Quel est le vrai coût du capital sur l'économie ? | Fête de l'Huma 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 28 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:20:27OuverteRéponse directe
Comment lutter contre le capital si Mélenchon gagne ?
- 1:21:55OuverteRéponse directe
Quelle leçon tirer des mémorandums grecs ?
- 1:22:36OuverteRéponse directe
Quelles erreurs éviter du militantisme ?
- 1:23:18OuverteRéponse directe
Comment contrer les traités européens ?
- 1:24:02OuverteRéponse directe
Comment démocratiser les rapports en entreprise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:18Aurélie TrouvéChiffre
« On a atteint un record de dividendes et de rachat d'action dans le CAC 40. On est maintenant à 108 milliards de dividendes et de rachat d'action dans le CAC 40. »
- 26:02Aurélie TrouvéChiffre
« 108 milliards 108 milliards. Il faut se rendre compte que c'est cinq fois plus de dividend et de racchat d'action dans le cas 40 hein. »
- 32:01Aurélie TrouvéFait
« Qu'est-ce qui s'est passé après la crise financière de 2008 ? Et bien tout simplement, on a mis des règles à minima sur les banques, pas assez, mais on a laissé prospérer et prendre de et se et se multiplier une finance qui n'a qui a zéro règles. C'est vraiment une finance du Far West. Il y a pas de règles dessus. »
- 33:30Aurélie TrouvéChiffre
« Vous savez combien crache quand vous mettez votre fortune dans un fond comme Apollo ? Vous savez combien vous crachez de rendement du capital ? Combien de profit ? 15 à 20 %. »
- 34:13Aurélie TrouvéChiffre
« Il faut savoir qu'aujourd'hui, il y a déjà un emploi sur 6 dans le privé qui a été capté par ses fonds prédateurs. »
- 58:55Leila Abdelk YakoubFait
« On a un phénomène mondial he de d'accroissement, d'explosion de la richesse et des inégalités. Non seulement ça augmente un peu plus tous les ans, mais nous ce qu'on remarque et ce qui nous inquiète beaucoup, c'est que c'est un rythme de plus en plus effrainé, de plus en plus presque irrattrapable. »
- 1:00:23Leila Abdelk YakoubChiffre
« En France aujourd'hui, on a 53 milliardaires, donc 53 personnes qui possèdent à ell seul autant que 32 millions de personnes en France, c'est-à-dire presque la moitié de la population. »
- 1:01:06Leila Abdelk YakoubChiffre
« Là aussi, rien qu'en 2025, si vous regardez à quel point cette fortune augmente rapidement, c'est comme si la fortune des milliardaires français en moyenne en 24 minutes euh leur permettait de gagner autant que le français moyen en 1 an. »
- 1:01:44Leila Abdelk YakoubFait
« La plupart, beaucoup de pays ont plutôt fait le choix de faire une sorte de course à qui va le moins taxer, de moins en moins taxer les plus riches en pensant qu'on pourrait peut-être la gagner cette course. »
- 1:02:23Leila Abdelk YakoubChiffre
« Ces 32 personnes depuis 2017 et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, elles ont vu leur fortune doubler. Quand je parle de fortune doublée, c'est pas comme si vous aviez vous votre compte en ban qui avait doublé. On parle d'une échelle de grandeur de plus de 220 milliards d'euros. »
- 1:03:48Leila Abdelk YakoubFait
« Quand les uns s'enrichissent, les autres s'appauvrissent. C'est quelque chose qu'on observe depuis des années. »
- 1:05:07Leila Abdelk YakoubFait
« La pauvreté, le nombre de personnes qui vont les voir, qui ont besoin d'aidere n'a jamais été aussi élevé. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour à toutes et tous et un grand merci pour votre présence sur le stand de la France insoumise. On on va avoir bientôt Aurélie qui va nous rejoindre, mais comme certaines et certains d'entre vous, l'accès à la fête est pas toujours très facile le matin. Puis faut marcher un peu longtemps. Merci à nos intervenantes et intervenants de de participer à cette à cette table ronde et on a voulu ce matin parler du coup du capital. Alors pourquoi ? parce que on entend souvent à la télévision beaucoup parler du coût du travail hein, la droite et l'extrême droite, leur sujet de débat en permanence, c'est le coût du travail, le
travail qui coûte trop cher, alors que en vérité, c'est quand même le travail qui produit la richesse. Et donc ici, on va pas débattre du coût du travail. Ici, on va débattre du vrai coûpt du capital sur l'économie et comment au nom de cette focalisation sur le coût du travail, ben ça a guidé des choix de politique économique depuis maintenant plusieurs décennies en France et qui nous ont amené à la situation dans laquelle on est aujourd'hui. On aura l'opportunité d'y revenir les uns et les autres. pour en parler avec nous. On a la chance et on les remercie d'avoir accepté notre invitation de recevoir donc Éric Bert qui est coanimateur du département
d'économie de l'Institut Laboi. Et petite publicité qui vient de publier un livre qui s'appelle Mélanchonomic. Ça vient juste de sortir. Je pense que vous allez pouvoir en trouver sur les tables là. Donc hésitez pas à vous procurer cet ouvrage sur la politique économique mais tu en parlera mieux que moi. Ensuite, on aura Aurélie quand elle sera arrivée, que vous connaissez, Aurélie Trouvé, qui est député la France insoumise, qui est ex-présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale et qui a notamment mené ces derniers mois une commission d'enquête sur ce queon a appelé des fonds prédateurs, des fonds qui viennent s'emparer d'entreprises stratégiques en
France pour en quelque sorte les détruire, les revendre et s'enrichir sur le dos bah des salariés. qui se retrouve sans sans avenir, mais aussi de la souveraineté économique du pays parce que c'est souvent des entreprises qui sont essentielles à la souveraineté et à la vie économique de la nation. Elle aura l'opportunité d'y revenir tout à l'heure dans son intervention. Euh on a l'opportunité et la chance de recevoir avec nous Sophie Rachet qui est déléguée syndical chez Gilbert Joseph Paris et Sophie, elle va notamment nous parler d'une lutte qui je crois a avancé ces derniers jours mais qui est en cours en tout cas contre un plan de suppression d'emploi Gilbert Joseph. Donc Sophie
pourra nous en parler. Et puis enfin, on a la chance de recevoir Leila Abdelk Yakoub qui travaille à Oxfam France, qui est responsable de plédoyer du plaédoyer justice fiscale et inégalité et qui viendra nous présenter aussi comment ces politiques économiques inspirées par cette focalisation exclusive sur le coût du travail, bah ça a des conséquences en matière notamment d'accroissement des inégalités. Donc Laila nous présentera ça également pour l'organisation du débat. Ben chacun des intervenants va faire une présentation d'une dizaine de minutes et puis ensuite ben on pourra avoir un temps de questions-réponses avec vous sur les différents sujets qui auront été abordés. Voilà, merci encore
de votre présence et pour commencer ben Éric, on va commencer avec toi. On parle du coût du capital et ici l'objectif de la conférence est de parler du vrai coût du capital sur l'économie. Et évidemment, il y a notamment un sujet, c'est comment le capital broit nos vies grâce à sa main mise sur la dette publique. C'est un sujet qui est pas mal dans l'actualité ces dernières ces dernières semaines, notamment grâce à nous et on en est très content. Et donc c'est sur ce sujet que tu voulais intervenir. Donc je te laisse la parole. Ben merci Manuel. Euh bonjour à toutes et à tous. Merci pour l'invitation. Et puis donc effectivement vous avez suivi que le sujet de la dette publique revient en force dans le dans le débat comme tu l'as dit. Ben grâce à nous et
grâce notamment à à Jean-Luc Mélenchon et surtout grâce à nos adversaires qui ont cru euh nous nous poser des problèmes et nous coincer sur ce sujet-là en ressortant un extrait de conférence de presse de de Jean-Luc fin juin disant bah qu'il fallait mettre la dette au feu au congélateur et cetera et cetera. Bon, évidemment, la formule était volontairement un peu provoquante, mais derrière cette formule là, il y a l'idée de remettre sur la table une question centrale parce que on a l'impression que c'est quelque chose qui est intériorisé par beaucoup de par un grand nombre de de personnes
aujourd'hui, mais c'est est-ce qu'il est normal d'être sous la dépendance des marchés financiers pour mettre en place des politiques économiques ? et en particulier des politiques économiques de gauche qui demandent de l'argent. Donc cette question-là, elle est euh elle est centrale. Ce qu'il faut voir, c'est que le le quand on parle de ce coût du capital appliqué à la question de la dette, on est dans une dans un système depuis la moitié des années 1980 où les États maintenant pour financer et
pour financer bien leur politique économique, leur leur investissement et cetera et cetera sont obligés de passer par les marchés financiers. Donc ça c'est la libéralisation financière qui s'est mise en place dans les années 80. La conséquence et bien c'est que il y a une une dépendance qui s'est créée progressivement et de plus en plus des États vis-à-vis vis-à-vis de ces marchés financiers. Alors la création de l'euro, la Banque centrale européenne indépendante et cetera sont venus rajouter une couche une couche là-dessus. Quels sont les problèmes que que ça pose ? Les problèmes qui sont posés, c'est
que on a en quelque sorte privatisé la gestion de la monnaie. Ce sont des intérêts privés qui donc des fonds des grands fonds d'investissement privés, des hedge funds et je vois Aurélie qui vient d'arriver. Je pense qu'elle va en parler très bien puisque elle a animé une commission d'enquête, une commission d'enquête sur ce thème-là et les États se retrouvent en quelque sorte euh avec les mains un peu liées euh et dépendent du bon vouloir des marchés financiers. Et vous voyez bien, bah si les marchés financiers la politique que vous voulez mener, elle ne leur convient pas, et bien va y avoir une attaque spéculative. Ils vont demander des taux d'intérêt plus élevés.
Donc la la dette est s'est construite progressivement comme un outil de discipline démocratique et de discipline des des États et des politiques menées par les États. Et c'est ce débat que qui a été remis sur le devant de la scène et c'est pas pour rien qu' suscite une opposition féroce hein de la part de de de de d'économisme et de politique également des responsables des banques centrales. On a entendu Christine Lagarde, la présidente de la BCE, le nouveau gouverneur de la Banque de France euh et cetera. Dire "Non, c'est pas possible." Bon, pourquoi c'est pas possible pour eux ? parce qu'ils veulent maintenir ce
système-là qui permet de lier les mains aux États et de les empêcher de faire autre chose que des politiques d'austérité puisque c'est ça en fait hein la discipline qu'il y a derrière et se met en place par avec ce système et bien quelque chose qui est qui a une cohérence qui a une grande cohérence. Pour faire simple, quand un État veut mener des politiques économiques, il a deux sources pour se financer. Soit les préléments obligatoires, les impôts, les cotisations sociales, soit l'endettement. Bon, quand on met l'endettement dans les mains des marchés financiers, enfin qu'on est dépendant du bon vouloir des marchés financiers, et bien les politiques qui sont menées, elles sont
menées non pas pour l'intérêt général ou dans l'idée comme nous le prenons de de de mettre l'économie au service de la satisfaction des besoins, au service de la bifurcation écologique et cetera. Mais les politiques, elles sont euh conditionnées au bon vouloir des marchés financiers. Donc les États souvent se disent "Bon, je veux faire ça, mais est-ce que ça va pas dégrader ma note hein des des agences de notation et cetera et cetera ?" Et du coup, on ne mène plus des politiques économiques pour de l'émancipation et cetera, de du social, de les et affronter les défis écologiques, mais pour ne pas euh être attaqué par les
marchés financiers. Et du coup euh ça redimensionne les politiques économiques. Donc la dette, elle sert aussi à discipliner et à imposer des politiques d'austérité budgétaire. Donc revenir sur cette idée euh revenir sur cette idée de euh de de de sortir de la dépendance au marché financier, c'est très important et c'est bien pour ça que ça cristallise de de des oppositions. Je vais prendre une image pour pour terminer parce que peut-être que je j'arrive déjà à la fin, je sais pas. Tu me diras si je suis trop bavard. Ça c'est un travers d'universitaire, je suis désolé. Euh donc la la la la la l'idée l'idée derrière c'est
on a pris l'image de la congélation. Derrière ça, il y a l'idée que il faut sortir une partie de la dette des marchés financiers, de l'influence des marchés financiers. Et la BCE l'a déjà fait. Elle l'a déjà fait après la crise des sub primes avec ce qu'on appelait à l'époque le quantitative easing entre 2015 et 2019. et elle l'a refait massivement au moment de la crise Covid. Elle a acheté alors elle peut pas acheter directement, ça c'est interdit par les traités, mais elle peut racheter ensuite à des institutions, des banques, des fonds d'investissement qui ont acheté de la dette. elle peut leur racheter. Et l'avantage de ça, ben c'est justement l'image du congélateur est très bonne. Ça permet de mettre cette dette au
congélateur, donc d'éviter la surchauffe et la hausse des taux d'intérêt et la possibilité pour les marchés financiers de nous tordre le bras. Donc plus cette dette est sortie des marchés financiers et donc dans le cas dans ce cas-là est mise au congélateur à la banque centrale, ça ça permet de faire baisser les taux d'intérêt et donc de d'avoir une gestion de la dette sur laquelle on a on peut reprendre un peu le contrôle. Ce qu'a fait la banque centrale là depuis 2024, en gros, c'est qu'elle a débranché la prise du congélateur et donc la dette détenue par la banque centrale est en train de fondre. Elle en a de moins en moins. Donc une part plus
importante revient sur les marchés financiers et la la surchauffe que l'on connaît actuellement, défiance euh vis-à-vis des des États de manière générale parce que c'est le mouvement est général même s'il touche un peu plus la France. mais touche un peu plus la France parce que il y a aussi une instabilité politique qui a été créée et principalement depuis 2024 et la dissolution de Macron de l'Assemblée nationale qui a créé une instabilité politique forte et ça les marchés n'aiment pas non plus. Donc le on a débranché le congélateur, ça ça a des conséquences négatives pour nous. Donc ce qu'on demande ben c'est que la banque centrale, elle rebranche le congélateur.
Et ça nécessite aucune mesure nouvelle. Elle l'a déjà fait, elle peut le refaire. Il y a pas besoin de changer les traités. Et on quand on dit c'est contraire au traité, mais la banque la la la BCE elle-même a contourné avec ses opérations de rachat dans les fins des années 2010 et après le Covid, elle a elle-même contourné ses propres règles. Donc quand c'est nécessaire, elle sait le faire. Donc ce qu'on lui demande c'est ça. Au moins à court terme, c'est ça et ça un intérêt double. et pour les États pour baisser euh les les taux d'intérêt et donc euh réduire la main mise donc de les des des marchés financiers et retrouver des
marges de manœuvre pour les États. Et je rappelle quand même que le rôle d'une banque centrale, c'est précisément d'aider les États de et de permettre au système bancaire de fonctionner normalement et d'être en soutien des États pour favoriser leur politique économique. Je rappelle que la Banque centrale européenne son objectif principal et je termine là, c'est la stabilité des prix. Donc lutter contre l'inflation, très bien. Mais et ça c'est ce qu'elle ne dit pas et ce qui est pourtant dans les traités, elle a d'autres objectifs. Des objectifs en matière environnementale, des objectifs en matière d'emploi qu'elle doit euh mener aussi, qu'elle
doit atteindre et de mettre en œuvre une politique qui permet de les atteindre. Alors, sans que ça contrevienne effectivement à son objectif principal, mais elle la la Banque centrale européenne aujourd'hui, elle a une une interprétation extrêmement restrictive de son mandat, arquebouté sur sur la la sur le rôle de l'inflation et ce qui l'amène à prendre des mesures totalement contraires à l'intérêt des pays européens. Hier, la BCE a décidé d'augmenter ses taux d'intérêt, ce qui est totalement absurde. L'idée, c'est pour lutter contre l'inflation. Mais l'inflation dont il est question actuellement, elle vient de quoi ? Ben, elle vient de la crise internationale, des trois d'ormous. Donc, c'est le le prix de l'énergie qui
augmente. C'est pas en augmentant les taux d'intérêt qu'on va faire baisser le prix du baril de pétrole. Donc on applique un remède idéologique qui est complètement à côté de la plaque mais qui va avoir pour effet de poser des problèmes au pays européen. Ça c'est une autre un autre argument montrant que on a une banque centrale qui est très rigide et qui ne remplit pas le rôle qui devrait être le sien. Merci Éric. Merci Éric. Aurélie est arrivé. Timing parfait. Bravo Aurélie. Euh je vous ai j'ai présenté Aurélie tout à l'heure, j'ai dit qu'elle avait évidemment notamment mené une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur les fonds
prédateurs et je crois que c'est autour de ces sujets que tu vas intervenir Aurélie pour montrer que le vrai coûpt du capital c'est aussi d'aller contre l'économie réelle, contre l'économie des besoins, contre ce qui permet finalement de satisfaire nos besoins fondamentaux. À toi la parole. Merci beaucoup Manuel. Bonjour à toutes et tous.
Et de bon matin, enfin il est quand même déjà 11h. Euh je vais je vais partir de de deux chiffres assez terribles. D'abord celui qu'on a pris de l'INC là il y a 2 jours. Perspective du pouvoir d'achat pour 2026 - 07 %. En 2025 c'était déjà - 07 %. avec évidemment un effondrement des salaires réels et particulièrement dans la fonction publique soit dit en passant. Ça c'est les chiffres de l'INC. Deuxème chiffre et ça va faire le lien avec notre débat deè chiffre c'est qu'on a atteint un record de dividendes et de rachat d'action dans le CAC 40. On est maintenant à 108 milliards de dividendes
et de rachat d'action dans le CAC 40. c'est vous montrer à quel point en fait ce qui nous coûte évidemment c'est pas le travail comme le racontent les libéraux comme le raconte Marine Le Pen lors du débat du MEDDF hein, c'est elle qui parle du coût du travail donc extrême droite droite macronisme même combat ce sont des combattants des des salariés contre les salariés ce qui nous coûte aujourd'hui c'est le capital et c'est lui que nous voulons remettre à sa place que nous voulons désarmer le ferons avec Jean-Luc Mélenchon
Al déjà, il y a une question. Pourquoi ? Pourquoi le capital nous coûte-t-il de plus en plus cher ? Pourquoi les capitalistes ont-ils besoin de s'en mettre toujours plein les poches ? Ben, c'est tout simplement qu'ils ont déjà beaucoup beaucoup exploiter le travail et le vivant. Et plus on exploite et moins il y a exploité. Et donc plus il y a besoin pour maintenir les taux de profit d'exploiter encore plus brutalement et de façon encore plus violente. Et c'est d'ailleurs le rôle même de l'extrême droite. C'est la prochaine étape si vous voulez du capitalisme financier. Il leur faudra à tous ces financiers des régimes autoritaires, liberticides, des régimes qui divisent le peuple et les salariés. Et pour ça, quoi de mieux que l'extrême
droite pour appliquer et bien ce programme de l'ultra capitalisme financier. C'est pourquoi l'extrême droite n'a jamais été et ne sera jamais l'ami et le partisan des salariés. Bien au contraire, c'est l'heure ennemi le plus important qu' soit.
108 milliards 108 milliards. Il faut se rendre compte que c'est cinq fois plus de dividend et de racchat d'action dans le cas 40 hein. Vous savez c'est tous ces ces actionnaires des 40 entreprises les plus importantes de France. 108 milliards de dividend des rachats d'action. Il faut se rendre compte que désormais le CAC 40 et ça y est on a passé c'est une bascule et bien ponne davantage qu'il ne finance. Ça veut dire que la finance prédatrice n'est plus de la finance, c'est juste de la prédation. Ça enlève du capital plus que ça n'en n'en donne si vous voulez. Enfin n'en donne pardon, n'en met à disposition des entreprises. Vous comprenez ça ? n'est plus de la finance, c'est juste de la
prédation de nos richesses. Et la seule richesse créée, vous le savez évidemment, c'est celle créée par les travailleurs et les travailleuses. Et donc et donc évidemment, je suis heureuse qu'on ait une travailleuse et une meneuse de lutte parce que évidemment la France insoumise a toujours été sera toujours au côté des combats des travailleuses et des travailleurs, des travailleuses et travailleurs en lutte qui sont évidemment en première ligne face évidemment à ce à ce coût du capital. Et alors maintenant, on va se poser la question comment ce capital fait-il pour aller encore plus loin encore plus loin dans la prédation, dans la captation de la richesse créée par les travailleuses et travailleurs ?
Premièrement, en ayant un état encore davantage au service du capital. Et d'ailleurs, c'est en cela que l'extrême droite et bien est le meilleur ami du grand patronat, des grandes fortunes et des actionnaires. Puisque vous voyez bien que l'extrême droite, ça permet de passer aussi un cap par rapport au vieux néolibéralisme d'Emmanuel Macron puisque en fait le projet de l'extrême droite, c'est le retour de l'État puissant mais l'État au service du capital et c'est en ça que effectivement l'extrême droite n'est pas néolibérale. Elle veut mettre l'État encore davantage au service du capital. D'ailleurs, elle est pour encore diminuer enfin augmenter pardon les exonération de cotisation patronale, c'est sans dans son projet. Elle est
surtout pour enlever encore davantage de taxation sur les ultra riches et cetera. Et donc ça c'est deux deux leviers importants pour augmenter encore l'exploitation. C'est un des une fiscalité au service du capital financier. Bon ben c'est par exemple évidemment ne n'a jamais remettre l'impôt sur la fortune qu'en total fait des bénéfices hallucinants surtout on ne met pas on ne plafonne pas les prix on met pas de taxe sur les super profits et puis c'est des aides aux entreprises qui sont encore plus importantes et elle le dit c'est la mis des aides aux grandes entreprises. Sachez que là, il y a un bouquin d'Anne Lord Delade qui vient de sortir et qui dit que non seulement donc ça confirme les 211 milliards d'aides aux entreprises, mais ça dit que en fait
l'essentiel de ces aides aux entreprises est capté par 5 à 10 % de très très grandes entreprises. Et c'est d'ailleurs en ça, je le dis, je fais une parenthèse, quand on nous dit "Ah ben oui, mais vous vous fricotez avec les petits patrons, je le dis, ça n'a rien à voir d'être auto-entrepreneur ou tout petit patron qui subit également ces grandes entreprises et ce coût et ce coût du capital et la domination. Un boulanger et un garagiste n'ont rien à voir avec Bernard Arnaud ou monsieur Pouyané pour être très clair.
Et donc j'en arrive au dernier levier celui je je veux finir avec ça le canal d'extraction fulgurante des richesses par le capital et person enfin personne quasiment personne n'en avait parlé sauf quelques journalistes quelques économistes de manière confidentielle. Jamais un rapport n'avait été mené parlementaire ou public sur la question. C'est ce qu'on appelle la finance de l'ombre, le shadow banking, les fonds prédateurs. C'est une nouvelle finance qui s'est développée à vitesse grand V particulièrement après la crise de 2008. Qu'est-ce qui s'est passé après la crise financière de 2008 ? Et bien tout simplement, on a mis des règles à minima sur les banques, pas assez, mais on a laissé
prospérer et prendre de et se et se multiplier une finance qui n'a qui a zéro règles. C'est vraiment une finance du Far West. Il y a pas de règles dessus. Il y a pas de ce qu'on appelle des règles de des liquidité, de fonds propre, rien. Elle fait ce qu'elle veut. C'est quoi cette finance ? C'est les hedge funds, c'est les private equity, c'est le private credit. Je suis désolée pour les acronymes, mais derrière il y a des il y a des sociétés, il y a des gens. Par exemple, c'est le fond Apollo, le fond américain Apollo qui fait 1000 milliards d'euros d'actifs. C'est le PIB d'un d'un petit pays qui par exemple a repris Kemoine, qui a repris plein d'entreprises ici en France. C'est KKR,
c'est Equity qui a repris les laboratoires d'analyse médicale Serba ou par exemple si vous connaissez la sort qui est une grande entreprise de gestion de l'eau. Voilà, tout ça c'est dans les mains aujourd'hui de ces fonds prédateurs. Leur ils ont un unique but, faire cracher beaucoup plus de fric que la banque ou tout ce que vous voulez. Faire cracher encore beaucoup plus de fric pour les capitalistes, les grands détenteurs de capitaux. Vous vous avez un livré peut-être, j'en sais rien. Pour certains, vous avez la chance peut-être d'avoir un livret. Je dis la chance entre guillemets, il est à combien de pourcent taux d'intérêt 15 ce qui est une honte. Bien. Vous savez combien crache quand vous mettez votre fortune dans un fond comme Apollo ? Vous savez combien vous crachez de rendement du
capital ? Combien de profit ? 15 à 20 %. Voyez, c'est bien à ça que ça sert cette finance prédatrice, c'est d'aspirer, de capter, de piller, de sacager autant que possible la richesse qui a été créée dans les entreprises par les travailleuses et travailleurs. Et il faut savoir qu'aujourd'hui, il y a déjà un emploi sur 6 dans le privé qui a été capté par ses fonds prédateurs. Il faut savoir que tout y passe. Quand en fait, toute votre vie, vous rencontrez des entreprises qui ont été accaparées par des fonds prédateurs. pour garder un un match de foot. Votre club de foot, en général, il a été accaparé par un fond prédateur. Vous allez à la crèche emmener vos gamins. En général, si elle est privée, elle fait pas elle appartient à fond prédateur. Vous allez
chez le dentiste, chez l'Oftalmo tout ça, il y a des grandes chances que votre labo, si c'est si c'est un grand cabinet, il a été capté aussi. Votre architecte, enfin t tous les toutes les professions réglementées, les maisons de retraite Colisé, vous allez voir votre grand-père, votre grand-mère Colisée a été accaparé. Bref, tout est passé. Les usines Athos qui est la première entreprise numérique de France. D'accord. ou en ce moment vous entendez peut-être parler d'effonderies de Bretagne. Bah l'effondrerie de Bretagne en fait si c'est en train de fermer en faillite malheureusement c'est parce qu'il y a un fond gangster crapuleux avec un français qui s'appelle monsieur Pierre Vanines qui s'est barré au Bahamas pour pouvoir faire ses méfets. Et ben c'est parce que ces usines Force
de Tarpe Valdune et fonderie de Bretagne ont été accaparé aussi par un fond vautour gangster qui s'appelle en l'occurrence Alphabue Océan avec une société écran qui s'appelle Europlasma. Alors vous allez me dire qu'est-ce qu'on peut faire ? D'abord il faut capter que c'est tout un système mis en place et conforté par Emmanuel Macron. Pas en 2017 dès qu'il est arrivé avec François Hollande en 2012. C'est ça. Ça date. Ça date en fait de 2012. Pourquoi ? Je vais vous le montrer d'abord. Il y a il y a plusieurs si vous voulez c'est un c'est un univers déjà de pantouflage. C'est-à-dire que ces fonds prédateurs, ils ont besoin de la puissance publique pour les servir. Par
exemple, Bercy a accepté la vente. Je suis allé faire un contrôle sur pièce et sur place, sinon on l'aurait jamais su. Bercy a accepté la vente desfonderies de Bretagne et de tout un tas d'usines à ce fond gangster qui avait été déjà condamné plusieurs fois qui s'appelle Alphablou Oéan. Bercy l'a autorisé. D'accord. Vous allez me dire comment ça se fait. Bah il y a tout un système de pantouflage. Déjà le ministre de l'économie vient d'un fond d'investissement canadien. Déjà ça plante le décor. Mais surtout prenons par exemple Édouard Philippe de qui il est entouré. Nathalie Kochisco Maurisé ancienne ministre. Vous avez vu qu'elle est un de ses grands soutiens et ben elle fricote et elle gagne plein de tunes. Elle a gagné plein de tunes dans un fond qui s'appelle le fond antin qui
est en train de reprendre des infrastructures publiques. D'accord. Madame Parly, ministre qui a été ministre sous Édouard Philippe, je crois. Madame Parlie aussi est maintenant dans un fond d'investissement et s'en met plein les poches grâce à un fond d'investissement. Oui, parce que si vous voulez vous faire plein de tunes, faut plus plantoufler dans la banque, hein. C'est hasbine maintenant, il faut aller dans les fonds prédateurs. D'accord ? Par exemple, l'ancien directeur de cabinet de monsieur Bermanin, lui aussi soutient de monsieur Édouard Philippe. Et ben lui, c'est pareil, il est il fait ses fortune dans les fonds d'investissement. Vous voyez ? plus grave encore, vous savez que tout ça fonctionne aussi avec les tribunaux de commerce qui par exemple vont
accepter que ce soit vendu une entreprise à un fond prédateur. Par exemple, les magasins de bricolage de la paire qui ont été vendus à un fond vautour allemand qui s'appelle Mutarè. Et ben là, c'est pareil, ça a été euh homologué par le Tribunal de commerce de Paris dont le président vient d'un fond d'investissement qui s'appelle Raséo. Et puis je finis en vous mettant la petite cerise sur le gâteau. C'est la banque publique d'investissement dont le directeur a été nommé par monsieur Macron en 2013 sous François Hollande qui était censé être l'ennemi de la finance, n'est-ce pas ? Bien. Et bien monsieur Dufour qui est toujours directeur depuis 2013 de la banque publique d'investissement, savez-vous à quoi sert l'essentiel des fonds de la
banque publique d'investissement, c'est-à-dire, comme je cite monsieur Dufourc, l'argent des Français, à quoi ça sert ? Et ben, essentiellement à financer les fonds prédateurs, les fonds d'investissement et notamment le premier fond d'investissement financé par votre argent à la banque publique. Ça s'appelle le fond KT capital. Dedans, il y a je cite mon ami Bruno Bzard qui est l'ancien DG de Bery. Je dis mon ami, c'est comme ça qu'il a cité dans la commission d'enquête parlementaire sous serment. Mais vous retrouvez aussi dans ce fond et là je m'arrête là parce que c'est juste ahurissant le fils de monsieur du Fourc qui travaille donc dans ce fond le plus financé par la banque publique votre argent dont il est le directeur monsieur
du Fourc. Vous avez compris ? Mais il y a qui dedans aussi dans ce fond qué capital qui se fait plein de fric dedans ? pour parfaire le tout comme ça vous aurez compris le système le fils de monsieur Pouyané le PDG total et ben voilà bref je m'arrête là tout ça pour dire et je finis là-dessus avec Jean-Luc Mélenchon nous détruirons la finance prédatrice nous détruirons les fonds prédateurs et Manuel reviendra là-dessus nous mènerons le combat pour remettre la finance au service des besoins. Merci à toutes et tous. Bonne fête de l'humanité. Merci Aurélie.
Alors les conséquences et le vrai coup du capital c'est aussi détruire des emplois, mettre des vies en difficulté et je pense que ça tu l'as bien connu et vous le connaissez bien dans la lutte que vous ne vous menez pardon à Gibert Joseph Paris. lutte qui est toujours en cours. Donc peut-être je te laisse nous la présenter et dire où ça en est et raconter votre expérience. Merci à toi d'être là aujourd'hui Sophie. Euh bonjour et merci à toutes et tous pour votre attention. Donc moi je suis libraire chez Gilbert Joseph. Je pense que tout le monde à peu près connaît Gibert Joseph. He c'est la grande enseigne qui faite cette année c'est 140 ans. Enseigne culturelle d'abord libraire qui fait du des produits neufs et d'occasion. Je travaille à Paris dans
la maison mère. Donc là, on vient juste de passer à un PSE, donc à un plan de sauvegarde de l'emploi qui est un nom extrêmement cynique puisque'en fait c'est un plan de suppression d'emploi. C'est du politiquement correct. Donc la réalité c'est qu'en fait on supprime des emplois pour essayer de euh permettre la continuité de l'activité. Euh là on est depuis le mois d'avril en redressement judiciaire. Vous avez peut-être entendu parler de ça parce qu'on est pas mal médiatisé. On a en fait quasiment tous les magasins et les entités juridiques du groupe qui sont en redressement judiciaire depuis le mois d'avril. Donc en fait, l'entreprise a demandé la protection du tribunal de commerce, le tribunal des affaires économiques pour justement permettre en fait de se donner un peu de
temps pour renégocier sa dette, rééchelonner ses paiements, restructurer tout ça, se donner un peu d'oxygène. Ils sont en difficulté depuis pas mal d'années. Il y a un problème de rentabilité, il y a il y a différents problèmes qui sont réels qu'on va pas non plus nier hein, des problèmes dans la situation économique des commerces, des commerces à Paris. euh et des commerces notamment culturels et la librairie indépendante est un commerce très compliqué parce que très peu rentable. Donc euh donc il y a il y a des réelles difficultés. Après euh ce qui se passe c'est que nous on est face à des des directions des employeurs dans dans les milieux du livre qui passent leur temps àindre, à se plaindre, à dire "Ben c'est en gros il y a plein de problèmes mais c'est pas de notre
faute." Nous la direction, elle ose nous dire dans ces analyses he des vraies analyses qui ont été présentées au tribunal, elle ose dire que oui, en gros, s'ils sont en difficulté, alors certes, c'est parce que il y a des difficultés dans le le milieu économique, l'écosystème du livre. OK. Mais elle dit "Ah mais euh vous vous comprenez, on a subi les gilets jaunes, il y a eu euh les grèves en telle année, il y a eu la neige, enfin bon bref, en fait à chaque fois c'est toujours euh les autres et c'est toujours les les éléments extérieurs qui font que ils sont en difficulté. Il ils se remettent jamais en question ou quand ils le font, c'est trop tard parce que bah en fait entre-temps le marché c'est le marché. Il y a des concurrents qui sont puissants qui investissent. Par exemple,
nous notre concurrent actuellement principal, alors avant c'était Amazon, maintenant c'est Momox. Euh donc la direction, ça fait des années qu'elle nous dit "Momox, c'est une menace pour nous parce que ils ont réellement capté un marché de l'occasion qui jusqu'à jusqu'à présent était détenu par Gibert puisque Gibert c'est précurseur du marché de l'occasion sur les produits culturels. Donc on a on a une vraie force historique et en fait comme on est dirigé par des gens qui sont au mieux incompétent ou sinon qui qui sont qui prennent trop tard en fait les bonnes décisions, les décisions stratégiques, bah en fait on se retrouve complètement doublé par la concurrence qui eux mettent les moyens et qui investissent. Ce que je voudrais dire et ça fait le lien avec ce que Aurélie a
dit juste avant, c'est que nous, pour expliquer un peu, Gibert, c'est encore une entreprise familiale, il y en a encore. Donc euh le capital est toujours détenu par la famille euh et les en fait la famille c'est essentiellement des rentiers qui se rémunèrent sur les loyers. Alors nous c'est pas des fonds prédateurs, mais il y a il y a quand même un aspect prédateur dans le sens où en fait ce sont des SCI familiales qui possède une partie des des bâtiments, des magasins qui en fait se payent depuis des décennies hein. Donc c'est c'est un patrimoine familial. Voilà, ils ont aussi d'autres d'autres patrimoines immobiliers sur lequel ils font leur beurre. Alors c'est pas sur l'activité véritablement qui qui se font de l'argent, même si ils en font quand même, mais c'est surtout sur le le
l'immobilier. Et qu'est-ce qui se passe actuellement ? c'est qu'en fait ces personneslà, ils en ont rien un peu rien à de ce que nous on vit dans les magasins. Ils en ont un petit peu rien à de l'activité des magasins tant que ça leur permet de de se payer sur les loyers. Donc euh là actuellement, on est euh on est dans une situation où dans notre lutte qu'on a mené là tout récemment, parce que ça ça vient de se ça vient de se conclure mais on est encore en plein PSE en fait. Euh la évidemment alors dans un plan de sauvegarde de l'emploi quand on est en redressement judiciaire, on a très peu de marge de manœuvre en terme de négociation. Par exemple, quand on veut demander des indemnités supralégales et cetera, quand on veut essayer de faire baisser le nombre de suppression
d'emploi, c'est compliqué. Donc on a quand même on a bataillé on a bataillé avec les salariés. Moi je suis donc délégué syndical CGT. Je suis syndiqué à l'US commerce de Paris, un gros syndicat qui donc regroupe le commerce à Paris. Alors ça le commerce à Paris c'est beaucoup et ça comprend à la fois les commerces mais aussi les hôtels, café restaurant et la prévention sécurité. On est à peu près 3000 adhérents, on pèse beaucoup euh à Paris et euh on a voilà une force de frappe qui est importante. Ce que je voulais dire, c'est que du coup alors dans cette dans cette histoire de PSE et de et de RJ, nous on a demandé bah tout simplement d'avoir des indemnités supralégales entre autres revendication parce que je vais pas vous faire tout le détail mais on a demandé
voilà est-ce que les actionnaires ou en tout cas la enfin la direction et les actionnaires mettent un petit un petit billet quoi pour nous nous dégager mais un petit peu proprement. Alors ils ont dit alors il a fallu batailler parce qu'au début c'était non non non. Ensuite, on a dit "Bah écoutez, est-ce que vous pourriez transmettre cette demande aux actionnaires parce que on pense que de l'argent il y en a, mais peut-être pas pour vous au niveau de l'activité du magasin parce que OK, c'est compliqué machin, mais on pense qu'il y a de l'argent du côté des actionnaires. Donc on aimerait bien que vous leur transmettiez la demande." Ça a été transmis par l'administrateur judiciaire et la réponse ça a été bah mais ça fait déjà des années que on fait des efforts qu' les actionnaires font
des efforts considérables en en octroyant des baisses de loyers, des franchises, des blablablas. Alors nous on a dit d'accord mais ça c'est très bien mais en fait encore heureux parce que les actionnaires en en faisant ça, ils permettent la continuité de leur activité et donc la continuité de leur rente. Donc c'est un peu normal. Et puis un actionnaire c'est son but, c'est de de mettre des moyens d'investir en fait dans son activité. Donc tout ça c'est normal. Par contre donc vous faites des efforts, les actionnaires font des efforts sur l'activité, sur l'entreprise mais jamais sur les salariés. Et c'est ça qu'on dénonce, c'est qu'en fait depuis des années, Gilbert Joseph ferme des magasins. Alors en province, il y en a eu, il y a eu plein depuis 2000 depuis
le Covid. En gros, ils ont pas arrêté de fermer des magasins en provinces, en région parisienne et là maintenant à Paris dans le cœur même de l'activité historique. Et ça c'était un vrai choc quand on a appris en plein mois de juillet parce qu'évidemment ils font toujours ça dans les périodes les plus propices hein. Donc en plein mois de juillet on nous annonce un PSE sur Paris alors que nous on s'était dit bah Paris ça reste encore le moteur le moteur du groupe. Donc nous ils vont ils vont toucher à nous en dernier. En gros, on est le bastion. Et ben non non non. Paf, ils nous ont tapé dessus direct en disant on va supprimer 30 emplois, on va aussi fermer quelques autres magasin et ça fera bien au tribunal de commerce. Ça fera joli. On dira "Rez, on a fait des
efforts pour redresser l'activité." Donc les efforts, c'est toujours les mêmes qui les payent, c'est toujours les salariés. Alors que, comme l'a bien dit Aurélie juste avant, qui c'est qui fait marcher les entreprises ? Qui c'est qui produit la richesse ? et les travailleurs bien sûr, c'est nous les libraires, les disquières, les papetiers, les acheteurs, les les caissiers, les caissières. Merci. C'est c'est nous qui produisons la richesse. Et en fait c'est ce qu'on c'est c'est le discours qu'on a auprès de notre direction depuis des années où en fait la comment dire les les actionnaires et la direction du magasin, la direction générale et opérationnelle passent leur temps à dire qu'il y a jamais rien pour nous. Et donc nous, il faut toujours qu'on fasse les efforts
parce que c'est ce qui nous a été dit là par l'actionnaire via l'administrateur en réponse à notre demande d'indemnité supralégale. Donc il a dit "Oui, on a on a fait des efforts et puis voilà, faut que les salariés comprennent dans quelle situation on est et cetera." Donc oin oin oin comme d'habitude le discours et ensuite l'administrateur cormet une couche en disant vraiment textuellement en réunion de négociation euh il faut que les salariés comprennent et qu'il se retroussent les manches qu'il fassent des efforts. Pardon mais en fait c'est c'est déjà le cas et ça fait déjà des années moi je me suis enfin je me suis enflammée. J'ai dit mais vous rendez compte de ce que vous dites en fait, c'est que c'est ce discours là, c'est un discours qu'on entend tout le temps et
en fait c'est déjà la réalité. On fait déjà tous les effort et et c'est grâce à nous en fait, grâce à nos efforts, grâce à notre travail et grâce à nos bas salaires parce qu'on est très très mal payé. Mais comme c'est des métiers passion, bah ils se disent "Les métiers passion, c'est bien, il y aura toujours des gens pour les exercer, donc on peut les payer mal, c'est pas grave, c'est un métier de passion." Bah non, mais c'est pas une raison en fait. Et du coup euh voilà, il y a il y a cette réalité dans le dans le milieu de la culture, dans le milieu du livre. Et pour faire un un élargissement sur l'aspect culturel et Aurélie, on a un petit peu parlé nous il y a une réalité aussi dans le dans le monde du livre, dans l'écosystème du livre, c'est qu'en fait il y a une hyperconcentration
éditoriale. Vous savez certainement que Achette, le plus grand groupe éditorial de français est détenu par Boloré, actionnaire voilà majoritaire qui voulait voilà qui voulait alors c'est compliqué pour nous libraire éditeur et cetera de faire sans achète parce que clairement si on boycotte achète ou voilà si on fait quelque chose contre bah on peut pas vivre et on est déjà en difficulté si on si on se tire une balle dans le pied mais du coup c'est c'est très compliqué ça pose des vrais problèmes éthiques. Il y a Bolloré avait voulu aussi racheter Interforum qui est le deuxième plus grand groupe éditorial français. Heureusement, il a échoué. Enfin, ça a été retoqué et cetera. Donc, on a échappé parce que là, ça aurait été mais le carnage vraiment. Et ce qui se passe
c'est qu'en fait ce le fait que Boloré soit à la tête cette hyper concentration, le fait qu'on ait des gens d'extrême droite qui qui viennent noyoter en fait les le monde de l'édition, c'est un vrai danger pour la diversité et la liberté culturelle parce qu'en fait demain mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui se qu'est-ce qui va se passer au niveau éditorial pour les publications ? Est-ce qu'on aura toujours bah des écrits un petit peu de résistance, d'opposition et cetera ? Si on est détenu par des gens d'extrême droite, on s'attend à ce que bah non en fait et nous encore à Gybert, on a une diversité culturelle éditoriale parce qu'on est une très grosse librairie, la plus grande de France indépendante. Donc on a on a cette possibilité d'avoir de de présenter une offre culturelle
extrêmement riche, extrêmement variée de tout bord politique. Euh voilà, donc on a cette liberté-là encore actuellement. Demain, qu'est-ce qui on sait pas qu'est-ce qui va se passer. Et nous, notre grosse crainte, enfin une de nos craintes ces dernières années quand on quand on a vu les difficultés et qu'on a su en fait que il y avait une menace avec Pierre Édouard Sterrain. Pourquoi une menace avec STRIN ? Parce qu'en fait Sterrain ne s'est jamais caché de vouloir posséder un réseau de librairie et cetera. Donc du coup, lui, il voudrait un petit peu avoir la une un pied là-dedans, une main mise pour pouvoir euh diffuser ses idées, nausé à bonde et et comment dire maîtriser une partie de enfin capter une partie voilà de la production éditoriale. Nous, ça
nous fait très peur à deux à de pour deux raisons. déjà parce que bon voilà les raisons que j'ai évoqué jusqu'à jusqu'à présent avec l'hyperconcentration éditoriale, le fait que bah justement dans le milieu difficile de la librairie, quand il y a des gens qui ont les moyens financiers d'acheter de racheter des réseaux de librairie, des réseaux de d'édition, bah en fait c'est difficile en face de dire non. Enfin financièrement, si vous avez quelqu'un qui a les moyens pour investir, voilà. Et de la deuxième raison, et c'est presque la plus importante qui nous faisait craindre l'arrivée de ce terrain, c'est qu'en fait il est euh c'est une proche enfin c'est un une proche connaissance de quelqu'un de la famille Gibert. Donc on s'est dit mais ça là vraiment l'avenir
de Gibert est terrible et tous les salariés c'était quelque chose qui commençait à craindre. On s'est dit qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ? Alors pour l'instant c'est des rumeurs hein, c'est juste des choses qu'on nous on a on a on a on a on a réfléchi, on a analysé de notre côté. la menace est quand même réelle et ce qu'on a su en off par quelqu'un qui qui connaît un petit peu tout toutes ces personnes-là, c'est qu'en fait euh grâce à la présence de la CGT à Gibert, une présence solide, forte et visiblement dissuasive, apparemment ce terrain n'a pas envie de mettre les pieds. Donc on serait on serait un rempart contre l'entrée, voilà, de l'estradroite. Et ça ça fait le lien à justement, je voulais parler du syndicalisme de
manière un peu plus générale, c'est que en fait comment Aurélie posait la question comment on peut lutter, qu'est-ce qu'on peut faire contre la prédation, contre l'extrême droite, contre tout ça ? Et ben justement le syndicalisme est une des réponses parce qu'en fait le capital c'est les c'est les métiers qu'on fait, c'est le travail qu'on a, c'est les entreprises dans lesquelles on travaille. Donc en fait, si on lutte déjà sur son notre propre terrain, et ben c'est le point de départ d'une lutte euh qui peut s'étendre et qui peut justement devenir interprofessionnel, intersyndical et cetera. Il y a il y a plein de moyens de de lutte et d'action. Et en fait nous le fait que à Gibert, on a une ça fait à peu près 20 ans que la CGT est implantée, ça a permis beaucoup
de choses. Alors, on est c'est très difficile he parce que c'est des fois on a l'impression que c'est des des tout des tout petits pas mais en fait ce qu'on voit il y a il y a ce qu'on voit et il y a ce qu'on voit pas. C'est-à-dire, il y a ce qu'on arrive à gagner, mais il y a ce qu'on voit pas, c'est-à-dire ce qui est dissuasif, le fait que il y ait une un syndicat fort à Gibert, le fait queil on soit très suivi et là avec la lutte qu'on a amené en ce moment, on a été massivement mobilisé, massivement suivi à la fois par nos collègues et médiatiquement aussi. Du coup bah ça ça crée un un un comment dire un contrepouvoir au sein de l'entreprise. La direction sait qu'ils peuvent pas faire ce qu'ils veulent. l'administrateur judiciaire également, ils savent que bah eux ils ils font des
menaces genre si vous continuez à faire grève, je vais appuyer sur le bouton liquidation judiciaire et ce sera terminé. Ça nous a été dit hein pendant les négociations. Bah eux, ils savent aussi que nous on peut appuyer sur un autre bouton qui s'appelle la grève, qui s'appelle le rapport de force et qui nous permet justement d'avancer et de faire peur. Voilà. Et je voulais euh dire plus largement que voilà, il y a il y a vraiment une grosse problématique sur le commerce à Paris. parce qu'en fait euh déjà on est dans des dans des métiers qui sont difficiles avec une comment dire des horaires extrêmement étendus euh des conditions de travail souvent précaires, des contrats précaires et cetera. Euh donc on travaille le samedi, parfois le dimanche en soirée, en nuit et cetera.
Enfin, c'est c'est très compliqué, on est mal payé. Donc euh cette précarité et cette ce morcellement du commerce fait aussi que c'est très difficile de lutter collectivement, que du coup il y a il y a plein de petits patrons dans dans leur coin qui font un peu ce qu'ils veulent parce que les gens ils ont peur, qu'ils sont mal payés, que en fait ils ont pas de moyens de lutte sur place. Donc en fait c'est aussi pour ça qu'on on pense qu'il faut renforcer le syndicalisme parce que nous on a la chance à Gibert d'être une grosse entreprise avec un une des moyens pour de représentation du personnel mais et syndicat mais c'est pas le cas partout loin de là. Et justement ce morcellement du commerce fait que bah en fait c'est des c'est vraiment un frein à la lutte
collective. Donc là, il y a vraiment un enjeu là-dessus et il faudrait que politiquement il y a quelque chose qui soit fait notamment nous on a des idées par exemple on peut euh on peut essayer de redonner un peu plus de pouvoir aux représentants du personnel parce que actuellement les prérogatives et les moyens qu'on a sont pas assez contraignants vis-à-vis du du patronat. Donc en fait quand bien même on active un peu tous les leviers qu'on a, c'est compliqué. légalement, enfin juridiquement et cetera, de réellement contraindre les moyens qu'on a les autres, c'est bah la lutte collective, donc la grève et cetera. Donc ça ça marche mais ça peut marcher quand il y a beaucoup de monde et quand c'est déjà assez solide. C'est sinon c'est quand même très compliqué.
Donc voilà, nous on pense qu'il y a vraiment un sujet sur le commerce de manière générale à Paris sur le syndicalisme et notamment le syndicalisme dans le commerce. Voilà, pour toutes les raisons que j'ai évoqué et qui sont compliquées. Donc, il va falloir essayer de renforcer ça de manière à la fois politique. Nous, on a fait appel là pour le la la lutte qu'on a mené contre les suppressions d'emploi. On a on a tapé à la porte de la mairie de Paris, on a été reçu, on a été soutenu par eux, on a été soutenu également par LFI parce que sur le en fait, il y a aussi le magasin de Barbest, Gilbert Barbest qui va fermer bientôt. LFI sont venus sur le piquet de grève soutenir, faire des interventions et cetera. Donc ça c'est un grand merci, c'est à saluer.
Ça c'est très important que en fait tous ces sujets euh on s'en empare à la fois de façon populaire, un vrai soutien populaire mais aussi un soutien politique et un soutien médiatique. Parce que nous on l'a vu en tout cas dans notre lutte les médias quand on les a avec nous c'est balaise. Et et Gibert c'est ils ont les yeux dessus la direction, ils sont très mal à l'aise avec les médias, ils aiment pas ça, ils aiment pas communiquer comme toutes les entreprises familiales, ils ont la culture du secret. Nous par contre ça nous dérange pas. On sait faire du bruit, on sait animer des piquets, des mobilisations, on sait on sait entrer en contact avec des des élus et cetera. On sait faire tout ça, on sait se faire se faire voir, s'exposer, on n pas peur. Et eux par contre, ils ont peur. Donc du
coup, c'est là-dessus aussi qu'il faut jouer. C'est pour ça que le syndicalisme, encore une fois, c'est vraiment très important. Il faut il faut se syndiquer dans sa boîte. Il faut se syndiquer, il faut collectivement se mobiliser. Voilà. Merci à vous. Merci beaucoup. Merci et bravo pour pour toute cette lutte, toute cette bataille. Euh l'engagement syndical, il est évidemment déterminant dans les sujets dont on est en train de parler et puis l'engagement associatif aussi. Et il y a des ONG, des associations qui aident aussi, qui produisent des contenus, qui font des rapports et c'est le cas en particulier de d'Oxfam. Et là, je te laisse peut-être présenter un peu qu'est-ce que disent ces rapports, qu'est-ce que disent ces analyses sur le sujet qui est
le notre ce matin. Merci beaucoup. Euh merci, merci notamment euh à Sophie pour la présentation qu'elle vient de faire qui nous rappelle quand même à quel point Ah là on m'entendait pas si bien euh qui nous rappelle quand même à quel point tous les chiffres et les analyses qu'on fait et ce sur quoi on travaille et que je vais vous présenter là, c'est pas quelque chose d'abstrait et que ça correspond à à du pouvoir réel qui a de l'impact sur la vie des gens, qui a de l'impact sur la vie des gens qui travaillent, sur leurs conditions de travail, sur leurs conditions de lutte, sur sur les rapports de force et notamment médiatique comme tu l'as souligné à la fin et en fait il y a beaucoup d'enjeux, je vais pas avoir le temps d'en parler aujourd'hui mais grâce
à toute la richesse dont je vais vous parler aussi d'accaparement du pouvoir médiatique et donc ça peut avoir des conséquences très concrès très concrètes y compris sur les luttes des travailleurs. Donc euh Oxfam c'est une ONG internationale euh qui a la particularité donc de travailler sur la pauvreté et les inégalités qui alimentent cette pauvreté. partout dans le monde. Donc on est présent dans plus de 80 pays. On est aussi présent en France où euh on a pour objectif d'avoir d'essayer de d'avoir de l'impact sur là où les décisions se prennent et sur les conséquences qu'elles ont sur les inégalités à la fois en France et ailleurs dans le monde. Donc dans ce cadre, on fait régulièrement des rapports sur les sur les inégalités et malheureusement donc ça fait des
années qu'on tire la soette d'alarme et malheureusement ça fait partie des rares situations dans la vie où on n'est pas très content d'avoir eu raison parce que toutes ces alarmes qu'on tire depuis des années, malheureusement chaque année, elles sont confirmées par des nouveaux chiffres de plus en plus inquiétants et accablants. euh par exemple, enfin très concrètement donc on a un phénomène mondial he de d'accroissement, d'explosion de la richesse et des inégalités. Non seulement ça augmente un peu plus tous les ans, mais nous ce qu'on remarque et ce qui nous inquiète beaucoup, c'est que c'est un rythme de plus en plus effrainé, de plus en plus presque irrattrapable, même si on peut faire beaucoup de choses he pour y mettre fin, mais pour l'instant, c'est
pas du tout ce qui est en train d'être fait. Et donc au niveau mondial, si vous regardez ne serait-ce que sur ces dernières années, depuis 2020, vous avez une augmentation de plus de 80 % de la fortune euh des ultra riches, des milliardaires dans le monde. Vous avez spécifiquement sur la dernière année qu'on a étudié sur 2025 un accroissement trois fois plus rapide rien qu'en 2025 de la fortune des milliardaires par rapport aux 5 années précédentes. Donc c'est un phénomène qui est de plus en plus rapide, de plus en plus choquant et malheureusement la France en est une illustration très concrète, très représentative. En France aujourd'hui, on a 53 milliardaires, donc 53 personnes qui possèdent à ell seul autant que 32 millions de personnes en France, c'est-à-dire presque la moitié de la
population. Il faut essayer d'imaginer ce que ça veut dire une cinquantaine de personnes qui là ont les moyens dans leur compte en banque à travers leurs actions d'avoir autant de moyens que presque la moitié du pays en entier. Euh pour illustrer ça, on a aussi un autre euh chiffre sur cet accroissement. Là aussi, rien qu'en 2025, si vous regardez à quel point cette fortune augmente rapidement, c'est comme si la fortune des milliardaires français en moyenne en 24 minutes euh leur permettait de gagner autant que le français moyen en 1 an. Donc faut imaginer le temps que vous regardiez un épisode d'une petite série, un épisode de Friends, c'est des formats de 24 minutes. Euh et bah pendant ce temps, il y a un milliardaire qui a gagné à peu près autant que vous en un an. Euh bon
en moyenne, mais quand même c'est quelque chose de très concret qui nous montre à quel point derrière des chiffres, on peut se dire "Bon bah pourquoi pas, c'est des grandes augmentations. Bon bah très bien, certaines personnes augmentent leur fortune mais en fait quand on met ça en perspective de ce que ça implique comme réalité par rapport au nôtre, c'est extrêmement choquant. L'autre point qui est très choquant, c'est que tout ça est très politique. Alors bien sûr, comme je vous l'ai dit, ça va avec un phénomène mondial, ça va avec tout un tas d'enjeux mondiaux, boursiers, financiers, mais qui sont des phénomènes très politiques et qui sont aussi liés à des choix fiscaux. C'est-à-dire que toutes ces dernières années dans le monde et notamment en France, la
plupart, beaucoup de pays ont plutôt fait le choix de faire une sorte de course à qui va le moins taxer, de moins en moins taxer les plus riches en pensant qu'on pourrait peut-être la gagner cette course. Bon, c'est assez peu probable en France, ne serait-ce que parce qu'on est attaché à tout un tas de choses et notamment un peu à lutter quand même pour l'égalité. Et ça donne concrètement des politiques comme celle d'Emmanuel Macron qui a on l'a vu, permis au fil des années avec des mesures très fortes, symbolique mais aussi très concrète comme vous connaissez sûrement la suppression de l'impôt sur la fortune, la mise en place d'une flat taxe, donc des mesures fiscales qui bénéficient très fortement au plus riches du pays, qui coûtent plusieurs milliards d'euros à l'État
chaque année. Donc depuis des années, c'est des milliards d'euros de coût, c'est des milliards qui pourraient servir au services publics. Pour illustrer ça très concrètement, si vous regardez ne serait-ce que les personnes qui étaient déjà milliardaires au moment de l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, on parle d'environ 32 personnes. Ces 32 personnes depuis 2017 et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, elles ont vu leur fortune doubler. Quand je parle de fortune doublée, c'est pas comme si vous aviez vous votre compte en ban qui avait doublé. On parle d'une échelle de grandeur de plus de 220 milliards d'euros. Ça c'est seulement ce qu'ils ont gagné de plus. 220 milliards d'euros, c'est l'équivalent du financement de 10000 postes enseignants, c'est-à-dire un enseignant de plus dans
chaque établissement pendant près de 400 ans. Donc ça c'est seulement 32 personnes dans leur poche et ça c'est de l'argent qui n'a pas été taxé correctement, qui a été taxé moins qu'avant avec des politiques qui nous ont fait collectivement perdre de l'argent et des moyens et collectivement ont permis aux ultrariches d'avoir de plus en plus de fortune. Pourquoi je vous parle d'augmentation de la richesse ? La question de ce jour, c'est le coût sur nos vies, le coût concrètement sur l'économie de tout ça. Pour nous, c'est très important de rappeler que quand on parle d'ultra riche, on parle de l'autre facette d'une même pièce que celle de la pauvreté. On parle des inégalités, on parle de deux choses qui sont corrélées. Quand les uns s'enrichissent, les autres
s'appauvrissent. C'est quelque chose qu'on observe depuis des années. On narrive pas, malgré tous les moyens qu'on imagine mettre, malgré le fait que la France soit pas en mauvaise santé économique, que ce soit une grande puissance. On a aujourd'hui une situation tellement choquante qui devrait faire réagir tout le monde qui est d'avoir un taux de pauvreté qui n'a jamais été aussi élevé depuis 30 ans en fait. peut-être même depuis plus parce qu'en fait il n'a jamais été aussi élevé que depuis qu'on a commencé à recenser le taux de pauvreté dans notre pays. Donc depuis 30 ans, vous avez aujourd'hui un taux de pauvreté qui est devenu si élevé que les inégalités et des ultra riches qui se sont tellement enrichis que les inégalités elles aussi sont à leur maximum depuis l'INC depuis
30 ans. Ça donne très concrètement 20 % par exemple aujourd'hui les 20 % par exemple les plus aisés dans notre pays ont en moyenne un niveau de vie plus de 4 fois 4,5 fois supérieur aux 20 % les plus modestes. Très concrètement ça donne donc comme je vous le dis à Haxf des années qu'on tire cette sonnette d'alarme. En fait aujourd'hui tout le monde s'accorde dessus les chiffres de l'INC, les chiffres du secours catholique sur la pauvreté. En fait, chaque dernier rapport des différentes associations, des différentes institutions qui travaillent sur le sujet sont extrêmement inquiétants. Vous allez voir les chiffres de secours catholique. La pauvreté, le nombre de personnes qui vont les voir, qui ont besoin d'aidere n'a jamais été aussi élevé. Vous allez
voir les rapports de la fondation pour le logement, le nombre de personnes à la rue, le nombre de personnes expulsées n'a jamais été aussi élevé. On est dans un état de notre pays en terme de pauvreté extrêmement inquiétant au même moment où on n' jamais eu autant de riches et où les riches n'ont jamais été aussi riches. Donc ça que ça ne pousse pas à l'action. Quand vous êtes un représentant politique, quand vous êtes au gouvernement et que vous voyez cette statistique qui est tellement honteuse, qui est tellement choquante, vous êtes obligé de vous questionner sur qu'est-ce que je fais pour arrêter ça ? Comment je fais pour retourner cette situation ? Comment je fais pour faire en sorte que par exemple cette augmentation de la richesse ? On a un schéma qu'il montre
dans notre dernier rapport sur les inégalités, vous pourrez aller voir, qui montre très de manière très visuel le fait que cette augmentation de la courbe de la fortune des ultrariches des milliardaires en France, elle va tout aussi haut de la même avec la même force que l'augmentation de l'insécurité alimentaire dans le pays. Vous rendez compte à quel point c'est choquant que depuis des années, l'insécurité alimentaire, le fait que vous ne soyez pas certain de pouvoir manger à votre fin dans une journée soit quelque chose qui soit en augmentation dans un pays comme la France. C'est quelque chose de très choquant et c'est pas une augmentation légère. On parle d'une augmentation de plus de 47 % depuis 2019 en seulement quelques années. Ça nous arrive à un point de 8,4 % de la
population française. Je crois que enfin vraiment c'est un nombre enfin extrêmement choquant d'imaginer euh qu'une aussi grande partie de la population française n'est pas sûre de pouvoir s'alimenter à sa fin quand la fortune des ultra riches du pays, des 500 plus riches selon challenge, elle a augmenté, a été multipliée par 14 en quelques années. Donc dans ce contexte, on est obligé de se demander d'où vient cette augmentation, qu'est-ce qu'on peut faire. Très concrètement, vous voyez assez rapidement qu'en fait cette augmentation et cette cet accroissement des inégalités, il est très concentré sur l'accroissement du patrimoine ou du capital selon le type de de vocabulaire qui vous parle le plus. Mais concrètement, c'est ce que possèdent certaines personnes qui augmentent.
C'est pas tellement le revenu en fait. Il y en a ça augmente également mais en fait là où il y a vraiment un des inégalités extrêmement fortes, c'est sur les inégalités de patrimoine notamment parce qu'en fait c'est euh un des trucs qu'on taxe le plus mal aujourd'hui en France. On a même plus on n plus l'ISF. Euh on a un nombre d'exonérations délirantes sur tout ce qui est lié de près ou de loin à l'accumulation euh du patrimoine. Euh on a notamment et c'est une de nos pistes majeures, on a beaucoup de propositions euh euh sur euh sur tout ce qu'on pourrait faire euh à Oxfam pour répondre à tout ça, pour avoir une fiscalité qui redevienne vraiment progressive, qui permet de mieux redistribuer les richesses. On a un manifeste fiscal avec 19 propositions euh pour avoir une fiscalité qui soit
vraiment juste, qui soit verte parce que je vous passe encore les détails. on n' pas le temps des enjeux écologiques derrière ces inégalités et derrière la manière dans ce ce en quoi investissent les ultra riches, la manière dont consomme les ultra riches et leur impact sur nos vies. Euh donc c'est manifeste parce qu'elle été juste, verte et féministe. Euh vous avez des enjeux d'inégalité qui touchent presque à tous les sujets derrière ces inégalités économiques. Nous on parle même par exemple d'inégalité politique. C'est-à-dire que plus vous avez d'inégalité économique dans un pays, plus la différence d'accès à la politique, à qui prend les décisions, à qui possède le pouvoir et à quel point la démocratie peut être en danger est très forte. C'est aussi un autre point de notre
rapport sur lequel je vais pas pouvoir m'étendre. Mais donc un des points centraux, c'est cette question de comment mieux taxer le patrimoine. Vous avez tous entendu parler de la taxe dumane. Euh c'est une des mesures bien sûr qu'on soutient. Il y en a plein d'autres, mais par exemple la taxe duman a très bien incarné ce croisement entre tous ces problèmes que peut poser très concrètement la concentration des richesse. Vous avez une mesure qui permet de récupérer des milliards, qui permet de rendre notre impôt plus progressif et juste. C'est quand même délirant que en France vous ayez un principe de progressivité de l'impôt et que pile pour les pour ceux qui ont le plus d'argent d'un coup cette progressivité baisse. C'est-à-dire que ceux qui possèdent le plus arrivent à
payer une part plus faible d'imposition que les autres. C'est quand même quelque chose de complètement inacceptable. Donc on a une solution qui permet de répondre à ça qui a été soutenue par plus de 85 % de la population qui a été soutenue par la représentation nationale avec un premier vote positif à l'Assemblée nationale. Et là, face à ça, vous avez des personnes qui au nom de leur fortune, au nom de leur puissance, notamment l'homme le plus riche du pays, Bernard Arnaud, qui se permettent à la fois dans les médias et à la fois auprès de nos représentants d'aller dire que c'est que c'est inacceptable, de faire quasiment du chantage du de la menace de si vous décidez ça, moi je vais faire c, je vais partir, ceci, cela. Ça c'est quand même une question démocratique
extrêmement inquiétante qu'une personne au nom de la fortune qu'elle possède est plus son moi à dire que la majorité écrasant de la population est ses représentants du peuple pour qu'elle pour lesquels elle a voté. Donc c'est quelque chose qui pose voilà véritablement une question de démocratie. Et donc il y a cependant de très concrètement comment on taxe le patrimoine aujourd'hui et l'autre pendant c'est comment on taxe le patrimoine qui est que l'on transmet. Je vais aller rapidement c'est un très gros sujet. On a aussi fait un rapport sur la sujet sur le sujet de la taxation de l'héritage. Il y a 2 ans avec Oxfam, on a parlé de super héritage parce que là aussi vous avez une concentration très forte. Vous avez les 0,1 % qui touchent le plus d'héritage alors que la plupart
des gens n'en touchent pas du tout dans leur vie entière ou alors touchent des montants assez faibles qui eux arrivent à toucher en moyenne 13 millions d'euros. Et sur ces 13 millions d'euros en moyenne, ils arrivent à n'être taxés que 10 %. 10 % d'imposition, c'est grâce à tout un tas d'exonérations, tout un tas de choses qui ont été faites parfaitement pour que les plus riches grâce à leurs conseillers, grâce à leur gestionnaires et grâce à leurs moyens financiers soient très très peu taxés. Donc pour ça, on a plein de solutions. On sort très bientôt. Je vous le tise sans vous sans vous donner beaucoup plus d'informations, mais on sort très bientôt un nouveau rapport sur le sujet et notamment concentré sur une niche fiscale qui s'appelle le pack du trail
où vous verrez que vous avez une niche fiscale qui a longtemps été tabou qui au nom de protéger les entreprises en fait permet massivement aux ultra riches de d'exonérer leur transmission à plus de 75 % enfin à 75 %. Ça fait perdre à l'État en autour de plusieurs milliards par an et c'était même 5,5 milliards en 2024. Donc on a beaucoup d'argent à récupérer à récupérer à la fois pour financer les services publics pour euh que la société soit plus juste pour avoir les moyens de lutter contre la pauvreté mais aussi par mesure de justice sociale pour que chaque personne qui a les moyens paye sa juste part d'impôts, ce qui n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui en France. Merci beaucoup.
Merci Laila. Bon, vous voyez, on a essayé de brasser très largement des sujets, la dette, les fonds prédateurs, les luttes évidemment syndicales et la question du commerce et et de la captation aussi dans le domaine de la culture de certaines grandes puissances financières qui veulent s'approprier l'ensemble de la chaîne, la question des inégalités et de la manière d'y répondre. Moi, avant de pouvoir vous laisser peut-être la parole, je voulais peut-être insister sur dans quelle mesure ces différents points vont être des points d'actualité dans les semaines et les mois qui viennent, dans les semaines immédiatement avec le débat budgétaire où vous allez entendre parler
à la télévision pendant des jours et des jours que on a dépensé trop, que le déficit est trop important et donc que vous vous allez devoir faire des efforts. les retraiter en étant euh euh en en faisant en sorte que votre pension soit sous-indexée, c'est-à-dire qu'elles ne suivent pas l'inflation, les malades en disant que euh bah si vous avez une maladie chronique, vous profitez en fait de la SQ, donc il va falloir faire un peu des efforts. Euh bref, j'en passe hein, parce que c'est les budgets des ministères. On a appris hier qu'il y avait encore des coupes dont un/ers des coupes sont dans le budget de l'écologie. Bon, après l'été qu'on vient de connaître, on se dit que c'est vraiment un choix d'une très grande intelligence de continuer à couper des
moyens dans le budget de l'écologie. Et en fait, cette logique là va être toujours la même qui est la logique qui a produit cette situation. C'est-à-dire, il faut couper dans les dépenses, il faut avoir des politiques de coupe ou des politiques d'austérité. Et ces politiques de couple, ces politiques d'austérité, c'est leur logique. Elle va permettre de ramener le déficit à un niveau acceptable. En vérité, c'est ce qu'on fait depuis des années et des années. C'est ce qu'on nous a par exemple déjà vendu l'année dernière. Il y a eu des politiques de coupe. On en a vu les conséquences et d'un certain point de vue, les personnes qui ont parlé avant moi vous ont présenté les conséquences, mais le déficit va être au moins au même niveau, voire sans doute supérieur que l'année dernière. Et donc
ils vont continuer et avec un un relais d'une couverture médiatique sur le sujet où il ne sera jamais dit le chiffre que vous devez tous retenir, c'est que depuis 2017 qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, les dépenses ramenées au PIB, c'est-à-dire à la richesse produite chaque année, n'ont pas augmenté. Elles ont même légèrement baissé. Par contre, ce qui a baissé largement, c'est les recettes de l'État. Les recettes de l'État ont baissé à hauteur de 60 milliards d'euros par an. À tel point que si on avait aujourd'hui le même niveau en pourcentage du PIB de recette que en 2017 quand Macron est est au pouvoir, on aurait un déficit inférieur à 3 % du PIB en France. Ça
c'est la réalité des chiffres tels qu'ils sont. Et ces 60 milliards là de manque à gagner dans les recettes de l'État. Bah ça vient d'où ? Ça vient de ce que tu as décrit. Euh baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune, rétablissement de ce qu'on appelle la flat taxe, c'est-à-dire qu'on taxe moins les revenus du capital et poursuite d'une politique qu'on a appelé politique de l'offre qui est et qui est précisément dans le sujet. C'estàd le problème c'est le coût du travail. Donc pour relancer l'activité économique, il faut baisser le coût du travail et pour baisser le coût du travail, il faut exonérer les cotisations sociales et bah il faut le compenser ou pas le compenser. Globalement généralement on le compense pas. Et ça c'était censé produire, vous vous
rappelez la théorie du ruissellement, la politique de l'offre, ça va produire de l'activité économique. Conséquence, les salaires réels ont baissé, le chômage repart à la hausse et il y a des records de défaillance d'entreprise. Ça c'est leur bilan de politique économique. Et donc là, on va avoir ces débats très concrètement dans les prochaines semaines sur les débats budgétaires où nous, on va dire bah non, mais il faut arrêter cette politique là parce qu'elle nous amène dans le mur. Elle n'est ni efficace socialement, ni efficace d'un point de vue économique, ni évidemment d'un point de vue écologique. Il faut avoir une autre politique économique. Et puis évidemment, ça va aussi être le débat de l'élection présidentielle. Et le débat de de l'élection présidentielle, c'est quel choix
économique on met en œuvre ? Est-ce qu'on continue dans ces choix économiques là ? Et on l'a vu au moment du débat du MEDDEF, c'est globalement ce que vont proposer les candidats de la Macronie et même Auréli en a parlé le Rassemblement national. Quand le Rassemblement national reprend maintenant à son compte l'idée qu'il faut une règle d'or budgétaire alors que il y a encore quelques années, Marine Le Pen quand elle était interrogée sur ce sujet disait "Bah non, la règle d'or c'est se faire dicter par la Commission européenne des politiques que nous ne voulons pas." Je cite, ça m'arrive pas souvent, les propos que tenait Marine Le Pen à l'époque et aujourd'hui elle nous dit il faut mettre en place une règle d'or euh budgétaire. Ça veut dire que petit à petit, le Rassemblement national
a clairement aligné sa politique économique sur les intérêts du capital. Et la question que nous nous allons porter dans l'élection présidentielle, c'est celle précisément d'avoir d'autres choix économiques, d'autres choix budgétaires et d'autres choix fiscaux. Je vais pas tous les détailler là parce qu'on aura pas le temps. C'est notre programme en matière économique. Mais par exemple sur les sujets que tu as abordé là à cet instant évidemment ça pose la question de changer les modalités de taxation du patrimoine et donc de l'héritage en France. Et là, j'en profite parce que pardon mais dès qu'on parle de ce sujet, vous avez tout le monde qui agite la peur en disant "Oh là là là, le petit patrimoine que vous avez accumulé en travaillant toute votre vie, vous allez nous le prendre, vous
allez nous taxer et cetera." Donc je vous rappelle que ce n'est pas de ça dont il est question dans notre proposition. La proposition de réforme de la taxation de l'héritage que nous avons mis sur la table, elle concentre les efforts sur les patrimoines qui sont ceux des 0,01 % des plus riches de ceux qui détiennent le plus de patrimoine. Elle est progressive, elle met légèrement à contribution les 1 % des patrimoines les plus importants. Mais parce que c'est jamais dit pour les bah d'abord, il y a ceux qui évidemment payent pas de droits de succession, il continuera à ne pas en payer. Mais même ceux qui payent légèrement des droits de succession dans la réforme de la fiscalité sur le patrimoine que nous nous proposons péront moins demain parce
que l'effort sera plus lissé que l'imposition sur l'héritage sera plus progressif. Et je vous renvoie au simulateur qu'on avait mis en place pendant les élections législatives de 2024. Je vous dis ça pour vous aider parce que vous allez rencontrer des gens et c'est un témoignage du vécu personnel qui vont dire "Mais votre truc là vous allez me prendre plus hein. Quatre personnes qui m'ont dit ça dans le dernier mois." Je leur ai dit, "Regardez le simulateur qu'on a mis en place." Ils ont dit, "Ah non, on va payer moins avec vous." Ah bah oui, vous allez payer moins avec nous parce que nous on va concentrer l'effort sur la petite minorité et tu l'as bien décrit qui accumule l'essentiel des richesse aujourd'hui. Donc oui bien sûr le pack du TRA, on va lire votre rapport avec
attention parce que c'est une réforme qui est indispensable aujourd'hui. Après, je m'arrête là mais juste pour que tout le monde comprenne, c'est la question de la transmission sur les entreprises. Et c'est un peu la même philosophie que la taxe Zucman. Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui utilisent des holdings, c'est-à-dire des sortes d'entreprises pour ne pas toucher les revenus immédiatement et il les utilise comme des formes de tir dans lequel il place ses revenus et ils utilisent ensuite l'imposition qui est plus favorable sur les entreprises au nom du fait que on veut faciliter la transmission des entreprises et que les entreprises soient pas détruites. Ils utilisent ça pour transmettre des holdings avec de l'argent qui est placé à l'intérieur et il se soustrai comme ça
à la fiscalité qui s'applique à chacune et chacun d'entre nous. Donc c'est évidemment contre ça qu'il faut qu'il faut lutter et c'est ce qu'on va faire aussi dans la campagne présidentielle avec les propositions sur la dette, on en a parlé sur la fiscalité, sur le patrimoine, sur les salaires, sur les aides aux entreprises, hein. Vous vous rappelez ce chiffre de 211 milliards d'euros. C'est le travail qui a été fait par le sénateur et le directeur de la fête de l'humanité d'ailleurs Fabien Guel il faut rendre hommage parce que c'est un travail qui a un travail de très grande qualité. Voilà, moi rapidement je voulais rebondir sur quelques points pour vous dire que ça va être des sujets de l'actualité. C'est pourquoi on voulait faire cette conférence ce matin. Et
maintenant peut-être vous laissez la parole. Je crois qu'il y a Arianne qui est là, voilà, et qui va pouvoir prendre vos interventions. Peut-être Arian, on a le temps de prendre 4 c questions. On prend tout d'un coup et au moins après, on pourra chacun répondre et tenir les délais. Alors n'hésitez pas à lever la main, il y a une question ici. Puis on essaie dealterner femme, homme si possible aussi. Vas-y, à toi. Bonjour. Euh, parle bien proche du micro pour que tout le monde entende. J'avais une question. C'est par rapport une fois que vous serez au pouvoir si Mélenchon gagne l'élection présidentielle. Très concrètement, comment vous allez pouvoir lutter contre le capital ? Parce que vous avez expliqué, vous allez donner
une définition du capital qui est quand même très fort actuellement avec encore plus d'argent qu'avant. Comment concrètement vous allez pouvoir lutter contre ça ? Parce qu'on sait très bien que le capital ne va pas se laisser faire et va essayer de mettre toutes les billes contre vous et contre les politiques que vous allez vouloir mettre en place. Merci beaucoup pour ta question et tu es allé direct à l'essentiel. C'est parfait. On note ça et on va te répondre. On prend d'autres questions ensuite. Là-bas, regarde à gauche pour qu'on alterne femme homme Arian à gauche là-bas. La camarade qui est là-bas. Non, c'est bon. Je t'ai vu lever la main mais tu faisais coucou à quelqu'un. Euh quelqu'un Vas-y. Alors euh oui, un peu ça va dans le sens de la première question. Donc quelle leçon la
France insoumise à tirer ? de justement de des mémorandums fait à la Grèce avec Alexis Typras pour ne pas retomber dans les mêmes pièges. Merci. Encore pas d'intervention féminine. On essaie d'alterner un peu, non ? Alors là-bas, tu as ou là je sais pas. Ah bah c'est toi après. Voilà. Bonjour. Merci. Euh, j'avais une question par rapport au militérandisme. Quelles conclusions vous en avez faites et quelles erreurs vous allez essayer de pas répéter ?
Merci. Il y a ici Arian, s'il te plaît, de l'autre côté de la caméra pour toi. Le programme de la France insoumise entrerait directement euh en contradiction avec plusieurs traités et mécanismes européens. Comment est-ce que vous comptez contrer ces mécanismes et désobéir aux règles euh principal de l'Europe comme la libre concurrence si vous voulez bloquer les prix ? Merci. Et peut-être on prend une dernière s'il y en a une dernière. Il y en a une au fond à gauche là-bas. J'ai oublié personne.
Alors c'est pour toi là-bas. Qui veut commencer ? Pardon ? C'est c'est qui ? Tu auras peut-être pas beaucoup de questions. Vas-y. Bonjour. Euh bien proche, hein. Vous avez souvent dit que que la victoire électorale ne suffisait pas et qu'il faudrait une mobilisation populaire qui suivrait. Euh j'aurais aimé savoir du coup euh malgré que je connaisse les grandes lignes de votre de votre programme, savoir au sujet de des rapports au sein même des entreprises pour faire participer que ce soit des gens qui sont déjà en emploi ou des gens qui sont sans emploi de les faire de les
remettre dans les dans le dans la responsabilité de production et comment démocratiser un peu les rapports en entreprise. Merci. Merci pour vos questions. Alors en fait, elle tourne beaucoup autour du même sujet et c'est super qui en gros comment gouverner face au capital, comment gouverner face aux banques, comment pas décevoir, comment pas être empêché de mettre en œuvre la politique économique qu'on veut mettre en œuvre. Alors peut-être je sais pas si ERC tu veux commencer puis on tourne et après euh bah vous pouvez donner votre avis hein parce que peut-être qu'il y a des questions qui vous sont pas directement adressées mais l'idée c'est qu'on puisse échanger tous ensemble. Vas-y Éric.
Oui, je vais faire une réponse un peu globale parce qu'il y a pas mal de questions qui se qui se recoupent. Euh effectivement, la question principale c'est voilà le capital un gouvernement insoumis qui arrive au pouvoir en mai prochain, comment il affronte le capital et comment éviter que l'expérience s'arrête rapidement et soit ou soit contrainte. Alors, on est bien conscient que il y aura des attaques, ça c'est sûr, mais il faut toujours avoir à l'esprit que c'est aussi un jeu de poker menteur ces histoires de l'attaque du capital parce que le capital, il a aussi beaucoup à perdre de mettre l'économie française à
plat à terre, ne serait-ce que tous ceux qui détiennent des titres de dette publique française. Si jamais ils allaient trop loin et ben il perdraient aussi beaucoup. Donc quand on est dans dans ce dans dans dans ce face à ces ces attaques là, il faut voir aussi le rapport de force et il faut pas avoir peur d'affronter le rapport de force créé par la finance parce que la finance, elle aura aussi beaucoup à perdre. L'intérêt de la finance et l'intérêt du capital c'est effectivement de grossir. Mais pour se faire, il a intérêt à avoir de la stabilité. économique et politique et il intérêt à avoir de la visibilité. Ça tombe bien, c'est exactement ce que le programme de
la France insoumise propose avec les investissements publics. Avoir de la visibilité, avoir des marchés publics, donc qui permet de se projeter sur le un plus long terme et d'entraîner avec le le les investissements publics d'entraîner le secteur privé dans le sens où nous vous voudrions où nous voulons aller. la stabilité, ben c'est aussi ça stabilité politique. Tout à l'heure, je je répétais que si les taux d'intérêt sur la dette augmentent beaucoup depuis ces deux dernières années, et bien c'est précisément par l'instabilité politique qui a été créée par Emmanuel
Macron. Et dernier mot, parce que je je vais laisser la parole aux autres intervenants pour répondre, la France n'est pas la Grèce. Donc toutes les menaces sur on va avoir le sort fait à la Grèce, attention parce que là encore vouloir faire payer la France qui élirait un gouvernement de gauche de rupture avec le néolibéralisme, ça peut se retourner contre ceux qui qui vont mener cette ce combat là. Donc je ne dis pas que ce sera simple, je ne dis pas qu'il y aura pas des sousbres et et des attaques, mais il y a des mesures qui sont déjà prête. le pôle public bancaire euh
refaire une forme de circuit du trésor. Je rentre pas dans le détail mais en gros c'est sortir de la dépendance au marché financier, donc retrouver des marges de manœuvre et là il y aura si cette expérience commence à fonctionner, n'ayez crainte, dans le reste des pays européens, il y en aura d'autres qui se diront tiens, c'est pas mal ce qui se passe là et on va appuyer et on on va et là c'est comme ça qu'on crée un mouvement et qu'on va créer un rapport de force favorable pour nous. Merci Éric. Peut-être avant que Aurélie et moi on on répondent aussi, euh je vais laisser peut-être si vous avez Sophie et Laila, une remarque euh un envie de donner votre avis sur les questions qui ont été dans les questions. Voilà. Euh bah alors moi c'est plutôt des idées
ou des pistes que que j'ai pour essayer justement de lutter contre la captation et contre le le super pouvoir du capital. D'ailleurs, c'était Laila, on avait bien parlé enfin l'aspect démocratique et la politique qui du coup en fait le le pouvoir économique bah forcément il va il va il va également générer du un pouvoir politique. C'est les les deux vont ensemble. Et du coup quand on a plus de de richesse, plus de pouvoir, bah on peut aussi plus facilement prendre la parole et complètement aspirer le justement le la parole et le débat. Et du coup, moi j'aurais des des vraiment des pistes très concrètes. J'en ai déjà parlé tout à l'heure sur le fait de il faut renforcer vraiment les moyens de et les
prérogatives des représentants du personnel dans les entreprises. Euh parce que même là où il y en a et même là même quand les gens sont formés, quand ils sont accompagnés, c'est difficile. Donc parce que comme je l'ai dit, on n pas assez de pouvoirs contraignants. Alors quand il y en a pas, là c'est carrément enfin on peut rien faire quoi. les les les gens sont pieds et points liés face à leur patron et et du coup pour s'organiser pour lutter c'est extrêmement difficile. Ça ce serait une piste euh pareil pour le syndicalisme he faut pour que pour que le syndicalisme puisse être réellement un contrepouvoir et un moyen de lutter efficacement contre le patronat, bah ce serait et de du coup de pouvoir, ça fait le lien avec ce que disait Leilla, avoir la parole parce qu'il y a vraiment un
enjeu démocratique. pour faire juste un petit petit parallèle avec bah nous dans notre entreprise chez Gibert en fait on est on est dirigé enfin les gens qui prennent les décisions c'est une poignée de personnes qui détiennent soit le capital soit en tout cas le pouvoir de décision mais qui sont totalement déconnectés du terrain et qui ne travaillent pas sur le terrain. Donc en fait c'est nous qui produisons la richesse qui fait tourner cette entreprise comme beaucoup et c'est pas nous qui décidons. C'estàd que les nos directions, elles ont elles elles se elles s'estiment la mieux placée pour pour décider sur des choses qui en fait sont extrêmement concrètes sur le terrain mais sur lesquelles elles ont absolument mais aucune idée. Elles savent pas ce qu'on les gens il les
directeurs, ils savent pas ce qu'on fait, ils savent pas comment on travaille. Ça c'est apparu très clairement dans notre lutte là récemment. c'est quand ils ont voulu mettre en place le PSE et le plan de réorganisation, le plan de redressement, en fait, ils se sont aperçus et pour le coup, ils nous ont donné raison sans nous le dire comme ça, mais c'était euh c'était l'idée, c'est qu'en fait, ils se sont rendus compte qu'effectivement euh ce qu'ils avaient établi dans leur plan, c'était totalement en décalage avec la réalité du terrain, avec les métiers. Et on leur a dit "Mais attendez, ça ce que vous dites là, mais ça correspond pas du tout et ça ça va pas" et cetera et cetera. Donc ils ont fini par revoir eux-mêmes leurs copies à travers ce qu'on leur a dit parce qu'ils sont
rendus compte que leur truc tenait pas pas debout et que ce serait pas validé ou qu'en tout cas ça se casserait la figure. Donc à un moment donné, il faut que faut que les les décisionnaires dans les entreprises écoutent les gens qui travaillent qui travaillent pour eux et qui travaillent pour produire les richesses. Parce que en fait si s'il y a une tête qui décide et un corps, une base qui exécute mais que les deux ne se parlent pas ou qu'en tout cas il y a il y a la tête qui méprise le corps parce que c'est très clairement ce qui se passe chez nous et dans beaucoup d'entreprises, ça peut pas fonctionner. Et en fait du coup, il y a il y a toujours ce sentiment d'exploitation qui qui domine et cette comme tu le disais le fait que ce soit les les puissants
qui captent la parole, qui captent du coup la démocratie. Donc moi je pense que renforcer les moyens des représentants du personnel et le syndicalisme en entreprise, bah ça permet justement de redonner de la force à la démocratie. Ça ça permet de redonner vraiment euh tout son sens à la prise de parole collective, la prise de décision collective avec les gens qui sont concernés, qui font les choses. Donc ça c'est une première chose. Et puis euh et puis ensuite, il y a aussi la la problématique, j'en ai parlé un petit peu sur ah oui, pardon. sur toujours cet aspect-là, il faudrait créer aussi, on pense, une autorité économique un petit peu à l'image de l'inspection du travail qui existe déjà, mais qui elle agit plutôt sur les aspects santé sécurité au travail.
Alors, évidemment, c'est essentiel, hein, ça c'est clair, mais euh là où par exemple l'inspection du travail peut faire fermer un chantier s'il y a des problèmes qui mettent en danger la santé, la sécurité des travailleurs, euh actuellement quand il y a des menaces sur euh vraiment sur l'aspect économique de l'entreprise, et ben il y a rien qui qui permet de de vraiment contraindre et amener l'entreprise en fait à se à se repositionner, en tout cas à dialoguer avec les représentants du personnel, avec les syndicats et cetera. Et du coup, on peut se retrouver dans le mur comme nous là actuellement parce que finalement les alertes qui ont été émises par les peut-être les représentants du personnel depuis des années n'ont pas été écouté parce que il y a pas de moyens suffisamment
contraignants. Donc du coup, il faudrait nous, on pense, une autorité un petit peu supérieure qui permette justement de faire le lien entre euh ce qui se passe sur les aspects économiques, mais parce que actuellement les les patrons, ils font ce qu'ils veulent. Concrètement, la liberté d'entreprendre en France, elle prend le pas en fait sur sur la toutes les autres réalités. Donc euh non, en fait, il faut mettre des gardes de fous, sinon ça c'est pas possible. En fait, on peut pas se permettre de dire au nom de la liberté d'entreprendre tout est permis et euh y compris euh la mettre en danger la la vie, la sécurité, la la vie des gens. Et le dernier truc, ce serait vraiment sur le commerce à Paris. J'en ai un peu parlé tout à l'heure, mais j'ai oublié de parler de du fait que les
loyers les loyers à Paris sont un gros problème pour les commerces et notamment les commerces comme le nôtre qui sont des commerces déjà difficilement rentables et donc en fait ça étrangle complètement le le les bah les commerces de notamment de proximité. Nous, on le voit parce qu'à bah boulevard Saint-Michel, là où je travaille, enfin je sais pas si vous connaissez le boulevard Saint-Michel, mais actuellement c'est c'est une catastrophe. C'est totalement sinistré. Il y a il y a la les la moitié des commerces qui sont fermés. Depuis des années, il y a un taux de je crois 18 % de vacances commerciales sur le boulevard. Enfin, c'est énorme. Et donc si on veut pas que les centres-villes, il y a pas que Paris hein, parce que là je parle de Paris, c'est ce que je
connais mais et puis parce que les loyers sont très importants à Paris, mais dans les autres villes de province, on voit aussi la même chose, notamment avec Gibert qui a d'autres magasins en province. Bah en fait, les loyers sont tels que finalement les commerces ne peuvent pas tenir. Euh les commerces culturels notamment ne peuvent pas tenir. Du coup, il y a un appauvrissement de l'offre et puis a un appauvrissement de la vie euh de la vie en fait de centre-ville. Donc qu'est-ce qu'on veut demain pour les centre-villees ? Nous, c'est une interrogation qu'on a porté auprès des politiques qu'on a rencontré. Qu'est-ce qu'on veut pour le pour la le commerce à Paris ? Donc il y a peut-être moyen d'encadrer les loyers, de faire quelque chose de des aides publiques aussi pour
permettre au commerces les plus fragiles de pouvoir bah un petit peu s'en sortir. Voilà, il y aurait il y aurait peut-être ces pistes là que je soumets. Merci. Euh bon, moi évidemment au nom d'Oxam France, je vais pas vous dire ce que compte ce que compte faire ou non la manière dont compte agir la France insoumise. Par contre, ce que je peux vous dire au nom d'oxfamme France, c'est que lutter contre les inégalités, c'est possible. de même que les laisser exploser, euh nourrir l'explosion de l'ultichesse, laisser augmenter la pauvreté de manière aussi forte a été possible et le produit de choix politiques, des choix politiques peuvent permettre euh de renverser euh euh la vapeur. Et ça c'est très important avoir en tête là, tout ce dont je viens de
vous parler, c'est des mesures très concrètes. La suppression de l'ISF, c'est très concret. on l'a supprimé, on peut le recréer. Euh ce qui va pas dans notre système de taxation de l'héritage, c'est des choses très concrètes, très précises. C'est complètement possible de faire autrement. Ça veut pas dire que c'est facile. Ça veut pas dire qu'il y a pas d'obstacles qui peuvent être rencontrés. Ça veut pas dire qu'il y a pas la question dont qu'on a évoqué et que Sopia a rappelé de la démocratie en danger, de l'accaparement du pouvoir des médias et cetera. Tout ça c'est des obstacles mais pour autant ça n'enlève pas le fait que c'est possible et que c'est un devoir qu'on a collectivement de faire en sorte de renverser la vapeur et d'avoir vraiment des inégalités qui
baissent dans notre pays, de la pauvreté qui baisse dans notre pays. Et pour pas trop prendre de temps, vu que c'est pas à nous qui s'adressait partout cette question, je voudrais quand même vous dire très rapidement mais très concrètement à Oxfemme France, on croit au pouvoir citoyen, on croit à la mobilisation citoyenne, on croit au fait qu'en s'engageant, que ce soit dans un cadre politique, dans un cadre syndical, dans un cadre associatif ou pourquoi pas les trois, on puisse faire changer les choses. On est présent à la fois dans nos rapports, dans les choses très théoriques dont je viens de vous parler mais aussi sur le terrain que ce soit international ou dans des groupes locaux qui essaient de se mobiliser en faveur de la lutte contre les inégalités
partout sur le pays avec Oxfam. Et donc voilà, c'était juste pour dire que en effet c'est possible que ça demande du soutien en effet populaire de renverser la vapeur, ça demande de l'engagement citoyen et ça peut être fait de plein de manières différentes. Voilà, c'était juste pour dire engagez-vous avant de laiser le micro. Bien, merci Aurélie. Merci. J'ai 2 minutes pour vous montrer comment on va remettre la finance au service des besoins. Alors c'est parti en quatre points. Premièrement, on va désarmer la finance prédatrice en interdisant tous les mécanismes prédateurs de la finance, les ocapsa, les LBO et cetera. Point avec un renforcement énorme du contrôle des investissements étrangers parce que vous savez que précisément
cette finance prédatrice, elle est aussi et avant tout celle de fonds américains, de fonds britanniques allemand et cetera. Donc tout investissement étranger devra passer par un contrôle, une autorisation, une interdiction par nous, par le gouvernement. Deuxièmement, nous reverrons, j'ai pas le temps de détailler, nous reverrons, nous refondrons, nous transformerons de la cave au grenier la justice commerciale et les tribunaux de commerce. Troisièmement, et c'est encore plus important, nous donnerons au dans les entreprises le pouvoir aux salariés. Ça passe par exemple par un droit de véu.
C'est une très ancienne demande des syndicats de salariés. droits de véau des CSE sur tout plan de social. Tout PSE devra pouvoir être bloqué par les par les CSE. Et puis dernier élément le plus important ou encore plus important, c'est d'avoir aussi euh une banque publique des besoins productifs, un pôle public bancaire qui permette en fait à l'épargne française des Français non pas de se retrouver dans les assurances vi la finance la plus prédatrice mais dans une banque publique sous contrôle citoyen, sous contrôle pour l'intérêt général. Oui, nous le ferons. Nous ferons une immense banque publique des besoins. Voilà en quatre points en tout
cas comment nous comptons effectivement mettre la finance sous contrôle des citoyens. Merci. Merci Aurélie. Alors évidemment c'est merci à tout le monde d'avoir fait l'effort. C'est pas facile de répondre aux questions très importantes qui ont été posées en quelques instants. Mais évidemment c'est une question centrale. La question centrale c'est celle du rapport de force. La question centrale, c'est celle de comment une présidence insoumise, comment une majorité de gauche de rupture est en mesure d'appliquer le programme qu'elle a défendu pendant la campagne alors qu'elle va subir un certain nombre d'attaques. Évidemment, tu en as parlé un petit peu Éric. Et ces attaques,
elles sont de différentes de différents ordres. C'est évidemment des attaques financières spéculatives, tu en as parlé. C'est évidemment des attaques euh du capital aussi de tentative de paralyser l'économie pour en quelque sorte faire peser, bloquer le pays pour euh retourner en quelque sorte les citoyens contre le gouvernement en place en disant "Ben vous voyez, votre politique, elle marche pas." Évidemment que tout ça tout ça existe et évidemment et c'est la question européenne, je vais y venir hein. Évidemment que tout ça existe. Bon, est-ce que il y a une réponse euh magique ? Non, il y a pas de réponse magique. Est-ce qu'il existe des leviers dans le rapport de force ? Oui. Sur les questions financières, Éric en a parlé.
Je prends cet exemple là vis-à-vis de l'Europe. On dit "Il faut une action sur la Banque centrale européenne pour congeler la dette." Euh, on nous dit à juste titre, c'est vrai, on nous dit "Mais pour ça, vous devez avoir une majorité à l'échelle européenne Bon, on répond oui, on pense qu'il y a moyen parce que tous les pays ou une grande partie des pays européens ont intérêt à ça. Mais on dit pas que ça parce que si on dit que ça, évidemment, on peut se retrouver confronté à une situation de blocage. On dit il existe aussi et ça répond à votre question sur l'Europe d'un certain point de vue, il existe aussi des moyens d'action unilatéraux qu'on peut prendre seul sans l'accord de personne d'autre en Europe et qui nous permettent de commencer à monter du rapport de force. Éc a évoqué
le fait de ce qu'on appelle et c'est un peu technique construire un circuit du trésor national en fait qui permet de se sortir des griffes des marchés financiers pour pouvoir financer notre politique. Et sur la question européenne, c'est ça notre démarche. C'est de dire nous on porte euh un certain nombre de transformations qui sont indispensables des règles, des traités européens et cetera, mais on n'attend pas d'avoir réussi à obtenir l'accord de tout le monde pour l'échanger. On prend des mesures unilatérales, des mesures de désobéissance qui nous permettent non seulement de pas être entravés dans la mise en œuvre de notre programme immédiatement, mais aussi d'augmenter le rapport de force en Europe pour nous aider ensuite à transformer les choses à l'échelle par exemple des traités
européens. Voilà, c'est ça la philosophie générale. La dernière chose que je veux dire, c'est nous racontes. On peut avoir le meilleur programme du monde, la plus grande détermination du monde et ça renvoie aux questions qui ont été posées sur Cypras, sur les années 80 81, 83 en France et cetera. À la fin, la clé, c'est d'être en capacité de produire les conditions d'une mobilisation populaire, que soit une mobilisation populaire puissante et qui vous empêche de reculer. Et c'est pas seulement et c'est pas seulement le souhaiter, c'est pas seulement l'espérer, c'est créer les conditions d'abord dans la campagne électorale elle-même, mais aussi après la prise du pouvoir de
donner des nouveaux pouvoirs, des nouveaux droits aux salariés, aux citoyens pour les les pousser et créer les conditions d'une évolution d'une ébullition politique, d'une mobilisation populaire puissante. Je donne juste cet exemple et je m'arrête là parce qu'après on a un programme chargé sur le stand. Mais quand on dit il faut passer à la 6e République par la constituante, évidemment c'est parce que la 5e République on la combat, on la conteste et que il faut tourner la page de cette 5e République. Mais on pourrait dire on a déjà l'idée de ce qu'on va mettre dans la 6e République. On va remplacer juste la 5e par la 6e. Si on dit on va faire une constituante, c'est parce que après l'élection, il faut continuer à mobiliser le peuple. mobiliser le peuple, c'est lui demander son avis,
faire des référendums, une constituante, des luttes. C'est comme ça qu'on peut gagner le processus de la révolution citoyenne. Il nécessite une mobilisation populaire permanente et l'exercice du pouvoir, elle doit alimenter cette mobilisation populaire permanente. Voilà, rapidement, désolé, on peut pas rentrer dans tous les détails, dans le temps qui nous est imparti, mais la philosophie qui est la notre pour dire "Oui, il faut prendre le pouvoir, exercer le pouvoir mais s'appuyer sur les conditions d'une mobilisation populaire qui soit la plus puissante possible." Voilà, merci à tout le monde d'avoir été aussi nombreuse et aussi nombreux ce matin. On est obligé de s'arrêter tout de suite parce qu'à 12h45, restez vraiment là, il y a la présentation du formidable
nouveau livre de Clémence Gueté qui s'appelle Pour une politique de l'amitié. Et puis évidemment, il y a une conférence à 14h sur la bifurcation écologique et les écorégions. Et évidemment, on vous donne rendez-vous à 16h pour le grand meeting, le grand discours de Jean-Luc Mélenchon. Venez tôt parce qu'il va y avoir du monde. à tout à l'heure et merci à tout le monde. Merci
Aurélie Trouvé