi.
On sent que le premier ministre va se battre sur la ligne de tranchée comme on dit pour que ça reste à 4. Attention. Allez attention.
Donc là on voit le premier ministre et la présidente de l'Assemblée nationale s'il vous plaît. On écoute voir s'il répondent mais enfin je pense qu'ils vont foncer. Donc ils ont le résultat.
Foncer dans l'hémicycle ont le résultat. Ils ont l'air plutôt souriant hein. Ou Sébastien le cornu est détendu.
Non mais la première ça va être un vote à quoi enfin je me souvent ensemble la première première habituellement c'est c'est une c'est une originalité qu'ils arrivent tous les deux ensemble comme ça. Oui habituellement c'est normalement la présente de l'Assemblée nationale travers ce couloir seul. Oui c'est étonnant parce que en plus il y a une notion un peu de séparation habituellement hein législative en fait elle est-ce qu'elle allait vraiment au perchoir tout de suite ?
Ben peut-être pas, c'est étrange. Voilà, peut-être aller café. Est-ce qu'elle allait voter ?
Non, c'est une plaisanterie parce que Mais non, elle est allée donner le résultat au premier ministre. Oui, mais c'est je habituellement lors des motions de censure. Bon, en tous les cas, ça veut dire que ça ne va plus tarder et que la présidente de l'Assemblée nationale va reprendre sa place.
Sans doute entendra-t-on la fameuse sonnerie sonnette que vous entendez parfois le mardi, le mercredi pendant que les responsables politiques sont interviewés ? Ah, ça agresse les oreilles mais ça veut dire il est temps de revenir dans l'hémicycle. Peut-être allons-nous l'entendre.
Et là le résultat donc sur votre antenne sur LCI du vote de la motion de censure LFI. On va tirer aucune conclusion du fait que les deux personnages, les deux responsables, la présidente de l'Assemblée nationale, le premier ministre était avait l'air plutôt détendu, souriant, mais enfin ça il faut il ne faut en tirer évidemment aucune conclusion. On reste à l'écoute et on regardera hein, Elisabeth le disait hein, on va regarder précisément d'abord combien de députés ont voté la censure et puis leur appartenance.
Bien sûr, on chez les socialistes. C'est un argument pour le Rassemblement national, hein, qui euh on a bien vu qu'Ericoti était assez en forme parce que dans le fond, il a été très seul dans son ralliment. Il a pu euh agréger avec lui quelques députés LR mais pas plus.
Et là, ils sont que le moment le moment est propice pour essayer de capter davantage de de ses anciens camarades de l'air avec lui. Et donc euh lui et eux, ils en font un argument. Comme elle les filles, on fait un argument.
On vous regarde. Vous rappelez cette phrase très violente, très violente parce que elle s'apparente dans le fond à une forme de menace même physique. On vous voit.
C'est une phrase qui qu'on entend beaucoup maintenant dans la bouche des politiques. Je trouve ça scandaleux. Voilà, on vous voit, on vous regarde, vous rendez compte quel niveau est-ce que est-ce que Ellisabeth des députés LR donc bientôt sortant quoi qu'il arrive euh pourrait avoir la tentation de voter la la motion de censure RN dans la perspective de futures élections législatives en se disant euh dans ma circonscription si le RN pouvait ne pas mettre un candidat en face, ce serait pas mal.
Est-ce que ça existe ce genre de raisonnement ou bien bonne question ? C'est une bonne question. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Sûr que ça suffit. Oui, mais pourquoi ? Pour convaincre après le Rassemblement national, si vous voulez, de leur dire, on va pas on va mettre personne dans votre circonscription pour la simple et bonne raison que vous avez décidé de voter la avec parce que c'est un engagement qui est pas suffisant pour le Rassemblement national.
Bah, en tout cas clairement dans des tractations futures qui interviendraient en cas de législative anticiper ou pas. Ah, attention à nouveau. Alors voilà le président de l'Assemblée nationale qui rejoint son siège et qui va donc de manière imminente donner les résultats de cette première motion de censure insoumis. série 271.
Voici le résultat du scrutin majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolu des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271. La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adoptée.
Voilà. Je vais maintenant mettre au voie la motion de censure déposée par madame Marine Le Pen, Éric Siotier et 56 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.
Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 12h10.
La séance est suspendue. Alors, premier renseignement d'abord sans surprise, nous vous l'expliquions depuis 10h ce matin. Il y avait peu de probabilité en réalité pour que ce soit adopté.
Maintenant, ce qui est intéressant de voir nous savions nous savions qu'il y avait 265 députés. Si on additionnait les groupes de ceux qui avaient clairement dit "Nous censurerons", on arrivait à 265. Il y a donc six personnes seulement Ouais. qui ont dérogé ou surpris.
Euh on écoute Benjamin Lucas, il n'abroche pas une conviction. La nôtre demeure intacte. Ce gouvernement qui procède d'un coup de force du président de la République de son entêtement à maintenir les siens et sa politique au pouvoir finira par tomber parce que dans le débat budgétaire qui s'annonce, nous verrons la vérité des prix.
Nous verrons quelle est l'orientation défendue par ce gouvernement qui vise à maintenir coûte que coûte, quoi qu'il en coûte démocratiquement, quoi qu'il en coûte socialement, quoi qu'il en coûte économiquement, la politique injuste et brutale d'Emmanuel Macron. Notre conviction demeure intacte aussi parce que nous constatons la réalité parlementaire. Nous voyons bien que ce pouvoir, il est assis sur une base parlementaire extrêmement faible, limitée au sein même des du bloc prétendument central de ce disloc commun.
On voit bien les nuances, les divergences et même les oppositions frontales entre monsieur Macron et ses anciens premier ministres. Et on a vu le peu d'enthousiasme qu' a mis à défendre ce gouvernement Gabriel Atal et son groupe et donc euh les choses finalement ne sont que différées et nous nous continuerons avec le groupe écologiste et social à nous battre pour le respect du vote des Français, pour tourner la page du macronisme, pour rompre avec cette politique injuste et pas B. Écoutez, je pense que c'est important pour tous nos compatriotes que nous ayons une stabilité gouvernale qui gouvernementale qui puisse s'installer et que nous puissions enfin démarrer les discussions du budget.
Comme vous le savez, nos commissions travaillent. Nous serons dans l'hémicycle sur le budget dès la semaine prochaine et donc c'est important que nous puissions avancer et que nous puissions avoir les débats dans l'hémicycle sans vouloir être désagréable avec vous. Je vois beaucoup de débats sur les plateaux de télé.
Moi, j'ai envie de voir des débats à l'Assemblée nationale et c'est ce que si le gouvernement n'est pas censuré, c'est ce que cela va permettre et c'est fondamental pour moi. Simplement, c'est un sur cette mais après vous savez, nous avançons pas à pas donc nous sommes dans une logique maintenant de compromis, de discussion, de négociation, de dialogue et donc forcément ce dialogue est utile donc ne jouons pas la partie avant qu'elle soit terminée et tout dépendra des avancées et des pas que feront les uns et les autres. pas un surc cette motion de censure elle va revenir de de surcis c'est une question simplement d'équilibre à trouver et nous allons rechercher cet équilibre dans les semaines et les mois qui viennent donc la partie n'est absolument pas jouée et je crois que les Français ont besoin de savoir que nous sommes tous au travail que nous avons tous envie de consolider cette situation de leur donner un budget parce que c'est fondamental pour l'avenir de notre pays et donc pour l'avenir des Français en eux-mêmes.
C'est ce à quoi nous travaillons. Et moi, je suis heureuse de voir qu'aujourd'hui, il y a une majorité à l'Assemblée nationale qui est dans cette logique là de travail, de recherche, de compromis, du meilleurs efforts. On a besoin d'hommes et de femmes de bonne volonté dans notre pays et à l'Assemblée.
Moi, je suis forcément en tant que présidente de l'Assemblée nationale satisfaite que ces hommes et femmes de bonne volonté soient aujourd'hui au travail, dans l'écoute et dans les propositions pour essayer de doter notre pays d'un budget. C'est tout ce qu'on attend de nous en ce moment. Et donc moi je suis en tout cas raisonnablement optimiste à l'heure où je vous parle mais il faut maintenant qu'on se retrouve tous les manches pour qu'on y arrive mais je suis sûre qu'on il y a un chemin.
Cette suspension de la réforme des retraites peut vraimentir est-ce qu'elle peut vraiment arriver cette suspension de la réform des retrait et ben écoutez c'est un engagement clair du premier ministre donc oui elle doit arriver mais après un débat parlementaire nous aurons le débat à l'Assemblée nationale et je serais très heureuse de le présider. Merci à tous. Bon voilà, il y a le Bron Piv optimiste sur la suite des débats et c'est vrai que 18 voix manquantes pour arriver jusqu'à la jusqu'à la censure, ça fait une petite marche.
C'est ça aurait pu être plus dur, ça aurait pu être plus rude pour Sébastien le Cornu. On va regarder c là dès que vous les aurez, vous nous direz surtout n'hésitez pas. On va regarder précisément qui a voté quoi.
On va regarder ça avec intérêt dès que n'hésitez pas à me faire signe dès que vous avez reçu les informations. Il faut se il faut quand même se rappeler l'état de tension dans lequel nous étions il y a encore une semaine hein. Sébastien le cornu qui avait claqué la porte qui a été renommé à 22h mais est-ce qu'il va tenir 1 heure ?
C'est les socialistes ? Qu'est-ce qu'ils vont faire quand même ? Donc là en une phrase effectivement ben voilà il a gagné cette première étape.
Quand je dis gagner c'est pas une compétition. euh c'est du temps politique qu'il a gagné pour essayer de faire vivre un budget. Euh c'est pas rien.
Voilà, c'est pas rien. La motion de censure effectivement a été écarté alors que euh nous étions tous à peu près persuadés que ça n'aurait pas lieu dans le fond. Il y avait une forme de fébrilité qui était encore très forte il y a encore quelques jours.
Alors, je vais aller recueillir la réaction d'un des responsables du Rassemblement national qui est avec Léonard Ratal en direct de l'Assemblée. Vous êtes avec Julien Audoule. C'est à vous Léonard.
Oui, bonjour monsieur le député. Bonjour. La 18 après, cette motion de censure a été rejetée, n'a pas été adoptée.
C'est un échec pour vous. C'est pas un échec. Le changement n'est que retardé et repoussé de quelques jours, de quelques semaines.
Il est inévitable. Le gouvernement le sait pertinemment. Les députés qui aujourd'hui ont fait du bouche à bouche à Emmanuel Macron, ont jeté la bouée de sauvetage à un président et un pouvoir qui est décrié, qui est déconsidéré et qui est rejeté. aujourd'hui pense avoir une victoire alors que finalement ça amplifiera leur défaite demain.
Vous savez, la cocotte minute est sur le feu. Plus vous refusez d'enlever le couvercle et plus elle explose. C'est ce qui va se passer et le changement est inévitable.
Donc nous disons à nos concitoyens patience, je tenez bon, ce changement va avoir lieu. Aujourd'hui, vous avez voté une motion de censure avec la France insoumise. Qu'est-ce que ça dit du débat parlementaire ?
Est-ce que ça veut dire que vous n'êtes pas de de bonne volonté pour mener des discussions budgétaires alors que le premier ministre justement a a renoncé au 493 ? On n pas voté une motion de censure avec la France insoumise, on a voté une motion de censure pour faire tomber le gouvernement. La motion voté celle de la France, la motion de censure n'est pas un acte de d'alliance.
La motion de censure, c'est un acte politique pour exprimer un rejet du gouvernement et le faire tomber. Et nous, contrairement aux autres, nous ne sommes pas sectires. Nous voyons d'abord l'intérêt des Français. et l'intérêt des Français, c'est que ce gouvernement tombe.
Merci beaucoup, monsieur le député d'avoir été avec nous. Merci. offrir des politiques cruelles qui sont annoncées par ce gouvernement dans les budgets qui vont venir avec des retraités qui vont voir leur pension de retraite baisser pour 4 années de sous-indexation des des pensions de retraite.
À celles et ceux qui n'arrivent déjà plus à se soigner avec 13 milliards de coupes dans la sécurité sociale, le doublement des franchises médicales mais aussi les attaques contre les personnes qui ont des maladies chroniques. aux personnes qui perçoivent les APL, qui vont voir leur APL baisser là aussi, voir supprimer pour les étudiants étrangers, aux personnes qui vont voir leur impôt sur le revenu augmenter ou encore pour les 5 milliards de coupes qu'il y aurait à la fois pour les communes et pour les collectivités. Bref, un pouvoir qui comme d'habitude veut être doux avec les riches et dur avec le peuple et veut faire payer à la fois les chômeurs et les privés d'emploi, les salariés, les retraités, les malades pour continuer ces politiques de cadeau fait aux plus riches et au multinational.
Nous lançons un appel solennel au pays. Ne vous résignez pas, ne perdez pas courage, ne vous divisez pas à la base. Nous lançons un appel solennel à la résistance populaire et parlementaire pour continuer de lutter contre ces budgets cruels.
Et nous le disons, le premier ministre le cornu comme le président Emmanuel Macron sont en surcis et plus tôt que tard, le président de la République devra partir. Nous redéposons donc une motion de destitution du président de la République aujourd'hui. Évidemment, dans ce vote, la direction du Parti socialiste porte une responsabilité historique dans cette noncensure en laissant Emmanuel Macron poursuivre sa politique de malheur dont plus personne ne veut dans le pays.
Je le dis là aussi solennellement aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui depuis plusieurs jours ont dit leur dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du Nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus. Rompez les rangs. Ne laissez pas le parti la direction du Parti socialiste vous entraîner dans une alliance avec la Macronie.
Il existe un pôle de résistance dans ce pays, celui que nous incarnons à cette heure. Et puisque désormais il est inéluctable qu'il y ait un affrontement électoral avec l'extrême droite, nous aurons besoin de tout le monde. Nous incarnons à la fois l'alternative au macronisme mais aussi à l'extrême droite autour du programme du Nouveau Front populaire.
Plus que jamais une autre politique est possible, plus que jamais un autre monde est possible. Vous direz que le Parti socialiste est en dehors du NP. Écoutez, le Parti socialiste s' posé un acte aujourd'hui et cet acte est celle d'une alliance de fait avec un accord de non censure avec les Macroniste.
Donc de ce fait, ils ont rompu avec le programme du nouveau Front populaire qui dès sa deuxème ligne disait que nous étions élus et que nous proposions au pays et que nous avions mandat de nos électeurs et nos électrices de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, ils ont posé, je crois, un acte qui est contraire aujourd'hui. D'où le fait que nous appelons toutes celles et tous ceux et notamment, je pense à la jeunesse socialiste qui a exprimé à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux le fait qu'ils souhaitait que leur direction censure ce gouvernement et bien de rompre les rangs avec la direction du Parti socialiste et de venir aider le pôle de résistance. H Allez, au revoir madame.
Voilà Mathilde Panot donc qui s'est exprimé au terme de l'échec de la motion de censurer LFI. Je note aussi, c'est intéressant, on vous explique pourquoi c'est facile Julien Audou qui est venu réagir. Bon la messe étant dite si je puis dire puisque la deuxième motion de censure Eren franchement bon là il y a aucune chance ben voilà, il faut le dire clairement pour qu'elle soit adoptée puisque jamais la gauche ne vote les motions de censure qui viennent du RN.
On se disait en écoutant ma pan au fond cette ce qui s'est passé aujourd'hui c'est la première étape d'un chemin de croix pour monsieur le cornu pour aussi pas seulement Sébastien le cornu les forces politiques disons raisonnables qui ont envie de trouver des compromis sur le budget ça va être très compliqué de négocier de discuter tranquillement raisonnablement sous le feu roulant constant des deux parties à l'extrême de l'échiquité si vous prenez un certain nombre de de sujets économiques quand il Il faudra revaloriser ou pas le barême de l'impôt sur le revenu, revaloriser les préditations sociales, le RN et les filles diront en permanence mais oui, on y va à fond et aucune économie, zéro ni hausse d'impôt, zéro. Et donc ils sont dans une situation en fait ils font de l'antiparlementarisme de l'intérieur. Donc c'est ass je parle du et du RN, c'est une situation extrêmement facile mais on va dérouler pendant 50 jours.
On va dérouler ça. Ça va être un chemin de croix. Il y a 14 stations dans le chemin de croix dans la tradition euh catholique.
Euh je crois que en réalité au Parlement, il y en aura beaucoup plus que ça. Rendre hommage à Dominique qui a donné le résultat tout à l'heure 5 secondes avant que les micros soient ouverts 271. Après, c'est quand même une madame madame Panot comme d'habitude est évidemment extrêmement locass.
Mais enfin les députés socialistes pour une majorité d'entre eux n'ont pas écouté ni ce que leur a dit Jean-Luc Mchon, ni ce qu'a dit Manuel Bompard hier soir. Clairement appelé à à à trahir les engagements du Parti socialiste après le discours de le corn. Combien juste c'est là combien de députés socialistes ont ont voté la censure là ?
Alors pour l'instant, on en a noté 7 ils sont 69 en tout, je le rappelle absolument 7 une LR Alexandra Martin, c'est intéressant à souligner, député des Alpes Maritimes, ça vous donne un indice. Oui, mais enfin elle a voté la motion de censure LFI là. Oui.
Oui, elle a voté la motion de censure LFI. Oui, mais mais avec le RN. Avec le R avec le R.
Euh et puis côté Liotte, Olivier Serv, outreemire, ça peut aussi expliquer euh la raison pour laquelle euh il a il a décidé de de voter cette motion de censure. Bon, intéressant de voir queeffectivement euh les socialistes dans leur immense majorité ont respecté la consigne. Alors Guillaume, c'est ce que vous étiez en train de de dire.
Oui, c'estàd que pour Jean-Luc Mélenchon, on se retrouve toujours dans une situation qui est de plus en plus dégradée, à la fois dans les sondages globaux pour les filles, dans les sondages personnels de son image et là dans la bataille parlementaire. euh euh qui est extrêmement importante. Alors après tout à l'heure pour avancer sur la conversation, c'est vrai qu'il y a des personnages qui sont assez hauts dans les sondages qui sont totalement absents du débat d'aujourd'hui.
Je pense par exemple à Raphaël Luxman. C'est quand même bizarre que celui qui apparaît comme l'espoir du Parti socialiste élargi pour la présidentielle, on l'a pas entendu une seule fois parler sérieusement du budget et de la situation d'aujourd'hui. Curieux curieux qui n'essaie pas de s'imposer dans dans ce domaine là.
Et après, je rejoins Dominique, non pas par flatterie, mais c'est vrai que on est déjà les rois de l'impôt mais là on est parti pour dans une situation si vous voulez qui est vraiment contrecyclique de la France par rapport à tous les pays dans le monde. C'est qu'on fait une plus en plus grande séparation entre le monde politique et le monde du business. On veut entendre pas parler de ça.
Alors que les États-Unis, vous avez 10 milliardaires et c'est pas du tout une approbation de ma part qui travaille directement avec Trump. Nous, on ne veut pas les voir et on a qu'une seule envie, c'est de leur casser la figure ce qui est quand même totalement invraisemblable. Donc ça c'est le point numéro 1.
Et le point numéro 2, c'est que il faut voir comme nous l'avons dit très sagement tout à l'heure si tout cela va tenir dans le calendrier parce que c'est un calendrier extrêmement court et étant donné le nombre de sujets qu'il y a à traiter que nous avons listé depuis le début 50 c'est 70 jours. C'est pas beaucoup. Bien sûr.
Sibette votre votre vision. Moi ce que d'abord je pense qu'en fait on arrive maintenant dans le dur, c'est-à-dire que tout va reposer sur l'adoption ou non du projet de loi de finances de la sécurité sociale qui est le projet de loi budgétaire dans lequel on veut insérer cette suspension de la réforme des retraites et donc il va y avoir effectivement une bataille pied à pied amendement par amendement. Les informations dont j'ose me laissent quand même penser que euh il y a une volonté de réduire le nombre d'amendements qui sont déposés entre les groupes pour évite pour essayer de de gagner du temps en quelque sorte parce que tu es d'accord làdus.
Voilà parce qu'on sait que euh une forme de guerri parlementaire consiste à déposer des milliers et des milliers d'amendements qui se ressemblent tous à un mot prêt qui sont on est obligé de les examiner et donc on voit bien qu'il y a quand même une volonté d'aller dans un débat qui est de meilleure tenue que ceux qu'on a connu jusqu'à maintenant. Après chacun va découvrir le vrai sens du mot compromis. En fait, jusqu'à maintenant, tous les partis politiques sautaient comme des cabris en disant "On veut des compromis, on veut des compromis, c'est ceux d'en face qui n'en veulent pas." Et d'ailleurs, tout ça est la faute d'Emmanuel Macron.
Puis maintenant, ils sont sans Emmanuel Macron qui est quand même un punching ball, pardonnez-moi de le dire, assez confortable. suffit de toujours lui mettre le singe sur l'épaule en disant si on narrive pas à ça, si on obtient pas ça, c'est de sa faute. Et ben là maintenant le mistigri l'ont entre les papates et c'est à eux de démontrer qu'ils sont capables de tenir des compromis, de les réaliser et de les expliquer à leurs électeurs parce que c'est ça le plus important aussi.
Allez, on écoute Jean-Philippe Tangui depuis l'Assemblée nationale en direct. Regardez monsieur Tangi est au milieu des de crois. C de c de pas de crois.
Voilà. Super. Merci.
Et donc j'ai travaillé ce matin. Il y a une question où je commence. Hélas, pour le plus grand malheur des Françaises et des Français, ils ont assisté au NOS rouge entre tous les membres du Parti unique, l'UMPS que Marine Le Pen avait prophétisé il y a tant d'années.
On savait que cela existait. On savait que les Français ont payé chèement les conséquences et maintenant c'est officiel. Comme l'a dit Marine Le Pen, monsieur Vauquier, toute honte bu a choisi de se dissoudre dans le socialisme et les socialistes ont choisi une fois encore de trahir les travailleurs français.
C'est une journée bien triste pour notre pays car vraiment les contribuables, les Français qui travaillent, les retraités vont devoir être tondu pour que quelques députés lâchent gardent leur siège. Donc ce pacte de l'acheter est conernant mais au moins les masques tombent, la réalité apparaît telle que nous la savions intimement. Il n'y a rien à attendre des députés du système, de tous ceux qui empêchent, qui ont pour seul mission dans leur petite vie d'empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir et de résoudre les problèmes.
Oui, de ce que vous allez faire dans les prochains. Est-ce que vous allez le républicain le rassemblement que ça va se passer avec les républies ? Mais écoutez, ce qui vous intéresse est une chose, moi ça m'intéresse pas.
Nous, on va se battre désormais pour protéger les Français, se battre pied à pied, article par article, amendement par amendement sur le projet de loi de finance, sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour évidemment supprimer toutes ces taxes, ces 19 milliards de taxes pour proposer des baisses de dépenses dans la GamJ pour qu'enfin la dépense publique baisse dans notre pays et proposer des droits nouveaux aussi puisque si on baisse les dépenses, on peut non seulement éviter les hausses d'impôts, mais on peut baisser les impôts, baisser la TVA, garantir une part fiscale pleine dès le deuxème enfant pour les familles et relancer la croissance parce que ce qui est quand même conernant dans la médiocrité intellectuelle, morale et politique que l'on vit, c'est l'absence de débat aussi sur la relance de la croissance. C'est quand je lis euh le rapport du FMI qui a été rendu hier, le chef économiste du FMI dit deux choses. Il dit que si on suit les perspectives du gouvernement de ce gouvernement, en tout cas gouvernement de l'année dernière et c'est pas mieux cette année, la dette française va augmenter de 500 milliards avant 2030.
La croissance ne sera pas suffisante pour régler la crise des finances publiques et notre pays va tout seul tout simplement vers la situation de la Grèce. C'est ce qui a écrit mot pour mot dans le rapport du FMI contrairement à ce que j'ai pu entendre sur certaines antennes qui expliquaient que tout allait bien madame la marquise elle sentait des convainc de voter cette sû vous dites aux républicains qui qui ne sont pas la voter pas voter votre motion et qui n'ont pas voté là la mais je leur dis qu'ils ont trahi même l'apparence de ce qu'ils pouvaient avoir de droite d'apparence de ce qu'il revendiquaient eux et les valeurs de droite. Qu'est-ce qui reste comme valeur de droite quand on valide 19 milliards d'impôts, quand on valide la spolliation des pensions de retraite pendant 4 ans, quand on va accepter plus de 500000 migrants, qu'on cautionne l'effondrement du système éducatif et de santé, moi j'ai je n'ai plus rien à dire en fait aux députés LR qui aujourd'hui ont trahi leurs électeurs.
D'ailleurs, les électeurs n'auront plus rien à leur dire non plus, à part leur dire de dégager. Vous pensez que le PS va finir par appuyer sur le bouton de la structure ? Moi, je pense que le PS a menti en pleine conscience avec beaucoup de cynisme.
Ils savent qu'ils n'auront pas la suspension de la réforme des retraites et qu'il dire, se donneront sans doute un beau rôle en prétendant avoir été trahi par monsieur le cornu alors qu'ils savent que ça ne tient pas debout. Donc peut-être qu'un jour ils finiront par censurer ce gouvernement pour essayer de revenir dans l'opposition pour les municipales. Ça correspond bien à leur misérable caractère et il faut bien le dire à leur ligne politique minable.
Vous appelez à une droite. La baisse des dépenses la bairmanuel. Ah, peut-être que vous y avez cru en 2017, mais si vous y croyez encore, j'ai quelques spécialistes à vous à vous recommander.
Estce que vous appelez à une union des droites au LR tendance Raillot à vous rejoindre ? J'ai pas entendu. Est-ce que comme Écouti, vous appelez à une union des droites, c'est-à-dire que des députés proches de monsieur Rotaillot av rejoint ?
Écoutez, je ne sais pas ce que les députés proches de monsieur Rotaillot ont fait aujourd'hui ou voté. J'ai pas encore regardé le détail. Enfin, ils avaient pas l'air d'être nombreux à écouter le président des républicains.
Donc, c'est quand même absolument conernant qu'un président des républicains qui a été élu il y a quelques mois seulement massivement par les adhérents n'est pas l'autorité pour faire voter ses députés. Enfin, moi j'ai un moment, il y a quand même des limites à tout. Deuxième chose, on a constaté effectivement qu'un certain nombre de dirigeants des Républicains qui n'étaient pas députés, monsieur Rotaillot, monsieur Bami, monsieur Lisnard ou d'autres voulait censurer.
Enfin, c'est quand même incroyable. Tous les dirigeants LR qui ne sont pas à l'assemblée vous les censurez et tous les dirigeants LR qui sont à l'assemblée n'ont pas censuré ce gouvernement. Donc moi, je veux bien qu'on dise tout, le contraire de tout mais à la fin on dit rien du tout.
Monsieur Tis, c'est encore une défaite de votre camp. Vous en avez pas assez ? Non mais je vois pas du tout une défaite de mon camp si vous voulez.
Ben malheureusement c'est pas du tout le sujet du camp du Remblant national aujourd'hui. C'est un sujet d'intérêt général. dire si vous considérez que refuser 19 milliards d'impôts, ça n'appartient au rassemblement national, moi je veux bien mais vous nous faites un cadeau comment dire qui dépasse les frontières du rassemblement national.
Et donc dans les prochains jours, est-ce que vous serez attentif à faire d'autres motions de censure, à déposer d'autres motions de censure ? Mais on verra, nous on déposera euh les motions de censure et c'est d'ailleurs pour cela que l'ensemble de nos députés n'avait pas signé la motion de censure. Ce n'était pas évidemment parce qu'il ne la soutenait pas, mais parce que nous voulons garder le plus de signatures possible pour pouvoir déposer une motion de censure dès que ce sera euh nécessaire et peut-être dès qu'il y aura un changement du côté de ceux qui aujourd'hui ont choisi de sauver Emmanuel Macron pour faire du tort aux français.
Donc c'était un coup pour rien aujourd'hui. Non, c'était pas un coup pour rien. C'est un coup pour la vérité.
Vous savez euh la vérité en démocratie euh ça compte. Révéler les actes et les soubres pensées de nos adversaires, ça compte. Et aujourd'hui, je pense que vraiment un pas décisif a été franchi entre les parties du système, nos adversaires et les partis capables de redresser la France, leur assemble national et l'UDR. les filles Non mais les insoumis d'ailleurs, il faut aussi euh durement critiquer le comportement des insoumis parce que les insoumis auraient pu aider aujourd'hui à rassembler plus de voix s'ils n'avaient pas déposé avec leur motion de censure un texte provocateur, un texte gosiste ridicule et caricatural qui permet à certains députés de voter visiblement notre motion de censure et de ne pas voter la motion des insoumis.
Tout ça est pitoyable. Je pense que les insoumis ont peur aussi de retourner aux élections. Les sondages ne sont pas brillants pour eux euh et qu'ils savent qu'ils perdront aussi beaucoup de plumes.
Donc ils s'agitent sur la destitution parce qu'ils savent que ça n'arrivera pas et que ça leur permet de faire oublier qu'ils ont voté deux fois pour Emmanuel Macron au président de la République et trois fois pour les macronistes à Matignon. Le convainqueur aujourd'h Voilà mesdames messieurs, c'est Jean-Philippe Tangui du Rassemblement national que vous voyez réagir à cette information. Si vous nous rejoignez maintenant l'information c'est quoi ? pas rien dans l'histoire de notre 5e République.
Cette motion de censure qu'on sentait quand même limite limite on faisait les comptes depuis 24h 48h qui allait voter la motion de censure déposée par la France insoumise ben ça s'est joué à pas grand-chose. Il y a pas eu d'énormes surprises. On il manquait 24 25 voix quand on additionnait ceux qui souhaitaent censurer ce gouvernement.
Et bien finalement six ont dérogé au principe de la discipline des partis hein. Euh et donc du coup cette motion de censure n'a pas été adoptée. Le gouvernement n'est donc pas censuré.
Il se maintient mais ça s'est joué à 18 voix près sur 577 députés. Mesdames, messieurs, attention, en ce moment même, une deuxième motion de censure est en train d'être votée par des celle-ci a été déposée par le Rassemblement national mais on sait déjà que la France insoumise ne votera pas la motion de censure déposée par le RN. Par conséquent, il y a très peu de chance sur le plan arithmétique que celle-ci soit adoptée.
Par conséquent, on peut dire là à 12h05 sur LCI, on peut dire que Sébastien Lecnu et son gouvernement le Cornu 2 ont provisoirement sauvé leur peau. Qui est autour de la table ? Valérie Nataf et Cé Bougillou.
Toutes les deux journalistes politiques éditorialistes politiques. Merci mesdames d'être avec nous. Renault Pila et Isabelle Saporta qui partagent le statut aristocratique d'étorialistes de cette émission.
Magalie qui coprésente avec moi, Magalie Lunel bien sûr et Nivin Potros notre journaliste enquêtrice qui a toujours des petits chiffres assez saillants à vous communiquer. Voilà mesdames messieurs. Isabelle Saporta pour commencer.
Bon le cornu a sauvé sa peau pour parler trivialement sur le plan politique. Oui, tout ça n'est pas flamboyant en fait pour tout vous dire. Effectivement, il a sauvé sa peau à 18 vois après.
La question c'est effectivement est-ce qu'on regarde les choses à court terme ou à long terme ? Si on regarde les choses à court terme, il y a peut-être Philippe Aguy, notre prix Nobel d'économie disait ce matin au fond la la cocotte minute est peut-être redescendue d'un cran. Je vous interromps, j'ai une information majeure Valérie Nataf.
Il y a eu sep frondeurs aux partis socialistes qui contrairement à ce qu'on leur avait demandé ont voté la censure 7 et un seul LR. Oui, un seul LR pour moi la formation est est plutôt celle de LR, c'est plutôt ça. On va c'estàd que non allez-y allez-y non donc non mais tout ça pour vous dire qu'effectivement alors si on on rebondit sur l'information que vous venez donner sur le sol et l'air ben je vous avez vu les uns et les autres qui ont envoyé effectivement des photos de l'hémicycle vide du côté LR en disant quel courage ils sont repartis en circonscription ont l'air de dire qu'il ne voulaient pas être mis face à leur propre contradiction c'està-dire que c'est quand même des gens qui normalement sont pour l'orthodoxie budgétaire et qui devraient en fait se rouler par terre à l'idée qu'il y a une suspension de la réforme des retraites Même si une partie d'entre eux, rappelez-vous, ne voulait pas la voter.
C'est pour ça qu'Élisabeth Born avait été obligé de se saisir du 493. Euh moi, j'ai trouvé, j'ai envie de vous dire que le seul très très bon discours qu'il y a eu ce matin, c'était celui de Marine Le Pen. Et c'était le seul parce que au fond, elle dessinait une perspective d'avenir.
Et c'est pour ça que je me pose la question au fond de ces arrangements à court terme, de ce qu'ils vont dessiner de la France à long terme. Ouais. Alors, c'est vrai que il y a le la vision à court terme.
La vision à court terme. On est aujourd'hui à quelques minutes après l'échec, on va parler d'échec de cette motion de censure de la France insoumise. Est-ce que comment est-ce que vous voyez les choses ?
Est-ce que c'est un peu prématuré de parler de victoire mais est-ce que ça reste un succès pour Sébastien lecornu aujourd'hui ? Il s'offre quelques semaines de répi ? Voilà, je je pense que le terme de victoire n'est pas approprié.
Il y aura victoire si il y a un budget. C'est et quand je dis victoire pour la France, pas forcément pour Sébastien Lecnum, même si il y sera évidemment associé. Là, ce qu'on vient de voir, c'est euh une procédure parlementaire, tout ce qu'il y a de plus classique et un premier ministre et son socle euh ce qu'il en reste en tout cas euh qui s'offre quelques semaines de répit jusqu'à ce que l'examen euh du budget commence et que là démarre les grandes manœuvres parce que le plus dur n'est bon, il y avait cet obstacle évidemment de la motion de censure mais le plus dur vient maintenant et ça va être très compliqué parce que faut-il encore le rappeler, il n'y a pas de 493.
Donc les débats vont durer et donc ils vont être difficiles et ils vont texte par texte, amendement par amendement. Absolument. Et ce qu'on a vu c'est d'abord il y a eu effectivement qu'un seul député LR qui n'a pas d'ailleurs c'est une femme Alexandra Martin une députée LR qui a voté pour la censure.
On a vu que sep socialistes effectivement ont voté la censure mais ce qu'on voit c'est une c'est une division à l'intérieur de chacun des partis. Éric coquel de la France insoumise la motion de censure Lfi a échoué à 18 fois à 18 fois voix qui vont venir sont déjà battus parce que je ne vois pas comment le gouvernement irait mobiliser une majorité pour les faire passer. Donc maintenant la bataille du budget, ça va consister à faire en sorte que ce qui est sur le papier se concrétise et qu'on arrive à battre ces deux budgets qui sont absolument catastrophiques pour le pays, pour les Français, pour les assurés sociaux, pour les salariés, pour tous les travailleurs en général et de faire en sorte que ce soit le plus vite possible pour que de nouveau se pose la question de la survie de ce gouvernement et donc d'une autre motion de censure.
Autrement dit, j'estime que après le résultat de ce matin, ce gouvernement est en surcis, un surcis très court et que la bataille finalement ne fait que commencer. Voilà. Mais le B réintroduire la taxe dans son budget de se battre, choisir la raison vraiment à vous qui choisissez.
Mais je vous dis je vous dis une chose, c'est que bien évidemment pour notre part, nous ferons notre travail de parlementaire comme nous l'avons toujours fait pour essayer de faire en sorte de passer des morceaux du programme du NFP dans ce budget. Mais le gouvernement amorce ce budget en ayant bien l'intention de ne pas changer tous les équilibres de ce budget, c'est-à-dire de ne pas transformer ce budget. Et je crois que il préférera, si jamais il voit qu'il ne peut pas, il préférera le fait de dépasser les délais pour le passer par ordonnance qui est à mon avis un de ses objectifs qui lui permettrait de faire adopter les budgets initiaux.
Voilà. Donc on va essayer de pas lui faciliter le travail d'où un nombre d'amendements restreint mais dans tous les cas je pense absolument impossible et je j'invite aucun groupe de gauche à semer des illusions sur l'idée que on pourrait à la fin forcer ce gouvernement à accepter un budget qui tout d'un coup deviendrait un budget gauche progressiste. Voilà, c'est la raison pour lequelle tout en faisant de travail parlementaire je pense que notre objectif à nous tous doit être de maintenant battre ces budgets encore une fois qui sont catastrophiques.
On ne peut penser que par exemple si je prends le projet de loi de finance de la sécurité sociale, l'amendement qui contient un sur un simple surcis pour la réforme des retraites et non pas une suspension parce que le 1er janvier 2028 cette réforme reprendrait son cours suffirait à avaler par ailleurs un budget qui prévoit le doublement des franchises médicales qui attaque les assurés sociaux qui attaque la santé publique et cetera. une censure sur la majorité absolue des membres composant la 89 pour l'adoption 144. La majorité requise n'étant pas atteinte.
La motion de censure n'est pas adoptée. Prochaine séance mardi 21 octobre à 15h. Question au gouvernement.
Je vous remercie. La séance est levée. Et voilà, comme attendu, c'est l'échec de la motion de censure déposée par le Rassemblement national.
Donc 144 députés ont voté pour cette motion de censure. On le savait qu'elle avait aucune chance d'abotir. Effectivement, est-ce que les comptes sont bons parce que c'est un peu moins de ce qui était attendu.
Peut-être LR ne l'ont pas voté. C'est ça qui est intéressant. Valérie est en train de de calculer.
Vous voyez pas nul en calcul donc laissez-moi un peu de temps. On vous laisse quelques secondes. C'est là.
Non non mais vous avez 120 députés RN donc ça ça prouve que du côté du Rassemblement national sans sans surprise évidemment ça a été voté. Maintenant, il va falloir regarder dans le détail les noms de ceux qui ont apporté leur voix en plus du groupe d'Éric Sifin de en tout cas de des quelques députés qui sont dans dans son camp. Et surtout, il va falloir regarder de près quel membres des Républicains, s'il y en a, ont voté pour la censure du Rassemblement national et ce sera plus intéressant que sur la première motion de censure.
Je crois que Valérie a laissé quelques 138 139 parce que il y a eu un nouveau député DR UDR pardon. Donc ça fait 139 si on est à 44. Ça fait donc c députés qui ont voté cette motion de censure en plus en plus du groupe RN et groupe deis.
Encore une fois, il y a pas de quoi se sur la porosité des droites, il y a pas de quoi écrire une lettre à ses parents comme disait ma douce mère Renault Pila. Bon, attendez, prenons un peu de hauteur. Donc, nous attendions depuis hier après-midi, nous journalistes politiques, éditorialistes, passionné de politique sur LCI, nous attendions euh ce cet événement.
Est-ce que ça a été un événement politique majeur ? Je sais que Jean-Luc Mélenchon a tweeté il y a quelques instants à 18 voix près, la censure était adoptée. Oui, mais enfin bon, on savait très bien qu'il manquait qu'il manquait une vingtaine de mois.
Il y a pas eu de surprise majeure comme l'heure de la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon avait dit à 600000 vois près, j'étais chef de l'État. Donc il aime bien cette formule.