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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 16 juillet 2025 10 minComplaisantFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Budget 2026 : "C’est un budget de liberté", défend Amélie de Montchalin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quand on dit 43,8 milliards d'euros à économiser, est-ce que c'est bien un budget d'austérité vu le contexte budgétaire et économique ?

  • 1:12OuverteRéponse partielle

    Quels métiers seront touchés très concrètement par les 3000 suppressions de poste d'abord pour l'État en 2026 ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Vous nous confirmez qu'il n'y aura pas de revalorisation salariale en 2026, même pour les enseignants, soignants ou policiers ?

  • 2:58OuverteRéponse partielle

    On parle des niches fiscales sociales qui seront supprimées. Est-ce que on peut citer ce matin quelques niches fiscales qui seront concrètement supprimées ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Les retraités vont-ils être mis à contribution avec la réforme de l'abattement de 10 % sur la retraite ?

  • 4:45OuverteRéponse partielle

    Une contribution également sur les plus hauts revenus. Ça veut dire quoi ? une nouvelle tranche d'impôt pour ceux qui sont très favorisés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Amélie de MontchalinFait
    « Le risque c'est que nous soyons écrasés par notre dette et le risque c'est que nous ne soyons plus capables d'avoir les marges de manœuvre pour financer les priorités. »
  • 1:12Amélie de MontchalinChiffre
    « 3000 suppressions de poste d'abord pour l'État en 2026 non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 à partir de 2027. »
  • 1:51Amélie de MontchalinFait
    « Les services des impôts dont je suis la ministre. Évidemment, quand on fait le prélèvement de la source, ben ça permet de nous réorganiser. »
  • 4:07Amélie de MontchalinFait
    « Les retraités qui étaient jusque là relativement épargnés vont également être mis à contribution. »
  • 5:23Amélie de MontchalinFait
    « Il y a eu l'année dernière, le gouvernement de Michel Barnier avait proposé une mesure, une contribution sur les haut revenus. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Améliour. Bienvenue dans les 4V. On va essayer d'être le plus clair possible pour nos téléspectateurs au lendemain de cette présentation du budget par François Bairrou. Juste une question d'ensemble avant de rentrer dans le détail. Quand on dit 43,8 milliards d'euros à économiser, est-ce que c'est bien un budget d'austérité vu le contexte budgétaire et économique ? Le mot a un sens. Non, je crois que c'est un budget de souveraineté et c'est un budget de liberté pour nous français face à à une situation où le risque c'est que nous ne choisissions pas nous-mêmes comment nous reprenons en main notre destin, comment nous reprenons en main nos finances publiques. Il n'est pas question d'austérité. Je pense que le premier ministre a très bien montré hier le risque. Le risque

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c'est que nous soyons écrasés par notre dette et le risque c'est que nous ne soyons plus capables d'avoir les marges de manœuvre pour financer les priorités. Dans les priorités des Français, il y a la sécurité, il y a nos armées, il y a ce qui se passe dans nos gendarmeries, il y a aussi des priorités sur la transition écologique. On voit des cyclones, des inondations partout, comment on se protège ? Il y a aussi l'avenir de nos enfants, comment forms, il y a aussi évidemment le financement du modèle social. Les Français veulent être rassurés sur le fait que aujourd'hui et demain, ils pourront être bien soignés. Mais ce que nous voyons, c'est que le modèle qui est le nôtre aujourd'hui, il n'est pas soutenable, il nous met en danger. Et donc, c'est d'abord un budget, comme je dis, de

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souveraineté. comment on choisit par nous-même et comment on ne se laisse pas aller à un risque qui soit celui ou parce qu'on ose pas dire les choses parce qu'on ose pas dire les choses avec authenticité, sincérité aux français. Nous laissions filer ce déficit, nous laissions filer cette dette un jour ce soit d'autres que nous qui décidions pour nous-mêmes. Alors rentrons dans le détail. 3000 suppressions de poste d'abord pour l'État en 2026 non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 à partir de 2027. Quels métiers seront touchés très concrètement ? On touche à l'enseignement, au soignant. Alors, il y a plusieurs choses. D'abord, c'est pas voyez un cas, c'est pas une décision arbitraire, c'est le fruit de 8 ans de modernisation de services publics. Je vous donne un exemple. Les services des

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impôts dont je suis la ministre. Évidemment, quand on fait le prélèvement de la source, ben ça permet de nous réorganiser. Là, encore la semaine dernière, voyez, j'ai relocalisé des agents publics partout en France pour qu'ils soient plus proches des Français. Donc, on peut supprimer des postes quand on réforme certaines administrations. Exactement. Et donc on va le faire dans toutes les administrations et toutes elles sont toutes touchées. Toutes les administrations et bien évidemment se réorganisent, se modernisent, se mettent plus proche des Français et donc vous avez dans tous les ministères des réorganisations. Après vous avez des ministères qui recrutent plus de militaires, plus de policiers, plus de surveillants dans les prisons, mais aussi plus d'enseignants parce que

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vous savez qu'on va les former plus tôt. C'est une grande réforme pour que les enfants de notre pays soient face à des enseignants qui soient mieux formés. Vous nous confirmez qu'il y aura pas de revalorisation salariale en 2026, même justement pour ces enseignants, pour ses soignants, pour ses policiers ? Alors, c'est ce qu'on appelle une année de stabilité. Donc, on n' pas de nouvelles hausse euh de salaire. On a eu des très fortes hausses en 2024. Cette année en 25 et en 26, c'est une année de stabilité des salaires. En revanche, les salaires vont quand même augmenter un peu à l'ancienneté parce qu'il est important que voilà la fidélisation de notre fonction publique se poursuive. J'ai été, vous savez, ministre de la fonction publique et ce que je veux dire

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aujourd'hui à tous les Français et à tous les agents publics, c'est ce que nous voulons, c'est que les services publics marchent mieux, qu'il soient bien financé, que les agents publics a des outils modernes pour accompagner les Français. Donc c'est ce qu'on prévoit. On parle des niches fiscales également sociales qui seront supprimées. Est-ce que on peut citer ce matin quelques niches fiscales qui seront concrètement supprimées ? Par exemple, les aides à domicile, elles seront touchées ou pas ? Alors, j'ai toujours dit et je le redis aussi là, le sujet des niches fiscales, c'est que ça a été créé parfois il y a très longtemps pour soutenir un secteur, soutenir une activité, accompagner des entreprises. La question qu'on doit en permanence se poser, il y en a 474 quand

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même aujourd'hui dans notre pays, ça représente plus de 85 milliards d'euros. C'est est-ce que c'est toujours utile ? Est-ce que c'est toujours adapté ? Vous l'avez fait cette évaluation déjà. Donc les parlementaires, la Cour des comptes, nous-mêmes allons évidemment travailler très en détail pour n'avoir qu'à des gestes justes. J'ai toujours dit par exemple que sur les services à la personne, ce qui fonctionne et donc qui n'a pas besoin d'être réformé par définition, c'est ce qui concerne les gardes d'enfants, le soutien aux personnes âgées dépendantes, le soutien aux personnes handicapées. Sur ce sujet-là, nous ne changerons pas. En revanche, il est utile qu'avec les parlementaires, on puisse travailler là aussi de manière précise. C'est de l'argent public, il faut qu'il soit bien

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utilisé. les retraités, l'abattement de 10 % sur la retraite qui va devenir donc forfaitaire avec un plafond de 2000 €. Euh en fait, c'est un tabou qui est en train de tomber tout de même. Les retraités qui étaient jusque là relativement épargnés vont également être mis à contribution. Vous savez, on est dans un effort de la nation. Il y a pas de catégorie qui soit ni un bouc émissaire niversement protégé de ce que toute la nation doit faire pour elle-même. Et donc j'avais lancé ce débat il y a quelques semaines de voir comment nous pouvions avoir là aussi une répartition juste de l'effort. Ce que nous proposons c'est que les retraités les plus aisés fassent effectivement au fond une forme de solidarité envers les retraités de la classe moyen plus modeste et que donc

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l'abattement qui était de 10 % jusqu'à 4400 € deviennent un abattement de 2000 € par personne. Quand vous êtes un couple, ça veut dire 4000 € comparé à 4400 €. Vous voyez que c'est une réforme de justice et de simplicité et qui bénéficiera au retraités de la classe moyenne et modeste. Une contribution également sur les plus hauts revenus. Ça veut dire quoi ? une nouvelle tranche d'impôt pour ceux qui sont très favorisés, c'est comment ça va se concrétiser. En fait, c'est pas une nouvelle tranche d'impôt, c'est pas ce qu'on cherche à faire. On cherche d'abord à faire en sorte que les montages parfois avec des holdings, parfois des montages complexes n'évitent pas l'impôt, ne contourne pas l'impôt. Et donc, il y a eu l'année dernière, le gouvernement de Michel

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Barnier avait proposé une mesure, une contribution sur les haut revenus. Le premier ministre souhaite la maintenir, c'est un arbitrage de sa partite la même que l'année dernière. Et nous, il a annoncé aussi que nous allons continuer à travailler sur toute la suroptimisation notamment des holdings parce que c'est ça qu'on veut enfin voilà ça s'assurer que les Français payent l'impôt qui existe. Une partie de la gauche demande également vous touchiez pourquoi pas au dividend de stock option. C'est une option qui est sur la table. Vous savez tous les débats vont être sur la table par définition. Vous saz on est le 15 juillet et vous savez que le budget n'est présenté qu'en octobre. Mais j'ai plusieurs boussoles à dire. un, on va pas toucher au livreta, l'assurance vie, à l'épingle des

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Français qui nous regardent, qui pour l'immense majorité d'entre eux qu' on ils ne sont pas à mon avis ceux sur lesquels nous devrions faire poser des efforts, ils en vont en faire par ailleurs beaucoup d'autres. Deuxième chose, c'est que nous devons rester un pays attractif. Nous devons continuer à ce que nos entreprises puissent investir. Je le répète, une un pays avec une croissance plus forte, c'est aussi un pays qui finance mieux ses services publics, qui finance mieux sa protection sociale. Donc s'il y a des ajustements, on peut les regarder. Par définition, le débat parlementaire, il va commencer au mois de septembre. Mais là aussi, ils ont les choses claires devant nous. Soutenir les entreprises, soutenir l'attractivité et ne pas toucher à l'épargne des Français.

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Améline Manchal Venons-en à ce jour de séjour férier qui propose d'être supprimé lundi de Pâque 8 mai a dit le premier ministre. tolé dans toutes les oppositions. Est-ce que c'est une mesure définitive qui peut encore être bougée peut-être un jour et pas les deux ? Déjà, il faut aussi là dire la vérité. C'était l'objectif du premier ministre hier. Nous travaillons 1607 he par an dans notre pays. C'est ça qui est la la loi, la règle. Et à la fin, quand on regarde le nombre d'heures travaillées par habitant, c'est 100 heures de moins par an en France par rapport à l'Allemagne. Donc on a quand même devant nous, on voit bien un enjeu de travailler plus nombreux et travailler tous un peu plus. Pourquoi ? pas parce que voyez on veut donner des leçons, mais parce que précisément un pays qui

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produit plus de richesse, un pays plus prospère, il faut travailler plus, c'est aussi un pays qui finance mieux ses services publics et qui finance donc mieux ce que les Français attendent de lui. Mais cette histoire de jour férier, on a l'impression que c'est pardon l'impression presque un hochet pour occuper un peu les oppositions, le débat public, les journalistes et pour pas parler du reste. C'est une vraie question qui est sur la table. C'est essentiel. Ce que le Premier ministre a dit hier avec beaucoup de sincérité, c'est qu'on doit faire d'abord des économies, 30 milliards d'euros d'économie, c'est qu'on doit avoir un système fiscal plus juste, plus lisible, plus efficace, à peu près 10 milliards. Et c'est aussi qu'on doit travailler plus parce que au fond, c'est ce contrat

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là qu'on veut faire avec les Français. On réduit nos déficits, on travaille tous un peu plus et plus nombreux et avec ça, on se redonne des marges de manœuvre pour financer nos priorités. Et donc ces jours, ces heures de travail en plus, moi je voudrais qu'on ait ce débat là. Est-ce que vous savez pendant des années et je crois que beaucoup d'hommes et femmes politique de droite et de gauche considérait que il y avait une fierté dans le travail, c'était une manière de s'émanciper et que c'était une manière aussi de contribuer à la production de richesse, à l'activité et donc derrière depuis 1945 à notre système social. C'est ça qu'on veut poser comme débat. Je pense que c'est un débat que les Français comprennent. Après, voyez, quand les impositions en

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sont à savoir si c'est le 8 mai ou le 15 août, je pense que le débat qui est derrière, c'est est-ce qu'on accepte de contribuer tous un peu plus par le travail à ce qui est notre modèle social. Vous savez, au fond, c'est travailler plus pour protéger plus. Deux courtes questions, c'est pour ça que je résumerai euh la proposition qui est la nôtre. Deux courtes questions pour terminer à l'instant, l'agence France Press, il a consulté un document annonce 29 milliards d'euros d'augmentation des dépenses publiques. 29 milliards d'euros, ça c'est un chiffre que vous confirmez. Alors ce que je confirme c'est qu'effectivement et c'est pour ça que vous me posez la question de savoir au fond ce qu'était ce budget. Ce budget c'est un budget de au fond de ralentissement de nos dépenses pour

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qu'on se remette en face de notre croissance et de nos recettes. Les dépenses publiques, elles auraient dû augmenter de 60 milliards. Ce qu'on propose aux Français, c'est qu'elles n'augmentent que de 30 milliards. Ce qui montre bien qu'on fait des choix, qu'on finance la défense, qu'on finance des nouvelles priorités. On finance malheureusement aussi beaucoup plus la charge de la dette qui va augmenter de près de 8 milliards d'euros l'année prochaine. C'est très important qu'on comprenne bien que c'est ça notre défi parce que voyez moi je veux pas que mon pays dans quelques années dépense le plus d'argent de son budget pour payer les intérêts de la dette. Dernière question, vous parliez du livréa. Son taux de rémunération devrait baisser à 1,7 % au 1er août contre 2,4 %

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actuellement. Vous le confirmez, ce sera annoncé quand ? C'est pas moi de le confirmer. Et en revanche, ce qu'on peut dire au français, c'est que l'inflation, elle est aujourd'hui de moins de 1 %. Donc le taux du livré, il est là pour préserver le pouvoir d'achat des Français. Donc vous voyez même avec le taux dont vous parlez, on est au-dessus de l'inflation. Là aussi, ça permet à ce que l'épargne des Français continue de générer des revenus dans un monde où l'inflation qui a été un grand risque, qui a été source de beaucoup d'incertitude. Elle a beaucoup reculé. Certains prix ont baissé, pas tous, mais c'est ça qu'on cherche à faire protéger les Français. Améline Monchalin, ministre chargé des comptes publics, invité des 4V. Bonne journée. Merci beaucoup