Nicolas Dupont-Aignan invité de Mardi Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Vous êtes président de Debout la France et député de l'Essonne.
- 0:33OuverteRéponse directe
Est-ce que votre parti est coincé entre le Front National et les Républicains ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Vous avez tenté un ticket avec Marine Le Pen lors de la présidentielle. Pourquoi cela a-t-il échoué ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Où vous situez-vous politiquement aujourd'hui ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Votre nouveau mouvement est une plateforme Internet ?
- 3:07RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'auriez pas dû travailler à l'union avant de vous allier au second tour avec Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56PrésentateurChiffre
« J'ai quand même rassemblé près de 2 millions de Français à la présidentielle. »
- 1:00PrésentateurChiffre
« Les sondages me donnaient 1%. On a été presque à 5%. »
- 1:09PrésentateurChiffre
« Nous n'avons jamais eu autant d'adhésion. »
- 3:44PrésentateurChiffre
« Nous avons quasiment eu une augmentation de 50%, 5000 adhérents de plus. »
- 3:55PrésentateurChiffre
« Le dernier sondage, le seul parti d'opposition à Macron qui progresse, c'est le nôtre. »
- 4:01PrésentateurChiffre
« 6% aux Européennes. »
- 4:09PrésentateurChiffre
« Mme Le Pen affronte un certain recul à 17%. »
- 5:07PrésentateurPromesse
« Cette alternative, elle viendra d'un programme de redressement national, sérieux, serein. »
- 6:13PrésentateurChiffre
« Ce programme, avec la plateforme Les Amoureux de la France, 1 500 000 connexions. »
- 10:52PrésentateurFait
« Les Français avaient le choix entre Macron et Macron. »
- 14:25PrésentateurFait
« La vraie vie, c'est l'augmentation de la taxe sur l'essence. »
- 14:31PrésentateurFait
« La vraie vie, c'est l'insécurité qui explose. »
- 14:33PrésentateurFait
« La vraie vie, c'est l'immigration qui n'est plus maîtrisée. »
- 15:21PrésentateurFait
« J'étais l'un des rares qui étaient hostiles à l'invasion de la Libye. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Intervenant11 %
- ?8 %
- Présentateur 28 %
≈ 45,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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RFI
et
France 24 présentent
Mardi
Politique.
Retour
dans Mardi Politique avec Frédéric Rivière. Nous recevons notre deuxième invité. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Madame. Vous êtes président de Debout la France et vous êtes député de l'Essonne. Alors Debout la France,
c
'est votre parti coincé entre le Front National et les Républicains, droite souverainiste, droite qui n'aime pas tellement l'Europe. On le sait, vous avez tenté en pleine campagne présidentielle de faire un ticket avec Marine Le Pen qui a tourné court aujourd'hui. Elle vous fait encore les yeux doux, mais vous habitez où aujourd'hui vous Nicolas Dupont-Aignan ? Je suis gaulliste, je n
'ai
pas changé. J'ai quand même rassemblé près de 2 millions de Français à la présidentielle.
Les
sondages me donnaient 1%. On a été presque à 5%. J'ai un parti qui bénéficie du financement politique, des milliers d'élus locaux. Nous n'avons jamais eu autant d'adhésion. Je ne me situe pas du tout comme coincé, comme vous le disiez, entre le Front National et les Républicains. Je crois
que
face à la recomposition politique...
Mais si vous voulez
changer les choses, vous vous accédiez au pouvoir. Parce qu'après chez vos idées un peu dans le désert,
encore vous faites avancer le
public. Avoir 2 millions de Français qui me suivent, ce n
'est
pas dans le désert. Je milite, oui, pour une union de ce que j'appelle les amoureux de la France.
C
'est votre nouveau mouvement, ça ? Ce n
'est
pas un mouvement. C'est une plateforme Internet qu'on a lancée avec plusieurs personnalités et qui vise tout simplement à prendre acte
du
souhait de nos électeurs, à prendre acte de la recomposition politique qui est en cours. Parce qu'il s'est passé quelque chose à la présidentielle. Emmanuel Macron a rassemblé ceux qui gouvernaient la France depuis 20 ans, avec les résultats que l'on sait, les a fait passer avec un tour de magie assez exceptionnel pour moderne, alors que ce ne sont que les enfants de ceux qui nous ont ruinés. Ceux de droite et de gauche, la gauche mondialiste, la droite mondialiste, européiste si vous voulez, qui se croient modernes. Il les a rassemblés. Il a au moins fait ça.
Ils
sont tous ensemble. Quand ils vont faire naufrage et quand les Français seront lassés, on sera débarrassés. M. Mélenchon
a
pris acte de ça et a réunifié la gauche radicale. Et à droite, c'est le chacun pour soi. Et c'est vrai que j'aspire à une union qui aille des républicains qui ne vont pas chez Macron, au Front National qui se rénovent, avec Debout la France, pour que l'on puisse forger une coalition
qui
s'entend sur l'essentiel.
Et l'essentiel, pardonnez-moi,
c'est ce que me disent les électeurs. Les électeurs, je croise, ils me disent qu'on a voté républicain, parfois on a voté Front National, parfois Debout la France. On est d'accord sur les frontières. On est d'accord sur le besoin d'une autre Europe. On est d'accord sur le besoin d'aider les territoires qui sont en train de crever. On va évoquer
tout ça.
Donc voilà, il faut faire cette union. Est-ce que vous n'auriez pas dû faire les choses dans l'autre sens ?
C
'est-à-dire travailler à cette union, au lieu de vous allier au deuxième tour avec Marine Le Pen, est-ce que cette démarche-là, elle ne vous a pas fait perdre votre singularité et aussi une part de votre respectabilité ? Alors, quelle
respectabilité ? On est en démocratie. Vous
le
savez, vous l'entendez. Mais je vais vous dire, j'en ai pris plein à la fin. Je vais vous répondre.
Répondez-moi sur la
respectabilité d'abord si vous
voulez, mais n'oubliez pas la singularité, parce que vous aviez une position
singulière.
Mais
je reste le même. Et je vais vous dire, j'en ai pris plein la figure.
Je
n'ai jamais compté autant d'adhérents à Debout la France. Nous avons quasiment eu une augmentation de 50%, 5000 adhérents de plus. Les codes de popularité que je regarde quand même, parce qu'on regarde tous, n'ont jamais été aussi hautes. Le dernier sondage, le seul parti d'opposition à Macron qui progresse, c'est le nôtre. Alors vous allez me dire, ce n
'est
pas grand-chose, 6% aux Européennes. 6% mais,
je vois que les Républicains
sont à 12, de M. Wauquiez,
qui a mille
fois plus de temps d'antenne que moi. Et je vois que Mme Le Pen
affronte
un certain recul.
À
17%. Oui, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que les Français voient très bien qui je suis, ce que j'ai fait. Moi, je suis fier
de
ne pas être un lâche
et
d'avoir choisi au second tour. J'ai fait mon choix. Je l'assume. Pour autant, parce que j'ai eu le courage de faire ce choix. Pourquoi vous avez fait machine arrière après ? Mais je n
'ai
pas fait machine arrière. Ça, c'est le...
Il
y a eu une espèce de délire médiatique, pardonnez-moi, qui a voulu faire
de
moi une espèce de nouveau Front National. J'ai dit... Reprenez le discours de Villepinte. Non, c'est
pas
très que
je... J'ai
dit aux membres du Front National, je n'irai pas au Front National. Je vous soutiens au second tour parce que je fais un choix, comme les électeurs. D'ailleurs, ils ont été plus de 10 millions à faire le même.
C
'est pas négligeable. Et en revanche,
je
demande une union, une coalition
qui
tire les leçons de l'échec de la présidentielle. Et je demande un programme plus sérieux,
un
programme qui entende le
besoin...
Quand vous
dites plus sérieux,
par rapport à quoi ? À celui de Marine Le
Pen
?
Par rapport au
programme initial. Mais j'avais déjà réfléchi pas mal les choses puisque, souvenez-vous, j'étais le responsable de l'infléchissement sur la sortie de l'euro. Et donc peut-être le responsable
de ce fiasco lors du débat ? Non, je n'étais pas au débat. Alors,
elle
n
'a
pas bien compris, on lui a mal expliqué. Qu'est
-ce qui s'est passé ? Je ne vais pas revenir
dessus, je ne
suis
pas là pour
enfoncer qu'il compte. C
'est quand même, effectivement, votre idée qui, au
cours du débat, est
apparue invraisemblable
dans la bouche
de Marine Le Pen.
Personne n'a rien compris. Moi, tout au long
de la campagne, je l'ai développée très bien et tout le monde l'a compris. J'ai dit simplement...
Donc elle l'a mal expliqué, alors ?
Je ne rentrerai pas là-dedans. Je ne
suis
pas là pour faire des leçons aux uns et aux autres. Je suis là maintenant pour dire, face au mondialisme destructeur,
que
les Français vont payer très cher d'Emmanuel Macron, et les retraités vont comprendre la fin du mois, et tous les autres,
il
y a une alternative à bâtir. Cette alternative, elle viendra d'un programme de redressement national, sérieux, serein, qui rassure les Français qui n'ont pas été convaincus au second tour. Ce programme, avec la plateforme Les Amoureux de la France, 1 500 000 connexions, 1 500 000 connexions, c'est considérable. Des électeurs de partout. Eh bien, nous allons le forger. Et nous allons le forger avec la base, avec le terrain, pas avec les grands chefs. M. Wauquiez ne
veut
pas parler de Mme Le Pen. M. Philippot, il a quitté Mme Le Pen. Oui, donc ça, pour
votre coalition, ça va être compliqué, pour votre coalition. Mais non,
mais la coalition, elle va se faire à la base. M. Macron, il a fait comment ?
Il
a demandé l'autorisation de M. Hollande
et
de M. Valls ? Non, il a fait le boulot, avec la base. Eh bien, moi, je le dis très clairement aux électeurs de droite, qu'ils soient républicains, Front National, debout la France, on est d'accord sur 90% des...
Mais il y a un moment, il faut bien que ça soit... Non, mais il est d'accord, mais il y a un moment... Il va pas en base ?
Oui.
Non, mais il y a un moment, il faut bien que ça soit structuré. Vous voulez faire
ce qu'a fait Emmanuel Macron, au
fond ?
En quelque sorte, dans la démarche, je veux qu'on arrête avec les querelles de clochers, d'égo, de partis. Je veux que Républicains, Front National, debout la France, chrétiens démocrates et d'autres... Philippot
aussi
? Oui,
bien
sûr, autour de la table. Et qu'on dise, entre M. Macron, M. Mélenchon et nous, il y
a
une différence. Et si on veut pas
être
rayé de la carte demain et assister à un second tour en 2022, Macron-Mélenchon, on a intérêt à se réveiller. Et il y a des millions d'électeurs de droite, et au-delà de la droite, de patriotes républicains qui aiment la France, qui en ont assez de voir nos divisions. Et donc, moi, je serais le militant inlassable de
l'unité.
Et tout
ça, ce serait
derrière vous ? Pas derrière moi,
je l'ai dit très clairement. Mais il faut un leader, non
? Non. D'abord, on se met d'accord sur un projet politique. Enfin, celui qui lance l'initiative, en général, c'est pas trop, non
? Non,
vous savez,
qui,
en 2016, pensait qu'Emmanuel Macron serait élu
?
C'est lui qui
a lancé cette initiative.
Alors, la question des
personnes... Vous prenez exemple sur
Emmanuel Macron, donc c'est à vous entendre.
Je dis
qu'il
y a
un vieux monde politique qui s'effondre. Je dis que le vrai clivage
qui
émerge, et qui me réjouit parce que c'est le clivage réel, est entre ceux qui veulent conserver une France maître de son destin, socialement juste, qui inclut tous les territoires, et ce mondialisme destructeur qui est en train de mettre en œuvre Macron. Et, je le dis, les Français vont le comprendre au fil du temps. Ils vont comprendre qu'Emmanuel Macron, c'est finalement un jeune président pour une très vieille politique.
Et
ils attendent de notre part du sérieux pour bâtir des solutions. On a un peu de temps, laissez-moi du temps au
temps, et nous le
ferons tranquillement. Est-ce que vous êtes allé toquer à la porte de Laurent Wauquiez
? Mais, je serais ravi de voir Laurent Wauquiez.
Je lui ai dit déjà, je lui ai dit, Laurent, tu as fait d'énormes progrès. Tu as compris que cette Europe-là a été mauvaise, et tu te dis enfin ce que je n'ai cessé de dire quand j'étais à l'UMP. Laurent Wauquiez, sur le fond, évolue bien. Mais alors, il a une sorte de blocage psychologique, parce qu'il entend la pensée unique, et il dit, ah mais, tous ceux qui ont voté Marine Le Pen ou Dupont-Aignan, c'est le diable. Alors, ça fait quand même 10,5 millions de
Français
qu'il insulte en permanence. Alors, je dis à Laurent Wauquiez, soyez cohérents, soyez cohérents, moi, je lui tends la main, je veux qu'on travaille ensemble, mais je veux qu'on travaille aussi avec le Front National, je veux qu'on regroupe tout ce beau monde, et qu'on parte d'un projet d'alternative sérieux. Voilà,
c'est ça. Ce qu'avait fait
l'Italie, l
'extrême droite italienne.
Ce qui va se passer dans toute l'Europe.
Donc, il faut un moment qu
'on
soit sérieux. Alors, dites-nous à propos de main tendue, si ce que propose Nicolas Bey, le vice-président du Front National, c'était ce matin, si c'est une proposition qui vous intéresse, on l'écoute et vous nous dites. Nicolas Dupont-Aignan a crédité d'un résultat important de 6%, qui est
loin d'être
négligeable. Et évidemment, les échanges, le partenariat qu'on a développé à la présidentielle pourraient très bien se poursuivre dans l'avenir. Évidemment, nous sommes dans cette démarche de rassemblement et nous entendons rassembler, notamment aux élections européennes, tous ceux qui veulent une Europe des nations, une Europe des coopérations, au lieu d'avoir une Europe de l'impuissance.
Alors ? Eh bien, moi, je me réjouis que le Front National évolue. Maintenant, j'attends que les Républicains évoluent. Oui,
mais vous le dites
banqueux pour les Européens
? Ça ne
peut pas être un face-à-face simplement entre
FN
et Debout la France. Il faut aussi qu'il y
ait
les Républicains. Je veux une grande
coalition.
Oui, mais c'est une condition sine qua non. C'est-à-dire que s'il n'y a que vous et le FN, vous dites non, il faut qu'il y en ait d'autres ? On verra. Laissez un peu de temps au temps. Il y a des
leaders
républicains. Vous ne voulez pas vous
compromettre tout seul, en fait, avec le Front National
?
Écoutez, s'il y en a un qui a été courageux,
qui
a pris ses responsabilités, qui n
'a
pas fait semblant, au second tour de la présidentielle, c'est bien moi. Alors, moi, vous savez, je suis très libre. Rejoindre Marie-Déphane, vous appelez ça du courage ? Ça a été courageux, oui. Ça a été courageux. Et vous savez,
dans l
'isoloir,
il
y a 10 millions de Français parce qu'on était dans la propagande. Il n
'y
avait qu'un candidat autorisé.
Un
seul candidat, Macron. Macron et Macron. Les
Français avaient le choix entre Macron et Macron. Non,
ce n
'est
pas la question. Je me battais pour des convictions. Tout le monde sait que je veux rétablir des frontières en France. Tout le monde sait que j'ai une vision sociale, que je ne supporte pas cette injustice sociale. Je ne supporte pas cette dureté pour les plus modestes des Français. Tout le monde sait que je ne veux pas qu'on abandonne nos territoires ruraux. Tout le monde sait que je veux une politique étrangère indépendante. Voilà. Et j'ai pris mes responsabilités au second tour. Pour autant, je ne
suis
pas Front National. Et je reste ce que je suis. Et on n'a jamais eu autant de monde. Alors, Debout la France se développe dans une démarche d'union et aussi d'opposition à Emmanuel Macron et de proposition. Et c'est à cette condition que les Français, quand ils seront lassés de M. Macron et de sa propagande, se diront, tiens, il y
a
peut-être autre chose de sérieux. Et ce sérieux, nous allons le conquérir au fil du temps. Le sérieux, ça ne se décrète pas. — Sur... Vous parliez de tout ce qui allait se passer en Europe quand on parlait de l'extrême-droite. C'est ce qui se passe déjà
en Hongrie. — Je ne pense
pas que le Front National soit d'extrême-droite. Je n'aime pas... Parce que ce n
'est
pas vrai.
—
D'accord. Comment
vous
le califériez, alors ? —
C
'est un parti patriote. Mais ce n
'est
pas un parti d'extrême-droite. Marine Le Pen pouvait être considérée d'extrême-droite.
Marine Le Pen ne l'est pas. — Et l
'Autriche, alors, ce qui se passe en Autriche... —
C'est très intéressant,
ce qui se passe en Autriche. Ça veut bien dire que quand on travaille ensemble, on peut gagner. Ce qui se passe en Italie, aux municipales italiennes, est très intéressant. Mais vous savez, est-ce que la France va accepter de voir le pays saccagé
?
Vous savez, il
y a
un moment, la vérité, la vraie vie... Moi, j'appelle la vraie vie... Tiens, j'étais dans un bistrot, dans ma circonscription, en Essonne.
J
'étais réélu. Tous les journalistes de Paris pensaient que j'étais battu. J'étais réélu. Tiens, c'est curieux. Bon. Et par des électeurs français qui, voilà, ont vu que
j
'étais sincère et m'ont fait confiance. Eh bien, il y
a
quelqu'un qui m
'a
dit, vous savez,
on
coupe la télévision.
C'est vrai que vous avez le
même discours depuis des décennies. Ça, on ne
peut
pas vous le reprocher ?
Des décennies,
n'exagérez pas, quand même. On
se connaît depuis un certain temps. Donc, nous étions ensemble
et je n'aurais pas l'autre recuidance de parler de décennies, vous le pensez. Mais ça fait un certain temps que je défends une certaine idée de la France, qui n'est pas hostile à l'Europe, qui veut une reconstruction européenne, qui ménage et qui s'appuie sur des nations libres, maîtres chez elles. Mais je reviens... Un monsieur et une dame dans un bistrot ce week-end me disaient, Vous savez, il
y a
la télé...
Ah, les
bistrots. Oui, un bistrot.
Non, je dis à les bistrots. Les bistrots, c'est un lieu de connuialité. Oui,
attendez. La vraie vie, il me disait. Ce n
'est
pas ce qu'il y
a
à la télévision. On éteint la télévision. On ne croit plus ce qu'on nous dit. La vraie vie.
La vraie vie, c'est... Ils peuvent
regarder
Ruchatoudet. Et heureusement, ça va faire du bien. D'ailleurs, c'est grâce à Ruchatoudet qu'on a su l'agression de Champigny, que le gouvernement, que M. Collomb a cachée,
et
que les principaux médias de France ont caché, parce qu'il ne fallait pas montrer les images de hordes de sauvages qui étaient en train d'agresser une policière. Et s'il n'y avait pas eu Internet et Ruchatoudet, ça ne passait pas
sur les chaînes publiques. Je vous ai
vu sur cette chaîne, Nicolas Dupont-Aignan.
Donc ça veut dire que... Expliquez
que vous étiez mal à l'aise de défendre la levée des sanctions contre la Russie parce que vous étiez sur cette chaîne et que donc le soupçon permanent... Oui, je l'ai dit, je suis franc. Oui, mais vous voyez bien dans quelle position invraisemblable ça place nos confrères qui s'y trouvent. C'est quand même une position bancale.
Mais oui,
mais
oui, vous savez, il
y
a des chaînes qui se disent françaises et qui sont américaines.
Alors,
vous savez, la réalité, c'est qu'il faut de la liberté. Et les Français sont juges. Ce que je veux vous dire, très clairement, c'est qu'il y
a
la vraie vie.
Et
que malgré la propagande, on n'a jamais connu une propagande à ce point. La vraie vie,
c
'est l'augmentation de la CSG de 25% à la fin du mois. La vraie vie, c'est l'augmentation de la taxe sur l'essence. La vraie vie, c'est l'insécurité qui explose. Je voyais des policiers ce matin. La vraie vie, c'est l'immigration qui n'est plus maîtrisée. Et donc, moi, j'aimerais qu'on ait des solutions pour régler ces problèmes. Voilà, c'est tout. Il
y a
la loi immigration-asile du
gouvernement ?
Oui, qui va dans le bon sens. Moi, je le dis très clairement. Mais qui, malheureusement, ne peut pas marcher tant qu'il
n'y a
pas un contrôle des frontières. Et la fin de Schengen, ce sera un des enjeux de notre discussion avec Laurent Wauquiez, avec Nicolas Bay, pourquoi pas, avec Florian Philippot. Il faut arrêter Schengen. Il faut rétablir des frontières nationales. Il faut développer l'Afrique. Il faut quoi ? Il faut un garde-barrière ? Il
faut un contrôle,
comme dans 95% des pays du monde. J'ai vu le ministre marocain ou le ministre algérien qui me disaient, nous, on contrôle nos frontières. On n'est pas aussi bêtes que vous. Il faut contrôler nos frontières. Mais il faut aussi un vrai plan Marshall pour l'Afrique. Il faut régler le problème libyen qui est dramatique. Et vous le savez, j'étais l'un des rares qui étaient hostiles à l'invasion de la Libye. Que n
'ai
-je entendu à l'époque ? Vous voyez, j'ai la constance. Je demande simplement qu'on ait à la fois de la fermeté, de l'humanité pour les demandeurs d'asile quand ce sont des vrais demandeurs d'asile. Et puis, à une aide au développement majeur. Et là, l'Europe peut être très utile. Donc, je ne suis pas dans l'esprit de système. Je veux simplement qu'on règle les problèmes des Français et qu
'on
ne les cache pas. Mais sur la Libye, par exemple, là, on a vu récemment, bon, c'est arrivé au grand jour, mais on le savait depuis quand même quelques temps, l'esclavage qui a lieu en Libye. Aujourd'hui, vous seriez à la tête de l'État. Vous feriez quoi ? Je m
'attaquerais... Puisque vous dites humaniste... Très clairement.
La première chose que je ferais,
c
'est de m'attaquer aux barques des passeurs en les coulant. Bien sûr, quand il n
'y
a pas d'immigrés dessus.
C
'est-à-dire,
vous n'allez pas
me dire que l'Allemagne, l'Italie, la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, avec des budgets de milliards d'euros, ne sont pas capables
de s'attaquer à une mafia. Vous
les tuer ? Je
détruis les
barques des passeurs parce que j'estime que ce sont des criminels qui précipitent à la mer des malheureux, qui tuent tous les ans en Méditerranée des milliers de personnes.
Donc,
vous les tuer aussi
?
Mais je ne tue pas,
je m
'attaque aux passeurs. Je m'attaque à ces barques. Attendez, à quoi sert la marine nationale si on n
'est
pas capable de détruire 250 à 300 bateaux qui sont en train de nourrir un nouvel esclavage ? Et puis, parallèlement, et c'est très difficile, vous le savez, la situation, et on n
'est
pas sur France 24 et RFI pour rien, la situation en Libye avec deux pouvoirs, l'extrême difficulté qu
'il
y a. Moi, je n
'ai
pas une baguette magique. Et d'ailleurs, j'ai approuvé la rencontre de M. Macron.
La rencontre de Saint-Cloud, oui. De Saint-Cloud, de la
Selle Saint-Cloud, qui était une rencontre positive. Donc, encore une fois, ce sont des affaires sérieuses. Et je dis simplement qu'il
y a
une nouvelle politique à mener là-bas.
Un petit mot, Nicolas Dupont-Aignan, de cette étude de la Fondation Jean Jaurès et de l'Observatoire Conspiracy Watch sur les théories du complot, qui révèle que 8 Français sur 10 adhèrent à au moins l'une de ce qu'on appelle les grandes théories du complot. Alors, par exemple, il y
en
aurait 9% qui pensent que la Terre est plate et non pas ronde. 16% qui pensent que les Américains n
'ont
jamais marché sur la Lune. Mais peut-être plus près de nous, 55% qui sont d'accord avec l'idée que le ministère de la Santé est de mèche avec les laboratoires pharmaceutiques pour dissimuler la dangerosité des vaccins. Qu'est-ce qu'elle nous dit sur la confiance ?
C'est grave. Le
rapport aux médias
?
Si
vous
voulez,
ce qui est grave dans cette étude, je l'ai lu attentivement quand elle est sortie. Et je me suis fait deux remarques. La première, c'est qu'il
y a
75% des Français qui croient que l'information est faussée. 75% quand vous comptez. Et là, c'est votre responsabilité. Et je sais que votre métier est difficile.
Et moi, je n'ai
jamais mis dans le même sac les journalistes. Soyons clairs. Mais vous savez comment est l'information en France. Il y a un problème de liberté de l'information en France. Premier point. Qui est détenu par quelques familles, quelques grands groupes. Et ça pose un vrai problème. Ça, c'est le premier point. Deuxième point. Comme l'information n'est pas vraiment libre dans notre pays, eh bien, il y
a
des excès. 9% des gens qui croient que la Terre est plate, c'est à tomber par terre. Mais il y a aussi des choses qui ne sont pas du complotisme. Quand j'ai pris position contre l'imposition des 11 vaccins, j'ai été traité de tous les noms par la ministre de la Santé, qui est une ministre curieuse. parce que quand on n
'est
pas d'accord avec elle, notamment le professeur Montagnier, quand même un des grands chercheurs mondiaux, on est obscurantiste. Eh bien, moi, je dis, je suis favorable à la vaccination, les trois premiers vaccins, mais j'ai bien étudié la question. Les 11 vaccins, c'est dangereux pour nos bébés. Je le dis et je me battrai jusqu'au bout. Donc,
l'accusation de complotisme peut être
une manière, aujourd'hui, de faire taire aussi
à mon compte.
C'est ça que vous dites ? Exactement. Et quand je vois, je vais vous parler de Champigny, où ce sont quand même... C'est sur Internet que la vidéo est passée et que M. Macron veut interdire, soi-disant, les fake news. Mais qui décide ce qu'est une fake news ?
Qui décide ce que vous ?
Ça sera débattu.
Qui va le décider ? C'est la fin de la liberté. Ça sera débattu. Et c'est la fin de l'émission. Voilà. Merci, Nicolas
Dupont-Henri. Merci de cette
information libre. Voilà. Et retour de mardi politique. Retour mardi prochain. Oui.
Merci,
Frédéric. Merci à
vous.
Et merci à Camille Nérand et à Charlotte Urien-Thomacard et à toute l'équipe technique d'avoir préparé cette émission. Merci.