Invitée de Questions politiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la réponse à la tragédie d'Annecy doit être musicale et symbolique ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Comment qualifier ce qui s'est passé à Annecy ?
- 5:01OuverteRéponse directe
La réforme des retraites est-elle un sujet clos ?
- 9:01OuverteRéponse directe
La proposition de loi sur les déserts médicaux est-elle acceptable ?
- 13:01OuverteRéponse directe
Faut-il durcir les règles de l'Assemblée nationale ?
- 17:01OuverteRéponse partielle
Le remaniement ministériel est-il une solution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Aurore BergéFait
« il faut que la réponse elle soit surtout à la hauteur encore une fois pour celles et ceux qui ont été directement concernés »
- 4:00Aurore BergéFait
« je ne dis pas ça parce que je ne peux pas qualifier l'acte qui s'est produit parce qu'encore une fois une enquête qui est ouverte »
- 6:00Aurore BergéFait
« personne ne peut comprendre que quelqu'un a frappé d'une au qtf reste en France et puissent même dans le pire des cas commettre ici un délit »
- 8:00Aurore BergéFait
« il n'y a pas de tabou à avoir et il ne faut pas non plus avoir ni naïveté ni démagogie sur les questions d'immigration »
- 16:00Aurore BergéChiffre
« on a un médecin sur deux dans notre pays qui a plus de 60 ans »
- 22:00Aurore BergéChiffre
« 30 000 demandeurs d'asile par an par pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Aurore berger merci d'avoir accepté de passer un bout de votre dimanche midi avec nous je sais pas si vous avez vu les images ce matin à Annecy une cérémonie de recueillements on a joué de la musique on a parlé d'amour est-ce que vous pensez que c'est la réponse qui est nécessaire aujourd'hui en tout cas c'est sans doute la réponse qui est nécessaire pour les familles pour celles et ceux qui sont directement concernés les habitants d'Annecy qui ont été particulièrement marqués parce que quand ça touche votre territoire vous êtes encore plus concernés évidemment quand vous avez une tragédie pareille qui se produit donc il faut que la réponse elle soit surtout à la hauteur encore une fois pour celles et ceux qui ont été directement concernés pour les services de secours les forces de l'ordre aussi qui sont intervenus et qui ont sans doute évité le pire on a surtout pu apprendre que les personnes qui étaient en urgence vitale ne le sont plus je crois que c'est une nouvelle qui doit voilà je sais pas ça doit faire du bien mais en tout cas évidemment rassuré et nous continuer à nous préoccuper évidemment de ce qui s'est passé des familles encore une fois le celles et ceux aussi qui sont intervenus tout de suite et qui sont je crois presque m'en disait la première qui s'est rendu sur place extrêmement marquée on le saura à moins parce qu'elles ont vu ce qu'elles ont découvert ce jour-là qu'est-ce que vous comment est-ce que vous faites le chemin inverse de ces quelques jours qu'on vient de passer effectivement Nathalie disant on a commencé avec un acte terroriste islamiste et puis on est des informations il y a une forme d'emballement comment est-ce que vous qualifiez ce qui s'est passé depuis quelques jours qu'est-ce qui s'est passé à Annecy en réalité pour vous je sais pas dire ce qui s'est passé à Annecy c'est pas à moi de le dire il y a une enquête qui est ouverte et c'est c'est l'enquête qui dira concrètement ce qui s'est passé ce qui est peut-être étonnant c'est en effet un certain nombre de réactions à la fois qui concerne la saillant mais aussi qui concerne l'un des héros qui s'est interposés comme si finalement ça correspondait pas au portrait-robot auquel les uns et les autres auraient aimé presque s'attendre quand vous regardez les commentaires vous voyez bien que vous avez une Bastille d'extrême droite qui vous dit finalement ça aurait été plus simple s'il essayant c'est ce que vous avez dit avec crier à lakbar parce que ça aurait correspondu peut-être à un profil type qui leur permet de rentrer sur des peurs et des inquiétudes et puis de l'autre côté vous avez une polémique qui est encore plus un vrai semblable on en vient à critiquer celui qui sait courageusement interposé parce que il ferait le tour des cathédrales moi j'ai lu comme ça comme le fait ou alors il y a ceux qui le récupèrent alors je pense que j'ai vu des éditos dans Libération ou autre ou honnêtement c'est à dire que d'un côté comme de l'autre on a l'impression que ça correspond pas au profil type qui aurait été parfois attendu ou espérer de certains qui auraient pu plus facilement derrière essayer espérer s'engouffrer dans la brèche pour ensuite susciter une polémique le débat sur la question de l'immigration est un débat qu'on avait antérieurement Annecy qu'on doit avoir malgré Annecy mais qu'on ne doit pas avoir du fait d'Annecy donc du coup vous dites que c'est un acte isolé et qui a pas des grandes je ne dis pas ça je ne dis pas ça parce que je ne peux pas qualifier l'acte qui s'est produit parce qu'encore une fois une enquête qui est ouverte par contre les questions qui se posent en matière d'immigration sur la réponse que nous devons apporter aux Français sur la maîtrise évidemment des flux migratoires sur la capacité que nous avons à savoir qui doit être accueilli qui doit être expulsé espérer essayer d'avoir un débat qui soit enfin rationnel sur la question d'immigration or la rationalité sur les enjeux d'immigration d'un côté comme de l'autre malheureusement l'impression qu'elle a complètement disparu du développement aujourd'hui dans Le Parisien Éric Ciotti qui est le patron du parti LR demande à être reçue par le chef de l'État et met sur la table un référendum immigration pour changer la constitution et faire en sorte qu'on retrouve une sorte de souveraineté sur la question migratoire quel est votre réponse le président de la République a toujours dit qu'il était prêt à recevoir les parties de gouvernement dans le cas de la réforme constitutionnelle que lui-même évidemment souhaite voir aboutir donc dans ce cadre là je ne doute pas qu'évidemment tous les parties de gouvernement qui ont des propositions à mettre sur la table sur la réforme constit professionnels puissent l'être après la question c'est quelle est la réponse efficace encore une fois qu'on peut apporter en matière migratoire aujourd'hui je pense que l'incompréhension elle n'est d'un sentiment d'impuissance vous dites on a des personnes qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et pour autant qu'ils sont encore sur notre sol est-ce que là-dessus c'est un référendum qui est la réponse je crois pas évidemment personne ne peut comprendre que quelqu'un a frappé d'une au qtf reste en France et puissent même dans le pire des cas commettre ici un délit au pire donc on a un vrai sujet de maîtrise de contrôle et de répondre à ce risque de sentiment d'impuissance c'est ce qu'on souhaite faire sur tous les enjeux de simplification et d'accélération des procédures et je crois que ça c'est le bon niveau de réponse c'est tous les accords bilatéraux qui existent pour permettre encore une fois que ces expulsions soient envisagées et après s'il faut tout mettre sur la table avec les LR moi j'ai pas de problème à le faire mettons tout sur la table est-ce que vous avez eu des problèmes avec l'instrumentalisation dont parlait à Nathalie il y a un instant par LR par l'extrême droite mais par ailleurs aussi de ce qui s'est passé à Annecy Olivier Marleix par exemple à très très vite dégainé le scandale absolu pour lui de l'immigration non maîtrisée est-ce que c'est des choses est-ce que c'est des gens avec qui vous pourriez travailler après ça je crois que eux-mêmes à mon avis en regardant de manière enfin manière critique peut-être ce qu'ils ont écrit sur le moment on réalisait qu'ils n'avait pas eu les bons mots la bonne attitude la bonne manière de le faire encore une fois c'est ce que je disais en préalable on doit pouvoir dans notre pays de manière rationnelle et des passionnée parler d'immigration traiter ces sujets non pas parce qu'il s'est passé ce qui s'est passé Annecy mais parce que dans l'absolu les Français attendent qu'on ait des réponses très claires et très efficaces sur les sujets pour prolonger la question de Thomas ce matin Éric Ciotti à nouveau dans le Parisien on en parlait à l'instant qui parle de chaos migratoire le chaos est-ce que est sécuritaire est-ce que est-ce que ce genre de propos déconnecter là pour le coup d'Annecy est-ce que avec ce genre de propos vous pouvez travailler effectivement à un projet de loi pour l'immigration commun avec les moi je crois qu'on a besoin d'avoir un projet de loi sur l'immigration parce qu'on a besoin de résoudre aujourd'hui un certain nombre de situations qui ne le sont pas parce qu'on a des empêchements aujourd'hui réglementaires législatives donc on doit avancer la question c'est avec qui on avance et quels sont les lignes rouges composent il y a des lignes rouges qu'on a posé de manière très claire elles sont supprimera lame la réponse et non pourquoi parce que c'est un enjeu non seulement humaniste mais c'est aussi un enjeu de santé publique contour de la revoir le contour c'est autre chose mais je pensais que j'ai bien dit sur la sur la suppression de revoir le périmètre de l'aide médicale d'État pour expliquer ça c'est en gros qui coûte un milliard un petit peu plus d'un milliard à la sécurité sociale mais ça coûte en fonction du nombre de personnes que vous accueillez donc le vrai sujet il est pas tant sur la mm et sur le nombre de personnes que vous accueillez et sur la capacité de notre pays à être souverain en matière migratoire c'est-à-dire encore une fois savoir qui on accueille qui on souhaite régulariser dans quel cas et est-ce qu'on est en capacité en mesure d'expulser moi je dit il n'y a pas de tabou à avoir et il ne faut pas non plus avoir ni naïveté ni démagogie sur les questions d'immigration donc parler avec celles et ceux qui sont prêts de manière sincère à avancer pour qu'on ait un projet de loi qui protège ne les Français qui sont plus efficaces tant mieux autrement dit est-ce que vous avez une majorité vous dites il faut mettre le projet de loi sur la table mais est-ce que vous avez une majorité pour le voter si vous n'avez pas comme allié une droite qui vous pousse extrêmement loin mais dans c'est à nous deux c'est à nous de savoir encore une fois où nous habitons à les lignes rouges que nous posons si on nous dit que pour avoir un accord il faudrait faire une forme de frexit migratoire et sortir des traités européens la réponse est non la réponse donc il vaut mieux le groupe que je pense le groupe le groupe que je préside encore une fois n'acceptera pas de signer demain et de voter demain un projet où il y aurait une forme de frexit migratoire après est-ce qu'on a le droit de mettre les autres sujets sur la table je sais qu'il y a la question qui peut se poser des quotas du plafonnement parlons-en mais maintenant il faut aller sur des propositions très concrètes concrètement quel serait demain leur projet et quel serait le projet sur lequel nous nous pourrions être d'accord à partir du moment où nous sommes clairs sur les lignes rouges que nous fixons et j'en ai rappelé deux qui me semblent extrêmement régularisation c'est une ligne rouge pour vous pour des travailleurs qui sont là depuis en emploi qui qui sont utiles à l'économie française vous êtes pour la régularisation et c'est une ligne rouge pour vous parce que c'est une immense hypocrisie c'est-à-dire vous pouvez pas avoir des gens qui de manière très régulière chef d'entreprise pour la plupart vous disent qu'ils ont besoin des étrangères et avec le risque vous avez deux risques vous allez risque de celles et ceux qui en profitent et qui sont attentats à la dignité humaine parce que du coup on a des personnes qui ne sont pas dans une situation qui encore une fois digne et donc ça mérite une régularisation et puis surtout encore une fois c'est une formidable hypocrisie de dire qu'on refuse la régularisation alors qu'on sait qu'il y a un certain nombre de métiers un certain nombre de secteurs d'activité ou le pays ne pourrait pas tenir debout si nous n'avions pas et si nous pouvions pas accueillir des hommes et des femmes qui travaillent et qui s'intègre par leur valeur conçoit beaucoup plus ferme beaucoup plus strict beaucoup plus rapide sur la réponse d'expulsion c'est une nécessité mais qu'on soit aussi plus digne et à la hauteur pour régulariser et encore une fois créer ce type de séjour sur les métiers en tension je crois que c'est nécessaire au final ça fait beaucoup de désaccord quand même hein ça fait aussi des points que vous avez pas une majorité pour répondre à la question prenons les Français à témoin qu'est-ce que eux veulent sur les questions migratoires je pense qu'ils attendent cela ils attendent de la clarté ils attendent de l'efficacité ils attendent qu'on puisse encore une fois expulser ce qui n'ont plus rien à faire sur notre sol ils attendent qu'on puisse leur dire clairement qui la France est prête à accueillir ou non et ils attendent aussi d'un point de vue dignité et d'humanisme bah que oui on cesse l'hypocrisie et que ceux qui bossent depuis parfois plusieurs années en France dans un certain nombre de nos secteurs d'activités hôtellerie restauration bâtiments agriculture pas eux puissent être régularisés après cette partie sur Annecy sur la question migratoire sur la question des retraites a priori on s'est dit qu'il y avait aucun rapport entre les deux en revanche chez vous il y a un rapport on vous écoute être en ce moment dans l'hémicycle avec une espèce de bataille de chiffonniers sur une recevabilité au nom d'amendement nous paraît en totale décalage par rapport à l'effroi qui à mon avis submerges notre pays quand des enfants sont pris possibles quand des enfants sont attaqués et qu'apparemment certains d'entre eux très jeunes enfants sont en urgence absolue donc tout nous voulons dire c'est évidemment notre total solidarité et que nos pensées aujourd'hui ne sont tournés que vers les familles alors vous avez été extrêmement critiqué on est une heure à peu près qu'on apprenne ce qui s'est passé à Annecy on vous a accusé d'avoir un politicisé d'avoir instrumentalisé d'avoir allié des choses qui n'avaient rien à voir sous-entendu on est en train de débattre des retraites alors qu'un autre sujet plus important à côté comment est-ce que vous avez entendu ces critiques et est-ce que aujourd'hui vous dites je me suis trompé vous donner l'occasion de clarifier donc tant mieux si je peux essayer de le faire de manière sereine quand on est mal compris c'est souvent qu'on s'est mal exprimé donc je peux très volontiers reconnaître que dans ces cas-là ça veut dire que je me suis mal exprimée mais sur le moment j'ai pas du tout et sincèrement pas du tout une impression de de politiser parce que déjà je disais pas il y a d'un côté eux et de l'autre nouilles il y a pas ceux qui ont raison et ceux qui ont tort on a tous je pense humainement été submergé par une vague de froid on pense tous à nos gamins dans ces cas-là aussi et on s'est retrouvé dans cette émission que à nouveau complètement surchauffé hystérisé et on s'est senti en décalage et j'ai l'impression de ne rien dire d'autre que ça je dis il y a un décalage entre le fait d'être tout de suite maintenant dans cette hémicycle et je parle même pas du sujet qu'on évoquait c'est les retraites ça aurait pu être n'importe quel autre sujet et d'y être de cette manière là avec encore une fois cette cette hystérie c'est incapacité à réussir à poser des sujets calmement même s'il y a de l'affrontement politique et ce qu'on était en train d'apprendre ce que vos propres troupes ne vous comprennent pas finalement enfin soit sur moi j'ai pas eu en tout cas de retour direct de la part de parlementaire de parlementaire du groupe et dans le JDD oui on a toujours des gens on vous accuse alors l'expression est terrible quand il s'agit en particulier d'une femme d'hystérie sur ces questions-là de perdre son ex j'ai pas l'impression d'avoir perdu mes nerfs quand à ceux qui sont très courageux et qui font des Hobbes je les invite à prendre ma place et on en reparlera et on verra il y en a ils auraient fait ils auraient fait mieux faire mais je ne doute pas qu'il y en a qui pense un qui pense pour beaucoup de rôles et notamment beaucoup de rôles qui sont exercés par les femmes mais encore une fois moi par contre j'ai aucun problème encore une fois à reconnaître une maladresse je vais pas essayer de me cacher si j'étais mal compris c'est donc que j'étais malade par contre je prendrai pas non plus des leçons d'essence et dignité ni par l'extrême droite qui immédiatement évolue aller sur un terrain polémique de récupération évidente de ce qui était en train de se passer alors qu'on ne savait rien et qu'on ne sait pas encore tout de ce qui est passé ni de l'extrême gauche franchement la décence et la dignité de l'extrême gauche et de LFI on le subit plus d'un an ce que j'ai vécu moi pèse de meute de harcèlement que vous avez sur les réseaux sociaux parce que c'est ça en fait l'emballement il arrive sur les réseaux sociaux il vient d'où de députer de la France insoumise et de députés d'extrême droite qui touille tous d'ailleurs presque la même chose donc il y a un mot d'ordre qui a été passé qui était je crois assez clair je crois pas que l'attitude qui soit celle de la France insoumise depuis un an qu'on file vraiment à l'élégance au calme à la sérénité à la dignité France Inter [Musique] hashtag question Paul oh berger l'invité de questions politiques jusqu'à 13h en direct alors les retraites on y vient clairement désormais sur le fond est-ce que pour vous c'est terminé est-ce que c'est un dossier qui est maintenant rangé qui n'est plus un sujet politique pour vous en tout cas il y a une loi qui a été promulguée et je crois qu'à un moment quand la loi a été largement largement débattue largement commentée qu'elle a été votée à plusieurs reprises quoi qu'on en dise voter par un enfant au Sénat en commission expertitaire en commission des affaires sociales à l'Assemblée et ça compte quand même parce que c'est comme ça que ce structure nos débats politiques publiques à l'Assemblée nationale quand la loi est définitivement promulguée validé donc par le Conseil constitutionnel qui a validé aussi la procédure le processus démocratique que nous avions choisi il y a ceux qui vont peut-être vouloir figer le pays en considérant que on ne doit plus parler que de ça moi j'ai l'impression qu'il y a d'autres sujets ça veut pas dire que ce sera pas un sujet demain d'une future campagne présidentielle on verra la vérité oblige quand même à dire que à chaque fois qu'il y a une alternance ceux qui sont arrivés au point n'ont jamais remis en question une réforme des retraites qui avait été réalisée la gauche quand elle arrive au pouvoir ne remet pas en question la réforme Sarkozy elle va même plus loin la réforme la réforme Touraine en cause de temps peut-être un peu plus un peu plus récent merci victorien non mais ça donc encore une fois moi je pense qu'il faut pas il faut pas figer le pays il faut accepter qu'on ait le droit de parler d'autres choses combien ils sur les enjeux sociaux qu'on y aille sur l'augmentation des rémunérations qu'on y aille sur la relation qu'on a et le sens qu'on donne au travail dans notre société qu'on est sur l'égalité entre les femmes et les hommes qu'on aille sur l'emploi des seniors mais il y a pas de déception de pas avoir à un moment donné plus vous exprimer dans l'hémicycle sur cette loi est-ce qu'on a pu voter non la question c'est pourquoi on n'a pas pu le faire pourquoi on n'a pas pu le faire parce que pendant 15 jours et vous pouvez retrouver même les écrits de Jean-Luc Mélenchon il a théorisé planifié organiser les choses pour qu'il y a un tel niveau d'obstruction pour que le fameux article 7 c'est-à-dire l'article qui reportait l'âge légal de départ à la retraite ne puisse pas être soumis au vote c'est pas nous qui avons déposé des milliers de d'amendements pour empêcher ce débat il y a quand même vous dites le sujet des retraités derrière c'est possible que socialement il soit derrière mais sur le contexte politique au fond cette crise passion qui a eu autour du fonctionnement de la Cinquième République la polémique autour de l'article 40 ou finalement les députés avaient acquis la possibilité de déposer de faire discuter des propositions de loi y compris qui engagé les finances publiques et là on leur dit non c'est pas possible est-ce que il y a quand même pas un sujet sur le fonctionnement de la 5e République et sur le malaise démocratique que ça peut susciter moi je crois pas déjà ça démontre aussi qu'on a pas de crise institutionnelle que nous institutions fonctionnent et tiennent et avec quelque chose qui est assez équilibré on a en effet de manière définitive en tout cas je le crois avec la proposition de loi d'abrogation qui a été définitivement repoussée clôturé cette page en tout cas elle Assemblée nationale cette page parlementaire sur la question des retraites mais pour autant on a lundi une notion de censure on a lundi de motion de censure donc la motion de censure elle s'exprime sur quoi elle dit deux choses c'est essayer de faire renverser le gouvernement et donc essayer aussi de faire tomber les réformes que nous avons mises en place donc on peut pas à chaque fois dire qu'il y a pas de vote et quand il y a un vote sur une motion de censure faire comme si il n'existait pas et comme si ça ne permettait pas aussi démocratiquement de démontrer que l'assemblée peut s'exprimer l'assemblée elle va à nouveau s'exprimer et elle démontrera à mon avis lundi qu'il n'y a pas de majorité alternative à la nôtre parce que la seule majorité alternative qu'ils peuvent créer c'est l'alliance de tous les contraires c'est l'alliance de toutes les oppositions c'est la seule manière de nous faire battre et d'espérer faire tomber le gouvernement c'est que de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les républicains le Parti socialiste tous s'accordent entre eux je ne crois pas et en tout cas je n'espère pas que c'est tous le même projet politique est-ce que vous considérez qu'Eric Coquerel en tant que président de la commission des finances en validant l'article 40 c'est l'article 40 jours il y a c'est à dire la possibilité d'accepter un amendement ou un texte alors même qu'il n'est pas financé c'est-à-dire qu'il creuse les caisses sans apporter son déplacement de l'autre côté est-ce que vous considérez qu'il est sorti de son rôle qu'il a fait de la politique au lieu de faire du droit et quelles sont les conséquences que vous en tirez doit-il rester doit-il partir de manière évidente de manière évidente quand vous portez une proposition de loi qui coûte 15 milliards d'euros supplémentaires et qui est faussement financé par l'augmentation du prix du tabac vous savez évidemment oui mais il y en a d'autres la tradition veut qu'on les accepte parce que la tradition veut que n'importe quel député est le droit de déposer une proposition de loi pourquoi parce que la plupart des propositions loi elles sont déposées à titre individuel donc l'idée n'est pas de dire on va empêcher même le dépôt de cette proposition donc mais la plupart peuvent le scoop ou la plupart de ces propositions là souvent effectivement génère des charges supplémentaires sauf que la question c'est il y a si on veut aller vraiment au bout des choses sur le sujet allons-y donc il y a le dépôt donc tous les députés ont le droit de déposer leurs initiatives leur proposition de loi et puis après une fois qu'elle est vraiment inscrite qu'on va vraiment pouvoir débattre de contexte alors évidemment normalement le président de la commission des finances si les sollicités doit répondre et là le problème il s'est posé puisque solliciter par la présence de la commission des films présents social ricockerel a dit écoutez moi je considère qu'il y a pas de problème et je considère que c'est totalement constitutionnel sachant pertinemment que ça ne l'était pas donc que tout le monde puisse porter une initiative parlementaire puisse porter une idée puisse porter des convictions politiques oui il faut pas a priori évidemment écarter des propositions de loi elles peuvent tout être déposées est-ce qu'il peut continuer en clair est-ce que ça peut continuer comme ça sachant quand même qu'il y a LeBron pivée présidente de l'Assemblée nationale au début avait considéré qu'on voulait totalement accepter cette proposition c'est après un peu plus tard qu'elle a considéré que ce n'était pas conforme à la Constitution elle n'a pas d'autre choix dans le présente de l'Assemblée nationale que de faire respecter nos institutions et la Constitution et c'est ce qu'elle a fait une position qu'elle a fait quant à Eric Coquerel constitutionnellement et c'est très important depuis la réforme constitutionnelle la présidence de la commission des finances revient à un député de l'opposition ce qui est à mon avis quelque chose de sain encore une fois pour nos institutions mais je pense qu'il faut que dans ces cas-là quand on est président d'une commission on n'est pas à titre partisan on n'est pas président elle est fille elle est communiste RN que sais-je on est président de l'institution on doit faire respecter cette instruction si ça se produit pas on fait quoi on fait rien on attend quelques mois pour dire si oui ou non enfin il accepte d'être un président de commission des finances qui remplit son rôle je crois il en fait un rôle militant partisan mais ça n'est pas ça vocation ce que vous à l'ensemble des parlementaires après de toute façon vous savez que tous les ans de tous les ans pour tous les présidents de commission systématiquement l'Assemblée vote l'Assemblée vote ce qui est certain c'est que cette présence de commission des finances ne peut pas revenir à un député de la majorité elle Constitution doit revenir un député de l'opposition donc c'est un débat qu'on aura mais si on l'a donné un président de l'opposition c'était pour un équilibre donc c'était pour reconnaître la dimension politique de ce poste non c'est pour reconnaître qu'il doit y avoir un équilibre des pouvoirs entre la majorité et l'opposition c'est ça qui est sain mais on le donne pas un président parce qu'il est membre de la France insoumise le membre du Parti socialiste membre des républiques quand même bah non normalement non posant un opposant il est politique dans ces cas-là ça veut dire qu'il sort de son rôle et c'est tout le problème de nos institutions c'est que les institutions elles sont là aussi pour garantir que c'était Valérie rabot il y aurait moins de problèmes je sais pas c'est pas la question elle est elle est vice-présidente d'ailleurs de l'Assemblée nationale c'est pas une petite fonction dans notre assemblée et membre du Parti socialiste c'est elle d'ailleurs qui va porter la motion de censure lundi et on remet pas en cause je crois le fait qu'elle soit vice-présidente par ailleurs de l'Assemblée nationale parce qu'il y a deux rôles différents quand elle préside de nos séances je ne vois pas une présidente socialiste qui préside je vois quelqu'un qui préside nos séances de manière impartiale et ça n'empêche pas de faire de la politique rassemblement national était un excellent vice-président de l'Assemblée nationale vous partagez ce terme c'est une vraie question qu'on doit se poser sur la place ou non qu'on laisse à l'extrême droite et elle est fille au sein au sein de notre émission on a fait le choix au début du mandat de dire qu'on respectait nous pleinement l'équilibre politique que les Français avaient choisi en disant chacun a droit à des postes aussi je pense que ça accrédite l'idée que leur arrivée au pouvoir serait quelque chose de naturel en tout cas de possible ce sont des adversaires politiques ce sont les premiers adversaires politiques nous avons au sein de l'Assemblée nationale ils doivent le rester et c'est d'abord notre responsabilité à nous dans la majorité de démontrer en quoi politiquement hein ils ne sont pas prêts à arriver au pouvoir et pourquoi évidemment les idées qu'il porte ou les valeurs qu'ils portent sont je crois profondément dangereuse par rapport à nous Françoise le fonctionnement de l'Assemblée nationale on sent quand même que vous êtes assez en colère sur tout ce qui s'est passé depuis un an c'est à dire ces tensions extrêmes notamment suscité par la France insoumise est-ce que vous êtes pour au fond un durcissement des règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale ou non une interpellation en disant on peut pas continuer comme ça au regard de ce que ce que constate les Français est-ce que le bon PV doit durcir un peu son management qu'est-ce qui peut se passer à l'Assemblée au regard et un an qui viennent de se produire c'est sûr que jamais autant de projecteurs braqués sur l'Assemblée nationale vous le voyez bien vous-même d'abord en tant que journaliste politique on sait jamais autant intéressé à ce qui se passe à l'Assemblée nationale ce qui est à la fois sain en terme encore une fois d'équilibre des pouvoirs le problème c'est pourquoi on s'y intéresse est-ce qu'on s'y intéresse sur les débats de fonds qui sont les nôtres est-ce qu'on s'y intéresse sur les propositions qu'on porte ou est-ce qu'ils sont aussi intéressants par rapport au climat de l'Assemblée nationale moi j'ai peur que ce soit ce dernier point mais j'ai peur que progressivement ce soit le dernier point qu'il en porte c'est à dire cette peut-être réalisation permanent d'hystérisation permanente des débats parce que si c'est ça les Français vont vite sont détournés et si c'est ça ça va continuer à dégrader l'image qu'elle a trouvé l'Assemblée en tant qu'institution n'est pas sorti renforcée du débat des retraites ça n'est pas vrai elle est sortie je pense collectivement affaiblie après on peut toujours pointer la responsabilité des uns les autres à la fin les Français font pas tellement dans le détail je pense et ils se disent à quoi ça sert cette assemblée avec ce mode de fonctionnement là avec ce vacarme permanent donc est-ce qu'il faut durcir les règles il faut les faire appliquer je crois que elles sont appliquées ça dépend de chacun évidemment et puis vous avez une stratégie vous avez une stratégie politique et celle de la France insoumise qui est encore une fois écrite verbalisé théorisée de dire il faut tout conflictualiser mais qui complique l'Assemblée nationale dans les solutions à trouver est-ce que l'initiative législative c'est à dire le fait de pouvoir porter des textes est-ce qu'elle doit est-ce qu'elle doit continuer cette initiative législative à être à 80% détenu par exécutif est-ce que finalement il est pas là le problème parce que l'exécutif n'a pas une majorité absolue à l'Assemblée nationale donc ces textes sont quand même du mal à aboutir à être adopté en tout cas pour ceux qui peuvent être compliqués comme la réforme des retraites ou l'immigration est-ce que finalement il faudrait plus d'initiatives des députés qui se mettent d'accord pour fabriquer la loi est-ce que c'est une solution c'est quand même ce qu'on a fait je trouve qu'il y a eu aussi une reprise en main politique de notre assemblée qui est beaucoup plus forte que dans les années passées parce que les circonstances sont permis passent aussi nous dans la majorité on la favorisé on a un certain nombre de proposition de loi qui ont abouti et qui sont allés contre des corporatismes que ce soit ici sur la question de l'accès aux soins que ce soit sur la grande distribution que ce soit sur la lutte contre les squats et le respect de la propriété privée enfin on peut citer beaucoup d'exemples d'initiatives parlementaires et ça c'est intéressant y compris d'initiative transpartizanes sur la question des influenceurs la loi vient d'être promulguée c'est une initiative transpartizane et Renaissance et Parti socialiste donc un ça veut dire que c'est possible c'est possible du problème pas avancer après ce qu'il faut l'accentuer peut-être c'est une question plus profonde en fait que vous posez sur l'équilibre de nos institutions l'organisation des pouvoirs la maîtrise ou pas son propre agenda et ça c'est de la révision constitutionnelle mais ça ça dépend pour le coup une révision console du 3/5 des parlementaires est-ce que oui ou non on a une majorité aujourd'hui à l'Assemblée au Sénat pour dire qu'on doit faire bouger les lignes moi je le crois profondément parce que sinon ça donne le sentiment aux Français Encore une fois d'une forme de décalage entre le mode de fonctionnement des institutions et la tente majeure qui est celle des Français vis-à-vis du politique Françoise un cas très pratique sur ce dont on passe c'est-à-dire l'initiative parlementaire et la possibilité de débattre même hors gouvernement il va y avoir une proposition de loi qui intéresse tout le monde c'est l'accès aux soins vous savez sur les déserts médicaux une proposition de loi composée de voilà par Frédéric Valtou et il est question qui est des amendements pour réglementer des médecins pour le moment on est plutôt en libre accès et là vu l'importance dans certaines zones des déserts médicaux ce serait obligé les médecins à avoir la liberté d'installation dans les zones en tension et leur interdire ailleurs est-ce que vous en tant que président du groupe Renaissance vous diriez ok banco on fait ça on vote ça ou comment vous allez vous positionner sur un débat qui je crois parcourt tous les groupes politiques parce qu'en vérité les déserts médicaux aujourd'hui c'est pas concentré sur un ou deux territoires et territoires il y a encore plus de pénurie qu'ailleurs mais dans quelques années Paris va devenir le premier désert médical tout simplement parce qu'on a un médecin sur deux dans notre pays qui a plus de 60 ans donc quand vous donnez ce chiffre là vous voyez bien quand même la difficulté qui est devant nous moi je ne suis pas en faveur de cette proposition qui est déposée par un horizon de la proposition nous l'avons cosigné je ne suis pas en faveur d'être amendements qui vont être pose de s'installer quelque part c'est qu'on interdit de s'installer là il y a trop de gens en clair dans le sud si vous voulez vous installer on vous dit il y a trop de monde allez plutôt ailleurs on est d'accord oui pourquoi vous êtes pourquoi en disant vous avez 45000 médecins qui ont été diplômés et vous en avez seulement 5000 qui se sont installés en libéral ce qui donc interroge alors qu'aujourd'hui il y a une liberté d'installation ça veut dire qu'aujourd'hui un certain nombre de médecins qui font plus de 10 ans d'études et qui ne veulent pas un moment s'installer en libéral pour plein de raisons pour un enjeu de rémunération pour un enjeu de reconnaissance dans la société pour un partage aussi de l'exercice de la médecine où ils veulent pas être en pratique isolée le sol médecin alors qu'il y a pas à côté une sage-femme un kiné infirmier etc pour aussi des sujets de violence auxquels ils ont pu être soumis enfin il y a une multitude de facteurs si demain vous faites ça concrètement ce qui va se passer c'est que les médecins vous diront si vous m'interdisez moi qui ai 30 ans qui est fait 10 ans d'études qui est peut-être construit une famille qui est peut-être une femme ou un mari un compagnon des enfants si vous m'obligez à aller dans tel ou tel territoire et bien je ferai le pari de Me déconventionner j'irai ailleurs ou j'irai dans le privé où j'irai à l'étranger où je travaillerai en labo donc je peux comprendre évidemment on a tous en tant qu'élune pression qui est énorme sur la question de l'accès aux soins parce que c'est une angoisse majeure rassemblement national donc ça concerne tous les groupes enfin mais bien sûr mais parce que la question c'est est-ce qu'il faut apporter une réponse qui est agréable à l'oreille parce qu'on se dit bah après tout c'est facile il y a des médecins diplômés on va leur dire oui il s'installe ou est-ce qu'on se dit attention qu'elles en serait les conséquences cette idée là elle aurait pu exister quand on avait trop médecin aujourd'hui on est en pénurie on est en forme pas assez c'est pour ça qu'on a supprimé le numéro ce que juste c'est pour ça qu'on a largement augmenté le nombre de personnes formées et je crois qu'en tout cas si demain on met en place cette obligation ce sera une fausse promesse aux Français parce qu'ils auront l'impression dans certains territoires ils auront du jour au lendemain des médecins qui s'installeront alors qu'en vérité je pense qu'à la fin on aura moins de médecins qui s'installeront en médecine libérale et donc ça veut dire que tous nos territoires se répands a annoncé un plan ruralité qui sera annoncé la semaine prochaine avec notamment le développement de petits commerces dans les zones rurales est-ce que vous avez parti d'un plan d'ensemble pour ramener les médecins dans des zones où il y en a pas c'est un enjeu d'être activité en général des territoires vous allez vous installer dans un territoire quand vous savez que vous pouvez y faire garder par exemple vos enfants en bas âge quand vous savez que vous avez des services publics qui vous permettent aussi tout simplement d'avoir un territoire qui est vivant qui est dynamique c'est tout ce qu'on essaye de faire sur certains de programmes qui existent pour ce qu'on appelle les petites villes de demain ce qu'on va faire en effet sur les questions de la ruralité sur le soutien nos commerces sur la revitalisation des centres-bourg sur la question du logement et de la rénovation d'un certain nombre de logements mais encore une fois moi je veux pas qu'on manque aux gens mentir ne pas leur dire qu'on est en pénurie on est en pénurie on a une démographie médicale qui est devant nous et qui est difficile mais dans les petits villages la pénurie on la vie une commune donc je vous assure que ça c'est l'angoisse que moi-même j'ai pas de pédiatre pour ma fille il y a pas de solution on n'arrive pas à avoir de médecin traitant quand on déménage que nos médecins traitant partent à la retraite donc qu'est-ce que c'est davantage que la contrainte de créer les conditions de ramener le désir chez les médecins assistés donc on augmente le nombre de médecins qu'on forme chaque année on fait monter en compétences toutes les professions médicales regardez ça veut dire quoi et typiquement regarder quand nous vous êtes une femme vous avez difficilement aujourd'hui un gynécologue il y a plus de gynéco dans nos territoires mais qu'est-ce qu'on fait on a fait en sorte que les sages-femmes et plus de compétences qu'on élargisse les compétences qui sont les deux on fait en sorte par exemple que d'autres professions puissent exercer d'autres compétences aujourd'hui posent covid ça paraît une évidence qu'en pharmacien puisse vous vacciner mais avant le covid on nous disait que un scandale si on osait faire en sorte qu'un pharmacien vaccine aujourd'hui c'est évident donc on fait monter en compétences toutes les autres professions médicales parce qu'il faut pas être corporativement la matière il faut impérativement encore une fois qu'on arrive à répondre aujourd'hui avec le nombre de soignants que nous avons au défi qui sont les nôtres et on ajoute un peu de contrainte sur la question de la permanence des soins sur la question des gardes notamment parce que c'est ça aussi l'angoisse quand vous avez de moins en moins de médecins c'est concrètement comment vous faites si vous arrivez en Pépin le week-end et comment on fait pour que toute cette charge ne se reporte pas ensuite sur l'hôpital public et sur nos urgences vous venez de dire qu'il fallait pas mentir aux Français alors on va pas aux auditeurs non tous les ministères tous les ministres tout le monde les journées politiques on peut s'en fichier sont agitées par le remaniement et tout le monde dit en gros et Emmanuel Macron peut plus supporter Isabelle borne il faut que ça change alors d'autres c'est vrai ou pas j'ai dit je dis est-ce que c'est vrai est-ce que c'est ça la solution est-ce que c'est un problème politique est-ce que c'est un problème de compatibilité intellectuelle on en est où mais vous savez très bien mais enfin vous me permettrez quand même de penser que si vous me posez très régulièrement la question c'est pas non plus la question sur laquelle moi localement je suis harcelée ou les parlementaires de la maturité générale c'est intéressant c'est pas ça que les Français nous demandent quand on fait les marchés alors admettons qu'on a fait toute la première émission parti de l'émission sur les questions sur les marchés et admettons aussi et dans l'idée on dit que vous perdez vos nerfs dès qu'on parle de remaniement non globalement est-ce qu'il faut à nouveau souffle je suis présidente de groupes j'ai la chance de présider un groupe où on fait de la politique en permanence on porte des initiatives politiques on porte des propositions de loi ou rien ne peut exister sans les parlementaires de la majorité et où c'est à nous aussi de construire en permanence c'est majorité plus largement est-ce que personne et je l'ai souhaité et j'ai été élu à ce poste j'ai pas été donc si on vous propose un poste de la question serait comme ça tellement vous êtes bien l'assemblée la question elle se pose pas comme ça si je réponds à votre question non et que je le balai d'un revers de la main vous direz immédiatement soit je dis pas la vérité soit l'aide d'une arrogance infinie et si je réponds oui ça donnera le sentiment que je me moque du rôle qui est le mien alors que j'aime ce que j'ai sentiments politiques qu'on devrait et encore une fois moi ce que je ne sais pas l'intimité des relations je vois les offres entre les uns et les autres ça vous intéresse commentaires c'est pas mon sujet je crois que ça pollue le débat politique je crois qu'avoir en permanence des offres des uns contre les autres de nourrir des articles parce qu'il y a une personne qui a un moment pareil quelque chose qui est négatif non mais que au bout d'un an de vie à Matignon il a été délégué de l'ARS de l'agence régionale de santé Île-de-France au pire moment c'est à dire au moment de la crise sanitaire c'est un grand serviteur de l'État moi j'ai la chance de travailler avec lui c'est quelqu'un qui aime profondément l'état la manière avec laquelle on travaille pour me dire bah non vraiment pas et se dire que après avoir servi comme il l'a fait pendant la crise covid au cœur de la région de France et après avoir été un an au cœur d'une machine qui est quand même un rouleau compresseur assez en vraisemblable à Matignon on regarde du contexte qu'on a à un moment il souhaite pouvoir bouger ça me paraît quelque chose d'assez humain d'assez naturel il a bien le droit honnêtement parce que il a particulièrement bien serviette et après j'ai pas à vous répondre je suis pas dans l'intimité des relations entre le Président de la République en vous disant il faut peut-être changer un petit peu en allant un petit peu plus vers la droite dans le positionnement quand on entend Elizabeth borne qui était hostile à un projet de loi sur l'immigration on entend tous que les jours de Pâques sont comptés on entend qu'il y a des ministres qui sont des invisibles qui se sont appelés eux-mêmes les invisibles comme François brode et le fameux Papen Diagne c'est pas simplement parce qu'on passe notre temps à les fouiner je dis pas le contraire c'est juste qu'encore une fois il y a une personne qui a un moment prendra s'il le souhaite on est intéressé par votre avis parce que de dire si tel ou tel ministre doit ou être changés ce que je peux vous dire en tout cas si vous m'interrogez sur la première mise c'est que moi en tant que présidente de groupe j'ai la chance de travailler avec elle je peux pas vous dire autre chose je travaille au quotidien avec elle je vois à quel point en toutes celles et ceux en tout cas je pense que toutes celles et ceux qui aimeraient au prétendre un jour être à Matignon ne mesure pas la charge que c'est ne mesure pas le travail qu'il faut et l'abnégation qu'il faut et je sais en tout cas que c'est maintenant mais je sais qu'en tout cas c'est un grand serviteur de l'État lisabeth borne et qu'on a de la chance de l'avoir à ce poste là parce que permettant à dire peut-être plus de manière plus personnelle qu'à ce niveau là j'ai rarement rencontré des gens qui se soucient autant de la fonction et aussi peu de leur avenir personnel peut-être c'est rare en politique la politique c'est aussi un métier c'est votre métier on a cité les invites on a suivi on a cité les invisibles François Braun Papen Guy c'est deux personnalités qui viennent de la société civile est-ce que vous sentez qu'il y a un souci à cet endroit là pour incarner la fonction je crois pas que ce soit un métier déjà moi j'ai pas vocation à être encore là dans 10 ans pendant 15 ans moi je crois profondément que il faut que ce soit un métier je parle pas du métier pour une vie entière je pense était considéré comme ça après oui il faut savoir sans doute le faire il faut savoir aussi sans doute le faire savoir beaucoup plus qu'avant c'est peut-être ça aussi les difficultés dans laquelle on est c'est que celles et ceux qui travaillent et on le voit pas suffisamment dans l'impression qu'il n'existe pas excusez-moi de vous dire que c'est interroge aussi parfois les médias sur la manière avec laquelle des informations mais des annonces qui pour moi sont importantes je me souviens par exemple d'une annonce qui est majeure sur la question des bourses et des étudiants c'est 500 millions d'euros de quand même qui ont été mis sur la table de revalorisation des bourses Sylvie Retailleau a fait un énorme travail sur le sujet et finalement on a par exemple et pour le sujet puisse en parler sur l'école par exemple les annonces de mixité scolaire annoncé en grande pompe par le ministre de l'éducation nationale ça fait largement chut on en a parlé oui mais après je vous dis pas encore une fois c'est pas le bon mode d'emploi pour chacun c'est pas à moi de conseiller aussi peu de ministres réussir à émerger c'est comme un problème ça je sais pas si vraiment dans il y a dix ans où il y a 15 ans c'était profondément différent c'était aussi des gens qu'on connaissait depuis plus longtemps vous avez et on nous a dit la même chose au sein de la majorité aujourd'hui je vois qu'on a plus les mêmes critiques dans le mandat précédent on était tous parce que on devenait d'être élu des Playmobil sans aucune conviction aujourd'hui je crois pas qu'on nous dise ça et ça veut pas dire qu'on l'était pour autant dans le précédent mandat c'était des parlementaires qui avaient des convictions qui savaient pourquoi ils étaient là mais aujourd'hui peut-être parce qu'on a gagné de manière assez logique en maturité en expérience politique en liberté aussi et bien c'est des reproches qu'on nous fait plus et moi j'ai vu des parlementaires qui ont été élus en 2022 et qui existent qui existent parce qu'ils ont des propos parce qu'ils ont des convictions parce que ils ont des engagements parce qu'ils portent des initiatives parlementaires il y en a dit il y en a 20 il y en a vraiment très peu mais je peux vous en citer je vous citer Marc ferrachi de manière évidente sur la question du travail sur la question l'Ukraine Guillaume casberian qui a porté sa loi sur la question d'escouade Maude Braison et Pierre Cazeneuve qui se sont engagés sur les enjeux énergétiques et développement durable évidemment après ce qui a théveno sur la santé des femmes en vrai vraiment la liste elle peut être extrêmement longue de d'hommes et de femmes compétents nouveaux écoutez en tout cas ils sont invités sur vos plateaux je crois qu'il ne commettent pas d'erreur il ne commettent pas d'erreur ce qui est déjà important et qu'il porte des convictions fortes on sait exonère des problèmes d'hommes ou de femmes on a quand même un gouvernement qui a pas de majorité absolue qui est quand même assez inconfortable on l'a vu dans la réforme des retraites puisque il n'y a pas eu d'allier pour l'affaire est-ce que vous en tant président d'un groupe qui est peut-être un peu plus à droite que la précédente législature est-ce que vous vous soyez plus à l'aise avec un premier ministre que franchement de droite une autre majorité ou est-ce que vous pensez que c'est tenable de rester les 4 dernières années toujours dans une configuration où on va chercher tantôt à gauche tantôt à droite de quoi faire passer les textes de toute façon la majorité c'est une donne des Français et c'est eux qui même si individuellement ils ont voté pour chacun de leur 577 députés à la fin quand on les interroge de manière régulière ils disent qu'ils sont finalement satisfaits de cette situation cette histoire à la fois qu'on soit pas en majorité absolue c'est à dire qu'ils nous ont imposé d'aller faire du compromis d'aller faire du consensus nous ont rendu la tâche plus difficile et finalement ça ils en sont heureux mais en même temps ils nous ont pas mis en cohabitation il y a pas une autre majorité qui s'est formée alternative à la nôtre depuis un an les propositions des oppositions qui ont émergé depuis un an c'est lesquels concrètement qu'est-ce que les oppositions ont fait à devenir depuis un an de manière concrète oui mais dans ces cas-là oui mais dans ces cas là vous savez le rassemblement national le Front national l'a proposé à l'Assemblée nationale le Front national l'a voté et la gauche ne l'a pas voté donc à un moment chacun est mis aussi devant sa propre cohérence au moment où il y a où il y a un vote donc je ne sais pas si ça peut durer quatre ans je sais qu'en tout cas par rapport à ce qu'on nous prédisait il y a un an on nous disait que ça ne tiendrait pas quelques semaines ça ne tiendrait pas quelques mois à la fin on a réussi à dégager des majorités sur les textes et c'est évidemment plus difficile en même temps évidemment plus important l'image du vacarme du bruit qui est une volonté politique de la part d'un groupe parce qu'il y a cette volonté du tout conflictualiser mais à la fin on a réussi à avancer à la fin le cap sur le travail il a été tracé la réforme de l'assurance chômage évidemment la question des retraites la réforme du lycée professionnel sur la question énergétique et la loi sur le nucléaire c'est à dire c'est centrales nucléaires quand même qui vont être mises en œuvre et évidemment la question sur les j'ai renouvelable donc ça veut dire que tout ça on a su le faire et sur le régalien on l'a fait on a fait une loi structurante sur la sécurité intérieure après 10000 policiers gendarmes on demande après il faut quand même il faut garder de se dire qui a été voté et très largement parce que sur les alors d'abord pour nous garantissez un calendrier sur l'immigration parce que j'ai même vu récemment un de vos collègues ministres qui lui-même n'avait pas encore totalement compris qu'elle était le calendrier est-ce qu'on votre impression et que vous trouverez des forces d'appoint et quand est-ce que tout ça va se passer on est sûr que c'est un seul texte on est sur c'est en septembre le présent de l'Inde 3 le président de l'Afrique a demandé au ministre de l'Intérieur de faire toutes les concertations nécessaires pour voir si on pouvait dégager une majorité donc il faut accepter de laisser le temps au ministre de l'Intérieur jusque sans doute à la fin du mois pour voir si oui ou non c'est possible et sur quelle base et nous on a dit à la fois qu'elles étaient les points sur lesquels on était d'accord pour avancer y compris avec les LR mais je pense y compris avec une partie de la gauche et aussi des lignes rouges qu'on a tracé parce que l'idée n'est pas de faire voter une loi pour faire voter une loi c'est de faire voter une loi qui tient sur nos valeurs et surtout qui est efficace pour les Français donc je pense que d'ici la fin juin c'est le Ministre en charge était d'accord par exemple pour voir si le contour les contours de l'Ame je ne pouvait pas être modifié alors qu'on a eu l'impression que du côté de renaissance c'était Noé nous ce qu'on dit sur la me sur ce sujet pour conclure c'est non à la suppression de l'Ame non à la réduction au simple soin urgent parce que ça pourrait provoquer des risques sanitaires importants et ce qu'il faut revoir par le panier de soins l'offre de soins s'il faut travailler à cela on y est prêt mais on a fixé je crois des lignes rouges qui sont très claires j'en profite qu'on soit revenu sur l'immigration pour parler de l'Union européenne qui s'est mis d'accord sur une nouvelle politique sur les demandeurs d'asile répartition chaque pays membre de l'Union européenne va être prié de prendre sa part des demandeurs d'asile ça fait à peu près 30 000 demandeurs d'asile par an par pays bonne mesure ou pas question elle ne peut pas sauf à vouloir encore une fois le frexit migratoire se régler hors du contexte européen et on ne peut pas de la même manière laisser seul un certain nombre de pays dans lequel les entrées parce que géographiquement c'est se concentre sur ces pays là donc oui la réforme l'exigence et de fermeté et d'humanisme elle doit être évidemment partagée entre l'ensemble des pays membres de l'Union européenne et la sanction financière du coup elle est nécessaire et suffisante 20000 en tout cas qu'il faut envoyer un signal qui est très clair qui est de dire qu'on ne peut pas accepter que des pays de l'Un européenne s'exonaire de toute responsabilité en matière migratoire un mot peut être sur la réunion hier autour de Bernard Cazeneuve François Hollande la gauche de gouvernement qui pense l'avenir est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous une triste nouvelle ou une mauvaise nouvelle je suis pas vraiment de jugement de jugement à porté sur le sujet ce qui est moi je préfère qu'on ait des alternatives politiques qui existent et qui soit des alternatives politiques républicaines je préfère combattre mais je préfère avoir des adversaires politiques qui sont claires sur notamment des questions républicaines des questions de laïcité plutôt que des adversaires politiques qui ont tourné le dos notamment à gauche sur ces valeurs là ça veut pas dire qu'on sera d'accord ça veut pas dire qu'on se combattra pas mais je crois que c'est plutôt rassurant de devoir qu'on a des initiatives politiques qui existent et qui peuvent encore une fois être dans un champ qui est pour moi en méchant républicain est-ce que ça veut dire aussi c'est qu'au fond ces électorat hollandais qui a été en partie captée par Emmanuel Macron il risque de repartir ça veut dire qu'il y a peut-être un échec majorité nous donnait pas quelques semaines donc je pense qu'on a fait la démonstration qu'on pouvait quand même encore produire des choses et qui est des effets concrets cette force centrale au-delà de l'avenir des manuels de ce groupe c'est parce que je crois profondément à ce qu'on a fait ce qu'il a initié depuis 2016 dans la construction de cette de ce groupe centrale quand on voit son interview dans L'Express et propositions qui vous fait sur l'accord de 68 on convergent déjà sur le soutien très clair au président de la République au fait qu'on a intérêt à ce que c'est libre oui mais parce que de toute façon personne ne réussira sur l'échec collectif ça marche pas comme ça la vie politique donc personne ne pourra s'exonérer du bilan qui sera le nôtre et tout le monde aura intérêt à ce qu'on ait un bon bilan et qu'on est démontré qu'on était efficace si on veut combattre les extrêmes qui sont aujourd'hui nos adversaires nos adversaires ne s'appelle pas Édouard Philippe c'est un allié c'est un partenaire de manière évidente merci Aurore berger notre invité on se retrouve dimanche prochain merci à tous pour un nouveau numéro de question politique [Musique]
Aurore Bergé