Aurore Bergé | LCP, Lundi C'est Politique - 01/12/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Face à la hausse des contaminations du SIDA chez les jeunes, est-ce un problème de mentalité ou des obstacles matériels ?
- 0:45OuverteRéponse directe
La baisse de budget pour les associations inquiète. Vous la comprenez ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Les discours masculinistes ont des impacts sur les jeunes. Peut-on réguler les réseaux sociaux ?
- 2:15OuverteRéponse directe
La semaine des dangers avec le budget de l'Assemblée nationale. Olivier Faure a évoqué des progrès. Vous y voyez aussi un progrès ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Faut-il encore faire des concessions au PS sur le budget ?
- 3:45OuverteRéponse partielle
La désindexation des petites pensions de retraite a-t-elle abouti ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Aurore BergéChiffre
« Un sondage est sorti aujourd'hui, il est alarmant. Notamment, sur les plus jeunes générations. Sur comment le virus se transmet, est-ce qu'il y a des médicaments. »
- 1:00Aurore BergéFait
« On est le premier pays au monde sur la question des droits des femmes. »
- 2:30Aurore BergéFait
« Il y a 15 jours, on avait carrément des propos négationnistes tenus sur l'existence même des chambres à gaz. »
- 4:15Aurore BergéFait
« On a un enjeu majeur, la baisse de la dépense publique. C'est légitime que chacun puisse contribuer. Mais pas à n'importe quel prix. »
- 5:30Aurore BergéFait
« On a un sujet de l'état du déficit. Si vous renoncez à certaines mesures, vous ne pouvez pas accepter des renoncements qui, à la fin, etc... »
- 7:15Aurore BergéChiffre
« On a formé 200 000 policiers et gendarmes. Des magistrats, il y a eu un soutien aux associations qui n'a jamais été aussi important. »
- 8:30Aurore BergéChiffre
« On est passé de 5000 à 11 000 places en cinq ans. On a dédoublé le nombre d'hébergements d'urgence. »
- 10:45Aurore BergéFait
« Le contrôle coercitif, aujourd'hui, c'est un terme qui commence à entrer dans le langage commun, et à faire jurisprudence. »
- 12:15Aurore BergéChiffre
« On a reçu une nouvelle circulaire sur l'hébergement d'urgence dont vous parlez. On est passé de 5000 à 11 000 places en cinq ans. »
- 14:30Aurore BergéFait
« On a un observatoire qui a été relancé par l'Arcom sur la lutte contre la haine en ligne. La haine des femmes fait parti de la haine en ligne. »
- 15:15Aurore BergéChiffre
« 50 % des jeunes que les lois de la charia sont les lois de la république. »
- 17:30Aurore BergéFait
« On est le pays le plus redistributif du monde. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour l'égalité entre les femmes et les hommes, la France est en retard. Ce sont les chiffres qui le disent. Aurore Bergé, ministre chargée de ce dossier a de quoi faire.
Les débats sur la retraite soulignaient ces inégalités auxquels peuvent s'ajouter des discriminations liées à l'âge, l'état social...
Aurore Bergé, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes est notre invitée. Bonsoir. Merci d'être sur notre plateau.
Face à vous, pour vous interroger, Hervé Gattegno de Radio Classique, Stéphanie Depierre de LCP, Laurent Fargues de "Challenges" et Hugo Couturier, Hugo au perchoir sur la chaîne Twitch de LCP. Il y aura sûrement beaucoup de questions car ce sont des sujets très concernant. Nous sommes le 1er décembre.
La journée mondiale de lutte contre le SIDA. Les contaminations augmentent de nouveau, notamment chez les jeunes. La recherche a fait beaucoup de progrès mais cela reste une grosse maladie.
Aujourd'hui, les malades du SIDA sont toujours victimes de discrimination. Est-ce que c'est un problème de mentalité ou ce sont des obstacles matériels réels ? - Je pense que ce sont les deux.
Il y a une question de méconnaissance. Un sondage est sorti aujourd'hui, il est alarmant. Notamment, sur les plus jeunes générations.
Sur comment le virus se transmet, est-ce qu'il y a des médicaments. Il y a une grosse méconnaissance. On voit qu'il y a beaucoup de fausses informations qui génèrent des attitudes très à risque parmi les jeunes, moins de prévention.
Un risque accru de retour de la maladie. - C'est une maladie sans frontières. Or, la baisse de budget pour les associations inquiète ces mêmes associations.
Vous les comprenez ? - Oui. Il y a la question générale de l'aide au développement et au sein de cela, il y a un certain nombre de sujets, la santé, le droit des femmes.
On est le premier pays au monde sur la question des droits des femmes. - Ca va baisser l'année prochaine. Sur l'éducation à la santé, ce sera maintenu ? - Oui.
Ce sont des politiques prioritaires. On a un enjeu majeur, la baisse de la dépense publique. C'est légitime que chacun puisse contribuer.
Mais pas à n'importe quel prix. L'aide publique au développement est beaucoup attaquée, en particulier par l'extrême droite. Financer l'accès à la santé, à l'éducation, ça a aussi un impact chez nous pour protéger les Français. - Il y a une alerte sur les discours masculinistes de masculinisme qui ont des impacts sur les jeunes, sur les deux réseaux sociaux.
Il est possible de réguler les réseaux sociaux ? - C'est possible et nécessaire. On a commencé à le faire.
Il faut que la France soit à l'avant-garde là-dessus. Sur les fausses informations, les ingérences étrangères. Nous avons fait des signalisations.
Il y a 15 jours, on avait carrément des propos négationnistes tenus sur l'existence même des chambres à gaz. On n'en est là. Il y a urgence à réguler. - Mais sur le masculinisme et la domination ? - Pendant longtemps, on ne l'a pas pris au sérieux.
Ca a des conséquences dans la vie réelle. On a des adolescents qui passent quatre heures par jour sur TikTok. Ce qu'ils y voient, c'est la réalité et la normalité.
Ils baignent dans un quotidien de violence. Ils considèrent que c'est comme ça qu'ils doivent se comporter. Nous devons avoir des discours au sein des familles, de l'Assemblée nationale.
Peu de choses par rapport à ce qu'ils voient sur les réseaux sociaux. Il faut prévenir et protéger les plus jeunes. - La semaine de tous les dangers avec le budget de l'Assemblée nationale.
Justement, aujourd'hui, Olivier Faure est allé rencontrer le Premier ministre. A la sortie de cette rencontre, il a estimé qu'il y avait des progrès de faits. - Nous avons fait le tour d'horizon ligne par ligne avec le Gouvernement.
Nous progressons. Nous sommes dans une approche qui peut permettre d'aboutir à un compromis. Nous n'y sommes pas encore.
Mais les prochaines heures vont nous permettre d'apprécier. Nous jugerons en fonction de ce qui est présenté. - Quand le PS parle de progrès, vous y voyez aussi un progrès ?
Vous pensez que ça part bien ? - On a toute une semaine de débat. On a un vote sur le projet de financement de la Sécurité sociale dans la semaine.
On verra ce que les débats permettent. Je ne fais pas d'accès de confiance. Mais je pense qu'on a des gens qui ont envie que les choses puissent aboutir.
On a des parlementaires, les députés car la balle est revenue à l'Assemblée nationale. Le bloc central, LR, le PS, ils veulent démontrer que l'entraide peut exister. - Est-ce qu'il faut encore faire des concessions au PS ? - On verra.
On sait que le projet de loi de financement à une grande particularité par rapport à l'Etat, il y a la nécessité d'avoir un projet de loi de finances. Moi, je pense qu'il faut qu'on réussisse à aboutir un objet. C'est possible et souhaitable.
Dans ce texte, il y a la question de la réforme des retraites. - Grosse concession. - Oui.
Je n'ai pas sauté de joie, personne. Je sais à quel point ça été difficile et qu'il faudra continuer à avancer sur ce sujet. - Vous faites toujours confiance au PS ?
On entend beaucoup au bloc central qu'ils en demandent toujours plus. - Je trouve que ce qui s'est passé depuis le début des débats c'est qu'il y a des gens qui ont dit la vérité, personne ne s'est menti. On n'a pas fait semblant.
On ne s'est pas amusé à dire qu'on présentait un budget qu'on ne voulait pas. On tient nos engagements. En face, on a des opposants, ils restent pleinement dans l'opposition.
Mais ils acceptent le principe du compromis. Mutuellement, il faut qu'on tienne nos engagements. La copie finale ne peut pas être n'importe quel compromis notamment sur le déficit. - Et si il y a un échec, s'il n'y a pas de compromis, ce sera aussi un fiasco pour le Gouvernement ? - Ce n'est souhaitable pour personne.
On ne fait plus que ça, parler du budget. Heureusement, d'autres choses ont pu progresser mais oui, chacun a envie et besoin de se dire que le Parlement peut débattre d'autres choses que le débat. Les gens sont inquiets, et se demandent ce qu'il va se passer pour eux. - Entrons un peu dans les détails.
Wauquiez voulait un compromis acté sur la réforme des retraites. Il semblerait qu'il y ait aussi un compromis sur la hausse des taxes sur le capital. C'est l'abandon du doublement des franchises médicales.
Vous pensez qu'on va y arriver ? Vous êtes d'accord avec cette mesure ? - Je suis d'accord avec la mesure qu'on a présentée.
Je suis membre du Gouvernement. Je ne serai pas membre si je n'étais pas d'accord avec les mesures présentées par le Gouvernement. Après, le remboursement, il y a un enjeu qui se passe.
On parle beaucoup de justice sociale. Est-ce que ce n'est pas légitime de demander plus d'efforts ? Au-delà de ça, on a un sujet de l'état du déficit.
Si vous renoncez à certaines mesures, vous ne pouvez pas accepter des renoncements qui, à la fin, etc... - Sur les franchises médicales, le Gouvernement négocie avec les socialistes pour que la mesure ne soit pas globale... - Est-ce qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale ?
Si cette mesure devait être abandonnée, car il y a un vote à la fin...
Encore une fois, c'est un engagement démocratique de dire qu'il y a des votes. On va les respecter. Mais on ne peut pas partir dans le décor.
Si vous supprimez un certain nombre de mesures qui sont des recettes supplémentaires, il va falloir trouver soit de la réduction d'un côté ou d'autres recettes. On ne peut pas avoir un déficit qui explose. - Dans les concessions que réclame le PS il y a aussi la désindexation des petites pensions de retraite.
Ca, à votre connaissance, ça a abouti ou c'est en voie d'aboutir ? - Le Gouvernement s'est exprimé sur le gel. Il y a des évolutions qui ont été possibles.
Au fur et à mesure, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Ca peut avancer et aboutir. Mais ce que le Gouvernement dit c'est qu'à chaque fois qu'il y a des compromis qui avancent, c'est bien pour la vie démocratique et parlementaire mais ça ne doit pas se faire au détriment du déficit final présenté aux Français. - Dans le budget de la Sécurité sociale, il y a encore des marges de manoeuvre sur le volet recettes ?
Vous seriez prêts à augmenter la CSG ou d'autres recettes ? - On ne peut pas se contenter d'augmenter les recettes en permanence. C'est bien d'en parler mais ce n'est pas celle qui permet de réduire le déficit.
Séparés dans les PLF. qui permet de finir avec le déficit. On doit assumer de dépenser moins sur un certain nombre de sujets et des céréaliers sur des priorités.
L'accès aux soins est une priorité. Mais en France santé, il faut qu'on aboutisse. C'est comme ça qu'on garantissait accès aux soins.
La première préoccupation c'est la question de l'accès aux soins et à la santé. - S'agissant des recettes, il y a un groupe d'économistes qui a remis un rapport au Gouvernement qui parle de l'évolution du SMIC mais qui met aussi en avant le fait que les allégements de cotisations sociales sont très élevés. Ces économistes disent qu'au-delà de deux SMIC ces allégements de cotisations ne servent pas beaucoup.
Et qu'on pourrait gagner 6 milliards d'euros là-dessus. - On a eu plusieurs rapports sur cette question-là il y a des propositions qu'on portait. Sur des réductions de ces allégements.
Mais il faut bien cibler. Sur les emplois industriels qualifiés, on voit bien que ces allégements sont extrêmement précieux. - Est-ce que ce serait moins utile ? - Il faut regarder le secteur d'activité. - Je pense à la grande distribution. - Peut-être mais si vous l'enlevez pour le secteur industriel, sur des métiers où on manque de manoeuvre et de talent... - Sur la copie finale, le Gouvernement veut arriver à une copie à 17,5 milliards d'euros, là, on parle de 24 milliards, si on n'a pas de budget, ce sera 30 milliards.
Quel est le bon comptant pour le Gouvernement ? - Je ne peux pas dire autre chose. Je ne peux pas vous dire si c'est 19 ou 20.
Il y aura des votes. Ce sera la copie du Parlement et non du Gouvernement. Ce n'est pas à moi d'énoncer un chiffre.
Evidemment ce n'est pas 30 milliards. 30 milliards c'est la somme si on arrive pas avoir de PLFSS. C'est la conséquence qu'on aurait à ne pas se mettre d'accord.
C'est quoi le coût du compromis ? C'est quoi le coût de l'absence du compromis ? Là, c'est 30 milliards.
Il faut que ce soit moins. Pareil sur nos objectifs à 4,7 de déficit et a minima, garantir moins de 5 % de déficit. Au-delà de ça on aura des difficultés avec les créanciers.
On a vu les conséquences précédentes quand il y avait le coût d'une censure. 12 milliards d'euros qui auraient pu être consacrés à d'autres politiques prioritaires. - Deux question pour vous, à qui doit-on demander plus d'efforts pour une justice fiscale ?
Et quel plan B le Gouvernement envisage-t-il en cas d'échec pour le budget de la Sécurité sociale. - Ca n'existe pas un plan B. Il n'y a pas de rappel, ni de lois spéciales.
De toute façon, il faudra qu'on arrive à voter un PLFSS. - Ce n'est pas obligatoire, j'ai lu ça. - Ce n'est pas aussi simple que ça sur un certain nombre de sujets.
Il n'y a pas la possibilité de couper par 12e. C'est plus complexe que le PLF. Ca a permis d'avancer. - Il y avait quelque chose. - Très à la marge.
Pas sur l'intégralité de ce que concerne un PLFSS. La loi spéciale c'est une corde pour le budget de l'Etat. Il faut à la fin un budget de la sécurité sociale.
Quand le Gouvernement de Michel Barnier a été censuré, à la fin, un budget été voté. On est le pays le plus redistributif du monde. - Quand vous avez dit sur les franchises médicales, on pouvait voir qui pourrait en payer, d'autres pas.
Est-ce qu'il peut y avoir à deux poids deux mesures ? - A force de débat sur la question de la justice sociale et fiscale, que je comprends, on en oublie qui on est. On oublie qu'on est déjà le pays le plus redistributif. - Multiplié par deux, peut-être pas pour tout le monde mais pour certains peut-être. - Du point de vue des députés socialistes, il faudrait doubler pour tous et donc ceux qui pourrait supporter l'augmentation des franchises.
Mais dans le projet d'Gouvernement, certains Français sont exemptés du doublement des franchises médicales. - Les franchises médicales, il y a des gens qui ont plus les moyens de les pays que d'autres, en fonction des revenus, ils pourraient être adapté. - S'ils disent demain que les socialistes proposent de supprimer la mesure, il faut la supprimer pour tous.
Y compris, ceux qui ont plus de moyens. Je préférerais qu'on garde la copie initiale du Gouvernement. On a besoin d'assumer que l'accès aux soins coûte.
Et de ne pas oublier que dans la proposition initiale du Gouvernement il y a beaucoup de Français qui sont exemptés du doublement des franchises médicales. - Pris à 100 %. - Les enfants ne sont pas concernés par exemple.
Il y a beaucoup de tensions qui sont possibles et présentées par le gouvernement. - La lutte contre les discriminations et le racisme. Beaucoup de choses à dire.
La semaine dernière, vous étiez à un événement organisé par le journal du dimanche avec sur scène Eric Zemmour, vous avez pris la parole, à quel titre ? - En tant que membre de grondement, j'étais invitée. Quand on propose un média... - Vous n'avez pas appelé Matignon pour savoir qui on allait vous envoyer.
C'est un média qui organise une soirée ou un événement. - Vous y étiez en tant que ministre. - J'étais peut-être la seule invitée. - Au cours de cette soirée... - C'était un sujet très clair, la violence faite contre les femmes.
Pour le reste des Français, je parle surtout les médias, dans le service public que dans l'audiovisuel privé. Je ne suis pas chez Vincent Bolloré, Europe 1 ou CNews. Ce sont des médias que les Français regarde beaucoup.
J'ai commencé ma journée sur France 2 et je l'ai terminée dans un événement organisé. Où est le problème ? - Au cours de cette soirée, il a été question des valeurs de la France avec l'islamisme.
Il était question aussi de lutter contre le racisme anti blanc. Je me tourne vers vous, est-ce qu'il y a un racisme anti blanche France ? - Je ne comprends pas bien la question.
Je suis assez fatigué du climat qui existe du fait que les médias se renvoient la balle les uns les autres. Je réponds à la question. Je vous donne mon sentiment, attaquer l'audiovisuel public est un problème.
Attaquer d'autres médias est aussi un problème. De facto, dans la manière dont la question est faite...
C'est pas de dire que vous allez chez Bolloré. Votre manière de proposer des choses...
Je suis chez Yaël Braun-Pivet quand je suis ces vous ce soir, dans ce cas. C'est comme si vous disiez à ceux qui sont devant nous que vous parlez du propriétaire du média pour dire que je suis leur invité. Ca ne marche pas comme ça.
Heureusement. Heureusement que ça ne marche pas comme ça. - Juste, il suffit de regarder CNews pour voir qu'ils ne vérifient pas tous les faits et qu'ils ne délivrent pas la même qualité de l'information.
Ca se démontre facilement. - Le seul juge de paix, c'est ni vous ni moi, c'est Arcom. C'est la loi de 1986 qui réglementente l'audiovisuel public et privé.
Je connais bien cette loi. C'est à l'Arcom, autorité indépendante pour juger oui ou non si les médias respectent leurs obligations. Il y aura un certain nombre d'amendes qui peuvent être prononcées.
C'est un procès d'intention. Je vous pose la question sur le racisme anti blanc. Est-ce que ça existe à vos yeux ? - Il existe différents types de racisme.
Il faut être lucide sur le racisme soit dans notre pays. Vous n'avez jamais rencontré une seule personne dans votre vie qui vous est dite avoir été victime parfois d'agression... - Est-ce qu'il y a des statistiques ? - Non.
Elles ne sont pas des statistiques ethniques dans notre pays. Ca peut être un débat. Les parlementaires ont demandé à ce que des statistiques plus ethniques soient mises en place. - On parle de discrimination islamophobe. - On ne va parle pas d'islamophobie de notre pays, on parle d'anti musulman. - L'islamophobie... - C'est le fait d'être en désaccord de désapprouver une religion.
En France, on a le droit de désapprouver n'importe quelle religion mais on n'a pas le droit de s'attaquer aux hommes et aux femmes qui pratiquent cette religion. C'est pour ça, qu'on parle d'anti musulman et que j'estime qu'on ne doit pas parler d'islamophobie. Ce qui est recensé par le ministre de l'Intérieur, c'est fait de manière trimestrielle, les actes antisémites, antichrétiens et anti musulman. - Un rapport sénatorial sur l'islam préconise l'interdiction du port du voile chez les jeunes filles mineures dans l'espace public.
Vous avez déclaré que vous étiez favorable à une telle solution, Laurent Wauquiez a proposé une loi dans ce sens. Vous comptez soutenir cette proposition de loi ? Vous comptez que le Gouvernement la soutienne ? - Ma position est constante sur ce sujet.
J'avais déposé des amendements à l'époque sur une loi sur cette question-là. Je n'ai pas changé d'avis depuis que je suis rentré au Gouvernement. Mon avis est personnel car il n'y a pas encore eu de réunion interministérielle.
Ma position est constante sur le fait que je considère qu'on doit protéger nos enfants et qu'on ne peut pas fermer les yeux sur le fait qu'aujourd'hui, les études qui sont faites régulièrement, qui se retrouve à être attaquées violemment et menacéés, ont révélé qu'on avait des pratiques de plus en plus rigoriste voire qu'on a 50 % des jeunes que les lois de la charia sont les lois de la république. On doit assumer. - Est-ce que vous êtes prête à dire à Sébastien Lecornu qu'il faut absolument une loi. - Il y a plusieurs initiatives parlementaires, plusieurs propositions de loi, elles n'ont pas toutes les mêmes contours et bornes d'âge mais il y a un sujet et un enjeu majeur sur l'égalité...
Vous me demandez ma position, elle n'a jamais varié. - On connaît la position du ministre de l'Intérieur, vous l'avez entendu ce week-end, il dit qu'une telle mesure risque d'être stigmatisant pour les musulmans de France, il craint que cette population puisse être blessée par une telle interdiction. A votre avis, le ministre de l'Intérieur a une position qui compte plus que la vôtre au sein du grondement ? - C'est pas la question qui est posée.
Aucune proposition n'est à l'ordre du jour. Aucun groupe n'est inscrit sur cette question. Je n'ai aucun sujet là-dessus. - Il a dit que ça risquait de stigmatiser. - On peut avoir des positions différentes.
Je refuse tout risque de stigmatisation. Je ne stigmatise personne. C'est un sujet, pour moi, de protection de nos enfants.
On a le cas à l'Assemblée nationale, il y a peu de temps. On peut avoir une appréciation de nature différente. Quand on a des enfants...
Personne ne peut me dire ce plateau qu'à sept ans ou huit ans on est libre de ses idées, opinions et qu'on comprend toutes les significations... - Pour qu'on ne baptise plus les jeunes ? - Est-ce qu'il faut que cette question soit arbitrée par le Premier ministre ? - C'est le premier ministre qui arbitre les positions quand il y en a plusieurs.
On le verra. Je ne vais pas changer de position en fonction des circonstances. Ma position est connue et constante. - Vous avez présenté une lover loi-cadre contre les violences faites aux femmes pour mieux prévenir et mieux sanctionné.
Pourquoi il y a besoin d'une nouvelle loi ? Il ne faut pas se concentrer sur les applications de mesures déjà prises ? - Il y a les deux.
La question de loi-cadre, ce n'est pas moi qui l'ai mise dans le débat. Mais les associations. On a beaucoup légiféré ces dernières années.
Tant mieux. Mais on a besoin d'un cadre unifié. On a besoin que de nouvelles notions juridiques intégrant nos droits.
Notamment les violences sexuelles faites aux femmes et enfants, on a un sujet majeur pour les enfants. Le contrôle coercitif, aujourd'hui, c'est un terme qui commence à entrer dans le langage commun, et à faire jurisprudence. Mais les magistrats disent qu'il faut que ça rentre dans le droit.
Chacun comprenne ce que veulent dire les violences faites aux femmes. Ce n'est pas que des coups. Ca ne commence jamais par des coup.
Ca permet d'autres violences. Il faut que le droit le reconnaisse. - Il y a quand même des problèmes d'application de financement.
Il y a eu des progrès sur les dépôts de plainte mais il y a encore des problèmes. Le vrai problème ce sont les logements et la protection. On sait qu'au moment où elles partent du domicile, c'est le moment le plus crucial.
Qu'est-ce que vous faites pour ça alors qu'il y a des mesures qui ont été votées mais qui sont pas mises en oeuvre ? - Le moment le plus risqué de la vie d'une femme c'est le moment où elle part. Il ne faut pas que ça décourage celles qui subissent des violences.
Les féminicides qu'on a eu, ce ne sont pas les mêmes milieux sociaux, elles n'ont pas le même âge...
Ca bat en brèche beaucoup de stéréotypes sur les violences. Le seul point commun que ce sont des femmes qui ont dit à leur conjoint qu'elles les quittaient. Il y a encore des hommes 2025 qui considèrent que les femmes sur sont leur propriété.
Après, qu'est-ce qu'on fait ? Il est le dépôt de plainte, la prise en charge, celle de la femme victime et des auteurs. On a de plus en plus et on va maintenir ce financement.
On a reçu une nouvelle circulaire sur l'hébergement d'urgence dont vous parlez. On est passé de 5000 à 11 000 places en cinq ans. On a dédoublé le nombre d'hébergements d'urgence.
Il faut garantir que ces places soient bien occupées. Il faut garantir que ce soient systématiquement les plus prioritaires. - Là aussi, il est souvent question d'argent. - Oui, le financement des associations d'aides l'association des femmes avait lancé une alerte en disant que les crédits baissaient de 15 %, qui avaient des risques de fermeture, notamment en zone rurale ou c'est que la moitié des féminicide sont en zone rurale.
Vous avez des réponses et des garanties apportées ? - Sur le financement des associations, il y a l'Etat qui finance, des collectivités locales. Parfois d'autres personnes aussi.
Pour l'Etat, il n'y a aucune ambiguïté. Le budget augmente. Il n'y aura pas un euro de baisse sur les subventions aux associations de la part de l'Etat.
Il y aura même un effort. Sur les collectivités... - Peut-être que l'Etat peut combler les manques des conseils départementaux. - Cela incite fortement des engagements.
Si on dit de manière systématique que tel département ou région qui se désengage sera récompensé, ils n'ont plus d'enjeu à financer. Parfois, les collectivités locales...
Il faut que chacun contribue. Il y a aussi un refus d'entreprise. Quand vous avez une politique, notamment aux Etats-Unis, qui explique à toutes les entreprises internationales qu'il faut de moins en moins finançer les questions de diversité, vous avez des entreprises qui se rétractent. - Vous sentez ça en France ? - Oui.
Il y a des entreprises qui luttent. Puis, il y a les entreprises qui disent que le climat interne change. Plus il y a des discours qui accréditent qu'on peut s'exprimer de cette manière-là sur le droit des femmes, les violences, LGBT,...
Plus les gens se sentent légitimes à donner leur opinion. - Dans le chat, on vous demande si, après huit ans de macronie au pouvoir, que les chiffres soient en hausse, admettez-vous un échec cuisant sur la violence des femmes ? - Je sais à quel point ce sujet est un sujet majeur d'urgence.
Quand le prêt atteint on avait fait un plan prioritaire de sa campagne, il y a eu beaucoup de ricanements. Heureusement, aujourd'hui, s'est pris au sérieux. Il y a eu des progrès massifs sur la formation, on a formé 200 000 policiers et gendarmes.
Des magistrats, il y a eu un soutien aux associations qui n'a jamais été aussi important. Mais il y a quelque chose de profond et de culturel. Les féminicides, on n'en a eu quatre dans la même journée.
Ce sont quatre départements différents, des âges différents...
Un tiers des féminicides sont des femmes de plus de 60 ans. - Vous ne dîtes pas que c'est générationnelle non plus. - On a espéré que ça l'était.
Moi, j'ai 39 ans. On pensait qu'il serait de soi. Mais ce n'est pas le cas.
Ce mouvement des jeunes femmes qui sont de plus en plus engagées mais des jeunes hommes qui disent qu'il faut arrêter. Oui, il faut qu'on accepte que c'est un combat qu'on doit en permanence réaffirmer. - C'est un échec ? - Un féminicide est un échec pour la société.
C'est évident. Par contre, de plus en plus de femmes portent plainte, sont accompagnés, elles ont plus d'aide financière pour s'en construire. - Une question précise sur les primes accordées aux professionnels qui travaillent dans ces associations d'aides aux femmes victimes de violences.
On sait que c'est difficile pour les associations de payer cette prime mais elles y sont obligées. Réduction du budget. L'Etat va compenser cela ? - C'est ce qu'on appelle le Ségur.
A la base, c'était pour les soignants mais ça a été élargi. La difficulté est que les institutions n'ont pas forcé les associations n'ont pas forcément la trésorerie pour payer les salariés. Donc l'Etat l'a fait.
C'était 7 millions supplémentaires. Cela va être garanti d'année après année. On le maintient, etc., pour toutes les années à venir. - Avec la même enveloppe ? - Oui car le volume de professionnels est celui-ci.
Ca va être prolongé. - On a parlé de violences contre les femmes, maintenant, celles contre les enfants. Il y a un scandale à Paris.
Il y a 16 animateurs qui ont été suspendus pour suspicion d'agressions sexuelles depuis 2025. Dans des maternelles. Vous proposez un casier vierge dans toutes les professions liées à l'enfance.
Quel type de casier judiciaire vierge ? Est-ce qu'on écarte seulement ceux qui ont été condamnés pour des agressions sexuelles ou quelques soit le délit ? - Ca dépend du statut des personnes.
Vous n'êtes pas forcément fonctionnaires que vous êtes animateurs. On a eu des exemples récents. Une journaliste a fait l'exercice et a été recruté en 10 minutes.
On parle de la sécurité de nos enfants. Pendant plusieurs heures par jour. On ne peut pas prendre le risque de recruter n'importe qui.
La moindre des choses c'était vérifié le casier judiciaire et qu'il soit vierge. - Mais vierge de toute condamnation ? Ou seulement en lien... - Pour que ce soit inscrit au casier judiciaire, on ne parle pas d'une infraction légère au code de la route. - Ca peut être de l'alcoolémie... - Il faut que ce soit très grave pour être dans le casier judiciaire. - Ca rentrerait en ligne de compte pour les interdire de travailler auprès d'enfants ? - Oui. - Une escroquerie, par exemple, on ne pourrait pas travailler... - On pourrait regarder des choses.
Mais je sais qu'aujourd'hui, on a des enfants qui ont été victimes d'agressions sexuelles alors qu'ils devaient être protégés. On devait garantir leur protection. Sous des enfants qui vont vivre avec ces traumatismes toute leur vie.
Il y a des parents qui sont dans l'angoisse absolue de laisser leur enfant à des inconnus. Il faut armer les collectivités. Aujourd'hui, les collectivités n'avaient pas connaissance de ces données. - Donc les mairies, les écoles auraient accès au casier judiciaire ? - C'est pareil pour les élections.
Vous devez présenter votre extrait de casier judiciaire. Sinon, vous ne pouvez pas présenter votre dossier. Ce n'est pas très compliqué.
Présenter votre extrait de casier judiciaire à votre employeur est une mesure facile à mettre en oeuvre, c'est une mesure de protection. Garantir que ce soit renouvelé... - Donc votre employeur a accès à votre casier en permanence ?
Non. Vous devez lui présenter. C'est la moindre des choses. - Tous les ans ? - Je pense qu'il faut le renouveler.
En 10 ans, il peut se passer beaucoup de choses. Je ne parle pas que des enfants. Je parle aussi des personnes en situation de handicap qui parfois, ne peuvent pas exprimer ce qu'elles ont vécu.
Les statistiques sont alarmantes sur les agressions sexuelles. - Vous pensez qu'il aura consensus ? - S'il n'y en a pas, j'ai du mal à voir où il y en aura.
La protection et la sécurité qu'on doit à nos enfants, garantir que ceux recrutés pour les protéger, il faudrait savoir si ces personnes ont déjà été condamnées. - A l'issue de la manifestation contre les violences faites aux femmes, des policiers ont saisi une banderole de féministes antifascistes et ils ont posé avec cette banderole à l'envers à leurs pieds. Cette photo reprend les codes des hooligans au foot.
Ca vous choque ? - Oui. Une enquête a été lancée.
Tant mieux. C'est inacceptable. On a de plus en plus de policiers, gendarmes, qui sont formés.
Il ne faut pas que ça entache leur image. Ce sont des gens qui s'engagent. Un tiers des dépôts de plaintes sont des plaintes pour violences intra familiales.
Il y a une enquête interne. Les enquêtes de l'IGPN sont les plus sévères. Je n'ai pas de doute... - Pour vous, ils n'ont rien à faire dans la police. - Ce n'est pas à moi de décider.
Mais ça entache l'image des forces de l'ordre. - On a parlé de masculinisme. Je veux vous parler des incels.
Il est célibataire volontaires qui vouent une haine des femmes. Avec quel ministère vous travaillez sur la gestion de ces gens-là ? - Ils sont très difficiles à quantifier.
Là encore, il ne faut pas sourire. Il y a eu des attentats notamment un qui a été déjoué avec un homme qui voulait tuer des femmes car elles étaient des femmes, pourquoi ? Parce qu'ils considèrent qu'ils sont célibataires à cause des femmes qui refusent d'être avec eux.
Cela fait remonter des discours qui...
Dans lesquelles nos enfants et adolescents baignent de plus en plus tôt. Cela façonne des imaginaires, un rapport à l'autre, on s'est aussi beaucoup battu sur la question de la pornographie. Pas parce qu'on veut limiter la liberté des uns et des autres mais parce qu'on considère qu'il y a un âge auquel on ne peut pas être confronté à des choses qu'on ne comprend pas.
Si votre premier rapport à la sexualité c'est la pornographie, vous aurez une image déformée. On prend ça très au sérieux. On travaille aussi avec Bercy sur la régulation des réseaux sociaux.
On a un observatoire qui a été relancé par l'Arcom sur la lutte contre la haine en ligne. La haine des femmes fait parti de la haine en ligne. - En ce moment, il y a une commission d'enquête sur les accointances entre certains partis politiques et l'islamisme.
Cette commissions d'enquête se réunit régulièrement. Vous, qu'est-ce que vous en attendez ? - C'est une commission d'enquête.
Ce n'est pas à moi de dire comment le rapport va être écrit. - Qu'est-ce que vous en attendez ? Que des vérités sortent ? - C'est utile de savoir.
Il y a eu une commission d'enquête sur un autre versant sur les ingérences russes et les risques d'accointances entre le RN et les ingérences russes. On a pu démontrer qu'il y avait des éléments probants. Il faut se poser la même question, notamment sur la transmission. - C'est La France Insoumise qui est visé.
Jean-Luc Mélenchon dit qu'il est prêt à y aller et à se présenter devant. - Ce n'est pas à lui de choisir. On ne choisit pas d'accepter ou de ne pas accepter. - Il dit que ce n'est pas une vraie Commission d'enquête car il n'y a pas de représentant de gauche dans le bureau. - S'il y a une Commission d'enquête...
On n'a pas à juger de la composition d'une Commission d'enquête. - Vous savez très bien qu'on ne vous dit pas un nombre de députés par groupe, il faut une représentativité, certains ont refusé de siéger. Ca empêche la règle d'être accompli.
Mais ce qui est certain, une Commission d'enquête, vous n'avez pas le choix, vous devez vous y rendre. Sinon on vous y amène. - Donc Jean-Luc Mélenchon va y aller. - Oui. - Qu'est-ce que vous attendez, si Jean-Luc Mélenchon s'y présente, qu'est-ce que vous attendez de lui ? - Qu'il dise la vérité.
Sur les idées qu'il porte, les liens ou pas qu'ils peuvent avoir avec d'autres partis politiques et au-delà, avec des organisations ou pas. C'est à lui de démontrer oui ou non s'il y a un lien sur les idées, des accointances, des financements...
Des liens avec d'autres partis politiques hors du pays, avec des associations, des organisations. - Qu'est-ce que ça ferait ? - C'est à sa libre appréciation.
Ce n'est pas une Commission d'enquête avec Alexis Kohler. - S'il n'a rien à cacher, qu'il vienne. C'est simple comme réponse. - Alexis Kohler avait des choses à cacher ? - Il y avait la séparation de l'Etat... - Il était déjà venu... - Dans la campagne des municipales, qui s'ouvre à Paris, vous avez décidé de soutenir Rachida Dati contre le candidat soutenu par Gabriel Attal, Pierre-Yves Bournazel.
Vous n'avez pas peur de créer une guerre ? - J'ai fait un choix pour. J'ai choisi de soutenir Rachida Dati, je ne suis pas la seule.
Certains maires la soutiennent. Je pense qu'elle peut gagner. Elle est membre du Gouvernement, elle soutient le président de la République. - Pierre-Yves Bournazel ne peut pas gagner ? - Je pense que c'est elle qui va gagner.
D'après sa notoriété, elle est supérieure à tous les autres candidats réunis. - Chacun prend la position qu'il souhaite. - Avec Benjamin Haddad, et bien d'autres, on a fait le choix de la soutenir.
C'est ma collègue au Gouvernement. On peut inverser et dire que Gabriel Attal... - C'est lui le chef de parti. - Je choisis de soutenir Rachida Dati.
La plupart la soutiennent. Je souhaite qu'il y ait une alternance je peux vous assurer qu'il a une soif d'alternance très forte. - C'est aussi le choix d'Emmanuel Macron ? - C'est au président de la République de répondre à cette question.
Il l'a nommée au sein du Gouvernement. Elle était aussi nommée quand Gabriel Attal était premier ministre. La cohérence est là. - Pierre-Yves Bournazel, s'il est en tête, - Je ne peux pas imaginer une autre configuration que le fait que Pierre-Yves Bournazel...
Je pense que ce ne sera pas le cas. Rachida Dati sera en tête devant les autres. Et je l'espère.
Dans les villes où le RN risquerait de remporter la mairie, est-ce que vous souhaitez un front républicain aux élections municipales ? - Ca dépend où vous mettez le front républicain. contenir La France Insoumise.
C'est évident. La démonstration en effet tous les jours, surtout sur l'antisémitisme. On verra s'ils gagneront un certain nombre de communes mais j'espère que cela sera pas le cas.
J'espère qu'on pourra porter des candidatures qui gagneront. - Vous avez dit publiquement que vous étiez favorable à l'instauration d'une primaire du bloc central, mais vous n'incluez pas les républicains qui pourtant, comptent plusieurs ministres au Gouvernement. C'est pas une incohérence ? - J'ai toujours dit que j'étais favorable à une primaire et j'espère qu'elle puisse aller avec les républicains mais pour l'heure, eux même ne le souhaite pas.
Si c'est possible, ce serait un enjeu de cohérence. A quelles conditions, les uns et les autres acceptent de se mettre autour de la table pour qu'on en dessine les conditions. Même si c'est difficile, on peut gouverner ensemble.
La logique est qu'on puisse faire une primaire qui dessinait une candidature unique. Si nous n'avons pas de candidature unique, on risque de laisser le choix entre le RN et LFI. Ce n'est pas le choix que je veux pour les Français. - S'il n'y a pas de primaire incluant le front républicain, la primaire est sorti de son sens. - Non. - Avec très peu de chances de qualifier au second tour. - Aujourd'hui, il y a très peu de chance.
Notre enjeu est de garantir qu'il y ait une candidature qui puisse être qualifiée au second tour. Il faut qu'on arrive à avoir une primaire pour le garantir. Le seul levier pour donner de l'élan, nous permet d'avoir une confrontation d'idées et de choisir notre candidat. - On vous demande quelle condamnation pour antisémitisme concernant LFI, Alexis Kohler a été auditionné deux fois en 2018 pour la Commission anti Benalla. - On parlait de l'Assemblée nationale, pour un certain nombre de procédures, La France Insoumise est dedans.
On verra. - Un petit post-scriptum sur la réforme des retraites, le 7 octobre, Elisabeth Borne était la première dans le camp macronisme à mettre sur la table la question de la suspension de la réforme des retraites. Elle annonce ce week-end qu'elle ne votera pas la suspension de la réforme des retraites, et ce que vous comprenez une telle volte-face ?
Est ce que vous, vous voterez la suspension ? - Je ne suis plus députée. Je ne peux pas voter.
J'appartiens à un Gouvernement qui a accepté, même si c'est difficile, l'idée de la suspension de la réforme des retraites pour qu'on puisse engager les débats. - Vous la voterez liée ? - Je ne réponds pas, je ne suis pas députée. - Est ce que vous pouvez nous dire que vous comprenez la volte-face Elisabeth Borne ? - Je donne la réponse qui me convient.
Elle a été courageuse, elle a été courageuse de porter cette réforme, on l'a portée ensemble, j'étais présidente de groupe et elle, première ministre. C'était difficile à faire passer. Elle était déterminée.
Elle a assumé de dire que si la question de la réforme des retraites était ce qui crée l'empêchement de commencer les débats, il fallait peut-être en passer par là. - C'est la même personne qui dit OK et après qu'elle ne le votera pas. - Est-ce que vous comprenez que les Français ne peut pas comprendre. - La démonstration a été faite en première lecture.
Les Français savent que le Gouvernement retiendra dans la copie finale. Tout le monde l'a compris. Les Français ne sont pas complètement idiots, ils savent que la question de la réforme des retraites ne s'arrête pas au moment du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Ce sujet sera au coeur de la campagne présidentielle de 2027. Avec des modalités différentes, des systèmes différents, mais ils voient bien qu'il faudra changer le système ou une réforme profonde pour le financement de leur retraite. - Vous le disiez, l'actualité nous le rappelle, le nombre de féminicides sont élevés.
Des comportements doivent servir d'alerte. Laura Rapp a coécrit le livre "Protéger nos enfants". Voici son portrait. - Face à vous, une victime de violence conjugale.
Plusieurs années d'angoisse, souffrance, jusqu'à subir une tentative de meurtre, c'était il y a sept ans. Elle nous avait raconté son calvaire en 2021. - On s'est disputés, il a commencé à me faire mal, à me pousser, il m'a étranglée, quand j'ai voulu sauter par la fenêtre, il est arrivé dans le couloir et m'a sauté dessus.
Il m'a claqué la tête à plusieurs reprises sur le mur. Je me suis dit que j'allais mourir. Pour moi, je n'arrivais plus à respirer, un miracle s'est produit, des voisins ont frappé à la porte et m'ont sauvé la vie. - Une tentative de meurtre sous les yeux de sa fille de deux ans et demi à l'époque.
Ca lui inspire son livre coécrit "Protéger nos enfants". Les mesures s'enchaînent, bracelet anti rapprochement, aide universelle d'urgence, formations des huissiers et magistrats, pourtant, les femmes continuent de mourir sous les coups de leur compagnon. 155 depuis le début de l'année.
Notre invitée reconnaît des avancées mais dénonce un manque de volonté politique. - Faire des lois cadres comme l'annonce Aurore Bergé avec quasiment presque pas de moyens humains et financiers. C'est ça, la justice est popérisée. - Face à vous, Laura Rapp. - Bonjour, bonsoir, merci d'être avec nous en duplex et en visio.
Vous n'êtes pas à Paris. Vous allez pouvoir vous adresser à Aurore Bergé. - Vous m'entendez ?
Bonsoir. Bonsoir Madame la ministre, je veux vous remercier pour l'invitation. Excusez-moi, il y a un écho.
Je suis dépitée. Sur la violence faite aux femmes, c'est une chose, il y a eu des progrès législatifs, mais sur les violences faites aux enfants, sur mon deuxième livre, je n'ai même plus les mots. On est dans un océan de violence, d'inhumanité, de violences institutionnelles.
Protéger un enfant, quand on voit le cas de ma fille, combien de professionnels me disent que c'est une exception. Si elle est sortie des violences, c'est parce que j'ai failli mourir sous ses yeux. La protéger a été un parcours du combattant.
J'ai cru mourir une seconde fois. Sept ans de procédure judiciaire, toutes procédures confondues. J'ai perdu mon travail, j'ai dépensé plus de 80 000 EUR de frais d'avocat, pendant quatre ans je n'ai pas eu de logement, j'ai vécu chez mes parents.
J'ai pris plus de violence institutionnelle que mon ex a passé en prison, il a pu faire son aménagement de peine au bout de trois ans. Ca n'a pas de sens. - Bonsoir.
Il y a plusieurs choses, la question de la protection des enfants, ça a mis du temps. Les enfants sont des coûts victimes des violences subies par leur mère. J'entendais des parlementaires dire : " C'étais quand même un bon père ".
Heureusement que ce changement est intervenu. Il y avait des violences sexuelles envers les enfants et comment on protège les mères des violences et du fait qu'elles se retrouve incriminées. Elles sont mises en accusation pour non présentation de l'enfant alors que leur seul tort a été de vouloir protéger leur enfant.
L'inceste, c'est le seul crime sur lequel on continue à voir son agresseur. On veut protéger les enfants de ça. Je propose qu'on interrompe le droit de visite, d'hébergement, le maintien de contacts à partir du moment où il est une enquête préliminaire qui est ouverte.
Aujourd'hui, on ne juge pas dans le même ton. C'est ce que vous avez vécu. On a une procédure pénale sur les violences et une civile sur l'évocation du divorce ou le cas de l'enfant.
Il faut qu'on juge le même jour, en même temps ce sujet. Ca a déjà été expérimenté. Mais il faut qu'on le fasse partout dans tous les tribunaux.
Quand vous jugez dans le même temps le Monsieur qui a commis des violences et le monsieur qui a divorcé, ça permet de resserrer les délais de jugement. - C'est ce que vous disiez tout à l'heure en disant qu'il y a des décalages...
Vous pointiez du doigt aussi la lenteur des choses. Vous avez été victime de violences institutionnelles plus que votre ex conjoint qui a fait de la prison. - Les violences ne s'arrêtent pas aux portes de la prison.
Les téléphones portables circulent. On a du harcèlement, du cyber harcèlement. Ils ont des procédures...
La mère de mon ex compagnon m'a attaqué en justice. Encore des frais d'avocat. J'ai déménagé à deux reprises et mon ex compagnon, à son aménagement de peine, il a retrouvé mon domicile et il a voulu s'installer pas loin de mon nouveau domicile avec sa nouvelle femme.
C'est moi qui ai dû déménager à des centaines de kilomètres. - Un calvaire sans fin. - C'est un calvaire sans fin, ça ne se finit pas.
Un exemple, avec ma co-autrice, elle était partie en 2016, son enfant qui a 15 ans aujourd'hui a mis neuf ans pour être protégé. Car il a hurlé partout qu'il voulait mettre fin à ses jours. C'est pour ça qu'il a été protégé. - On entend, il y a des dispositifs, mais dans la réalité... - Ce qui a été dit, Madame dit que son ex conjoint a été condamné à cinq ans, finalement que trois ans en détention.
Ca pose une question sur l'exécution des peines. Le sujet est sur le sens de la peine. A partir du moment où la peine a été prononcée, c'est une réparation pour la société, pour la victime.
La question de son comportement en détention, ça ne m'intéresse pas. Il faut comprendre pourquoi la personnalité a été condamnée et comment on garantit l'exécution des peines. Ce n'est pas parce que la personne sort de détention qu'on ne doit pas continuer à protéger la personne.
Il faut prévenir en amont de la sortie de détention, il faut avoir tout cela. Il faut des ordonnances de protection près du domicile de la personne qui a subi les violences. Depuis le dépôt de plainte, jusqu'à la sortie de détention pour garantir que ce ne soit pas la victime qui doit payer. - Merci, Laura Rapp, d'avoir été avec nous.
Merci d'avoir témoigné car ce sont les témoignages les plus directs et concrets qui permettent d'avoir des débuts de réponse. C'est important de témoigner comme vous l'avez fait, notamment dans votre livre. Merci.
Notre émission se termine. Bonne soirée et à la semaine prochaine.
Aurore Bergé