François Asselineau invité de Louis Daufresne sur Radio Notre Dame - 16/01/2012
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la perte du triple A signifie pour la France ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette dégradation arrive-t-elle maintenant ?
- 30:00RelanceRéponse directe
Les agences de notation sont-elles neutres ou biaisées ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Faut-il sortir de l'euro selon vous ?
- 50:00RelanceRéponse partielle
La France peut-elle être compétitive comme l'Allemagne ?
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Madame, la vie prend un sens. Le grand témoin Louis Daufresne. Bonjour, bon réveil et bon début de semaine en ce lundi 16 janvier spécial triple A évidemment ce matin non pas que nos existences soient nécessairement bouleversées de manière intime par ce que nous avons appris vendredi dernier mais nous avons besoin de comprendre tout ce qui se passe.
Alors naturellement, nous allons apporter notre contribution à cet événement à travers deux regards qui vont échanger ce matin celui de Christian Saint-Étienne titulaire de la chaire d'économie industrielle au Conservatoire national des Arts et Métiers le CNAM membre du Conseil d'analyse économique et qui va publier dans quelques jours l'incohérence française aux éditions Grasset et qui avait publié par le passé la fin de l'euro d'ailleurs réédité aux éditions Bourin qui avait fait grand bruit. Bonjour Christian Saint-Étienne, merci d'être avec nous ce matin en direct. Également avec nous ce matin François Solino inspecteur général des finances président de l'Union populaire et républicaine qui est candidat donc à la présidence de la République ancien délégué général à l'intelligence économique qui a donc un positionnement un peu différent puisqu'il est engagé dans le combat politique ce que n'est pas Christian Saint-Étienne.
Bonjour François Solino. Oui, bonjour et bonjour à tous vos auditeurs. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Alors évidemment, j'utiliserai la métaphore de l'actualité liée au paquebot le paquebot qui a fait naufrage au large de la Toscane le paquebot France est-il en train lui-même de faire naufrage tiré vers les abysses par le poids de sa dette que peut le capitaine sauf qui peut et précisément qui peut se sauver autrement dit ne pas subir où sont les bouées de sauvetage, on arrête là pour la métaphore maritime. Je commencerai peut-être avec vous Christian Saint-Étienne la perte du triple A donc A A plus c'est le cran juste en dessous. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Est-ce qu'on peut expliquer rendre intelligible cette ? Alors en fait les notations ce qui concerne les États les entreprises et les banques, c'est-à-dire tous ceux qui émettent de la monnaie enfin et des de la dette sur les marchés financiers. Cette notation est accordée par trois agences au plan mondial et elle vise à estimer la capacité des entités qui sont notées à rembourser leur dette.
Donc c'est une notation sur la solidité financière des institutions concernées. Et donc la France qui dispose d'une note depuis le milieu des années 70 puisqu'avant on n'avait pas besoin d'être coté puisqu'on empruntait très peu à l'étranger. Donc la France se retrouve aujourd'hui légèrement dégradée, ce qui n'est pas une surprise sur le plan financier et je dirais d'ailleurs comme vous l'avez dit vous-même ce n'est pas une catastrophe sur le plan financier.
En revanche, je pense que c'est une gifle sur le plan politique. Donc c'est surtout ça qu'il faut clairement dire. Effectivement, il y a il y a 21 crans donc on c'est pas totalement faux pour une fois dans la communication du gouvernement de dire qu'en terme de note, on est passé de 20 à 19 donc c'est pas la fin du monde.
Seule l'Allemagne, la Finlande et aujourd'hui un autre pays, je crois le Luxembourg conserve son triple A mais l'Autriche l'a perdu. Voilà. Mais en revanche, c'est une indication très claire de ce que le modèle économique de la France est mauvais.
Alors c'est ce que je défends effectivement dans l'incohérence française qui sort cette semaine. Qu'est-ce que je dis ? C'est que et d'ailleurs c'est au cœur des des problèmes de la zone euro elle-même.
Hein qu'est-ce qui se ? Si vous voulez vers 97-98 pour des raisons totalement différentes et juste avant la mise en place de l'euro en 99 la France et avec elle un certain nombre de pays du sud, l'Espagne et l'Italie d'un côté et l'Allemagne et avec elle l'Autriche et les Pays-Bas de l'autre ont fait un choix différent. Hein l'Allemagne alors il faut se souvenir que au milieu des années 90 en 95-96, c'était l'Allemagne qui avait un déficit extérieur et la France a fait avait un excédent.
Et c'est à ce moment-là que nous avons choisi de mettre en place un modèle de consommation tiré par une dépense publique à crédit. Donc ça a été les 35 heures, mais ça a été tout un ensemble de mesures qui ont été continuellement aggravées au cours des années 2000, de telle sorte que à l'époque nous avions en excédant de nos comptes extérieurs, nous sommes aujourd'hui avec un énorme déficit et de ce point de vue là, le déficit extérieur est beaucoup plus inquiétant que le déficit interne, le déficit public, parce que quand vous avez un déficit extérieur, ça veut dire que globalement la nation consomme davantage qu'elle ne produit. Donc c'est en fait surtout cela que sanctionne la le le la perte du triple A, c'est ce mauvais modèle de développement économique.
À l'inverse, l'Allemagne a choisi un modèle industriel exportateur qui produit de gros excédents extérieurs et c'est pour cela qu'elle a gardé son triple A. Et donc il s'agit pas aujourd'hui, si on veut mettre fin, alors c'est et je termine par là, c'est pas seulement la perte du triple A qui est inquiétante, c'est que c'est ça indique une pente, puisque non seulement on est dégradé d'un cran, mais avec implication négative, donc ça peut être deux crans, trois crans, quatre crans, si on continue indéfiniment. L'Italie L'Italie en a perdu sept ou huit, donc on peut descendre comme l'Italie toutes les marches.
Et donc la question, c'est pas seulement est-ce qu'on est prêt à prendre une petite mesure complémentaire pour assurer les marchés, c'est est-ce qu'on est prêt à changer de modèle économique, c'est-à-dire passer à un modèle davantage fondé sur l'entrepreneur, sur le développement de l'économie, sur la création de richesse que sur la dépense publique. Que sur un modèle de dépense publique qui plus est à crédit. Françoise de Lina, alors le triple A, on est dans une première interprétation, Christian Saint-Étienne nous l'a bien dit, divergence entre le modèle allemand et le modèle français.
Comment voyez-vous les ? Comment interpréter cette note délivrée par une agence ? Et on sait toute la méfiance que vous nourrissez à l'endroit des États-Unis, Françoise Écoutez, d'abord d'abord d'abord merci de donner la parole à quelqu'un qui pense autrement.
Deuxièmement, je me mets à la place de l'auditeur qui n'est pas forcément très qui ne connaît pas forcément très bien les questions économiques et financières et je me pose une question toute bête. Mais enfin il y a encore 10 ans, personne ne parlait de ces trucs-là. C'est quoi ce triple A dont on nous parle dont on nous bassine, excusez-moi, tous les ?
Lorsque monsieur Mitterrand a été élu en 81, personne n'a parlé de triple A. Qu'est-ce que ça veut ? Triple A pour qu'il n'y ait pas de confusion.
A. Bon, je voyais une déclaration hier ahurissante de monsieur François Fillon, Premier ministre, qui dit il faudrait Henri Cannan qui dit qu'il faudrait que monsieur Hollande soumette son programme à Standard & Poor's pour voir ce qu'ils en penseraient. J'ai vu que Standard & Poor's avait envisagé de dégrader la note parce que ils notent pas seulement les États, ils notent également les entreprises de dégrader la note d'Areva si d'aventure on se mettait à mettre un un terme au programme électronucléaire français.
Mais enfin bien bien bientôt, Standard & Poor's et Moody's vont nous expliquer pour qui il faut qu'on vote et quel doit être notre programme politique. On en est là. Donc Moody's est une autre grande agence avec Standard & Poor's, il y a Moody's, il y a Fitch qui est plus qui est français et puis il y a aussi une une agence chinoise.
Alors, ce que je voudrais rappeler, c'est que d'abord derrière ces noms, il y a des gens et il y a des intérêts. Standard & Poor's c'est c'est une entreprise qui s'appelle McGraw Hill et c'est un monsieur McGraw qui est derrière tout ça. Et Moody's, le principal actionnaire de Moody's Il nous veut du mal monsieur ?
Mais ce sont Attendez, laissez-moi terminer. Le le le principal actionnaire de Moody's c'est monsieur Warren Buffett qui est la 3e fortune mondiale selon Forbes et qui a 13 % du capital et les autres il y a aucun autre actionnaire qui a qui a qui atteint les 5 %. Ça veut donc dire que nous avons affaire derrière à des intérêts très très très ciblés qui sont là à dire ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
Donc la 1re question que devraient se poser les Français, c'est comment en sommes-nous arrivés là que l'ensemble des pays européens, des pays du monde soient désormais l'accord au cou devant une camaria, pour dire les choses telles qu'elles sont, d'une toute petite oligarchie financière. Donc ceci vient d'une d'un simple fait, c'est la déréglementation généralisée des mouvements de capitaux. C'est-à-dire que dans la mesure d'ailleurs, Christian Saint-Étienne l'a tout à fait rappelé justement, au début des années 70 et même encore au début des années 80, la France n'était pas comme ça, n'était pas assujettie, quand je dis la France, c'est-à-dire le peuple français, n'était pas n'était pas redevable de ce que pensait monsieur Warren Buffett de sa gestion.
Donc, la toute première des choses à faire, c'est de se poser la question sur un bilan et le bien-fondé de la déréglementation généralisée des mouvements de capitaux qui a été sommes-nous redevables auprès d'agences de notation que personne ne ? En tout cas, on ne connaît pas Mais parce que parce que et donc ça pose derrière, ça pose derrière la question du financement de l'économie et ça pose derrière donc notamment des articles essentiels des traités européens, l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui prévoit la libre circulation des mouvements de capitaux qui organise d'ailleurs les délocalisations, l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui interdit la monétarisation du déficit public. Tout ceci sont des contraintes qui nous ont été imposées par la construction européenne au niveau européen et qui nous mènent directement dans le mur.
Alors, est-ce que Christian Saint-Étienne, je pose la question à Christian Saint-Étienne, est-ce que sur l'idée que nous sommes, l'accord de coup c'est déjà évidemment un parti pris, mais est-ce que nous sommes liés de manière structurelle à cette déréglementation qui nous oblige en quelque sorte à rendre des comptes à des agences de notation que personne ne connaissait, semble-t-il, il y a 10 ? Oui, je pense qu'il faut Personne personne parmi le plus grand nombre. Oui, je pense qu'il faut pas confondre l'effet et la cause.
Il y a bien tous ces éléments de déréglementation et effectivement, je ne suis pas naïf non plus et Donc, ils sont des choix politiques, ce sont des articles. Et comme monsieur Solino, effectivement, je sais très bien que les agences américaines poursuivent des intérêts stratégiques américains, mais indépendamment de ça, ce qui nous a mis la la corde au cou, c'est notre endettement, c'est notre modèle, c'est le fait que nous ayons des déficits à répétition depuis depuis ans, c'est le fait scandaleux que la sécurité sociale est un déficit récurrent en sorte que quand on va chez le médecin aujourd'hui, le paiement de la consultation est renvoyé aux générations futures. Ça fait longtemps que si on n'est pas capable de faire une réforme du système de santé, il fallait faire un point de CSG pour éliminer le déficit.
Mais aux États-Unis, on se casse un ongle, on paye 5000 dollars dans une clinique pourrie. Oui. Ça, vous êtes d'accord avec ce ? pas dit J'ai pas du tout dit ça.
J'ai pas dit que j'étais contre le système de santé. J'ai dit qu'il ne pouvait pas être en déficit. Donc, le système de santé doit être réglé de telle sorte qu'il n'y ait pas de déficit.
On ne peut pas renvoyer aux générations futures les consultations d'aujourd'hui. C'est quand même hallucinant que le petit-fils rembourse la visite médicale de la grand-mère aujourd'hui. Ça n'a pas de sens, ça n'existe pas.
Si on fait des déficits aujourd'hui, ça doit financer des investissements, ça doit pas financer la consommation. Et donc, la France a des niveaux de déficit insupportables depuis très longtemps. Il faut rappeler que nous avons dû être dégradée plus ?
Elle aurait pu être dégradée fait une quarantaine d'années que nous sommes en Elle aurait pu être dégradée plus tôt. Euh, en fait, il faut savoir que la France est d'une certaine façon, si vous voulez, euh, il faut traiter avec beaucoup de précautions la décision de cette agence financière parce que il faut rappeler que d'un côté, la France a un mauvais modèle de développement économique depuis une quinzaine d'années, mais on peut revenir sur un bon, hein. Nous sommes Il y a rien de définitif.
Je pense qu'indirectement, euh, même si nous avons des différences avec Monsieur Solino, je je suis d'accord que nous avons au moins un point en commun, c'est que nous pensons que le le le le devenir des États, comme celui des individus, euh, est largement lié aux décisions qu'ils prennent eux-mêmes et qu'on n'est pas liés à des environnements qui nous qui nous échappent. Donc, mais néanmoins, c'est nous qui avons choisi ce modèle de développement à crédit qui est stupide, quelles que soient les circonstances, et c'est lui qui nous met dans la position d'être notés par des agences de notation. Donc, il y a une sanction par le principe de réalité.
Exactement. Si nous avions Si nous avions un excédent public ou si nous avions un excédent extérieur, il y aurait jamais eu de dégradation. Mais la la façon juste sur ce point la la c'est la façon dont on va réagir à ce triple A qui est importante.
Je ne voudrais pas que ça se transforme en procès des agences de rating même si il y a beaucoup de précautions à prendre vis-à-vis d'elles. Donc rating notation. Voilà, je préfère évaluation.
Je préférerais qu'on s'interroge sur le choix du modèle économique et qui est le nôtre et est-ce que la solution c'est par exemple comme le proposent certains candidats à la présidentielle de dépenser encore davantage ou est-ce que c'est le moment de de remettre en place un système de production ? Alors là, il y a un choix politique, on va peut-être aussi l'aborder mais Alors François Sélinos, je me retourne vers vous. Est-ce que vous accréditez l'idée que quelle que soit l'identité de l'agence de notation somme toute elle sanctionne des dérives, un mauvais fonctionnement après tout peu importe qu'elle soit américaine, belge ou malgache. oui oui oui ça me ça me fait penser à à Dante dans la Divine Comédie.
Vous savez qui écrit la Divine Comédie en 1302, il place le le roi très chrétien, le roi de France Philippe le Bel, il le place en enfer parce que justement on fait déjà du déficit. Alors si vous voulez le déficit, ça fait plus de 7 siècles. Ça fait la France ne vit d'ailleurs tous les États font du déficit.
La monarchie était endettée tout au long de son existence. suis pas je ne suis évidemment pas un apôtre du déficit. Simplement, ce que je voudrais dire c'est que d'abord la France n'a pas été seule à être sanctionnée, il y a eu neuf États de l'Union Européenne qui sont tombés et qui sont passés à la trappe, certains ayant été dégradés de deux crans et certains comme le Portugal ou Chypre étant maintenant dans la catégorie spéculative.
Bon Donc ça veut dire qu'il ne s'agit pas uniquement que de la France. Deuxièmement, il y a quelque chose qui me fait quand même toujours un petit peu tiquer je suis gentil face à votre invité à à Monsieur Saint-Étienne, c'est l'idée du modèle économique. Mais ça veut dire quoi un modèle ?
Je veux dire que d'ailleurs c'est assez étonnant d'entendre ça dans la bouche de libéraux qui considèrent que l'État n'a rien à faire. En réalité, c'est notre façon d'être au monde qui est en cause parce que figurez-vous que nous ne sommes pas des Allemands. C'est une grande nouvelle, c'est une grande information.
Nous sommes lancés dans une monnaie qui d'ailleurs n'est pas une monnaie unique mais une monnaie commune, j'espère qu'on aura l'occasion d'en reparler parce que le débat il est là et c'est un des sujets absolument essentiels. Mais nous sommes dans le central sont sauvegardés en fait. Oui mais voilà, mais nous sommes dans une situation, c'est pour ça notamment la la la question du déficit du déficit commercial est très importante.
Mais nous sommes dans une situation où l'on est obligé, tout le monde doit être doit se caler si vous voulez sur le la façon qu'ont les Allemands d'être euh de de de vivre et notamment sur la compétitivité C'est pas ce que j'ai dit. sur la compétitivité de leur industrie. En gros, c'est ça.
On nous dit il faudrait qu'on soit compétitif comme les industriels. Mais alors si si si par exemple le Népal était entré dans cette affaire, il faudrait qu'on devienne tous moins Tibétains. Qu'est-ce que ça ?
Ça veut dire qu'il faut quand même revenir sur des des fondamentaux. Les peuples sont des peuples. Hein, les Français ils sont les Français et la le tissu industriel et économique français, il est il est ce qu'il est.
Mais ce n'est pas parce que vous êtes Français vous avez le droit de vivre crédit perpétuel. Non, ça n'est pas ce que j'ai dit. Mais ce que j'ai dit c'est qu'actuellement on place tous les pays notamment les pays du sud de l'Europe parce qu'il faut bien voir euh quels sont les pays qui sont concernés.
On qui n'ont pas la même façon de vivre au monde si vous voulez, je veux dire la Grèce, l'Italie, la France se portait très bien, je suis désolé, il y a 15 ans ou 20 ans. Maintenant parce que ce dont il s'agit, il faut quand même être clair hein. Au train où vont les choses, c'est un pillage généralisé organisé par une oligarchie financière.
Regardez ce qui se passe en Grèce, regardez ce qui se passe en Italie. Les dettes grecques Au train où nous allons, nous allons voir des gens comme monsieur JP Morgan, j'espère qu'on va pouvoir parler des déclarations ahurissantes du directeur général de JP Morgan d'hier. Au train où nous allons, on va bientôt nous expliquer Dites-le tout de suite.
Qatar il est nous a dit qu'il fallait renforcer les mesures d'austérité. Je signale d'ailleurs, moi j'étais directeur de cabinet d'un ministre en 1995, c'était quand même donc il y a 17 ans, c'était le plan Juppé, c'était déjà -8 % sur tous les budgets de l'État. Ça fait quand même 17 ans qu'en France on fait des mesures à l'époque.
Non, c'était madame de Paname. C'est c'est 17 ans qu'on fait qu'on fait des des mesures de d'austérité. Moi ce que j'aimerais c'est que les gens m'expliquent comment se fait-il que depuis 17 ans on taille dans les dépenses publiques et que plus on taille dans les dépenses publiques et plus plus notre endettement s'accroît.
Ça veut quand même bien dire qu'il y a des phénomènes sous-jacents qui sont interdits de dont il est interdit de parler à l'antenne. L'idée c'est de racheter à bas prix la Grèce, les pays ce qui se passe. Les pays alors l'Italie et la France va nous expliquer mais attendez Louis je prends un témoin à vos auditeurs.
On va nous expliquer dans 6 mois dans 2 ans qu'il va falloir vendre le château de Versailles à JP Morgan. Christian Saint-Étienne. Oui je pense qu'il faut il y a plusieurs plans.
Oui il y a plusieurs plans mais il faut pas les confondre. Donc il y a des problèmes de d'organisation de la construction européenne. Il y a des des des points effectivement liés au fait que si dans le cadre actuel on continue on aura des problèmes de perte de souveraineté.
Mais il faut pas confondre ça avec le fait que il y a des choix qui ont été faits par la France. Alors vous disiez que on fait des plans d'ajustement depuis 17 ans mais en réalité le déficit il vient très largement de de l'évolution de la protection sociale. Nous avons les collectivités locales aussi.
Et des collectivités locales c'est-à-dire que dans les 5 dernières années chaque fois que l'État a supprimé 20000 emplois la même année les collectivités locales ont créé 30000 de telle sorte que le nombre de fonctionnaires a continué d'augmenter. Et et et surtout nous avons eu pour payer ce système de protection sociale et pas suffisamment puisqu'il est encore en déficit nous avons une montée des charges sur les entreprises qui conduit à ce que le taux de profit de nos entreprises et notamment nos entreprises moyennes en France est moitié moindre que celui de l'Allemagne. Et donc indépendamment de la construction européenne nous avons un problème de de de compétitivité de profitabilité du secteur productif et une insuffisance de création d'emplois sur la durée.
Il nous manque aujourd'hui 3-4 millions d'emplois productifs sur notre territoire. Ça ne peut passer que par le développement des PME. Les PME ont besoin de profit et et donc même si l'État allemand, il faut rappeler ce que disait Helmut Schmidt, effectivement, il faut des profits pour faire des investissements, pour faire des emplois.
En France, on veut faire des emplois par la dépense publique en shuntant la la case profit et investissement. Donc évidemment, ça ça conduit à une catastrophe. Donc il y a bien des problèmes de construction européenne puisque j'ai effectivement écrit il y a 3 ans La Fin de l'Euro qui était une critique en règle de la construction européenne, mais il y a un problème spécifique français, je pense qu'il faut pas s'en exonérer et notamment la question de la de la dépense publique et du déficit public est absolument crucial.
Nous avons quand même l'année dernière, on s'est on se gausse qu'en 2011 on aura un déficit qui sera peut-être un peu moins de ce qui était prévu, mais il sera à 5 points et demi de PIB, c'est inadmissible, on devrait être à on devrait être proche de l'équilibre. Et donc il y a un ajustement qui devra qui devra s'opérer de 3-4 points de PIB. Et quand vous prenez le poids de la dépense publique, on est 8 points au-dessus de la moyenne de la zone euro.
Pour faire ? Si au moins en France, il y avait zéro chômage, zéro insécurité, que tout le monde était content. Mais il faut quand même rappeler qu'un tiers du PIB part en protection sociale et qu'en plus les gens sont pas contents.
Donc il y a une vraie interrogation sur le modèle économique et le modèle social de notre pays. Et je pense que notamment sur sur la protection sociale, il faut continuer les réformes qui ont été engagées par le l'actuel gouvernement, mais beaucoup trop tardivement et beaucoup Les choses que fait Sarkozy aujourd'hui, la réforme des retraites de 2010, la réflexion sur la réforme du financement de la protection sociale, c'est en 2007 qu'il devait le mettre en œuvre. Bon, il le fait maintenant, c'est bien.
Mais c'est tard et donc il a apparemment il va annoncer d'autres mesures, mais pourquoi il le fait 3 mois avant les prochaines élections et pourquoi il l'a pas fait il y a 4 ? Donc c'est Mais mais mais sachant que la dérive part de 97-98. On a beau dire, il y a des nouveaux chiffres qui sont sortis la semaine dernière.
Les 35 heures ont été le début de la du dévissage de l'économie française. Nous avons aujourd'hui des Français qui travaillent 200 heures de moins que les Allemands en moyenne. Donc c'est une interrogation sur notre et il faut Selon une étude sortie récemment que l'on commentait la semaine dernière.
Juste une interrogation Christian Saint-Étienne ou François Cérino, pourquoi cette note du du triple A donc dégradée arrive-t-elle ? Est-ce qu'elle ne pouvait pas arriver, je ne sais pas moi, dans 6 mois, dans 2 mois, dans 3 ? Quel a été l'événement ?
Alors, je pense que il y a plusieurs éléments et c'est là où effectivement, si vous voulez, il y a une tendance lourde qui fait que de toute façon on allait à la dégradation. Ça aurait pu intervenir il y a 1 an. Je pense personnellement que ça aurait pu intervenir dans 6 mois.
Et pourquoi un vendredi ? Ce n'est pas une superstition. C'est une immixtion effectivement partielle dans dans dans un processus démocratique puisqu'ils ne peuvent pas ignorer à 100 % qu'on est à 100 jours d'une élection présidentielle.
Ils auraient dû s'interdire eux-mêmes de faire une dégradation si près de de la date. D'autant plus qu'il y a des choix actuellement au niveau européen pour essayer de réduire les déficits avec la discussion sur la règle d'or. La règle d'or, c'est quelque chose qui est nécessaire pour un pays comme le nôtre puisqu'on est pas capable d'avoir une discipline suffisante pour régler le déficit public.
Et donc l'immixtion actuelle de de Standard & Poor's dans dans dans l'élection présidentielle est effectivement gênante. Ils pouvaient parfaitement attendre 6 mois. Je pense qu'ils ont vu aussi et c'est là où il y a un problème.
C'est pour ça que je dis il y a plusieurs de favoriser la gauche qui va accentuer les dépenses publiques. Oui oui oui mais il faut pas oublier non plus que ces agences de notation, c'est indépendamment de leurs actionnaires, des des des entreprises privées et que donc ils se paient une tranche de de publicité phénoménale par la décision à ce moment-là alors que dans 6 mois ça aurait pas eu forcément le même effet. Donc il y a plein d'interrogations.
C'est pour ça que d'ailleurs il y avait une demande de mettre en place une agence de notation européenne indépendante. On voit que c'est à nouveau nécessaire de réfléchir à cette situation. Alors, vous restez tous les deux avec nous.
Peut-être une remarque extrêmement brève, il nous reste 40 secondes François Asselineau puis on reprend bien sûr après 8h. Quelle solution pourra-t-on ? Oui, euh je suis navré de constater que ce que je dis semble n'avoir aucun impact.
Nous sommes Français. Et donc euh je me pose la question de savoir mais quelle est l'action publique dont dont parle monsieur ? Monsieur le président de la République, il doit défendre les intérêts de ?
De Standard & ? Des marchés financiers ou des ? C'est-à-dire d'ailleurs j'ajoute que je répète qu'il n'y a pas que la France qui a été dégradée, il y a neuf États qui ont été dégradés. je vous dégrade aussi rapidement si vous le voulez bien.
Juste pendant quelques minutes puis je vous retrouve juste après 8h. François Asselineau, inspecteur général des finances et président de l'Union Populaire Républicaine, candidat à la présidence et Christian Saint-Étienne du Conservatoire National des Arts et Métiers. Vous vous questionnez sur votre ?
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Regardez ces deux fenêtres. En apparence, elles sont identiques. Mais si on y regarde d'un peu plus près, elles sont très différentes.
Regardez la qualité de la pose ici et encore ici. Examinez le double joint d'étanchéité et le dispositif anti-soulèvement. On est ?
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En ce début de l'année 2012, nous devons prier plus que jamais la Vierge Marie. Nous savons qu'elle est le refuge des pécheurs. C'est aujourd'hui d'ailleurs la fête de Sainte Marie refuge des pécheurs.
Et je vous rappelle que Notre-Dame des Victoires est justement dédiée à Sainte Marie refuge des pécheurs depuis le 19e siècle où le curé de la paroisse a consacré sa son église Notre-Dame des Victoires à Sainte Marie refuge des pécheurs. Et maintenant, nous le savons, beaucoup viennent à Notre-Dame des Victoires pour la prier. Je vous rappelle que à Paris au 19e siècle, Sainte Catherine Labouré fit la charité, avait demandé que l'on fasse une médaille, cette fameuse médaille miraculeuse où on avait marqué "Ô Marie conçue sans péché".
Et le pape Pie IX en 1854 avait décrété le dogme de l'Immaculée Conception et à Lourdes en 1858, Marie avait dit "Je suis l'Immaculée Conception". Prions Marie refuge des pécheurs. Lundi 16 janvier, on parle du triple A ce matin avec Christian Saint-Étienne du Conservatoire National des Arts et Métiers, la chaire d'économie industrielle et qui publie dans 2 jours L'incohérence française aux éditions Grasset.
François Asselineau est également avec nous de l'Union Populaire et Républicaine candidat à la présidence. Un point sur l'info. Marie-Ange de Montesquieu.
Bonjour, les migrants ne sont pas des numéros mais des hommes, des femmes et des enfants qui cherchent à trouver un endroit où vivre en paix, c'est ce qu'a rappelé Benoît XVI hier après la prière de l'Angélus, à l'occasion de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, soulignant que des millions de personnes sont touchées par le phénomène d'émigration, le Saint-Père a affirmé que les migrants ne sont pas seulement les destinataires mais aussi les acteurs de l'annonce de l'Évangile dans le monde. Il invite les catholiques à être des porteurs infatigables de la bonne nouvelle auprès de leurs frères et sœurs réfugiés et migrants. Le pape qui a reçu samedi pour la première fois au Vatican le nouveau président du Conseil des Ministres italien Mario Monti, le Saint-Père a évoqué une situation très difficile du pays, jugeant que celle-ci était quasiment insoluble, même s'il y a des raisons d'espérer pour l'avenir, a-t-il ajouté.
Cette visite fut aussi l'occasion d'évoquer la situation des pays du sud de la Méditerranée et la protection des minorités chrétiennes dans le monde. Et on reste au Vatican, en place Saint-Pierre, où près d'une cinquantaine de jeunes indignés, dont plusieurs d'origine française et espagnole, ont manifesté samedi après-midi pour contester le pouvoir du pape et la richesse du Vatican. Et l'actualité, c'est aussi le naufrage du Costa Concordia, un navire de croisière au large de la Toscane en Italie, c'était vendredi soir. 398 passagers, essentiellement français, ont été rapatriés à Marseille depuis samedi.
On dénombre toujours cinq morts et 15 disparus, dont neuf passagers et six membres d'équipage et une quarantaine de blessés, mais les conditions de la catastrophe ont jeté le trouble. La direction de Costa a reconnu que le commandant du navire avait commis des erreurs de jugement et n'avait pas suivi les procédures prévues en situation d'urgence. Il a été arrêté pour homicide, naufrage et abandon de navire.
En Syrie, le président Bachar al-Assad a promulgué une amnistie générale pour les personnes impliquées dans la révolte qui secoue le pays depuis 10 mois, suscitant le scepticisme sur la crédibilité de ce geste. Le président a annoncé une 3e amnistie après celle des 31 mai et 21 juin dernier en faveur des personnes détenues en lien avec le soulèvement. Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en visite au Liban, pays voisin de la Syrie, a enjoint le président Assad d'arrêter de tuer.
La Syrie où après 10 mois de violences ininterrompues, la répression a fait plus de 100000 morts. Et la nouvelle était redoutée, son officialisation a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Depuis vendredi, la France ne fait plus partie du club restreint des pays notés triple A par les trois grandes agences de notation.
Une nouvelle donne qui bouleverse la campagne électorale. L'agence de notation américaine Standard & Poor's a en effet dégradé d'un cran la note financière de la France qui passe de triple A à A A plus. Et en pleine campagne présidentielle, l'opposition dénonce l'échec de Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'État a annoncé de son côté qu'il interviendrait à la fin du mois pour annoncer des décisions importantes. Et le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé était ce weekend en visite historique en Birmanie pour encourager les réformes. Il a rencontré hier l'égérie de l'opposition Aung San Suu Kyi.
Il lui a remis la Légion d'honneur. La dame de Rangoun a salué les réformes en cours dans son pays. Radio Notre-Dame Le grand témoin Louis Daufresne Et en ce lundi 16 janvier, les regards de Christian Saint-Étienne et de François Sorelino sur ce que nous connaissons et ce que nous débattons en ce moment, la question du triple A perdu par la France rétrogradée A A plus.
Alors c'est peut-être du verbiage d'analystes, mais cela mérite quand même que l'on s'y attarde puisque cela dit beaucoup plus naturellement sur l'état de notre santé que les simples chiffres. Simplement pour vous dire que dans la presse, les l'événement est naturellement tourné autour de cette réalité. Les Échos, l'Europe déclassée.
L'onde de choc de la perte du triple A, c'est le monde, la croix, les inconnus de l'après triple A, Libération plus politique, les gagnants de la mauvaise note évoquant le fait que nous sommes à 100 jours de l'élection présidentielle. Voilà pour quelques-uns des titres de vos quotidiens ce matin. Christian Saint-Étienne, je résume en deux mots, il faut changer de modèle industriel et la perte du triple A sanctionne des dérives et un mauvais comportement, le fait que l'on se soit endetté de manière inconsidérée.
Donc ça sanctionne une mauvaise action politique. François Solino, vous êtes sur un autre terrain, vous dites qu'il y a des intérêts derrière la perte du triple A, américain en particulier, et que on l'on est français, on n'est pas allemand et cela justifie le fait que l'on se comporte différemment et que notre compétitivité ne peut pas être analysée de la même manière et donc sanctionnée de la même manière. Je reprends avec vous par une réplique d'Éric Besson si vous le voulez bien, puisque vous vous êtes favorable à la sortie de l'euro.
Alors voilà ce que répond Éric Besson, ministre de l'Industrie. Ce ce qui veut dire que vous avez une dette en euro. Si on sort de l'euro, notre dette en euro passe en franc évidemment.
Et cela veut dire que par essence, nos francs vont être dévalués, ce qui veut dire que forcément vous payez une dette une fois et demi plus cher que si la monnaie de la France restait en euro. Est-ce qu'il faut sortir de l'euro ? Est-ce que c'est bien au moment où vous êtes endetté de repasser au franc pour ?
Oui, alors écoutez monsieur Besson ressort cette espèce de vieux canard. Euh je ferai remarquer aux auditeurs que le l'euro par rapport au dollar s'est déprécié de plus de 20 % depuis 2 ans, hein, dans l'indifférence générale. Et puis je ferai remarquer aussi qu'on explique aux Allemands qu'il faut surtout pas qu'ils sortent de l'euro parce qu'ils ont des créances en euro et s'ils sortaient de l'euro, le deutschemark grimperait et donc leurs créances seraient dépréciées.
Donc il faut jamais sortir de l'euro. Quand on a des dettes, il faut pas en sortir. Quand on a des créances, il faut pas en sortir.
Tout ça n'est pas raisonnable. Lorsque la France sortira de l'euro ou le l'Allemagne, il y aura plus d'euro. Bon, donc on parlera de on ne parlera d'autre chose.
La question, elle n'est pas là. La question, c'est de savoir euh nous sommes dans une monnaie euh commune qui s'appelle l'euro et qui nous force à avoir, comme dirait monsieur Saint-Étienne, le même modèle économique. Alors me il y a deux façons de voir les choses.
Monsieur Saint-Étienne dit "Et bien, il faut que la France ait le même modèle économique que l'Allemagne." Enfin, en gros, il faut avoir la même compétitivité que l'Allemagne, il faut avoir les mêmes comme voilà. En d'autres termes, il faudrait que nous soyons le pays producteur de Mercedes-Benz, il faudrait que nous soyons le pays comme l'Allemagne qui a des quantités de grosses PME.
Voilà, mais ça c'est très gentil de dire ça. On vous dit la même chose aux Italiens, aux Grecs et cetera. Mais ça ne fait pas changer la réalité, n'est-ce ?
Moi, ce que je dis, c'est que je dis que nous ne sommes pas dans la même catégorie. La France, les Français, ils ont d'autres qualités que les Allemands et donc, il faut tout simplement que nous ayons notre propre monnaie parce que de quoi nous sommes pénalisés là, en ce ? Il faut bien que vos auditeurs comprennent que ce n'est pas uniquement les déficits publics qui posent problème.
D'ailleurs, Standard & Poor's l'a l'a souligné. Ce qui pose le plus de problèmes, ce sont les déficits commerciaux, les déficits du commerce extérieur. Et pourquoi ?
Je je passe j'ai j'ai parcouru la France depuis des mois et des mois pour expliquer à mes compatriotes que le taux de change externe de l'euro était en train de tuer l'industrie française. Il y a d'ailleurs pas moi qui uniquement qui le dit. Monsieur Louis Gallois l'a l'a l'a expliqué.
En d'autres termes, nous sommes dans une situation qui est à peu près comparable. Je vais prendre une image pour que les pour que les auditeurs comprennent bien. Nous sommes par exemple dans une classe de terminale scientifique, de terminale S.
Et puis, vous avez un des élèves qui sont très matheux et qui marchent très bien. Et puis, vous avez des élèves qui sont très littéraires et qui marchent pas du tout. Et bien, il y en a qui disent qui font un haro sur l'élève littéraire en disant "Il faut que tu sois bon en maths, il faut que tu sois bon en maths, il faut que tu sois bon en maths." Mais ça va rien changer.
Il se l'est pas bon en maths. Donc, quel est le ? Et le problème, c'est qu'il ne devait pas être en terminale S, il devait être dans une terminale littéraire.
Voilà. Et bien donc, là nous c'est la même chose avec les états, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la France, l'Irlande ne sont pas de la même n'ont pas la même compétitivité, n'ont pas la même texture de leur de leur économie, n'ont pas la même les mêmes relations sociales que les Allemands, les Finlandais ou les Néerlandais et ben c'est pas une grande découverte. aurions gardé notre monnaie, est-ce que nous n'aurions pas été dégradé de la même ?
Si nous avions gardé notre monnaie, notre monnaie se serait progressivement déprécié par rapport aux marques. C'est ce qui s'est passé figurez-vous de 1949 jusqu'au milieu des années 90. Et c'était l'antise de François Mitterrand.
Mais qu'est-ce qui s'est ? C'est justement la période des 30 glorieuses. Il ne faut pas avoir une espèce de fétichisme du taux de change externe de la monnaie.
Ça n'est pas nouveau que la France a parce que la France n'a pas le même consensus social que l'Allemagne et bien en France, il y a des tendances inflationnistes supérieures. Les Français se tournent davantage vers l'État que les Allemands. Mais c'est la monnaie le vrai problème François Salino parce que est-ce que cela aurait empêché le déficit du commerce ?
Est-ce que cela aurait empêché de nous endetter sur nos déficits publics Je ne dis pas alors non, il y a plusieurs choses. Le déficit extérieur aurait certainement été moindre puisque justement la monnaie française se serait ajustée, se serait dépréciée. Mais la question de comportement soulignée par Christian Saint-Étienne de comportement dépensier, ça n'aurait pas forcément changé.
Non, ça n'aurait pas forcément changé mais de ce point de vue là, c'est un autre phénomène que j'ai dit en en préambule de cette émission, c'est la question de la monétarisation de la dette et le recours à une banque centrale pour financer une partie du déficit public. Ça fait des des siècles Alors explication explication, on pourrait s'endetter dans notre propre monnaie. Ça veut dire que de temps en temps évidemment, il faut choisir dans la vie.
Voilà. Dans une économie, il y a toujours des chaque choix a des avantages et des inconvénients. Donc monétariser le déficit, ça veut dire avoir recours à ce que les économistes disent la planche à billets.
Donc c'est un processus inflationniste par nature, c'est vrai. Mais le la contrepartie, c'est actuellement l'interdiction absolue aux banques centrales de faire ça, c'est ? Et bien la contrepartie, c'est le pillage généralisé des patrimoines des peuples au profit d'une petite oligarchie financière.
Donc il faut choisir entre de l'inflation ou le pillage du patrimoine national. Alors est-ce que vous êtes d'accord Christian Saint-Étienne avec cette présentation des ? Euh non parce que je pense qu'effectivement il y a un problème de l'euro, on y reviendra peut-être, mais je pense qu'il y a un problème d'abord de modèle économique.
Qu'est-ce qu'on entend par ? La la la France a adopté un un un comportement et un modèle qui sont pas seulement français parce que ce n'était pas la tradition historique de la France d'avoir des déficits publics. Au 19e siècle, nous avions des comptes équilibrés.
On a oublié qu'à l'époque jusqu'en 1914, le franc pendant un siècle a été la référence mondiale. À l'époque, beaucoup de monnaies ont été simplement définies par rapport au franc. Et donc c'est à partir de la Première Guerre mondiale qu'on a recouru à la facilité du du déficit et surtout après après la Deuxième Guerre mondiale, mais que par exemple sous l'époque gaulliste de de 58 à et même très largement jusqu'en 81, pendant 20 ans, on n'a pas recouru au déficit public.
Euh on a oublié qu'en 1980, euh c'est la dernière année où on a eu des comptes équilibrés, mais ça a été possible alors même qu'il y avait eu le choc pétrolier. Donc c'est une volonté publique et une volonté de de dire aux Français qu'on peut pas dépenser plus que ce qu'on produit et que si on a des prétentions de consommation, il faut produire davantage. Ça passe euh je pense par une une politique beaucoup plus euh favorable aux créateurs de richesses et aux entrepreneurs.
Ça passe notamment par euh si on veut réduire le coût du travail pour faciliter le développement de nos entreprises, effectivement par un basculement du financement de la protection sociale vers d'autres sources de financement, CSG ou TVA plutôt que cotisations sociales pesant sur le travail parce que nous ça nous conduit aujourd'hui à avoir d'un autre plan de rigueur encore à travers cela. Nous avons nous avons le coût du travail le plus élevé aujourd'hui dans l'Union européenne et donc et même au monde pratiquement aujourd'hui. Donc il est clair que vous taxez les plus pauvres puisque c'est la consommation que vous taxez.
Non alors sur ce plan-là, je suis pas d'accord avec cette analyse parce que si on parle de la TVA sociale en une seconde, il y a beaucoup de travaux qui sont menés en Angleterre ou en Allemagne sur la TVA sociale. Il est clair que la TVA sociale a un tout petit effet de baisse de pouvoir d'achat sur les classes populaires et on peut très bien contrer ce problème. Il a été on a calculé euh par exemple si on faisait trois points de TVA de plus, ce que ça coûterait aux ménages de classes populaires, ça coûte 21 euros par mois.
Et donc si on parle d'un coût de 200 euros par an euh si on on met en place la TVA sociale, ça peut parfaitement se faire avec une allocation compensatrice par exemple par l'intermédiaire de la prime pour l'emploi qui serait mensualisée et à laquelle on ajouterait 20 euros par mois, ça coûte 2 milliards d'euros par an. Et si on fait ça ça permet de mettre en place une TVA sociale qui qui qui permettrait de basculer 30 milliards de financement de protection sociale sur cette TVA ce qui permettrait d'alléger considérablement le coût du travail en France. Il y a un moment donné si on veut produire il faut favoriser le travail, le développement du travail et le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent.
Mais il y a un problème aussi. On est quand même dans la situation et c'est pas une critique, nous serons tous à la retraite bientôt mais on est dans la situation où collectivement les retraités ont aujourd'hui un niveau de consommation supérieur à celui des actifs, c'est le seul pays au monde par unité de consommation. Alors même que nous savons que dans les 14 millions de retraités, il y a 2 millions de retraités avec un très faible pouvoir d'achat mais la les 12 autres millions ont des des retraites qui permettent que les 14 millions ont un niveau de de consommation supérieur à celui des actifs.
Donc à un moment donné, il faut se poser la question du du du de la reconstruction de notre appareil de production et du redéveloppement de notre appareil de production. Alors François Celinot, d'abord un effort sur soi, c'est ce que nous dit Christian Saint-Etienne. Oui mais bien entendu, je ne suis pas je ne suis pas un apôtre du laxisme général.
Simplement les les les explications de monsieur Saint-Étienne passent allègrement sur un problème un autre problème dont C'est concret quand même hein. Oui non mais attendez ça passe allègrement sur un autre problème dont on a pas parlé qui est l'organisation générale des délocalisations notamment par la par la libéralisation générale des mouvements de capitaux. Je je réinsiste sur l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui permet aux entreprises de se délocaliser en Chine.
Donc même si nous mettions les Français au travail 80 heures par mois euh par semaine pardon, nous serions toujours tout à fait absolument en dehors de toute compétitivité vis-à-vis des Chinois. Et ça c'est et ça je mets au défi quiconque de nous le prouver. Donc le le processus nous avons perdu 900 usines depuis 2009.
Je sais pas si vous vous rendez compte. En 3 ans on a perdu 900 usines. C'est pas uniquement parce que les Français euh se la se se la coule douce.
D'ailleurs ça n'est pas exact. C'est simplement parce que nous ne sommes de toute façon plus compétitifs vis-à-vis euh de de de de toute une série de productions qui sont faites dans les pays Bah on le dit bien on le dit Voilà voilà. Donc donc il faut bien hein pour François Asselineau.
De toute façon même si on fait des efforts on est perdant. Ça vous êtes d'accord avec ça Christian Saint-Étienne ou ? Non je pense que la France Il faut quand même rappeler Vous avez écrit sur l'euro.
C'est normal si on délocalise en Chine c'est autorisé par l'Union ? Non non non non mais attendez les délocalisations vers la Chine jouent un rôle très très mineur. C'est les délocalisations vers le reste de l'Europe qui ont été les plus coûteuses.
Mais justement je enfin juste un point de désaccord fondamental en une seconde avec monsieur Assolineau. Nous sommes nous avons été une des trois grandes puissances industrielles qui avons inventé la révolution industrielle avec l'Allemagne et l'Angleterre et on a l'impression qu'on veut nous mettre dans la seconde catégorie. Moi je trouve ça insupportable.
La France appartient à la première catégorie des nations. Nous avons des entrepreneurs et des inventeurs de premier rang et il y a aucune raison qu'on soit en deuxième catégorie et ça je ne l'accepte pas. y a il y a il y a une raison.
La raison c'est que nous avons un discours officiel qui depuis maintenant des décennies en tout cas depuis 1992 c'est-à-dire depuis le traité de Maastricht depuis 20 ans ne cesse que de dire aux Français que la France n'est plus ne vaut plus rien et que nous devons fusionner avec la Lettonie pour être encore quelque chose. Comme disent les Chinois, le poisson pourri par la tête. Voilà.
Si il n'y a aucun exemple dans l'histoire de l'humanité, aucun exemple dans l'histoire économique d'un pays qui se redresse, dont alors que son discours officiel est un discours continuellement culpabilisateur et continuellement de dénigrement de son propre pays. Donc la seule D'accord monsieur Etienne Etienne d'accord. Donc oui, donc ça veut dire ça veut dire que la première chose, c'est effectivement de sortir de l'euro et de sortir de l'Union Européenne.
C'est ce que j'explique d'ailleurs dans le programme présidentiel et j'insiste auprès de vos auditeurs sur le fait qu'il c'est un véritable débat qu'il faut qu'on ait parce qu'il y a un article s'appelle l'article 50 du traité sur l'Union Européenne qui permet à un état de sortir de l'Union Européenne. Alors que se ? Il faut il faut donc il faut donc déjà que l'on ait ce débat.
Au sujet de l'euro, je voudrais revenir sur un point très important. Les les décisions qui viennent d'être prises par Standard & Poor's sont en train de semer une perturbation encore accrue au sein de la zone euro puisque la la Standard & Poor's n'a pas dégradé tous les états. Il a elle a dégradé neuf états mais il y en a d'autres qu'elle n'a pas dégradé.
Ça veut donc dire ? Ça veut dire que le fameux FESF, vous savez ce fond de solidarité financière lui-même va être dégradé et ça veut dire sans entrer dans trop de détails techniques qu'il a du plomb dans l'aile, il en avait déjà avant mais ça veut dire que les Allemands vont encore moins vouloir payer dans dans cette affaire. Ça veut dire quoi aussi toute cette ?
Ça veut dire que progressivement, de plus en plus les marchés financiers jouent l'explosion de l'euro. Il faut quand même que vous voyez que non seulement les taux d'intérêt sur les bons du Trésor à moyen ou long terme de l'Italie sont à des niveaux extraordinaires de l'ordre de 7 % alors que la l'Allemagne sont à 1,8 mais sur les court terme pour l'Allemagne par exemple mais court terme jusqu'à 1 an, on a maintenant l'Allemagne s'endette à taux négatif. Ça veut dire quoi que l'Allemagne s'endette à taux négatif à -0,1 ?
Ça veut dire que les marchés financiers préfèrent avoir une créance sur la sur l'État allemand parce qu'ils sont sûrs qu'ils seront qu'ils auront des marques plutôt que que d'avoir que que d'aller sur d'autres sur d'autres systèmes de financement. Ces ces différences de taux d'intérêt jouées par les marchés signent le fait irréfutable que les marchés ont compris que l'euro va exploser. Voilà.
Alors dans cette situation, ça ne sert à rien d'essayer de faire du massage cardiaque à quelqu'un qui est déjà qui est déjà en coma dépassé. Nous devons prendre les mesures qui s'imposent pour sortir de façon déterminée et sereine de de l'euro. François Salino, Christian Saint-Étienne, 8h17.
Radio Notre-Dame de grands témoins. Je vous représente messieurs en deux mots puisque vous êtes avec nous depuis une quarantaine de minutes. Christian Saint-Étienne, titulaire de la chaire d'économie industrielle au Cnam, le Conservatoire national des Arts et Métiers, membre du Conseil d'analyse économique, L'incohérence française chez Grasset, ça sera mercredi votre prochain essai.
Puis François Salino, L'Union populaire et républicaine, inspecteur général des finances. Christian Saint-Étienne, L'euro va exploser, les marchés parient là-dessus, c'est vrai ? Alors ce n'est pas il y a une évidence, c'est qu'il y a un problème majeur dans la zone euro puisque je l'avais dénoncé il y a plus de 3 ans et demi dans La fin de l'euro.
J'avais effectivement analysé qu'il y avait des problèmes structurels majeurs. Déjà il y a 3 ans et demi j'avais dit qu'il y avait une divergence de modèle économique entre le nord et le sud de l'Europe. Alors je je voudrais vis-à-vis des auditeurs parce que c'est un des rares endroits sur cette antenne où on peut faire de la pédagogie par rapport à d'autres lieux.
Il y a effectivement un problème de de modèle économique. Je pense que même si on sortait de l'euro, c'est un problème qu'il faut régler. C'est un problème majeur.
Nous avons besoin de de basculer la l'importance des des orientations du pays en faveur du de la production euh et en défaveur de la consommation puisque nous consommons plus que ce que nous produisons. La France est un pays qui comme les vieilles familles d'Ancien Régime à un moment donné euh vivaient au-dessus de leurs moyens et vendaient des fermes jusqu'à ce qu'il y ait plus de fermes à vendre. Donc à un moment donné dire qu'il faut sortir de cette logique pense qu'il faut le sortir de cette logique et être capable de de produire davantage que ce que nous consommons, ça c'est le premier point et il y a par ailleurs un problème de veut dire plan de rigueur. action ça veut dire plan de rigueur.
Mais c'est pas seulement un plan Oui, pour moi c'est pas seulement un plan de rigueur, c'est un plan de rigueur pour réduire la consommation mais qui est qui est tourné en faveur de la production, c'est pas seulement punir et de ce point de vue-là, je pense que effectivement et c'est un autre débat que celui qu'on a ce matin mais je pense que nous sommes dans un pays où on réduit trop souvent les capacités de la France, je pense que c'est un pays qui a un potentiel colossal. J'avais fait un livre il y a une quinzaine d'années sur les capacités de rebond de l'économie française dès qu'on a au pouvoir des gens qui ont simplement du bon sens et qui arrêtent de de sortir des des vannes débiles et à partir du moment où ce pays est correctement dirigé, il y a il y a un potentiel fabuleux de de de notre pays à se reconstruire. Saint-Étienne, il ?
En ce moment, est-ce qu'il est bien ? Est-ce qu'aujourd'hui le capitaine, puisqu'on parlait de naufrage au départ, est-ce que le capitaine a conscience de ? Je pense que c'est le moins pire de ceux qui sont euh en lice euh mais je pense que néanmoins on est très loin de ce qu'il faudrait faire mettre en œuvre parce qu'on n'a pas osé parler directement aux Français et leur dire les réalités.
Alors ceci étant euh je viens maintenant à l'histoire de l'euro. Donc indépendamment du fait que la France doit changer de modèle économique, c'est-à-dire d'aller davantage vers la production et d'avoir un un financement différent de sa protection sociale, je pense qu'il y a un problème de l'euro. Alors comment peut-il se ?
En réalité, aujourd'hui donc euh l'Europe est ordonnée selon ces deux modèles et l'indicateur fondamental, c'est la position de la balance commerciale. Il y a les pays qui ont des gros excédents, ça veut dire qu'ils consomment moins qu'ils ne produisent et il y a des pays qui ont ont gros déficits, ça veut dire qu'ils consomment plus qu'ils ne produisent. La France est dans cette catégorie. dans cette deuxième catégorie.
Alors, qu'est-ce qu'il on peut ? Alors, indépendamment de du souhait de sortir de l'euro qui me semble illusoire à froid en tout cas, on ne peut pas sortir à froid et de ce point de vue-là par exemple les positions des enfin euh présentées par Marine Le Pen ou ce matin par monsieur Asselineau me semblent totalement folles parce que si on sortait de la zone euro à froid euh c'est d'abord une remise en cause de traité et donc aura des conséquences majeures sur le plan politique de la construction européenne et surtout je me comme je vais le dire dans un instant, c'est totalement inutile. Et par ailleurs, ça renchérirait très fortement la dette publique.
En réalité, nous sommes devant un double choix. dit Eric Besson tout à l'heure. Voilà, ce que j'ai contesté puisque ça il n'y aura plus d'euros, n'est-ce ?
Mais mais néanmoins nous Alors, dites ce qu'il faut faire, il nous reste 3 minutes, dites ce qu'il faut faire. Alors, pour moi, il y a deux il y a deux solutions. Soit on constate qu'il y a ces deux modèles et on peut pas changer ces deux modèles.
Donc, je pense qu'il faut deux euros tout simplement et ça serait pas la fin du monde, c'est-à-dire que l'Allemagne peut sortir avec les Pays-Bas et l'Autriche et créer un euro-mark. Et c'est vraisemblablement ce que jouent les marchés solution. ce que jouent les marchés financiers et nous nous resterions dans l'euro du sud.
Si à ce moment-là le choc politique nous permet de changer de modèle et que la France regagne en crédibilité, nous devenons à ce moment-là le pays de référence de la zone sud et si les pays certains pays de la zone sud comme la Grèce ou d'autres se conduisent mal, nous pouvons à nouveau sortir et éventuellement faire une une coordination politique avec l'Allemagne parce que à terme, la France et l'Allemagne doivent aller vers des relations fortes si on veut continuer de peser face à la Chine aux États-Unis. Le deuxième modèle, c'est une fédéralisation partielle de la zone euro pour retrouver quelque chose qui ressemble à l'ancien empire de Charlemagne, c'est-à-dire France, Allemagne, Italie, Espagne réunis dans un ensemble qui ferait 300 millions d'habitants et qui pourrait peser sur l'histoire du monde. Merci Christian Saint-Étienne.
Le dernier mot à François Asselineau pour conclure, si je peux dire, qu'est-ce qu'on peut faire comme première mesure, engager comme première d'abord je voudrais je voudrais rebondir sur un élément oui un élément simplement, c'est que Monsieur Saint-Étienne a évoqué le nom de Madame Le Pen. Madame Le Pen d'abord ne propose pas de sortir de l'Union Européenne comme nous nous le proposons. Deuxièmement, Madame Le Pen est une personne d'extrême droite qui délibérément salit tout ce qu'elle touche puisque elle mélange la sortie de l'euro qui de toute façon va arriver avec des questions qui n'ont rien à voir par exemple sur les questions d'immigration ou ce genre de choses.
C'est fait pour Pourquoi Madame Le Pen passe-t-elle dans tous les médias et moi pas dans les grands ? Oui, c'est parce que justement il s'agit de salir cette idée. Donc nous nous avons une autre une autre une autre une autre politique qui consiste à sortir de l'Union Européenne et de l'euro, ce qui n'a rien d'extrême droite, c'est simplement du réalisme.
Ça sera votre dernier mot. Merci beaucoup François Asselineau, Christian Saint-Étienne d'avoir été avec nous en direct ce matin et bonne journée à tous les deux. Le débat n'est pas fini, on l'a bien vu.
Merci de l'avoir engagé. Retrouvez le podcast de cette émission sur le www.radionotredame.com Radio Notre-Dame, mariage de Montesquieu.
Et à 9h, on part en Tunisie. Un an après la révolution de jasmin et le départ précipité de Ben Ali le 14 janvier 2011, eh bien où va la ? C'est une question que vous pose ce matin Sabine de Rosière.
Et elle en parle à partir de 9h. Un téléphone bien sûr pour réagir, intervenir tout au long de cette émission 01 56 de fois 44 de fois. Et puis à 8h47, nous serons en ligne avec un nouveau blogueur, Pierre Baptiste, qui nous parlera des élections présidentielles, la scène médiatique investie par les propositions plus médiatiques, les invectives plus que par le vrai débat politique.
On en parle à partir de 9h moins le quart, 8h presque 8h25 sur Radio Notre-Dame. Promenade littéraire en compagnie de
François Asselineau