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Podcast / conversationAurélien Le Coq· 14 avril 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & familleSanté

GAVER les MILLIARDAIRES, c'est TUER des GENS - LE COQ (LFI) sur le budget.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que l'objectif de maîtrise du déficit public à 4,5-4,6% est critiquable ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment justifiez-vous les 60 milliards de recettes supplémentaires ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon considère que la France est traitée comme la Grèce, est-ce excessif ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'austérité tue ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conséquences concrètes du budget sur l'éducation ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi les socialistes n'ont pas voté la censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Aurélien Le CoqFait
    « Personne n'a voté ce budget qui s'applique aujourd'hui qui est déjà un budget d'austérité folle et nous parlementaires n'avons pas eu le droit de le voter, il nous a été imposé de force. »
  • 3:00Aurélien Le CoqChiffre
    « Nous avions réussi à faire adopter près de 60 milliards de recettes supplémentaires en allant prendre sur les plus riches. »
  • 5:00Aurélien Le CoqChiffre
    « Les 500 familles les plus riches dans ce pays ont multiplié par deux depuis qu'Emmanuel Macron est là leur patrimoine atteignant pour atteindre 1220 milliards. »
  • 6:00Aurélien Le CoqFait
    « Cet homme, je le dis, a du sang sur les mains parce que on a les mains. Oui, parce que on a aujourd'hui et ce sont des études qui le montrent, une hausse de la mortalité à l'hôpital parce que les gens passent des heures sur des brancards dans les urgences. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Aurélien Le Coq, est-ce que l'idée de alors on parlera de dépenses, de recettes après, d'augmentation des impôts ou de baisse de dépenses publiques, d'essayer de maîtriser le déficit public à 4,5 4,6 % est-ce que c'est un objectif critiquable ou ? Alors déjà, la première chose que je voudrais dire c'est qu'il a été dit deux fois jusqu'ici que le Parlement avait voté ou adopté pas voté c'était au 49.3.

Personne n'a voté ce budget qui s'applique aujourd'hui qui est déjà un budget d'austérité folle et nous parlementaires n'avons pas eu le droit de le voter, il nous a été imposé de force. Maintenant pour répondre à votre question sur le déficit, mais nous on est favorable à pouvoir diminuer le déficit. Vous souvenez-vous justement que dans ce budget que nous n'avions pas voté, nous avions réussi à faire adopter près de 60 milliards de recettes supplémentaires en allant prendre sur les plus riches, sur toutes celles et ceux que Macron a gavé 7 ans durant et ces 60 milliards d'euros de plus, ils nous permettaient de redescendre sous les 3 % de déficit.

Donc limiter le déficit c'est une possibilité mais ce que fait Emmanuel Macron c'est tout l'inverse parce que voyez-vous depuis que Macron est là, le déficit il augmente. Celui qui n'a pas tenu ses engagements, vous souvenez on devait faire 4,4 de déficit l'année dernière, ça a explosé on s'est retrouvé à 5,8. C'est bien Emmanuel Macron qui est le responsable aujourd'hui du mur budgétaire dans lequel on est et il essaie de nous appliquer et de nous faire passer en force aujourd'hui comme propos. solutions mais comment vous appelez appelez-vous ?

Non mais quand vous avez un écart par rapport aux prévisions près de l'ordre de 50 milliards est-ce que c'est pas autre chose que un chaos et un mur ? Mais je j'entends bien mais il est le seul responsable. oui, il est responsable parce que c'est la politique bah lui, ses ministres, les macronistes, une partie de celles et ceux qui par exemple ont refusé de censurer le dernier budget, les socialistes et le Rassemblement National par exemple parce que je je mets en alerte tout de suite mais les mêmes causes auront exactement les mêmes effets.

Vous parliez de croissance tout à l'heure, ces politiques austéritaires sont en train de détruire l'activité dans notre pays et donc nous aurons une croissance très faible et donc on nous dira qu'il faudra des nouvelles mesures l'année prochaine. J'entends, il y a un risque il y a un risque sur la croissance effectivement Mais pareil, c'est une certitude. Très bien, si vous en avez c'est bien. 60 milliards d'impôts, pour le coup, il y a aucun risque sur la compétitivité.

Écoutez, est-ce que vous avez vu vous une progression de la compétitivité depuis qu'Emmanuel Macron donne 60 milliards justement de cadeaux fiscaux par an aux plus ? Oui on a vu une progression. Mais je vous le dis, c'est pas le cas. eu de progression, il y a pas eu un seul il y a eu un seul budgétaire qui ne s'est pas Non non, mais je veux vous dire Mais il y a eu une progression de la compétitivité.

Non, la pro la aujourd'hui la productivité par exemple attractive, c'est bien ça. La France L'attractivité de la France, elle vient de la compétitivité ou ? L'attractivité de la France aujourd'hui pour des capitaux qui ne produisent ni emploi ni richesse, ça n'a aucun intérêt.

Voilà la réalité. La réalité c'est que le chômage va continuer à augmenter. Le FMI 60 milliards d'impôts supplémentaires, il y a aucun risque sur la compétitivité.

Il y en a pas et je vais vous dire pourquoi. Parce que la réalité c'est que on a gavé les plus riches dans ce pays à coup de dizaines voire de centaines de milliards d'euros, rendez-vous compte. Emmanuel Macron depuis qu'il gère l'économie de ce pays, c'est-à-dire en 2014 lorsqu'il est devenu ministre, c'est 454 milliards, près de 500 milliards d'euros qu'Emmanuel Macron a offert en exonération de cotisations sociales, en baisse d'impôts aux plus riches de ce pays il y a la taxe d'habitation, il y a pardon, il y a la taxe d'habitation, il y a la redevance, vous avez raison, vous avez raison. donnez-nous des exemples, la taxe d'accord mais C'est pas enfin vous pouvez pas dire que c'est dans les baisses d'impôts que les plus riches réponds rapidement par exemple, la taxe la taxe d'habitation C'est une classe moyenne ça. 50 % de la taxe d'habitation à savoir 9 milliards d'euros bénéficie aux 20 % les plus La redevance, les Français la payent plus, c'était fini.

Donc la réalité c'est que l'immense masse, je vous ai fait la démonstration sur la taxe d'habitation, sur la redevance ce sont des sommes qui sont beaucoup plus faibles, l'immense masse de l'argent qu'Emmanuel Macron a offert est passé chez les plus riches et d'ailleurs j'en prends pour ça deux preuves les dividendes ont battu leur record historique, 100 milliards d'euros l'année dernière, vous en cherchez 60 on peut en prendre là. Les 500 familles les plus riches dans ce pays ont multiplié par deux depuis qu'Emmanuel Macron est là leur patrimoine atteignant pour atteindre 1220 milliards et désormais on décide de le reprendre dans l'école et les hôpitaux, c'est un choix Mathilde Aurélien Le Coq est-ce que ce n'est pas excessif quand Jean-Luc Mélenchon Parlez dans votre micro Mathilde. hier réagit pardon, est-ce que ce n'est pas excessif quand Jean-Luc Mélenchon considère que aujourd'hui la France est traitée comme la Grèce alors que comme le le rappelait Jean à l'instant, nous avons quand même 57 % de de part du PIB qui est dédiée à la dépense publique et que nous avons des modèles sociaux les plus protecteurs du monde et de la la zone euro.

Jean-Luc Mélenchon a dit donc ce qui est prévu ce serait la Grèce en 2010. Bah comme vous vous en doutez, Jean-Luc Mélenchon une fois de plus a raison. ?

Parce que peut-être que ça vous fait sourire mais c'est la réalité des chiffres. Je vous donne un exemple, les efforts qui ont été demandés à la Grèce par an se sont bien souvent chiffrés à 2 % du PIB annuel de la Grèce. Aujourd'hui 40 à 50 milliards d'efforts qu'on nous promet pour l'année prochaine, ce sera 1,7 points de PIB français.

Donc oui, on est en train de rentrer exactement dans la même dynamique que la Grèce et ça aura et ça aura Attendez Mathilde dans le micro. Attendez, vous dites on ne touche pas aux pensions de retraite, on ne touche pas aux fonctionnaires mais on ne sait pas ce qu'il y a là dans les mesures, ce ne serait pas la première fois qu'Emmanuel Macron essaie de toucher aux pensions de retraite. Je vous rappelle que c'est lui qui avait essayé de nous introduire la retraite par points et je voudrais juste terminer là-dessus parce que on nous dit on n'est pas la Grèce.

Est-ce que vous connaissez aujourd'hui l'état de l'hôpital ? Les 30000 lits supprimés par Emmanuel Macron dont il va encore en prendre sans doute et et sans doute continuer à détruire des choses, ça a des conséquences directes. Cet homme, je le dis, a du sang sur les mains parce que on a les mains.

Oui, parce que on a aujourd'hui et ce sont des études qui le montrent, une hausse de la mortalité à l'hôpital parce que les gens passent des heures sur des brancards dans les urgences. Donc l'austérité tue et il y a une nouvelle information qui est tombée il y a peu de temps, c'est qu'il y a une plainte qui a été déposée contre l'État contre les ministres Contre trois ministres. parce qu'il y a des suicides en masse et des vagues de suicides à l'hôpital parce qu'il manque de moyens.

Donc oui, on se rapproche de la Grèce quand on a des gens qui en France meurent de ces politiques d'austérité et donc oui, c'est absolument insupportable que des gens qui comme les socialistes ou le Rassemblement National se prétendent être d'opposition aujourd'hui ne censurent pas le gouvernement et c'est pour ça et je termine par là qu'il faut qu'il y ait une réaction massive de la population pour ne pas se laisser égorger de cette manière-là par les macronistes. Le 1er mai dans la rue, on doit défiler partout en France pour mettre un coup d'arrêt à ces politiques qui sont des politiques de guerre sociale. Moi je pense qu'Aurélien Le Coq il pointe un élément qui est important qui est le sentiment de justice sociale et de justice fiscale chez les Français.

François Bayrou il est dans son rôle, il il annonce un chiffre, déjà pour l'instant c'est une annonce, il s'est déjà il est déjà arrivé dans le passé y compris assez récent qu'on annonce des chiffres et qu'on les tienne pas exactement Ça arrive. pour préparer pour préparer le terrain et les mentalités au fait que il va y avoir des efforts à faire. Ceci dit, il répète aussi dans le même temps et c'est le cas aussi de beaucoup de ministres et de de ce qu'on appelait avant et on peut encore les appeler les macronistes qui il n'y aura pas de hausse d'impôts et c'est un totem.

Sur les classes moyennes. Oui alors c'est parfois sur les classes moyennes, parfois on entend pas de hausse d'impôts en général, c'est on on est quand même sur un truc assez flou sur la la la volonté de mettre à contribution ceux qui gagnent le plus. Or si on demande des efforts à tous et y compris si ça des répercussions sur sur le sur les services publics pour que ça soit accepté dans la population, il faut qu'on arrive quand même à embarquer les gens dans un projet collectif en disant oui, il y a un sujet sur la dette, il y a un sujet sur le déficit, il faut qu'on fasse collectivement des efforts, ça veut dire faire des choix.

Et ceux qui pensent et c'est une musique qu'on entend aussi au sein du gouvernement en disant oui mais il y a des agences, il y a de la fraude il y a enfin si c'est si supprimer trois agences, régler deux doublons de de de de prérogatives au niveau des collectivités locales, ça avait suffi à faire économiser des milliards, ça ferait longtemps que les gouvernements précédents l'auraient fait et et qu'ils auraient actionné ce ce levier-là. C'est donc il faut une réflexion qui soit beaucoup plus importante, il faut aller chercher de l'argent là où il y en a et il faut peut-être faire des économies là où il y en a déjà pas beaucoup mais pour que ça soit accepté et acceptable, il faut proposer une réflexion d'ensemble mais embarquer les gens dans un récit dans un récit collectif. parce que symboliquement c'est important et qu'il faut effectivement avoir des mesures de justice sociale par exemple la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus devrait être pérennisée, elle rapporte 2 milliards d'euros.

Est-ce que vous considérez que une contribution exceptionnelle comme son nom l'indique Non mais là elle devrait le gouvernement a mis un pas fait un pas en avant un pas en arrière à chaque fois Non mais Est-ce que vous considérez que les efforts nécessaires ne peuvent être faits que sur les impôts comme le dit monsieur ou qu'il faut un mélange des ? Non je je je suis pas je suis pas économiste mais je pense pas qu'on puisse retrouver avec une seule ligne en disant que c'est que les impôts ou que c'est que les dépenses tailler dans les dépenses qu'on puisse y arriver. Non, je pense que il y a forcément un compromis à trouver, une réflexion d'ensemble pour que tout le monde soit embarqué dans dans ce projet collectif.

J'entendais dire que certains au gouvernement se disaient pourquoi pas une nouvelle négociation de de l'assurance chômage. On en sort juste on a des chômeurs qui sont déjà moins longtemps indemnisés qu'ils le sont de façon moins enfin c'est moins généreux, moins important et on veut encore enfin certains ministres, on verra si la ministre du Travail qui est plutôt contre a priori a gain de cause ou pas mais serait en faveur d'ouvrir une réflexion sur ce champ-là. On peut pas toucher à des choses si importantes en France que la Sécurité Sociale, l'assurance chômage, le remboursement des médicaments, enfin on a entendu plein de pistes et plein de choses collectivités sans embarquer les gens encore une fois dans le sens que l'effort est équitablement partagé en France par les entreprises, par les plus riches pour que tout tout consente à à faire un à faire un effort.

Puisque vous parlez de l'assurance chômage, Sophie Binet en a parlé ce matin et évidemment elle est contre de renégocier cet accord. OK, la piste d'une réforme de l'assurance chômage c'est une honte au vu du contexte et au vu des quatre réformes précédentes de l'assurance chômage qui ont dégradé les droits des privés d'emploi. Dans le contexte de guerre commerciale que nous vivons, il faut de toute urgence mettre en place un moratoire sur les licenciements, ça fait un an que la CGT alerte et que la situation ne cesse de se dégrader.

Il y a un an on était à 130 plans de licenciement, aujourd'hui on est quasiment à 360, c'est notre industrie qui est en train de plier bagage, il faut que le gouvernement prenne des mesures d'urgence. Jean-Garry, vous vouliez réagir. Oui, alors je suis tout à fait d'accord sur cette idée du narratif qui puisse être non seulement narratif mais d'un projet qui puisse embarquer tout le monde.

Ça ça me paraît effectivement une une nécessité et dans cette mesure par exemple s'engager à ne pas augmenter les impôts sur les classes moyennes me paraît une une nécessité absolue. La question est aussi effectivement que bah ces économies-là ne pèsent pas de manière indue sur sur ces classes moyennes et sur mais on est aussi on est aussi obligé de prendre en compte la question de la compétitivité des des entreprises. Je veux dire c'est un débat qui a qui a 50 ans qui est moi je l'ai depuis que je suis tout petit je l'ai c'est le débat qui a opposé la la gauche et la droite depuis toujours mais c'est quand même un débat, c'est un vrai questionnement.

On ne peut pas impudemment taxer le patrimoine des chefs d'entreprise sans obérer la leur compétitivité. Il faut on est obligé de tenir compte de ça. C'est pas moi qui le dis, c'est les économistes, les gens qui C'est le patrimoine si on taxe pas l'entreprise.

On taxe le patrimoine de Bernard Arnault. Bien sûr. On taxe le patrimoine de Bernard Arnault, d'un chef d'entreprise qui est riche, ils ont les moyens Voilà.

Ce qui ne va pas forcément nuire à la compétitivité de l'entreprise C'est pourquoi moi je suis pas du tout là pour défendre la la politique de l'offre plutôt que la demande. C'est pourquoi ça me paraît évidemment j'allais dire indispensable d'avoir des mesures y compris symboliques qui s'attaquent aux super riches car le fait est là, les inégalités sur les pardon c'est technique mais sur les revenus sur les revenus des des particuliers ou des ? Des pourquoi pas des entreprises si les si le si mais tout ça ça ça fait partie de négociation et j'en viens à la à la question de négociation.

Moi je je Moi je j'en viens à la question de la méthodologie de négociation. Ce qui ce que je trouve intéressant là, d'après ce que je vois, peut-être que je me trompe et que je suis naïf, mais je vois une méthodologie qui est différente de celle qui a été employée par exemple sur la crise des retraites et cetera. Alors est-ce qu'on va nous refaire un conclave avec l'issue qui vraiment qu'en discutant on va trouver 40 milliards ?

Et moi je C'est des décisions politiques. Soit on fait voilà Je pense que Il faut prendre des décisions politiques. Je pense que C'est comme le conclave.

Mais je pense que ces mais je pense que ces décisions politiques ne peuvent pas tomber d'en haut que dans un sens ou dans l'autre et qu'elles doivent tenir compte des partenaires sociaux, des collectivités locales. Je vois que pour l'instant il est question Mais je dis pas qu'elles sont contentes mais je je dis qu'elles sont qu'elles vont être sollicitées. Elles ne sont pas elles ne vont pas elles ont décidé tout à l'heure il y a eu un communiqué de l'AMF Et ben je le disant qu'elles ne participeraient pas demain à la conférence Et ben je le déplore de la même manière que que je déplore par exemple que la CGT a quitté le cours lorsqu'il a été question de de demander un effort aux retraités dont le niveau de vie est supérieur à la moyenne de de la France, ça a été un peu plus compliqué.

Non mais Moi je veux bien qu'on parte sur l'idée on fait payer les riches comme le disait Georges Marchais il y a il y a 50 ans. C'est possible Prendre l'argent là où elle est. C'est pas Non même pas la question de faire payer les riches.

D'accord. C'est de leur demander à la limite leur juste dû. Vous parliez par exemple des multinationales La notion de juste est une notion c'est morale c'est Mais attendez attendez non non non non non.

Moi je propose Moi je propose je propose par exemple à minima que l'on fasse payer aux plus riches de ce pays et aux grandes entreprises les impôts qui sont censés s'appliquer parce que voyez-vous la réalité c'est que aujourd'hui les les plus riches paient moins que les autres. Si vous prenez les 0,001 % des plus riches, 300 foyers aujourd'hui en France, et bien ces gens ont une imposition globale qui est de l'ordre de 2 % 2 % quand tous les Français paient beaucoup plus. Lorsque vous prenez les multinationales, c'est exactement la même chose.

Par exemple, si l'on décide demain d'imposer les multinationales sur les chiffres d'affaires réalisés en France, c'est-à-dire pas un impôt supplémentaire, juste l'impôt qu'elles devraient payer aujourd'hui, et ben rien que cette mesure-là, c'est 23 milliards d'euros. Il s'agit même pas là Oui oui mais toutes les autres Oui oui on peut faire beaucoup de chiffre d'affaires sans gagner d'argent. Tout à fait.

Mais sauf qu'aujourd'hui le fait de d'appliquer cette taxe le fait que le l'argent produit en France soit taxé en France, c'est ce qui se passe pour le boulanger du coin. Comment vous pouvez expliquer que Google Amazon et plein d'autres paient moins d'impôts que le boulanger du coin. Et les ultra-riches, c'est exactement la même chose.

C'est d'ailleurs pour ça que les contributions exceptionnelles, nous leur avions dit, ne fonctionnent pas. Et je voudrais juste dire un mot parce que on parle de chiffres comme si derrière il y avait pas de réalité. Or il y a bien des réalités concrètes.

Et les 30 milliards que Emmanuel Macron a déjà sucré cette année, ça a des réalités bien concrètes. Par exemple dans l'éducation, peut-être que tout le monde en a rien à faire de l'avenir de nos gamins, mais moi je vais vous donner un exemple dans ma dans ma circonscription c'est il n'y a pas que LFI dans ce pays qui se préoccupe de l'avenir de J'ai j'ai l'impression j'ai l'impression que si parce que vous voyez le budget le budget qu'ils ont laissé passer Vous pensez ? Pardon monsieur le coq, vous pensez sérieusement qu'il n'y a que vous et vos camarades de parti qui s'intéressent à l'avenir des enfants en ?

Et ben quand je regarde le fait que les macronistes ont laissé passer un budget là qui a des conséquences directes dessus, que les socialistes n'ont pas voté la censure, que le Rassemblement National n'a pas voté la censure, oui je pense qu'ils se moquent de l'avenir de de nos gamins. ? Parce que de la maternelle à l'université le budget qui est passé a déjà des conséquences.

Dans ma circonscription par exemple Faches-Thumesnil, école Florian, école La Fontaine, des classes de maternelle qui sont fermées. Faches-Thumesnil, plus grande ville insoumise de France. Exactement.

Et ben deux et ben deux classes qui sont fermées. Vous prenez ensuite le lycée, le lycée Montebello à Lille, un lycée particulièrement reconnu. Hop, les options supprimées.

L'université de Lille, 150 places en moins en licence. C'est ça concrètement tout de suite le résultat de ce budget et si on laisse passer le budget suivant, et bien ce sera encore pire. Donc oui aujourd'hui il y a urgence à aller manifester pour ceux et celles qui sont pas d'accord le 1er mai enfin on se débarrasse du gouvernement avec une censure.

Mathilde Sirot Non, j'irai juste dans le dans le sens de monsieur le député. Alors pas sur le fait qu'il y a seulement LFI en France qui se préoccupe du sort des enseignants ou des élèves, ça je ce n'est pas mon opinion, mais simplement sur le fait que aussi Bercy a fort à faire, c'est-à-dire que c'est vrai que sur des contributions exceptionnelles qui avaient été mises en place notamment par le passé, on se souvient de la de la bien nommée crime, elle était censée rapporter Alors la crime c'était la contribution sur les rentes marginales C'était sur les énergéticiens, voilà. Absolument.

Elle devait rapporter pendant le Covid selon l'expression consacrée. Elle devait rapporter 600 millions 12 milliards d'euros à l'État, elle a rapporté au final 600 millions. L'écart est monstrueux tout simplement parce qu'il y a eu un défaut de mise en œuvre et de calibrage.

Et donc ces problèmes de calcul aussi question, ils sont importants. Après il y a un manque à gagner et donc il y a pas seulement effectivement il y a les les grandes masses, les arbitrages, mais il y a aussi finement la la mise en œuvre et que tout soit vraiment appliqué d'autant qu'on sait qu'il y a des nouvelles dépenses à faire notamment sur le de la défense, voilà. Question à vous tous, pas vous parce que vous je sais ce que vous pensez.

Est-ce que vous avez le vous l'avez déjà dit. Est-ce que vous avez le sentiment qu'un budget qui serait aussi rigoureux serait de nature à inciter les socialistes à voter la ? Par exemple oui.

Bah lui je sais qu'il le souhaite et qu'il va dire qu'ils le feront pas mais Bah c'est c'est c'est c'est depuis le début les socialistes ils sont pris entre deux impératifs, d'un côté la recherche d'une respectabilité responsabilité et cetera et de l'autre la fidélité à des principes de gauche de justice l'attachement à des principes de justice sociale Bon on n'a pas encore le budget et on sait pas où est-ce qu'ils vont prendre l'argent et donc ce que je disais avant je pense en terme de la recherche d'un équilibre et d'un effort qui soit justement réparti va compter. Oui mais on sait un peu plus de baisse de dépenses publiques que d'augmentation d'impôts. Oui ben donc ça sera ça sera ça sera certainement ça sera pas certainement pas évident.

Et de toute façon François Bayrou le fait pourquoi est-ce qu'il a lancé ce débat si tôt par rapport à la vote du budget qui est dans septembre octobre ? C'est parce que il veut préparer le terrain. Il sait que c'est le texte sur lequel il risque de tomber.

Par ailleurs lui il a un enjeu fort politiquement sur le fait de se comment de montrer qu'il est capable parce que pour l'instant on lui reproche beaucoup d'avoir dit des choses très consensuelles mais n'avoir rien fait du tout depuis qu'il est depuis qu'il est au gouvernement. Il avait quand même deux marottes personnelles parce que c'est des combats personnels qui sont quand même bien qui précèdent de loin son arrivée à la tête du gouvernement, c'était la transparence, les questions de probité, de moralisation de la vie publique, on en a déjà beaucoup parlé ici pour dire que c'était pas forcément extraordinaire et et la dette qui est un un combat ancien voilà qu'il a porté lors de sa campagne d'élection présidentielle et cetera. Si il est absolument incapable de reprendre une trajectoire qui soit plus favorable que celle que l'on emprunte en ce moment, il sera jugé très sévèrement sur les autres aspects, il n'est pas capable de toute façon d'avancer faute de majorité claire donc il est attendu euh Sa cohérence à lui, historiquement, c'est la la réduction des dépenses publiques, hein.

Il faut pas se il faut pas se leurrer. Après à lui d'essayer de trouver précisément un un consensus, une convergence notamment avec les socialistes. Il l'a trouvé avec le conclave en juin.

Est-ce qu'il va trouver autre chose là pour dissuader les socialistes de voter le la censure hein. pour les socialistes Mais les les socialistes ils ont dit que Il me semble que les socialistes ont d'autres paramètres, ils vont avoir un congrès bientôt. Euh je pense que ils sont sur d'autres d'autres enjeux. malgré la sévérité de la potion, si je puis dire, ils ne la voteront pas.

Mais je je pense pas que ça soit aujourd'hui véritablement le le le le principal déterminant. Mais les attaques elles viennent aussi de des républicains, il faut pas oublier d'ailleurs par ailleurs les il y a il a des attaques en ce moment très dures de la part des républicains qui veulent qui qui a priori qui a priori s'en soucient pas mais qui peuvent lui rendre toute la négociation pré-budget absolument impossible donc on est dans une équation qui est pas euh s'intéresser à l'avenir de l'école, tous les autres sont prêts à la laisser sacrifier. Non si si François Bayrou si François Bayrou si François Bayrou commence dès maintenant les discussions politiques sur ce budget, c'est parce qu'il a identifié un risque un risque politique par rapport à une éventuelle censure des socialistes.

Comme Jean le disait, il y a un élément qui est le congrès à savoir est-ce que ce sera toujours Olivier Faure qui sera à la tête du Parti socialiste en septembre ou pas, ça va se décider au mois de dans les prochaines semaines. Et en deuxième élément au moment de du prochain budget à l'automne, on sera quelques mois avant les élections municipales et chacun va aussi regarder si électoralement parlant ça a un sens quelque part de provoquer une crise, de prendre ce risque qu'il n'y ait pas de budget au niveau national ce qui peut d'ailleurs mettre en difficulté des collectivités. Qu'est-ce que ça a comme répercussion sur le vote à l'arrivée au scrutin qui aura lieu au mois de ?

électoralement parlant pour les socialistes de ne pas rompre définitivement avec LFI à quelques mois des municipales, ça peut être aussi une option. Mais vous vous rendez compte quand même que là on est en train de réfléchir à ce que vont faire tous les autres en fonction de tout sauf les conséquences directes sur les gens. C'est-à-dire que vous êtes en train d'expliquer si c'est ce que c'est ce que vous expliquez vous.

Qui a qui Vous êtes en train d'expliquer cette conversation le premier a dit deux fois les socialistes n'ont pas censuré. Oui oui. Il me semble que c'est vous.

Non non mais ce que je ce que je dis là c'est que sur les quelque chose qui vous intéresse. je contredis pas ce que vous dites. Ce que je dis et qui est très intéressant, c'est que vous êtes tous sur ce plateau en train d'expliquer que les considérations sur la censure et donc sur le fait d'empêcher ce budget, c'est d'un côté des histoires de congrès de l'autre côté des histoires d'intérêt pour les municipales, d'autres côtés des histoires de pouvoir garder sa place au gouvernement du côté des républicains et donc ça veut dire que toutes ces formations politiques se moquent de la vie des Français, je le fais juste remarquer.

Vous faites aussi la politique par ailleurs, c'est pas un gros mot, vous faites aussi la Non mais nous nous on tient bien sûr mais nous on tient nos engagements de de du côté de nos électeurs. C'est-à-dire il faut quand même se souvenir que cette politique ce budget cette politique mise en place, elle n'a pas été adoptée devant les électeurs. Vous l'avez dit aussi.

C'est vrai, j'ai dit beaucoup de choses, vous avez raison. Pardon On peut aussi intellectuellement imaginer qu'une autre solution que celle de LFI est possible que les sociaux-démocrates qui sont pas tout à fait LFI ont peut-être aussi eux en en tête ce que pourrait être justement une politique de rigueur ou appelons-la d'austérité qui permettrait de résorber une partie de la dette ce qui aurait peut-être des effets aussi positifs. Alors vous me direz c'est ce qu'on on pourrait appeler ça du ruissellement mais là en l'occurrence, on est dans une urgence budgétaire et on peut imaginer que que que qu'aller vers dans cette direction peut aussi avoir des conséquences positives.

Moi je suis pas apte à en juger et je suis pas sûr non plus que que le Le mot de la fin pour Camille. le soit plus que moi. Non je je juste je je je reconnais que ce débat est très politique politicienne et qu'on passe un peu à côté.

Non parce que on passe à côté pour le moment, on verra il y a quelques semaines. sur intellectuellement l'occasion la chance d'avoir aussi un grand débat de société sur où est-ce qu'on met l'argent public, comment on l'investit et par exemple sur la question moi il y a une des questions que je je j'aimerais entendre plus souvent, c'est la question Non pas c'est pas l'écologie, je vais je vais vous surprendre Gilles. Non c'est la question de comment on partage la valeur entre les générations.

On m'entendait dire que c'était plus un tabou de dire qu'on enlevait la niche fiscale pour la la la la garde d'enfants, ben en fait il y a d'autres il y a il y a des tabous, il y a notamment celui de dire ben les les les retraités aisés, quel est leur contribution Ça a l'air de cette effort. Il y a beaucoup beaucoup de mal à les entendre là-dessus parce que c'est un de leurs importants et et et et ces débats budgétaires devraient être l'occasion d'un débat de société sur où est-ce qu'on veut mettre notre argent. Et bien acceptons-en l'augure.

Merci beaucoup monsieur Lecocq d'être venu dans cette émission. On passe aux relations entre la France et l'Algérie parce parce