Un nouveau souffle pour la NUPES | Conférence aux AMFIS 2023
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C'est trois blocs qui organisent aujourd'hui la politique française, donc on n'est plus du tout dans le paysage de l'alternance entre une gauche de gouvernement et une droite de gouvernement qui se différencie, mais qui partageait le même objectif de la réforme néolibérale. On est dans ce paysage à trois blocs. Et ce qu'il faut voir, c'est que l'affrontement entre les trois blocs n'est pas un affrontement qui se fait dans le même espace. Dès que ces trois blocs, les blocs macronistes et les blocs de l'extrême droite, se situent à l'intérieur du paradigme néolibéral, proposent des variantes du néolibéralisme. Alors que le bloc de la gauche de la rupture est indéhors du paradigme néolibéral.
Elle fait référence à une vision du monde incompatible, différente et incompatible avec la vision néolibérale. C'est une gauche de la rupture avec le néolibéralisme. Et donc, dans l'affrontement politique, si vous voulez, il y a, sur le plan idéologique, sur le plan de ce qui est légitime, sur le plan de ce qui est réaliste, sur le plan de quel est le rôle de l'État, sur le plan de qu'est-ce qu'on peut attendre de la politique publique, qu'est-ce qui revient dans la sphère du risque privé, etc. D'effet, les blocs macronistes et les blocs d'extrême droite, ce sont des alliés. Et, j'avais écrit ça déjà l'année dernière, mais après la présidentielle, c'était facile à prévoir.
Comme, d'effet, ils sont des alliés dans la défense d'un paradigme néolibéral qui est hégémonique depuis 40 ans, leur ennemi commun, c'est la gauche de la rupture. C'est ce qu'on a vu depuis une année et demie, avec plein de manifestations différentes. Et donc, le combat qu'attend le bloc de gauche, c'est celui-là. C'est d'abord un combat d'ordre hégémonique, un combat d'ordre idéologique. Et, si la gauche sort perdante de ce combat, je le dis parce que je travaille aussi beaucoup sur l'Italie, donc je sais ce que ça donne, ça donne la disparition de la gauche.
Après quoi, une fois que la gauche a disparu, on peut, dans l'espace néolibéral, on peut imaginer que, d'un côté, on aurait, disons, un pôle plus cosmopolite, ouvert, etc. De l'autre côté, un pôle davantage identitaire. Mais ça sera à l'intérieur de l'espace du néolibéralisme, comme c'est le cas en Italie, comme c'est le cas en Hongrie, comme c'est le cas dans d'autres pays européens. Et c'est ce combat-là qu'il doit aborder la gauche.
Et, dans ce combat-là, disons, la représentation partisane que la gauche hérite du passé, toute la représentation partisane qu'elle hérite du passé, toutes les cinq composantes de la NUPES, mais aussi, regardez ce qui se passe à l'extrême-gauche, on voit les effets de la transformation politique, regardez l'NPA. Tous ces appareils hérités du passé ne sont pas adaptés au combat qui est devant la gauche, qui est déjà un combat difficile, parce que, déjà, le bloc de gauche pèse 30%, peut-être plus 25 que 30, quelque chose comme ça.
Donc, il fait face à un adversaire qui, du point de vue du soutien, est plus fort que lui, et qui a l'appui, comme vous le savez, de tous les systèmes médiatiques, etc. qui a pour but de disqualifier la gauche. Donc, si on veut gagner ce combat-là, il faut se mettre en ordre de bataille, et se mettre en ordre de bataille, ça veut dire arrêter de faire de l'arithmétique sur est-ce qu'il faut des députés ou trois députés de plus ou de moins au Parlement européen. Ce n'est pas ça, ce n'est pas ça, le problème qui est à gauche. Ce n'est pas non plus de savoir qui est le premier parti dans cet espace qui fait 25 ou 30%. Ce n'est pas ça non plus, le problème.
Le problème, c'est de construire collectivement, avec une implication populaire, avec des procédures de caractère fédéraliste. Il ne s'agit pas de demander à des gens de renoncer à leur identité. Il s'agit de demander de ne pas faire de la défense de l'identité l'objectif numéro un. Ce n'est pas ça, l'objectif de la défense. Et donc, sur ces bases, on a fait une série de propositions. Je viens de voir Olivier Faure reprendre l'idée de l'agora national. Il y a un désert. Il y avait la proposition de l'adhésion directe, il y a la proposition des assemblées locales de la NUPES, etc.
Ça s'articule dans une série de propositions, mais le but de ces cellules-là, c'est de se mettre en ordre de bataille pour aborder un combat qui s'annonce difficile et dangereux.
Merci beaucoup Stéphano. Et c'est important aussi pour nous d'avoir des chercheurs engagés. Bon, je reparlerai peut-être du Parlement de l'Union Populaire, de la NUPES, etc. Mais on a voulu aussi renforcer ces liens-là avec tout ce monde de la recherche et des intellectuels.
Alors d'abord, avant de passer la parole à Sandrine, je dois dire quand même que toutes ces invitations de Sandrine, Benjamin, Elsa et Jérôme, et pas tout à fait par hasard, des députés et des personnalités politiques qui portent de manière cohérente et depuis le début un projet d'union fort par des actes concrets et qui se sont prononcés pour ces actes concrets, qui se sont prononcés par exemple à un moment ou à un autre de la NUPES, etc. Voilà, à Sandrine, quel bilan tu tires au bout d'un an et quel bilan qui quand même aujourd'hui sont manifestes et je crois qu'on partage ensemble l'idée d'un acte 2 ou d'un nouveau souffle de la NUPES.
On m'a donné un autre micro, mais peut-être pas confortable aujourd'hui, on est d'accord. La chose, c'est que, mais ça, ça a été dit de multiples manières, mais je vais quand même le poser en entrée, c'est que je pense que nous sommes une génération, donc on est une génération clé, on est une génération qui peut voir s'aggraver la crise sociale à un point qui devient intenable et c'est déjà en cours. On est la génération qui pouvons voir l'effondrement climatique, voir la disparition même de notre société, voire de notre espèce, et nous sommes la génération qui pourrait voir l'union de la gauche. Et en fait, pourquoi j'ai porté l'union de la gauche pour les eurospn ?
C'est précisément parce que je pense que nous avons cette responsabilité de changer concrètement la vie des gens et de poser un récit dans nos différences, avec nos particularités et nos particularismes, mais un récit qui nous envoie loin et qui raconte quelque chose au-delà d'une union électorale. C'est une histoire commune, un avenir construit en commun. Maintenant, et je pense que pour terminer sur ce constat, qu'on est à nos portes et que le fascisme est à nos portes. Moi, j'ai porté l'union de la gauche. Maintenant, pour les européennes, l'union de l'écologie et de la gauche. Maintenant, pourquoi ça ne se fait pas, il faut l'entendre.
Je vais vous le dire, je pense que mon parti a pris une décision qui, aujourd'hui, ne peut plus revenir en arrière. Je pense que mon parti a décidé de partir de manière séparée. Pourquoi ça ? Et je pense que Elsa Faucillon pourra dire exactement la même chose. Mais pourquoi ça ? Il faut aussi l'entendre. C'est que nous sommes dans un moment où je pense qu'il y a une forme de revanche des partis. Et moi, qui ai toujours été pour l'union, y compris dans la primaire des écologistes, où j'ai dit qu'il fallait une seule candidature à gauche pour la présidentielle. Eh bien, j'ai mesuré aussi à ce moment-là, combien les partis particuliers ont un moment rapide.
C'est sur son chemin des deuils dans les territoires de positionnement, de cadres, de militants qui voulaient que les choses se passent différemment. Ce qui n'a pas été fait dans la NUPES, c'est de revisiter le rapport de force issu de la présidentielle. Puisque cette présidentielle a vu la domination de Jean-Luc Mélenchon. Personne ne le remet en doute.
Mais ce qu'il faut aussi se dire, c'est que les voix qui sont allées à Jean-Luc Mélenchon sont aussi des voix qui n'avaient pas prévu de se mettre sur cette candidature et qu'ils l'ont fait parce que pour les électeurs et électrices, le fait que la gauche gagne l'élection présidentielle n'a pas été réinterrogé dans le processus post-législatif. Et je le dis, je pense que c'est une chose que nous en sommes là aujourd'hui. Et je le dis, on fait des erreurs dans la NUPES, dans les dernières semaines. C'est des choses qui se sont passées et qui n'ont pas été au goût de chacun des partis. Et je vous l'ai dit au sein de la NUPES. Et ce qui me frappe, se raconte à peu près la même histoire.
La domination sur tous les autres. Chez moi, comme chez tous les honnêtes convaincus. Les européennes, puisque la décision a été prise, et contre mon gré encore une fois,
je pense que ce qu'il faut faire, c'est quand je vais rentrer chez moi,
ils vont me dire, vous voyez, même Rousseau, elle est sifflée à LFI. C'est possible avec LFI. C'est ça qui va se passer. Dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Et c'est pour cela que moi, je voudrais qu'il y ait sur tous les bulletins de la gauche et de l'écologie, le logo NUPES, qui est le bulletin. Moi, Sandrine Rousseau, je voudrais qu'il y ait une liste unique. Mais du premier tour, on puisse véritablement, sur les écrans de télévision, passer la NUPES. On peut imaginer être plus fort que tous les partis de la gauche. Cela n'est pas vrai. Et je le dis à mon parti, comme je le dis à tous les partis de la gauche. Bon, donc, on est rentré dans le... Et donc, merci Sandrine.
Moi, je le dis aussi, là, franchement, on est avec des députés, des personnalités politiques qui... Parce qu'ici, on est là pour débattre, on n'est pas obligés de siffler. Je vous le dis, je vais rentrer aussi dans le vif du sujet. Vous avez une échéance au Parti Socialiste, je crois, fin septembre, qui est... Vous allez voter pour une liste d'union aux européennes. Je sais aussi qu'Olivier Faure a fait des propositions aujourd'hui. Toi, je sais que tu t'es prononcé aussi pour l'idée... Pour une liste d'union aux européennes. Voilà. Et depuis longtemps, d'ailleurs, effectivement, donc, tu as gardé le cap. Et donc, j'ai envie de te demander, ben, déjà, pourquoi ?
Pourquoi avoir gardé cette idée de l'union ? Est-ce que c'est encore possible ? Et plus largement, évidemment, comment tu penses qu'on peut donner ce nouveau souffle à la NUPES ?
Bonjour à toutes et à tous. Merci pour cette invitation qui me fait chaud au cœur. Je vais vous faire une confidence. C'est la première fois que je m'exprime devant une enceinte de la France Insoumise. Il m'aura donc fallu... Il m'aura donc fallu presque 15 ans pour être à nouveau invité, pour aborder des thèmes. Je vais vous faire une confidence. La dernière fois que j'ai écrit un texte au Parti Socialiste avec Jean-Luc Mélenchon, c'était une contribution à un congrès, congrès de Reims, en 2008. Ça s'appelait « Très d'union ».
Et dans cette contribution, nous y parlions de planification écologique, nous y parlions de la VIe République, de la nécessité d'une constituante, et nous y parlions, évidemment, de l'urgence sociale, et nous y parlions de l'union des gauches sans exclusives. Et moi, je suis resté au Parti Socialiste. Il m'en a voulu, il m'a fait la gueule pendant 15 ans, ça va mieux aujourd'hui. Mais je suis resté au Parti Socialiste avec cette même idée chevillée au corps. La première question que tu m'as adressée était quel est le bilan de la NUPES, un an après la construction de celle-ci, à la fois de l'émotion, de la fierté et de l'enthousiasme.
Parce que, enfin, en juin 2022, sur la base du score qu'a fait Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, sur la base de la main tendue qui a été faite, alors pas tout de suite aux socialistes, il faut le dire, d'abord aux autres, il a fallu qu'on soit quelques-uns aussi à l'intérieur du dispositif à plaider précisément pour que nous soyons partie prenante de ce mouvement qui se levait à cet instant-là. Et donc ce rendez-vous historique qui tournait le dos aux divisions mortifères dont nous avons tous pâti cantonales, départementales, régionales et a fortiori présidentielles, nous tordions le cou à cette malédiction.
Et nous le faisions alors dans un contexte contraint, mais avec cette idée de construire un accord d'abord et avant tout programmatique et pas uniquement un accord électoral. Et puisque vous me demandez à moi, socialiste, le bilan qu'il tire de cela, c'est celui pour nous après des années de purgatoire bien mérité au regard des trahisons dont nous avons été responsables. C'était de pouvoir renouer avec cette radicalité sans laquelle un socialiste ne peut pas être entendu par un électeur.
Et qu'en étant partie prenante de la NUPES, nous socialistes, moi candidat socialiste dans la belle sixième circonscription de l'Essonne et j'en profite pour saluer mon ami Philippe Juravert qui était le candidat investi dans cette circonscription, moi candidat socialiste, partie prenante de la NUPES, je n'aurais pas été entendu au regard de cette radicalité que pourtant moi individuellement Jérôme Guetge portais.
Mais comme les metteurs socialistes avaient été démonétisés, discrédités au regard de la dernière période d'exercice du pouvoir, pour nous c'était essentiel de pouvoir non pas gagner une virginité, mais de pouvoir renouer avec un fil qui s'était rompu par paresse, parfois par cynisme, souvent par calcul mortifère eux aussi.
Et donc pour moi, ça c'est le premier acquis de la NUPES, de dire qu'à gauche, une évidence que tout le monde partage, mais qu'il faut garder, pas uniquement comme pertinente au moment des élections législatives, après une défaite à l'élection présidentielle, je vais enfoncer pour la millième fois une porte ouverte, ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous divise, et qu'à chaque fois qu'on tourne le dos à ce principe-là, nous faisons le jeu de nos adversaires. Et nos adversaires d'ailleurs ne s'y sont pas trompés.
Depuis que la NUPES existe, que ce soit dans le travail parlementaire, mais au-delà dans l'expression, dans le débat public, elle est évidemment ciblée, elle est évidemment disqualifiée, et c'est logique qu'on s'en prenne à la force avec les invectives, les oucases, les mises au pied du mur, un jour pour dire que vous n'êtes pas, et quand on dit vous, ça éclabousse sur nous, évidemment que vous n'êtes pas dans l'arc républicain, un jour pour dire que tel ou tel sont des soutiens, des échos terroristes, ou je ne sais quoi.
Et donc, ils ont bien compris que ce phénomène, il est dit historique, l'alternative, la seule possible, pour pouvoir défaire à la fois le rouleau compresseur néolibéral du bloc bourgeois, qu'il soit porté par la Macronie ou par la droite, et bien évidemment, le seul rempart possible face à la poussée de l'extrême droite. Alors, la NUPES, elle a été, d'abord et avant tout, puisqu'elle a eu une existence à l'occasion des élections législatives, et je ne veux pas qu'on prenne ça comme un fait acquis.
Donc, quand on est arrivé à l'Assemblée nationale, moi il s'avère avec d'autres ici, que je suis dans l'intergroupe NUPES depuis le premier jour, et que chaque semaine, on tisse, on tricote, on surveille comme le lait sur le feu, le fait que nous sommes capables de travailler ensemble, d'avoir des positions ensemble. Et ça a marché remarquablement.
Le premier bénéfice quand même de ça, c'était de dire que dans le travail parlementaire, qu'il s'agisse de l'opposition, évidemment, depuis la première motion de censure qu'on a rédigée et défendue ensemble, c'est-à-dire que c'était moi qui l'ai défendue, ou sur toutes les propositions que nous avons pu faire, nous avons été capables de le faire, dans le travail parlementaire, à toutes les étapes. Sincèrement, il y avait une part de Paris. On ne savait pas exactement comment les choses allaient se passer.
Et moi, je n'oublie pas que depuis le premier jour, je n'oublierai jamais, à peine arrivé pour récupérer ma mallette à l'Assemblée nationale, le premier jour, la doxa médiatico-politique dominante disait « Alors, c'est fini déjà la NUPES ? » Le premier jour ! Le premier jour, parce que je ne sais plus quoi, si, parce que Jean-Luc avait dit « Il faut qu'on fasse un groupe commun ». Bon, on avait dit « C'est pas ce qui était prévu ». Il a dit « Ah ok, c'est pas ce qui est prévu ». On ne le fait pas. Mais donc, ils ont pris le fait qu'on ait des débats en notre sein pour des ferments de division. Il faut qu'ils comprennent que la gauche, c'est le débat.
C'est la dispute apaisée, c'est la capacité de pouvoir se limer la cervelle, comme dit Montaigne, et pouvoir échanger les uns avec les autres. Il faut le faire en gardant la mesure. Parce que si l'union fait la force, les coups font les bosses. Donc, essayons d'éviter de multiplier... C'est un proverbe québécois, je l'aime beaucoup celui-là. Essayons d'éviter de trop s'en donner. Alors, il y a des moments où c'est un peu inévitable. Parce qu'on ne passe pas de la situation antérieure à la situation nouvelle, comme ça, sur un clattement de doigts. Mais, et c'est ça le propre d'un accord d'union et d'une coalition, c'est justement de mieux connaître l'autre.
Celui avec lequel on avait perdu parfois l'habitude totalement de discuter et de débattre. Et cette première vertu, on l'a vu également dans les enjeux du travail parlementaire. Alors, puisque Aurélie nous demandait c'est quoi le bilan ? Je vous dis, moi, il est, je vais dire globalement positif, mais je retire la formule. Il est très positif. Il y a des ratés immanquablement. Mais quel est le collectif humain dans lequel il n'y a pas des ratés ? Voilà. Il n'y a pas à un moment. Un des enseignements principaux qu'il faut tirer de la période, c'est que personne à gauche ne peut avoir raison tout seul. Personne à gauche ne peut avoir raison tout seul.
Et que le premier apprentissage que nous devons avoir, c'est celui de la capacité d'écoute des autres. Voilà. Et c'est un apprentissage. Alors, je veux dire, nous, on doit forcément jouer de l'humilité vu d'où on vient. On n'avait pas du tout cette habitude. C'est vrai qu'il y a des... Ce que disait Sandrine est très vrai. Il y a une certaine manière de revanche des partis. Non, mais je... La revanche des partis qui, pour partis, sans jeu de mots, a pu, à certains moments, impuissanter la NUPES, doit être un des sujets qui nous questionnent.
Parce que quand on fait une coalition avec des partis qui, chacun, ont leur vie propre, le Congrès des Verts, le Congrès des Socialistes, on a été capable de le faire, mais tout le monde n'est pas convaincu. Et il faut que vous admettiez, qu'on admette collectivement que quand on est membre d'une coalition, on s'oblige mutuellement. Et que donc, si on veut la garder groupée, alors il faut être empathique. C'est vrai dans un couple, c'est vrai dans une coalition politique. Être juste attentif à la manière dont l'autre va réagir et dont ce, le, avec qui on veut continuer l'aventure... Alors là, je ne dis pas qu'il faut se brider en se disant qu'on ne dit rien quand il dit des choses.
Moi, je n'hésite pas à dire les choses. Voilà. On a eu des désaccords. Ils ont parfois été tonitruants. Moi, je viens aujourd'hui, je vais me faire siffler dans deux minutes, mais je le fais, je l'assume. Je viens ici en disant depuis des jours que je suis favorable à l'Union et en disant que je ne suis pas très satisfait du débat qu'il y a en ce moment avec Médine. Je l'ai expliqué, je m'en suis... Voilà, mais je le dis dans une contribution, comment dire, qui doit être celle de la bienveillance mutuelle et pas de la conflictualisation en se disant qu'il y a une position qui s'impose aux autres par principe.
Si moi, je vous le dis, et je ne peux pas être suspecté sur l'histoire de Médine, je ne peux pas être suspecté d'instrumentaliser la chose au service du sabordage de la NUPES. Je le dis parce que je le pense. Je l'ai écrit, ce n'est pas l'objet du débat. Mais donc, admettez, et à d'autres moments, j'ai parfaitement entendu que, je n'aime pas l'expression, mais qu'on se fasse rabrouer par tel ou tel parce que des positions pouvaient être problématiques avec les uns ou avec les autres. Donc, on est passé par les montagnes russes. La question, alors, c'est quelles sont les perspectives aujourd'hui ? Alors, bien sûr, tout le monde a en tête la question des européennes. Je m'arrête dans...
Allez, quelques secondes. La bonne nouvelle, parce que Sandrine disait, sa position n'est pas confortable. Pour moi, elle est plus confortable aujourd'hui en venant qu'elle ne l'était hier. Parce qu'il y a deux ou trois jours, au Parti Socialiste, la position était de dire qu'on acte le fait qu'il y aura des listes séparées et il ne faut pas dramatiser. Je suis d'accord, de toute façon, dans tous les cas de figure, on n'a jamais intérêt à dramatiser entre nous. On n'a jamais intérêt à mettre la pression et le couteau sous la gorge. Ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à se convaincre. Voilà.
Je sais qu'il y a une culture du rapport de force, mais il y a des moments où il faut être un peu plus soux. Mais la bonne nouvelle, je vous le dis, parce que tout à l'heure, moi, j'ai eu le temps juste d'arriver de bas, j'ai écouté le discours de mon premier secrétaire, mais je l'avais un peu vu hier soir avec lui. Pour moi, il y a deux bonnes nouvelles que je vous relais parce que vous étiez l'œil rivé ici. La première, elle est de dire qu'on part de manière séparée aux élections européennes, en l'occurrence, nos camarades communistes et nos camarades écologistes.
Si ceux de ces camarades décidaient de revenir sur la décision, alors nous sommes, nous, favorables à entamer des discussions dans la perspective d'une liste d'Union aux élections européennes, parce que nous avons considéré que l'Union doit demeurer encore et toujours l'objectif. Vous allez me dire comment est-ce qu'on s'y prend ? Comment est-ce qu'on s'y prend ? Sandrine nous a dit c'est mort, c'est déjà mort. Moi, je considère que l'Union est un combat et il ne faut jamais renoncer à le mener. Mais simplement, je le redis, le mener avec intelligence, subtilité, pas avec des mises au pied du mur et quelque chose combinatoire.
Je pense que l'idée peut faire son chemin, que les élections européennes ne commencent pas demain matin et qu'on a peut-être un peu de temps, nous, en fin septembre, on adopte le projet du Parti socialiste. Et je suis certain qu'il n'y a aucun irritant parce qu'au diapason de ce qui s'est passé au Parlement européen ces dernières années, les votes sont pour l'essentiel. L'écrasante majorité, Manon Aubry avait fait le pointage, convergent sur le refus de la mondialisation libérale, la protection de nos industries et de nos travailleurs contre les délocalisations, des normes sociales et environnementales.
Bref, je ne vous fais pas ce qui figure d'ailleurs dans l'accord NUPES que nous avons signé en 2022. Et donc, aujourd'hui, le défi, c'est celui de l'approfondissement et de l'élargissement. Et la deuxième bonne nouvelle, c'est enfin de dire que la NUPES, pour ne pas être cantonnée, il reste qui se divise pour les européennes, ce n'est pas un bon feuilleton pour nous, je vous le dis sincèrement, ce n'est pas un bon feuilleton. C'est de dire qu'il faut faire ce qu'on aurait dû faire depuis un an.
oui, il faut l'agora, c'est-à-dire un espace où les partis politiques s'ouvrent aux autres partenaires intellectuels, associatifs, universitaires, syndicalistes, acteurs de la société civile, qui ne sont pas adhérents de chacune de nos formations politiques et qui viennent y travailler. Je ne sais pas si ça s'appelle des adhérents directs, mais c'est des gens qui disent nous on veut venir contribuer. Mais la deuxième chose extrêmement importante, la deuxième chose extrêmement importante, c'est que ça se structure au niveau local. Parce que les mobilisations, pour beaucoup, elles sont au niveau local.
et Olivier Faure tout à l'heure a dit nous aurons des structures décentralisées pour permettre de faire ça. Et la troisième bonne nouvelle que j'espère nous partageons, elle s'est levée pour me dire qu'il faut que je m'assieds, mais je veux terminer ça, c'est que tout ça doit nous amener vers une candidature unique de la gauche en 2027 adossée à un contrat de coalition qui partira du programme de la NUPES, qui l'enrichira et qui le revisitera.
Mes amis, je ne peux pas résister parce que je suis ici et que je sais qu'il aime en vous citant le discours du 5 septembre 1870 de Victor Hugo quand il revient à Paris après 19 ans d'exil, Napoléon III vient de capituler et les Prusses, après la défaite de Sedan, marchent vers Paris. Il dit je ne vous demande qu'une seule chose, l'union, étouffez les ressentiments, éloignez les rancœurs, unis, vous vaincrez, unis, nous vaincrons.
On voit bien les rèvres du côté de la direction du PC vis-à-vis de la NUPES. Pour l'union, tu es restée constante sur cette position. On le sait bien, l'union n'est jamais simple. Comment toi, tu t'y prends ? Comment tu te bats aussi avec d'autres au sein du PC et puis plus largement pour cette union par des actes concrets ? Merci Aurélie. Bonjour à toutes et tous. Comment je m'y prends ? Visiblement pas assez bien en tout cas puisque je n'ai pas encore réussi complètement à convaincre l'ensemble des adhérents du PCF. Mais en tout cas, il y a une chose dont je suis sûre, c'est que ça se gagne par la conviction, pas par l'ultimatum. L'unité, elle se gagne d'abord en cherchant à convaincre.
En revanche, je suis pleinement d'accord avec celles et ceux qui, depuis un certain nombre d'heures et peut-être les jours précédents, clament unité à peu près à chaque débat. Je pense qu'aujourd'hui, dans le contexte actuel, il y a un impératif de l'unité. L'unité, c'est à la fois, et on peut la vivre à l'Assemblée et en dehors comme un plaisir partagé, mais je dirais qu'au-delà du plaisir partagé, il y a un impératif. Vous avez certainement vu qu'aujourd'hui, de l'Italie à la Suède, l'extrême droite est en capacité d'accéder au pouvoir.
Vous avez vu aussi qu'il y a quelques semaines en Espagne, il s'est joué à quelques milliers de voix que l'extrême droite entre au gouvernement avec quelques ministres. Et je crois qu'à chaque fois qu'on sous-estime aujourd'hui le péril, celui de voir l'extrême droite accéder au pouvoir en France, en Europe et ailleurs dans le monde, à chaque fois qu'on minimise ça, on le banalise. Donc à mes yeux aujourd'hui, je ne me sens pas comme ceux parfois d'ailleurs que j'ai pu moquer à certaines périodes qui clamaient « unité » en le criant très très fort alors qu'aucune condition objective n'était réunie pour le faire.
Non, aujourd'hui, je crois réellement qu'il y a un impératif de l'unité et que le climat des dernières semaines peut-être entre nous, et c'est pour ça que ça me fait du bien d'être là avec vous, souvent via Twitter, puisque nous étions éloignés du fait de la période estivale, me semble totalement irresponsable au regard du contexte actuel et des périls qui existent dans notre société.
Moi, je crois que la NUPES, et pas forcément d'ailleurs la NUPES telle qu'elle est actuellement, mais dans les potentialités qu'elle offre, devrait être la prunelle de nos yeux pour espérer et faire espérer gagner la course qui est engagée à la fois face à l'extrême droite, contre l'extrême droite et face à la Macronie. Donc, vous l'aurez compris, à l'image d'autres communistes, peut-être pas suffisamment nombreux, ou plutôt d'autres membres du PCF, je considère que non, la NUPES n'est pas dépassée et elle est loin d'être dépassée.
Devant les enjeux extrêmement importants qui touchent nos concitoyens et je dirais tout particulièrement les classes populaires, je pense au climat, à l'inflation, à la question des services publics, aux questions démocratiques, du féminisme, de l'antiracisme, des violences policières, les gens n'ont pas le temps. Alors, on parle toujours de construction patiente, je crois qu'il y a besoin d'une construction patiente, mais en considérant les urgences. Et je le disais, je dis, ça doit être considéré comme la prunelle de nos yeux, cette unité, mais aussi sur quoi elle repose.
Tu le disais, Stéphano, nous avons aujourd'hui une unité qui est basée sur des bases de rupture avec le libéralisme, avec le productivisme, avec le consumérisme. Et moi, je ne suis pas prête à renégocier la NUPES sur un moins-disant radical. Et je sais que les camarades qui sont présents ici ne sont pas prêts à renégocier notre unité sur un moins-disant social. Je crois que c'est notre force. et que l'élargissement populaire, il ne se joue pas sur cette renégociation. En revanche, je pense que nous avons à gagner en conception unitaire, en culture unitaire. Et je vous le dis très franchement, j'ai assisté tout à l'heure au débat sur les européennes dans l'amphithéâtre.
Je suis encore plus convaincue après ça, et bien que nous avons besoin, chacune et chacun, de gagner en conception unitaire. Et je vous le dis à vous, Insoumis, qui êtes la force principale au sein de la NUPES, vous avez forcément une responsabilité plus importante à faire vivre cette conception unitaire et cette culture unitaire. En réalité, dans l'unité, tout ne se joue pas au rapport de force. On ne peut pas continuer de fonctionner comme ça.
Et on l'a vécu, si on doit tirer un bilan, on a des choses évidemment extrêmement positives, mais moi, ce que je retire de nos discussions, des expériences menées, c'est qu'à chaque fois, ça s'est joué au rapport de force pour que finalement, les autres forces qui constituent la NUPES finissent par céder. On ne pourra pas continuer comme ça et répondre aux périls qui sont devant nous si nous continuons à le faire comme ça.
Je vous le dis en sincérité, je vous le dis aussi avec les liens qui nous unissent, je me sens quelque part en possibilité de le faire avec vous parce que pour beaucoup, certainement, qui sont dans la salle, qui venaient parfois de courants comme le parti de gauche ou d'autre, j'ai milité plus souvent avec vous que sans vous et je crois qu'on doit pouvoir se parler sincèrement, se dire nos désaccords, dire l'attente de respect qu'on attend de vous sans se faire huer. Voilà. Et donc, je trouve extrêmement courageux ce que vous dit Sandrine sur les partis politiques et qui est une réalité et donc, nous devons pouvoir continuer à nous parler de cette manière-là.
Sinon, nous courrons à l'échec et ce n'est pas pour nous-mêmes la question de l'échec, c'est au regard des périls que nous avons à affronter. Je vais venir évidemment sur la question des européennes mais je le redis, il y a des discours volontaires sur l'union, sur l'unité, j'en ai entendu beaucoup ces dernières semaines et j'aimerais que ces discours unitaires rythment les prochains mois et les prochaines semaines parce que c'est ça, je crois, la réponse d'aspiration à l'unité qui existe mais je dirais que le nouveau souffle de la NUPES il passe par une pratique unitaire réellement.
C'est-à-dire qu'il y a si on veut, si on scande Agora, si on scande structuration locale, etc., c'est une réalité mais je vais vous le dire la structuration locale si on continue à fonctionner sur des ultimatums, si on continue à fonctionner uniquement sur le rapport de force, tout ça va s'effondrer et créer finalement plus de ressentiments militants qu'autre chose. L'autre chose je le résumerai comme ça d'une volonté d'unité devenons unitaires et devenons même unionistes c'est un impératif.
Sur les européennes Aurélie l'a dit ça fait de nombreux mois maintenant que je dis et heureusement il y a d'autres communistes qui le disent il nous faut une liste commune aux européennes c'est absolument à mon avis décisif dans un contexte de tripolarisation tel que nous le vivons et aussi dans la course effrénée contre l'extrême droite et honnêtement on n'a aucune capacité à y arriver si on part diviser à ces européennes et je suis d'accord sur le fait de dire c'est pas les deux trois élus en plus encore faut-il que en réalité le calcul arithmétique qui est fait par Europe Ecologie les Verts le PS le parti communiste qui aujourd'hui n'a plus d'élus soit réellement un bon calcul arithmétique franchement je n'en suis pas sûre mais en tout cas ce que je pense qui est décisif c'est que dans la période installer l'idée que l'ANUPES peut être haute voire première est une dynamique de très grande importance pour créer de l'espoir et pour créer la dynamique pour gagner 2027 je pense aussi que du point de vue de la culture unitaire mener des campagnes communes être en capacité que les militants soient ensemble mener une campagne d'une commune vivent de la dynamique est quelque chose qui peut permettre la structuration locale et permettre donc l'élargissement populaire ça me semble assez évident et d'ailleurs finalement devant la force de l'argument de l'unité dans ce contexte de tripolarisation ce qui est vrai c'est qu'on voit la faiblesse de l'argumentaire qui consiste à dire que diviser c'est mieux moi à chaque fois je suis presque meurtrie par la faiblesse de l'argumentaire qui consiste à dire oui mais on a quand même des divergences elles sont encore un peu insuffisantes pour y arriver etc franchement ça ne passe pas mais j'en viens à ma conclusion Aurélie mais je suis aussi lucide je pense que malgré plein d'efforts que vont faire des communistes des écologistes des socialistes dans leur organisation il y a aujourd'hui une probabilité et bien que nous ayons des listes séparées aux européennes je pense que c'est un très mauvais atout pour notre unité pour l'impératif pour lutter contre les périls sur lesquels nous avons à faire face en revanche et là je m'adresse à tous les militants et militantes insoumises je crois que la menace qui consisterait à expliquer que si nous n'y arrivons pas aux européennes c'est fichu pour la suite est un argument qui à mon sens est un argument de menace et d'ultimatum qui ne repose sur rien parce que parce que en quoi les périls en quoi le risque d'extrême droite soit moins fort en 2024 en 2025 en 2026 en 2027 en quoi l'impératif d'unité serait-il moins fort parce que nous serions partis divisés aux européennes franchement je vous le dis je le redis être unitaire ce n'est pas simplement avoir un discours d'union c'est important c'est aussi avoir une pratique unitaire et considérer que le rapport de force n'est pas l'alpha et l'oméga de nos pratiques politiques non mais t'aurais pu prendre la parole directement donc Benjamin Lucas que vous connaissez député de génération coup beaucoup de voix génération se sont exprimés pour des actes concrets de la NUPES pour aussi une liste unique aux européennes mais pas seulement voilà donc je te passe la parole aussi pour que tu nous dises ben voilà quelle est la position de génération et aussi comment vous continuez vous enfin comment vous comptez-vous pour suivre la NUPES de manière très concrète
merci Aurélie tu nous invites à faire le bilan d'un an de NUPES moi je vais commencer par donner un sentiment très personnel je suis heureux je suis heureux d'être aux côtés de mes collègues Sandrine Jérôme Aurélie Elsa après une grosse décennie à parfois nous quitter nous retrouver nous engueuler nous diviser et à la fin désespérer celles et ceux pour lesquels nous nous battons nous avons su et je veux remercier ici la force politique de la France insoumise et ses militantes et ses militants qui ont su au lendemain de l'élection présidentielle ouvrir le chemin d'un rassemblement qui nous a permis de faire renouer la gauche avec sa tradition historique de conquête et demain de victoire et oui Elsa l'a dit être le premier être le plus fort donne d'abord des devoirs et je sais et je sais pour avoir été élu j'étais porte parole de Yannick Jadot pour avoir été élu sur une circonscription où Jean-Luc Mélenchon faisait 37% et Yannick Jadot 2% et avoir eu à mes côtés pour la campagne des communistes qui avaient des mairies des insoumis qui ont fait campagne pour la NUPES je sais que chacune et chacun a su être au rendez-vous de la responsabilité j'espère que collectivement nous saurons être dignes de ce sursaut du mois de juin 2022 alors moi j'ai une conviction sur les mois et les années qui viennent c'est que nous allons produire le pire ou le meilleur nous ne sommes pas dans une époque qui permet les entre deux le pire c'est quoi le pire c'est finalement le scénario parce que ça fait un an qu'on nous dit c'est pour ça que je suis heureux aussi on nous dit mais ça ne tiendra pas votre affaire c'est un accord électoral bricolé en 10 jours dès la rentrée parlementaire ça n'existera plus et puis ça a tenu on nous a dit au moment des premiers désaccords parce qu'il y en a mais il y en a aussi dans nos groupes politiques respectifs il y en a dans nos familles politiques respectives dans nos mouvements on nous a dit peut-être savez-vous qu'il y a des élections européennes qui arrivent bientôt pas si bientôt que ça d'ailleurs Jérôme on nous dit aussi voilà on voit les pièges ils nous sont dessinés au moins nous les connaissons au moins nous les connaissons et bien donc nous pourrons produire à partir de ça le pire ou le meilleur le pire c'est offrir notre division offrir ça a été dit avant entre nous des ultimatums des oucazes des injures et moi je ne crois pas je le dis aux camarades qui réfléchissent actuellement à faire des listes seules séparées aux élections européennes moi je ne crois pas à une campagne des élections européennes dans lesquelles on ne se tape pas dessus pourquoi ?
parce qu'à un moment donné tout le monde aura un sondeur qui viendra lui expliquer que pour gagner un demi-point de dynamique il faut aller prendre aux électeurs du voisin et donc même quand on veut même quand on a les meilleures intentions du monde c'est beaucoup plus difficile de le faire et je sais que nous partageons ici cette conviction voilà pourquoi aussi je crois qu'il faut tout faire jusqu'au bout pour l'unité le dépôt des listes c'est au mois de mai Jérôme tu l'as dit il y a du temps le pire c'est cette division qui finalement nous rend impuissants pour imposer un récit un discours des valeurs dans une bataille culturelle que nous n'avons pas encore gagnée que nous n'avons pas encore gagnée parce qu'aujourd'hui l'extrême droite engloutit le débat public sous ces thèmes et sous ces termes avec la complaisance des macronistes et d'un certain nombre de médias de monsieur Bolloré et que pour mener cette bataille culturelle difficile difficile nous avons besoin de parler d'une voix claire est rassemblée ça c'est le pire et ça ça conduit à quoi ?
ça conduit à Le Pen présidente de la République et voyez comment déjà le scénario semble s'écrire à tel point que ceux qui ont élu des vice-présidents au rassemblement national aux vice-présidents de l'Assemblée nationale première fois dans l'histoire de la République que l'extra-droite accède à de telles responsabilités ce qui nous explique qu'il y a un trait d'égalité et on est passé du trait d'égalité entre le RN et la NUPES nous explique aujourd'hui que Mme Le Pen est plus respectable plus sérieuse plus polie que nous ne le serions ceux-là même écrivent eux aussi ce scénario et disent clairement qu'entre l'extrême droite et nous ils préférons l'extrême droite c'est ça le piège qui nous est tendu aujourd'hui alors est-ce que nous allons laisser faire ce scénario du pire ou est-ce que nous allons produire le meilleur le meilleur c'est quoi ?
c'est de chérir la NUPES elle a dit la prunelle de nos yeux c'est de traverser les difficultés et il y en aura des difficultés quelle famille politique n'en a pas traversé quelle je disais que nous avions renoué avec la grande histoire de la gauche est-ce qu'elle n'a pas été traversée pendant deux siècles la gauche par des difficultés par des débats par des obstacles par des controverses bien plus majeurs que les débats théoriques politiques ou programmatiques qui peuvent parfois nous opposer et qu'elle a su dans les périodes de l'histoire qu'il exigeait les surmonter et incarner un espoir c'est cette unité qui nous permettra de mener la bataille culturelle que j'évoquais et d'aller vers des victoires et la transformation de la société et moi je le dis parce qu'on peut avoir la tentation du temps long c'est vrai je parlais d'histoire la gauche c'est parfois des cycles qui durent des décennies mais ça a été dit là aussi au regard de ce qu'est le péril fasciste qui déjà traverse l'Europe au regard de ce qu'est le péril climatique au regard de ce qu'est la violence des inégalités le poids des injustices dans notre société l'effondrement social et l'effondrement démocratique nous n'avons pas le temps nous n'avons pas le temps Jérôme invoqué Victor Hugo j'évoquerai Aragon on se rapproche dans le temps quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat oui c'est moi qui cite Aragon alors qu'Elsa vient de parler bon mais c'est ça la NUPES c'est de la complémentarité alors maintenant pour cela moi je crois qu'il faut résister assumer inventer résister c'est ce que nous avons fait sur la bataille des retraites résister sans cesse aux offensives macronistes mais ne pas se limiter à cela c'est aussi inventer tracer le chemin d'un futur désirable d'un horizon optimiste travailler ensemble sur de nouvelles conquêtes pas seulement s'arrêter à résister à ce que sont les régressions sociales d'Emmanuel Macron mais aller inventer une nouvelle société du temps libéré renouer avec ce qu'est l'histoire de progrès de ce pays puis c'est assumer et moi je le dis ne donnons pas entre nous des points à la droite et à l'extrême droite ne laissons aucune brèche s'immiscer entre nous quand certains veulent dire qu'il y en a qui seraient dans la république et d'autres qui ne le seraient pas parce que ce discours là il est fait pour nous diviser et il est fait au final pour aider qui ?
pour aider Le Pen pour aider Le Pen et chaque attaque portée à l'un des nôtres qu'il soit écologiste ou qu'il soit insoumis en l'occurrence est une attaque portée à l'ensemble de la NUPES ceux qui ne sont épargnés aujourd'hui seront attaqués demain nous devons de ce point de vue là assumer à la fois une solidarité forte entre nous mais aussi sur le fond refuser de donner le point à la droite sur la bataille culturelle non il n'y a pas de problème avec l'immigration aujourd'hui dans notre pays il y a une crise de l'inclusion il y a une crise de l'accueil et de la promesse républicaine il n'y a pas de submersion migratoire non il n'y a pas d'assistanat il n'y a pas de problème avec les allocations sociales il y a un problème de partage de la richesse dans notre pays assumons nos mots assumons nos combats et je termine Aurélie si j'ai deux minutes pour dire pour dire oui l'unité dans la diversité et moi aussi je crois qu'il faut nous devons inventer quelque chose si on fait un peu d'histoire de la gauche nous n'avons jamais la gauche n'a jamais su s'organiser en dehors de l'hégémonie de l'un sur les autres ça a été pendant de longues décennies le parti socialiste qui par les errements et les trahisons du quinquennat Hollande a été incapable d'organiser la gauche et puis nous avons une période de division la France insoumise a assumé ce rôle au moment de la construction de la NUPES nous devons inventer une manière de fonctionner entre nous qui ne soit pas à la recherche de l'hégémonie de l'un sur les autres pourquoi ?
parce que sinon il y a forcément contestation de ceux qui ne sont pas les plus forts et qui veulent sans cesse faire des congrès à ciel ouvert et se disent tiens on va profiter des européennes on va profiter des municipales des sondages des petits coups tactiques etc.
pour essayer de grignoter un peu le plus fort et puis il y a une tentation du plus fort de rester le plus fort nous devons inventer autre chose moi je propose par exemple je soutiens l'initiative proposée par d'autres et qui émerge que pour montrer que la NUPES c'est pluriel une liste commune de la NUPES aux élections européennes soit conduite par une écologiste qui en plus a déjà été désignée par son parti moi je propose pour cela que la nouvelle union populaire écologique et sociale ne soit pas simplement un intergroupe parlementaire et une coordination des appareils politiques mais que nous nous appliquions à nous-mêmes ce que nous voulons faire pour le pays nous disons 6ème république est constituante et pourquoi pas la constituante de la NUPES pourquoi ne pas nous tourner vers les millions de françaises et de français qui ont eu confiance en nous qui partagent nos valeurs qui partagent nos combats qui veulent une alternative à Emmanuel Macron et à Marine Le Pen et leur confier le soin de proposer au parti politique moi je crois au parti politique les partis c'est de la mémoire c'est de la formation c'est de la transmission ce sont des moments comme ceci c'est essentiel à la vie démocratique d'une grande nation comme la nôtre que des partis politiques mais je crois aussi qu'il faut savoir parfois faire appel aux citoyens sont les citoyens qui ont tranché le débat à gauche sur le oui et le non en 2005 avec le peuple de gauche qui a choisi le non sont les citoyens qui ont choisi par exemple de dire à François Hollande et Emmanuel Valls qu'ils avaient trahis en choisissant Benoît Hamon plutôt que Emmanuel Valls lors de la primaire citoyenne de 2017 confions donc aux citoyens le soi de répondre à trois questions comment la NUPES doit-elle s'organiser sur les territoires et de façon plurielle comment la NUPES doit-elle actualiser son programme dans la perspective de 2027 car le programme devrait être actualisé puisque Emmanuel Macron aura encore plus abîmé le pays que le climat se sera encore plus dégradé et que nos droits sociaux ont été encore plus abîmés et enfin comment le peuple de gauche et de l'écologie veut-il régler la question stratégique voilà demandons à nos électrices à nos électeurs pas par des sondages pas par des analyses que nous faisons aux doigts mouillés en disant moi on m'a dit que c'était quand même mieux parce que je voulais pas voter machin s'il n'y avait pas une mise commune etc donnons-leur la parole confions la parole aux citoyens et aux citoyens mettons en pratique pour nous-mêmes ce que nous voulons faire pour la République
je vais terminer et puis ensuite on passera la parole en tout cas pour un petit temps de questions et de réponses d'abord moi je voudrais dire que je crois comme tous ici j'ai gardé un seul cap c'est l'idée que l'union est indispensable pour gagner et je l'ai porté nous l'avons porté moi ça fait 20 ans dans le mouvement alter mondialiste que nous portons cette idée là d'où est venu le mouvement alter mondialiste dans les années 90 c'est l'idée que pour qu'un autre monde soit possible il fallait qu'on fasse converger les mouvements sociaux les mouvements féministes les mouvements écologistes les mouvements se veut converger c'est l'idée de base du mouvement alter mondialiste c'est du coup le fait de donner un espoir concret le CUNY et cette idée là et bien il y a un an et demi parce que ça date que d'un an et demi quand j'ai décidé de m'engager dans la France parce qu'il y avait cette idée du parlement de l'union populaire d'abord et puis ensuite je me suis engagée pleinement aussi de ces négociations on a parlé de gauche de rupture entre de la gauche de la NUPES et toi même j'étais dégoûtée de la gauche politique il y a quelques années je faisais partie de ceux qui disaient c'est bon c'est bon la gauche politique les années Hollande se construirent sur une base et moi je veux le dire sur une base radicale au sens de la remise en cause des racines du système actuel je me suis dit oui nous avons une chance aujourd'hui une chance à droite et l'extrême droite demain et donc moi qui viens d'attaque évidemment c'était c'est pareil pour moi c'était pas je veux dire comme ça absolument évident par exemple de faire une union avec le PS sur avec le système et nous avons réussi à le faire il a rendu hommage à Philippe Juravert moi je veux que pour les européennes c'est difficile mais on a fait on a fait cette union d'abord tu l'as dit dans l'assemblée nationale on a plein de combats en commun ils sont peut-être un peu plus invisibles parfois mais enfin je veux dire en tant que NUPES parce qu'il y a le bruit médiatique mais en réalité nous tous les jours on travaille au sein de la NUPES on travaille au sein de la NUPES c'est ce qui nous permet aussi de mettre en échec je veux dire quasi quotidiennement le projet macroniste mais pas alors j'y arrive attends on a aussi des combats hors de l'assemblée nationale et ça je voudrais le dire aussi parce qu'en tout cas pour la France insoumise mais je sais que vous le partagez pour nous c'est fondamental c'est que notre combat de politique d'opposition à la Macronie et à l'extrême droite c'est dans la rue et dans la rue on a fait ensemble la marche contre la vie chère on a fait ensemble une grande campagne évidemment aux côtés des syndicats de salariés contre la réforme des retraites alors j'en arrive maintenant est-ce que c'est suffisant ?
la question c'est ça qui se pose et je crois qu'on le partage ensemble si on a tous appelé un nouveau souffle pour la NUPES ou un acte 2 c'est qu'on pense que c'est pas suffisant c'est pas suffisant de voter à l'assemblée nationale ou même de se battre aux côtés des syndicats de salariés c'est pas suffisant il faut qu'on aille encore un peu plus loin et il faut qu'on pose des actes concrets et moi je voudrais aussi revenir sur la question des désaccords tu parlais de Médine mais moi je pense que oui on a des désaccords et tant mieux voilà on a une pluralité on n'est pas exactement les mêmes forces politiques et il faut qu'on l'assume ça n'empêche pas l'union et moi je suis pour l'union l'unité pourvu j'ai envie de dire qui est la radicalité mais c'est ça aussi l'union c'est à partir du monde tout en ayant toujours des nuances et des désaccords et tu l'as dit c'est ça aussi la vie de la NUPES alors je voudrais aussi moi développer une idée que tu as dite Sandrine c'est que au fond pour moi là c'est plus une question de comment on va résoudre les derniers petits désaccords entre nous là la vraie question c'est et tu l'as dit c'est une question de temps mais c'est surtout une question de survie une question de survie pour les gens pour les populations et je crois ici nous sommes aussi des députés de quartiers et de villes populaires et je crois que ça la souffrance on la voit tous les jours on voit à quel point la brutalité sociale du projet macroniste est inouïe on a un recul historique des droits sociaux un recul historique du pouvoir d'achat des salaires et pendant que le nombre que la France est un des seuls pays où le nombre de millionnaires augmente et bien nous sommes un pays où une personne sur dix déclare qu'elle crève la dalle c'est la NUPES et j'y arrive maintenant finalement des étapes des étapes suivantes le bloc bourgeois j'ai oublié de dire que Stéphano Palombarini avec Bruno Hammam il a fait un super bouquin il y a quelques années sur le bloc bourgeois donc on a ce bloc bourgeois on a ce bloc d'extrême droite et une jonction qui se fait d'ailleurs à travers la personne de Darmanin en particulier on a le bloc de la NUPES le 4ème bloc c'est celui des abstentionnistes et comment on fait pter à gauche et moi là j'en arrive à à la question des élections et moi je pense profondément en fait les tactiques politiciennes moi je l'ai compris pensé quand j'étais dans les mouvements sociaux j'ai d'union ça on peut pas nous enlever parce que c'est pour et ils veulent notamment l'union pas cet espoir d'ailleurs même le par on pourrait dire que sinon que vous aussi vous demandez par exemple à ce que les verts et le PC puissent bon voilà on est encore dans le débat on est encore dans le débat et les droits je voudrais pas m'attarder que sur les européennes il y a ce projet enfin le parlement de l'union populaire vous le savez on l'a transformé en parlement de la NUPES on a même tenté une agora il n'y a pas eu l'approbation de toutes les forces politiques de la NUPES d'accord et bien moi je pense qu'à un moment donné là aussi c'est un projet trop important de faire le lien tu l'as dit Stéphano notamment de faire le lien avec le monde intellectuel avec le monde artistique avec le monde des mouvements sociaux ça aussi c'est trop important il faut faire la NUPES hors de l'assemblée hors des partis qui étaient dans le parlement de l'union populaire qui disent voilà et bien ça aussi nous le repris j'ai trépigné pour pas qu'il soit trop long et finalement je l'étais aussi donc c'est pas bien du tout voilà exactement t'as raison Elsa quelques questions on a on va dire 5-10 minutes mais vraiment je veux pouvoir redonner la parole question rapide
parce que je pourrais en poser un mais bon moi je pense que il y a une forte probabilité on va dire pour contenter tout le monde que chaque partie de la NUPES partent séparés de l'autre non mais c'est pas c'est juste comme ça que je vois l'avenir donc est-ce que il y aurait est-ce que vous pensez que ce serait bien de mettre une structure de non-agression entre les PS éventuellement alors peut-être pas en mettant des cartons jaunes mais quelque chose voilà
bonjour c'est une question pour madame Rousseau je voudrais savoir quelle urgence il y avait pour que votre partie décide dès maintenant que plus rien n'était possible pour cette union quelle urgence
oui bonjour je vais poser une question déjà première rapide les militants écolos du coup ont été consultés pourquoi on n'irait pas consulter l'ensemble des électeurs NUPES
sur la plateforme NUPES comme nous chez les insoumiens on a su le faire au lendemain du premier tour de la présidentielle pour savoir ce qu'on avait à faire premièrement
deuxième juste très rapide plutôt pour les écolos et les socialistes
parce que je mets les communistes dans un autre chapeau vu l'agressivité permanente de monsieur Roussel et monsieur Desfontaines à notre égard je suis désolé madame Rousseau acte le retour des partis pour notamment expliquer la décision des verts tout à l'heure dans l'amphi on nous a dit que nous étions le tumulte on était presque des sauvages à côté de la douceur des écologistes et on nous a expliqué pour raison de partir séparer le fait qu'il y avait une différence sur l'Europe de la défense ou pas très bien il y avait une différence sur le nucléaire on l'a acté avec les communistes ils ont quand même signé en disant nous sommes d'accord sur ça nous sommes en désaccord sur ça on peut faire la même chose on est d'accord sur ça et on est en désaccord sur l'Europe de la défense point barre il y avait juste à dire ça donc en fait pour moi ça c'est un faux argument pour justement justifier ce que vous avez tout à fait expliqué je sais mais juste non mais je le dis juste pour moi ça c'est un faux argument pour justifier ce que vous avez très bien expliqué le fait que les partis veulent redevenir des partis donc ma question c'est qu'est-ce qui nous prouve qu'après 2024 pour 2027 on n'aura pas la même situation
une question Aurélie a parlé de l'union dans la rue qu'en est-il pour le 23 septembre voilà
et puis je voudrais préciser que peut-être quelques huées amicales ont été adressées chaque fois qu'on nous traite d'hégémonique de sauvage de coléreux etc alors que nous faisons le travail de militants sur le terrain nous avons milité
pour les verts pour et et s'il y a une tête de liste élevée nous militerons pour la tête de liste élevée nous ne sommes pas des sauvages ni aucune volonté hégémonique et du coup nous sommes un peu chatouilleux chaque fois qu'on nous fait ce reproche ça c'est le point de vue d'une militante de base il faut tenir compte des militants de base
juste une petite ponctuation dans la suite de ce qui vient d'être dit je viens d'une circonscription où les militants et les filles ont soutenu massivement la candidature d'un socialiste
je voudrais m'adresser particulièrement à Sandrine Rousseau qui doit peiner dans son propre parti puisqu'elle n'est pas en accord avec les décisions qui se prennent et pour lui dire rugi on a eu placé et aujourd'hui à une direction tellement dure et bornée qu'il n'y aura pas de rigide et autoritaire
alors moi
je ne vais pas poser une question à vous qui êtes présente je vais juste apporter un message de soutien à madame Rousseau qui se prend des torrents de haine toute la journée les insoumis moi ça commence à vraiment m'énerver elle se prend des menaces de mort d'agression sexuelle toute la journée je trouve que ça n'est pas possible de l'accueillir comme ça ici donc je suis un peu désespéré
je viens de Tassirco Sandrine bonjour
avec tous les militants LFI de la CIRCO et j'y arrive
j'y arrive alors vous parlez de brutalisation au sein de la NUPES
moi je trouve le fait que nos élus les gens pour lesquels on a fait des campagnes et ça a été dur et on s'est donné à fond parlent de la brutalisation qu'ils subissent en oubliant la brutalisation que subissent les classes populaires en n'étant pas au rendez-vous de l'histoire il y a une urgence moi je m'en fous des égaux des uns et des autres c'est pas mon problème qui est populaire où les gens ne mangent pas où il y a des gens qui se font exclure alors la brutalisation les gens la subissent tout le temps et ça va s'accentuer et si on n'a pas une liste commune aux européennes c'est la Macronie qui va gagner c'est le néolibéralisme qui va encore faire des ravages en France et partout ailleurs alors soyez dignes soyez à la hauteur des enjeux et à la hauteur donc
merci d'abord pour votre sincérité voilà la sincérité des insoumises et insoumis moi je voudrais quand même avant de repasser la parole à nos invités d'abord leur dire un très très grand merci parce que quand même il faut que le temps voilà et alors Elsa je commence par toi d'abord la réponse sur le 23 septembre j'espère en tout cas que les organisations politiques dont la mienne qui n'ont pas encore signé trouveront une manière de rejoindre le mouvement j'ai plutôt bon espoir pour que ce soit le cas et je sais aussi qu'il y aura des appels individuels en tout cas je crois qu'il y a cette volonté et j'en serai ça c'était pour la réponse très concrète à cette question moi je veux vous dire un truc parce que j'ai le sentiment que malgré tous les efforts qu'on fait pour vous dire que nous travaillons à l'unité que nous la chérissons que même dans nos orgas respectifs c'est pas toujours simple que de le dire et de le faire vivre que parfois même et je vais pas me plaindre mais que parfois même en fait c'est pas super facile non plus à faire parce que quand on fait de la politique on aspire surtout à changer la vie des gens à être au plus près des luttes à pouvoir faire son travail de parlementaire quand on l'est et pas tellement en permanence à devoir tenter d'apporter une parole différente au sein de son parti politique au risque la plupart du temps c'est un risque faible beaucoup plus faible que pour plein de gens dans la vie mais en tout cas au risque en permanence et bien d'être moqué ou ridiculisé pour une prise de parole donc quand on vient vous voir ici pour vous dire à quel point on partage cette aspiration à l'unité peut-être nous sentons nous aussi en droit de pouvoir vous dire et bien ce qui parfois ne fonctionne pas bien entre nous et pas de la même manière ou en tout cas nous espérons que vous ne nous identifiez pas de la même manière que celles et ceux qui en permanence tapent sur l'unité et qui en fait prennent prétexte pour vous taper dessus parce qu'ils sont contre l'unité nous on s'attend peut-être naïvement au fait que parce que nous militons ensemble parce que nous partageons un même objectif nous sommes en capacité parce que nous ne sommes pas dans la même organisation que vous de pouvoir chercher ensemble un mode opératoire pour avoir cette unité et donc je comprends que ça puisse agiter vous avez même le droit de temps en temps de dire on n'est pas d'accord elle a dit une connerie etc.
mais entendez je vous demande d'entendre ce qu'on vous dit et donc moi ce que je retiens de l'année qui vient de s'écouler et c'est peut-être pas vrai dans le rapport avec les militants au local c'est peut-être pas vrai mais en tout cas dans le fonctionnement que nous avons au sommet et dont nous attendons évidemment et bien qu'il se déroule à la base et que c'est ça qui sauvera et permettra de créer de la dynamique et bien ce que nous ressentons c'est que le rapport de force reste le mode opératoire et qu'il faut que ça change et que l'unité elle se construit en conviction elle se construit par des gestes unitaires et par une culture unitaire et que le fait aujourd'hui de s'offusquer ou en tout cas de nous expliquer que parce que nous ne voudrions pas parce que des organisations aujourd'hui ont fait un autre choix souverainement il y a des militants qui ont voté souverainement dans leur organisation et qui aujourd'hui disent on va faire une liste séparée nous avons beau être en désaccord complet avec ce choix et l'exprimer tous les jours nous pensons en revanche que venir expliquer aujourd'hui que si ça ne s'opère pas alors l'unité est à mettre à la poubelle en gros ça passe ou ça casse pour moi est révélateur d'un mode de fonctionnement de l'ultimatum dont nous devons sortir
donc je dis juste un mot pour répondre sur ce qui vient d'être dit les sentiments que j'ai moi en écoutant les questions qui ont été posées correspondent à ce que j'ai dit au départ c'est parce que aussi pour présenter mes articles sur l'invitation etc j'ai circulé un peu en France et j'ai ressenti ça partout dans la base du bloc de gauche on considère je le dis sans offense pour personne ok on considère que la représentation partisane telle qu'elle existe elle est inadaptée à la phase qu'on vit et au défi qu'attend la gauche après quoi après quoi je ne pense pas qu'il faille accuser ni individuellement ni des organisations qui ont envie de continuer à exister ce qui est ce qui est dans la logique des organisations ok aucun appareil n'est vous à sa disparition il ne faut pas évidemment il faut faire preuve des convictions culture unitaires etc mais vous savez 80% du parti communiste qui ne veut pas que la NUPES aille au-delà d'un accord électoral il faut respecter ça il y a la moitié du parti socialiste qui considère que même pas un accord électoral on devait faire dans la NUPES donc je pense je pense ma réponse mais je ne vais pas détailler je vais la dire en 30 secondes je cite Machiavel et ça sert à tout c'est pas sur les bonnes volontés qu'il faut compter c'est sur les bonnes règles donc trouver des règles communes la constituante pour la NUPES j'ai entendu les assemblées locales l'adhésion directe la possibilité au niveau local de valider les investitures qui sont désignées par des accords au sommet donner aux assemblées locales le pouvoir de les valider etc c'est dans des bonnes règles que vous devez trouver que la NUPES peut grandir
quelques remarques breves sur tout ce qui vient d'être dit l'union l'unité est un combat qui exige de la bienveillance et de la fraternité parce qu'on peut s'unir tout seul mais c'est difficile et qu'on aura on sait on l'a dit tout à l'heure des pièges des embûches et qu'il faut que nous soyons bienveillants les uns avec les autres fraternels et avec beaucoup de sang-froid pour traverser ces périodes-là et nous le devons à celles et ceux pour lesquels nous devons gagner parce que là ça a été dit on sortira en 2027 de 10 ans de macronisme et on sait bien que si c'est pas nous ce sera Le Pen et on sait dans quel état sera notre pays et on sait ce qu'il en finira ce qu'il en sera de la démocratie mais moi je suis optimiste parce que je crois que si nous sommes sincères si notre boussole c'est l'intérêt général alors nous n'aurons pas d'autre choix que l'unité parce que la situation du climat parce que la situation des injustices des inégalités de la pauvreté parce que la situation de la démocratie dans notre pays qui s'effondre parce que la situation de la jeunesse nous imposeront l'éclair de lucidité et de rassemblement que nous avons été capables de faire en juin 2022 moi je crois que nous ne sommes qu'au début d'un long chemin commun et c'est quand même ça aussi la leçon de l'année qui vient de s'écouler c'est que nous avons fait de ce qui était au départ un accord électoral programmatique fort mais qui aurait pu s'effriter les logiques à l'Assemblée nationale auraient pu reprendre le dessus nous sommes ici quatre parlementaires et bien ça a tenu et que je nous encourage à tenir bon parce que nous aurons face à nous là c'est simple on est entre nous alors bon c'est la gauche des fois on s'engueule un peu on se parle il faut que ça reste évidemment bienveillant et fraternel merci pour le rappel qui a été fait il n'y a ici aucun adversaire il n'y a que des alliés et des camarades qui réussiront ensemble ou échoueront tous mais nous aurons à tenir bon face à des vents qui vont être extrêmement durs parce que la perspective que nous puissions gagner va rendre nos adversaires encore plus brutaux encore plus violents dans le combat politique qui nous oppose alors moi je termine d'un mot en vous disant pour moi la NUPES c'est comme le vélo quand on arrête de pédaler quand on arrête d'avancer on tombe alors avançons avançons avançons faisons-la vivre faisons-la évoluer militons ensemble créons et construisons et renforçons cette culture commune parce que moi dans la circonscription je suis député dès la campagne électorale je ne sais pas distinguer quand je fais campagne avec eux quand je fais du porte-à-porte quand on va mener des batailles sur les retraites contre des projets écocides je ne sais pas distinguer dans la discussion l'insoumis du socialiste du communiste du militant génération de l'écologiste parce que nous avons un patrimoine commun qui est fort qui est riche et que nous devons aujourd'hui même si nous avons des nuances évidemment qu'il n'en a pas mais que nous devons aujourd'hui gérir, préserver et renforcer
le méfait
j'avais pris du temps je vais vous dire franchement j'adore cet échange parce qu'il y a beaucoup de franchises et j'espère qu'on pourra le trouver aussi à d'autres enceintes donc là je vais être aussi franc avec vous si entre maintenant et les européennes on passe matin, midi et soir à feuilletonner cette histoire d'absence ou de perspective ou d'espoir de la liste aux élections européennes d'aucun disant port de force c'est menace parfois la menace la plus terrible pour moi c'est de dire s'il n'y a pas d'accord aux européennes alors il n'y en aura pas dans la suite des opérations ça je vous le dis c'est qu'il n'y ait pas de liste aux européennes c'est désespérant mais agiter cette menace c'est un peu criminel je vous le dis sincèrement voilà je le dis mais maintenant après vous pouvez vous pouvez vous dire la deuxième chose que je veux dire et que donc par conséquent la nupesse par la preuve et donc il y a matière à avoir des sujets de combat nupesse communs au parlement et ailleurs qui nous permettent aussi de l'incarner et pas uniquement d'être pendus à la prochaine élection parce que encore une fois je le redis avec tout l'intérêt que je porte pour les questions européennes là à la rentrée c'est pas les questions européennes qui préoccupent les français c'est la question du coût de la rentrée du coût de l'énergie des franchises médicales de cet impôt sur la maladie qui vont créer après avoir fait l'impôt sur la vie avec la retraite à 64 ans et que donc c'est ces combats là qui sont identitaires et qui vont pouvoir montrer qu'il y a la poursuite de la nupesse et que si on agite des mouvements centrifuges alors c'est nous même qui nous tirons des balles dans le pied et pardon de le dire la force motrice de la nupesse c'est terrible dans une coalition celui qui est plus fort c'est celui qui doit faire le plus d'efforts je le sais non mais mais oui mais parce que parce que mais non mais attendez si on se parle avec franchise c'est l'empathie dont je vous parle tout à l'heure après vous pouvez dire on a raison tout seul et on va tracer notre chemin et quoi qu'il advienne et ben on fera un candidat quoi qu'il advienne à nous en 2027 aux élections présidentielles il faut un candidat issu d'une coalition pour qu'il y ait la coalition il faut qu'on ait continué à travailler il faut donc faire vivre l'agora et les espaces où on va réinventer reconstruire compléter le programme de la nupesse parce que c'est un socle très précieux mais il ne nous a pas permis de gagner les élections législatives donc il faut en tirer les conséquences et pour le coup d'après il faut être encore plus percutant encore plus efficace encore plus rassembleur donc la première chose c'est de ne pas lâcher la proie pour l'ombre et puis moi j'aime bien l'idée de se dire il faut approfondir parce qu'on a un problème avec les partis moi ma conviction c'est qu'aujourd'hui dans le peuple de gauche appelons le comme ça il y a plus de gens qui soutiennent la nupesse principalement alors donc donc la question la question qu'il faudra se poser un jour nous ne sommes pas nous ne non non mais je parle des électeurs attendez je suis court bon alors après je dis juste que l'enjeu qui nous motive c'est quelqu'un a parlé de la constituante de la nupesse je ne sais pas s'il faut faire une fédération est-ce qu'un jour il faudra aller vers un parti intégré avec les règles de parti qui est celle de voter à l'intérieur d'accepter des sensibilités différentes d'accepter la démocratie à l'intérieur d'un parti parce que voilà on a des cultures politiques qui chez nous en tous les cas ben voilà la nupesse elle a été votée à 60% du parti socialiste voilà elle n'a pas été votée à 100% vous je ne sais pas voilà bon donc donc si on veut l'intégration c'est drôle ben oui ben oui parce que vous je ne sais pas voilà et qu'à un moment donné si on veut jouer d'un rapport de force si on veut jouer d'un rapport de force dans une structure intégrée alors il faut accepter la règle démocratique dans chacun des partis et donc demain dans la fédération ou la disposition intégrée qu'on pourrait construire ça c'est le challenge qu'on doit préparer pour 2027 parce que sinon on n'y arrivera pas au moment où il faudra trancher sur des choix décisifs sur le contenu programmatique et sur l'incarnation de celui-ci voilà
alors bon déjà
je précise parce que j'ai j'ai l'impression qu'il y a eu un petit doute dans l'assemblée c'est que moi à titre personnel ça me remue les tripes qu'on ne fasse pas l'union enfin je veux dire ça me tord j'ai aucun doute là-dessus et je peux vous dire que véritablement ça me rend mal voilà je suis mal maintenant je vous dis où il y a eu des congrès les lignes séparatistes ont été si ce n'est fortes du moins majoritaires si ce n'est écrasantes et il faut l'entendre en fait parce que sinon ben sinon il n'y a pas d'espoir et l'extrême droite et je sais que nous allons devoir être extrêmement forts ensemble pour combattre l'extrême droite parce que ce sont des combats qui menacent nos vies presque au premier degré quoi et je suis bien placée pour le savoir et je sais aussi que les militants LFI comme les militants de tous les partis qui s'engagent sont bien placés pour savoir à quel point nos domiciles nos vies sont aujourd'hui potentiellement menacées et je vais vous dire c'est pas rien ce truc là et c'est pour ça que ça me tord les tripes et c'est pour ça que les européennes a trouvé l'espoir de la NUPES parce que quand il s'est agi de nous battre pour les retraites à l'intérieur de l'Assemblée nationale et bien j'étais vraiment de mener ce combat avec vous avec tout le monde qu'on a eu des moments de grande émotion de grande qui nous avait élus à l'intérieur de cet hémicycle de manière commune conjointe et avec force et de construire à égalité l'avenir la NUPES il va y avoir bientôt des concerts d'abord je veux rejoindre ce que dit Sandrine c'est à dire que je crois vraiment qu'on est dans un moment décisif un moment très particulier de l'espoir pardon de l'histoire et de l'espoir malgré la fatigue il y a des bons lapsus un régime et un régime à bout de souffle et tout à l'heure on avait je sais pas si certains y étaient il y avait une plénière on a fait une table ronde sur la répression des mouvements sociaux il y avait la CGT il y avait l'avocat des soulèvements de la terre le syndicat des avocats de France des militants de quartier populaire voilà et ce qu'on s'est dit c'est qu'on arrive à un moment autoritarisme sont poussés à l'extrême où l'étance sociale ne tient que parce qu'il la répression policière et la répression judiciaire c'est vous dire pourquoi je raconte tout ça qui peut paraître difficile de dépasser les logiques de parti et moi je le dis je suis depuis un an ennemie seulement dans le monde politique voilà c'est logique de parti dans les mouvements sociaux et d'une manière ou d'une autre et hier j'ai pu le dire en plénière on s'est vu Jérôme j'ai pu le dire hier en plénière du parti socialiste hier alors moi je voudrais reprendre ta métaphore du vélo je m'arrête là après sinon je serai trop longue parce que moi je fais de la course à pied pas du vélo mais c'est pareil toi aussi tu fais de la course je le sais non mais c'est pareil en fait c'est à dire la course à pied quand t'es en pleine course si tu t'arrêtes bah c'est super dur de repartir parce que tu repars à froid tu repars pas à chaud quoi et là du coup j'en arrive à la question au débat qu'on a au point il faut dramatiser la situation sur les européennes moi je personnellement je ne dis pas que l'union sera impossible après si on ne part pas tous ensemble aux européennes simplement ce que je dis c'est que ce sera beaucoup beaucoup plus dur et je crois que là on est tous d'accord là dessus je suis sûre qu'ici on va tous y appeler malheureusement mais je me tourne vers toi Elsa le 23 septembre bon pur прочons là
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je vous remercie beneath je vous remercie je veux être moi vous remercie oh quel est si on nous Scroll » comme je vois la place je vous remercie je vous давайте maintenant ça même politicians la taille la taille s'est面 ici
Sandrine Rousseau