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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 octobre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

"Je ne veux pas faire la guerre à la Russie et Poutine" (Édouard Philippe)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous réfléchi à l'envoi de soldats français sur une zone de guerre et à la question vertigineuse de risquer la vie de Français ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Quelle serait votre ligne rouge à l'égard de Vladimir Poutine ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Comment convaincre les Français que l'aide à l'Ukraine est fondamentale ?

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Comment influencer l'Europe pour éviter une diplomatie du "paix de lapin" ?

  • 8:35OuverteRéponse directe

    Comment la France peut-elle peser davantage en Europe ?

  • 9:56OuverteRéponse directe

    Recevoir Medvedev en 2019 était-il une erreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Édouard PhilippeFait
    « Un président de la République vit en permanence avec l'idée qu'il va parfois devoir commander à des Français d'aller se battre et peut-être d'y risquer leur vie. »
  • 4:57Édouard PhilippeFait
    « Je ne veux pas la guerre avec la Russie et la Russie je le crois ne veut pas la guerre avec l'OTAN. »
  • 5:38Édouard PhilippeFait
    « On aide l'Ukraine parce que c'est une démocratie imparfaite mais attaquée par un agresseur extérieur et surtout parce que c'est notre intérêt. »
  • 7:52Édouard PhilippeFait
    « La France se soit dotée d'une défense souveraine, d'une dissuasion nucléaire souveraine. »
  • 10:41Édouard PhilippeFait
    « La politique étrangère de la France, c'est toujours de discuter avec la Russie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Maris, les Français vous connaissent bien parce [musique] qu'il vous voi sur le terrain depuis plus de 30 ans. Vous avez couvert à peu près toutes les guerres. Bienvenue Maris. Bonsoir. Bonsoir Édouard Philippe. Bonsoir madame. Mon métier consiste en effet à raconter les hommes sur les zones de guerre et leur souffrances. Vous, Édouard Philippe, si vous êtes élu, président, vous serez chef des armées. Et vous connaissez très certainement cette phrase de notre actuel chef d'étatmajor des armées qui s'inquiète de notre pays. Est-il prêt à accepter de perdre ses enfants ? Alors, je voulais vous commencer par cette question très personnelle. Édouard Philippe, avez-vous réfléchi beaucoup pensé à cette question

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vertigineuse en fait de l'envoi de soldats français sur une zone de guerre. C'est tout à fait possible dans le monde dans lequel on est aujourd'hui engager la vie d'hommes et de femmes. Y pensez-vous ? Et comment y pensez-vous ? Mais malheureusement, bien sûr qu'il faut y penser. Hm hm. Ne ne pas y penser, c'est ne pas comprendre ce que c'est que le mandat de président de la République. Un président de la République vit en permanence avec l'idée qu'il va parfois devoir commander à des Français d'aller se battre et peut-être d'y risquer leur vie. Cette question, elle est permanente dans l'exercice du pouvoir. Elle est pas accessoire, elle est pas secondaire, elle est centrale et elle est permanente. Et lorsque j'étais premier ministre,

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j'ai vu j'ai rencontré des femmes, des mères, des pères, des enfants de soldats français qui avaient laissé leur vie dans des opérations militaires qui avaient été ordonnées par le président de la République et par le gouvernement. Je cette réalitéél je la mesure. Je l'avais touché un peu du doigt mais dans des conditions bien différentes au moment de mon service militaire parce que les militaires d'active à l'époque il y avait la distinction nous raconter cela, cette menace et ce risque. Donc je la prends très au sérieux mais ce que dit le chef d'étatmajor existe déjà. Des soldats français qui meurent parce que ils exécutent la mission qu'on leur a demandé. Il y en a beaucoup

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énormément. ce sont nos enfants, ce sont de jeunes français. Euh donc cette question, elle est évidemment centrale bien entendu. Et je vous pose cette question parce que vous avez dit dans un podcast que vos mains avaient tremblé alors que vous étiez premier ministre et que vous passiez devant les invalides qui est le symbole de l'honneur que l'on portait que l'on peut porter à nos soldats morts pour la France. Là, il faudra que vos mains ne tremblent pas. Pardon, pardon madame madame Burgaot vous êtes vous êtes une journaliste rigoureuse et je ne peux pas croire que vous disiez ce que vous venez de dire. Non, j'ai écouté le podcast dans lequel en pensant le lendemain pompier le lendemain madame attendez vous avez oublié de dire le lendemain. Oui, le lendema

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le 15 avril 2019. Oui, le lendemain. Oui. Vous avez remarqué que c'était quand même un petit peu important. Le lendemain du 15 avril, lorsque le président de la République et le premier ministre que j'étais qui assumait la responsabilité politique de cette décision, nous avons décidé et le président de la République a pris cette décision et c'était une bonne décision d'envoyer des militaires en l'occurrence des pompiers, des sapeurs pompiers de Paris sauver une cathédrale en prenant un risque qui était un risque très élevé. risque dont le général qui commandait les opérations avait indiqué au président qu'il pouvait le prendre techniquement mais qu'il restait un risque extrêmement élevé. Bon, le lendemain pas sur le moment quand vous devant les invalides

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quand je me suis dit il aurait pu se passer un drame à ce moment-là j'ai une forme de vertige mais c'est pas du tout la même chose que trembler au moment de prendre la décision et croyez-moi madame Burgaot quand il s'agit de prendre une décision j'ai beaucoup de défauts mais je tremble pas. OK, donc on est dans un contexte de guerre dont on dit qu'elle est hybride. En fait, on peut presque parler de guerre maintenant quand on voit euh ce qui s'est par exemple passé à l'yis en Allemagne, s'il y avait eu si ce drone euh dont le commanditaire est rus avait explosé, il y aurait eu si était un acte de guerre. Ouais, si c'était un acte de guerre, il y aurait eu beaucoup de morts. Je voulais vous demander quelle serez-vous votre ligne rouge à l'égard de Vladimir Poutine et

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est-ce que vous pouvez la définir votre ligne rouge et s'il la franchissait cette ligne rouge que vous pouviez pourriez déterminer pour nous et pour les Français, quel quel moyen de pression auriez-vous après sur Vladimir Puttin ? La chose, la seule chose qui veut guider le chef de l'État, c'est l'intérêt de la France. Hm hm. C'est la sécurité des Français et c'est l'intérêt de la France. Bon euh face à Vladimir Poutine qui teste de façon systématique les lignes ou les frontières Exact et les intérêts. Si vous définissez une ligne rouge de façon très précise en disant si vous franchissez cet endroit, vous savez qu'il va venir vous provoquer. Je ne veux pas la guerre avec la Russie et la Russie je le crois ne veut pas la guerre avec l'OTAN. Et d'ailleurs, j'observe que depuis le

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début de l'opération russe, de la guerre et de l'agression russe menée en Ukraine, les Russes ont testé nos frontières, ont testé nos intérêts, ont testé nos systèmes de défense, mais ils n'ont pas franchi la limite qui les qui impliquerait une confrontation directe avec l'OTAN. Heureusement, l'OTAN ne veut pas non plus rentrer dans cette position et moi, je ne veux pas faire la guerre à la Russie, mais je veux défendre les intérêts de la France et je juge que aider l'Ukraine dans sa défense pour sa souveraineté contre l'agression russe, c'est aider les intérêts de la France parce que ça nous permet d'éviter que la Russie fasse peser sur nous une pression et une désunion qui serait dans son intérêt, pas dans le nôtre. Et on entend bien en ce moment Édouard Philippe cette

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petite musique à propos de l'Ukraine, de Français qui euh ont les difficultés dont on parlait à l'instant et qui disent "Mais cessons de d'aider l'Ukraine." Comment convaincre les Français que c'est finalement fondamental ? Qu'est-ce qu'on peut leur dire ? D'abord, il faut les écouter et je comprends très bien que lorsque on a du mal à boucler ses fins de mois, quand on voit des services publics qui fonctionnent pas comme il devrait, on se disent "Je préfère les Ardenes plutôt que l'Ukraine." C'est pas du tout une une un discours que je prends de haut, au contraire. H mais je pense que c'est pas parce qu'il est tenu qu'il est vrai ou plus exactement qu'il faut s'arrêter là. Et et moi je dis à ceux que je rencontre pas l'Ukraine parce que c'est bien. On

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n'aide pas l'Ukraine parce que l'Ukraine est notre ami. On aide l'Ukraine parce que c'est une démocratie imparfaite mais attaquée par un agresseur extérieur et surtout parce que c'est notre intérêt. Et je pense qu'il faut bien rappeler que le le seul élément décisif de la conduite de la politique extérieure, c'est l'intérêt de la France. Ça n'est pas l'amitié, ça n'est pas la sympathie, ça n'est même pas l'admiration, c'est l'intérêt de la France. Et je crois que l'intérêt de la France et de l'Europe, c'est se montrer uni dans l'accompagnement à l'Ukraine pour garantir sa sécurité, pas dans la guerre avec la Russie. Oui, vous parlez de l'Europe, vous avez dans la salle Nathalie Loiseau, l'un de vos soutiens, qui parle de la diplomatie

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du pai de paix de lapin à propos de de l'Europe. Euh je reconnais son sens de la formule. Voilà. Diplomatie du paix de lapin. Comment est-ce que vous, président, vous réussissez à influencer et à faire que nous les Français qui ne sommes pas forcément en bonne posture du point de vue de notre budget ayons un poids en Europe pour compter et pour faire que nous n'ayons plus cette diplomatie du paix de lapin. C'est une c'est une très bonne question et je voudrais vous répondre en deux temps. La première chose, c'est que une partie importante de notre capacité à peser dans le débat européen et en tout cas à peser sur la sécurité de l'Europe et sur notre sécurité, c'est la constance des choix que nous avons effectué depuis maintenant plus de 60 ans. c'est le fait que la France se soit

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dotée d'une défense souveraine, d'une dissuasion nucléaire souveraine. Oui. Qu'elle ait modernisé cet instrument de défense et qu'elle est une armée en qui j'ai totale confiance qui sache à tout moment quel que soit le niveau de menace protéger la souveraineté du pays. Ça c'est un exemple de constance exceptionnelle dans les 60 dernières années et c'est un actif extraordinaire. Ensuite, il y a une deuxième chose, il y a notre capacité à influer en Europe, notre capacité à faire en sorte que nos partenaires européens aillent dans le même sens que nous ou dans le sens qui nous paraît le plus adapté. Et là, on est trop faible. Pourquoi est-ce que nous sommes trop faibles ? à chaque fois que je rencontre un chef de gouvernement soit en place, soit qui a été en place

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dans les années précédentes et que je lui parle de ce qu'il conviendrait de faire en Europe. À chaque fois leur réponse parce que nous sommes en tête à tête ou et qui n'est pas forcément la réponse diplomatique. À chaque fois la réponse est la suivante : vous autres les Français, vous êtes important pour l'Europe. Vous comptez pour l'Europe, vous êtes un des pays fondateurs de l'Europe. Vous avez votre force de dissuasion et vous êtes incapable de régler les problèmes que nous avons réglés. Voulez que je vous dise où est la clé de l'influence française en Europe et dans le monde ? Elle est dans notre prospérité, elle est dans notre capacité à être plus fort chez nous. Et ça n'est pas neuf. Pour être puissant à l'extérieur et pour être capable de défendre nos intérêts à

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l'extérieur, il faut que nous ayons pas simplement la force morale qu'évoquait le chef d'état-major. Elle compte, elle est indispensable. et et tout le monde sait quand on s'intéresse aux questions de défense que cette force morale elle est décisive. Mais il faut aussi qu'on ait la prospérité économique, la stabilité sociale qui nous permet de défendre nos intérêts. Et c'est aussi pardon, c'est aussi pour ça que je veux régler les problèmes financiers qui se posent au pays parce qu'ils sont la condition d'une plus grande influence et d'une meilleure défense de compris. Philippe, je voudrais maintenant vous montrer une photo. Euh c'était en 2019, vous êtes alors premier ministre et vous recevez Dimitri Medvedf au Havre. Havolum absolument chez vous. Alors, j'avais choisi de l'accueillir au

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Havre. Oui. Parce que Dimitri Medvedev est originaire de Saint-Pétersbourg et que lorsque le Havre était une ville communiste, elle avait décidé de se jumeler avec Leningrade. Absolument. Mais vos opposants vous reprochent un peu cette photo à ce moment-là en fait. Emmanuel dans vouloir à dialoguer avec le recul quand même quand vous voyez cette photo, vous vous ne vous dites pas que c'était une erreur ? Ah pas du tout du tout. Ah pas du tout. On est en 2019. On a pas perdu de temps en essayant de dialoguer avec Vladimir, attendez, on est en 2019. On est en 2019. La Russie a déjà annexé la rentrée. Elle est rentrée en Crimé. Ça ne m'a pas échappé. Elle est rentrée dans le Donbas. Ça ne m'a pas échappé. Ouais, enfin elle n'est pas la Russie

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qui a livré vrai la guerre d'agression à l'Ukraine que nous connaissons aujourd'hui en 2019. La politique étrangère de la France, c'est toujours de discuter avec la Russie. Bon et bien moi, je reçois mon homologue, le premier ministre Medvedf et je discute pas pour faire ami ami h pour évoquer des sujets qui sont des sujets d'intérêt commun ou de divergence. ou et la diplomatie c'est parler avec des États. Un jour, nous reparlerons avec la Russie. La Russie va pas changer d'adresse, hein. La Russie va rester là où elle est. Euh, et la sécurité de l'Europe aura toujours à regarder avec la sécurité de la Russie et et j'espère qu'un jour nous pourrons garantir à la fois la sécurité de l'Europe et la sécurité de la Russie en ayant des relations plus stables. Ce que je

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constate, c'est que du fait des décisions de la Russie d'agresser l'Ukraine, de ne respecter aucune règle du droit international en la matière, et bien nous sommes dans une situation où nous ne nous parlons plus guerre. C'est vrai.