Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 14 avril 2026 65 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

1er mai : les coulisses d'un naufrage | Chaque voix compte - 14/04/26

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03OuverteÉludée

    Pourquoi le Premier ministre a-t-il reculé sur la proposition de loi sur le travail le 1er mai ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?

  • 1:53OuverteRéponse partielle

    Faut-il étendre la durée de rétention administrative des étrangers sous OQTF ?

  • 4:57RelanceRéponse directe

    C'est la responsabilité du gouvernement qui n'a pas négocié avec les syndicats ?

  • 5:29RelanceRéponse partielle

    Thomas Vacheron, ce sont les syndicats qui décident désormais ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    La loi était-elle au profit des grands groupes et au détriment du petit commerce ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33PrésentateurChiffre
    « c'est presque un million et demi de travailleurs qui auraient pu officier le 1er mai si ce texte s'était passé. »
  • 5:37PrésentateurChiffre
    « 74% de la population autour de cette capilla était favorable à l'ouverture des boulangeries le 1er mai. »
  • 6:38IntervenantChiffre
    « c'est même jusqu'à plus de 2 millions de personnes qui seraient concernées »
  • 6:47IntervenantFait
    « il y avait même Ikea qui était dedans »
  • 22:55Locuteur non identifiéChiffre
    « pour les fleuristes, le 1er mai, c'est 19 millions d'euros de manque à gagner. »
  • 23:22Locuteur non identifiéChiffre
    « il estimait que c'était une économie de plus de 4 milliards d'euros pour les finances publiques. »
  • 30:06InvitéChiffre
    « il y a un inspecteur du travail pour plus de 10 000 salariés »
  • 43:53PrésentateurPromesse
    « j'ai pris l'engagement de mener un combat, celui de permettre l'adoption d'un texte qui renforcera la sécurité de nos familles »
  • 44:30PrésentateurFait
    « nul ne peut être arbitrairement détenu »
  • 44:34PrésentateurFait
    « la rétention administrative ne peut excéder 90 jours »
  • 44:40PrésentateurChiffre
    « la nouvelle mouture permettrait d'allonger la durée du séjour en centre fermé jusqu'à 210 jours »
  • 49:00AuditeurChiffre
    « la mesure de rétention administrative on ne la propose pas pour des milliers de personnes, on la propose pour quelques dizaines de personnes par an »
  • 52:15IntervenantFait
    « la rétention administrative c'est la prison sans le procès »
  • 53:37PrésentateurChiffre
    « le droit européen nous permet de maintenir des gens en rétention jusqu'à 18 mois »
  • 53:44PrésentateurChiffre
    « ça va même être porté à 24 mois »
  • 1:00:40PrésentateurFait
    « la suppression des ZFE »
  • 1:00:52PrésentateurFait
    « Le RN conditionné son vote sur le texte à la disparition des ZFE »
  • 1:01:47PrésentateurFait
    « la suppression des ZFE pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel »
  • 1:02:18PrésentateurFait
    « un encadrement des marges des distributeurs au-delà de 1,71€ le litre »
  • 1:02:58PrésentateurFait
    « le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal annonce qu'il va inscrire ce texte dans sa niche parlementaire le 1er juin »
  • 1:03:12IntervenantFait
    « les macronistes de vouloir enterrer le texte »
  • 1:03:21IntervenantFait
    « le théâtre d'ombre de la Macronie agonisante »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité8 %
  • Intervenant6 %
  • Intervenant 23 %
  • Locuteur non identifié2 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:24
Présentateur

– Bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée nationale. Avec pour m'accompagner ce soir, Fanny Guinochet, journaliste à France Info. Bonsoir Fanny. – Bonsoir. – Et bonsoir Olivier Ravanello. – Bonsoir. – Merci à tous les deux d'être là. C'est parti pour le sommaire de ce soir avec à la une de Chaque Voix Compte, Brun de Muguet et Gros Bourbier. La proposition de loi sur le travail le 1er mai ne rentrera pas en vigueur cette année. Le gouvernement a décidé hier soir de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui aurait dû pourtant se tenir aujourd'hui.

L'annonce a ulcéré le parti présidentiel et la droite. Les syndicats et la gauche, eux, crient victoire. Pourquoi au fond le Premier ministre a-t-il reculé ? L'exécutif avait-il sous-estimé le pouvoir hautement inflammable d'une telle mesure ? Du Muguet au Bourbier, on en parle ce soir avec Thomas Soulier. Bonsoir. – Bonsoir Aline. Grand reporter au service politique du Paris et aujourd'hui en France. Merci d'être là, aux côtés de Thomas Vachecon. Bonsoir. – Bonsoir. – Secrétaire confédéral de la CGT. Merci d'être ce soir avec nous. Et bonsoir Stéphane Zumsteg. – Bonsoir. Directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA.

Fanny, c'est aussi votre chiffre du jour. Écoutez, c'est presque un million et demi de travailleurs qui auraient pu officier le 1er mai si ce texte s'était passé. Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Une histoire de Trump qui veut nous faire prendre des messies pour des docteurs. Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on te place à la question qui fâche, faut-il étendre la durée de rétention administrative des étrangers sous OQTF ? Obligation de quitter le territoire français. C'est l'objectif de la proposition de loi du député EPR Charles Rodwell.

Elle est débattue depuis hier soir à l'Assemblée nationale et on en débattra tout à l'heure avec Charles Rodwell et avec Céline Hervieux, députée socialiste de Paris, qui y est opposée. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashez le QR code qui est là. Et c'est Olivier Ravanello qui se charge de nous transmettre vos questions ou vos messages. Et puis il y aura aussi tout à l'heure Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier. Et notamment l'image du jour devant l'Assemblée nationale, ce sont les deux portraits de Cécile Collère et Jacques Paris qui ont été décrochés des grilles de l'Assemblée.

Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti. C'est vrai que si le 1er mai avait un parfum, ce serait évidemment celui du Muguet. Mais cette année, ça sent plutôt le sapin pour ceux qui voulaient autoriser les boulangers à ouvrir le jour de la fête du travail. La mesure paraissait de bon sens. Elle est devenue en quelques jours un fait politique qui a embrasé les syndicats et la classe politique avant un rétro-pédalage magistral de Sébastien Lecornu hier soir. Résumé de la séquence avec Maïté Frémont.

3:19
Locuteur non identifié

Sur la nécessité de rejeter avant tout débat ce texte...

3:23
Présentateur

Dans l'hémicycle vendredi, la Marseillaise est chantée sur le banc de la gauche en signe de contestation.

3:29
Intervenant

Puisque vous êtes en train de faire quelque chose de scandaleux et un 49-3 parlementaire, alors que tous les syndicats sont opposés à ce texte, je demande une suspension de séance.

3:36
Présentateur

Devant cette manœuvre de négation de nos droits, je demande une interruption de séance.

3:41
Intervenant

Ce matin-là, le groupe Renaissance utilise une tactique parlementaire, déposer une motion de rejet préalable sur son propre texte pour éviter toute obstruction.

3:50
Présentateur

Vous préférez les manigances de couloirs et le gouvernement, têtu et entêté, continue de vous contempler dans votre désastre.

3:59
Intervenant

Une manœuvre qui suscite la colère de la gauche, de LFI au PS. Le groupe communiste brandit la menace d'une motion de censure. Trois jours plus tard, après une mobilisation aussi syndicale dont l'ampleur a surpris le gouvernement. La balle est dans le camp du gouvernement. Celui-ci recule lundi soir. Le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire pour laisser le temps au dialogue social de construire des solutions équilibrées. Une décision saluée à gauche où l'on crie victoire.

4:30
Auditeur

Le groupe EPR chewing, le ministre rame et nous on respire.

4:33
Intervenant

Mais vécu comme un renoncement dans les rangs macronistes où le ton se fait très direct. Je déplore évidemment cette décision qui pénalise l'ensemble des artisans boulangers et fleuristes. La présidente de l'Assemblée monte aussi au créneau pour critiquer la méthode.

4:49
Présentateur

C'est la responsabilité du gouvernement qui n'a pas négocié avec les organisations syndicales alors qu'il avait plus d'un an pour le faire.

4:57
Intervenant

A droite, on fustige un manque de courage du gouvernement face au syndicat. Quant au Rassemblement national, il estime que le gouvernement est devenu impuissant. Ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de son nom. Pour sortir de l'impasse, le gouvernement souhaite engager le dialogue avec certains commerces de proximité. On le sait tous, nous sommes français. On ouvre le droit du travail et le code du travail avec une main tremblante. Et promet de leur apporter une réponse d'ici un an.

5:29
Présentateur

Thomas Vacheron, ce sont les syndicats qui décident désormais ? Non, c'est la population. Vous savez, il y a les sondages, puisqu'il y a un sondeur sur le plateau qui a indiqué une des questions, et ce n'est pas le vôtre, mais c'est pour éclairer le débat, qui disait que 74% de la population autour de cette capilla était favorable à l'ouverture des boulangeries le 1er mai. La réalité, c'est qu'il faut poser les bonnes questions et les sondeurs ne contrediront pas ce que je suis en train de dire. La question est la suivante. Qui est pour travailler ici le 1er mai ? Qui, dans la population, elle est très majoritairement. Les salariés, ils sont hostiles. Mais plus grave que ça.

En fait, c'est une publicité mensongère qui a été faite, puisque cette loi, telle qu'elle était faite, elle était au profit des grands groupes et aux dépens du petit commerce indépendant de proximité, notamment celles et ceux qui n'avaient pas de salariés, et au détriment et aux dépens de salariés. Madame Guinochet disait 1,4 million, c'est même plus, mais le chiffre est discutable et discuté. Il n'y a pas de problème. Je crois que c'est un chiffre, elle nous le dira tout à l'heure, mais c'est un chiffre fourni par la CGT, par ailleurs.

Alors, c'est un chiffre du ministère à l'origine, puisque Madame Vautrin, on avait eu un échange assez virulent à l'époque où elle avait fait du travail dissimulé, puisqu'elle était allée dans une boulangerie pour bien montrer qu'on pouvait contrecarrer le droit du travail, justement. Et on l'avait interpellé en lui disant c'est même jusqu'à plus de 2 millions de personnes qui seraient concernées parce que, et je termine là-dessus, dans le premier projet de loi du Sénat, avant qu'il soit voté, il y avait même Ikea qui était dedans, tellement c'est important qu'Ikea puisse ouvrir le 1er mai. Donc, on voit bien que c'était pour les grands groupes au détriment du petit commerce et des salariés.

Thomas Soulier, qu'est-ce qui vous frappe le plus dans cette séquence qu'on vit depuis vendredi ? La motion de rejet de Gabriel Attal vendredi matin ou la non-convocation de la commission mixte paritaire hier soir ? Les deux, parce que les deux sont liés en quelque sorte. Gabriel Attal est l'un des perdants de cette séquence-là. D'abord, après avoir repris, vous en parlez, monsieur, la proposition de loi du Sénat qui ouvrait largement au-delà des fleuristes et des boulangers. Et ça posait problème parce qu'en effet, Ikea ou la FNAC ou d'autres groupes auraient pu ouvrir le 1er mai. Il y avait des cinémas et des théâtres aussi. Des cinémas et des théâtres.

Donc, ce n'était pas seulement concentré sur les boulangers et les fleuristes. Et puis, cette motion de rejet, donc vendredi, donc au théâtre du groupe Renaissance ici à l'Assemblée pour faire passer cette proposition de loi de manière, il faut le dire, légale, mais peut-être qu'on peut en discuter en titre démocratique.

Donc, il y a eu cette première séquence-là qui a marqué les esprits et c'est à cause de cela, finalement, les deux raisons que j'ai données qu'aujourd'hui, il n'y a pas eu de réunion de la commission mixte paritaire que l'exécutif a dit « alors ça, ça suffit, mon voisin de gauche et tous ses amis menacent de faire un premier mai bruyant, la gauche menace de nous censurer, on arrête tout, stop, on met ça à la poubelle et rendez-vous l'an prochain. » Sauf qu'il s'est forcément passé quelque chose entre vendredi soir et hier soir parce qu'initialement, le gouvernement laisse entendre qu'il va convoquer une commission mixte paritaire.

Il s'est passé une chose que Matignon m'a résumée hier en un mot, un loupé. C'est-à-dire que Matignon n'a pas vu venir le problème, ils n'ont pas vu venir que la proposition de loi ne concernait plus seulement les boulangers et les fleuristes, mais on en parlait beaucoup de groupes, et ne pensez pas que Gabriel Attal vendredi ferait cette motion de rejet. Il y a quelques semaines, Sébastien Lecornu disait à Gabriel Attal explicitement « Il ne faut pas faire de motion de rejet sur des acquis sociaux. » Voilà ce qu'il disait. Sa consigne n'a pas été respectée. Et on voit aujourd'hui le résultat qui abîme clairement le Premier ministre parce qu'on parle de perdant.

Le vrai perdant, aujourd'hui, c'est Sébastien Lecornu. Mais cette motion de rejet, elle n'a pas été validée en coulisses par le gouvernement ? Il y a deux sons de cloche, on va dire. Matignon assure que non, que Sébastien Lecornu n'était pas au courant. Gabriel Attal, dans un tweet hier, disait le contraire, qu'il avait mis au courant Sébastien Lecornu. Donc, c'est parole contre parole. Mais Gabriel Attal est un grand garçon, assez libre. d'autres diront émancipé d'Emmanuel Macron ou du Premier ministre. Pour le moins. Donc, il peut faire ce genre de coup politique tout seul. Stéphane Zumsteg, qui a perdu dans la séquence, selon vous ?

9:32
Invité

Moi, je serais peut-être d'un avis un peu différent du vôtre. Je pense que le principal perdant de cette séquence, si elle s'arrête là, elle peut très bien s'arrêter définitivement ce soir ou demain, c'est Gabriel Attal parce que finalement, son opération, son opération de communication, n'oublions pas, nous sommes au mois d'avril, c'est maintenant qu'il met en musique sa pré-campagne, sa pré-candidature à l'élection présidentielle. Il y aura la sortie d'un livre à la fin du mois. Ça a échoué, ça n'a pas marché. Pourquoi ? Je pense que c'est l'agrégation de maladresse.

D'abord, sur le choix du sujet, sur le 1er mai, comme si présenter cette mesure, que certains peuvent déclarer mesure de bon sens, mais comme si c'était une des principales priorités des Français, c'est d'ouvrir davantage de commerce le 1er mai. Au-delà de l'avis que l'on peut avoir ou pas sur l'extension du travail lors des jours fériés, et notamment lors du 1er mai, ce choix-là, qui se voulait disruptif, faire du Emmanuel Macron de 2016 aujourd'hui, 10 ans plus tard, n'est pas le bon sujet parce qu'il ne correspond pas à des attentes. Ce n'est pas un sujet. Les Français ne sont pas hostiles à ce qu'ils mettent en travail, mais ne réclament pas davantage.

10:32
Présentateur

Stéphane Zumsteg, les Français, ils veulent plus de pouvoir d'achat. Est-ce que ce n'est pas ça le calcul de Gabriel Attal de se dire permettre aux Français qui le souhaitent de travailler le 1er mai, c'est permettre des gains de pouvoir d'achat parce qu'on est payé double ?

10:43
Invité

Oui, mais avant tout, Gabriel Attal s'adresse à l'ensemble de la population et pas uniquement et pas spécialement aux actifs qui pourraient être éventuellement le 1,5 million que vous évoquiez tout à l'heure, qui pourraient être impactés directement. Donc, de mon point de vue, il y a cette erreur sur le choix. Ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas une attente. Vous évoquiez un sondage qui n'est pas le mien, effectivement.

11:01
Présentateur

C'était un sondage opinion, oui, qui citait.

11:03
Invité

Qui montre que trois quarts des Français sont favorables. Une fois que vous l'avez dit, ce serait sur la base du volontariat et ce sera payé double. Pourquoi répondre non à une question comme ça ? Mais est-ce pour autant... Ça veut surtout dire que les Français ne seraient pas opposés à une extension du travail. Mais ce n'est pas quelque chose qu'ils réclament à corps et à cri parce qu'il y a un autre élément. Pour les Français, le 1er mai, même s'il y a une dimension symbolique, c'est comme le 11 novembre et le 8 mai peuvent avoir une portée symbolique comme le 14 juillet ou les fêtes religieuses, c'est que c'est un jour férié comme un autre, quelque part.

On peut être d'accord ou pas, mais on a l'habitude, que ce soit le 1er mai ou lors des autres jours fériés, de voir qu'il y a énormément de commerces ouverts. Donc, l'argument de simplification, de faciliter la vie des consommateurs, là, je parle des Français en général parce que c'est comme ça, sa vidéo, il s'adresse plus aux Français en général qu'aux actifs. Ne me paraît pas le bon choix. Et surtout, après, il y a cette séquence. Vous parliez du Premier ministre abîmé quelque part et perdant. Peut-être qu'il ne sort pas grandi ou il ne sort pas gagnant.

Moi, je trouve que, finalement, le fait que dans l'urgence, après cette acrobatie parlementaire du rejet pour passer en force en CMP, finalement, cette décision du gouvernement de Sébastien Lecornu apparaît aussi, je trouve, comme un désaveu à l'égard de Gabriel Attal. C'est le parti du président de la République, c'est le parti le plus central, c'est le parti de Sébastien Lecornu. Et vous voyez bien que son propre camp, celui qui est au gouvernement, en tout cas, le bloque. Alors, pour plein de raisons, mais je trouve que c'est quand même lui qui sort le principal perdant, en tout cas, de cette séquence.

12:28
Présentateur

Ça dépend de ce que vous retenez les Français. Les Français, vous savez, une motion de rejet, une commission mixte paritaire, tout cela, c'est compliqué, voire très compliqué. Même pour nous qui suivons cela au quotidien, on en apprend tous les jours. Est-ce que les Français vont retenir que Gabriel Attal a essayé de libéraliser le travail et qu'il a répandu, parfois, les attentes de son socle électoral macroniste, vous souvenez-vous, le dépassement en 2016-2017 ? Ou est-ce qu'ils vont se souvenir que Sébastien Lecornu a reculé face à une petite menace, certes importante, mais un début de menace des syndicats et de la gauche ?

Sébastien Lecornu en reculant, a crédit et donne du grain à moudre à ceux qui disent qu'il ne se passera plus rien à l'Assemblée jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

Si on résume tout ce qui se passe depuis le second tour des municipales, la polémique sur la proposition de loi sur l'antismétisme et l'antisionisme, la proposition de loi sur l'Alsace qui ne semble pas être une priorité des Français, au moins qu'on puisse dire, l'énorme imbroglio sur le 1er mai, vous parlerez juste après nous de la proposition de loi de Charles Rodouel, il y a autant de sujets qui sont clivants, qui ne correspondent pas à l'ADN de Sébastien Lecornu de créer de la cohésion au sein du pays dans un pays et un hémicycle totalement fracturé.

Donc on voit qu'in fine, Sébastien Lecornu ne passe pas une bonne semaine, c'est le moins qu'on puisse dire et ce sera intéressant de voir dans vos sondages dans les prochains jours s'il sort abîmé ou pas de cette séquence. Thomas Vacheron, est-ce qu'au fond le gouvernement comme les députés macronistes et la droite n'ont pas sous-estimé le danger de cette séquence ? Personne ne s'est rendu compte qu'on touchait à une vache sacrée, au symbole, au totem du 1er mai. En fait, je pense qu'il y a une sous-estimation de la colère dans le pays pour plusieurs raisons.

Celles et ceux qui étaient contraintes de travailler le 1er mai et quel que soit le chiffre, c'est celles et ceux qui ont le plus de difficultés, qui ont des carrières hachées, qui ont des difficultés au travail, ce sont notamment des femmes puisque dans le commerce, qui est-ce qui travaille principalement des femmes ? Et c'est les salariés les plus maltraités de manière générale qui étaient concernés. D'ailleurs, au sujet du volontariat, ça n'existe pas. Quand on est salarié, le pouvoir d'embauche et de licenciement, c'est le patron qui l'a et surtout, tout simplement, celles-ci particulièrement n'osent pas dire non de temps en temps.

Mais surtout, moi, ce que je voulais rajouter, il faut bien mesurer quelque chose. Ce qui s'est passé sur les retraites quand on nous a volé deux années de vie à la retraite, il y a quelque chose qui s'est incrémenté de manière supplémentaire où il y avait eu un bond de syndicalisation d'un côté et de mobilisation de l'autre quand ils se sont acharnés en empêchant le vote. Et là, ce qui vient de se passer, le vendredi matin, il y a une pétition qui dit non au passage en force du 1er mai qu'on a lancé, 100 000 signatures ce soir en trois jours, qui dit quelque chose.

Je ne suis pas d'accord en gros avec tout ce que dit la CGT et c'était discutable sur le 1er mai, mais ce n'est pas possible de passer en force systématiquement avec un dernier élément. Aujourd'hui, il y a une peur de l'avenir extrêmement importante avec un bouleversement du monde et la droite extrême et l'extrême droite, peu importe les caractérisations, mais vous voyez bien de quoi je parle, qui impacte nos vies sur le carburant, sur les salaires et sur l'avenir de nos industries. Ça compte pour les gens et ça, je pense que c'est complètement sous-estimé sur cette peur de l'avenir et le fait que M.

Attal, puisque c'est lui que vous citiez, s'allie avec l'extrême droite pour passer en force. Je vous assure un truc, c'est qu'il y a quelque chose de délétère qui est en train de se passer sur une aspiration démocratique et un truc qui se nuance après. Tout n'est pas aussi limpide que ce que je suis en train de le dire, mais ces contradictions-là, elles existent dans la société et chez les salariés en particulier et je peux vous dire qu'il y a quelque chose qui est sous-jacent et dont il faut entendre et que les députés de la République notamment puissent entendre ce télèlement.

Pour être précis, il n'y a pas d'alliance entre l'ARN et Renaissance qui sont revenus voter quand même la motion de rejet. Moi, écoutez, je ne suis pas un spécialiste de l'hémicycle du tout. Je dis juste une chose, les députés d'extrême droite, RN particulièrement, sont venus pour aider à voter la motion de rejet avec Gabriel Attal. Je peux vous dire... C'est pas une alliance. Non, mais moi, je ne suis pas dans ces combinaisons-là. Je dis juste attention. Pourquoi Renaissance passe en force parce qu'il y a une obstruction de l'autre côté de l'hémicycle et donc du côté insoumis et que s'il n'y avait pas...

C'est-à-dire que les insoumis avaient déposé plusieurs centaines d'amendements et donc, par conséquent, le débat n'a pas pu se terminer avant ce qu'on appelle la deadline, donc fin d'après-midi. Mais j'ai noté que les députés de Modem, en tout cas, n'ont pas eu ce choix-là. Je n'ai pas un avis. Je vous donne juste des faits pour... Moi, je ne suis pas dans la politique politicienne. Je dis juste avec un regard de salariés de l'extérieur.

Ils se disent qui était pour contraindre les salariés à travailler le 1er mai, l'extrême droite et Gabriel Attal, qui vote la motion de rejet, les mêmes, et le Modem avec qui, je pense qu'on a des nuances, y compris sur cette loi-là, au moins, parliez justement des salariés, de leur avis. Nous sommes fous furieux, disait ce matin le patron des boulangers, Dominique Enracht, qui ne comprend pas l'interférence des syndicats dans ce dossier. Écoutez, on a voulu aller tester l'ambiance ce matin dans une boulangerie à Paris et c'est Alicia Rogue et Eva Billon qui y sont allés regarder.

17:22
Locuteur non identifié

C'est quoi que vous êtes en train de faire, là ? Les roses. Ok. Et les bonnes. Bon, ben, ça marche.

17:29
Présentateur

Thierry Rabineau est responsable de boulangerie depuis 12 ans. Lui n'a jamais ouvert le 1er mai, mais déplore pour ses confrères l'abandon de la mesure.

17:39
Locuteur non identifié

On fait de plus en plus de lois pour nous emmerder. On a de plus en plus de fonctionnaires et pour faire quoi à la fin ? Pour faire des trucs comme ça. C'est-à-dire qu'on repose à 27 mais qu'ils arrivent à trouver quelque chose de plus concret. Si les salariés ont le choix et qu'ils sont payés, en plus, on a une convention collective ou que les gens sont payés double. Le pain, c'est l'alimentation de base de la France. Donc, pourquoi fermer un produit d'alimentation de base ?

18:00
Présentateur

Mais si l'ouverture était autorisée, ces salariés seraient-ils prêts à travailler ? Non, pas du tout. Pourquoi ? Parce que je voudrais bien dormir. C'est le seul jour où on peut se reposer complètement quand on est boulanger. C'est rare. Très rare.

18:15
Auditeur

Oui, moi, si on me demandait de travailler le 1er mai, je viendrais. J'ai toujours travaillé le 1er mai, sauf depuis que je suis ici. Je la vois surtout comme une journée où je peux être payé double.

18:22
Présentateur

Si leurs réponses sont mitigées, elles le sont aussi côté client.

18:26
Locuteur non identifié

C'est la fête du travail et je pense que c'est bien d'avoir un jour dédié à ça dans l'année. Je pense qu'il faut légiférer pour ceux qui en souffrent le plus. Et donc, je pense qu'il y a une majorité de personnes qui ne choisissent pas de travailler le 1er mai.

18:38
Présentateur

Je pense que ça doit être laissé, ça doit être un choix. En fait, ça doit rester un choix. Pas imposé de ne pas travailler ou de travailler.

18:46
Auditeur

Je suis retraité, donc j'ai peut-être un avis différent de la plupart des travailleurs. Mais je considère que le travail, c'est aussi du bonheur et que peut-être c'est la fête du travail, c'est le bonheur de travailler.

19:02
Présentateur

Une vision idyllique qui n'était pas celle de la gauche et des syndicats qui ont obtenu l'abandon de la mesure. Oui, la fête du travail, c'est aussi le bonheur de travailler. Thomas Vacheron, je vous voyais sourire en gardant le reportage. C'est la fête des travailleuses et des travailleurs. Vous savez que le mot fête du travail est très délicat. Je sais qu'il est encore retenu comme ça dans le calendrier, mais c'est la fête de Pétain et attaché de tout et de tout ce que nous sommes à l'histoire. Il faut être proportionné, je ne dis pas que c'est vos propos, mais comme c'est repris comme ça. Mais surtout, le plus important de la situation, écoutez, on n'est pas étrangers au monde.

Je discute avec des artisans boulangers et je n'en ai jamais rencontré autant que ces derniers temps. Vous savez, leur problème, ils me disent quoi ? Moi, le problème que j'ai dans ma ville ou mon village, je suis de Haute-Loire et j'ai discuté avec beaucoup d'entre eux. Ils me disent, c'est que j'ai un carrefour ouvert 7 jours sur 7 qui vend du pain 7 jours sur 7. C'est illégal, ça les met en concurrence alors qu'eux ne peuvent pas justement. Ils me disent, le problème, c'est le coût de l'énergie, le gaz explose, l'électricité, etc.

Très franchement, la polémique qu'on est en train d'avoir participe à ce décalage par rapport au niveau de conscience de la population et ne pas entendre ce que je suis en train de dire, je parle notamment aux députés de la République et au-delà, c'est être coupé d'une partie des réalités. Je n'ai pas la prétention de les défendre toutes, ce que votre reportage montre une partie de ces réalités, mais c'est extrêmement important. Et la dernière chose, puisque j'insistais sur un sujet, les gens aujourd'hui, ils veulent vivre de leur travail. C'est la préoccupation première. Bien sûr qu'il y a des volontaires pour joindre les débouts quand on voit les loyers, le carburant, etc.

Mais quand je redis que celles et ceux qui sont concernés, c'est notamment celles des caissières qui ont des vies fragmentées, c'est celles-ci qui auraient subi ces conséquences-là. Donc pour toutes ces raisons, et j'invite avec un peu de précaution à l'UDP, aux représentants des boulangers, ils ont leur mandat, moi je respecte totalement cet élément-là, attention à ce qui est en train de se passer chez eux parce que la connaissance et la conscience de la loi est en train d'évoluer.

N'importe quel boulanger qui nous regarde est en train de se dire moi qui suis indépendant, qui suis en couple, en train de garder ma boutique, finalement, est-ce que ce n'est pas Marie Blacher qui va prendre le pas sur moi ou Interflora, c'est-à-dire des grands groupes aux dépens du petit commerce indépendant de proximité ? Alors justement, Fanny, si cette loi était passée, elle aurait pu concerner quand même jusqu'à, vous le disiez, un peu moins d'un million et demi de travailleurs, c'est ça ?

Exactement, effectivement, vous le rappelez, c'est le chiffre qui avait été donné par le ministère du Travail au mois de juillet dernier quand il y avait eu le débat, puisqu'il y a eu débat sur ce texte au niveau du Sénat. Et c'est vrai que l'idée, c'était d'étendre, donc d'élargir le travail du 1er mai aux boulangers, aux fleuristes, aux chocolatiers, aux commerces de bouche et aussi, un peu différemment, mais aux professionnels du cinéma, du théâtre, de la culture. Et cette proposition de loi, en tout cas, elle était présentée comme telle.

Si elle avait été adoptée, c'était pour sécuriser juridiquement ce recours au travail le 1er mai, pour éviter des amendes, parce que ça aussi, ça avait fait polémique. L'année dernière, il y avait eu des amendes, notamment chez les petits commerçants, 750 euros par salarié qui travaillaient et qui n'avaient pas le droit donc de le faire, parce qu'aujourd'hui, on le rappelle, le commerçant d'un petit commerce, il peut travailler, mais il ne peut pas faire travailler d'autres personnes. Le texte prévoyait le volontariat. Les syndicats disent le volontariat, c'est très difficile et souvent, ça n'est pas respecté.

Et la journée était payée double et c'est vrai que c'était un argument de pouvoir d'achat à un moment où les Français tirent souvent la langue. Mais ce 1er mai 2026 restera donc classique. Ce sont d'ailleurs les mots de la CFDT. Les syndicats sont soulagés et les patrons vendent debout. Oui, parce que la fédération, en tout cas des boulangers, estime que c'est un réel manque à gagner. manque à gagner, qu'ils estiment, alors ça dépend quand est-ce que tombe le 1er mai dans la semaine, mais jusqu'à 10% d'un chiffre d'affaires mensuel.

Cet après-midi, au QAG, la députée Nicole Dubré-Chirac qui est ensemble pour la République a estimé, elle, que pour les fleuristes, le 1er mai, c'est 19 millions d'euros de manque à gagner. Et puis l'État y perd aussi, ça on n'en parle pas, mais de l'activité, forcément, c'est de la cotisation sociale qui rentre, ce sont aussi de la TVA qui rentrent.

L'an dernier, François Bayrou, souvenez-vous, au moment du budget, avait d'ailleurs, alors ce n'est pas le 1er mai, mais il avait évoqué pour faire des économies de supprimer deux jours fériés, il n'avait pas précisé lesquels, c'était le 11 novembre, le 8 mai, et il estimait que c'était une économie de plus de 4 milliards d'euros pour les finances publiques. Thomas Soulier, il y a eu une réunion ce matin des députés macronistes ici à l'Assemblée nationale, il paraît que ça a chauffé. Ça a chauffé comme rarement ça chauffe dans cette salle Colbert, pas très loin d'ici, à l'Assemblée.

Il y a Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, qui était venu avec un gilet pare-balles, j'imagine, un casque pour parler à ses députés à huis clos. On me racontait que quand il était arrivé dans cette salle où nous n'avons pas accès, en général, les députés applaudissent le ministre, c'est le même camp, théoriquement. Il y a eu un froid glacial, personne n'a applaudi, personne ne parlait, il s'est assis. Rapidement, Gabriel Attal a dit « nous sommes très en colère sur ce qui se passe actuellement » car Gabriel Attal portait cette proposition de loi sur le 1er mai. Et là, il y a eu une libération de la parole assez incroyable de la part des députés.

Il y a notamment Karl-Olive qui a dit « on nous pisse dessus », c'est son expression. Une d'autres députés, vous en parlez juste avant, qui disaient « je ne sais pas pourquoi maintenant je soutiens ce gouvernement ». Et les mots étaient extrêmement durs vis-à-vis non pas de Jean-Pierre Farandou qui finalement… Qui était là quand même. Oui, mais qui exécute une décision, celle de Sébastien Lecornu, c'était l'éléphant au milieu de la pièce. Et tout le monde avait dans le viseur le Premier ministre qui n'avait pas respecté cette proposition de loi de son propre camp. Il y a clairement eu aujourd'hui une sorte de rupture entre Sébastien Lecornu et son camp.

C'est quand même le groupe où il y a le plus de députés de son camp, un groupe important porté par un bientôt candidat à l'élection présidentielle Gabriel Attal. Il faut voir si cette journée, aujourd'hui, du 14 avril, je crois, ou du 15, voilà, va rester comme un moment de rupture, de crispation entre Sébastien Lecornu et son camp. Vous en dites quoi, Stéphane Zumsteg ?

25:08
Invité

Le Premier ministre a clairement fait un arbitrage entre l'éventuel risque d'ouvrir un front social dans un contexte exclusif. Tout le monde sait très bien que l'augmentation des prix du carburant est dangereuse, dangereuse en tout cas pour un gouvernement, mais aussi en termes de... Mais peut-être que justement

25:23
Présentateur

il avait trop l'œil sur les prix à la pompe et pas assez sur les brins de miguet,

25:26
Invité

non ? Mais je pense que le Premier ministre s'est dit que ce n'est vraiment pas le moment, pas à sa place, ce n'est vraiment pas le moment de s'attirer l'hostilité d'un front syndical uni sur une question aussi sensible. Donc il a préféré

25:36
Présentateur

s'attirer l'hostilité de sa majorité ?

25:38
Invité

Je pense que c'est un arbitrage qu'il a fait. Au moins il n'est pas censuré. Je reviens sur ce que je disais tout d'ailleurs sur le Premier ministre. Il peut se permettre des reculades, je parle entre guillemets, peut-être plus facilement que ses prédécesseurs parce que justement il ne fait qu'appliquer la méthode dont il porte le nom. Sébastien Lecornu, il a revendiqué quand il devient Premier ministre le fait de dire nous discuterons, c'est vous qui déciderez mesdames et messieurs les députés. Nous proposons, vous débattez, vous votez. Et ensuite on passe au vote.

Il a dans l'opinion mais je pense aussi dans une partie de la classe politique une sorte de spécificité qui lui permet certes de couper court aux vélités de son propre camp, de son propre groupe parlementaire mais ce n'est pas forcément pris par l'opinion comme une reculette, comme une défaite en race campagne.

26:23
Présentateur

C'est vrai que le coup politique il était faramineux pour une mesure qui concerne une journée de travail c'est vraiment un manque de connaissances de la sphère sociale. C'était évident par exemple là les syndicats sont plutôt affaiblis ces derniers mois. Là ils sont rassérénés. Là c'était le meilleur moyen de refaire une unité syndicale alors qu'on a vu après le conclave des retraites après un certain nombre de sujets que l'unité syndicale parfois avait du mal à...

Là ça a fait front commun et c'était pas difficile de l'anticiper que les huit organisations syndicales ont pris la plume ont écrit au Premier ministre pour lui dire ça n'est pas entendable et c'est vrai que ça reste à vous le disiez un totem social dans un moment où on voit quand même des contestations vous avez raison où la colère pointe parce que le prix à la pompe étrangle en plus on n'en voit pas la sortie géopolitiquement on voit bien que c'est pas demain que ces prix vont redescendre le prix des carburants donc avec des français qui ont du mal à finir le mois mettre le sujet du 1er mai sur la table c'était quasiment suicidaire en plus en faisant des tambouilles politiques que les français ne comprennent pas et dont ils ont l'impression une fois de plus qu'ils sont exclus ce sont les élites entre elles qui font leur tambouille sur notre dos dans un moment où il y a le poison de la division entre les travailleuses et les travailleurs de racisme d'antisémitisme qui existe réellement dans la société il y a une journée une seule où dans 163 pays sur la planète les travailleuses et les travailleurs manifestent ensemble dans tous les pays où c'est férié dans la majorité des pays et ce qui nous a été proposé là au lieu de répondre à ce que vous venez de dire la préoccupation première c'est les salaires c'est de bloquer le prix des carburants avec des propositions très importantes sur lesquelles il faut réagir il y a des problématiques de l'inflation dans la deuxième économie de l'Union Européenne on demande aux travailleuses particulièrement de choisir entre le repos et le salaire c'était ça les faire travailler le 1er mai mais Thomas Vacheron Sébastien Lecornu a précisé hier soir que le gouvernement ferait des propositions de court et moyen terme pour les commerçants de proximité qui souhaitent quand même employer du personnel le 1er mai les professions concernées vont être reçues à Matignon dès cette semaine le gouvernement souhaite un dialogue social approfondi avec les partenaires sociaux seul un dialogue de branche le permettra dit Sébastien Lecornu quelle sera la position de la CGT ?

Alors nous on est pour la négociation de branche je peux vous le dire on est attaché à la hiérarchie énorme et au droit du travail donc là dessus aucun problème une fois qu'on revient à la raison et qu'on détricote pas le code du travail qu'on passe pas au-dessus de tout le monde pas de problème par contre on dit une chose on incite très très fortement sur les artisans les commerçants en disant une société dérégulée une société ubérisée à la fin c'est vous qui allez morfler aussi nous on défend les salariés et nous sommes en première ligne mais on insiste dans le moment qu'on est en train de vivre avec celles et ceux qui ont tout dérégulé sur le droit du travail d'un côté sur le droit du commerce de l'autre côté c'est pour ça que je parlais d'une société ubérisée attention pour qui reste et je terminerai là-dessus dans les centres-villes et des villages des commerces de proximité auxquels nous sommes aussi attachés et il y a des sondages qui montrent aujourd'hui qu'il y a un lien d'abord entre perte de service public et montée de l'extrême droite et perte du commerce de proximité parce qu'ils sont en train de me le dire je redis ce que je disais tout à l'heure des couples qui tiennent leur commerce qui tiennent leur boulangerie qui nous disent aujourd'hui c'est évident que si on favorise les gros groupes par rapport au petit commerce indépendant c'est notre fin et du coup qu'est-ce que ça va être la suite ?

Qu'est-ce qu'on fait le 1er mai 2026 ? On manifeste justement encore plus nombreux pour revendiquer Est-ce que la CGT va surveiller les boulangeries ouvertes ? Non on ne va pas vous savez Est-ce que vous demandez aux inspecteurs du travail d'aller travailler ? Nous déjà on demande des moyens pour l'inspection du travail c'est une très bonne question parce qu'aujourd'hui il y a un inspecteur du travail pour plus de 10 000 salariés il y a plein de salariés qui nous disent mais que fait l'inspection du travail ? Et donc vous leur proposez le 1er mai de ne pas travailler ?

Non nous ce qu'on leur propose c'est déjà il y a l'indépendance et c'est un droit international lié à l'OIT c'est très important que vous posiez cette question parce que c'est complètement méconnu il n'y a pas de directive à donner aux inspecteurs et inspectrices du travail c'est très important ils ont leur autonomie c'est ce qui permet d'être en République et de respecter Non mais pardonnez ça m'intéresse ce que vous dites le gouvernement ne peut pas passer une consigne le ministère de l'Intérieur ou le ministère du Travail ne peut pas passer une consigne le 1er mai en disant Non justement non c'est tout l'intérêt N'y allez pas ou allez-y Non au contraire et donc sur ce sujet là nous on propose ils sont tellement peu nombreux et nombreuses qu'il faut les protéger ils doivent faire leur mission et je ne me permettrai pas par contre ce qu'on revendique c'est que justement il y ait plus d'inspecteurs d'inspectrices plus de médecine du travail et surtout sur ce 1er mai pour répondre à la réalité dont nous venons de discuter c'est d'avoir un 1er mai offensif et positif pour la paix, justes et durables partout sur la planète pour augmenter les salaires et les pensions c'est ça les préoccupations premières Et pour conclure juste Monsieur a raison Espatien Lecornu Jean-Pierre Farandou ne peut pas dire aux contrôleurs du travail et aux inspecteurs n'allez pas inspecter les boulangeries ils n'ont pas autorité sur eux en revanche et Jean-Pierre Farandou l'a dit cet après-midi dans l'hémissive qui est derrière vous Adeline il a dit on va appeler à la bienveillance à la mensuétude donc on comprend que dans les sûrement 48 heures C'est une consigne ça la sérénité je crois il a dit en disant le 1er mai aller plutôt manifester dans ce cas là ou ne pas travailler plutôt qu'aller contrôler les boulangeries et on voit que c'est la seule possibilité qu'a aujourd'hui le gouvernement pour éviter les amendes qui ont tellement choqué il y a un an avec des dizaines de milliers d'euros pour des grands groupes de boulangerie 750 euros par salarié pris en train de travailler le 1er mai c'est le risque c'est pas ce que payent les boulangers à part de dire bienveillance le gouvernement semble condamné à ne pas avoir de mesures législatives d'ici au 1er mai il faudra revenir sur les causes profondes de l'absurdité politique et technocratique de cette situation et sur ce que ce débat dit des blocages qui entravent notre pays ça c'était un tweet de Gabriel Attal hier soir Yael Braun-Pivet ce matin dit que c'est un échec de la concertation et que c'est symptomatique de ce qui se passe dans notre pays et puis Marc Fénaud lui le patron des députés Modem s'en prend à la fameuse motion de rejet de Gabriel Attal il faut arrêter le jeu de massacre de la procédure parlementaire donc tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un truc qui ne marche pas mais on fait quoi maintenant Stéphane Zumsteg

32:29
Invité

déjà on n'essaye pas de faire vous avez tous prononcé ce mot passage cette expression passage en force c'est ça la principale maladresse qui a été commise en fait de mon point de vue je ne suis pas en train de contester ou de me poser à la mesure que proposait Gabriel Attal c'est pas ça mais faire ça non pas le 14 mais le 13 hier pour dans toute précipitation pour que ce soit applicable dès le prochain 1er mai alors c'est pas forcément inédit mais forcément ça met la puce à l'oreille et là je parle de l'opinion je ne parle pas des syndicats ça met la puce à l'oreille pourquoi aller c'est vide pourquoi ne pas en avoir parlé avant tout ça a été une succession je trouve vraiment je le répète de maladresse et ce terme de passage en force on le voit bien à quel point il est encore vivace à l'esprit des gens c'est le passage en droit c'est le 49.3 de la réforme des retraites on voit bien que ça ça n'a pas encore été digéré et passer en force ou en tout cas vous parliez de tambouille moi c'est une acrobatie parlementaire ou un tour de passe-passe parlementaire évidemment que ça vous mettez immédiatement la suspicion sur la classe politique sur les syndicats mais aussi sur l'opinion publique

33:24
Présentateur

Fanny ? Là il va y avoir des concertations et des discussions par branche donc par secteur par filière avec objectif 2027 étant donné le calendrier on se demande comment en 2027 quand on sera dans les élections présidentielles on aura on verra ce type de texte aboutir mais parce que vous disiez que va-t-il se passer je pense que le 1er mai 2026 va être classique il y a des chances que le 1er mai 2027 le soit aussi ou peut-être un peu différent Thomas ?

On verra en effet il faudra voir s'il y a des contrôles et des amendes en effet dans les prochaines semaines le calendrier législatif parlementaire est très compliqué il y a beaucoup beaucoup de textes il y en a un bouté à législatif vous savez qu'à partir de septembre jusqu'en décembre c'est le budget là encore on pourrait parler pendant 30 minutes on verra si c'est un budget ou pas pour 2027 et puis c'est terminé et puis c'est terminé et puis c'est la campagne présidentielle donc on ne voit pas comment ce sujet qui est mal emmanché peut aboutir à la fin quand un sujet part comme ça en général ça a fini la poubelle mais surtout c'est ce que vous disiez un peu tout à l'heure Thomas Soulier c'est que ce que montre cet épisode c'est qu'on est sans doute condamné à une forme d'immobilisme pendant les 12 mois qui viennent c'est Édouard Philippe qui l'a dit le premier il y a maintenant quasiment depuis la dissolution il a dit il ne se passera rien d'ici à 2027 à ce moment là tout le monde l'a dit n'importe quoi on va pouvoir faire passer des textes des textes sont passés quelques-uns je pense notamment au narcotrafic projet de loi les décrets ne sont toujours pas passés en effet pas tous en tout cas ne sont passés on voit que des propositions de loi ça navigue entre l'Assemblée et le Sénat mais ça a du mal à aboutir les projets de loi on voit qu'avec l'absence de majorité à l'Assemblée c'est impossible et c'est pour cela que le passage en force devient en quelque sorte incontournable indispensable si vous voulez faire avancer les choses le vote bloqué notamment qui est une manœuvre aussi qu'on peut qualifier peut-être le passage en force en tout cas le nombre d'amendements limités le 49.3 la motion de rejet sans cela vous ne faites rien passer à l'Assemblée donc il ne faut pas avoir au-dessus de pudeur de gazelle on est dans une Assemblée où il n'y a pas de majorité et donc sans majorité il faut passer par des outils qui sont je le rappelle légaux pour faire passer des textes et donc Sébastien Lecornu est condamné à être un poseur de couvercle sur les marmites qui bouillonnent ça lui plaira ça lui plaira beaucoup la formule lui en tout cas vous parlez d'ADN de Lecornu Sébastien Lecornu dit depuis le début je suis là pour faire avancer les choses et je veux que concrètement il y ait des avancées pour l'instant quand on voit le bilan Sébastien Lecornu certes deux budgets adoptés un par 49.3 ça c'était franchement pas gagné d'avance en revanche l'allocation sociale unique pas sûr que ça se fasse le 1er mai non plus loi Yadant on va voir c'est pas certain donc on voit qu'il faudra faire le bilan au mois de juillet de la première année Sébastien Lecornu parlementaire je pense que le bilan tiendra peut-être sur ma petite fiche qui est sur le bureau merci en tout cas à tous les trois d'être venus ce soir et venez tous manifester paisiblement en famille et entre amis le 1er mai dans tout le pays pour une société apaisée et rassemblée après avoir chez une baguette les journalistes travaillent le 1er mai oui c'est un artisan indépendant donc c'est un artisan indépendant et un brin de muguet évidemment merci à tous les trois dans un instant c'est la question qui fâche on va parler de la durée de la rétention administrative pour les personnes sous obligation de quitter le territoire français alors ça c'est pareil c'est une proposition de loi qui est examinée en ce moment à l'Assemblée peut-être qu'elle va passer on verra on en parle avec nos deux prochains invités mais avant ça c'est quelle histoire et c'est Olivier Ravanello quelle histoire ce soir Olivier nous parle de religion mais d'un point de vue assez particulier le point de vue d'un chef d'état qui se représente en Jésus oui ce chef d'état c'est Trump vous l'avez deviné ça provoque un tollé dans tous les Etats-Unis et bien au-delà tout a commencé dimanche soir sur son réseau social Trump poste une illustration générée par une IA on y voit un personnage en robe blanche en étole rouge les bras tendus au-dessus d'un malade alité doigts lumineux regard tomaturge ça n'est pas le visage du Christ c'est bien le visage de Trump l'homme malade et bien ce sont les Etats-Unis autour de lui il y a une Amérique en adoration on le voit et puis dans le ciel non pas des anges mais des aigles symbole des Etats-Unis le drapeau américain des avions de chasse c'est le Christ guérisseur mélangé avec la figure du chef de guerre un Christ en rouge et blanc ça n'est pas un hasard non plus puisque le rouge dans la liturgie est la couleur de Pâques et de la Pentecôte qui arrive le message il est très clair il est à peine subliminal Trump est le nouveau Messie des Etats-Unis on retrouve dans cette volonté ce message politique cette symbolique ces images régulières où l'on voit Trump réunir différents leaders des églises évangélistes des Etats-Unis pour prier ensemble et à chaque fois le rituel est le même il touche Trump comme une sorte d'icône comme s'il allait leur donner une forme d'illumination ce rapport quasiment christique et bien Trump en joue et il le met en scène mais cette fois-ci le tollé a été tel qu'il a effacé un poste et ça c'est quand même rarissime en se prenant dans une explication filandreuse et en disant non non si vous regardez bien l'image mon idée c'était pas d'apparaître en Jésus c'était d'apparaître en médecin de la Croix Rouge vous y croyez ça ?

lui il y croit

38:57
Intervenant

et bien ce n'était pas

39:00
Locuteur non identifié

une représentation c'était moi je l'ai bien publié et je pensais que c'était moi en médecin et que ça avait à voir avec la Croix Rouge en tant que travailleur de la Croix Rouge là-bas que nous soutenons et il n'y a que les fake news pour inventer un truc pareil je viens d'en entendre parler et j'ai dit comment ont-ils trouvé ça ? c'est censé être moi en médecin en train de soigner les gens et je soigne les gens je rends les gens bien mieux

39:22
Présentateur

ok donc c'était un médecin je repose cette question souvent mais qu'est-ce qu'il lui a appris cette fois ?

écoutez c'est pas la première fois qu'il joue avec des images religieuses et même avec l'image du pape souvenez-vous le jour de l'élection du nouveau pape et bien il s'était lui-même mis en scène dans cet accoutrement ça ne surgit pas non plus complètement au hasard quelques jours plus tôt on est en plein bras de fer avec le pape le pape Léon XIV premier pape américain de l'histoire donc on est dans une querelle aussi entre américains et ce tweet de Trump qui suite à une prise de position en faveur de la paix du pape ce qui n'a rien de très étonnant lui répond si je n'avais pas été élu à la Maison Blanche Léon ne serait pas au Vatican on le connaissait faiseur de roi voilà Trump qui s'invente faiseur de pape mais jamais quand même un chef d'état n'était allé aussi loin dans une outrance envers le pape Léon XIV lui a répondu de manière un peu nonchalante il était en route dans son avion pour l'Algérie en disant nous ici on ne fait pas de politique mais les réactions politiques partout dans le monde et aux Etats-Unis ont été une véritable traînée de poudre en Italie évidemment Georgia Meloni a qualifié la position de Trump d'inacceptable et Trump vient de lui répondre il y a quelques heures par ces mots je pensais qu'elle était courageuse j'avais tort le divorce semble être consommé entre les deux vente son vice-président qui est catholique et essaye de calmer le jeu en disant que c'est une plaisanterie le président de la conférence des évêques des Etats-Unis lui s'est dit absolument consterné mais ça va jusque dans les rangs des magas des soutiens les plus fervents de Trump où par exemple la nageuse Rayleigh Gaines appelle dit-elle un peu d'humilité ça lui ferait le plus grand bien on ne se moque pas de Dieu ni du pape mais pourquoi est-ce que Donald Trump qui assume en général tout a effacé le message c'est peut-être le truc le plus surprenant de toute cette histoire oui vous avez raison c'est le fait qu'il l'efface la réponse elle tient en quelques chiffres aux Etats-Unis la population chrétienne représente 70% des américains et parmi eux 80 millions sont des évangéliques c'est-à-dire qu'ils ne reconnaissent pas l'autorité du pape et Trump en fait partie et c'est avec eux qu'il se met en scène et qu'il prie régulièrement mais 50 millions sont catholiques et ce nombre de catholiques ne cesse de grandir tout comme son vice-président Vance qui est allé à Rome s'agenouiller devant deux papes cette évolution de la population catholique elle tient à l'évolution de la population hispanique aux Etats-Unis et c'est un électorat qui jusqu'à présent était plutôt du côté démocrate et aux dernières élections il a basculé il a largement basculé du côté républicain tant et si bien que certains ont vu dans cette inflexion une des explications de l'élection de Trump en gros pour faire simple Trump droit en grande partie son élection aux catholiques américains et on est à quelques mois des mid-terms qui s'annoncent plutôt mal pour lui et donc c'était pas très malin d'aller s'en prendre aux catholiques d'aller jouer et de jouer des iconoclastes et de se mettre en messie donc il a retiré ce tweet non pas par humilité sans doute mais par calcul politique bien pensé Merci beaucoup Olivier et on passe à la question qui fâche Ah tiens on va parler d'un autre sujet particulièrement sensible la proposition de loi visant à renforcer la sécurité la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat l'Assemblée examine depuis hier soir ce texte qui comporte plusieurs mesures clivantes comme l'allongement à 210 jours de la durée de rétention maximale des étrangers présumés dangereux et nous en parlons avec vous Charles Rodouel bonsoir bonsoir merci pour votre invitation M.EPR des Yvelines vous êtes l'auteur de cette proposition de loi et bonsoir Céline Hervieux députée socialiste de Paris je vous remercie tous les deux d'être là ce soir parce qu'on est dans l'interruption le texte est en train d'être examiné et vous venez pendant la pause en parler avec nous ici sur LCP c'est Marius Renaudet qui vous pose la question qui fâche regardez

43:27
Locuteur non identifié

son visage juvénile est devenu le symbole d'une impasse que faire des ressortissants étrangers sous OQTF auteur de crime le 20 septembre 2024 Philippine Lenoir de Carlan 19 ans est enlevée abusée puis assassinée

43:46
Intervenant

dans le bois de Boulogne

43:47
Locuteur non identifié

par un suspect marocain

43:49
Intervenant

en situation irrégulière déjà condamné pour viol

43:52
Présentateur

en sa mémoire j'ai pris l'engagement de mener un combat celui de permettre l'adoption d'un texte qui renforcera la sécurité de nos familles tout en protégeant coûte que coûte nos libertés publiques

44:03
Locuteur non identifié

déposée en février 2025 une première proposition de loi voulait maintenir en rétention plus longtemps les étrangers condamnés pour des faits graves et placés sous obligation de quitter le territoire texte censuré par le Conseil constitutionnel l'été dernier les sages invoquent l'article 66 de la Constitution

44:22
Présentateur

nul ne peut être arbitrairement détenu l'autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi

44:31
Locuteur non identifié

actuellement la rétention administrative ne peut excéder 90 jours le double en cas de condamnation pour terrorisme la nouvelle mouture permettrait d'allonger la durée du séjour en centre fermé jusqu'à 210 jours

44:45
Intervenant

le texte que nous examinerons proposera d'étendre ce régime dérogatoire aux étrangers définitivement condamnés pour des faits d'atteinte aux personnes et dont le comportement représente encore une menace réelle actuelle et particulièrement grave pour l'ordre public la gauche fustige dans l'hémicycle une proposition de loi jugée inefficace et contraire à l'état de droit

45:06
Locuteur non identifié

digne selon elle de la société d'ancien régime

45:10
Présentateur

Monsieur le ministre de l'intérieur de Louis XVI avec ce texte vous proposez donc de rétablir les bastilles mais réservées aux seuls étrangers ce qui est contraire à l'article 1er de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dit que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit

45:27
Locuteur non identifié

Notre question qui fâche ce soir faut-il prolonger la durée légale de rétention administrative pour les étrangers condamnés ?

45:36
Présentateur

Alors Charles Rodouel c'est donc vous qui portez ce texte à l'Assemblée nationale je voudrais d'abord évacuer un sujet autour de Philippine le meurtre de Philippine en septembre 2024 est-ce que si votre texte avait été en vigueur à l'époque il aurait empêché le meurtre de Philippine ? Je vous remercie de commencer par cette question parce que j'ai été accusé par une bonne part des personnes présentes dans l'hémicycle y compris d'ailleurs vous puisque je l'ai dit que vous m'avez accusé de manipuler les victimes de ces attentats et de ces crimes pour mes ambitions idéologiques et que c'était une honte je tiens à leur dire qu'à chaque étape de la préparation

46:11
Auditeur

de ce texte j'ai été en lien avec cette famille et si j'ai fait le choix

46:14
Présentateur

de citer Philippine et sa famille c'est parce que elle m'a autorisé

46:19
Auditeur

à le faire mais surtout elle m'a dit

46:21
Présentateur

que si ce meurtre pouvait servir en tout cas à faire évoluer une partie de notre législation et pas d'ailleurs que sur la rétention administrative mais pour que ce qui est arrivé à Mulhouse ce qui est arrivé à Birakheim ce qui est arrivé dans tant de ces attaques-là ne puisse pas se reproduire sur le territoire français et depuis le début de l'examen de ce texte je suis accusé de manipuler ce meurtre c'est les mots qui ont été employés et donc votre émission s'appelle La question qui fâche moi la question que je pose aux personnes qui m'accusent et qui portent cette accusation c'est ce qu'elles regrettent ces propos ou est-ce qu'elles maintiennent ces propos qui je crois sont d'une particulière gravité pour ma part je veux juste porter un texte républicain transpartisan qui ne résoudra pas tout mais où je suis convaincu que chacune des mesures que nous portons permettra de renforcer la sécurité d'une partie des familles en France tout en préservant nos libertés publiques et c'est une question que j'adresse à ceux qui profèrent ces accusations sans connaître la famille c'est-à-dire que la famille regarde ces débats et qu'elle trouve que ces accusations sont ignobles et moi la seule chose que j'essaie de faire c'est de porter des mesures qui je crois trouvent un juste équilibre entre la protection de la liberté publique et le renforcement de notre sécurité c'est l'unique but de cette proposition de loi on peut être en désaccord dans les mesures mais je crois que l'indécence de certains propos ne permet pas tout c'est peut-être parce que le meurtrier présumé de Philippines avait été libéré au bout de 70 jours de rétention il était effectivement sous OQTF il était marocain le droit permettait à l'époque de le garder 90 jours donc c'est pas ce texte-là qui porte la durée de rétention à 210 jours qui aurait changé quelque chose la question c'est de savoir pourquoi est-ce que le meurtrier présumé de Philippines est sorti au bout de 70 jours de rétention on a bien un autre élément dans cette affaire c'est que les autorités marocaines consulaires disent elles-mêmes qu'elles auraient accordé l'autorisation consulaire quelques jours après et que tout le monde tombe sur ce juge de liberté de la détention je rappelle que dans sa décision sa décision est motivée par le fait que lorsqu'on arrivait au terme de cette durée sans possibilité d'allonger à savoir à 70 jusqu'à 90 jours et qu'il n'y avait pas de perspective de délivrance soi-disant de ce visa dans les 20 jours qui venaient cette personne devait être relâchée si elle avait pu rester en détention plus longtemps peut-être je ne suis pas un devant mais peut-être ne serait-elle pas passée à l'acte en ce sens je précise une chose la mesure de rétention administrative on ne la propose pas pour des milliers de personnes on la propose pour quelques dizaines de personnes par an pour des terroristes sous OQTF des personnes qui ont été condamnées pour des faits de terrorisme et la deuxième des choses c'est que nous la proposons pour des criminels et des délinquants étrangers sous OQTF qui ont commis des faits d'une particulière gravité pour des atteintes aux personnes actes de torture enlèvement séquestration aggravée il ne me semble pas abusif de considérer que ces personnes doivent rester un peu plus longtemps en centre de rétention avant d'être expulsées du territoire en tout cas pour donner plus de latitude à nos services de négocier ces départs c'est le simple sens de ces articles 7 et 8 et 8 bis de cette proposition là rien de plus et je regrette vraiment d'être accusé de manipulation alors que si j'ai cité cette petite c'est qu'elle a son meurtre à endeuiller une famille avec qui je suis en lien et qui m'a permis dans ce moment de faire parce que c'est votre circonscription je le précise aussi c'est l'inervieux pourquoi la gauche s'oppose au texte ?

mais parce que d'abord c'est un texte qui est aussi inefficace que dangereux

49:55
Intervenant

et oui moi j'assume les termes de manipulation parce que qu'est-ce que j'entends par là c'est pas propre à monsieur Rodouel parce que d'autres collègues de la droite courant derrière l'extrême droite l'ont porté avant lui c'est cette logique qui veut que à un fait divers on réagit par une loi non pas que je minimise la gravité de ce qui s'est passé avec Philippines et en tant que femme c'est très important de le dire j'aimerais bien qu'on prenne conscience que les violences faites aux femmes dans ce pays ne sont pas l'apanage des étrangers et elles sont un problème systémique structurel qui concerne des hommes violents des criminels en puissance et peu m'importe de savoir s'ils sont marocains chinois ou français c'est pas ça la question et la réalité c'est que oui ce criminel aurait été retenu 30 jours de plus 40 jours de plus sans doute il serait passé à l'acte également on ne peut pas le savoir personne ne peut le dire la réalité c'est que cette mesure n'est pas efficace ça fait des années qu'on augmente la durée de rétention et pour autant on n'est pas mieux en mesure d'expulser les personnes je veux rappeler simplement le titre de cette proposition de loi parce que justement moi j'en ai marre d'entendre la question de ce qui s'est passé avec Philippine à tout bout de champ alors qu'on parle d'une proposition de loi dans la lutte antiterroriste c'est ça le sujet de la proposition

51:12
Présentateur

de loi visant à renforcer la sécurité la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat c'est ça exactement la prévention de risques d'attentat donc c'est ça le sujet

51:21
Intervenant

ce à quoi on répond par l'allongement de 30 jours de la durée de rétention je rappelle qu'on parle d'individus les faits ont été évoqués des faits très graves des individus qui sont passés à l'acte sur des cas de barbarie de torture de meurtre ou autre qui ont passé des années en prison donc l'obtention des laissés-passés consulaires expliquez-moi pourquoi on n'est pas capable de mettre en route la machine diplomatique pour obtenir le laissé-passé consulaire pendant la peine de prison est-ce que dire aux français qu'on va garder les gens en rétention administrative ces personnes aussi dangereuses soient-elles 30 jours de plus va nous permettre de mieux obtenir les laissés-passés de les expulser la réponse est non

51:59
Présentateur

donc c'est pas 30 jours en l'occurrence ils en passeraient de 90 à 210 au maximum aujourd'hui vous pouvez aller

52:05
Intervenant

jusqu'à 180

52:06
Présentateur

pour les mêmes les mêmes individus vous pouvez jusqu'à 180 donc c'est 30 jours vous voulez dire entre 180 et 210

52:11
Intervenant

exactement parce qu'aujourd'hui vous pouvez déjà mais vous savez ce que c'est la rétention administrative déjà c'est monsieur Léaumant l'évoque et il est évidemment flanvoyant dans son interpellation qui est un peu provocatrice mais il a raison parce qu'en fait la rétention administrative c'est la prison sans le procès c'est en fait

52:30
Présentateur

un espace et moi j'étais au CRA de Vincennes il y a un mois la rétention administrative vous avez des gens qui sont là uniquement par le fait d'être étrangers qui sont en situation irrégulière et qui sont en attente d'expulsion qui sont en attente d'expulsion mais bien souvent

52:44
Intervenant

les laissés-passés consulaires sont obtenus dans les premiers jours et en réalité s'ils ne sont pas dans les premiers jours c'est très rare qu'on l'obtienne donc en fait vous avez une peine qui va se prolonger comme ça sur la base d'une autorité administrative et vous allez enfermer les gens indéfiniment perpétuellement donc c'est mentir aux gens d'expliquer qu'on va tendre vers le risque zéro

53:04
Présentateur

qui n'existe pas dans nos démocraties et dans nos états de droit Charles Rodouel comment vous justifiez comment vous expliquez justement au public qu'en allongeant la durée de rétention on va permettre ce qui n'a pas été possible pendant les 90 premiers jours de la rétention c'est-à-dire obtenir les fameux laissé-passer consulaires qui permettent d'expulser un étranger vers son pays d'origine

53:27
Auditeur

je n'ai jamais prétendu que cette proposition-là répondait à tous les problèmes de sécurité en France en revanche je suis convaincu

53:32
Présentateur

oui que si on maintient des personnes en rétention plus longtemps avant qu'ils ne soient expulsés je rappelle que le droit européen nous permet de maintenir des gens en rétention jusqu'à 18 mois ce n'est pas ce que proposait cette proposition de loi évidemment ça va même être porté à 24 mois vous avez vu le sur cette question le quai d'Orsay vous a donné des indications en ce sens est-ce que vous avez interrogé les diplomates pour leur dire si on avait 50 jours de plus est-ce que vous parviendriez à obtenir des listes que je prépare ce texte où j'ai consulté absolument toutes les parties prenantes évidemment parmi celles-ci

54:01
Auditeur

les différents ministères du gouvernement nous avons eu un arbitrage avec tous les ministères concernés justice santé intérieur évidemment le quai d'Orsay

54:12
Présentateur

c'est une mesure que nous portons de manière transpartisane et républicaine je voudrais rebondir sur un point lié à ce sujet que vous venez de faire vous répondez pas à ma question ils vous ont dit oui avec 30 jours de plus nos relations avec l'Algérie je reviens juste pardon sur un point c'est que ce n'est pas 30 jours de plus c'est 90 jours de plus et 30 encore complémentaires donc oui cela nous laisse le temps parfaitement de négocier bien plus de laisser passer consulaire on ne résoudra pas tout vous évoquez le sujet algérien encore un sujet sur lequel je me suis fait tomber dessus j'ai publié le rapport sur le coût pour les finances publiques des accords franco-algériens ces accords il faut les dénoncer par un cadre juridique nouveau qui nous permet notamment de reprendre la main sur nos flux migratoires deuxième des choses que je voulais vous dire j'ai été accusé hier de l'acheter dans la présentation de mon texte notamment parce que certains vous avez compris dénoncer les conditions de vie inhumaines vous pas moi monsieur Rodouel madame Hervieux et madame Hervieux connaît par ailleurs la considération que j'ai pour elle mais je ne comprends pas ceux qui m'expliquent que les conditions de vie dans les centres de rétention sont inacceptables j'en ai visité des dizaines des centres de rétention mais qui ensuite budget après budget propose la baisse du budget des centres de rétention administratifs vous avez un amendement socialiste co-signé par madame Hervieux d'autres amendements vous avez le droit de répondre madame Hervieux qui explique que l'on baisse le budget des centres de rétention administratifs et qui ensuite à la tribune de l'Assemblée nationale vient expliquer de manière probablement nette c'est probablement

55:40
Auditeur

un oubli que les conditions de centre de rétention

55:42
Présentateur

sont inacceptables c'est l'Inervieux sur ce point sur les moyens accordés au centre de rétention administratif en tout cas s'il y avait une lâcheté elle n'est clairement pas de mon côté ni l'hypocrisie je constate à la lecture de ces amendements qu'il y a un tout petit décalage entre le discours vous avez l'occasion de vous en expliquer vous avez raison

55:59
Intervenant

de pointer cela mais en fait vous méconnaissez manifestement l'intention de ces amendements quel est-il ? il y a une intention et il y a des actes mais parce que vous le savez il y a des ambitions

56:08
Locuteur non identifié

vous voyez

56:10
Intervenant

puisqu'on ne cesse d'allonger la durée de rétention il y a un moment donné où effectivement l'administration se tourne vers eux en leur disant écoutez vous êtes gentil de nous allonger la durée de rétention mais en fait on n'est pas adapté pour ça les centres de rétention et d'ailleurs les professionnels le disent nous ne sommes pas adaptés pour des durées de rétention de 6 mois 7 mois et donc on n'a pas les moyens on est au bout c'est souvent des jeunes professionnels mais parce que votre ambition quelle est-elle ? parce que nous dénonçons le principe même les conditions de vie dans les centres de rétention

56:36
Présentateur

sont inacceptables mais vous baissez le budget des centres de rétention oui mais parce que votre objectif c'est en fait de faire amplifier c'est le cynisme absolu pardonnez-moi de la ligne politique des socialistes sur cette question il est loin le temps est-ce que oui ou non vous avez voté contre les amendements pour augmenter le budget des centres de rétention administratives dont par ailleurs vous dénoncez les conditions de détention on n'a pas l'intention mais on le dénonce vous voyez quand même l'incohérence mais en diminuant les durées de rétention dans le parc existant quelle est leur ambition

57:04
Intervenant

c'est de construire je ne sais combien de nouveaux centres de rétention c'est ça l'objectif c'est pour ça qu'ils veulent augmenter les moyens et oui mais donc à partir du moment nous contestons non mais nous contestons le principe des centres de rétention administratives de garder des gens en centre de rétention le temps de l'expulsion de l'éloignement je l'entends je voudrais garder des gens pendant 7 mois mais vous dénoncez

57:23
Présentateur

les conditions de vie dans les CRA mais vous baissiez le budget des CRA mais parce que votre objectif c'est d'augmenter le parc de CRA que nous contestons vous en fait la gauche en fait ne veut pas de centre de rétention administrative les centres de rétention on a une vraie divergence idéologique

57:35
Intervenant

oui mais je vous confirme les centres de rétention administrative sur une courte période le temps qu'on organise le départ et l'éloignement oui garder les gens arbitrairement sur décision administrative sans procès des personnes qui sont d'ailleurs en France souvent depuis 15 ans en 20 ans qui ont fait 15 ans de prison derrière on garde 30 jours de plus en centre de rétention c'est inacceptable les conditions de vie

57:56
Présentateur

sont inacceptables je vois que je ne vous mettrais pas d'accord et je n'étais pas l'objectif ce soir le centre de rétention je vous confie j'ai une incolérence qui malheureusement est régulière dans l'hélici et il y a Marco Pommier qui nous attend pour nous donner toutes les nouvelles de Bourbon Express le journal de l'Assemblée nationale c'est tout de suite d'ailleurs c'est maintenant bonsoir Marco bonsoir ça va ? oui et vous ?

oui ça va on va parler d'abord de Cécile Collère et Jacques Paris les ex-otages en Iran une semaine après leur libération ils étaient ici à l'Assemblée nationale aujourd'hui oui et regardez cette image symbolique leur portrait affiché sur les grilles du palais Bourbon ont été décrochés en fin de matinée après plus de 3 ans de calvaire en Iran une cérémonie en présence des proches des deux français du ministre des affaires étrangères et de la présidente de l'Assemblée très émus Cécile Collère et Jacques Paris ont pris la parole et on a retenu cette anecdote

58:51
Invité

ces portraits nous les avons vus lorsque nous étions en cellule

59:01
Intervenant

parce que la chaîne de télévision de propagande de la république islamique d'Iran

59:07
Invité

a une fois fait un plan involontaire sur ces portraits alors qu'elle couvrait une manifestation d'agriculteurs devant l'Assemblée nationale cela a été pour nous un grand réconfort

59:24
Présentateur

Juste avant cette cérémonie les deux français ont été reçus par la présidente de l'Assemblée nationale et cet après-midi ils ont assisté à la séance de questions au gouvernement aux côtés de trois anciens otages français eux aussi retenus en Iran ces dernières années Avec vous mes chers collègues je voudrais que nous saluions les visages de la liberté Cécile Collère Jacques Paris Benjamin Brière Voilà de longs applaudissements dans l'hémicycle on retiendra aussi ce mot d'ordre lancé ce matin par Cécile Collère devant l'Assemblée Vive la vie Oh bah oui Vive la vie On retient ça On retient ça Alors après la séance de questions au gouvernement c'était l'heure de vérité pour le projet de loi sur la simplification de la vie économique et bien il a été adopté tout en laissant quand même un petit goût amer au gouvernement Oui après un chemin de croix parlementaire deux ans après son dépôt l'Assemblée a adopté le projet de loi du gouvernement en votant aux grandes dames des macronistes un article clé à l'initiative de la droite et du RN la suppression des ZFE les zones à faible émission ce dispositif vous le savez qui vise à interdire la circulation des véhicules les plus polluants dans certains territoires afin d'améliorer la qualité de l'air le RN conditionné son vote sur le texte à la disparition des ZFE Le contrat social ne souffre pas d'exception la fraternité républicaine s'oppose à la stigmatisation des automobilistes comme pollueurs des habitants des villes Les macronistes eux défendent des becs et ongles ce dispositif comme un symbole du bilan environnemental du chef de l'Etat le gouvernement a donc tenté un compromis laisser le choix aux collectivités d'appliquer ou non ces ZFE

1:01:21
Intervenant

Les élus locaux auront la main pour adapter les mesures en fonction des réalités sociales et territoriales de leur territoire et surtout ils pourront choisir les solutions les plus efficaces bref nous passons d'un dispositif uniforme à une approche

1:01:36
Présentateur

territorialisée pragmatique et efficace Ça n'a pas suffi l'amendement du gouvernement a été rejeté satisfait le RN a donc voté l'ensemble du projet de loi reste une incertitude la suppression des ZFE pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel car jugé sans lien direct avec le texte c'est ce qu'on appelle un cavalier législatif Je retiens les leçons du Bourbon Express Marco gouvernement qui reste sous pression face à la flammée des prix des carburants mais il y a une petite inflexion ce soir Oui car les tensions perdurent au Moyen-Orient et les prix à la pompe ne baissent pas ou très peu le gouvernement pourrait donc faire un geste avec la mise en place d'un dispositif un encadrement des marges des distributeurs au-delà de 1,71€ le litre un projet de décret a été signé en ce sens mais la décision n'est pas encore tranchée affirme Matignon ce soir Mais vous savez quoi on en reparlera demain dans chaque voix compte Et puis ça y est Marco on a trouvé de la place dans l'agenda parlementaire surchargé pour débattre de la proposition de loi sur les violences en milieu scolaire sauf que ça ne fait pas l'unanimité Une proposition de loi issue des travaux de la commission d'enquête menée l'an dernier par le député insoumis Paul Vannier et la députée EPR Violette Spilbout après le scandale Betaram Aujourd'hui le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal annonce qu'il va inscrire ce texte dans sa niche parlementaire le 1er juin journée réservée aux propositions de loi de son groupe Oui mais voilà ça ne convient pas à Paul Vannier Selon lui les députés n'auront pas suffisamment de temps pour examiner le texte car il y en aura d'autres ce jour-là et donc il accuse les macronistes de vouloir enterrer le texte

1:03:15
Intervenant

J'appelle M. Attal M. Lecornu à enfin en finir avec le théâtre d'ombre de la Macronie agonisante où chacun joue avec le sort de milliers d'enfants se renvoyant la balle la responsabilité J'appelle tous ces personnages à enfin permettre aux parlementaires de légiférer maintenant tout de suite pour enfin faire reculer ces violences qui brisent encore des vies

1:03:42
Locuteur non identifié

dans notre pays

1:03:43
Présentateur

Et Paul Vannier appelle le gouvernement à reprendre la proposition de loi pour avoir le temps de l'examiner De son côté le groupe EPR se justifie en expliquant avoir repris ce texte dans leur niche car plusieurs groupes auraient refusé de s'associer à une proposition portée et co-signée par des députés insoumis Merci beaucoup Marco Merci à tous les deux d'être venu ce soir sur le plateau de Chaque Voix Compte Vous allez repartir dans l'hémicycle pour poursuivre l'examen de cette proposition de loi Merci Fanny On vous écoute demain matin sur France Info D'accord Et à demain Olivier Ravanello Moi aussi je vous dis à demain Merci de nous avoir suivis chez vous Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 Vous la retrouvez aussi en replay sur lcp.fr Demain rendez-vous à 19h30 pour Chaque Voix Compte en direct Passez une excellente soirée sur la 8 A demain Sous-titrage ST' 501