Rachida Dati, candidate "Les Républicains" à la mairie de Paris, maire du 7ème arrondissement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 41 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous estimez que le gouvernement gère de manière efficace, raisonnable, transparente cette crise du coronavirus ?
- 3:14OuverteRéponse directe
À ce stade, est-ce que vous redoutez un éventuel report des élections municipales ?
- 4:32RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous considérez que l'usage du 49.3 est un déni de démocratie ?
- 7:43OuverteRéponse directe
Vous pensez que ce 49-3 déclenché par Édouard Philippe peut relancer la mobilisation dans la rue ?
- 8:13OuverteRéponse directe
L'opposition parlementaire LR est-elle en cohérence sur ce texte ?
- 9:22OuverteÉludée
Est-ce que Édouard Philippe a eu raison de dégainer son 49-3 samedi ? Quel impact sur les municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurChiffre
« dernier sondage IFOP de ce matin dans le journal du dimanche, vous passez première à 25% des intentions de vote devant Anne Hidalgo et devant Agnès Buzyn. »
- 1:41Invité politiqueFait
« On n'a jamais autant assisté aux démissions collectives de professeurs, de chefs de service, de médecins, avec toutes leurs équipes soignantes. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Donc moi je voudrais leur rendre hommage et leur dire que j'ai totalement confiance en eux. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Et donc, soit on a manqué d'anticipation, soit on n'a pas écouté les médecins. »
- 4:57Invité politiqueFait
« C'est un outil constitutionnel dont dispose le gouvernement. »
- 5:12Invité politiqueFait
« Moi, ce qui me gêne dans ce 49.3, souvent, on anticipe, on consulte les groupes politiques, les parlantaires, y compris le président de l'Assemblée. Ça n'a pas été le cas. »
- 5:55Invité politiqueFait
« j'ai cru entendre que le gouvernement avait dit, et Édouard Philippe en tête, avait dit que la deuxième partie du quinquennat, ce sera le quinquennat du dialogue, de l'apaisement, de la proximité. »
- 6:22Invité politiqueFait
« Personne ne le sait. C'est même contesté. C'est contesté, certes, par l'opposition, ce texte est contesté par le Conseil d'État. »
- 7:11Invité politiqueChiffre
« Mais c'est plusieurs centaines de millions d'euros. Vous imaginez l'impact pour les Français ? »
- 8:50Invité politiqueFait
« Notre proposition est claire. Dans la continuité de la réforme des retraites que nous avons faite en 2010, la mesure d'âge était la mesure la plus apaisante. »
- 11:30Invité politiqueFait
« la droite, depuis 2001, n'avait pas de volonté de gagner Paris. Elle avait une volonté de sauver leur siège. »
- 17:14Invité politiqueFait
« La politique du logement social de Mme Hidalgo, elle est idéologique, elle est idéologique et elle est arithmétique. »
- 18:12Invité politiqueFait
« Elle achète du logement très cher dans les arrondissements de l'Ouest en proposant des appartements inadaptés. »
- 19:01Invité politiqueFait
« Elle fait de la densification dans des endroits pour créer du ghetto. »
- 23:07Invité politiqueChiffre
« Il y a à peu près 8% de logements vacants à Paris. »
- 26:42Invité politiqueChiffre
« Paris est une ville très riche. C'est 8,8 milliards de budget. »
- 27:29Invité politiqueChiffre
« Elle est passée de 2 000 à 1 milliard aujourd'hui, 6,5 milliards. »
- 29:19Invité politiqueChiffre
« Ils ont donné depuis 2016 1,15 milliard. »
- 33:10Invité politiqueFait
« On n'a jamais eu accès aux données. »
- 33:14Invité politiqueFait
« Il y a eu des décisions judiciaires qui ont rouvert, fermé les voies sur verre. »
- 33:47Invité politiqueFait
« Les Parisiens ont subi des travaux pendant 6 ans. »
- 34:37Invité politiqueFait
« La pollution, les Parisiens du Nord et de l'Est, ce n'est pas grave, on les pollue. »
- 35:29Invité politiqueChiffre
« Elle a baissé de 20%, je reprends un excellent quotidien, le Parisien qui a fait état d'une étude sur les centaines d'heures d'embouteillages qui ont augmenté. »
- 36:07Invité politiqueChiffre
« 50% des gens qui circulent sur le périphérique sont soit sur la périphérie de Paris ou la première couronne francilienne. »
- 38:13Invité politiquePromesse
« Je revégétalise tous ces espaces verts. Je remets des arbres dans tous ces espaces verts. »
- 38:25Invité politiqueFait
« Je me suis inspirée de Giuliani sur Central Park. On nettoie, on met des caméras, deux antennes de police dédiées. »
- 40:00Invité politiqueFait
« Xavier Bertrand est un ami de longue date. François Baroin ne m'a jamais fait défaut. Jamais. »
- 41:56Invité politiqueFait
« Sur ces sujets-là, on dit qu'il faut dissocier l'œuvre de l'artiste ou l'artiste de l'homme. Je n'ai pas bien compris. »
Temps de parole
- Rachida Dati73 %
- Présentateur15 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
≈ 6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Rachida Dati, merci d'être avec nous. Vous êtes ancienne garde des Sceaux, vous êtes aujourd'hui la candidate de la droite à la mairie de Paris. Bonjour David Doucan, bonjour Edwis Chevrillon. Ensemble, on va évidemment décliner ce que serait, ce que sera peut-être Paris sous Rachida Dati, votre programme, l'alternative à Nidalgo, comme vous voulez désormais l'incarner. Les sondages vous sont aujourd'hui très favorables, une véritable dynamique, puisque en septembre dernier, vous étiez à 14 et vous étiez quatrième. Et aujourd'hui, dernier sondage IFOP de ce matin dans le journal du dimanche, vous passez première à 25% des intentions de vote devant Anne Hidalgo et devant Agnès Buzyn.
Mais d'abord un mot sur le coronavirus. Vous êtes ancienne ministre. Quand vous voyez le Conseil des ministres exceptionnel d'hier, le Conseil de défense, les mesures d'annulation de rassemblement, y compris d'ailleurs le semi-marathon de Paris aujourd'hui, est-ce que vous estimez que le gouvernement gère de manière efficace, raisonnable, transparente cette crise du coronavirus ?
Tout d'abord, il y a deux points. Le premier point, moi je fais totalement confiance au système de santé français. Ce sont de vrais professionnels, très engagés, très dévoués. Et je peux vous dire, et vous le savez bien, puisque vous en faites état régulièrement sur vos plateaux, quand même les médecins, les personnels soignants ont été fortement malmenés depuis ces deux dernières années. Fortement malmenés. On n'a jamais autant assisté aux démissions collectives de professeurs, de chefs de service, de médecins, avec toutes leurs équipes soignantes. Donc moi je voudrais leur rendre hommage et leur dire que j'ai totalement confiance en eux.
Ensuite, le deuxième point, c'est de dire cette rapidité de changement d'échelle, puisqu'on pense plan 1, plan 2, plan 3. On a un changement rapide d'échelle et en termes d'alerte. Et donc, soit on a manqué d'anticipation, soit on n'a pas écouté les médecins. Moi je m'interroge. Mais je ne veux pas polémiquer. Pourquoi ? Parce que je le vois comme maire et je le vois en campagne. Et les candidats, mes amis qui sont avec moi aujourd'hui, nous faisons tous les jours campagne. En ayant aussi comme souci, et un souci de l'intérêt général, on informe systématiquement les gens des recommandations sanitaires.
On les informe, on les éclaire, on les rassure, mais les Français seront protégés par notre excellent système de santé. J'ai confiance dans notre système de santé. Confiance dans le système de santé, une confiance plus limitée dans les mesures... Non, parce que le sujet, l'heure n'est pas à la polémique. Je dis simplement que peut-être, soit on a mal anticipé, soit on n'a pas entendu les médecins qui aujourd'hui agissent en responsabilité pour la protection des Français.
Un mot sur les propos d'ailleurs du nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, qui hier a eu ses propos, je le cite tel quel. À ce stade, il n'y a pas lieu d'envisager l'annulation des élections municipales. À ce stade, est-ce que vous redoutez un éventuel report des élections municipales ?
À ce stade, il n'y a pas lieu de redouter ce report. Nous sommes en campagne tous les jours. Effectivement, on applique les instructions et les recommandations. On s'embrasse moins, on se touche peut-être moins, mais on reste dans cette proximité dont moi j'ai besoin pour faire campagne. Elle se traduit d'ailleurs dans la dynamique des sondages. Et donc cette proximité, je continuerai à la voir pendant cette campagne.
Vous avez mis les mains ?
Moi, j'essaye de respecter les recommandations sanitaires. C'est vrai que parfois, c'est un peu difficile. Parce que quand vous rencontrez des parisiens en difficulté ou en souffrance, vous le savez très bien, j'aime les gens. J'aime les gens, j'ai de l'empathie. Et c'est vrai que parfois, je ne veux pas qu'on fasse ce que je fais. Parfois, c'est vrai qu'il m'arrive de faire une accolade ou de serrer les mains. Mais c'est vrai qu'il vaut mieux suivre les recommandations sanitaires. Alors, l'autre actualité... En tout cas, il faut se laver les mains toutes les heures. Voilà. On ne le dit jamais trop visiblement.
Vous vous faites le relais des recommandations sanitaires. L'autre actualité politique de ce week-end, c'est l'usage du 49.3. Le Premier ministre l'a dégainé hier. Première question. Est-ce que vous considérez, un petit peu comme de nombreux membres de l'opposition, des oppositions qui se sont exprimées depuis hier qu'il s'agit d'un déni de démocratie ? Est-ce que vous vous joignez au cri d'orfraie, si j'ose dire, qui s'insurge contre l'usage du 49.3 ?
J'ai été garde des Sceaux. J'ai réformé la Constitution. J'ai eu cette charge-là et cet honneur-là. Et d'ailleurs, on a aussi encadré un peu plus le 49.3 dans le cadre de cette réforme de la Constitution. C'est un outil constitutionnel dont dispose le gouvernement. Donc moi, je ne vais pas vous dire que c'est antidémocratique. C'est dans la Constitution. Il peut être efficace parfois, puisque ça peut être nécessaire quand il y a une urgence ou quand il y a une obstruction, comme ça a été le cas en partie par certains partis. Moi, ce qui me gêne dans ce 49.3, souvent, on anticipe, on consulte les groupes politiques, les parlantaires, y compris le président de l'Assemblée.
Ça n'a pas été le cas. Tout le monde a été très surpris. Hier, le Conseil des ministres, il s'est réuni. Pourquoi ? C'était pour la crise du coronavirus. Et on sort avec un 49.3 sur les retraites.
Le côté d'une pierre, deux coups, pour vous ?
Non, mais je trouve que c'est d'abord ne pas avoir de respect pour la représentation nationale. Lorsque j'étais garde des Sceaux, j'ai réformé aussi les pouvoirs accordés. Nous avons donné plus de pouvoirs, justement, aux parlementaires et au Parlement. Et donc là, je trouve que ce n'est pas respectueux. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, moi, j'ai cru entendre que le gouvernement avait dit, et Édouard Philippe en tête, avait dit que la deuxième partie du quinquennat, ce sera le quinquennat du dialogue, de l'apaisement, de la proximité.
L'acte II.
L'acte II. Mais on n'y est pas encore. On n'y est pas là. Non, mais on en est loin. Et puis, l'autre point important, est-ce que vous, vous savez ce qu'il y a réellement dans ce texte ? Est-ce que vous, vous savez exactement quelles seront les conséquences de cette réforme sur les retraites des Français ? Personne ne le sait. C'est même contesté. C'est contesté, certes, par l'opposition, ce texte est contesté par le Conseil d'État. C'est assez rare pour le souligner.
Sur la partie financement, oui.
Pas que sur la partie financement.
Non, sur les enseignants.
Exactement. Mais même sur d'autres régimes, ils considèrent que ce texte n'est pas assez clair sur les nouveaux droits des Français en termes de retraite. Mais on est en première lecture. Madame Juvrion, je veux bien que vous défendiez. Le Conseil d'État, puisque vous suivez ce type de sujet, vous savez très bien que c'est assez rare que le Conseil d'État face à ce niveau-là de telles réserves. C'est une réalité. J'ai été ministre, j'ai été garde des Sceaux. Je vais vous dire, quand vous sortez avec ces réserves-là, on revoit sa copie. Est-ce qu'ils n'ont pas fait ? Juste pour finir. Ils ne l'ont pas fait. Je ne termine pas ma phrase.
Ils n'ont pas revu la copie.
Donc, ils n'ont pas revu la copie. Donc, il y a un flou sur les mesures et il y a un flou sur le financement. Mais c'est plusieurs centaines de millions d'euros. Vous imaginez l'impact pour les Français ? Et donc, ce qui se passe aujourd'hui, moi, je trouve ça assez grave. Et je trouve que la France est assez fracturée. Vous rajoutez de la confusion à la fracture. C'est ça, moi, qui m'inquiète. On a vu la radicalité des manifestations. La violence dans les manifestations, ça a commencé quand ? De manière très radicale. Au moment de la loi El Khomri, quand il y a eu le 49-3. Moi, je ne me résous pas à ce que la France soit de nouveau tombée là-dedans.
Vous pensez que ce 49-3 déclenché par Édouard Philippe peut relancer la mobilisation dans la rue ?
Vous trouvez que la France est apaisée ? Moi, je ne le trouve pas. Et je le vois tous les jours. Et vous savez, avant, on pensait toujours que c'était loin. En province, c'est au cœur de Paris. Vous savez, les Parisiens ont été victimes de l'ensemble des manifestations qui ont eu lieu à Paris. Et donc, il n'y a pas d'apaisement. La France est extrêmement fracturée. J'ai peur que ce 49-3 oppose encore un peu plus les Français les uns aux autres.
Un dernier point sur ce sujet. L'opposition parlementaire, le groupe LR à l'Assemblée nationale, est-elle en cohérence ? Damien Abad a déposé une motion de censure de droite spécifique contre un texte, contre un 49-3 qui vise à faire passer un texte qui supprime les régimes spéciaux, que la droite appelle de ses voeux depuis des années. Est-ce qu'il y a une cohérence ici ?
Non, parce que ça ne supprime pas les régimes spéciaux. Parce qu'on recrée des régimes spécifiques. Donc, l'universalité, elle n'existera pas dans ce texte. Financement, vous en connaissez-vous le prix, le coût de cette réforme ? Une conférence de financement est en cours.
Donc, vous estimez que ce texte en soin n'est pas un texte acceptable ?
Notre proposition est claire. Dans la continuité de la réforme des retraites que nous avons faite en 2010, la mesure d'âge était la mesure la plus apaisante. Nous avons fait passer des textes importants. Sous Nicolas Sarkozy, on n'a jamais utilisé le 49-3.
Mais il y aura sans doute aussi une mesure d'âge. On pense en deuxième lecture, en tous les cas, dans ce texte. Est-ce que vous pensez à la décision ?
Non, mais Mme Chevrion, quel gâchis, quel temps perdu. Du temps parlementaire, du temps démocratique, une opposition des Français, des violences, des manifestations. Est-ce que c'est normal ? Est-ce que tout ça en valait la peine ? Si M. Macron et son gouvernement avaient écouté les Français.
Est-ce que vous pensez que justement, Edouard Philippe a eu raison de dégainer son 49-3 samedi, ça laisse un peu de temps pour la campagne municipale ? Est-ce que ça va être favorable à l'opposition ? Est-ce que ça va être favorable au gouvernement ? Quel impact ça peut avoir sur les élections municipales, selon vous ?
C'est la tactique. C'est comme pour ma campagne. Moi, je fais une campagne de conviction. Je fais une campagne de proximité. Non, mais attendez quoi ? Non, mais là, vous me parlez de tactique. C'est favorable, pas favorable ? Est-ce que c'est le bon timing, pas le bon timing ? Je vais vous dire, les Français vous reconnaissent toujours quand vous êtes sincère, quand vous êtes authentique, quand vous répondez à leurs préoccupations. Mais chez eux, il y a de la tactique. Chez eux, il y a de la tactique, la question de Edouard Philippe. C'est aussi ça.
Est-ce que chez eux, il y a de la tactique ?
Est-ce que c'est de la tactique ? Non, mais la question que vous me posez, c'est est-ce que c'est une bonne tactique ou une mauvaise tactique ? Vous pensez qu'ils ne se sont pas posés cette question à eux ? Quand c'est tactique, c'est toujours mauvais. Est-ce que ça a un impact ? Je vous le dis, au final. On oublie la tactique. Si c'est une tactique, ça aura un impact et ça aura un mauvais impact.
Alors, parlons de Paris et justement de la dynamique qui est autour de vous. On l'a dit, les sondages sont aujourd'hui très favorables. Vous prenez le lead pour le premier tour. Mais le problème, c'est quand même le deuxième tour. Alors, vous allez me répondre tactique. Tactique. Puisque, effectivement, vous allez me dire, je ne fais pas de tactique. Sauf que si on ne fait pas de tactique, on se retrouve comme Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était largement première au premier tour et qui s'est retrouvée largement deuxième au second. Est-ce que vous anticipez quand même ? Est-ce que vous pourriez avoir des alliances ?
Est-ce que quelqu'un comme Agnès Buzyn, qui est rentrée dans le jeu, est-ce que quelqu'un avec qui vous pourriez dialoguer davantage ?
Alors, moi, je vais vous dire, là où vous avez raison, j'en perds mon micro, là.
Il y en a un deuxième, donc au pire si.
Là où vous avez raison, moi, je voudrais rendre hommage à Françoise de Panafieux et à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ont vraiment, qui se sont battues aux dernières élections avec courage. Avec courage et responsabilité, puisqu'on ne leur a pas facilité la tâche. Moi, je me souviens de la première campagne de Françoise de Panafieux. C'était très éprouvant pour elle et pour les équipes qui la soutenaient. Pour Nathalie, ça a été pareil. Pourquoi ? Et pour vous ? Non, mais attendez, parce que, pourquoi ? Parce que la droite, depuis 2001, n'avait pas de volonté de gagner Paris. Elle avait une volonté de sauver leur siège.
C'est le sujet de Philippe Goujon, qui est dissident dans le 15e arrondissement. Et je voulais encore remercier et rendre hommage à Agnès Évrenne, qui est à mes côtés aujourd'hui. Qui derrière vous ? Parce qu'elle a relevé le défi de se présenter dans le 15e arrondissement. C'est notre candidate dans le 15e. Parce que ces dissidents, ces gens qui sont effectivement dans la tactique, uniquement pour sauver leur siège, c'est ce qui nous a fait perdre depuis des années. Donc là, je suis sans concession. Voilà. Donc, ce que vous dites de dire, on a perdu en manque d'alliance, non, on a perdu aussi à cause de nous. Je vous le dis.
Mais il y avait aussi cette question d'alliance, quand même. On le sait bien. Les élections, c'est très compliqué. Bien sûr. Les élections à Paris, c'est compliqué parce que je le dis tout le temps.
Je le dis tout le temps. Ça n'est pas une élection législative ou une élection présidentielle. Donc, de toute façon, c'est une élection indirecte qui complique tout. Parce que ce sont 17 élections aussi. Donc, on est obligé d'être sur le terrain. Moi, je vous le dis. Vous lui dites quoi ? Vous lui dites quoi ?
Il bouge en ce matin, par exemple.
Non, mais il a fait un choix. Lui, il avait un accord avec Griveaux. Voilà. C'était son accord avec Griveaux. Nous, on a souhaité incarner notre projet et donner aussi le choix aux habitants du 15e arrondissement de pouvoir voter pour moi. Parce que, puisqu'il avait fait le choix de Griveaux, les gens qui votaient pour lui, votaient Griveaux. Donc, avec Agnès Évrenne, ceux qui votent Agnès Évrenne ont l'assurance de pouvoir voter pour moi.
Voter Gougeon, c'est voter Buzyn.
C'était voter Griveaux. Aujourd'hui, je pense qu'il ne sait plus la bite parce qu'il est à agir, modem, parce qu'il est à agir et modem sur sa liste. Même quelqu'un qui est issu de gauche.
Il continue par certains de votre édition. Je me souviens de Brice Hortefeux, ici même, qui était venu avec lui.
D'accord. Alors, ça, c'est votre sujet. Ce n'est pas le mien. Ce n'est pas le mien. Moi, aujourd'hui, je voudrais parler des parisiens. C'est tout ce qui m'intéresse.
Je vous remercie quand même ma question parce que vous n'y avez pas répondu. Oui, c'est vrai. Quels sont vos rapports avec Agnès Buzyn ? Puisque la personne qui incarne la campagne pour la République en marche a changé, est-ce que le lien est meilleur, moins bon, inchangé ? Est-ce que, malgré tout, dans le cas d'un deuxième tour, si... Alors, si, imaginons qu'Agnès Buzyn est très bas et que vous, vous êtes très haut, est-ce que vous pourriez, à un moment, vous tendre la main ? Est-ce que vous pourriez lui dire... Deux choses.
Moi, je n'ai jamais fait de langue de bois, y compris avec vous, la dernière émission. Je suis très direct et même si je voulais le faire, chasser le naturel, il revient au galop. Donc, de toute façon, vous n'aurez pas ça de moi. Mais je suis très sincère. Aujourd'hui, je fais une campagne de premier tour. Vraiment, sur mon projet, avec mes équipes, avec les candidats. Tous les candidats font campagne dans leurs arrondissements sur un projet. Que me demandent les gens ? Est-ce que vous allez rétablir la sécurité ? Est-ce que vous allez rétablir la propreté ? Non, mais d'accord, mais ils ne me demandent pas sur le deuxième tour.
Et s'il n'y a pas l'alternance, comment vous pourriez appliquer votre programme ? Alors, vous savez, ce qu'on va faire, c'est que le soir du premier tour, je viendrai vous voir. Je viendrai vous voir. Prendez-vous sans problème. Prendez-vous pris. Non, mais ce que je veux dire, moi, je veux de la clarté et de la cohérence. Moi, j'ai un projet très clair. Je suis déterminée. Je suis déterminée. La seule alternative à Mme Hidalgo et son bilan désastreux, c'est nous. Je vous le dis et je le dis aux Parisiens. Nous avons un programme clair. Nous avons un programme déterminé. Nous avons de l'énergie. Mais ne pas douter ni de mon énergie, ni de ma détermination, ni de ma combattitivité.
Donc, je suis déterminée.
Alors, le programme, le programme, le sourire, vous connaissons, c'est-à-dire que vous incarnez la résurrection de la droite. Donc, maintenant, tout le monde est derrière vous. Mais la question qu'on peut se poser, c'est quoi aujourd'hui une ville gérée par la droite, éventuellement gérée par Rachel Adepti ? C'est quoi ? C'est quoi une ville de droite ? Alors, d'abord, nous, on a des valeurs.
Ça, c'est la première chose. Et on a un socle. La preuve, c'est qu'on le retrouve dans cette dynamique. La deuxième chose, Mme Chevrion, est-ce que vous pensez que Paris est formidable ? C'est digne des grandes capitales mondiales. Vous qui voyagez, vous vous intéressez à l'économie, à l'économie internationale, vous rencontrez beaucoup de personnalités étrangères. Vous trouvez que Paris est formidable ? Je ne sais pas, c'est moi qui pose la question. D'accord. J'ai des réponses. Comme dirait l'autre, votre non-réponse en dit long. Pourquoi je dis ça ? Parce que je vais vous dire, moi, j'aime Paris, évidemment. Je suis maire d'arrondissement depuis maintenant un moment. J'ai un bilan.
Attendez, attendez. Je rencontre tous les Parisiens. Moi, je vais vous dire, je rencontre tous les Parisiens. Je parle avec tout le monde, quelles que soient leurs conditions, quel que soit l'arrondissement où ils habitent. Que me disent-ils ? La sécurité, la propreté, la qualité de vie, la mobilité, le logement. Personne n'est content. Je ne me résous pas et je ne me résigne pas au déclin de Paris. Une gabegie dans les finances. Donc, avec moi, je vais vous dire ce que c'est une ville avec moi. Avec moi, je vais vous dire, ça sera un Paris plus sûr, plus propre, plus ouvert, mieux géré. Et ça ne se verra pas dans 10 ans.
Je ne vais pas vous dire, quand je serai élue, je vais faire des négociations et ça sera dans 10 ans. Les Parisiens se rendront compte, tout de suite, du changement, si je suis élue maire de Paris. Alors, très précisément, oui. Paris changera sur le fond.
Il y aura deux, deux l'autorité que vous n'avez pas citées, qui est la mixité sociale. On croit que c'est vraiment un grand débat, à Paris mais ailleurs, parce que c'est un débat de société. Est-ce que pour vous, c'est un objectif, j'ai envie de dire, vous ne l'avez pas cité, donc c'est peut-être pas forcément un objectif. Oui, le logement, le logement, je l'ai cité. Je crois qu'il y a 12 000 habitants qui quittent Paris, qui n'ont pas les moyens d'être à Paris. Chaque année. Qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que pour vous, c'est vraiment en tête de liste ?
Bien sûr, le logement. Le logement, ça permet une mixité. Et puis, les gens qui partent, il y a le logement et la qualité de vie. Je vais vous expliquer. La mixité, notamment dans le logement, la mixité sociale, dont la gauche se gargarise depuis tellement d'années. Elle dit mixité sociale, mixité sociale, mixité sociale. Moi, je vous réponds, vous savez ce qui se passe à Paris, Mme Chevriand ? Dynamique de ghetto, dynamique de ghetto, dynamique de ghetto. Voilà ce qu'est le logement social à Paris. Je n'ai pas ça. Bien sûr, je vais vous expliquer. La politique du logement social de Mme Hidalgo, elle est idéologique, elle est idéologique et elle est arithmétique.
Moi, la mixité sociale, je suis une enfant du logement social. C'est une communauté de destin. Je ne me résous pas à avoir une ville de très riche ou de très pauvre.
Le logement social, je voudrais quand même qu'on...
Non mais je ne peux pas finir une mesure.
Parce que, bien sûr, précisément, il y a une question de chiffre, de pourcentage dans le logement social.
Non mais, soyons très concrets. Anne Hidalgo, c'est très clair, elle dit je veux 30% de logement social à Paris en 2030. Alors je vais vous expliquer. Aujourd'hui, on est à 21, je dis juste pour les téléspectateurs, on est à 21, la loi c'est 25. Bon, vous, c'est quoi votre objectif ? Et peut-être qu'il n'est pas chiffré ainsi.
Moi, je respecte les gens. Pour moi, la mixité sociale, ce n'est pas une question d'arithmétique, c'est une question de respecter les gens. Vous pouvez faire du chiffre avec du ghetto, c'est ce qu'a fait Mme Hidalgo. Vous pouvez faire du chiffre avec l'idéologie, c'est ce qu'a fait Mme Hidalgo. Je vous explique la politique du logement de Mme Hidalgo et je vais vous expliquer la mienne. D'abord, que fait-elle ? Elle achète du logement très cher dans les arrondissements de l'Ouest en proposant des appartements inadaptés. Et donc, pensant punir idéologiquement une partie des habitants de Paris. Dans le Nord et l'Est, que fait-elle ?
Elle achète beaucoup et elle tasse des gens dans des immeubles. Avec zéro mixité, elle crée des ghettos.
Des ghettos, selon vous ? D'accord.
Attendez. Et vous, alors ? Avec des immeubles construits. Je vais vous dire ce que je vais faire. Vous êtes très forte pour critiquer à Mme Hidalgo, mais moi, je voudrais comprendre votre projet. M. Ducan, si vous laissez un peu la parole, je vais vous expliquer. Mais justement, je vous invite à nous donner votre projet.
Le malheureux, il faut quand même dire les choses. Dans l'oreillette, on nous dit que c'est l'heure de la pause. Mais allez-y. Votre projet.
Mon projet, je vais vous le dire. Parce que quand elle fait du chiffre pour faire du chiffre, elle le fait comment ? Donc, elle achète très cher dans des endroits où c'est très cher pour des appartements inadaptés pour punir des habitants. Elle fait de la densification dans des endroits pour créer du ghetto. Et le troisième point, comment elle fait partir les classes moyennes ? Elle achète des immeubles occupés par des classes moyennes, souvent du 1% patronal, des gens qui ont accès à ce type de logement. Elle achète ces immeubles occupés. Elle conventionne un logement social. C'est ça le chiffre. Mais vous nous parlez d'Addad Hidalgo. C'est pas un logement. Parlez-vous de Rachida Daldi.
Je veux dire. Et donc, elle leur dit, soit vous payez plus cher le loyer, soit vous partez. C'est comme ça que les classes moyennes quittent Paris. Moi, ma politique, c'est un, d'abord, de revoir la mixité. Je veux une vraie mixité. Donc, sur la construction, on fera des logements avec des catégories de logements sociaux qui soient différents. Pas tous les mêmes.
Dans le même immeuble ? Des logements moins chers, plus chers, c'est ça ?
Toutes les catégories. Du moyen jusqu'au logement social le plus bas. C'est ce que, effectivement, j'ai accepté dans mon arrondissement. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est la mobilité. Il n'y a pas de mobilité dans le logement social parce que c'est tellement compliqué d'en avoir un. Et les bailleurs sociaux ont une responsabilité. Demain, je suis élue. Moi, je veux vous dire, tout le monde, tous les bailleurs sociaux sont convoqués pour faire une politique de mobilité dans le logement social. Revoir les matériaux de construction et revoir les chantiers de réhabilitation et de rénovation.
Il y a plus de fluidité, il y a plus de changement. Rachida Dati, je vous arrête un instant. On fait une petite pause et on poursuit concrètement sur les logements vacants. Très bien, allons-y. A tout de suite. Et on poursuit ce BFM politique avec vous, Rachida Dati. On parlait logement, on parlait mixité sociale, on parlait fracture. Au fond, vous disiez que le pays était très fracturé. C'en est l'un des exemples, les centres-villes qui sont la plupart du temps désormais désertés par les classes moyennes qui sont souvent trop riches pour avoir un logement social, trop pauvres pour pouvoir véritablement subsister à leur vie dans les centres-villes.
Vous parliez d'une mesure sur les logements vacants.
Comme je vous disais, d'abord sur la politique du logement et notamment le logement social, moi je sais faire. Il faut avoir une vision globale, équilibrée sur tout le territoire, sur tout Paris. Pas dire plutôt ci, plutôt en haut et plutôt en bas. Non, une vision globale. Ça, ça se réfléchit. D'abord, le deuxième point, les bailleurs sociaux, il faut les rappeler et les appeler à leur responsabilité. Ce ne sont pas des distributeurs automatiques de logements. Ils ont une responsabilité sur la politique du logement. Donc moi, je voudrais qu'on ait une vision de construire des logements adaptés aux nouvelles évolutions de vie.
Le bailleur social, d'aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est celui que j'ai connu chez mes parents. C'est-à-dire qu'ils savent loger des familles pour 20 ans. Ils ne savent pas faire. On divorce, ça n'existe pas. Les enfants quittent l'appartement, ça n'existe pas. Et donc, ça ne favorise pas la mobilité. Parce que quelqu'un, vous êtes une famille, vos enfants partent. Vous dites, je ne vais pas aller demander un logement parce que s'ils ne me donnent pas, je vais perdre le mien. Je reste, on est tout seul dans un grand appartement. Vous divorcez, un des deux part avec les enfants. Il dit, mais je ne peux pas partir, je vais perdre le logement. Donc, vous générez par exemple des impayés.
Et donc, ça génère des difficultés dans le logement social. Donc, moi, je voudrais avoir une vision, une construction des logements sociaux en fonction des évolutions de la vie. Le troisième point, c'est une vraie mixité, comme je vous ai dit. On fait des catégories en fonction, mais pas toutes la même catégorie dans le même immeuble. Mais comme dirait, je me souviens pendant la campagne, c'est que vous mettez toutes les mêmes difficultés dans la même cage d'escalier que vous retrouvez dans la même école. Et vous dégradez tout. Mais concrètement, concrètement, une question sur l'aide aux familles. Sur l'attribution, vous avez dit que vous avez changé les critères d'attribution.
Ça veut dire quoi ? Moi, je n'aiderai pas la pierre ou le marché immobilier qui a été déstabilisé par Mme Hidalgo en injectant beaucoup d'argent pour finalement ne pas satisfaire les parisiens.
Mais là, j'aiderai des familles... Je vais le faire, Mme David Ducan. Parlez-nous de vous.
Oui, c'est ce que je suis en train de dire.
Quels seront les critères ?
Parce que une aide aux familles, 1200 euros à chaque nouvel enfant, si vous voulez déménager ou si vous voulez changer, chaque nouvel enfant pendant trois ans. Pour toutes les familles de Paris ? Pour toutes les familles, notamment des classes moyennes ou classe moyenne supérieure, qui parfois ont du mal à avoir une chambre supplémentaire. Vous enracinez les familles. Moi, j'ai des familles, je n'ai pas la pierre.
Vous leur donnez 1200 euros à la naissance de l'enfant.
Exactement. L'autre point, c'est de créer, comme je l'ai fait dans le 7e arrondissement, qu'est-ce qu'on constate ? Moi, je travaillais main dans la main avec le président du tribunal d'instance. Comme vous le savez, j'ai été magistrat. Beaucoup de propriétaires... Il y a à peu près 8% de logements vacants à Paris. Moi, je ne suis pas pour la réquisition ou la contrainte. Je trouve que quand vous imposez, vous opposez. Et donc, je ne suis pas pour ça. Qu'est-ce que je fais dans le 7e ? Vous avez un locataire indélicat. Il n'y paye pas de loyer, depuis deux ans, trois ans. Le propriétaire et la procédure et les frais d'avocat, il obtient enfin un jugement d'expulsion.
Mais souvent, il n'arrive pas à obtenir l'expulsion. Pourquoi ? Parce qu'on passe d'une trêve hivernale à une autre. Donc, ça reste comme ça. Donc, tout le monde y perd. Le propriétaire, quand il récupère son appartement, c'est des années après. Ça lui a coûté un argent fou. Et en plus, il est écœuré. Il dit, je ne remets pas mon appartement sur le marché. Donc, moi, c'est ce que j'ai fait. Je vois le propriétaire. Quand il y a une chose comme ça, il obtient son jugement d'expulsion.
Moi, je demande au préfet de police, parce que souvent, le commissaire dit, moi, je ne peux pas le faire si je n'ai pas l'instruction, le concours de la force publique pour pouvoir expulser les familles indélicates, pour récupérer son appartement. Et nous l'aidons à remettre ses appartements sur le marché. Ça, c'est le premier aspect de cette cellule. Le deuxième aspect, il arrive. Vous avez tous connu ça dans vos vies, dans vos proches ou autres.
Par exemple, un couple qui divorce, et en pleine année, la dame vient en disant, je vais garder l'appartement, je ne pourrai pas payer le loyer ou très difficilement, mais aidez-moi à finir l'année scolaire, parce que je ne veux pas déstabiliser mes enfants. Nous, c'est un fonds de soutien. Vous vous porterez garant ? C'est un fonds de soutien qui, effectivement, permettra d'environ 20 millions d'euros, qui peut aider à accompagner cette famille, à sortir du logement, à trouver un autre logement, ou en tout cas quelque chose qui puisse la soulager, et comme ça, vous rassurer le propriétaire. Voilà, ça, c'est aussi important.
Une question sur l'encadrement des loyers. Justement, est-ce que l'encadrement des loyers, est-ce que vous allez y mettre fin ou pas ? On sait que c'est vraiment quelque chose de porté par Anne Hidalgo. Est-ce que, Martine Aubry, est-ce que vous considérez qu'il faut y mettre fin ? Parce que c'est une manière aussi que les propriétaires, ils gardent leur appartement. Ou au contraire, ça permet de faire baisser les loyers dans la capitale, qui sont quand même extrêmement élevés.
Oui, mais l'encadrement des loyers, dans certaines villes, c'est très marginal, et d'autres, c'est effectivement élevé.
Mais est-ce que vous n'y met pas ?
C'est une conséquence. Vous ne traitez pas la cause, vous direz... C'est-à-dire que comme on a déstabilisé le marché de l'immobilier, vous êtes obligés de prendre des rustines contraignantes. Donc encore une punition. Si je voulais résumer la mandature de Mme Hidalgo, c'est idéologie contrainte punition. Mais non, mais... Il y a des propriétaires... Vous avez une logique du côté des propriétaires. Oui, mais il y a des propriétaires, quand ils refont des travaux, quand ils embellissent leur appartement, ils sont un petit peu gênés quand on ne leur augmente pas un petit peu le loyer. Et je n'y suis pas forcément favorable. Je dis simplement...
Quand je suis maire, d'abord on revoit cette politique du logement. Les bailleurs sociaux, dès le premier jour.
Est-ce que si vous devenez maire, on arrête l'encadrement des loyers à Paris ?
Pour l'encadrement des loyers, à moyen ou long terme, j'y mettrai fin. Si vous refluidifiez le marché de l'immobilier, si vous donnez plus de logements sociaux, notamment si vous créez une mobilité, si vous fluidifiez et vous fixez les classes moyennes, on peut y arriver.
Alors, il y a un point dans votre programme que j'ai observé, qui concerne les cantines, les cantines scolaires. Vous dites, je baisse le prix maximum du repas à la cantine, parce qu'aujourd'hui c'est selon le quotient familial. En réalité, les familles parisiennes payent plus ou moins cher la cantine pour leurs enfants. Aujourd'hui, c'est 7 euros le prix max. Et vous, vous faites baisser, si vous êtes élu maire, le tarif maximum à 3,50 euros. C'est dans votre programme. C'est une bonne nouvelle pour les parisiens les plus riches ?
Non, parce que...
Il faut expliquer. Je vais expliquer.
Paris est une ville très riche. C'est 8,8 milliards de budget. Et sans compter, parce que les mêmes qui décrivent le marché immobilier très très cher sont très contents d'avoir la petite rente liée aux droits de mutation, qui sont quand même pas loin de 2 milliards. C'est 1,8 milliards pour Paris. Donc ça, c'est une réalité. Et donc, quand vous prenez sur une ville de taille comparable, et encore, parce que Paris est au-dessus des autres villes, Nice, Lyon, Bordeaux, Toulouse, vous connaissez le tarif maximum de la cantine, pour ceux qui sont les plus élusés, 3,50 euros, 4 euros. Et donc, Madame Hidalgo, évidemment, se finance sur le dos, évidemment, notamment des classes moyennes.
Parce que 7 euros, ce n'est pas les plus riches, c'est certes des aisés, mais aussi beaucoup de classes moyennes. Et donc, je vais vous dire, Madame Hidalgo, la ville de Paris, elle la gère. Effectivement, les recettes sont importantes, mais la dette est excessive. Elle est passée de 2 000 à 1 milliard aujourd'hui, 6,5 milliards. Pour l'essentiel, c'est de la dette de fonctionnement. Et donc, il faut revoir tout ça, tous ces éléments-là. Et donc, moi, je me suis engagée à baisser l'ensemble des tarifs municipaux pour les familles, pour soulager leur budget. Sauf que là, vous le faites baisser pour ceux qui ont les moyens de la payer.
Non, parce qu'on va baisser tous les tarifs, ça sera mécanique. Vous faites baisser tous les tarifs municipaux pour les familles, mais aussi pour les personnes âgées.
Cantines, centres de loisirs aussi.
Oui, mais pour les personnes âgées aussi, parce qu'elles payent aussi des services, les personnes âgées. Et donc, il n'y a pas de raison que les familles les plus modestes, ou même les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures, ou les personnes âgées, financent la gabarité financière de Anne Hidalgo.
Justement, est-ce que vous diriez que Paris est en faillite ? On sait qu'il y a un Premier ministre qui a dit que la France est en faillite. Est-ce que Paris est en faillite lorsqu'on voit les niveaux d'endettement de la ville de Paris ? Et surtout, est-ce que ça vous donnera des marges de manœuvre ?
Non, mais parce que vous ne pouvez pas comparer. C'est comme vous ne comparez pas un État, un pays, à une entreprise. Mais quand on voit qu'une ville comme Paris est endettée à ce niveau-là, c'est quand même extrêmement inquiétant. C'est pour ça qu'il faut que ça s'arrête. Premier point. Deuxième point, madame... Ça s'arrête comment ? Mais attendez, madame Chevrillon, vous savez qu'elles sont... Et encore, la dette, elle est à 6 milliards et demi. J'allais dire, on a de la chance, ça pourrait être pire. Parce que c'est pire dans la réalité.
Parce que madame Hidalgo profite pour cacher une partie de la dette, des taux d'intérêt bas, d'une part, mais aussi des artifices comptables qui ont été dénoncés par la Chambre régionale des comptes. C'est ce que j'ai dénoncé d'ailleurs dans un article du Parisien récemment. Que fait madame Hidalgo ? Comme elle n'a pas assez pour boucher les trous, et notamment à se financer une partie du train de vie de l'exécutif, elle dit aux bailleurs sociaux, vous allez me faire une avance de dizaines d'années de loyer. C'est ce qu'ont fait les bailleurs sociaux. Ils ont donné depuis 2016 1,15 milliard. Ils ont donné à madame Hidalgo...
C'est une sorte d'aide cachée ?
Mais bien sûr. Moi je ne sais pas. Mais comment est-ce que... Alors, les bailleurs sociaux sont devenus des banquiers ? Je m'interroge. Cet argent, il est allé où ? Cet argent, quand vous t'enquêtez des loyers, c'est pour construire... Attendez, c'est pour construire du logement, ou réhabiliter du logement. Moi ça ne me surprend pas, quand on voit l'État, la cité Périchaud dans le 15e, la cité Calberson dans le 19e... C'est de l'argent qui ne réinvestisse pas d'avance. Non mais, toutes les cités... Mais ça veut dire qu'il faut faire des économies ? Mais bien sûr qu'il faudra faire des économies. À l'hôtel, mais ville, au fonctionnement, du côté des administratifs.
D'abord, sur les agents, moi je ne les mettrais pas en cause. Parce que c'est comme toujours, les agents, si vous ne leur donnez pas de vision, d'instruction ou de direction, eh bien ils font soit ce qu'ils veulent, soit ce qu'ils peuvent.
Donc pas de pression de poste avec vous ? Non mais il faut qu'on se comprenne.
Moi je vais vous dire, le sujet, moi je ne vais pas... Je suis élue maire de Paris demain, je ne vais pas entamer 3 ans de négociations pour le statut. Moi je vais redéployer tout le monde sur le terrain au service des Parisiens. Les économies sans suppression de poste ? Si, si, mais bien sûr que si. Comment vous le croire ? Parce qu'il y a de nombreux... Et vous le savez, on avait eu un débat là-dessus. Vous savez qu'à la mairie de Paris, il y a de nombreux statuts. Ce ne sont pas uniquement des fonctionnaires de la ville de Paris. Il y a de nombreux statuts. Il faudra revoir et mettre fin à certaines missions... Un statut universale. Et à certains statuts.
Mais aussi, la gabegie de l'exécutif. Moi je mettrai, alors là je vais vous dire, les effectifs des collaborateurs et des cabinets, tout ça, ça va être réduit et fortement. Dans quelle proportion ? Croyez-moi, ça va être réduit fortement. Encore faut-il que vous ayez la liste exhaustive de l'ensemble des collaborateurs, notamment des adjoints. Vous allez faire un audit, si jamais vous êtes élue ? Ah oui, moi je suis élue demain, justement pour éviter les dettes cachées, parce que où sont les contentieux liés à la philharmonie ? Où sont les indemnités que nous devons abollorer en centaines de millions d'euros ? Où se retrouvent-ils ? Je n'en sais rien.
Je veux dire, demain, je suis maire de Paris, je prends un organisme indépendant pour faire un audit en toute transparent et je rendrai compte de cet audit à tous les parisiens.
Un des points sur lesquels se cristallise la campagne d'ailleurs au niveau national, c'est aussi la question de l'écologie. Pour l'instant, on a un peu l'impression que cette question-là, vous ironisez sur le vélo...
Je n'ironise pas du tout. Ce n'est pas de l'ironie. Madame de Malherbe, moi je vais vous dire, ce n'est pas drôle, ce n'est pas amusant, c'est du sérieux. Vous voulez, ce n'est pas de l'écume. Je n'ironise pas. Mais à un moment donné, il faut avoir le sens des réalités. Et arrêtons avec le dogmatisme et le punitif. L'écologie de Madame Hidalgo, c'est de la punition. Alors, nous, un exemple,
c'est de la punition et de la contrainte. Un exemple extrêmement précis qui a été un exemple très symptomatique ou en tout cas très symbolique du mandat d'Anne Hidalgo, ce qui sont les voies sur berge. Vous vous dites, donc ces voies sur berge qui traversent Paris et qui ont été donc fermées aux voitures. Vous vous dites qu'il y aura une consultation sur un plan de mobilité. Mais en fait, ce que je voudrais savoir, c'est quelle est votre conviction à vous ? Est-ce que vous, vous trouvez qu'il faut les rouvrir aux voitures ou pas ?
Le schéma de mobilité, c'est comme toute la politique de Madame Hidalgo, du dogmatisme et de l'idéologie. Un schéma de mobilité... Mais je vous approche sur vous. Mais attendez, mais franchement, mais vous, parce que vous croyez qu'on gère Paris comme ça. Alors d'accord, invitez Madame Hidalgo, elle va vous répondre de manière binaire, elle va vous dire je ferme, j'ouvre, je punis. Voilà, je ferme, j'ouvre, je punis, je taxe.
Et vous alors ?
Ça y est, c'est binaire, terminons l'émission. Donc vous ? Fini. Donc moi, je vous dis, une ville comme Paris, il faut du sérieux. Je vais vous dire, moi ce programme, je le construis depuis des années. J'ai le sens des réalités. Un schéma de mobilité, ça s'élabore comment ? Avec des experts, des scientifiques, des experts de la mobilité. C'est pas, est-ce que Madame Hidalgo sait qui circule dans Paris ? D'où ils viennent ? Pourquoi ils viennent ? D'où viennent ? Non ? On peut imaginer tout de même qu'elle a fait des études là-dessus. Ah ben nous, on n'a jamais eu accès aux données. La preuve en est, c'est qu'il y a eu des décisions judiciaires qui ont rouvert, fermé les voies sur verre.
Donc ce que vous me dites, c'est que pour l'instant, vous ne savez pas. Vous ne savez pas si vous rouvririez ou pas. Si, je sais. Je vais vous dire, un schéma de mobilité, c'est effectivement un schéma qui sera fait avec des experts et avec l'ensemble des élus qui va bien au-delà de Paris. Et ça, c'est respecté, évidemment, les Parisiens. Paris, c'est 105 km². Vous avez marché sur ces voies sur verre. Je veux dire, les voies sur verre, elles sont aménagées ? Elles vous satisfont ? Non. Pour l'instant, elles n'ont pas du tout été aménagées. Mais Anne Hidalgo explique,
elle dit que comme ils n'ont pas pu aller jusqu'au bout, ils n'ont pas pu véritablement faire le plan.
Les Parisiens ont subi des travaux pendant 6 ans. Je ne vais pas être élue et leur dire, allez hop, on recasse tout, vous allez encore manger pendant 6 ans. Non. Je vais vous dire, je ne m'énerrai pas sur des travaux encore pendant 6 ans. Mais la mobilité, là, pour le coup, je vais la revoir intégralement.
Donc à ce stade,
on ne sait pas si vous rouvrirez ou non les voies sur verre. Je vous ai dit non où se sont faits les reports de circulation. Moi, je n'ai jamais vu un chiffre.
Sur les quais en particulier. Donc la pollution,
on la déplace. Moi, j'ai trop de respect pour les Parisiens.
Mais pour autant, vous ne rouvrirez pas pour en partant de la capitale.
Je ne vais pas aller leur imposer des chantiers qui sont déjà pleins à la capitale. Mais donc, on ne va pas punir. La pollution, les Parisiens du Nord et de l'Est, ce n'est pas grave, on les pollue. Et puis, on fait un petit sang très sympathique pour se promener dans l'entre-soi. Mais je vais vous dire, ça, ça n'est pas être responsable. Et ça n'est même pas écologique.
Rachida Dati, on comprend votre critique d'Annie Dalgou. Je vous ai fait la proposition. Elle est démontrée. Non, non, mais attendez. Sur la lutte contre la pollution de l'air, vous avez une proposition, vous, qui est de dire je mets des filtres à l'air dans les écoles. Les enfants, quand ils sont en classe, respirent un air meilleur. Mais est-ce que vous vous attaquez à la cause ? Quelle est votre conviction à vous, quasiment philosophique, sur la place de la voiture dans la ville de Paris ?
Ma conviction philosophique, c'est que de toute façon, la baisse de la voiture en ville et dans toutes les métropoles, c'est une tendance de fond. Bon. La mobilité, c'est les angles.
C'est une tendance que vous trouvez bonne
ou pas bonne ? Bien sûr, la lutte contre... Je vais vous dire, ah ben non, moi, je veux le retour de la pollution, c'est tellement formidable. Mais tout le monde s'accorde à ça. Non, mais la voiture, comment vous faites quand vous êtes moins de... selon Anne Hidalgo, est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous dites bravo ? Alors, elle a baissé de 20%, je reprends un excellent quotidien, le Parisien qui a fait état d'une étude sur les centaines d'heures d'embouteillages qui ont augmenté. On réduit la voiture, mais les embouteillages augmentent. Et donc, la pollution augmente. Donc, il est important. Moi, pour moi, la mobilité écologique, c'est la fluidité. Voilà.
C'est le maître mot d'un schéma de mobilité. Et on circule pas... Non, c'est pas compliqué. Il y a des experts qui font ça. J'ai vu... Pardon, je vais faire de la pub. Je pense que j'ai pu voir un peu avec eux parce qu'ils ont des vraies données. Le cabinet Roland Berger, je ne sais pas si on dit Berger ou Berguer, ils ont vraiment une étude très approfondie, notamment concernant Paris. Vous savez, je vais vous donner une donnée qui va... 50% des gens qui circulent sur le périphérique sont soit sur la périphérie de Paris ou la première couronne francilienne. Ça, la donnée, on ne vous l'a pas donnée avant. Alors, la proposition d'Alain Hidalgo, c'est de dire on ferme le périph'.
J'ai dit demain, on le vit. Voilà. Terminé. Moi, j'ai une autre conception. Moi, je veux un Paris ouvert, un Paris fluide, un Paris où on respire. Parce que... Est-ce qu'il ne vous manque pas
un grand projet quand même, Rachev Nadati, comme on l'a vu, pour les autres candidats ? Je ne sais pas si... 170 000 arts pour Alain Hidalgo. Alors d'abord, il y a eu la récréation de la Gare de l'Est et le déplacement de la Gare de l'Est. Bon, ça a été abandonné par Alice Buzyn. Merci, M. Doucou.
Comme ça, je gagne une minute. Et donc, non, mais je vais vous dire, une ville, elle est belle par son détail. Les grands projets pour Paris, mais tout marche quand vous avez un grand projet. Ça roule pour Paris, c'est le cas de dire. Enfin, c'est le cas de ne pas dire en ce moment. Mais une ville est belle par son détail. Une façade abîmée, une poubelle qui déborde, une insécurité, une russage.
Donc, ce que vous nous dites, ce n'est pas de grands projets parce qu'il faut d'abord rapistoler tout ce qui...
Moi, j'ai un grand, grand projet. Je vous le dis, Mme de Malheur, ça ne vous a pas échappé. C'est Paris. Voilà. Moi, je vais vous dire, si effectivement, tous les détails sont déjà remis au carré, Paris sera très beau. Les grands projets viendront. Les grands projets... On a les JO 2024. C'est un grand projet. Il y a d'autres grands événements internationaux. Mais déjà, il faut rétablir la sécurité, avoir de la propreté, avoir de la mobilité, avoir une ville où on respire. On parle d'écologie. Mme Hidalgo veut faire des jungles urbaines ou des forêts urbaines. Mais à Paris, il y a 500 espaces verts.
Les deux tiers, je vous invite à aller au Jardin des Holes, dans des jardins partagés dans le boulevard Ney, dans de nombreux espaces verts, il n'y a plus d'herbe, il n'y a plus un arbre. Pourquoi ? Ils sont totalement squattés. Jardin des Holes, c'est l'annexe de la colline du Crac. Je vous le dis, j'y étais encore il y a 48 heures. Il n'y a pas d'enfants à l'intérieur. Et qu'a fait la mairie de l'arrondissement ? Elle a mis des vigiles pour courir après les dealers et les toxicomanes. C'est ça, gérer une ville comme Paris. Déjà, moi, je revégétalise tous ces espaces verts. Je remets des arbres dans tous ces espaces verts. Et puis deux poumons verts, dont personne ne parle.
J'ai une question. Le bois de Vincennes, le bois de Boulogne, moi, je me suis inspirée de Giuliani sur Central Park. On nettoie, on met des caméras, deux antennes de police dédiées. Voilà des poumons verts. Ce n'est pas écologique, ça ? Police municipale armée,
donc, comme vous l'avez... Mais est-ce qu'il n'y a pas un petit caillou dans votre remontada ? Ce sont les ennuis judiciaires que vous avez connus dans le cadre de l'affaire... Ah bon, des ennuis judiciaires ? Je ne sais pas,
il y a eu des perquisitions... Non, mais parce qu'il y a eu un avocat, je vous l'ai déjà dit, qui... Ce n'est pas Renaud... Mais est-ce que vous ne redoutez pas que ça ressorte au moment de votre élection ? Non, mais je vous vois bien, là, je vous vois bien sur le côté. Les manœuvres de déstabilisation, j'en connais depuis que je suis en politique. Est-ce qu'une seule a prospéré ? Non. Celle-ci, je sais d'où elle vient. Donc, je ne... Vous croyez quoi ? Je vais flancher, là ? Tu fais de la glagla ? Non, mais c'est pas mon genre. Je suis déterminée et je vais vous dire...
Ça veut dire quoi ? Je sais d'où elle vient ?
Mais bien sûr ! Mais ces manœuvres, vous savez, elles ne vont pas prospérer. Non, je ne vais pas vous dire. Parce que le sujet, c'est Paris.
Non, mais c'est des opposants politiques, par exemple, à la mécanique. On parle de Paris ou on a autant d'affaires ? Il n'y a pas grand chose qui me déstabilise. Cette campagne, objectifiquement, elle est quand même dure pour tout le monde.
Ça ne vous a pas échappé ? Je suis déterminée.
Bon, alors, il y a un... Vous devez sans doute sourire parce que, tout d'un coup, des hauts responsables de votre parti viennent vous soutenir. On voit François Baroin, on a vu Xavier Bertrand. La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy. Alors, attendez, c'est qui ?
Attendez, je vais vous dire. Est-ce que... Alors, Xavier Bertrand a été porte-parole ensemble en 2007 pour une campagne très victorieuse. Très, très victorieuse. D'ailleurs, ce qui a fait notre force, c'est parce qu'on parlait à tous les Français, notamment des classes populaires que nous avons perdues parce qu'on leur a tourné le dos. Donc, Xavier Bertrand est un ami de longue date. François Baroin ne m'a jamais fait défaut. Jamais.
Il paraît que vous lui aviez dit... Enfin, d'ailleurs, vous le dites vous-même, on l'a vu dans une vidéo. Soutiens-moi maintenant parce qu'il faudra que tu auras besoin de moi pour la présidentielle.
Monsieur Ducan, soyez précis. Soyez précis. Oui, on l'a vu. Agnès Sèvrenne, qui est ici...
Qui est votre candidat de...
qui est représenté à Paris. Et donc, quand on a eu le sujet goujon en dissidence, on a demandé à Agnès Sèvrenne d'y aller. Elle a dit non. J'ai pris un engagement, il faut que je me tienne. J'ai eu besoin de François Baroin pour la convaincre. Donc, je lui dis, je t'en supplie... De toute façon, avec vous, tout est transparent. Vous l'avez dit. Vous l'avez d'ailleurs dit publiquement au micro. C'est pour ça. Donc, il ne m'a jamais fait défaut. Et Nicolas Sarkozy, je ne crois pas qu'il m'ait fait défaut.
Un tout dernier mot, Rachida Dati. Vous le disiez, vous avez été aussi garde des Sceaux. Vous êtes dans ce trio de femmes aujourd'hui, face à la mairie de Paris. Vous avez vu que pour les Césars, il y a eu cette cérémonie pour le moins compliquée ou en tout cas chaotique. Romane Polanski qui a été primée. Adèle Haenel qui a quitté la cérémonie. Florence Forestikine n'est pas revenue. De l'autre côté, on a eu Fanny Ardent qui a dit son soutien indéfectible à Romane Polanski. Et vous, est-ce que vous vous seriez levée ou est-ce que vous auriez dit comme Fanny Ardent ?
D'abord, pendant la cérémonie, j'étais dans le 18e arrondissement sous la pluie. On faisait campagne le soir dans le 18e arrondissement. Donc ça, c'est le premier point. Si vous voulez me dire... Moi, je n'ai pas vu la cérémonie. Non, mais vous savez bien ce qui est Manny. Bien sûr. Non, mais je vous dis. Alors, soit on aborde... Alors ça, c'est ma déformation professionnelle comme magistrat. Soit on aborde les sujets. Vraiment. C'est comme quand on me dit qu'est-ce que vous pensez de l'antisémitisme ? Qu'est-ce que vous pensez de l'homophobie ? Il n'y a rien à penser. Moi, je parle politique pénale, de la sanction. Si vous commencez à discuter, c'est comme ça.
Mais est-ce que ça doit avoir sa place ? Sur les questions,
les violences faites aux femmes, Mme de Malherbe, c'est un combat que j'ai depuis que je suis adolescente. C'est pour moi un combat de vie. J'allais dire de survie. Oui. Est-ce que vous vous auriez levé ? Moi, je vais vous dire. Sur ces sujets-là, on dit qu'il faut dissocier l'œuvre de l'artiste ou l'artiste de l'homme. Je n'ai pas bien compris. Moi, quand j'étais magistrat, j'ai eu affaire, effectivement, à traiter des affaires de violence, de viol, d'agression, de harcèlement. Non, on ne dissocie pas l'homme de ses actes. À un moment donné, c'est un tout. Et donc, à un moment donné, soit... Alors, c'est ma déformation. Je suis peut-être... Je suis prise par ça. Mais pour vous,
donc vous êtes plutôt du côté d'Adène Hélène...
Non, mais moi, à un moment donné, il faut entendre ces violences. Et encore ces femmes-là. Elles ont les moyens et le pouvoir de parler publiquement. Pensez à toutes ces femmes qui n'ont pas le moyen et qui risquent de perdre notamment leur dure.
Merci beaucoup. Merci Rachida Dati d'être venue dans BFM Politique. Merci David Doucan. Et Edwige Chevrillon.
C'est parce qu'on est dynamique.
Ça va vite. Franchement, c'est parce que c'est très dynamique. L'actualité continue sur BFM TV. Dans un instant, c'est affaire suivante. Et pour ma part, je vous retrouve à 18h pour rien en même temps. Tout à l'heure. Sous-titrage ST' 501
Rachida Dati