"J’attends Laurent Nuñez ici, à Marseille, car ce n’est pas un déserteur" (Benoît Payan)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueChiffre
« J'ai entendu le chiffre de 30000 casseurs. »
- 1:28Invité politiqueChiffre
« 300 personnes, c'est la moitié du stade vélodrome. 300 personnes, ça représente 15 % des jeunes de 18 à 25 ans. »
- 1:28Invité politiqueChiffre
« On nous dit que 30000 casseurs ont été là et que 90 personnes ont été interpellées. Ce qui voudrait dire que 0,3 % des casseurs auraient été interpellé. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Il faut des forces de l'ordre. Il faut une doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays qui tiennent la route. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Nous sommes dans la 6e puissance du monde. Les images que j'ai vu de partout dans la France sont indignes de ce pays, sont indignes de cette République. »
- 5:08Invité politiqueFait
« J'ai honte pour l'idée que je me fais de la République quand je vois encore une fois qu'on veut à essen confondre un mouvement de juste revendication des jeunes qui veulent manifester pacifiquement. »
- 7:15Invité politiqueFait
« Je ne sais même pas combien d'unités de force mobile sont présentes. J'apprends qu'il n'y a qu'une unité de force mobile. »
- 7:59Invité politiqueFait
« Certaines autorités m'indiquent que c'est une erreur de commandement du chef d'escadron. »
Temps de parole
- Benoît Payan100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va retourner à Marseille où l'on va suivre cette prise de parole de Bonopan, le maire de Marseille. Ce qu'on me dit, c'est très mal passé. J'attends d'avoir les conclusions exactes de cette de cette réunion avec les élus, mais personnellement, je n'ai eu aucun contact et je ne sais absolument pas où on en est. J'attends surtout des réponses de la part du ministre de l'intérieur qui devait venir cet après-midi. J'espère et je ne peux pas croire qu'il ne sera pas là d'ici quelques heures parce que ça voudrait dire que c'est un déserteur. Or, je ne crois pas que Laurent NZ soit un déserteur. Il nous a montré hier soir que c'était un homme de valeur et de courage.
Il a remis sa démission et c'est assez rare pour être souligné sur le bureau du président de la République qui ne l'a pas accepté et il a décidé de prendre ses responsabilités. Donc je ne veux pas croire une seule seconde qu'il déserte et c'est pour ça que je l'attends. Je l'attends ici pour avoir la vérité. Je veux savoir ce qui s'est passé dans ma ville samedi, hier ce matin. Je veux savoir ce qui a dysfonctionné. Je veux comprendre les problèmes graves de maintien de l'ordre. même plus que de maintien de l'ordre, de retour à l'ordre. On a dépassé à Marseille le maintien de l'ordre, l'ordre a été perdu et on a tenté de faire du retour à l'ordre.
Je crois que ça a été du début à la fin un fiasco. J'ai entendu le chiffre de 30000 casseurs. Je n'accepte pas que parce que nous sommes à Marseille, il y ait des blagues ou des chiffres aussi farfelus que ça. 300 personnes, c'est la moitié du stade vélodrome. 300 personnes, ça représente 15 % des jeunes de 18 à 25 ans. Qui peut croire une inapsie pareille ? On nous dit que 30000 casseurs ont été là et que 90 personnes ont été interpellées. Ce qui voudrait dire que 0,3 % des casseurs auraient été interpellé. Entre vous et moi, si c'était la vérité, elle serait dramatique pour l'État.
Donc j'espère aussi que le ministre de l'intérieur va m'apporter des réponses sur ces chiffres aussi farfelus qu'inconru. Qu'est-ce que ça veut dire, monsieur le maire ? Ça veut dire que le préfet de région montement. Je pense qu'il y a probablement un problème ou de zéro ou de comptage. Monsieur le est-ce que vous pensez qu' un cour ? Moi, je pense pas du tout que les coups de menton servent à quelque chose. Il va y avoir euh probablement des décisions qui vont être prises. J'attends de savoir quelle est l'ampleur des décisions qui vont être prises et je m'exprimerai à ce moment-là. un couvre-feu, ça peut servir. Ça peut servir si c'est bien fait.
Si c'est fait de manière partielle, bien les choses et les problèmes se déplacent. Si c'est fait de manière totale, on voit bien que on empêche les commerces de vivre. Donc encore une fois, il faut comprendre ce qu'on fait dans ce pays. J'ai des commerçants à terre, j'ai des commerçants à genoux, j'ai une population qui n'en peut plus et donc moi, j'attends des réponses différentes. Il faut des forces de l'ordre. Il faut une doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays qui tiennent la route. Il faut qu'il y ait des femmes et des hommes d'état qui se lèvent dans ce pays pour reprendre le flambeau de ce que sont les valeurs républicaines. Ce que j'ai vu samedi, c'est le contrat social déchiré.
C'est le triptique républicain mis à mal. C'est avoir fait des forces de l'ordre et des lycéens de la chair à canon. c'est avoir demandé aux forces de l'ordre qui n'ont fait que répondre à des ordres de gazer des lycéens pendant que au même moment en toute impunité sous les caméras de vidéosurveillance des dizaines de magasins étaient pillés pendant des heures quelquefois il a fallu que je demande à la police municipale d'intervenir alors qu'elle n'a pas à faire de maintien de l'ordre. Nous sommes dans la 6e puissance du monde. Les images que j'ai vu de partout dans la France sont indignes de ce pays, sont indignes de cette République.
Et j'espère que celles et ceux qui veulent présider au destin de la France comprennent bien ce qui est en train de se passer. Que la crise qui est en train de s'ouvrir n'est pas qu'une crise économique, n'est pas qu'une crise politique, n'est même pas une crise de régime, mais est une crise de sens. Nous ne savons plus aujourd'hui qui est capable de relever cette République. Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Je suis sans réponse. Les maires sont à l'aveugle et je l'ai dit tout à l'heure, nous sommes le dernier rempart de cette République. Nous assistons impuissant à la délicence de l'ordre républicain, à la délicence des valeurs républicaines.
Quand je vois qu'on s'en est pris à des lycéens qui ont de justes revendications, vous pensez que ça n'est pas normal de demander la suppression de parcours supon n'est pas content. J'ai moi-même été lycéen et j'ai manifesté dans ma vie les avoir pris pour cible, les confondre quand j'entends des responsables au plus haut niveau, quand j'entends des représentants de l'État confondre les manifestants et les casseurs. J'ai honte pour eux. Quand je vois qu'on a laissé impunient, qui cassent, qui ont pu échapper à la police, qui n'ont pas été interpellés ou pas été déféré devant le parquet.
J'ai honte pour l'idée que je me fais de la République quand je vois encore une fois qu'on veut à essen confondre un mouvement de juste revendication des jeunes qui veulent manifester pacifiquement pour dire que leurs conditions d'apprentissage ne sont pas acceptables, que les conditions de passage du lycée à l'université sont indignes et qu'on s'en prend à eux. On a tort. Ceux qui s'emprennent à la jeunesse de ce pays s'emprennent à l'avenir de ce pays. Ceux qui laissent impunément les casseurs cassés casse le contrat social et l'idée qu'on se fait de la République. Vous avez beaucoup d'effectifs de police municipale qui étaient déployé.
Vous avez j'avais la totalité de mes effectifs de police municipale disponibles. Comment ils ont fait pour rentrer dans les hôtel de ville et comment ils ont fait pour dégrader le commissariat au nom de la CAN bière s'il y avait autant de polici ? D'abord, il appartient normalement dans le code de la sécurité intérieure puisque je respecte la loi à la police nationale d'assurer l'ordre et la tranquillité publique, d'assurer la protection des biens et des personnes. C'est ainsi que la 5e République est faite, c'est ainsi que la législation est faite, c'est ainsi que l'état de droit, que ma conception de l'état de droit est posée.
J'ai écrit à la préfecture de police des Buches Duron vendredi soir pour lui dire que le 42 Cannebière était un point stratégique. J'apprends par la presse que l'État était au courant de possibles troubles et de possibles heures posé et organisé par des gens qui avaient l'intention de vandaliser. Je la prends par la presse le lendemain. Pourtant la veille, je dis le 40 de cannebre est un point stratégique. Je vous demande de le surveiller. C'est comme si j'avais écrit au père Noël. Mais quand on est un enfant, on croit au père Noël et des fois on a des cadeaux. Là, tout a été jeté par terre et ce qui devait se passer se passa. Le 42 Canbière à 11h30 était attaqué.
J'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le président de la République, j'ai appelé le premier ministre, le ministre de l'intérieur. On a fait une réunion parce que j'ai aussi appris par la police parce que je suis au moment où je vous parle, c'est-à-dire samedi matin dans le flou le plus complet, 6e puissance du monde 2e ville. Je ne sais rien. Je ne sais même pas combien d'unités de force mobile sont présentes. J'apprends qu'il n'y a qu'une unité de force mobile. J'apprends aussi que depuis 6h du matin, l'UFM 81, la 81, c'est-à-dire les CRS 80 sont préparés, qu'ils ne seront employés qu'à 14h. Je veux savoir ce qui s'est passé pendant ces 8h. Une FM, c'est-à-dire 80 CRS.
Je vois des policiers dont le métier, je ne peux pas dire lesquels, vous comprenez que je tiens à leur protection dont leur métier n'est absolument pas du maintien de l'ordre. J'arrive en courant à l'Amérique quand j'apprends qu'elle est cassée. Je vois des policiers en tenue de maintien de l'ordre. Ça n'est pas leur métier. Et là, je commence à prendre peur. Là, je me dis qu'il se passe quelque chose et à Marseille et dans le pays. J'arrive évidemment ici. J'apprends que les CRS qui sont devant la mairie font un mouvement. Certaines autorités m'indiquent que c'est une erreur de commandement du chef d'escadron.
Moi jamais, jamais je ne trouverai un lamp piste et je ne m'en prendrai à un gradé de la police. Je veux que ceux qui ont donné l'ordre, que ceux qui ont demandé à la police de dégager l'entrée de la mairie afin que certainement pas afin qui a permis d'ailleurs la dégradation de la mairie. Je veux comprendre pourquoi est-ce qu'il y a eu des ordres. Ensuite, je veux comprendre où sont les personnes qui ont cassé et le et le 42 Cann bières puisque la police est entrée dans le 42 Cann bière, est-ce qu'elle les a interpellé ? Oui ou non ? Si elles ont été interpellées, est-ce qu'elles ont été déférées ? Oui ou non ? Ceux qui ont dégradé la maic.
Il y a des images de vos confrères au moment qui entrent avec les casseurs et qui filment tout. J' sortis par les CRS les casseurs. Est-ce que oui ou non ils ont été interpellés ? Parce que s'ils n'ont pas été interpellés, ils ont continué de casser dans la ville. Donc on a un problème. Je veux des réponses parce que toute la journée, c'est ce que j'ai vu. J'ai vu qu'on a demandé à des force de sécurité intérieure de faire face à des manifestants. On a balancé des grenades lacrymogènes sur des manifestants et sur des lycéens alors qu'au même moment, il y avait des casseurs qui en toute impunité était en train de saccager la ville de Marseille. Mm.
Benoît Payan