Lecornu II : se renier pour survivre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et pour ouvrir tout de suite notre premier débat, voici l'essentiel de ce grand oral de Sébastien le Cornu résumé par Jérôme Rabier de la Il a promis un discours de sortie de crise, faute de quoi il y aura une dissolution. Sébastien Lecornu devait donc donner des gages en particulier aux socialistes sur la réforme des retraites. Il annonce donc une pause jusqu'à la présidentielle.
Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue.
De quoi satisfaire le PS mais suspendre n'est pas abandonné a immédiatement précisé Sébastien Lecornu qui annonce le lancement d'une conférence pour repenser notre système de retraite. Cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle. Elle se posera la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite.
Certains veulent les systèmes par point, d'autres par capitalisation. D'autres veulent abandonner toute référence d'âge. Mais ces propositions ne valent que sinon c'est qui est responsable.
Autre concession, l'abandon du 493 est confirmé. Un partage du pouvoir, a promis le premier ministre. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire mais pas seulement dans tous les domaines vivra ira jusqu'au bout jusqu'au vote.
On verra la position de chacun sur la dette, les impôts, les dépenses, les économies. Chaque vote sera un acte. Estimant avoir fait des pas vers les oppositions, le Premier ministre a réclamé aux parlementaires d'en faire aussi pour bâtir des compromis et donc de ne pas voter les motions de censure qui leur seront soumises ce jeudi.
Et pour notre premier débat, on a choisi un titre qui sonne comme "Comment un James Bond ? Se renier pour survivre, ça résume quand même pas mal cette déclaration de politique générale du premier ministre. En tout cas, je vais poser la question à mes invités.
Frédéric Saviki, bonsoir, bienvenue, vous êtes professeur de sciences politiques à l'université Paris impanté Sorbon, chercheur au centre européen de sociologie et de sciences politiques et vous publiez avec Igor Martinach la fin des parties, c'est au presse universitaire de France, Beran Gerbondte, bonsoir et bienvenue journaliste politique et je signale que vous publiez, c'est ce jeudi une biographie de Gabriel Atal, l'ange exterminateur. C'est aux éditions de l'archipel. Voilà, un titre qui claque là aussi.
Stéphane Zoomsek, bonsoir et bienvenue. Vous êtes directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA et Jean-Sébastien Ferjou. Bonsoir Jean-Sébastien Benvenue à vous, directeur du site Atlantico éditoraliste pour Sens Public.
Alors votre avis sur cette déclaration discours de politique générale Frédéric Saviki, qu'est-ce que vous retenez sur le fond peut-être plutôt que sur la forme ? Oui, parce que on n'est quand même pas très surpris. qui a suffisamment de d'informations computé ces dernières ces derniers jours qui laissait entendre effectivement que sur les retraites il y aurait une suspension et c'est important c'était ce que demandaient les les socialistes.
Si on fait un parallèle avec ce qui s'est passé il y a un an avec François Berou à l'époque François Berou n'était s'était pas engagé jusque là. Il avait simplement annoncé la l'organisation d'un conclave avec la perspective que peut-être les choses pourraient évoluer. Donc là, c'est beaucoup plus.
Donc en terme de renimement, incontestablement, le président de la République a dû un peu avaler là pour le coup euh son chapeau ou ou tout autre objet. Euh donc ça c'est un point important. Il y a d'autres choses aussi qui vont avec me semble-t-il.
C'est aussi le gel sur le nombre d'annuités, enfin de trimestre notamment. Ça c'est aussi un point important parce queon sait souvent qu'en France on a un peu tendance à faire passer le débat sur l'âge derrière le débat sur le nombre d' unités. Donc ça c'est un point qui est aussi important.
Des gens vont pouvoir partir en retraite beaucoup plus vite que ce qui était prévu en tout cas dans les deux prochaines années. C'est pas c'est pas négligeable. Euh il y a aussi cette déclaration sur la nécessité alors évidemment qui elle est beaucoup plus floue hein euh de réviser éventuellement la fiscalité sur les sur les plus riche.
C'est pas une porte ouverte à la taxe du mais en même temps le premier ministre annonce que tout est possible d'une certaine façon à l'Assemblée nationale avec quelques grosses inconnues que que vont faire les groupes LFI et Rademon national si sur ces questions euh effectivement des des propositions sont avancées, des amendements sont sont avancés. Donc bon, j'allais dire les choses sont assez ouvertes avec quand même un calendrier serré, hein. Bon, il y a pas de 493, mais il y a quand même des dispositifs dans la constitution qui permettent à un gouvernement face à des blocages budgétaires d'accélérer.
Dans la discussion budgétaire, il y aura des outil d'accélération. Donc pas non plus disons prendre au pied de la lettre les déclarations de premier ministre en disant bon de certaine façon vous allez vous avez la responsabilité, vous allez pouvoir un petit peu faire ce que vous voulez. Euh, il y a aussi le fait que les parlementaires ne peuvent s'ils augmentent les dépenses enfin les recettes, il faut enf ils augmentent ils doivent augmenter les recette.
Donc c'est 40. Voilà, c'est ça. Donc bon, ne soyons non plus pas totalement dupe, disons de du discours consistant à dire c'est au parlement et le parlement le désou mais ça ouvre bien d'ailleurs l'une des thématiques de de ce débat qui est la capacité des députés notamment des parlementaires en général à construire un budget construire un budget dans ces conditions.
Berang Gerbondte, on peut dire que les mots attendus par les socialistes ont été prononcés et effectivement si on compare avec François Baou, c'est beaucoup plus clair, c'est plus court déjà et plus clair. C'est beaucoup plus clair en tout cas pour ce qui a été dit contrairement à ses prédécesseurs François Baou, Michel Barnier, c'est un discours de politique générale qui est centré essentiellement sur l'actualité la plus chaude et il parle de de gouvernement de combat. Euh il dit déjà qu'il reviendra pour évoquer les sujets.
Euh il le dit pas comme ça mais les sujets qui fâchent. Il y aura des sujets qui fâchent. Et et si on regarde un peu le le budget tel qu'il a déjà été présenté au aux députés euh enfin en tout cas livré aux députés aujourd'hui examiné par le conseil des finances publiques, ça prépare quand même quelques moments plus compliqués.
Dans l'immédiat c'est vrai. Le la suspension c'est le mot et suspension immédiate c'est le mot que qu'attendaient les socialistes. D'ailleurs, la CFDT salue une vraie victoire.
Voilà, on est dans cette on a entendu plusieurs voix tout de suite euh même si les communistes appellent quand même à la censure tout de suite euh Roussell Fire Rousell merci euh dit c'est une première victoire. Enfin ça a été entendu comme tel mais encore une fois la suite va pas forcément être simple. Oui, évidemment.
Euh avec euh un moment où le le Premier ministre a été euh applaudi dans son discours plutôt vers la fin quand il a fait référence aux ennemis de la France. Et je vous le dis avec toute ma conviction, avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les amis de la France. qui parmi les Français se sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fond et les questions d'urgence à plus tard.
Je ne sais pas si les députés lui en laisseront le temps les fans mais est-ce qu'il a une carte à jouer dans l'opinion ? Est-ce que le le moine soldat peut faire recette d'une certaine façon ? Oui.
Alors forcément on a bien vu au tout début, il y avait une sorte de de d'attentisme de la part des Français parce qu'il était pas très connu. Sébastien le corn, on le voit bien là, il suscite des des opinions de plus en plus positives mais aussi de plus en plus négatives parce qu'il y a beaucoup moins de personnes qui se qui se prononcent. En gros, il y a quand vous regardez les gens qui s'expriment, vous avez un tiers qui qui émet des opinions positives et de tiers des opinions négatives.
Mais là encore, on l'a vu durant la période François Bairou quand il était à Matignon, l'opinion n'est pas véritablement là où se joue le le pouvoir et les rapports de force aujourd'hui. Ça ne sert pas à grand-chose d'être aujourd'hui populaire. Ce qu'il faut, c'est plaire être populaire auprès des députés ou en tout cas éviter de d'être impopulaire auprès de 289 d'entre eux.
Donc mais je pense que sa carte sa carte, il ne pourra pas jouer la carte de l'opinion. François Beou avait tenté, ça avait été un échec dès le début, rappelez-vous, il avait sorti les deux jours la suppression des deux jours de des deux jours fériers pensant finalement que il il entraînerait une sorte de compréhension de la part de l'opinion publique. Ça n'avait pas été le cas.
Il avait été impopulaire dès le début et encore plus quand il avait présenté son plan son plan de réforme et son plan de de baisse des dépenses et aussi de de hausse d'une partie de de la fiscalité. Mais là, je vous le disiez tout à l'heure en guise de préambule, c'est très bien euh Sébastien Lecornu va échapper à la censure cette semaine, à la double censure. Mais pour combien de temps ?
C'est vous qui qui le disiez. Vous avez raison parce que il l'a dit il y a quelques jours quand il est devenu premier ministre. Je suis le premier ministre le plus affaibli euh de la 5e République mais le PS a enfin obtenu une concession remarquable telle que le théorisé Olivier Fort.
Ça c'était au tout début du du gouvernement de François Bairou. Mais on peut s'attendre à ce que le PS fasse monter les enchères dans les jours, dans les semaines et dans les mois qui viennent dans le cadre du budget. Ce qui s'est passé aujourd'hui, ce deuxè ce second bouget du Parti socialiste ne signifie pas que Sébastien Lecnu est sauvé.
Euh là encore, il a dit quand quand se posera la question des mesures à mettre en place notamment en matière du pouvoir d'achat d'une éventuelle baisse de la CSG euh des des salaires les plus les plus bas en France, là ce sera euh le début pas forcément du chemin de croix de Sébastien le Cornu, mais euh le PS va l' empoisonner les prochaines semaines de Sébastien Lecnu vraiment de façon à mon avis frontale parce qu'il se sent en position de force. Il a obtenu quelque chose de fondamental, la suspension de la réforme des retraite mais maintenant il va en vouloir plus. Alors, je ne sais pas si on peut dire que le Cornou va devenir l'otage du PS, ce serait péjoratif, mais le PS va continuer à faire monter la pression et je pense que Sébastien Lecnu n'est pas sorti de l'affaire.
Ben, je sais pas si vous avez vu passer le communiqué de Bruno Rotaillot et si c'est volontairement que vous employez la formule oage du Parti socialiste parce que c'est exactement ce que le président des Républicains a a dit il y a quelques minutes en cette fin d'après-midi. Voilà, son son communiqué, le ce gouvernement et est etage du Parti socialiste d'une certaine façon. Frédéric Saviki, on va s'intéresser un petit peu au LR là dans dans dans ce chapitre, mais une assurance vie, si j'ose dire, de du premier ministre, c'est peut-être la peur de la dissolution notamment chez les députés LR.
On peut quand même intégrer ça à l'équation. Ah bah pas que chez les députés LR de toute façon c'est mais euh alors chez les socialistes bon chez les LR c'est assez ça semble assez clair mais chez les socialistes aussi il y a pas forcément une précipitation à vouloir aller à des élections législatives même si les derniers sondages laissent penser que les socialistes pourraient être plus systématiquement devant le bloc central et même devant dans beaucoup de circonscriptions. Bon, c'est pas forcément évident qu'il perdent, mais en même temps, il y a euh quand même beaucoup d'incertitude et beaucoup d'inquiétude sur le bénéfice principal qui serait celui du Rassemblement national.
Donc aujourd'hui, je pense que euh les socialistes sont pas du tout sur la ligne de Jean-Luc Mélenchon qui dit peu importe qu'il y a des élections, même si ça nous arrange pas, et on prend le risque que le RN l'emporte avec bon. Donc ça c'est quand même peut-être un élément d'ailleurs qui viendra peut-être tempérer les ardeurs la tentation de la surenchère. C'estàd que bon, il va falloir le voyer.
Alors, il y a quand même une contestation interne au Parti socialiste. La dernière fois déjà lors de la du vote de censure de François Berou, il y avait quand même h députés socialistes qui avaient voté pour la censure. Là, il y a quand même des tensions et on voit que Boris Vallot est sur une ligne en tout cas affiché beaucoup plus dure que celle d'Olivier Fort ces dernières ces derniers jours parce que effectivement il sent quand même que au sein de son groupe, je parle de ses parlementaires, il y a quand même une forte tentation à vouloir éventuellement censurer.
Donc bon voilà, tout dépendra un peu de cet équilibre assez instable. Tout dépendra aussi de l'attitude, on en parle pas des écologistes et des communistes. Alors les communistes, ils ont annoncé qu'il voteraiit la censure mais en même temps avec des déclarations qui laissent entendre qui vont peut-être un peu mettre les écologistes c'est plus clair mais bon il va y avoir maintenant des votes qui vont qui vont être qui vont être importants sur des aspects budgétaires.
Donc ça va être difficile de maintenir une pure ligne de de de censure pour pour tous ces groupes là. Il y a une expression euh anglaise ou américaine qui dit "Do the mat". Euh bon ben voilà, on va ressortir les calculettes et je sais que vous aimez bien jouer à ce jeu Sébastien Ferjou, sachant que les consignes de vote, elles seront peut-être pas forcément respectées par les uns et les autres que ce parlons des LR par exemple, mais dans d'autres dans d'autres camps aussi.
On voit en tout cas que il y a des députés qui ne croient plus beaucoup à leur parti et même avec la perspective d'une dissolution et donc que le parti c'est quand même le parti qui décide de l'investiture et accessoirement parfois des aides financières aux campagnes, il y a des députés qui regardent essentiellement la sociologie de leur circonscription plus qu'ils ne regardent ce qui se passe au niveau national et sur LR je sais pas si la crainte est tant que ça sur la dissolution en tant que telle parce que quand on regarde vraiment la carte électorale justement ce qu'on fait toujours de très près sur Atlantico mais vous savez vraiment la regarder parce que ça peut jamais être des projections de sondages nationaux. Les Républicains globalement n'ont pas beaucoup à s'inquiéter. Probablement perdrait-il des sièges ici ou là, mais ils sont en situation d'en regagner.
De l'autre côté, la vraie question dont ils ne veulent surtout pas qu'elle se pose, c'est si le Rassemblement national atterrissit à 250, 260, 245, bref, dans une situation, ils ne peuvent pas gouverner mais où elle a pourrait être la force d'appoint, serait-il la force d'appoint ? Et je pense que cette question là qui a été posée dans la partielle du TAR et Garon, ils ne veulent surtout pas en entendre parler en l'état parce que au lendemain d'une présidentielle, ça c'est très très certainement différent mais à la veille d'une présidentielle, ben ça serait accepté en quelque sorte d'être le partenaire junior du Rassemblement national, ce qui est jamais très bon dans une dynamique de campagne. Écoutons Laurent Voquier qui a pris la parole à la tribune dans la dans la foulée du discours du premier ministre comme président du groupe LR à l'Assemblée. refuser d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre République.
Et notre deuxième priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée et nous nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Cette position, nous l'avons défini collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres.
Deux motions de censure déposées, on le rappelle Berérang Gerbontte, l'une par la France insoumise, l'autre par le Rassemblement national. Sur quelle voie le premier ministre peut-il vraiment compter ? Ça va se jouer à quoi ? une vingtaine, une petite trentaine, ça de de députés.
C'est ça. Les comptes qu'on faisait depuis ces derniers jours et jusqu'à ce midi, on en était à 24 euh manquant ou ou entre eux selon le côté duquel on se place. En considérant qu'effectivement les communistes, les écologistes voteraient avec le RN et les insoumis. cette cette motion de censure euh ça vient d'être dit autant chez les écologistes que chez les communistes et qu'au partis socialistes selon ce qui sera annoncé peut-être ce soir par Olivier Fort, c'est difficile de de d'imaginer que 100 % de de enfin que que la consigne de vote soit totalement suivie et on peut peut-être même imaginer que ORN aussi quelques voies manquent.
Enfin et et là pour le coup euh bon courage au sondeurs et à tous ceux qui vont essayer de faire des des des prices parce que parce que quand vous entendez Laurent Voquet, vous avez passé l'extrait au icône sur les insoumis. Moi je l'ai aussi entendu extrêmement sévère avec le RN. Euh donc il y a là il y a euh il y a des lignes qui ont qui ont bougé euh dans ce casf cet après-midi euh Sébastien Lecornu qui mérite de prendre le temps de de on en a pas beaucoup de temps mais d'ici jeudi matin probablement ce sera jeudi le le l'examen de cette qui qui mérite quand même de regarder et d'écouter les prises de paroles des uns et des autres.
Euh, je vous ai dit les les groupes qu'on pouvait euh imaginer contre ces mail incornus par défaut, on va dire que évidemment il peut compter sur les horizons, il peut compter euh sur le évidemment le groupe Renaissance euh mais euh et et une partie DLR, l'hliotes ont déjà dit qu'il ne censurerait pas, mais là aussi est-ce que ce sera ils ont ils ont souvent beaucoup de liberté de vote dans ce dans ce petit groupe donc c'est très difficile en fait de de prévoir. Votre avis là-dessus Stéphan Zumsek sur le la marge de manœuvre finalement de Sébastien le cornu ? Je pense que là encore pour jeudi matin c'est pas un problème.
Oui je Oui. On parle de 20 de 20 25 députés qui manqueraient pour atteindre parce que encore le but c'est pas de d'obtenir dans le cadre du motion de censure le soutien des députés, c'est d'éviter que 289 d'entre eux c'estàd majorité votre compte. Donc ça change quand même un peu.
C'est ça a l'air subtile mais en fait c'est c'est pas du tout c'est essentiel. Absolument. Moi, c'est plus pour la suite que je me pose des problèmes parce que au moindre à la moindre ancroche qu'il y aura ensuite dans les jours et dans les semaines qui viennent sur euh les efforts à faire en matière de réduction de la dépenses publique, sur les efforts, ça c'est pour euh la posture du président de la République et de son premier ministre pour euh les efforts enfin pour euh la les efforts à faire en faveur des bas revenus, ça c'est ce qu'exig exigeront la gauche mais aussi le Rassemblement national sur la taxation des superriches avec les lignes rouges des LR.
Je pense que c'est à ce moment-là que un certain nombre de appelons-les des dissidents ou des frondeurs pourront apparaître he Beranger le disait au sein des LR mais au sein du PS mais aussi au sein d'Horizon. Enfin Horizon c'est c'est la formation totalement et et cétait totalement assumé de droite de du bloc central pas du socle commun mais de droite. Enfin Édouard Philippe préconisait il y a quelques années le passage à 67 ans enfin au report de 62 à 67 ans de l'âge légal.
Donc à un moment donné, je pense que des dissidents, des frondeurs, des gens ne suivant pas les consignes eth bien pourraient se multiplier un petit peu partout. Et là, cette barre des 20 25 députés manquants pour faire chuter un gouvernement pourrait pourrait euh se constituer. Euh ce sera ça le principal problème pour jeudi, je pense qu'il y a aucun problème.
Ouais. Euh c'est pas sympa de casser le suspense de de de jeudi pour les émissions qu'on va faire sur notre antenne, mais vous on est tous on est tous à peu près d'accord là-dessus Stéphane. Évidemment, plusieurs chapitres à venir dans notre débat.
On va détailler la suspension de la réforme de retraite. Estce que ça change concrètement pour pour vous, pour pour nous, ce que ça pourrait coûter ou pas aux finances publiques. Et puis on va aussi consacrer un chapitre à la méthode, à ce 493 abandonné par Sébastien Lecnu.
Vouliez dire un mot Jean-Sébastien peut-être vous avez promis la droite sociale. Je sais pas si si ça veut dire quelque chose ou si on l'a si vous l'avez retrouvé dans les 30 minutes de discours de du Premier ministre. Non, mais tout simplement quelle que soit la sincérité de Sébastien Lecornu, il n'est pas en situation de quand bien même lui l'imaginerait-il comme ça.
Il n'a pas un gouvernement qui ressemble à ça. Et moi je pense que effectivement la question est pas tellement jeudi matin mais l'éléphant dans la pièce qui n'était pas mentionné vous savez son mantra cessé le gouvern nous proposerons le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez mais il y a juste un grand absent qui s'appelle Emmanuel Macron parce que la réalité c'est que le discours de Sébastien Lecornu à mon sens c'est celui qu'aurait dû faire Ellisabeth Borne en 2022 au lendemain des législatifs quand les macronistes ont perdu leur majorité absolue. Partage du pouvoir avec le Parlement, avec les partenaires sociaux, avec les collectivités territoriales.
Et c'est ce qui n'a pas été possible pas à cause d'Éisabeth Bornançois mais parce qu'Emmanuel Macron n'a jamais donné la latitude à ses premierers ministres de le faire. il fait quand même un gros pas en relance justement. C'est pour ça que je dis la la question ce sera est-ce qu'Emmanuel est-ce que cette promesse là que Sébastien Lecnu fait finalement au parlementaires, elle sera tenue est-ce qu'Emmanuel Macron sera resté suffisamment en retraite.
C'est quand même ce qu' a fait exploser le gouvernement le corps nuin, le fait que Emmanuel Macron soit et s'il remet de l'huile de sur le feu de temps à autre comme sa petite phrase d'hier où il impute la totalité de la crise politique aux partis qui n'ont pas voté la confiance à François à François Bairou, je pense qu'à ce moment-là effectivement des fondeurs il va on va en voir surgir dans différents groupes. H à l'instant ça on voit que ça c'est en train de comme comme disait l'ancien premier ministre la poutre travaille hein. On a on a monsieur Siotti, attendez, je suis en train de de chercher voilà l'urgent tiens, il propose à Bruno Rotaillot, je cite, vo guillemets, un renversement d'alliance à droite.
C'est pas nouveau, hein, mais on voit quand même Berbond que dans la foulée de ce discours de politique générale qui est quand même bon un virage à gauche contraint et forcé mais c'est quand même une forme de on pourrait appeler ça un virage à gauche, ça travaille à droite, ça travaille au sein des LR. On on entend quand on entend Laurent Voquet, on entend y compris dans sa prise de parole d'ailleurs de cet après-midi petite pique à l'égard de Bruno Retaillot qui vient de sortir du du gouvernement qui qui après le discours de politique générale se sent presque obligé on va dire de de de publier un communiqué qui se fait beaucoup plus clair sur le le on en parlait tout à l'heure sur l'otage l'otage du PS donc le le le évidemment que le Rassemblement national et ses alliés siotistes vont essayer de de profiter de cette situation pour ramener euh ce qu'ils peuvent ramener DLR euh dans cette union des droites à laquelle il il continue de rêver ou pour les affaiblir parce que c'est aussi un piège qui leur tend en quelque sorte pour euh dire bah regardez l'absence de réponse joue contre vous ou puis qui doit qui doit toucher du doigt le peu de marge de manœuvre qu'on peut avoir quand on est quand on est un un petit allié du rassemblement faut quand même rappeler que le rassemblemental était pour la la réforme des retraite enfin l'abrogation de la réforme des retraite et qui proposait même jusqu'à la retraite à 60 ans. Donc là, ils sont un peu coincés quand même.
Donc là, c'est un peu paradoxal de voir Sioti à cette occasion là proposer une nouvelle alliance alors même que le RN est quand même en position assez délicate par rapport à cette question. Enfin, j'attends de voir les déclarations qui vont être faites. Oui, allez-y.
Libre sur ce juste un mot. Ah ben voilà, vous à ce propos, juste un mot pour rebondir sur ce que disait Jean-Sébastien Ferjou concernant le le rôle, la place que prendra Emmanuel Macron ou qu'il laissera justement à son premier ministre. C'est évidemment toute la question.
Moi ce soir le un proche conseiller du du président dit c'est Sébastien Lecornu qui a décidé, c'est Sébastien Lecornu qui a la main sur les compromis, c'est Sébastien Lecnu qui a la liberté porter de liberté pas sur la composition du gouvernement en tout cas. Non non et donc voilà ma question d'ailleurs était est-ce que est-ce que ça a été acté dès dimanche soir au moment du gouvernement ? Ils me disent absolument pas ce matin et c'est Sébastien le cornu voilà des gages disait quand même été négocié avec le parti socialiste et vraisemblablement à l'Élysée vendredi dernier lors des rencontres quand Emmanuel Macron a reçu et on va conserver ça quand même il a pas totalement lâché le voilà c'estàd que là la promesse qu'il fait lui on peut y croire et c'est pour ça je pense qu'il séduit les Français mais les Français n'y croiront que jusque en tout cas ceux qui ont envie d'y croire que jusqu'au moment où ils ne le verront plus que comme une marionnette vous dis ça comme quelque chose à stocker et et à conserver Voilà, c'est une source qui qui qui vous donne cette information.
Alors, comme promis, on parle de de la méthode l'article 43, il a rappelé le premier ministre qui le renonçait à l'utiliser. Écoutons-le. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable.
Le Parlement l'examine, le discute, le modifie. C'est sa liberté. Et 1493, sans majorité absolue.
Le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance. Nous ne devons pas en avoir peur. Cela paraît de bon sens.
C'est pourtant presque une révolution. À vous deir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui ont doutent que la démocratie représentative n'est pas morte et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation, n'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ?
En renonçant au 493, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable. N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclamait une grande partie de cette assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres.
Vous le demandiez, c'est fait. Frédéric Saliki, de quels outils dispose le gouvernement pour faire accélérer un débat budgétaire qui serait totalement embourbé 1493, il y en a un certain nombre. Oui.
Alors déjà, vous avez 70 jours d'examens maintenant qui vont qui vont souffrir pour que les deux chambres puissent examiner, amender ce budget, le budget qui est quand même qui a été élaboré par François Berou et puis rapidement avalisé par le cornu. Donc il y a quand même déjà beaucoup de de points à examiner et puis qui sont à la fois en matière de de diminution des penses publiques assez importante puisque au global il s'agirait à la fois de créer des recettes nouvelles et des dépenses pour à peu près 30 milliards. Donc c'est pas rien.
Bon donc on est passé de 44 à 31. Oui, c'est ça. Mais bon, du coup, il va y avoir effectivement un débat.
Par exemple, le gouvernement propose enfin le projet du du gouvernement propose un gel, une année blanche comme on dit, c'est-à-dire un gel d'augmentation des retraites et des quotidien et des prestations sociales sur l'année prochaine. Donc on prend pas en compte l'inflation. Donc bon, est-ce que ça ça va être voté ou pas ?
Il va y avoir des navettes. Le Sénat peut très bien voter pour l'Assemblée nationale voter contre. Tout ça peut se terminer en commission mixte paritaire, traîner, durer et puis arriver à un moment à la fin de l'année où là le gouvernement dira bah vous êtes pas réussi à vous mettre d'accord ou la commission mix parire dans laquelle le les les la gauche est très très sous-représentée peut très bien proposer un projet et puis face au blocage le gouvernement peut utiliser des ordonnances hein pour faire passer le budget.
Donc le temps globalement joue quand même, j'allais dire en faveur du gouvernement actuel. Bon, après ça empêchera pas qu'il y ait des conflits et des désaccords, mais ce fait que les deux chambres travaillent que dans le Sénat est quand même plutôt évidemment du côté du côté du gouvernement peut finalement aboutir à une forme de pourrissement de de de situation qui infiné permettent au Forcep de faire passer un budget sans trop avoir, on va dire, abdiqué sur un certain nombre de mesures fautees fautees D'accord et faute de temps aussi. Bon voilà donc alors après c'est on est dans une situation nouvellein.
Donc ce que je dis c'est pour dire de l'ordre de l'hypothèse hein. On verra bien ce que ça ce que ça donne jusqu'à quel point évidemment la pression d'un blocage d'un risque de dissolution peut conduire aussi le gouvernement à laisser davantage de l'est que qu'il ne le souhaitait. Est-ce que les socialistes vont modérer ? disait tout à l'heure le cibler poser d'emblé un certain nombre de ligou voilà ce qu'on attend et puis le reste OK on laisse passer en échange bon voilà tout ça estouvert à la négociation peut dire c'est que entre la copie qui a été présentée en conseil des ministres ce matin et celle qui peut-être aboutira on n'est pas sûr mais fin décembre l'évolution risque d'être quand même assz oui mais on nimagine pas que la copie soit totalement refaite si vous voulez il y a quand même une grosse partie des des dépenses budget budgétaire ou des recettes qui sont prévues sur lesquelles les députés n'auront pas le temps de d'intervenir massivement.
Donc ça va se focaliser sur un certain nombre de mesures symbolique. Mais alors l'autre mesure symbolique évidemment l'annonce principale que que nous que vous retiendrez de cette journée, c'est la suspension de cette réforme des retraites jusqu'à la présidentielle. On va rentrer dans les détails avec Alexandre Poussard tout de suite.
Et cette première question Alexandre, qu'est-ce que concrètement ça va changer pour nous ? Alors déjà, on peut dire que 3,5 millions de Français vont bénéficier de cette suspension immédiate et complète de la réforme des retraites de 2023. Une suspension qui va jusqu'au 1er janvier 2028.
C'est Sébastien Lecornu qui a donné euh ce chiffre, ce nombre de Français concernés. Concrètement, les Français nés en 1964 pourront partir à la retraite des 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans et ils gagneront un trimestre de cotisation pour avoir leur retraite à tauplin. Les Français nés en 1965 pourront eux partir à la retraite dès 2027 au lieu de 2028 et ils vont gagner deux trimestres de cotisation.
Cette génération 1965 est donc la grande gagnante de cette suspension. En revanche, votre génération Thomas, celle de 1966 et bien elle aurait mon âge désolé mais cette génération de 1966, elle aurait pu partir à la retraite dès 2028 au lieu de 2029 mais on le rappelle he cette suspension de la réforme des retraites s'arrête au 1er janvier 2028 et donc à partir de là il devrait y avoir une nouvelle réforme des retraites d'ici là. Désolé Thomas.
Merci beaucoup. C'est vraiment sympa de me faire une fausse joie comme ça. Le le déficit de de ce régime des retraites, il devra être comblé.
Combien coûte cette suspension ? Alors, à court terme, finalement, ça ne coûte pas si cher que ça selon Sébastien Lecnu, le coût de cette suspension de la réforme des retraites estimé en 2026 à 400 millions d'euros et à 1,8 milliards d'euros en 2027. En revanche, en 2035, selon la Cour des comptes, une suspension de l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans coûterait 13 milliards d'euros.
Sachant qu'en 2035 et bien le régime des retraites même avec la réforme des retraites bornes devait déjà être en déficit de 15 milliards d'euros. C'est la raison pour laquelle une nouvelle réforme s'impose logiquement de toute façon. Et juridiquement, comment va-t-elle être suspendue cette réforme ?
Et bien, le Parlement devra voter un amendement déposé par le gouvernement pour modifier le budget de la sécurité sociale 2026. Ce projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoira prévoira aussi une amélioration des pensions de retraite des femmes. Le Premier ministre l'a confirmé cet après-midi.
Merci beaucoup de toutes ces informations Alexandre. Je suis pas sûr que j'aurais envie de partir, vous voyez quand quand ce sera l'âge. Donc peut-être que vous serez pas débarrassé de moi tout de suite.
Euh peut-être un mot de Stéphane de la capitalisation politique que le Parti socialiste peut tirer de cette victoire parce que ce soir c'est présenté. Je rappelais ce que disait la CFDT tout à l'heure ou même ce que le euh le Parti communiste a a peut dire. Est-ce qu'il y a une un un gain politique assez évident pour le PS et assez rapide d'après le gain politique selon moi, il l'a déjà engrangé au travers des mesures d'opinion, d'enquête d'opinion, hein, pas de résultats électoraux évidemment.
Je crois que le dernier résultat électoral qui tiennent, ce sont les celui des élections européennes de juin 2024 parce que c'est un peu l'élection la plus pure où chacun présente sa liste et on peut vraiment au sein des coalitions voir qui ce que pêche chacune chacune des forces. Donc il y a ce il y a déjà eu une sorte de rééquilibrage entre les insoumis et les socialistes. Ensuite savoir quels sont les gains, pour l'instant je ne pense pas que ça se l'enjeu pour le PS c'était pas de redevenir une force d'attraction disant "C'est formidable, nous avons à nouveau une gauche réformiste, une gauche social-démocrate et nous allons nous remettre à voter pour ce parti qui était encore moribon il y a quelques mois.
Le gain, c'est surtout d'éviter de passer pour ce qu'on appelait autrefois des socioîtres parce que le reste de la gauche va se déchaîner. La mauvaise nouvelle ce soir, c'est quand même que les communistes, les écologistes se rangent sans sans hésiter dans dans le camp de de la censure. Donc le PES reste isolé, il est plus puissant qu'il ne l'a été il y a quelques mois, il y a quelques années, mais malgré tout, ça reste la seule force qui joue la carte de la bienveillance, de la neutralité et donc de la non censure.
Le principal enjeu pour eux, c'est de faire la démonstration qu'ils ne se sont pas trompés, qu'ils n'ont pas été roulés dans la farine. C'est ce qui s'était passé avec le conclave, avec la façon dont François Baou avait tout balayé d'un d'un revers de la main en disant de toute façon, on touchera pas aux 64 ans. Et là, le PS s'était senti à la fois trahi et perdant en terme de en terme de d'image auprès de son électorat parce que l'électorat socialiste, il est peut-être moins radical que l'électorat insoumis.
C'est un électorat de centre gauche. Ce que veulent les les gens, les Françaises et les Français qui votent Parti socialiste, c'est que la gauche soit au pouvoir. Donc, ils sont prêts à accepter ce bouger du Parti socialiste au nom de la cohésion nationale, au nom du pragmatisme, au nom d'un budget qu'il est bien nécessaire d'avoir.
Est-ce que pour autant ils sont pour un ralliment du Parti socialiste à ce qui un bloc central et que le et que ce sole commun glisserait à gauche, il aurait plus les LR PS ? Certainement pas. Les gens qui votent PS sont des gens de gauche.
Ils sont pas ils ont pas forcément une bonne image de Jean-Luc Mélenchon, mais ils sont de gauche. Donc le principal enjeu pour eux, c'est faire la démonstration qu'une fois qu'ils n'auront pas été une seconde fois euh trahi ou trompés. Et c'est surtout ça l'enjeu.
Après, on verra bien s'il y a des élections législatives anticipées quelles seront les rééquilibrages au sein de la gauche. Je voulais juste ajouter une chose à ce sujet. Vous en vous parliez des LR tout à l'heure.
Ce qui a fondamentalement changé ces dernières semaines au sein des LR comme au sein du PS, c'est qu'ils ne sont plus tétanisés par une dissolution. Vous en avez parlé pour la droite. Les députés PS comme les députés LR ne réclament pas, n'attendent pas avec une sorte de joie, une sorte de gourmandise, une éventuelle dissolution parce qu'ils ont peur de perdre, ils ont peur de se remettre en campagne.
C'est beaucoup d'efforts. En revanche, les appareils ne sont plus tétanisés, ne sont plus par cette éventuelle euh dissolution. Et c'est aussi ça qui rendra encore le l'équation encore plus compliquée pour le premier ministre.
Je disais tout à l'heure, c'est le plus affaibli mais il a en face de lui des interlocuteurs LR et PS qui se disent si vraiment tout déraille, tout capote et ben on va à la dissolution et c'est pas forc on nen sortira pas forcément la miné et ça c'est un à moment donné une prise de conscience assez récente de la part de ces deux appareils. D'accord. Alors, on va écouter euh la réaction là aussi à la tribune de l'Assemblée de euh Boris Valallot qui dirige le euh le groupe des députés euh socialiste et qui comme prévu hein euh annonce qu'il n'y aura pas de de censure de son groupe.
C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici. C'est une fissure dans le dogme macroniste. Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation.
Nous vous avons égûté, monsieur le Premier ministre, comme un gage de confiance dans le Parlement, vous avez accepté une nouvelle règle du jeu renoncé au 493. Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé avec toute la gauche d'ailleurs et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement mais d'immobilité. Voilà.
Et sur son compte Twitter, l'insoumis Manuel Bonpard appelle, vous allez le voir, les députés socialistes à désobéir aux consignes. Tout cela n'a rien à voir avec le programme du Nouveau Front populaire. Les députés socialistes doivent désobéir et voter la censure.
Berang Gerbond. Alors, ça fait des mois qu'on parle de la de la rupture PS LFI. On en parlait déjà avant lors des élections de la campagne des élections européennes et puis il y a eu Nouveau Frul ensuite pour les législatives.
Euh qu'est-ce qu'on peut en dire de cette de cette rupture et peut-être aussi de cette pression des insoumis sur les députés socialistes ? Euh, elle elle subsiste en fait. C'est c'est c'est amusant comme tout va tellement vite que ce qu'on disait hier soir serait presque déjà invalidé par le discours du du du Premier ministre.
C'est pas le cas. C'est pas le cas. Je veux dire le rien n'a changé dans dans l'équilibre et dans la nécessité pour les socialistes.
Enfin, Stéphane Seg le disait très bien juste avant. de la nécessité pour les socialistes de prouver qu'ils n'ont pas eu tort de de tenter de tenter la carte en tout cas de de le fait est qu'ils ont obtenu quelque chose aujourd'hui qui qui est indénégéniable ce recul qui était quand même un recul majeur qui est un on dit toujours totem de la macronium enfin quand même c'est c'est le cas donc le fait est qu'ils ont obtenu ça euh franchement rien n'est rien n'est réglé à la fois pour négocier demain ou dans les prochaines heures et les prochaines semaines le le cette nouvelle réforme des des retraites et puis et puis sur le sur le budget à venir. Enfin, honnêtement euh les les dissensions au sein de l'ancien NFP sont toujours là euh me semble-t-il et on peut compter sur les insoumis et sur les les écologistes et les socialistes pour leur rappeler.
H Jean-Sébastien et je crois que le juge de pestre, ça sera peut-être quand même les sondages aussi parce qu'on voit bien qu'il y a deux attitudes dans le pays. Alors parfois qui se mélange, chez certains qui basculent de l'un de l'un à l'autre, mais il y a le camp de ceux qui pensent de toute façon que c'est trop tard. Dire peu importe que Sébastien Lecnu veuille partager le pouvoir, qu'il fasse des efforts, que il soit ouvert, qu'il renonce au 493, c'est trop tard comme dans un divorce.
Enfin, il y en a un des deux qui a décidé de divorcer. Peu importe les promesses que vous faites pendant c'était dans les 10 ans d'avant qu'il fallait le faire, plus maintenant. Et puis il y a l'autre camp qui dit au nom de l'intérêt général de la stabilité et sans doute de calcul des écuries présidentielles des uns et des autres, essayons quand même encore une fois, faisons au moins semblant de croire à cette volonté de partage du pouvoir affichée par Sébastien Lecnu.
Bien malin, celui qui est capable de dire ce que penseront les Français dans 3 mois parce que s'il y avait une censure, que penseraient les Français au moment où les retraites n'ont pas été revalorisées ? par exemple. Donc effectivement, il va y avoir cette pression qui pèse sous chacun avec la pression sur les deux qui enfin LR et PS essaient de jouer le jeu au moins de faire semblant d'y croire.
Le RN et LFI effectivement vont leur mettre une pression maximale pour dire "Vous voyez bien que ça n'a aucun sens Emmanuel Macron n'a jamais respecté sa parole avant. Pourquoi voudriez-vous que maintenant il le fasse et qu'il renonce au pouvoir alors qu'il n'a cessé finalement de garder le manche ? Et quand son propre camp le dit, parce que Gabriel Atal l'a dit, Edward Philippe le dit aussi, quand il y a un président qui s'obstine alors qu'il a perdu dans les urnes, c'est vrai que c'est difficile à faire avaler aux électeurs.
Emma Macron qui disait ce matin au conseil des ministres, il ne s'agit pas d'une crise de régime. Frédéric Saviki, nos institutions fonctionnent. On on jusqu'ici dire bon, on est quand même pas loin.
C'estàd il y a pas de crise de régime dans la mesure où pour l'instant, on l'a vu, il y a quand même un gouvernement qui tient. On va voir si si oui ou non il obtient euh voilà la majorité de soutien en tout cas euh pas une majorité de défir au parlement. Donc bon, après il est quand même difficile d'imaginer que gouvernement le cornu tienne au-delà du budget très longtemps.
C'est-à-dire que là pour l'instant et c'est je crois l'objectif aussi de du gouvernement Daniel Macron, c'est de faire passer le budget puis après on verra bien. Mais bon, on a évoqué tout à l'heure les incertitudes qui pourront intervenir au cours d'examen budgétaire, mais même au-delà, si on essaie de se projeter, on va dire l'année prochaine, que va-t-il se passer ? il est pas parce que d'autres d'autres propositions de loi risquent à ce moment-là d'arriver sur la sur le bureau du Parlement, de générer des des conflits et des mises en cause.
Imaginez par exemple si aujourd'hui on remettait le couvert sur ce qu'avait été la loi la loi du plomb par exemple si elle revient bon là c'est de nouveau une cause de déchirement donc soit on rentre dans une période où il y a quasiment pas de de débat majeur au parlement et pas de loi et à ce moment-là les Français de considérer que bon voilà on est en attente et il se passe rien et donc il faudrait mieux dissoudre donc voilà il y a c'est c'est aussi l'après qu'il faut essayer d' imaginez la durée et là si ça bloque bon nouvelle dissolution s'il y a une dissolution et qui reconduit le même parlement bah évidemment la question du de l'attitude du président va se poser. Il est pas sauvé pour autant il a fait un pas en arrière mais comme il était le dos au mur il y a toujours le mur quoi. Donc il est trop tard maintenant pour essayer de rattraper tout ce qu'il n'a pas fait depuis depuis la dissolution.
Donc bon avec peut-être avec peut-être un élément quand même, c'est qu'il a fait un pas en arien mais que c'est aussi la crédibilité de la parole publique qu' en prend un très très grand coup parce que le Parti socialiste eux c'est cohérent, ils ont toujours revendiqué la suspension de la réforme des retraites mais que le président de la République ou madame Borne ou d'autres qui ont sont arrivés maintenant en disant revenons sur cette réforme après avoir expliqué que c'était l'alpha et l'oméga de tout ce qui pouvait être fait en France et que nous pierrions tous dans d'atroes souffrances si ça n'était pas fait à un moment c'est un peu difficile à avaler quand même aussi en terme de crédibilité l'élection présidentielle à à partir de l'année prochaine va devenir en ligne de mire lil s'agit soi-disant de mais tous les tous les partis vont y penser et donc évidemment ça va attiser les français le regardent en disant mais finalement quoi qu'on nous dise oui oui la ça la faut pas vraiment y croire parce que les mêmes seront capables de revenir en nous expliquant oh c'était pas si grave que ça làdus je suis assez d'accord avec vous je veux bien vous entendre c'est fan sur je je sais pas si vous l'avez déjà évalué ça mais comment les les électeurs ou les sympathisants macronistes il en reste quand même quelquesun Voilà digèrent ou vont digérer l'abandon de ce qui était peut-être la seule réforme emblématique de ce second quinquena. Moi, alors on a on n' pas mesuré les les le discours évidemment de Sébastien Lecnu de de cet après-midi. Moi, je pense que mais j'ai quand même l'intuition que cet électorat oui, il reste en gros 15 % entre 15 et 20 % sur de gens qui sont quand même macronistes.
Euh tout n'a pas disparu. Ça ça c'est très clair. Euh je pense qu'ils vont vivre cette ce moment notamment cette journée et les jours qui vont suivre comme une sorte de soulagement parce que quand même pour un électeur mercredi faut mettre à la place des une élection triomphale en 2017, une élection pas triomphale mais quand même très réussie en 2022.
C'est un électorat qui vit un chemin de croix électoral et politique aussi de de plus en plus pesant pour lui. C'est quand même des gens qui ne se disent pas qu'ils se sont trompés. Ils sont toujours fidèles au projet macronis et à Emmanuel Macron.
Donc quelque part, ils n'ont pas l'impression d'avoir été trompés. Ils vont être soulagés de de de ne plus avoir un déform cette réforme des retraites. C'est ce que je comprends.
Mais en tout cas soulagé qu'il y a de la stabilité parce qu' la stabilité était l'instabilité était mise sur le il y a juste titre en partie en tout cas était mise sur le de qui mais en premier au premier rang du président de la République et je ne dis pas que cette base électorale va en sortir revigoré. Il y aura pas de gains électoraux pour pour ce qui reste de la Macronie. D'ailleurs, c'est quoi la Macronie ? trois groupes parlementaires, si on ne parle de l'Assemblée nationale, trois groupes qui commencent à se détester de plus en plus et qui sont sur des lignes parfois totalement différentes, notamment sur les questions de retraite.
Donc c'est plus un électorat soulagé soulagé qu'on passe à autre chose, qu'on essaie de passer à autre chose et que finalement tout ça ne soit pas qu'une sorte de chasse à l'homme, chasse à la macronie, chasse au président de la République, chasse au premier ministre ou ou chasse à la réforme des retraites. plus ça c'est c'est aussi un électorat modéré relativement âgé des gens qui étaient autrefois de centre gauche mais surtout de centre-droite aujourd'hui et qui ont envie de stabilité et la stabilité un passe par un reniment. Je ne pense pas que les électeurs macronistes aujourd'hui passent une mauvaise nuit parce que on a abandonné ce que vous appeliez l'alpha et l'oméga de du projet macroniste.
Donc c'est plus un soulagement à mon avis. Ouai. Et avec effectivement cette cette ce reniement pour reprendre notre notre titre, se renier pour survivre, c'est il y a quand même des effets délétaires potentiels au sein de ce ce qui reste de de ce bloc macroniste.
Les horizons d'Edouard Philippe d'un côté, Gabriel Atal de l'autre, le le modèem avec un François Baou qui a évidemment toujours pas digérer son départ de Matignon. Enfin bon euh cette cette ce reniment, quels effets délétaires ce reniment peut euh euh peut-il avoir ? C'est ce qui est ce qui est intéressant de bien avoir en tête, c'est que c'est un c'est c'est un sujet que qu'Emmanuel Macron portait et que que la la Macronie, on va dire, portait depuis le début, depuis 2017, que Édouard Philippe avait tenté sur lequel Edard Philippe avait tenté d'avancer et ils y étaient presque arrivés avec une réforme qui n'était pas du tout celle-là d'ailleurs mais qui a été qui a qui a qui a été suspendue au moment du Covid.
Euh Bif Répétita 2022 qui est pas une élection quand même euh qui est presque une élection par défaut, pas presque d'ailleurs d'Emmanuel Macron et on y retourne quand même euh et on y va en 493. Donc tout ça s'est fait au force mais il y est allé quoi sur sa réforme des retraites. Tout ça a été acquis de façon douloureuse et bah oui voilà éclat d'une certaine façon euh Sébastien Lecornu a beau dire je compte sur vous et maintenant votre votre mission c'est de de de nous aider à trouver de trouver l'argent nécessaire.
Euh on voit pas bien comment comment tout ça pourra arriver. le l'élément peut-être aussi intéressant à observer dans les prochaines semaines, cette fameuse c'est cette fameuse culture du compromis donc tout le monde rêve. On est à un an et demi d'échéance présidentielle.
Je pense c'est évident que c'est moment de la présidentielle que ça va se passer. Sauf que bah c'est le moment peut-être de d'essayer de montrer des une volonté des uns ou des autres. Sauf que ça va peut-être pas durer très longtemps cette fenêtre hein compr parce que tout le monde va se remettre à penser très très fort à la présidentielle précisément et et et quand on cite tout le temps ces exemples belge allemand et autres c'est au moment d'une présidentielle que ça devrait se jouer sauf que bon quand même je je c'est la fin de son premier débat mais mais pour pourquoi c'est un ange exterminateur Gabriel Atal qu'est-ce qui lui vaut ce ce titre c'est difficile en j'ai combien j'ai 15 secondes là 30 allez non mais c'est c'est quelqu'un qui a raconté beaucoup euh une grande aventure collective, une entrée dans la macronie euh et c'est pas le cas.
C'est quelqu'un qui rêve depuis qu'il est adolescent d'être président de la République, j'ai absolument rien contre l'ambition, mais qui depuis a absolument écarté parfois très violemment tout ce qui pouvait se présenter sur sa route. Et ça n'est pas le gentil Gabriel Atal qui fait des selfies et qui fait des mesures qui voilà, c'est un petit peu plus complexe que ça. Et encore une fois, Chirac n'était pas un ange, Mitteran n'était pas un tendre.
Après tout, on pourrait presque imaginer que c'est une qualité pour réussir public pour pour essayer de devenir président de la publique. Merci. Je reviendrai vous raconter peut-être mais oui mais on aura l'occasion de de d'en reparler évidemment.
Donc cet ange exterminateur apparaître jeudi aux éditions de l'archipel et puis Frédéric Saviki. Je rappelle que vous publiez avec Igor Martinach la fin des parties pour l'interrogation. C'est au presse universitaire de France.
Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. No.
Gabriel Attal