Table ronde n°1 : « Les Américains cherchent-ils à détruire l'euro ou à le sauver ? » - audio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi la Suisse n'a-t-elle pas été pénalisée pendant 40 ans par son statut hors UE ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quel est l'impact de la privatisation de la création monétaire sur la crise actuelle ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les États-Unis ont-ils rompu les accords de Bretton Woods ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quel rôle joue l'or dans le système monétaire actuel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Jacques NikonovFait
« on a j'ai l'impression que quand on regarde le travail des résistants on on a identifié les causes de la de la catastrophe économique »
- 11:00Jacques NikonovFait
« la réorganisation du travail c'est-à-dire sur la du salaire et du pouvoir d'achat injecté dans la société »
- 13:00Jacques NikonovPromesse
« il faut parvenir pour la résoudre à un rassemblement politique parce que là c'est un accord politique qui est nécessaire pour résoudre les problèmes »
- 14:00Jacques NikonovPromesse
« sortir de l'OTAN de l'Union européenne du FMI et cetera »
- 18:00François SlinioFait
« le capitalisme avait mené à une situation de plus en plus intolérable au milieu du 19e siècle avec notamment le Manifeste du parti communiste de Marx vers 1848 »
- 29:00Jacques NikonovChiffre
« la confiance dans l'Union européenne aujourd'hui n'est que de 31 % »
- 10:00Fait
« la privatisation de la création monétaire ou autrement dit l'abandon par les acteurs politiques de la création monétaire à des acteurs privés fait perdre aux États leur souveraineté »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je je me permets de prendre la parole en tout près en préambule simplement pour d'abord inviter ceux qui sont encore en train de déjeuner à à nous rejoindre parce que nous avons pris du retard deuxièmement je voulais remercier nos invités d'être présents à cette première université de l'Union Populaire Républicaine qui est un jeune et petit mouvement donc nous avons des petits problèmes peut-être d'organisation par-ci par là de retard ça arrive même dans des très grandes organisations euh je me permets donc de remercier euh autour de cette table Jacques Nikonov président fondateur d'attaque et actuellement porte-parole du MPEP euh Ines benadjaou qui va faire qui va faire les comment dirais-je la modération des des débats de de journalistes à Opin news euh je suis ravi de rencontrer Miret Zaki que je ne connaissais pas et qui est journaliste qui est du magazine Bilan en Suisse et mon ami Étienne chwir qui vient également nous parler alors on est on a été obligé de modifier un petit peu on a été obligé de modifier un petit peu la la chronologie des événements parce que je crois que Jacques nikodov doit partir plus tôt donc on va commencer directement par la table ronde économie et puis ensuite si on a un petit peu de temps j'aurai le débat que j'avais promis à Madame zakici tête à tête sur un un sujet qui est un des éléments de la question qui est l'attitude des des des Américains vis-à-vis de l'Euro je voudrais dire encore deux choses avant de céder la parole la première c'est de vous remercier aussi tous d'être venus on a eu quand même ça n'était pas gagné d'avance puisqu'on a décidé l'organisation de cette université à la fin du mois d'août euh tout à fait au tout dernier jour du mois d'août donc on a eu 3 semaines pour l'organiser c'est tout à fait excentré par rapport à Paris et donc a en fait je crois un nombre important de personnes qui sont qui sont venues ce dont je me félicite et la deuxième chose que je ce dont je me félicite et dont je vous remercie bien entendu collectivement il y a une deuxième chose que je voudrais souligner c'est que toutes les personnes ici présentes dans le public ne sont pas forcément adhérentes de l'uppr même s'il y en a quand même un bon nombre mais c'était ouvert au grand public cet après-midi et la deuxième chose que que que je voudrais souligner c'est que nos invités qui sont ici présents comme ceux qui parleront aux autres tablesrondes ne sont pas membres de l'UP ne sont pas forcément d'accord avec ce que dit l'UP c'est d'ailleurs toute la richesse du débat donc je voulais le souigner parce qu'il ne s'agit pas pour nous de faire de la récupération c'est pas parce que Étienne schwir ou Jacques Nikonov sont venus ici que forcément ils sont ils sont prêts à adhérer à l'uppr ou à nous rejoindre on peut avoir des des différences en revanche de la même façon que on le verra tout à l'heure en parlant avec avec Robert Ménard ou avec abdelkm branin Francis Laloupo ou bien Slobodan despot et bien ils sont d'accord sur le fait qu'on a le droit de débattre et qu'on a le droit d'aller jusqu'au fond des vraies questions et notamment des questions concernant concernant l'Europe en tout cas on a le droit de débattre entre républiain voilà c'est pour ça que je voulais les remercier et maintenant je me tais parce que vous allez m'entendre ce soir donc je vais quand même laisser la parole principalement à nos invités merci il faut faut bien un point de départ à ce débat et on va on va essayer de contextualiser les choses pour commencer non vous entendez vous m'entendez là c'est bon ça ça sature c'est bon là c'est bon le son oui c'est oui non décidément c'est bon est-ce que je parle un peu plus fort ou ça va comme ça c'est nickel oui alors je disais un peu pour faut bien partir de de d'un faut bien un point de départ pour n permettre de contextualiser un peu les choses on peut dire aujourd'hui qu'on n'est pas dans une crise succédant une autre mais dans la crise alors est-ce qu'on est dans une crise depuis 73 depuis 2002 depuis 2007 donc la première question à mes invités aujourd'hui c'est comment peut-on donc mesurer une crise quand on est dans une crise permanente tout simplement estce que ettienne Ch voulait commencer par répondre à cette question comment peut-on mesurer une crise quand on est dans une crise permanente je vais je vais pas parler en temps là juste pour dire peut-être que une crise ce serait accidentelle et moi j'ai l'impression que c'est c'est pas du tout accidentel que tout se passe comme prévu plutôt que c'est une crise pour la plupart des c'est une catastrophe pour la plupart des individu du du corps social mais que il y a des gens qui s'enrichissent énormément à l'occasion de cette crise et et je ce serait bien qu'on arrive à faire le lien avec le avec la politique c'est-à-dire qu'en fait on a on a j'ai l'impression que quand on regarde le travail des résistants on on a identifié les causes de la de la catastrophe économique on on on a tous des idées sur ce qu'il faudrait faire et ça converge souvent mais en fait ce sont les acteurs les acteurs politiques qui ne servent pas l'intérêt général mais qui servent l'intérêt des banques enfin aujourd'hui ça se voit quoi que les les les acteurs politiques les acteurs po les acteurs politiques servent principalement les intérêts des banques c'est ça notre problème je je pense alors peut-être que je me trompe mais j'ai l'impression que notre problème est politique ns la façon dont nous attribuons les pouvoirs politiques rend les acteurs politiques dépendants de ceux parmi nous qui sont les plus riches ce qui est contraire à l'intérêt général est-ce qu'on peut se permettre de dire qu'on est plus dans une crise finalement politique qu'économiqueou est-ce que c'est vous êes vous êtes d'accord avec ça mzaki alors moi qui vient du monde de l'économie j'ai tendance à observer de près les évolution économique et sur les marchés financiers et je me rends compte que on avait pas réalisé à quel point les économies occidentales c'était financiarisé ces 20 dernières années c'était un phénomène énorme et pourtant invisible à la plupart d'entre nous puisque si on n'est pas dans le monde de la finance et des banques on peut pas tout simplement réaliser les sorts de des de de la bourse et et de l'investissement financier et de son impact sur l'économie réelle donc c'est de là que vient la crise on a tout d'un coup ressenti que l'Europe était en crise n'est-ce pas fin 2009 la crise a éclaté de manière violente parce que on a vécu une déstabilisation des marchés de la dette souveraine européenne qu'est-ce qui s'est vraiment passé les investisseurs les les gens qui pouvaient avoir un impact sur la dette souveraine de pays petits comme la Grèce ont tout d'un coup décidé de sonner l'alarme sur la situation budgétaire de ces pays ont décidé que c'était un peu la fin de la compllaisance il se trouve que parmi ces investisseurs certains ont des intérêts financiers très étroits et à la fois extrêmement puissant et peuvent s'enrichir en démolissant le marché de la dette souverereaine européenne parce que la l'Europe prêtait le flan à cette attaque possible de la part du monde de la spéculation qui est devenu aujourd'hui un monde absolument démesuré par rapport à l'économie si vous prenez le monde financier virtuel vous arrivez à 10 fois l'économie mondiale donc comme on le voit pas et que dans notre vie de tous les jours on on n'est pas confronté à ce monde de la finance à quel point il peut vraiment placarder les les les gouvernements les pays leurs dettes on on n pas vraiment vu venir cette crise maintenant il y a une raison valable d'attaquer les dettes souveraines européennes qui est le fait que les budgets étaient effectivement mal tenu que les les dettes étaient trop élevées par rapport à au PIB de ces pays mais il y a aussi une raison beaucoup plus étroite et et dangereuse qui est les intérêts visant à faire s'effondrer le marché économique de l'Europe on va beaucoup parler ensuite on va débattre aussi avec François slino euh dans quelle mesure il y avait des intérêts financiers très puissant qui ont vraiment visé à faire s'effondrer la dette européenne et à partir de là entraîner la déstabilisation de toute l'Europe ça me permet de rebondir sur une phrase de l'écrivain Philippe s rebondir ce que vous venez de dire qui m'a assez interpellé il dit personne n envie de savoir réellement comment fonctionne l'argent est-ce que vous partagez cette analyse JAC Nikonov non c'est absurde tout le monde cherche sauf peut-être Philippe Solers à savoir comment fonctionne l'argent mais avant de poursuivre je voudrais d'abord remercier François slino pour son aimable invitation et lui confirmer que le MPEP lui rend la politesse en en l'invitant dans le même genre de de réunion le 3 novembre à exenprovence pour poursuivre le débat alors sur la sur la crise les manifestations de la crise sont assez faciles à identifier jamais par exemple dans l'Union européenne dans la zone euro plus particulièrement le chômage n'avait n'avait été aussi élevé 50 % et plus des jeunes en Grèce en Espagne pour ne prendre que cet exemple ce seul constat condamne l'euro il nous avait été présenté comme la solution miracle à tous les problèmes en fait il aggrave tous les problèmes donc les manifestations de la cris sont assez faciles à identifier il en va autrement pour les causes de la crise mais il faut bien réfléchir aux causes de la crise si l'on veut régler la crise la résoudre comment résoudre un problème dont on ne connaît pas les causes c'est compliqué alors quelles sont les causes de de la crise selon moi c'est la crise fondamentalement des politiques néolibérales qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire et la crise elle prend naissance après 1968 pourquoi pour une raison très simple en 1968 il y a la convergence de trois phénomènes d'abord des luttes syndicales très puissante dans tous les pays occidentaux aux États-Unis au Japon dans les pays européens lutte syndicale pour l'amélioration du sort des travailleurs et ces luttes syndicales obtiennent des résultats tangible en terme de droits syndicaux en terme de conditions de travail en terme salarial en terme de durée du travail la conséquence c'est une baisse des profits évidemment ce qui va au monde du travail vient en moins sur les profits baisse des profits baisse de la productivité et puis un climat social néfaste pour les classes dirigeantes AG itation dans les entreprises perte de contrôle dans certaines entreprises et une politisation de la population importante on parle d'autogestion on parle de changer la vie et donc il y a une réaction des classes dirigeantes qui se fait un peu dans le désordre au début après 1968 autour de la tricontinentale des forces venant du Japon des États-Unis et d'Europe avec pour objectif de reprendre la main les classes dirigeantes ont perdu la main il faut donc rediscipliner le salariat occidental rediscipliner le salariat occidental essentiellement par la réorganisation du travail à l'échelle planétaire les délocalisations et on va donc assister plus une guerre é ique massive dans les médias les forces les classes dirigeantes vont mettre les médias à leur service pour mener cette guerre contre les peuples et notamment le monde du travail occidental sur quoi va reposer essentiellement les vont reposer les politiques néolibéral sur je l'ai dit la réorganisation du travail c'est-à-dire sur la du salaire et du pouvoir d'achat injecté dans la société le résultat c'est quoi c'est que lorsque l'on baisse les salaires directement ou indirectement par le chômage les produits et services fabriqués dans la société ne trouvent plus preneur et les entreprises non' plus de marcher puisque les consommateurs n'ont plus le pouvoir d'achat pour acheter ce qui est produit alors comment vont faire les classes dirigeantes pour résoudre cette contradiction elles vont faire trois choses d'abord elles vont encourager le libre échange puisqu'on ne peut plus vendre nos produit chez nous on va essayer de les vendre ailleurs mais voyez bien l'absurdité de cette politique parce que une politique de libre échange est possible si un ou deux pays la mène mais lorsque tous les pays mèent la même politique de libre échange qui va acheter les produits on va pas exporter sur la Lune il faut bien que certains pays achètent les produits donc contradiction et on arrive aujourd'hui au bout de cette politique de libre échange c'est pour ça qu'il faut des mesures protectionnistes la deuxème politique menée la deuxè façon de résoudre problème la contradiction a été d'inventer des mécanismes financiers des produits financiers spéculatifs visant à créer du profit en dehors de la sphère réelle de la production puisque on ne peut plus vendre il y a plus d'acheteurs et donc on ne peut plus faire de profit pas assez on va inventer des mécanismes spéculatif pour tirer du profit en dehors de la sphère productive on voit aujourdui ourdhu les limites encore une fois de cette politique dans laquelle nous sommes encastrés et puis la troisième façon de résoudre la crise ça a été d'organiser l'endettement des états et des ménages et des entreprises d'ailleurs une organisation consciente et planifiée de l'endettement pourquoi parce que quand vous endettez les ménages aux États-Unis avec les subprit par exemple le système des sub le vous injejectez de manière artificielle du pouvoir d'achat dans la société pour relancer la machine mais on sait très bien qu'au bout d'un moment il y a là aussi contradiction ça marche quand le marché monte mais le marché au bout d'un moment il ne monte plus il ne peut pas monter jusqu'au ciel il s'arrête et il redescend et il y a crise donc voilà mon explication je termine là les les étapes principales de cette crise permanente dans laquelle nous sommes depuis les lendemains de 68 c'est 71 la fin des accords de Breton Woods qui casse le système de stabilité d'échanges il y avait pas de crise financière avant 71 quand il y avait les parités fixes c'est 1973 la première crise du pétrole c'est 79 la révolution monétaire avec la victoire des monétaristes qui change les politiques monétaires à la fait de la nomination de Monsieur Volker où les politiques kenésiennes sont abandonnées pour mettre en œuvre des politiques monétaires libérales c'est 89 la chute du mur c'est 2007 la crise des subprimes aggravé par la crise de l'euro bon voilà moi les la lecture que je fais de la crise et la conclusion que j'en tire c'est qu'il faut parvenir pour la résoudre à un rassemblement politique parce que là c'est un accord politique qui est nécessaire pour résoudre les problèmes un accord politique inédit qui porte sur l'essentiel l'indépendance nationale parce qu'on ne peut pas résoudre la crise dans le cadre des institutions multilatérales qu'il s'agisse du FMI de la Banque mondiale de l'Union européenne il faut en sortir et donc faire converger les forces pour assurer l'indépendance nationale sortir de l'OTAN sortir de l'euro sortir de l'Union [Applaudissements] européenne François est-ce que vous partagez l'analyse que vient de N je partage déjà les conclusions donc vous partagez est-ce que vous partagez les causes déjà pour commencer oui euh oui je non mais je suis en fait je suis d'accord avec je vais faire preuve de d'cuménisme aujourd'hui je suis d'accord avec tout ce qui a été dit auparavant c'est-à-dire que euh la crise elle est elle est financière mais je crois que c'est d'abord une elle n'est pas que financière et économique je me rappelle quand j'étais enfantour mon père disait qui était né en 1927 disait mais finalement que depuis que lui-même était enfant il avait toujours entendu qu' on était en crise donc le fait que les gens se plaignent euh c'est quand même un un grand grand classique en France le peuple gaulois n'est pas le dernier à se à critiquer et à se plaindre mais néanmoins tout le monde a bien le sentiment que nous sommes maintenant dans une crise d'un autre genre puisque c'est une crise qui n'est pas seulement économique financière et monétaire mais c'est une crise tous asimud c'est aussi une crise morale c'est aussi une crise sur le les gens ne voient plus quelle est l'avenir les gens ne comprennent plus même quelle est l'identité de leur propre pays les gens ne comprennent même plus quel est le sens même de la vie les gens sont dans dans un système complètement perdu et donc je crois qu'il se serait limité le propos que de se concentrer uniquement sur la question économique et sociale même si évidemment elle est elle est elle est capitale je voudrais rappeler que le mot crise vient du vient du grec crisis qui veut dire jugementin donc une crise c'est le jugement pas le jugement dernier mais ça permet une crise c'est ce qui permet étymologiquement de juger les politiques qui ont été conduites et donc si nous sommes maintenant dans une crise une crise tousazimute dont les orateurs avant moi et en particulier Jacques Nikonov a rappelé l'immense gravité j'en parlerai dans ma conférence de ce soir en rappelant des chiffres absolument ahurissant y compris en France où le nombre de pauvres a augmenté de 440000 entre 2009 et 2010 selon les toutes dernières statistiques de l'INC il y a maintenant 8700000 pauvres en France c'est-à-dire qui ont moins de 50 % du revenu médian et l'indice de Ginny qui est un indice qui mesure l'écart les écarts types entre les plus riches et les plus pauvres ne fait que qu'augmenter c'est-à-dire qu'il y a des gens de plus en plus riches et d'autres qui sont de plus en plus pauvres et bien tout ceci c'est le résultat de politiques qui ont été conduites et qui ont été conduites comme l'a rappelé d'ailleurs Jacques Nikonov à partir notamment des années 90 je me permets d'insister sur un élément géopolitique qui me paraît capital sans mauvais jeu de mot c'est quand même l'effondrement du camp socialiste c'estd que ce qui s'est produit si l'on voulait résumer en ce cas c'est ma vision des choses c'est que le capitalisme avait mené à une situation de plus en plus intolérable au milieu du 19e siècle avec notamment le Manifeste du parti communiste de Marx vers 1848 et puis ensuite la montée en puissance des syndicats des des mouvements révolutionnaires et et la théorie marxiste qui pensait que le capitalisme finirait par mener à sa propre perte par ces la multiplication de ces contradiction mais ce qui s'est produit qui n'avait pas été je crois prévu par Marx ça a été la victoire du parti communist la révolution bolchevique et ça a été l'après Seconde Guerre mondiale où le camp soviétique le camp socialiste a tellement pesé à tellement fait peur en fait au camp capitaliste que celui-ci avait été obligé de sassagir et donc ça a été le développement des politiques kénésiennes le développement d'un état très redistributif pour corriger les inégalité l'apparition d'une gigantesque classe moyenne dans tous les pays d'Europe occidentale et en Amérique du Nord de telle sorte que cet indice de Ginnie dont je parlais avec science à l'instant s'est réduit c'est-à-dire que de plus en plus il y avait un écras tentance à l'écrasement des différences sociales ce qui a été en fait l'apparition des trendes glorieuses alors ceci n'avait pas du tout été prévu par Marx ce qui a fait qu'on a pensé que la théorie marxiste en fait était était était desuettes le l'Union soviétique s'étant désintégré en 198991 ce n'est pas un hasard si cette désintégration a justement permis comme le décrivait d'ailleurs Jacques Nikonov a justement permis à tous les tenant des politiques ultralibérales mais de redresser la tête de de de passer par pertes et profits les politiques kénésiennes qui avaient été menées en gros depuis les années 50 et de signer les accords de Marrakech enfin il a eu le déblocage de ce qu'on appelait le cycle de l'Uruguay qui a eu lieu en Ann dans les années 92 93 donc juste après l'effondrement de la menace soviétique et puis la signature des accords de marrakch créant non seulement l'Organisation mondiale du commerce mais surtout la déréglementation généraliser des échanges de capitaux de marchandises et de services et ça a permis quoi B ça a permis en fait aux gens qui ont de argent ben plutôt que de faire fabriquer des objets en France ou en ou en Allemagne ou aux États-Unis ou au Canada ou en Italie ben de les faire fabriquer en Chine parce que la le hasard de l'histoire a voulu qu'au même moment la Chine se débarrasse de l'idéologie maoistste et donc de faire ces transfert de de C transfert de de de de de comment dirais- che délocalisation or tout ceci a été absolument permis et autorisé par ce principe par cette idéologie qui nous est inculqué de depuis 1950 avec la déclaration Schumann et depuis 1957 avec le traité de Rome qui est une idéologie qui postule l'idée de pérention de l'idée nationale et donc c'est la Commission européenne qui a qui a topé qui a fait qui qui a contracté si j'ose dire en la personne la personne du commissaire européen de l'époque qui s'appelait surleéon britane avec Monsieur Michel Cantor qui était le US trade representative c'est deux qui ont débloqué ce système c'est la Commission européenne qui favorise les délocalisations c'est l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et l'article 32 dont je parle dans mes conférencesarlerai encore ce soir donc les gens qui aujourd'hui vous disent il faut avoir une Europe qui protège il faut un protectionnisme européen se moque du monde puisque c'est justement l'Europe qui a permis le démantellement de ces échanges et de ces protections voilà ce que je dirais en préambule merci qui veut sou rebondir [Applaudissements] euh je pense que c'est très intéressant de revenir aux 40 dernières années pour tenter de trouver les origines de la crise des trois dernières années l'histoire est toujours enrichissante et et peut apporter quelques indices pour par rapport à ce qui se passe actuellement cela dit je pense queon amalgame trop de choses en remontant à 68 et en remettant en cause la globalisation le libre échange et cetera pour expliquer aujourd'hui la la situation actuelle oui la globalisation le le libre échange ont créé ont contribué à créer des inégalités à l'intérieur même de la société européenne y compris de de la France mais ma ma ma mon objection vient est du au fait qu'il y a deux aspects il y a la globalisation un phénomène qui de toute façon n'est pas du tout uniquement lié à à la Commission européenne ou à l'Union européenne mais au à des décision d'entreprise de multinational à l'intérieur des pays et compris de la France de délocaliser et de poursuivre la logique de globalisation donc le niveau national et le niveau européen euh en ce qui concerne les délocalisation et la poursuite de de de la l'internationalisation des activités des multinationales n'est pas liée à la construction européenne en soit chaque pays a dans dans dans ses les décisions de de ses propres multinationales en est venu à adopter C cette politique de délocalisation dans un environnement généralement inspiré par le effectivement le néolibéralisme et le libre échangisme maintenant la la crise que l'on voit depuis 3 ans qui affecte particulièrement l'euro moi je la ramène principalement à un choc un choc qui a été créé par tout d'un coup une accumulation de niveaux d'endettement phénoménaux et sans précédent dans l'histoire principalement aux États-Unis les États-Unis ont décidé de d'entreprendre après 2001 euh quelques guerres au Moyen-Orient notamment en Afghanistan et en Irak ces guerres leur ont coûté 78000 milliards de dollars suivant les les estimations actuelles c'est cet endettement a été si phénoménal qu'il a bouleversé le destin de quasiment tous les pays occidentaux parce que c'est cet endettement a doublé le le niveau de de dette qu'avait le gouvernement américain à partir de là on était dans des niveaux qui obligeaient les États-Unis à employer une politique beaucoup plus agressive qu'auparavant euh à à l'entrée du du du de 2 de 2001 2002 2003 à la fin du du du 20e siècle on s'est retrouvé dans une situation où les États-Unis avaient besoin de financement pour leur dettes qu'il ne trouvaient plus euh au niveau national ils avaient besoin de trouver un financement beaucoup plus important de la part des des des investisseurs étrangers parce qu'ils approchaient la faillite il y avait là un risque très important par rapport à l'égémonie au pays à la superpuissance qui avait jusque-là dominé la planète et ça a conditionné toutes les crises qui s'en sont suivies d'abord ça a mené vers effectivement une politique de banque centrale qui a favorisé la croissance à crédit dans ce pays ça a favorisé la création de bulles immobilièrees de bulles sur les bourses les les marchés de dérivés euh les matières premières euh et tout ça a été d'abord extrêmement dommageable pour les les pays du du Tiers Monde euh et ensuite progressivement c'est venu aussi en Europe donc euh le besoin de financement qu'ont les États-Unis aujourd'hui crée des tensions très importantes sur les monnaaies sur les les marchés de la dette souveraine et donc en fait une guerre absolument une guerre économique au sein même de l'Occident on est dans une situation où plusieurs pays d'Occident États-Unis Japon Angleterre ont besoin de de de trouver des fonds et où les fonds sont rares donc il faut attirer les fonds à soi il faut montrer qu'on est encore une superpuissance économique et on se retrouve dans une situation où les différents blocs États-Unis Europe sont en rivalité pour montrer qu'ils ont la meilleure situation économique possible quitte même à modifier quelque peu leurs chiffres à engeliver leur situation pour pouvoir attirer des pailleurs de fonds et cette situation tion pour moi est vraiment la jeunèse de la crise qui a éclaté fin 2009 et dans des proportions effectivement différentes de ce qu'on avait connu c'est vrai que dans les années précédentes on a pu parler de crise mais c'était sans commee une mesure avec ce qui se passe actuellement où c'est une vraie bataille entre gouvernement et entre banque central pour pouvoir faire prévaloir sa propre zone économique et monétaire pour face à ce constat moi j'ai pas de solution rapide de dire voilà il faut sortir de l'OTAN de l'Union européenne du FMI et cetera je pense que c'est plus compliqué que ça je pense qu'il faut d'abord prendre conscience qui est à l'origine aujourd'hui de ces tensions c'est pour moi c'est clairement les ce sont les États-Unis mais c'est le c'est l'objet d'un du débat qui va suivre mais il faut que je déjà que je insiste sur ce point très important qui est la ligne explicative pour moi de de ce qui se passe actuellement en Europe les États-Unis sont déstabilisés ils ont donc besoin de déstabiliser d'autres régions rivales qui pourraient détourner de des ressources des fonds des investissements et qui entraîneraiit en fait une une crise très grave beaucoup plus grave que celle qu'on voit actuellement qui serait la crise de la dette souveraine américaine mais comment mirzaki dans un tel constat vous vous êtes partisante de de l'entrée de la Suisse dans l'euro alors [Musique] [Applaudissements] euh d'abord la la Suisse effectivement ne n'entrera pas de son propre gré dans l'euro ni dans l'Union européenne ni même dans l'espace économique européen même si elle commence à en rediscuter actuellement le fait est que pour un petit pays comme la Suisse existait auprès d'un bloc puissant comme l'euro l'Europe la zone euro l'Union européenne a montré que quoi que l'on fasse pour imposer sa souveraineté son état de droit ses ses lois nationales le référendum populaire en Suisse on finit quand même par devoir adhérer à beaucoup l'essentiel en réalité l'essentiel des directives communautaire donc la Suisse bien qu'ayant tout fait pour défendre son son droit et sa souveraineté se retrouve aujourd'hui avec 98 % des normes européennes on est à 98 % euro compatible aujourd'hui quoi qu'on le veuille à travers les accords bilatéraux avec l'Union européenne et donc ce qui nous arrive à nous les Suisses c'est que nous avons du malgré nous parce que il n'y avait pas d'autres voix en dehors des bilatérales dès le moment où vous n'adhérez pas à l'Union européenne vous êtes obligé quand même de négocier avec vos principaux partenaires commerciaux ce qui a donné lieu au bilatéral tous ces accords bilatéraux ont obligé la Suisse n'est-ce pas à donc adopter l'essentiel des normes européenne tout en étant exclu du processus décisionnel ce dont les Français se plaignent aujourd'hui de de de du manque de de de de de souveraineté et de démocratie dans les décisions prises en Europe et bien la Suisse en étant en dehors de de de l'Europe subit la même chose tout en ayant en nétant pas membre du Club elle se retrouve à devoir adopter les les normes du du Marché Commun donc je pense que ce n'est pas une question de volonté de la Suisse d'adhérer à à l'Europe c'est plutôt un entraînement dû aux pressions quand un bloc puissant existe et qu'il est à côté de vous et que c'est votre vos principaux marchés d'exportation comme les l'Allemagne pour la Suisse que pouvez-vous faire euh en dehors de faire des compromis et des accords économiques avec vos principaux partenaires donc moi j'amène là un une touche de réalisme de Réal politique la réalité euh c'est que il faut prendre l'exemple Suisse et s'en inspirer pour comprendre qu'un pays indépendant qui vit au côté de l'Union européenne ne peut pas faire grand-chose que à un moment donné devoir adapter son propre droit ses propre loi de de rendre sa sa souveraineté malheureusement un peu flexible pour accommoder son voisin puissant vous pensez qu'elle aura plus à y gagner qu'à perdrezaki alors aujourd'hui prenons restons un petit peu sur l'exemple de la Suisse la Suisse a toujours estimé avoir beaucoup plus à gagner en restant en dehors de l'Union Européenne que en y rentrant ce qui était tout à fait vrai nous avions des taux d'intérêt très bas une monnaie forte un ratio d'endettement très bas de moins de 60 % par rapport au PIB et nous avions notre secret bancaire qui offrait pour la Suisse un avant t comparatif permettant aux évadés fiscaux n'est-ce pas de l'Europe de venir tranquillement se se réfugier en Suisse mais que s'est-il passé un moment où effectivement la l'Europe s'est retrouvée en crise et et éprouvé une urgence de de récupérer des recettes fiscales qui lui échappé elle a utilisé toutes sortes d'autres d'autres procédés que les procédés de de droit international ou les procédés qui qui relèveraiit de la démocratie ou des de la diplomatie ou d'accord de traités bien bien compris entre nations elle a exercé des pressions très importantes elle a fait subir des menaces à la Suisse chacun des pays d'ailleurs des membres pays membres étant lui-même puissant l'Europe l'Allemagne et la France notamment ont exercé des des pressions sur la Suisse qui qui l'ont obligé à à à abdiquer son secret bancaire ce secret bancaire que on estime qui on estime représentait le 5e du PIB de la Suisse 20 % du PIB et donc nous avons ici un cas concret qui montre que un pays qui ne fait pas partie de l'Union européenne qui a défendu sa souveraineté jusqu'au bout lorsqu'il est sous pression de la part de d'un d'un ensemble économique puissant peut se retrouver en situation de renoncer à 100 milliards de francs suisses ouou à peu près un peu moins de 90 milliards de d'euros pour cont le 20e de de son PIB pour contenter un voisin puissant voilà le coût réel le coout final de notre isolement de notre politique d'isolement de notre Alline gang comme on le dit ou du zonderfal Suisse vis-à-vis de l'Union européenne donc on peut le chiffrer aujourd'hui ce qui mène beaucoup de Suisses aujourd'hui à réviser le leur point de vue parce que quand on entre dans les politiques de force et bien toutes les notions de souveraineté que monsieur aslino aime bien défendre et qu'il a raison hein par rapport à la France elle tombe très vite dès on est face à un partenaire ou un adversaire plus puissant et là on retombe dans la réale politique et dans les rapports de [Applaudissements] force je suis très agréablement surprise de recueillir des applaudissements au sein de l'université de l'UP comme quoi oui merciti justement est-ce que vous pouvez comprendre que que à l'heure où plusieurs pays se demandent ce qu'ils font encore dans la zone euro il y a d'autres pays en parallèle qui souhaitent y entrer est-ce que vous aurez à comprendre un peu le raisonnement que vient d'exposer ici merzaki al moi je voudrais faire un un pas de côté pour dire le point de vue des des gens simples qui se font ravager par la crise c'est un crève cœur de voir que des analyses aussi lumineuses que Cell de Jacques François euh sur le plan politique électoral ne pourront pas gagner parce que vous faute de médias faute de financement les les les les acteurs les acteurs politiques qui voi les solutions ne seront pas soutenu par les forces financières contre lesquelles ils luttent et donc ils n'accéderont pas au pouvoir politique alors pour les gens normaux c'est un crèvecœur absolu de voir que les meilleures idées sont par conruction tenue à l'écart du du de l'action politique quand je vois la façon dont les dont les médias ont ont c'est pas mal retransmis le message de François pendant la les dernières élections sils l'ont pas retransmis du tout c'est absolument révoltant et et donc ça ça le ça rend dérisoire nos no nos analyses qui sont pertinentes mais qui se se heurte à une impuissance politique par construction c'estàdire que N nos institutions aux institutions par le jeu de ce qu'ils appellent le suffrage universel et je découvre à 50 ans la la supercherie qui a appelé ce mot suffrage universel alors que ça consiste à désigner nos maîtres pendant 5 ans qui parmi des gens que nous n'avons pas choisi qui se précisément sont choisis par les plus riches et les plus riches ne choisiront jamais Jacques Nikonov ou François slino pour exercer le pouvoir euh le c'est précisément les institutions qui ces institutions qui donneent le pouvoir aux plus riches d'entre nous qui qui qui rendent les acteurs politiques en les rendant dépendant des plus riches les conduisent à mener les politiques que vous que vous analysez si bien mais qui qui perdurent malgré ces analyses c'est précisément ces institutions qui devraient être la la bonne la bonne approche je si vous voulez quand quand vous décrivez la façon dont ça s'est passé quand vous décrivez le le les solutions qu'il faudrait mettre en œuvre pour régler les problèmes on est frappé par la la la la la clarté la pertinence la la la justesse de l'analyse mais si vous si vous prenez pas le problème à l'origine c'est-à-dire notre impuissance politique on est on se condamne à gesticuler à à gesticuler en ayant raison mais à gesticuler pendant ce temps il continue il continue depuis 40 ans les les nos parlementaires nos représentants élus depuis 40 ans ils votent des budgets en déséquilibre depuis 40 ans la dette publique augmente mais elle augmente pas par hasard elle augmente parce que les les les députés votent tous les ans depuis 74 des budgets en déséquilibre progressivement c'est constitué une dette faramineuse qui je je pense volontairement puisque je retrouve le même schéma que ce qui a permis de maîtriser les les pays du tiermonde c'est la même la même tenaille de la dette qui permet de prendre le contrôle de la politique euh volontairement à mis les les états sous sous la coupe des plus riches il me semble que les les les petits partis euh qui donne le spectacle d'être moins même pas du tout mais d'être plus plus indépendant intellectuell par rapport au plus riches devrait intégrer dans leur dans leur solution la solution institutionnelle alors on a eu déjà une controverse avec François sur le tirage au sort mais à mon avis elle est pas finie parce que il faudrait que les certains acteurs politiques pour arriver à gagner les élections devrai rendre la confiance parce que les peuples ont plus confiance envers les hommes politiques il voit bien qu'il perdent à chaque fois et en en leur offrant de partager le pouvoir ce qu'il faudrait c'est qu'il a des acteurs comme vous qui dans leur programme intègre pas seulement le référendum initiative populaire mais mais des mécanismes de de participation mais pas fictive tout ce qui existe pour l'instant en terme de participation des citoyens c'est c'est c'est de l'escroquerie absolue c'estd c'est jamais impératif c'est toujours indicatif est-ce que vous êtes prêt est-ce que vous êtes prêt à imaginer de pour arriver à accéder au pouvoir de de le partager avec les boisino oui je voudrais répondre à à ça j'ai j'ai un petit point d'ordre c'est que on a la table ronde suivante qui va parler justement des questions de démocratie liberté d'expression donc c'est peut-être un petit peu voilà le même si c'est vrai qu'il y a des corrélations mais c'est peut-être un petit peu le sujet dont on devrait parler dans la table ronde suivante mais parce qu'on va parler effectivement de ces questions moi je voudrais quand même dire pour répondre à à Étienne schwir que euh moi je suis parti de zéro tout seul comme un grand on a eu beaucoup de de de de d'entrave j'observe que ça n'est pas extraordinaire mais nous avons quand même une université où on a 300 350 personnes qui vont venir au cours de du weekend on commence à avoir maintenant on a dépassé les 1750 adhérents et on commence à avoir un début d'intérêt médiatique des gens qui s'y intéressent alors je sais bien que c'est très difficile c'est pas à moi qu'il faut le dire de la même façon que le MPEP doit avoir beaucoup de difficultés aussi c'est vrai que c'est très difficile mais ce que je pense aussi c'est que d'abord toutes les révolutions si on veut bien retirer au mot révolution le caractère forcément violent ça une révolution ça peut être un changement de régime ant n'ont jamais été portés par 80 % de la population et lorsque comme je le pense nous allons aller vers temps de plus en plus difficiles avec un blocage systémique si j'ose dire des sociétés occidentales en particulier de la société française je pense que va venir le moment qui d'ailleurs proche j'avais d'ailleurs personnellement expliquer à la différence de mon collègue de droite qui est à gauche je luiais expliqué parce que nous avion été gentimité qui est dans la salle et qui participera à une prochaine table ronde euh nous avions été invités au en novembre dernier j'avais j'avais expliqué que nous nous appellerion à ne voter pour ni ni pour la droite ni pour la gauche alors que je crois que le MPEP a appelé à voter pour Monsieur Mélenchon qui s'est désister à 20h 20 à 20h40 ou 37 minutes le soir du premier tour pour François Hollande ça c'est de l'escroquerie et donc [Applaudissements] et donc je je pense je pense que comme comme nous l'avions indiqué nous monsieur Holland est en train d'administrer la preuve devant l'ensemble des Français que le problème ça n'était pas de Monsieur Sarkozi je dis pas ça pour défendre monsieur Sarkozi vous l'avez bien compris mais que le problème vient de plus loin comme dièdre de Racine he mon mal vient de plus loin donc le problème il vient du fait qu'on a prélevé aux Français comme au peuple d'Europe leur pouvoir mais on va parler de ça dans la démocratie dans la table ronde mais je voudrais quand même répondre parce que je ne peux pas reste laisser sans réponse les propos de Madame Zaki on aura l'occasion d'y revenir les moi tout à l'heure elle part d'un principe qui je le en tout cas je le pense profondément est erroné c'est qu'elle part du principe que la construction européenne aurait vocation à faire contrepoids ou à s'opposer aux États-Unis ce qui est faux puisque la construction européenne depuis le début est une création américaine qui a été faite pour cela et d'ailleurs actu j'en parlerai ce soir rapidement dans dans mon discours final d'ailleurs à l'insu des peuples à l'insu total du peuple français est en train de se mettre en place un grand marché transatlantique qui est la nouvelle pierre de l'édifice de la vassalisation totale du continent par les États-Unis d'Amérique selon une stratégie de du libre échange inspirée du solverin si l'on peut dire selon une stratégie qui consiste à mettre la main sur la souveraineté des pays par l'intermédiaire du du libre échange et selon une stratégie que j'explique dans une demi conférence qui remonte à 1854 c'est-à-dire on ne doit pas parler on doit éviter tout débat et on évite absolument tout débat actuellement en France sur le fait que si tout va bien pour les gens qui dirigent l'opération en 2014 c'est-à-dire dans moins de 2 ans et bien nous ferons partie d'une espèce de gigantesque marché commun américanoeopéen dirigé en fait depuis Washington donc c'est c'est inexact oui c'est tout à fait exact donc je je je je je je je je mig en faux al surtout ce qu'il y a quand même quelque chose il y a quand même quelque chose qui moi me me fascine un petit peu c'est de voir c'est de voir quelqu'un qui vient d'un pays comme la Suisse je ne dis pas que tout est merveilleux en Suisse enfin quand même quand même si la théorie de la construction européenne était valable on aurait dû constater que les pays qui sont dans la construction européenne se portent mieux que ceux qui sont restés en dehors surtout après 55 ans de mise en œuvre depuis le traité de Rome et si la théorie de l'euro était valable on aurait dû constater que les pays qui sont dans l'euro se porte mieux que ceux qui n'y sont pas donc le problème on aura beau on aura on aura beau m'expliquer par des propos savants que je ne comprends rien mais il y a un moment à partir duquel déjà je vais dans le sens détien c'est faut quand même parler aux gens le langage qu'ils comprennent il y a un moment à partir duquel c'est le principe de réalité le principe simplement de l'observation scientifique qui vaut quels sont les pays d'Europe qui se portent le mieux ce sont ceux qui ne sont pas dans l'Union européenne c'est-à-dire la Suisse la Norvège et puis accessoirement l'Islande notamment depuis qu'elle a botté le les fesses de ses banquiers et qu'elle a décidé de ne plus payer ses dettes [Musique] d'ailleurs ce qu'elle peut d'ailleurs faire puisque justement elle n'est pas dans l'Union européenne qui ensuite se porte mieux parmi les membres de l'Union européenne ce sont justement les pays qui ne sont pas dans l'euro c'est-à-dire la Suède le Danemark et puis tous ces pays la République tchèque et tous ces pays qui les uns après les autres sont en train d'expliquer qu'ils ne vont plus y entrer la Bulgarie la Roumanie la Pol j' vous poser une question s'il vous plaît attendez termine mon propos la deuxième chose la deuxième chose la deuxième chose donc c'est que la deuxième chose c'est donc que c'est donc les pays qui sont dans la zone euro sont tous y compris l'Allemagne dans un état de plus en plus catastrophique voilà c'est tout à fait la France est classée combienè au plan mondial des économ vous n'z pas monopoliser la parole la Suisse est un tout petit pay nous représentons nous représentons les 27anterie quelle classe et quelle galanterie mais j'aimerais d'abord vous avez un avantage en suissesur votre souveraineté monétaire voilà le modèle suisse qui me paraî intéressant on va donner va donner la parle non je répondrai simplement oui à Madame Z oui combien tième économie mondiale la France la France doit être ça dépend si on parle en parité de pouvoir d'achat ou en P on doit 5e économie mondiou 5 ou 6e 5 en dessus de toutes les autres économies que vous avez cité qui sont en dehors de l'Union européne non mais attendez mais ça mais ça n'a rien à voir attendez économie mondiale pour s'est pas effondr mais nous sommes en train de nous effondrer oui mais oui nous sommes en train de nous effondrer depuis 92 il aurait fallu s'effondrer avant puisque ça nous ne cessons de reculer nous ne cessons de reculer en terme de richesse par habitant en terme de de créativité faut parler chir là oui mais je parle chiffre mais en terme de CR iité en terme de d'emplois industriels en terme de recherche industrielle en terme de niveau de vie par habitant nous ne cessons de reculer alors évidemment vous me dites c'est comme les économies sont comme des gigantesques pquebau avec une très forte inertie donc effectivement même monsieur même monsieur 50e économie mondiale on par 5 écom mais d'abord nous ne sommes pas la 5e économie mondiale je pense qu'on a dû descendre à la 6e économie mondiale mais deuxièmement regardez vous avez des regardez le niveau de vie par habitant regardez ce qui se passe à S regarde ce qui se passe dans les pays d'Asie du Sud-Est où le progrès o pr niveau vie destatsunis niveau de vie qui ne cesse de progresser et donc selon le programme des Nations Unies pour le Développement selon l'indice du développement humain du PNU du programme des Nation Unies pour le Développement les pays du monde qui sont au sommet de la hiérarchie mondiale vous savez que l'indice IDH un indice composite qui ne tient pas en compte qui prend pas en compte uniquement le PIB par habitant mais aussi l'espérance de vie la la la scolarisation le nombre de femmes dans la vie publique et cetera donc c'est un indice composite de développement ceux qui arrivent en tête et bien c'est la Suisse la Norvège et l'Islande et nous voyons que la France est en train de régresser alors évidemment vous me dites mais ça n'est pas grâce à l'Europe c'est justement grâce au fait que nous avons des dizaines de générations auparavant qui ont fait en sorte que la France est l'économie quielle est mais qui qui est la sienne mais nous perdons actuellement grâce notamment aux délocalisation à l'article 63 du traité sur fonctionnement de l'Union européenne nous perdons actuellement 800 emplois industriels par jour et une usine par jour voilà la réalité de la situation vous aurez l'occasion de toute façon de faire un face à face tout à l'heure he donc ça va être musclé vous inquiétez pas ver ça après Jacques Nikonov oui moi je suis entièrement d'accord avec François sellino oui on avait remarqué je veux ajouter un argument non seulement les faits témoigne de manière incontestable de la situation dans la zone euro qui est la plus médiocre du monde dans tous les domaines il suffit de se renseigner tout le monde peut le constater mais j'ajoute un deuxième argument si les citoyens des pays de la zone euro et de l' Union européenne plus généralement était satisfait de la politique menée depuis le traité de Rome il donnerait des résultats très intéressants très importants majoritairement il serait majoritairement satisfait de ce que l'on appelle à tort la construction européenne il voterait massivement aux élections européennes pour témoigner de leur amour de la construction européenne alors là or à quoi assiste-t-on en matière électorale lors des élections européennes depuis la première élection du Parlement européen en 1979 c'est la chute libre en matière de participation il y a des pays dans lesquels aujourd'hui il y a plus de 70 % d'abstention 80 80 mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie c'est bien la ça c'est la preuve que ce système ne marche pas et je voudrais juste donner quelques chiffres à partir de trois sondages qui viennent d'être publiés peut-être les av vous les avez vu passer c'est très intéressant il y a l'enquête traditionnelle une des enquêtes traditionnelles de la Commission européenne la volonté de conserver l'euro parmi les sondés des 27 pays reste majoritaire 52 % aujourd'hui des citoyens des 27 veulent conserver l'euro ils étaient 63 % en 2007 et ceux qui ne veulent plus de l'euro sont passés à 40 % c'est-à-dire que parmi les citoyens des 2 PS de l'Union européenne près de la moitié sont contre encore quelques mois et ceux qui sont contre l'euro seront majoritaires c'est une source d'espoir attendez attendez attendez pas se ensuite la confiance dans l'Union européenne aujourd'hui n'est que de 31 % 31 % seulement des citoyens des 27 pays de l'Union européenne ont confiance dans l'Union européenne chute libre l'image de l'Union européenne est en chute libre 31 % bon je passe le reste des 2è sondage de la Fondation allemande bertelchman que dit cette fondation ben elle dit que 65 % des Allemands seraient mieux sans l'uro 50 % des Français 76 % des Polonais ser mieux sans l'UR le trè sondage c'est celui du fiaro de cette semaine que vous avez peut-être vu qui dit que si le traité de Maastricht si le référendum sur le traité de Maastricht avait lieu aujourd'hui le nom l'emportera par 64% des voies excellent c'est un excellent résultat et puis un dernier chiffre pour bien montrer comment nous sommes en train de devenir majoritair et je terminerai sur par exemple les questions politiques parce que on voit qu'il y a dans la société française mais au-delà dans les autres pays européens la même préoccupation ce libérer du système de Bruxelles résoudre la question sociale résoudre la question du chômage remettre en place de véritables systèmes de protection sociale c'est c'est ça que veulent les citoyens et c'est ça qu'empêche l'euro et les politiques de l'Union européenne alors Étienne Cho disait tout à l'heure il faut accéder au pouvoir politique oui telle est la question comment accéder au pouvoir politique et bien il suffit de regarder la carte politique pour s'apercevoir en effet que c'est la question qui nous est posée aux uns et aux autres il faut pas compter sur le Parti socialiste faut pas compter sur l'UMP le Front de Gauche pour lequel nous avons appelé à voter est dans l'impasse il est il a fait acte d'allégeance à l'Union européenne et à l'euro et je je réponds à mon ami François tout à l'heure en lui disant que Mélenchon quand il appelle à à se désister pour Hollande l'avait dit dès le départ hein on savait très bien il l'avait dit bon Pass vous n êtes vous n'en êtes que d'autant plus fautif oui oui oui ah après après c'est un c'est un choix c'est un choix qu'il faut assumer euh nous nous avons essayé d'aller jusqu'au bout pour faire bouger une partie de la gauche dans le bon sens sachant que 60 plus de 60 % des sympathisants du Front de gauche sont pour la sortie de l'euro c'est avec eux qu'il faut travailler pas avec les appareils et donc nous sommes sommes un certain nombre de petits groupes qui ont des préoccupations communes comment se rassembler et comment intervenir dans le sens qu'indiquait Étienne c'est-à-dire la prise du pouvoir parce que T est la question comment peut-on faire il faut trouver les moyens de se regrouper sur la base je pense d'une de l'histoire de notre pays et en particulier des pages glorieuses écrites pendant la Seconde Guerre mondiale avec le Conseil National de la [Applaudissements] Résistance ça fera l'objet de la de la prochaine table ronde justement c'est une bonne transition vous vouiez des chiffresond j'aimerais répondre permettez-moi permettez-moi d'abord sur l'affirmation que le la zone euro est celle qui a les paramètres économiques les plus mauvais que c'est une chose connue c'est ce n'est pas exact euh l'Union européenne aujourd'hui en volume de commerce est la plus grande puissance commerciale au monde au monde je dis bien ça va pas vous faire aimer l'Europe mais c'est là pour parler chiffres en volume commerciaux l'Union européenne est la plus grande puissance commerciale devant les États-Unis et devant la Chine quant à la zone euro en terme de paramètres économique et bien ell se porent mieux que les États-Unis d'où mes arguments par rapport au fait que les les les la la situation de la zone euro était parfaitement biaisée et et perçu par les médias angloaxon de manière biaisée donc les paramètres économiques de la zone ro sont meilleurs que les États-Unis et que la Grande-Bretagne et que le Japon c'est très important de le dire ici parce que c'est bien d'être militant mais il faut pas oublier les chiffres et la réalité donc voilà maintenant pour reprendre la l'argumentaire sur les sondages là je suis pas plus convaincu parce que les sondages c'est très bien mais vousmême monsieur nikov quand vous on vous citera des sondages qui vont à l'envers vous me direz les sondages ça vaut ce que ça vaut donc moi je vais parler de réalité est-ce que les Européens détestent l'Europe et bien les Hollandais ont voté pour l'Europe hein je crois qu'on a tous les mêmes information lit les journaux on a tous vu ça les Grecs ont voté pour l'Europe et quand les allemand quand les Allemands votent pour l' pour l'Europe c'est pour l'Union européenne ne mélangeons pas l'Europe et l'Union européenne parce que l'Union européenne s'arroge la représentation de l'Europe l'Union européenne c'est 27 pays l'Europe c'est une construction politique l'Europe c'est un continent qui fait 49 pays ne mélangeons pas tout d'accord en attendant les Allemands qui auraient toutes les raisons de voter contre la zone euro puisqueen fait c'est la zone euro l'enjeu essentiel et les Grecs aussi et bien ils ont choisi de rester avec la zone euro voilà je tenais à rappeler la réalité face à aux sondages qui sont parfois très commodes pour affirmer ce qu'on veut alors moi je voudrais je voudrais dire d'abord d'abord je rappelle qu'ici il y a tout le monde n'est pas àup et donc il y a des heureusement et donc il y a même dans le public des gens qui ont applaudi madame Zaki parce qu'il sont ils sont d'accord avec elle donc je demande quand même que tout le monde fasse bon accueil à Madame Z merci deè deèmement deèmement je vais utiliser un stratagè chinois qui s'appelle cacher une épée derrière un sourire je voudrais la remercier d'autant plus que nous avons sollicité des partisans de l'euro parmi des responsables politiques français pour venir ici ils se sont tous défilés donc il a fallu trouver un Suisse une Suisse pour venir puisque il ne plus personne ne veut débattre monsieur kavada avait d'autres choses à faire tout le monde ne plus personne ne veut débattre en France ce qui prouve quand même qu'il y a un petit problème troisièmement s'agissant des je suis d'accord avec Madame Zaki qu'un sondage ma foi ça n'est qu'un sondage néanmoins lorsque le sondage est fait par des par des groupes qui sont ultra européistes on peut imaginer queils n'ont pas s'ils sont intervenus c'était pas dans le sens contraire à ce qu'ils pensait mais moi j'en reviens au vote et les Français ont voté non à 55 % à la Constitution européenne et ça c'est ça fait 10 ans bientôt non ça fait 7 ans oui ça fait 7 ans et ensuite et ensuite oui mais oui mais d'ailleurs ce qui a été décidé ensuite c'est qu'on ne leur soumettrait plus on ne soumettrait plus ensuite au référendum des Français c'est ça qui a été décidé donc on a simplement cassé le thermomètre quant aux élections on sait très bien je reparlerai ce soir on sait très bien comment les élection et Étienne a parfaitement raison d'ailleurs de le rappeler comment on met les on met sous pression les électorats d'une façon absolument insensé que ce soit en Grèce puisqueen Grèce on a expliqué aux Grecs que s'il ne vote pas c'était la fin de la c'était l'apocalypse c'est ça qu'on leur a expliqué et on leur a fait le même coup qu'en France c'est-à-dire que on a diabolisé toute sortie de l'euro en faisant en établissant dans la tête des gens l'équation sortir de l'euro égal 3è Reich égale chambre à gaz c'est exactement ce don qu'on nous a imposé en France depuis 1983 avec la médiatisation du Front National et c'est ce qui est en cours en ce moment en Grèce avec la médiatisation de un mouvement politique qui s'appelle au doré dont j'aimerais savoir qui le finance en tout cas on sait qu'il y a plus de 50 % de policiers dedans qui sont probablement sur commande et pour mettre dans la tête des gens que si jamais on est contre le processus européen c'est forcément que l'on est que l'on a les faveurson caresse des projets dignes du 3è Reich donc c'est de ça qu'il s'agit il s'agit d'une manipulation permanente et constante qui tend à diaboliser toute idée qui serait contraire à l'idée de la fédération européenne sous souveraineté américaine c'est de ça qu'il s'agit et c'est justement moi ce que je vois c'est à quel point d'un seul coup nous faisons revenir à la politique des gens qui quand ils nous écoutent disent enfin je comprends ce que je ne comprenais pas parce que les médias nous le cachent voilà [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] mir Zaki 50 je reviens juste sur un point là 55 % 2005 contre la Constitution européenne en France vous pensez qu'aujourd'hui 7 ans plus tard il y en aurait plus ou moins non mais c'est alors je pense que c'est le genre de sujet qui est très facile à utiliser du point de vue des militant des partis politiques des différents bords d'ailleurs chacun va le parce queon a pas on n pas l'information et est-ce qu'on sait toujours pas aujourd'hui c'est si par exemple monsieur aslino pourrait nous expliquer comment la France depuis 19 192 si elle s'était développée de manière complètement indépendante avait poursuivi son destin souverain avait pris ses propres décisions contre qui aujourd'hui les Français pourraient rouspetter n'est-ce pas et comment ell se porteraiit aujourd'hui où serait sa son développement économique et humain et social et comment elle existerait dans le concert des autres nations ça c'est ce qu'on ne saura jamais euh mais je constate néanmoins que ici nous sommes dans une salle où 99 % des gens sont pour sortir de l'Union européenne et donc il faut que nous ayons ce débat par la suite à propos de est-ce que c'est nécessaire ou pas et qui est vraiment l'ennemi de des Français est-ce que c'est vraiment l'Europe [Musique] voilà je voudrais je voudrais dire aussi un petit élément sur la question de l'Union européenne parce que je n'ai pas je n'ai pas répondu à Madame Zaki tout à l'heure sur la question des normes qui s'imposerai à la Suisse c'est la construction européenne et l'Union europé ne sont pas uniquement des normes par exemple en matière de commerce de commerce c'est les normes les prises d'Es ou les choses comme ça ça c'est une chose mais l'Union européenne est une est un processus qui fagocite les unes après les autres toutes les politiques et par exemple la France parce qu'elle parce qu'elle a désobéi au traité n'est pas actuellement en Irak mais normalement se sous l'empire du traité de Maastrich notamment du 2uxè pilier normalement nous aurions dû envoyer des soldats en Irak par solidarité européenne et euroatlantiste et nous serions donc lancés dans une guerre absolument scandaleuse et illégale au regard du droit international ce que la Suisse n'est pas du tout astreinte à faire donc il faut parler de l'Union européenne pas seulement sur les questions de normes économiques là je suis d'accord d'ailleurs vous nous faites en fait je sans venir le petit procès habituel qui consiste à dire ah vous voulez sortir de l'Union européenne donc vous voulez devenir la Corée du Nord bon et bien non non non nous ne serons pas la Corée du Nord lorsque nous ser seront sortis de l'Union européenne de la même façon c'est aussi c'est c'est c'est exactement je le dis souvent c'est comme si vous habitez dans un immeuble où il y a 27 copropriétaire et puis quelqu'un dit vous allez vous tous vous transformer en communauté IPI vous allez enlever toutes les fenêtres toutes les portes et tout le monde va vivre les gun chez les autres et si vous disiez bah non moi je préfère rester chez moi et que quelqu'un lui dise ah mais comment ça vous voulez donc entrer au Carmel non c'est pas parce qu'on veut avoir sa propre sa propre souveraineté être chez soi que l'on s'enferme et que l'on se ferme du monde on peut d'ailleurs avoir et j'y reviendrai tout à l'heure dans la table géopolitique on peut d'ailleurs avoir des liens je m'étonne d'ailleurs madame Zaki contenu de vos origines que vous ne le soullignez pas on peut d'ailleurs avoir des liens comme c'est le cas des Français avec les pays du monde du monde arabe avec les pays d'Afrique qui sont de très loin beaucoup plus importants pour la France que les liens avec la Slovaquie ou l'Estonie donc c'est une construction totalement artificielle et c'est justement le fait d'être dans ce périmètre artificiel de de penser typiquement anglo-saxonne puisqu'il s'agit en fait d'un aparille qui ne dit pas son nom qui laisse entendre que nous avons des liens une affinité forcément supérieure avec les pays baltes ou avec les Américains de Californie plutôt qu'avec les Tunisiens qui parlent tous le français il y a un petit problème derrière qu'est-ce qui se cache derrière C cet espect là ça vous ne voulez pas en parler parler après de de l'orolande de la politique de défense commune de l'orolande il y a beaucoup de choses à dire làdus ce sera une suite euh il nous reste un petit quart d'heure vous aviez émis tout à l'heure le souhait de donner la parole au public est-ce qu'on peut faire passer deux trois questions avant que vous vous en alliez estce que deux trois questions oui oui jear àaki là elle a parlé comme quoi de qu' fallait qu'elle rentre que la Suisse rentre dans l'EUR dans dans l'Europe que que si elle était rentrée dans l'Europe 20 % de je pas comen milliard les 20 % 100 milliards sur 600 milliards de PIB milliard il resté oui alors que en réalité angloaxons oui on fait en sorte que les paradis fiscau anglx profite onténalis non ang l'argent ça éé faitprès donc dans l' ou une question pas une analyse une question monsieur monsieur me dit que j'ai tort de dire que le secret bancaire aurait pu être préservé au sein de l'Union européenne ce qui est vrai il a tout à fait raison les anglo-saxons ont ont aboli les les secrets bancaair des pays européens et ont gardé leur propres secret bancaire parfaitement opaque pour préserver leur place financière aujourd'hui monsieur a parfaitement raison maintenant si la Suisse avait fait partie de l'Union européenne elle aurait aujourd'hui le statut un peu comme le Luxembourg le Luxembourg est resté une place financière qui a des prérogatives que la Suisse n'a pas je peux rentrer dans les détails techniques mais au niveau des avoirs non déclarés au fisque il y a encore des avoirs non déclarés qui se cache au Luxembourg et notamment en Belgique alors que la Suisse n'a plus le droit de pratiquer les mêmes elle est obligée vraiment d'être extrêmement transparente parce qu'elle en dehors de l'Union Européenne il y a donc quand même une politique de il y a aussi Monaco qui est mieux préservé que la Suisse donc faire partie de l'Union européenne aurait permis aux banques suisses d'accéder au marché financiers des services financiers européens ce que les banques suisses n'ont pas aujourd'hui donc on est pénalisé on n' pas été pénalisé pendant une quarantaine d'années mais aujourd'hui l'Europe a décidé qu'elle allait nous pénaliser et on a payé le prix fort merci mir euh Jacques Nikonov avant de repartir souhaitez vous vous dire un petit mot question oui je suis obligé de de de partir j'ai des engagements familiaux mais j'ai j'ai tenu à faire cette visite éclaire en tout cas euh moi je je suis très heureux d'avoir pu participer à à cette rencontre à l'invitation de François slino que je remercie et je pense que nous aurons d'autres occasions euh pour poursuivre le débat je regrette infiniment de ne pas pouvoir rester mais je dois rentrer voilà je vous souhaite une bonne [Applaudissements] continuation non non non non non non non on prend pas la parole comme ça vous avez vous avez déjà eu le droit à une question non non on passe le tour non non non il y a pas juste un truc par rapport à oui madame ah c'est pas moi quif le sujet c'est vous avez pris l'exemple du Front de Gauche en disant les militant sont pour la sortir de l'euro et pas l'appareil donc c'est avec les militants discuter et pas avec l'appareil j'aimerais comprendre pourquoi vous et Monsieur vous prétendez accéder au pouvoir donc être un appareil d'accord dans cette perspective com estce que vous avez l'intention deeven écouteur du peuple et de lui donner la parole et le pouvoir de décision ça ça on traitera cette question là dans la table ronde démocratie oui oui oui mais il a son train à prendre il [Rires] pourra merci il faut il a un train à prendre donc il peut pas vous répondre il faut des questions des questions uniquement sur la table ronde économie pour l'instant la table ronde ça sera ensuite il répondra dans la table ronde démocratie madame oui oui vous avez dit tout à l'heure la Suisse a été obligé va être obligé d'appliquer en Europe parce que elle a elle elle a laissé les les le secret bancaire filer on avu en 2007 Etat tap du sur euh pour enlever le secret bancaire ce qui s passa c'est que en fait c'est l'UPS c'est l'union des ban oui oui oui est-ce que la Suisse est l'UBS alors effectivement là vous me dites exactement le truc de dire euh les rqueturs sont trop forts donc on va rentrer avec les rquurs on est tout à fait d'accord mais n'importe quel pays la Suisse avait comme vulnérabilité l'UBS sa plus grande banque qui avait un pouvoir énorme dans sa place financière qui avait 250000 entreprprises clientes et qu'ils ont estimé qu'elle pouvait pas faire faillite donc toute la Suisse a perdu à cause de l'affaire effectivement de l'UBS qui a été utilisé opportunément par Washington et ensuite par Bruxelles pour dégommer si vous voulez le secret bancaire suisse donc c'était le point de vulnérabilité de l'économie suisse pour dire qu'une place financière qui prospère en dehors des grand bloc et bien il suffit qu'il s'attaque à sa principale multinationale et voilà à quoi ça peut mener ça peut mener à une refonte totale du droit lvtique en matière de secret bancaire aujourd'hui ce qui est en train d'arriver c'est le pays aujourd'hui vous pouvez le moins du monde ouvrir un compte non déclaré en Suisse voilà le changement la transformation énorme qui s'est produite en 3 ans sur la décision principalement de l'Union européenne le le cas de la Suisse a l'air d'intéresser mais c'est pas encore on va pas se se focaliser juste sur la Suisse si vous avez une question pourtien schwir par exemple pour Étienne schwir pas pas pas de Suisse hein on est bien d'accord sinon tout de suitecie pour Étienne schwir plôt justement euh je j'ai lu un livre dont a écrit la face la rentable et donc voilà donc c'est une question qui quiit être adressé à n'importe quel intervenant mais selon vous quel est le le rôle de la privatisation de la création monétaire sur la la crise actuelleorme à mon avis des central puisque c'est enfin bon je peux faire court hein mais le à mon avis la privatisation de la création monétaire ou autrement dit l'abandon par les acteurs politiques de la création monétaire à des acteurs privés fait perdre aux États leur souveraineté finalement parce que la souveraineté politique procède de la souveraineté monétaire et pas l'inverse et en en abandonnant la création monétaire à des acteurs privés les les représentants politiques ont lâché l'essentiel tout le reste suit et donc je pense que c'est si on cherche la la cause des causes euh moi je remonte plus loin encore puisque je reviens à à la la conscience des gens du fait qu'ils doivent écrire eux-même leur constitution ils doivent les citoyens ne ne ne pourront gérer leurs affaires de façon indépendante que quand ils écriront eux-mêmees la Constitution mais sans aller jusque là on peut déjà au moins effectivement repérer dans les causes centrales de la de la crise la crise entre guillemets le l'immense puissance économique qu'a donné le l'appropriation acteurs et qui leur a permis de prendre le pouvoir politique et d'accroîre encore par un cercle vicieux enfin vertueux pour eux et vicieux pour nous leur puissance politique économique le donc c'est c'est très lié à mon avis c'est très lié je sais pas ce qu'en pense François mais oui sur ces questions sur ces questions de de dette et de création monétaire je crois qu'il faut faut insister sur deux trois choses c'est que lorsque les États-Unis ont ont rompu les accords de Breton Woods 271 d'abord ils l'ont fait parce qu'ils ont attendu que de Gaul dégage de la scène puisqu'en fait ils avaient décéé la monnaie de façon qui ne pe normalement vous savez que le dollar était librement convertible en or c'était l'étalon de changeur qui avait été fixés par les accords de Breton Wood de 1944 et à partir du milieu des années 60 déjà ils avaient émis plus de dollars qu'il il n'avait d'encaisse or ce que de GA avait souligné dans sa conférence de presse du 4 février 1965 et s'ils l'ont fait c'est d'ailleurs pour un motif qui est exactement comparable à celui que Madame Zaki a rappelé tout à l'heure au sujet des guerres en Afghanistan c'était dans les années 60 les les dépenses extraordinaires qu'on commencé à occasionner notamment la guerre du Vietnam alors les États-Unis ont brisé les accords de Breton Woods mais ils ont un argument ils avaient un argument qui reste valable qui n'est pas sans valeur c'est qu'il est difficilement il est difficile à concevoir que l'on puisse faire dépendre la création monétaire d'un d'un d'un d'unun d'un matériau physique et notamment de sa production de sa découverte donc les les les les les toute une théorie monétaire et financière sur le sujet c'est que c'est un peu absurde que les besoins monétaires doivent être en réalité déconnecté de cet agrégat physique et donc il y a eu la volonté de transformer l'or dans ce que ke s'appelait une relique barbare c'est-à-dire le traiter comme une matière première comme les autres alors le problème c'est que une fois qu'on a comme disait comme dit l'autre quand quand quand on quand on affranchit les bornes il y a plus de limite c'est-à-dire que ça avait effectivement des inconvénients mais la suppression a aussi des inconvénients qui sont colossaux puisque s'il n'y a plus de limite à la production monétaire ben on peut en créer en créé en créé jusqu'à jusqu'à jusqu'à infinitou c'est donc la raison qui a été techniquement mise en avant dans les années 72 et 73 pour que en France a été cette fameuse loi de 1973 mais tous les états les uns après les autres ont fait pareil puis ça a été gravé dans le marbre du traité de Maastricht et qui a été de en fait retirer aux état le pouvoir de création monétaire pour que il se finance sur les marchés avec des taux d'intérêt de telle sorte que l'on pensait que ceci assagirait les États et les forcerait justement à les à ne pas s'endetter à ne pas faire de déficit ce qui comme l'a rappelé Étienne n'a pas été le cas puisque comme il le rappelait tout à l'heure depuis maintenant 1974 on vote constamment des budgets en déficit alors la réalité c'est que la situation et l'inflation a décuplé voilà alors ça veut dire que oui ça oui l'inflation ça veut dire que le sujet est assez complexe d'ailleurs s'il était simple il aurait été quand même il serait facile de trouver une solution il est d'autant plus complexe que un système monétaire international par définition nécessite l'accord de toutes les de tous les principaux états du monde à commencer par les États-Unis d'Amérique qui sont le premier à bénéficier de la situation actuelle et du privilège de là puisque en fait ils peuvent s'endetter sans pleur et racheter par appartement le monde entier jusqu'à ce qu'ils aient maintenant des des des des des des des dettes extraordinaires détenu notamment par les Chinois ou par les Japonais ou par beaucoup de peuples du monde de cette monnaie qui ne vaut qui ne vaut plus rien donc tout le monde on est dans une situation qui je n'ai pas pour l'instant trouvé dans la théorie qui que ce soit y compris les prix Nobel qui svent exactement commenten sortir puisque à la fois tout le monde sait bien que le système est au bord d'une explosion générale puisque le dollar potentiellement ne vaut plus rien mais que on ne sait pas non plus pas très bien comment on pourrait le le le le remplacer voilà mais en tout cas mon apport à ce à ce à ce débat ce qui est certain c'est qu'il vaut mieux dans la dans la conjoncture actuelle avoir un petit peu d'or avec soi tout à fait parce que l'or même si l'or n'est plus intégré dans un système monétaire légal il n'en demeure pas moins que comme le disait de Gaulle le 4 février 65 on n'a jamais trouvé mieux comme étalon de transfert de richesse entre les nations depuis depuis le Big Bang puisque le lor a des qualités intrinsèques de rareté de beauté d'inaltérabilité de concentration d' dans un faible volume d'un très fort poids et que et et par ailleurs est admis dans toutes les civilisations du monde quel que soit les religions les civilisations les continents et cetera comme le symbole même de la richesse c'est pour ça que l'or s'impose et surtout si vous avez de l'or gardez-le ne faites pas vous moi je vois fleurir dans toutes les villes de France des magasins qui veulent vous racheter votre or si' il y a une floraison de magasins qui veulent vous racheter votre or c'est qu'anguille [Applaudissements] sousroche ce débat est malheureusement terminé hein je vois qu'il y a encore d'autres questions mais d'accord Marie je vous laisse la la parole faire une annonce merci à vous tous d'avoir écouté puis on vous donne rendez-vous pour le prochain débat entre [Applaudissements] [Musique]
François Asselineau