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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 2 juin 2025 19 min

"La France va tellement mal qu'elle est enveloppée de censure !" : Gilbert Collard à Pascal Praud

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je vous assure Gilber, moi ce qui me frappe le plus c'est le déni parce que il y a un moment quand même vous les hommes politiques, faut dire aux grands médias euh de faire leur métier hein. Je vais je peux pas dire autrement parce que quand vous écoutez TF1 France 2, tout ça, ça n'arrive pas. C'estàd qu'il y a un déni médiatique.

Il y a un dé métique. Pas les gens qui les gens qui disent qui disent la vérité ou qui disent qui tiennent un discours qui n'est pas conforme à ce que certaines chaînes de télé utilisent ne sont pas invités. Voilà.

Non, il y a il y a il y a une censure aujourd'hui aussi. Il faut quand même le dire. Ce pays va tellement mal qu'il est enveloppé de censure, quoi.

Bon euh la la la réalité, c'est ce qu'a dit tout à l'heure Reda. On a affaire à des mecs super organisés et on ne veut pas voir que derrière ces ces événements dramatiques qui concernent pas des barbares, qui concernent pas des racailles, qui concernent des délinquants de la haine sociale et institutionnelle derrière ces mecs superorganisés. il se prépare quelque chose, on veut pas le voir, on veut pas l'entendre.

On a on a le président de la République qui s'est photographié comme s'il avait 8 ans dans une cours d'école pour la photo de fin d'année avec la présidente de l'Assemblée nationale qui essaie de se faire photographier par tous les moyens et Rachid Aladati aussi. Bon, c'est désespérant quoi. C'est désespérant franchement.

Et et et et heureusement et vous imaginez une France où les policiers ferait grèvent un soir pareil. Bon, c'est pas autorisé bien sûr, mais sans la police, il y a plus rien. Il y a plus rien.

On est foutu, on est démoli, on est on est massacré, on est pillé. Enfin, il faut il faut il faut rendre un hommage répété à tous ces policiers qui pour des salaires de merde se font casser la gueule, vont au contact. C'est admirable ce qu'ils font.

C'est eux qui doit être qui devrai être honoré comme des champions du monde. Franchement, je suis tellement d'accord avec ce que vous dites hélas, Gilbert Colard. C'est tellement triste.

C'est tellement triste parce que je alors en revanche l'analyse que vous produisez qu'on est à la veille d'une révolution, j'espère que nous n'en sommes pas là bien évidemment mais j'entends ce ce que vous dites. Alors je voudrais quand même faire écouter parce qu'on a beaucoup de personnalités, beaucoup d'interventions politiques également. Laurent Nunes, préfet de police de Paris hier midi.

J'ai dû donner ordre d'utiliser le canon à haut sur les Champs-Élysées pour éviter une poussée vers l'étoile à la 51e minute de la deuxème mi-temps. Donc c'est vous dire que ce publiclà ne s'intéressait pas au match. C'est toujours ce même public qui vient pour commettre des exactions, pour commettre des dégradations.

Bruno Retaillot au ministre de l'intérieur. Il était hier après-midi euh sur euh les antennes. Il a donné une conférence de presse et il a parlé des barbares.

Ceux qui hier soir ont gâché euh cette belle fête euh sportive sportive, ce sont des barbares. Oui, ce sont des barbares. La barbarie, voyez, c'est quand tout devient prétexte à la violence.

La barbarie, c'est quand tout devient prétexte. euh au plaisir, au désir désinhibés euh de la destruction et du pillage. Oui, c'est cela la barbarie comme le dit le dictionnaire, c'est quand on est décivilisé.

C'est un manque de civilisation. Euh Bruno Retailler, ministre de l'intérieur toujours, où sont les pères ? La réponse aussi, elle vient des familles.

Je disais parfois où sont les pères ? Il faut responsabiliser les familles. Je rappelle que dans notre code pénal, il y a un article 227-17 qui permet déjà lorsqu'il y a une défaillance flagrante en matière éducative pour une famille qui ne s'occupe pas de ses enfants, que font des enfants très mineurs à sa à se balader dans la voie publique tard le soir ou tôt le matin ?

Ça c'est insupportable. Tant que les familles ne seront pas responsabilisées, alors il y aura un certain nombre de voies euh qui permettront à la violence des mineurs de se déchaîner. Et puis des voix discordantes, celle d'Antoine Léoman, député de la France insoumise, c'était samedi soir pour qui le responsable c'est Bruno Rota.

Nouvelle opération de gazage. Toute la fumée que vous voyez là, c'est des lacrimaux. C'est irrespirable.

Voilà ce que fait monsieur Rotaillot en dise de maintien de l'ordre. empêcher les gens de venir au Champs-Ély Élysée juste célébrer une victoire. C'est ça qui est insupportable Red Bellage, d'entendre Antoine Léoman et ce qui est insupportable effectivement des hommes politiques qui pour des raisons purement électoralistes hein parfois jette de l'huile sur le feu.

C'est eux qui rendent la situation difficile. Je pense que c'est eux qui obligent les policiers à rendre à répondre à la violence par la violence strictement nécessaire en fait parce qu'en fait il creusent tous les jours, chaque jour en criant "La police tue, la police gaz, la police fait du contrôle au faciè". Excusez-moi, mais c'est ça me désole de dire ça, mais quand vous voyez les images qu'on voit dans les médias, qu'on voit quand on voit les images que les délinquants qui commettent ces méfets eux-mêmes filment, les visages que je vois, c'est les visages que je voyais quand j'étais dans un dans mon quartier.

Voilà, c'est un constat malheureux, mais c'est un constat qui existe. C'est malheureux, c'est triste. Moi ça me fait mal parce que je fais partie d'une génération où mes parents sont étaient très durs.

Je pense que ma génération à moi là, les quarantaires, on a été enfin je me sens pas visé mais je pense qu'ils ont été eux beaucoup moins dur avec leurs enfants. Et puis aujourd'hui, on voit le résultat en fait. On voit le résultat.

C'est-à-dire qu'ils prennent les côtés, ils utilisent les côtés ce qu'on subi nous les nos parents à nous ou leurs grands-parents. Ils utilisent ce qu'ils ont subi en terme d'immigration. Eux, ils ont dû s'intégrer pour dire voilà pour se victimiser tout le temps et pour dire que euh qu'aujourd'hui euh voilà, limite aujourd'hui ce qu'ils ont fait, c'est normal.

Parce que moi je me souviens qu'à l'époque, je discutais avec des grands frères dans les quartiers quand la police de proximité qui était un un outil extraordinaire pour la police en tout cas et pour la société. Il nous disait "Oui, mais eux nous on a rien, on nous laisse." Mais là en fait, c'est quoi l'excuse ?

Tu viens à Paris, tu tu dépouilles un fo un footler, tu dépouilles un Chanel, tu te le soir de la finale, tu dépoules un salon de coiffure, tuagresses un mec en moto, tu frappes un pompier, tu frappes un policier. C'est quoi l'excuse ? En fait, tu avais plus métro, tu avais plus Je sais pas.

Je Comment sont les policiers ce matin ? les policiers avec qui vous avez parlé, est-ce qu'ils ont conscience que un palier a été franchi ou est-ce qu'ils se disent "Bah finalement c'est dans la ligne droite de tout ce qu'on vit en vous savez, nous on vit ça depuis dans les quartiers, on le vit depuis très très longtemps. Seulement à l'époque, il y avait pas de caméra, il y avait pas de téléphone.

Donc vous vous voyez pas. Vous voyez aujourd'hui ce que nous on voyait dans les quartiers. Mais ce qui est terrible, c'est que ce qui se passait que dans les quartiers maintenant se pas se passe aussi sur sur Paris en toute impunité.

Et euh et moi ce qui ressente c'est que euh c'est pas un constat d'échec mais c'est de la déception en fait au niveau opérationnel à 1h du mat. On on savait, moi j'ai des j'ai eu je sais pas peut-être une centaine de textos ce weekend et à un le vendredi soir, les les collègues dans la journée, on leur annonce que à 1h du matin euh non, samedi soir, on leur dira à 1h du matin si il vient de travailler à 5h du matin ou s'il vient de travailler à 13h parce que si Paris gagne, ça va être le feu. Donc il faut du monde.

Si Paris gagne pas, voilà. Donc en fait nous on est devenu des robots en fait. Voilà, on est devenu des robots jusqu'à un moment.

Peut-être que dans 10 ans, on va nous dire "Bon, ça y est, on arrête tout, on va créer nous aussi une beaopée." Parce que moi, j'avais l'impression la Vous connaissez pas la police la Bopé ? Non.

Qui c'est la seule police aujourd'hui qui arrive à rentrer dans les favelas brésiliennes. Ah ouais, ça ça m'a échappé la Bopé. Ouais.

Non, mais il y a un moment il y a un moment où il y a un moment où il va falloir comme comme on l'a vu pendant les émeutes de Nil, on a été obligé de demander l'aide de la BRI du raid pour pour aller dans les quartiers avec des pas des tanks mais avec des véhicules blindés. Il est 11h42, vous écoutez Europin euh Reda Bellat, c'est vrai que votre témoignage ce matin est particulièrement fort. Reda Bella porte-parole du syndicat de police unité Île-de-France.

Je vais revenir vers Gilbert Collard parce que Gilbert vous disiez Fouognier. Je suis je vous assure je je me demande même s'il y a des solutions et c'est ça qui m'inquiète le plus quand j'entends Reda Bag parce que il y a des solutions à court terme. à long terme, à court terme, bah je sais pas ce qu'il faut faire à long terme, faudrait remettre évidemment une éducation au cœur du projet sociétal politique, éducation, c'est dire autorité et cetera tout ce qu'on on sait qu'il faut faire mais à court terme à court terme et moyen terme devant un mur peut-être.

Gilbert Collard reste toujours avec nous et je l'interrogerai tout à l'heure parce qu'il disait "Faut cogner mais j'ai l'impression que je suis même pas sûr que ça suffise aujourd'hui." Et cogier comment ? Je m'aperçois quand même et c'est très intéressant, je vais citer nos confrères parce que je pense que ça fait partie de l'ensemble chez nos amis de France interre ce matin.

Il y a quasiment pas un mot sur ce sujet. Au menu, il y a eu le vélourisme, il y a eu l'affaire de réfus. C'est intéressant par exemple de voir que notre confrère Patrick Cohen a consacré son édito à l'affaire de réfuse.

Il a pas parlé de ce qui s'est passé dans Paris. On a parlé de Gaza avec Pieraski, mais les émeutes, quels émeutes ? Quasiment rien me dit-on.

Mais je vais vérifier tout cela, mais euh c'est très très important l'espace médiatique me semble-t-il. Pascal est avec nous. Bonjour Pascal.

Vous étiez au Parc Prince samedi soir ou hier soir ? Non, samedi soir Pascal. Bonsoir.

Bonjour Pascal. Racontez-nous comment ça s'est passé. Alors moi, j'arrive de Nice.

J'ai pris la voiture samedi matin très tôt. Je suis monté à Nice avec mes enfants pour leur faire la surprise que j'avais acheté des places au Parc des Princes. Mes enfants 26 ans pour situer 23 ans.

Euh parce que c'était payant samedi. Je pensais que c'était ouvert au Ah oui, c'était payant pour le match. J'étais en plus réservé aux abonnés.

J'ai réussi à avoir une place. Enfin, j'avais trois places. Bref, donc on a assisté à la finale et alors juste je suis un parisien d'origine 35 ans à Paris et j'allais au Parc des Princes avec mon père bien avant et donc là je voulais amener mes enfants parce que c'était sympathique et à un moment donné la fin du match on a commencé à sentir un peu de lacrimogène autour de nous là.

On se disait "Mais qu'est-ce qui se passe ?" Et le match s'est terminé sur le grand écran, il a marqué "Bon vous pouvez partir, soyez prudents. Bref, on descend, on s'en va." Et là, je sors direction porte de Saint-Cloup.

J'étais en tribune H hein, Huteuil. Je sors pour aller vers Porte de Saint-Clou. Et là, qu'est-ce que je vois ?

Mais des scènes de guerria, quoi. Une voiture qui brûle avec une moto. De l'autre côté, je tourne la tête dans une autre rue, je vois des poubelles qui brûlaient.

Alors c'est pas des supporters qui font ça. Euh j'ai toujours été ter du de Paris. Jamais j'ai vu ça quand je sortais avec mon père du Parc des Princes.

Jamais j'ai vu ça. J'ai connu 98, j'étais sur les Champs-Élysées. J'ai jamais connu ça.

Donc à un moment donné nous on est sorti avec mes enfants. Donc déjà je commençais à paniquer parce que j'étais avec mes enfants, ma fille et mon fils. Et puis on s'est pris de la crymogène.

Donc d'un seul coup, j'avais plus j'avais plus mes capacités, les yeux, la gorge. Je vois je voyais les gens à droite à gauche barricader dans les halles d'immeuble. Mais je dis mais on est où là ?

On est où ? Et ben on était à Paris et ça faisait 5 minutes que c'était terminé. Alors ça avait pas commencé depuis 5 minutes.

Voilà. Bon non mais j'ai vous savez je vous entends depuis ce matin parce je suis désolé je vous entends depuis ce matin à la télé je vous entends à la radio. Ça fait des des années que je vous écoute.

C'est vrai qu'on en a marre et moi j'habite à Nice aujourd'hui. C'est pas plus mal hein. C'est c'est c'est pareil.

D'accord. Il peut se passer la même chose à Nice hein. Mais je veux vous dire moi je suis parisien 35 ans à Paris j'ai jamais connu ça.

Je sortais du Parc des Princes avec mon père. J'allais voir Mustapha d'Av, safet souji, j'allais voir tout ça mais on avait aucun problème. Mais aujourd'hui mais c'est pas possible aujourd'hui possible.

Gilbert Collard qui écoute tous ces témoignaglag vous disiez, il faut cogner je je pense que ce ce qui s'est passé ce weekend sera un marqueur pour toutes beaucoup de raisons parce qu'il y a une telle différence entre la réalité et puis la transcription euh de cette réalité que euh les réseaux sociaux d'ailleurs là-dessus donnent une réalité toute différente. On le dit depuis 11h ce matin que cet espace médiatique pose problème. Mais vous avez dit tout à l'heure on cogne.

Moi je veux bien cogner mais je suis même pas sûr que ça suffise aujourd'hui. Et puis on n' pas les moyens de cogner, on n'a pas l'arsenal euh judiciaire pour cogner, on ne l'a pas. C'estàd que si vous aviez un arsenal judiciaire qui permet pour euh par exemple la loi anticasseur, est-ce qu'il faut rétablir la loi anticasseur ?

Sans doute. Mais on a on a franchement si on prend le code pénal et je pense que les les juristes seront d'accord avec moi, on a toutes les lois. On a toutes les lois.

Mais faut-il encore qu' il soit Mais vous avez entendu Pascal Pierre Garbarini ce matin qui m'expliquait que euh il y a que deux chambres euh qui vont euh juger et on va terminer à 2 ou 3h du matin et autrement les gens vont être relâchés. C'est que on parle pas mais là on parle pascal on parle pas des textes, on parle des moyens. Encore une fois, encore une fois, on dépense un fric incroyable pour l'Ukraine, pour tout pour pour payer, je ne sais moi je vous rappelle avoir voté des subventions pour créer des ponts euh en Asie.

Enfin, c'est c'est délirant ce qui se passe dans ce pays. Bon, et on n'est pas foutu de se donner les moyens de réprimer des exactions parce que quand mêm tout à l'heure, j'ai écouté votre dernier témoin. Bon, il a il nous a dit qu'il avait assisté à une scène de guerria.

Bon, c'est pas rien. Ça veut dire qu'il y a une dit la même chose. Rabad dit la même chose.

Mais bien sûr. Et notre ami Émilie D qui était dans un taxi dit la même chose. Mais bien sûr.

Donc dans tout ça n'arrive pas mais tout ça n'arrive pas à la télévision. Tout ça n'arrive pas dans les journaux. Non seulement non seulement ça n'arrive pas à la télévision mais ça n'arrive pas au cerveau de nos hommes politiques.

J'ai écouté Rotaillot qui est un brave homme qui voudrait faire quelque chose mais il est tout le temps dans le futur. Il conjugue pas au temps présent. Vous comprenez ?

Il a pas de majorité. Je me rappelle que pendant pendant l'affaire des gilets jaunes, sauf erreur de ma part hein, il y avait des barrages filtrants. On nentrait pas sur les Champsélysées comme ça.

On était fouillé à l'entrée. Vu moi. Mais c'est ce qui s'est passé hier.

Il y avait des barrages filtrants, il y avait trois blocs hier. C'est pour ça qu'il y avait que 100000 personnes d'ailleurs. Il y avait que 100000 personnes sur les Champslysé. filtrant n'était pas suffisamment filtrant, que voulez que je vous dise et puis et puis quand même quand même quand même il y a derrière ce que va faire la justice.

Il il va falloir qu'on examine de très près les décisions qui vont être rendues. Là encore si on a des chaînes de relaxe, vous comprenez ? Les mecs qui se marrent, ils parlent entre eux, ils se racontent les décisions de justice, ça les amuse.

Puis de toute façon, je vous dire une chose hein, qu'on qu'on ose pas dire hein, il faut dans le CV d'un délinquant de banlieu qu'il soit passé par la case prison pour être utilisé. Voilà, il y en a qui font l'ENAT, d'autres qui font l'école du journalisme et ben il y en a d'autres qui ont besoin de leur condamnation et plus elle est importante, plus ils sont respectés. On en est là maintenant.

Bon et il est 11h54 Red Bellage. Bah écoutez moi je pense qu'aujourd'hui si on peut de ce que j'ai vu en fait la société actuelle et notamment en Île-de-France on facilite c'est franchement le sentiment qu'on mes collègues on facilite les choses au délinquants et nous on nous facilite pas du tout les choses. Je peux vous donner des exemples pleins.

En fait, j'ai des des textos de collègues, on les a obligé à faire des des pages et des pages de procès verbal pour deux interpellations où eux ils sont agents de police judiciaire assermenté, ils ont constaté des individus qui dégradaient, qui violentaient. Point barre. On fait comme on fait en manif, on fait une mise un document, s'appelle une fiche de mise à dispo.

Ça prend 2 minutes et on repart et on interpelle encore. Mais non, on nous dit quoi ? Non non, procès verbal.

Non. Du coup, on va faire quoi ? On va rester 2h, on sait même pas si le gars il va aller en garde à vue.

On va rester 2h à taper. Pendant ce temps-là, les gars, ils vont continuer à mettre le feu dans Paris. C'est des C'est un exemple parmi tant d'autres qu'on a des grenades des grenades lacrimo.

J'ai des véhicules. Les mecs, ils étaient quatre, ils avaient quatre grenades. Il y en a ils avaient pas de radio.

Bon, ils avaient des radios euh nouvelle génération qui sont sur le smartphone mais je peux vous garantir qu'au niveau du son, ça n'a rien à voir. C'est plein de petits détails comme ça. J'avais une petite collègue, elle a même pas son casque.

On lui a dit "Tu reviens travailler demain." Je veux dire à un moment, je veux dire voilà les moyens aujourd'hui on les a pas parce qu'on veut à mon sens à mon avis comme l'a dit maître Colard, on on manque de moyens et puis pour moi la sécurité elle a pas de prix et tant qu'on mettra pas le prix dans la sécurité on verra encore des scènes comme ça. Je vais vous remercier Red Bell parce que vraiment votre témoignage est très fort ce matin.

Jacques Vandrou va rester encore avec nous parce qu'on parlera quand même un peu football. Je remercier également Gilbert Collard. Gilbert, c'est vrai que on ne sait plus par quel on ne sait plus comment prendre ce sujet.

Je vous remercie néanmoins, sauf si vous avez un dernier mot à ajouter. Gilbert Collard, ben le dernier mot, c'est qu'il faut remercier vraiment les policiers quoi parce que on se rend moi je des amis flics, on se rend pas compte, on se demande comment comment il continue. Voilà.

Voilà. Hier, j'étais avec un un un un un gendarme qui qui qui me qui est à la retraite, hein, et qui et et qui me disait "Aujourd'hui, je pourrais plus." Franchement, je pourrais plus.

Hm hm. H alors on les remercie pas assez vraiment. Non, mais vraiment on les remercie euh régulièrement par la voella Bag et puis on essaie de faire passer des messages permettre Pascal, vous savez, il y a eu le Bataclan euh alors il y a un commissaire qui a fait un super boulot, il a eu sa sa légende d'honneur mais oui, mais pas les autres. il pas les autres, pas les autes pas les autres.

Voilà, c'est ça le sujet. Les émeutes, tout le monde a dit, toute la France a crié bravo, bravo. Tous les ministres, tous les tous les préfets ont tapé sur nos épaules.

Mais quand on a demandé, nous les délégués du personnel, qu'on a été voir les directeurs pour demander les médailles de sécurité intérieure, on a dit "Ah non, non, faut revoir la copie parce que bon, on n pas assez d'argent, on n pas assez de médailles, vous voyez." Donc en fait, il y a ce qu'on vous montre et ce qu'on vous dit et ce qui se passe vraiment. M.