JEAN-LUC MÉLENCHON donne une LEÇON à l'ensemble du plateau !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 47 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:17OuverteÉludée
Le gouvernement a retoqué votre proposition de loi sur l'amnistie des délits en manifestation. Que pensez-vous de cette décision ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
Ne risque-t-on pas un reproche de deux poids deux mesures en étant ferme avec certains manifestants et moins avec d'autres ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Vous parlez de violence au travail. Pouvez-vous donner un exemple concret ?
- 6:34FerméeRéponse directe
Cette décision a-t-elle été prise par François Hollande lui-même ?
- 7:10FerméeRéponse directe
François Hollande vous avait-il promis cette amnistie ?
- 8:24OuverteÉludée
Quelle sera votre attitude si cette disposition est retoquée à l'Assemblée nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Chiffre
« La violence dans le monde du travail, c'est 564 personnes par an qui perdent de la vie au travail, 117 personnes par jour qui ont un accident mortel du travail, 100000 personnes qui arrivent en fin de droit chaque mois. »
- 3:25Fait
« Il a jeté un œuf, il le reconnaît sur la grille et avec cet œuf, il est censé avoir blessé 9 CRS. »
- 3:47Chiffre
« Cet homme a été condamné à 5 ans d'inéligibilité, 1000 € d'amende, 2 mois de prison avec surcis et 100 € par CRS qui l'a blessé. »
- 5:24Fait
« Les travailleurs de Fralib, toute la France connaît maintenant la lutte des travailleurs du thé éléphant. Et bien on en est au 3è plan social retoqué. »
- 13:07Fait
« Monsieur François Hollande a déplacé le curseur sur la droite de son parti sur les sol fériniens. »
- 14:14Fait
« Il n'a rien renégocié. Rien. Pas une ligne, pas un mot, pas une virgule n'a changé. »
- 14:49Chiffre
« Sur les 120 milliards, il y en avait 60 qui étaient déjà dans le budget européen. On parle donc de 60 milliards. »
- 16:09Promesse
« On passe tout à toute vitesse sur le licenciement boursier, la loi contre les licenciements boursiers. »
- 16:47Promesse
« Je commence tout de suite par titulariser tous ceux qui sont en situation de précarité dans la fonction publique. »
- 39:01Chiffre
« On est à un record 5 millions de chômeurs au total en France 3 million2 si on prend la mesure la plus étroite. »
- 45:47Fait
« 1620 € par mois. C'est un peu régressé, c'est ça ? Maintenant, c'est ça qu'on va appeler la classe moyenne. »
- 46:24Fait
« Ces gens-là ne peuvent pas acheter d'automobile. Je ne parle pas encore de quel automobile et comment fonctionne l'automobile. »
- 46:58Fait
« Nous devons changer l'automobile. Nous devons changer d'air dans l'automobile. Nous devons passer à un autre mode d'autonomie mobile parce que personne n'y renoncera jamais. »
- 48:04Promesse
« Nous allons d'abord aller voir nos 27 collègues et la Banque centrale européenne doit changer de statut. D'accord ? Elle doit prêter directement aux États. »
- 49:50Chiffre
« L'État français emprunte aujourd'hui 8 milliards par semaine. »
- 50:23Fait
« Si la veille vous avez dit je ne paye plus, comment vous faites pour convaincre des gens à qui vous aurez expliqué la veille que vous n'allez pas les rembourser de vous prêter davantage ? »
- 50:58Chiffre
« Il y a 1880 milliards de dettes françaises. »
- 51:36Fait
« Les Japonais dont la totalité de la dette qui représente 200 % de la richesse produite et ils n'ont pas de problème. »
- 52:44Fait
« L'économie c'est pareil. Si vous lancez à un endroit que vous avez choisi, ça se met à circuler partout. »
- 55:10Chiffre
« Les Français payent leurs lunettes 250 € de plus que dans les pays européens. »
- 55:46Fait
« Vous ne vendez plus un téléphone ici si vous ne fabriquez pas ici ceci et cela. Ça s'appelle du protectionnisme solidaire. »
- 57:37Fait
« La politique d'austérité pourrit tout ce qu'elle touche. »
- 58:46Fait
« L'universalité des droits, c'est l'objectif qu'on se donne. »
- 1:01:01Fait
« On vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps. »
- 1:02:24Chiffre
« Entre 1970 et l'an 2000, on a doublé la part de la richesse totale du pays qui est allé aux retraites. »
- 1:03:08Fait
« Reporter l'âge de la retraite, c'est seulement augmenter le nombre de chômeurs. »
- 1:04:21Fait
« Le point de départ, c'est l'emploi et le financement par l'emploi de tous les régimes sociaux. »
- 1:06:42Fait
« Les ports c'est la clé. Seuls les pays qui ont eu des ports ont été les grandes puissances. »
- 1:08:34Jacques AtaliFait
« Laisser la banque centrale imprimer les billets et financer directement la revenir sur la loi de 73. »
- 1:10:25Jacques AtaliFait
« La crise est gérée n'importe comment, y compris du point de vue des règles de ceux qui croient à ce système. »
- 1:12:17Jacques AtaliChiffre
« La moitié de la dette de l'État français est détenu par des Français. »
- 1:14:45Jacques AtaliFait
« Une menace qui ne peut pas être exécutée n'est pas crédible. »
- 1:17:19Jacques AtaliFait
« L'inflation c'est un impôt sur les pauvres. »
- 1:18:33Fait
« Votre politique n'a à mon avis pas de possibilité de s'appliquer à l'échelle nationale. »
- 1:20:21Fait
« L'inflation est bonne pour les jeunes et mauvaise pour les personnes au-dessus de 40 ans. »
- 1:27:43Fait
« Le conflit crée la conscience. »
- 1:29:37Promesse
« Il faut introduire dans la Constitution la possibilité de référendum révocatoire. »
- 1:30:13Fait
« Il n'y a pas d'argent placé dans un paradis fiscal qui soit autre chose que de l'argent criminel. »
- 1:30:13Fait
« N'importe quel be temp, c'est écrit dedans. C'est pas la liste des filiales qu'il faut publier, c'est la liste des gens qui s'y trouvent. »
- 1:30:13Fait
« Car il n'y a pas d'argent placé dans un paradis fiscal qui soit autre chose que de l'argent criminel. »
- 1:30:13Fait
« Parce que dans les paradis fiscaux, les fonds déposés par l'extorction de fonds, par la triche fiscale, par la prostitution et par la drogue garantissent l'argent des gens qui viennent placer leur sous-la pour pas payer d'impôt. »
- 1:30:51Fait
« Il faut détruire le système qui permet d'encotter par des institutions qui consentent toute la responsabilité au sommet et répandre l'irresponsabilité partout ailleurs. »
- 1:30:51Fait
« D'un autre côté, qu'il y a l'argent roi et que des gens circulent entre les deux et que tout le monde trouve ça normal. »
- 1:30:51Fait
« C'est ce système qu'il faut casser, c'est-à-dire la 5e République et son irresponsabilité et d'autre part le règne de l'argent roi. »
- 1:31:28Promesse
« Quant aux élus, si vous voulez les contrôler, il faut les contrôler politiquement. C'est-à-dire qu'il faut introduire dans la Constitution la possibilité de référendum révocatoire. »
- 1:31:28Fait
« Les gens peuvent, s'ils sont une liste dans certains nombre dire "Monsieur Marchain, monsieur truc, j'ai plus confiance, je demande qu'on vote pour savoir s'il est maintenu dans sa responsabilité." »
- 1:32:04Fait
« J'ai publié non seulement mon patrimoine, mais ma taille de ch, ma taille de chemise, tout ça grotesque. »
- 1:32:42Chiffre
« La vérité c'est qu'il faut publier la liste des gens qui sont réfugiés dans les paradis fiscaux. Il y a une liste de 3000 personnes. »
- 1:33:19Fait
« La France n'a pas vocation à être le zoro de la planète. »
- 1:34:02Fait
« Au nom de quelle déclaration de l'ONU intervenons-nous ? Il n'y en a pas. »
- 1:34:02Fait
« Quels sont les buts de guerre ? Voilà les questions que j'ai posé. Qu'est-ce qu'on vient faire ? Jusqu'où on va ? Et quand est-ce qu'on s'arrêtera ? »
- 1:34:02Fait
« À qui va-t-on remettre les territoires libérés ? Au tout à règle indépendantiste ou à l'État central malien ? »
- 1:34:44Fait
« Les députés du Front de gauche se sont encore abstenus il y a quelques jours. »
- 1:35:20Fait
« Nous sommes abstenus. Mais vous ne répondez pas sur finalement. »
- 1:35:57Fait
« Est-ce que vous trouvez normal que la France intervienne sans mandat international ? »
- 1:36:34Fait
« Seuls des naïfs peuvent croire que nous avons été pris par surprise parce que nous disposons des moyens de surveillance. »
- 1:36:34Fait
« 400 pickup qui se mettent en colonne avec de l'essence pour faire 1800 km ne s'assemble pas par surprise. »
- 1:37:12Fait
« Tout ça a été préparé de longues mains. »
- 1:38:18Fait
« Discuter avec les Chinois est vital. »
- 1:38:51Chiffre
« 1 milliard 400 millions d'habitants qui est une puissance qui va être la première du monde mécaniquement. »
- 1:40:05Fait
« La République française en 1965 a reconnu la Chine en tant qu'état souverain dans ses frontières actuelles. »
- 1:40:36Chiffre
« Il faut en expulser ce qu'il appelle les colons, 100 millions d'habitants. »
- 1:43:05Fait
« En Espagne c'était ton en Tunisie c'était dégage. En Égypte c'était dégage. Dans toute l'Amérique latine, c'était que c'est todos, n'est-ce pas ? »
- 1:43:05Fait
« Et c'est aussi votre c'est le titre de mon livre qu'il s'en ailleent tous. »
- 1:43:40Fait
« Vous allez être alliés des européennes. »
- 1:44:55Fait
« Je suis désolé la politique ça se ça se fait avec les contributions de tout le monde. »
- 1:45:33Fait
« Il y a une course de vitesse entre vous et le Front National. »
- 1:46:06Fait
« Je ne suis pas en compétition avec madame Le Pen pour faire pire qu'elle. »
- 1:46:06Fait
« Deux principes sont en compétition dans notre société. D'un côté le principe d'égalité et de l'autre côté le principe d'inégalité. »
- 1:46:41Fait
« Toute la presse l'a dédiabolisé et m'a a diabolisé et a diabolisé le front de gauche. »
- 1:46:41Fait
« Les gens de droit de l'UMP et du reste font cause commune avec elle. »
- 1:47:18Fait
« François Hollande a divisé la gauche. »
- 1:49:34Fait
« La difficulté, elle est pas pour nous, monsieur Vittbert. La difficulté, elle est pour l'éluiste local. »
- 1:50:44Benoît ApparuFait
« François Hollande nous avait dit exactement l'inverse pendant la campagne électorale. »
- 1:50:44Benoît ApparuFait
« Pendant cette même campagne électorale, François Hollande avait dit "Je ne taxerai que les riches et pas les classes moyennes." »
- 1:50:44Benoît ApparuFait
« Il y a 10 mois la campagne présidentielle on nous avait dit le pouvoir d'achat augmentera pour la première fois depuis 30 ans. »
- 1:51:26Benoît ApparuFait
« Vous n'avez pas aujourd'hui d'influence sur ce qui se passe. »
- 1:52:10Benoît ApparuFait
« Vous avez voté le mariage pour tous avec nous. »
- 1:54:50Benoît ApparuChiffre
« François Hollande a été élu avec 1 million de voix d'avance. »
- 1:54:50Benoît ApparuChiffre
« 4 millions de voix se sont portées sur le front de gauche. »
- 1:56:43Benoît ApparuChiffre
« Monsieur Fillon a fait deux plans d'austérité pour 17 milliards. »
- 1:58:00Benoît ApparuFait
« Le chef de l'État constatant l'impasse de sa politique devrait dire "Je change la place du curseur." »
- 1:59:05Benoît ApparuFait
« Alléger le coût du travail, on la connait. »
- 1:59:42Benoît ApparuPromesse
« Nous préconisons effectivement une baisse très massive du coût du travail. »
- 2:00:17Benoît ApparuChiffre
« 1800 milliards de dettes, allez hop, on les efface d'entrée. »
- 2:00:52Benoît ApparuFait
« Je n'ai pas dit qu'on allait régler les problèmes en riant la dette on la rira par l'inflation. »
- 2:02:00Benoît ApparuFait
« Vous êtes le bpé grillot français. »
- 2:03:07Benoît ApparuFait
« Vous êtes pour la politique de l'offre, je l'ai compris. »
- 2:03:45Benoît ApparuFait
« Quand les travailleurs sont correctement payés, ils dépensent leurs payes. »
- 2:04:19Benoît ApparuFait
« Le coût du capital progresse deux fois plus vite que celui du travail. »
- 2:07:37Benoît ApparuFait
« Les gens qui partent à l'étranger et ne déclarent pas ne payent il payent dans le pays où ils sont mais ne payent rien à la France. »
- 2:08:10Benoît ApparuPromesse
« Je propose qu'on fasse pareil pour la France. »
- 2:08:46Benoît ApparuFait
« Les Nord-Américains l'ont fait pays par pays. »
- 2:09:56Benoît ApparuPromesse
« Je propose qu'il y ait 14 tranches d'impôts au lieu des 5 qu'il y a aujourd'hui. »
- 2:10:31Benoît ApparuFait
« Je me contente pas de dénoncer des problèmes quand je suis dans ma circonscription à Chalon en Champagneur. »
- 2:11:08Benoît ApparuChiffre
« Le CAC 40, c'est 1 % des boîtes françaises. »
- 2:11:48Benoît ApparuFait
« Je suis contre les licenciements boursiers. »
- 2:17:28Fait
« La puissance de notre manifestation va d'abord montrer qu'il existe une gauche dans ce pays. »
- 2:18:05Fait
« Est-ce que pour vous, il y a une bonne et une mauvaise rue ? »
- 2:18:44Fait
« La loi et la démocratie ne font qu'une chose : c'est un mode de prise de décision et nous acceptons la règle du jeu. »
- 2:19:22Fait
« Les députés un par un ont levé ou pas levé la main. Il y a même eu des députés de droite qui ont voté avec nous. »
- 2:19:57Fait
« Je ne ferai pas l'injure à ceux qui font ces manifestations contre le mariage pour tous dont je désapprouve les thèmes. »
- 2:20:34Fait
« La décision légale, c'est la décision légitime. Que voulez-vous d'autre ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
député européen pour vous questionner ce soir Nathalie Saintcric qui va s'interroger sur le personnage Mélenchon et il y a beaucoup à dire depuis 1 an François l'anglais ensuite il y a beaucoup à dire depuis 61 ans. Voilà mais comme on a déjà fait une émission il y a un an et quelques mois c'est pour ça que je précisais à peu près la période. François l'anglais on disait peut-il gouverner ? Et bien on verra si vos propositions économiques sont cohérentes notamment face à un taux de chômage record. Il a été annoncé tout à l'heure un premier face-à face ensuite et ce sera sans doute le choc des idées, peut-être le choc des gauches. L'homme qui viendra vous interpeller, c'est Jacques Atali. Ce sera alors retour de Jeff Vittimbert pour la séquence pure politique.
C'est tout ce que vous avez trouvé pour la gauche ? Ça ne vous convient pas peut-être ? Ah si si, moi je je suis toujours ouvert à discuter avec qui veut. Et bien vous verrez que ce sera sans doute un débat passionnant. Ce sera autour de Jeff Vittinberg, je vous le disais pour la séquence pure politique. Il va élargir l'horizon. Vous comprendrez tout à l'heure. Puis le deuxième débat, c'est l'un des jeunes loups de l'UMP, très offensif ces derniers temps, qui sera face à vous, l'ex-ministre Benoît Apparu qui n'a pas sa langue dans sa poche. Un peu comme vous. Enfin pour conclure l'émission le droit de suite avec nos examinateurs carnet en main, Hélène Jouan, directrice des magazines d'info à France Interre, Guillaume Roquet, directeur de la rédaction du Figaro Magazine et puis le
regard venu d'ailleurs et nous accueillons avec plaisir Paolo Lévi, correspondant à Paris de l'agence de presse Ansa. Bonsoir à vous trois. Voilà pour les présentations. Sachez que vous pouvez commenter l'émission en direct sur Francevinfo.fr et sur Twitter. Certains de vos messages s'afficheront à l'écran. D'abord Jean-Luc Mélenchon et en guise d'introduction, quelques questions d'actualité. Actualité très riche. On ne vous a pas encore entendu sur la décision du gouvernement de retoquer un texte emblématique votre proposition de loi, celle du Front de gauche, sur l'amnistie de certains délits commis lors de manifestations syndicales, la casse, les dégradations notamment. Est-ce que vous comprenez cette décision ?
Je suis consterné. et comme beaucoup blessés. D'abord, mettons les choses au point, monsieur Pujadas, pour éviter entre nous des malentendus. La violence dans le monde du travail, c'est pas ça. La violence dans le monde du travail, c'est 564 personnes par an qui perdent de la vie au travail, 117 personnes par jour qui ont un accident mortel du travail, 100000 personnes qui arrivent en fin de droit chaque mois. C'est ça la violence quotidienne. C'est 300000 personnes sans toi. C'est 1200000 travailleurs pauvres. Par conséquent, je juge irrecevable que l'on mette sur le même plan des violences qui sont le fait de quelques personnes. Voyez-vous, je n'aurais pas la bassesse de les imputer
à tout le mouvement contre le mariage pour tous. qu'on mette sur le même plan ça et un ouvrier qui défend son salaire et qui est condamné en définitive à la mort sociale. Je précise pour nos téléspectateurs que le gouvernement a notamment indiqué que c'est en raison de la fermeté dont il a fait preuve face au débordement lors de ses manifestations qu'il est revenu en quelque sorte sur sa décision puisque voyez-vous c'est une question qui se pose quand même. C'est une question qui se pose Jean-Luc Mélenchon du tout. Est-ce que on ne risque pas d'encourir le reproche de deux poids et de mesures si on est ferme avec certains manifestants et moins ferme avec D'abord, nous parlons des gens qui ont été condamnés, n'est-ce pas ? Mais croyez-vous que on puisse mettre sur le même plan quelqu'un
à qui on prend sa vie, on prend son travail, on prend son outil de travail et quelqu'un d'autre à qui on ne prend rien car ceux qui s'opposent au mariage pour tous, on ne leur prend rien. On les démarqu mais ça n'a pas de rapport dans dans les deux cas, ça n'a pas de rapport. Ce ne sont pas les mêmes situations. Les peines sont incroyablement lourdes. Regardez-moi, il y a derrière moi un homme qui est un syndicaliste, Sébastien Miglior. J'espère qu'on va le voir. Où es-tu Sébastien ? Le voici. Cet homme a été condamné à 5 ans d'inéligibilité, 1000 € d'amende, 2 mois de prison avec surcis et 100 € par CRS qui l'a blessé. Savez-vous ce qu'a fait cet homme ? Il a jeté un œuf, il le reconnaît sur la grille et avec cet œuf, il est censé
avoir blessé 9 CRS. Il a été quatre fois au tribunal, 10 fois au commissariat. Vous voyez bien que les peines sont disproportionnées et il a été condamné alors même qu'on venait de passer en première lecture à l'Assemblée nationale. Est-ce que ça n'est pas un cas particulier Jean-Luc Mélenchon ? Parfois, ce ne sont pas des œufs, ce sont des pierres. Vous le savez de quoi parlez-vous ? Donnez un exemple. J'ai j'entends souvent toutes sortes d'incriminations. On dit "J'ai entendu monsieur Vals qui est le nouveau scrognonieux de service dire les ouvriers qui cassent les machine." Mais ça c'était au 18e siècle. Quel ouvrier a cassé une machine dans ce pays ? Autre violence les femmes de saudit médical. Vous savez qu'il y a eu des tracteurs par exemple jetés à l'eau il y a quelques
temps lors d'une manifestation. Quelqu'un a jeté un tracteur qui appartenait à quelqu'un d'autre à l'eau. Je crois bien que c'était son propre tracteur qui jetait à l'eau. Je vais vous donner un autre exemple de violence que subissent les ouvriers, les ouvrières, les salariés. 31 jugements en faveur des femmes de Saudi médical, pas un état appliqué. Et le président de la République est censé être le garant de l'autorité judiciaire ne fait rien. Les les travailleurs de Fralib, toute la France connaît maintenant la lutte des travailleurs du thé éléphant. Et bien on en est au 3è plan social retoqué. Unilvaire, la multinationale n'en tient aucun compte. Que fait le gouvernement si respectueux de la loi, de l'ordre et de la justice ? Rien. Quand il s'agit d'un ouvrier, quand il s'agit de
syndicaliste, on ne fait rien. Pourquoi ? Maintenant, je viens monsieur Pujada, ça sera la fin. Je suis un homme de gauche. Dans ce gouvernement, il y a des femmes, des hommes de gauche. Beaucoup d'entre nous ont été syndiqué. L'homme qui m'a élevé avait une carte de la CFDT. Mon père avait une carte de FO et moi j'en ai une de la CGT et du SNES. La plupart des dirigeants socialistes sont dans cette situation. Ce sont nos pères, nos mères qui ont été des syndicalistes. Être un syndicaliste et vivre dans l'angoisse du lendemain. Les copains viennent vous voir seulement quand ça va mal et pas le reste du temps. Oui, j'avais mais la CFDT puisque vous en parlez, elle elle dit "La violence n'a pas droit de citer dans une manifestation, elle ne semble pas choquée par cette décision du
gouvernement." Attendez, moi je ne sais pas ce qu'a dit la CFDT. Pardon de vous le dire Pu Jadas, je ne vous crois pas sur parole. Je vais vous dire une chose, écoutez-moi, je vais vous dire une chose que n'importe quel homme ou femme de gauche va vous dire. Aucun d'entre nous n'aime la violence. Mais qu'est-ce que vous croyez ? Vous croyez que Sébastien s'est levé jours là en disant tiens, je vais jeter un œuf et je vais toucher neuf CRS pour les blesser. Enfin, c'est pas sérieux. C'est pas comme ça que ça se passe. Ce sont des moments tout à fait particuliers et exceptionnels. Les circonstances atténuantes tiennent à la violence que subissent ces gens, à la peur qu'ils ont à ces dans ces moments-là. Dans le cas de Sébastien, on venait d'être gazé. Ah mais vous croyez
que ça met de bonne humeur d'être gazé ? Donc que font nos camarades, les délégués syndicaux ? C'est toujours eux qu'on attrape, c'est curieux. Vous avez remarqué, il peut y avoir 14000 personnes, c'était le cas de leur manif dans une ville de 50000. Il y a 14000 personnes qui est coupable justement le délégué syndical. Ça ne tient pas debout. J'en appelle à la conscience des parlementaires de gauche. Ne trahissez pas votre famille, rompez les rangs, votez avec nous. C'est absolument incroyable. Monsieur Pujadas, cette décision a été prise par qui ? Je me pose la question. Holland par François Hollande par François Hollande intuit personné. Sans doute sans doute. Dans ce cas, on n'imagine pas qu'une décision de cette importance soit prise sans son av. Monsieur Pujada, je pense comme vous.
Dans ce cas, quelle duplicité ! Parce qu'il m'a promis les yeux dans les yeux qu'on ferait l'amnistie. Il y a eu un engagement formel vis-à-vis de vous de François Holland. J'en donne ma parole d'honneur. Il m'a dit la première fois que je l'ai rencontré après son élection, je lui ai posé le cas de l'amnistie. Il m'a dit "Ah mais c'est très intéressant. Je le note là, je vous rejoue la scène." Ça c'est pas un engagement. Il note, vous allez voir à la fin de l'entretien, je lui dis "Mais je peux parler de l'amnistie me dire "Ah oui oui, c'est une très bonne idée, on va l'inscrire à l'ordre du jour de la conférence sociale, je lui dis "Je peux en parler ?" Il me dit "Ah oui oui, ça aidera. C'est pourquoi j'en ai parlé." Et vous avez des images d'archives où on me voit
accompagné de Martine Billard parler de cette amnistie, sinon je ne l'aurais jamais fait. J'ai donc créé un faux espoir auprès de milliers de gens qui se sont dit "Ah ben Mélenchon, nous ramène ça à la maison." Et moi-même je le croyais. Vous aviez dit les parlementaires de gauche qui voteront contre cette amnistie, je les pourchasserai jusque dans les plus petits villages de France. Est-ce que vous maintenz pas ce qui ressemble à une menace ? Une menace électorale, c'est pas méchant une menace électorale, monsieur Pujadas, regardez vous aussi, je vous ai déjà fait des menaces et vous allez pas mal. Non, je sais pas si c'était des menaces électorales. Non, c'était pas des menaces. C'était même pas électorale. Vous n'êtes candidat à rien mais vous êtes déjà élu. Ah,
première nouvelle. Bah là, bon, en attendant euh en attendant, quelle sera votre attitude ? C'est bien la question qui est posée. Quelle sera votre attitude ? Vous en appelez, on vous a entendu à ces parlementaires pour qu'il votent malgré tout. Ne me demandez pas d'aller me couper la main avec plaisir. Je pense que pour des milliers de personnes dans ce pays, surtout des syndicalistes, vous savez ce que c'est un syndicaliste dans la gauche ? Mais c'est vous enlevez les syndicalistes, il y a plus de gauche. Oui, mais encore une fois, ils sont pas tous d'accord avec vous. Mais bien sûr. Ben je leur demande pas d'être d'accord avec moi tous. Vous avez l'air de les connaître mieux que moi. Monsieur Pujadas. Je lis leur déclaration. Oui. Et ben ça suffit pas. Faut les
voir. Et à ce moment-là, vous verrez qu'il y en a beaucoup qui sont d'accord avec moi. Je ne dis pas tous. Heureusement, ils sont divers et nous dans le Front de gauche aussi, nous sommes divers. Mais ce n'est pas le sujet, monsieur Pujadas. Le sujet, c'est de savoir qui représente quoi. La gauche représente les salariés organisés. Je ne crois pas qu'il y ait un syndical qui dira qu'il est d'accord pour qu'un de ses camarades aille en prison ou soit condamné. Monsieur Pujadas, je vous mets au défi d'en trouver un, un seul dans tout le pays. Les les les militants syndicalistes, qui sont-ils des gens qui militent pour l'intérêt général ? Qu'est-ce que vous croyez ? C'est rien pour eux, c'est pour les autres. Est-ce que vous ce soir Alors, je termine en vous disant d'abord
que j'appelle les parlementaires de gauche, qu'il soit évidemment ils ne sont pas d'accord avec moi tous bien sûr, loin de là, mais je leur dis socialistes où a été pris cette décision ? Vous avez voté au Parlement, au Sénat, vous avez voté la loi d'amnistie, pourquoi ne la voteriez-vous pas à l'Assemblée nationale ? Avez-vous socialiste délibéré de cette question dans votre congrès puisqu'il a eu lu il y a pas longtemps ? En avez-vous parlé à votre dernier conseil national ? Vous avez donné la parole au syndicalist de PSA. Savez-vous qu'il y a des syndicalistes de PSA qui sont en actuellement poursuivis socialistes ? En avez-vous décidé dans votre bureau national où cette décision a-t-elle été prise ? Et bien en gros, il y a dorénavant ce que j'appelle des sols
fériniens pour ne pas être vulgaire. Ils ne sont plus socialistes. Il du socialisme, il ne reste que l'adresse du siège. Et pour terminer et bien ceuxl doivent obéir seulement. C'est ça maintenant le socialisme. Obéir aux ordres du chef qui a décidé sans vous prévenir une nuit qu'onnistiez pas les syndicalistes. Allons, un peu de fierté, un peu d'honneur. Vous verrez que les les les parlementaires d'Europe écologie les verts qui ont voté au Sénat avec nous voteront à l'Assemblée nationale l'amnistive. Jean-Luc Mélenchon, si cette disposition est retoquée à l'Assemblée nationale, est-ce que vous appellerez les syndicalistes dans les manifestations à éviter toute violence ou est-ce que vous leur direz ce refus est céléra et donc je vous je ne vous décourage pas de vous livrer
éventuellement à des violences ? Sérieusement, vous croyez ce que vous racontez là ? Non mais je vous pose la question. Non mais vous me voyez faire ça ? Alors je suis à la télévision, je vais dire "Allez les gars, on casse tout." Non mais vous, monsieur Pujadas, vous nous prenez pour qui ? des ordes de de sauvage. Vous savez ce que vous me racontez là ? Il y a des manières d'inciter à respecter la loi, il y a des manières aussi de donner car. Nous passons notre vie à respecter la loi et elle nous est rarement favorable. C'est pourquoi nous nous battons avec autant d'énergie pour avoir des majorités. Et la cruauté, c'est quand nous constituons une majorité comme celle qui a l'Assemblée nationale et que nous demandons ce minimum qui est le respect pour les nôtres et qu'on nous
qu'on nous dise qu'on que nous ne l'aurons pas, ça c'est pas acceptable. Deuxème question d'actualité. Jean-Luc Mél. Bien sérieusement, vous vous pensez que nous appelons les gens aller se frapper dans la rue ? Non non non, je ne vous incite à rien. Je vous pose une question, vous répondez bien. Innocente. Et vous-même vous appelez à quoi ? Vous appelez aux gens. Non mais attendez, vous êtes à la télé, vous avez le pouvoir. Est-ce que vous appelez les gens ne pas avoir de compte enance et à tout donner au-udelà de 30000 € par mois ? Jeanluc Mél c'est pas mal hein. Soyons sérieux. Vous avez dit récemment, mais je suis très sérieux. C'est dans mon programme. Voilà. Mais moi je n'appelle à rien du tout. Je n'ai pas encore demandé à ça. Je vois bien mais vous insinuez. Vous
avez dit récemment Matignon, pourquoi pas dans ces conditions après cette décision, est-ce que ça n'est pas une vue de l'esprit ? Est-ce que la rupture n'est pas consommée ? La rupture définitive avec François Holland. D'abord, je n'ai pas dit Matignon, pourquoi pas ? C'est un peu ce que vous avez dit, je suis candidat premier ministre, c'est pas pourquoi pas. Ça ressemble à ça. Non, c'est je demande, on joue sur les mots. D'accord, vous je joue pas sur les mots. Je dis quelque chose de très précis et c'est pas une affaire de sentiment personnel entre François Hollande et moi qui n'avons d'ailleurs jamais été fâchés. Je vous je vous en informe personnellement. Pour se fâcher avec François Hollande, il faudrait arriver à avoir une discussion suivie, c'est pas possible.
Bah si vous estimez qu'il a rompu son engagement, peut-être que vous avez des raisons d'être fâché. Oui, mais lui non, ça le fait rire. Donc tout le fait rire. Alors ça aussi, ça doit le faire rire. Mais mettons ça de côté, c'est pas nos personnes qui sont en cause. Une majorité a été élue. Il n'y a pas un député socialiste qui soit élu sans une voix du front de gauche. De même qu'il y a pas un député du front de gauche élu sans les socialistes. Et de pareil pour les écologistes. Donc tout ceci constitue un tout qui décide où est le centre de gravité parce que cette majorité a été élue sur un programme et entre-temps monsieur François Hollande a déplacé le curseur sur la droite de son parti sur les sol fériniens. C'est eux qui ont le dernier mot. On peut parfaitement
imaginer que le même curseur soit déplacé de l'autre côté de l'assemblée. Et c'est pourquoi j'ai commencé par dire je suis prêt à le faire mais si quelqu'un d'autre veut le faire changer de cap. Par exemple, j'ai interpellé monsieur Mondbourg. Monsieur Mondbourg a-t-il répondu "Oui, je suis prêt à le faire à rassembler tout le monde". Il a répondu non. Il ne veut pas. Donc moi, je veux qu'on change le centre de gravité. Je veux qu'on passe à une autre politique. J'y suis d'autant plus enclin que celle qui s'applique ne marche pas. Alors qu'est-ce que je vais faire, monsieur Pujadas ? Je vais dire "Ah ben on verra en 2017 et puis c'est pas en 2017, on verra en 2022 et puis on sera tous morts à ce rythme là vu le vu vu l'explosion du chômage." Ça c'est madame
Le Pen qui fait ça. Elle dit "Ah bah à la prochaine élection." Et puis quand l'élection arrive, elle dit "Moi j'ai pas d'avis au 2è tour, à la prochaine. Ça fait 40 ans qu'ils font ça." Et Le Pen dans la 5e République, diriger un gouvernement, ça suppose en tout cas dans la même majorité d'avoir un rapport de confiance avec le président de la République. Vous estimez que vous l'avez toujours ? Pas du tout. La Constitution prévoit que le chef du gouvernement dirige et conduit la politique de la nation. Article 20. Par conséquent, il s'agit pas de l'humeur du président de la République, il s'agit de ce qu'il comprend. S'il pense qu'il faut continuer dans ce cap, c'est clair que je ne vais pas y aller ni comme ministre, ni comme premier ministre. Mais s'il faut changer de cap, oui, j'ai
l'estomac pour le faire. Avez-vous vu ce qu'a dit monsieur Bartelone aujourd'hui dans l'interview qu'il donne au journal Le Monde ? Il dit il faut infléchir la politique qui est menée. Pas que ça. Il dit avec l'Allemagne, il s'agit pas simplement d'un dialogue amical. Il dit il faut une confrontation qui soit pas seulement amicale. Il dit une confrontation tout court. Qui va la faire cette confrontation ? Il faut bien sur une autre ligne politique sinon on va pas les dire aux Allemands quoi. On va leur dire on est d'accord avec vous mais écoutez faites semblant. Non François Hollande ne l'a fait pas cette confrontation. Ah ben non, il a capitulé sans condition. Il avait dit qu'il renégociait le traité budgétaire. Vous vous en souvenez ? Il n'a rien renégocié. Rien. Pas une ligne, pas un
mot, pas une virgule n'a changé. Il dit qu'il a obtenu un pact de croissance. Vous vous en rappelez ? Il parlait de 120 milliards. Sur les 120 milliards, il y en avait 60 qui étaient déjà dans le budget européen. On parle donc de 60 milliards. Et lui, François Hollande, le même, pas un autre, va négocier le budget européen et il accepte un budget où sa propre proposition à lui François Hollande, c'est moins 75 milliards. Vous me suivez, monsieur Pujadas ? Il propose plus 60 milliards à un endroit et il retire 75 milliards à l'autre. Total mo- 15. C'est ça son plan de croissance. Vous connaissez un plan de croissance à - 15 milliards, c'est une nouveauté. Juste avant d'accueillir Nathalie Saintcric, on va faire un saut dans le virtuel. Imaginons que demain
effectivement il y ait la volonté de changer, que vous soyez premier ministre. Quelle serait votre première décision à Matnhot ? Ou là là là, il faut faire beaucoup de choses. Vous vous êtes sûrement préparé. Ah oui, c'est clair. Oui, je vous parle sérieusement, je sais quoi faire. Il faut avancer sur trois fronts. Premièrement, pardon, vous parlerez de politique économique avec François Langlais. Là, c'était dites-moi la réponse, ça ira plus vite. Décision, une décision la première. Non, non, mais ça existe pas ça. Ça existe à la télévision, pas dans la vie. Dans la vie, c'est pas comme ça que ça se passe. On prend pas une décision, on en prend quatre en même temps. Justement parce qu'il faut sauter. Donc première décision, rassurer les nôtres. Première
décision. Donc déjà, on passe tout à toute vitesse sur le licenciement boursier, la loi contre les licenciements boursiers. On commence la répression de tous ceux qui ont truandé dans la finance. On prend des mesures comme ça pour rassurer. On met un un faut créer une ambiance, on peut mettre un moratoire sur la dette histoire de créer une ambiance de travail avec la finance internationale. Et puis après on va parler aux Allemands et on va leur parler du statut de la BCE parce que nous nous sommes la deuxème puissance économique du continent. Nous ne sommes pas ceux qui viennent le berérer à la main, demander à madame Merkel ce qu'on a le droit de faire. D'accord ? Voilà. Voilà les mesures. Et puis après, on commence tout de suite à donner de la respiration au pays des sous la tune
pour que ça reparte, pour que il y ait du travail, pour qu'il y ait de quoi respirer, qu'on arrête d'avoir peur du lendemain. Je commence tout de suite par titulariser tous ceux qui sont en situation de précarité dans la fonction publique. D'accord ? Il y en a presque 800000 là-dedans qui enfin vont avoir un horizon devant eux. Ensuite, immédiatement, on prend des décisions pour interdire le fait qu'il y ait pas plus de 5 % de précair dans les grandes entreprises, pas plus de 10 % dans les petites. Ça veut dire des millions de gens qui en quelques heures tout d'un coup ont un avenir, commencent à respirer et à avoir confiance. Et après on y va, on convoque la constituante. Il me faut pour ça une majorité qui fasse autre chose que d'être en rang à attendre les consignes de l'Élysée.
On a compris en tout cas l'état d'esprit. On ouvre la première séquence. Vous allez passer Jean-Luc Mélenchon au révélateur de vos images et de vos mots ces derniers mois. Nous accue bien choisie. Nous accueillons. Bonsoir Nathalie, vous avez 15 minutes. C'est à vous. Alors Jean-Luc Mélenchon, vous revendiquez par les dru je vous cite et depuis quelques semaines servi sans doute par l'actualité. Ben vous êtes monté d'un cran, vous êtes passé une forme d'invective. Je voudrais qu'on vous écoute. C'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque. Il y a un grand coup de balai qui est nécessaire. grand coup de balai qu'il faut donner pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable. Pas de muselière et nous en sommes fiers. Alors pas de muselière, vous en êtes
fier là. C'est c'est ça que vous appelez des invectives si j'ai bien compris. Alors définition d'invective parce que je vous connais dans le Robert. Discours violent contre quelqu'un outre quelque chose. Le coup de balai la purification. Donc n'importe quel discours violent est une invective. Le vood par exemple contre moi est une infective. J'ai pas de discours violent contre vous. Bah qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ? Vous décrivez comme un personnage violent madame. Pas décrit que vous êtes comme un personnage violent. Je vous avais dit, je vous ai dit que votre ton avait monté d'un coup et dru j'ai choisi. C'est pas moi c'est ce que j'ai repris. Alors on avance. Ça c'était contre le système d'après ce que j'ai cru comprendre et vous appelez ça
des obus vous-même hein ces phrases. Donc un obus c'est pas quelque chose de c'est pas la chose la plus pacifique de la Oh oh madame cru oh oh vous allez me faire le coup de la petite qui à qui ça fait mal. Et ben non vous me le ferez pas. On va avancer. Vous avez peur des mots. J'ai pas peur des mots. J'ai pas peur des mots. C'est pas les miens. Vous savez qui dit ça ? C'est un pacifiste né Paul Ariè. Mais oui que vous citz qui un décroissant c'est un gentil absolu. Il est non violent. D'accord. Mais un mot au but, vous savez ce que c'est un ob ? C'est un truc qui éclate. Alors je vous explique. Je pourrais dire des mot qui éclate vous dire monsieur Mélenchon, vous éclater. Rien avance pas. Alors on avance, c'est une comédie. On avance si euh si vous permettez quand même que on vous on
vous conteste hein. Si vous Absolum mais je vous éviter de répéter toujours la même chose sur un certain nombre de choses. On vous a posé plein de questions. Ben d'accord. Alors ça c'était contre le système dites-vous. Et puis votre bras droit lieutenant monsieur de la pierre lui est passé à l'attaque un peu plus ciblée. Regardez ça vous dit quelque chose ? Vous l'avez entendu plusieurs fois. La décision de taxer les dépôts chipriotes, ce sont les 17 salopards de l'Eurogroupe. Et dans ces 17 il y a un français, il a un nom, une adresse, il s'appelle Pierre Moscovici. Alors, la question est simple, c'est pas Est-ce que ce sont des bavures sur sur un ministre sur un homme politique ? Je trouve que c'est une incitation à au lychage d'une certaine manière et dans le cas de Moscovici votre avis
s'il m'en passe un adresse à son numéro téléphone pour le désigner à la vindicte. Je vous laiss pardon dit voir quoi ? On se demande si c'est pas une façon de le désigner à la vindicte populaire. Oui, voilà. Ce n'est pas du tout notre avis. Quand on est français, qu'on représente la France, on n'accepte pas d'être dans une réunion de de voir décider qu'on prend l'argent des gens qui ont on dit moins de 100000. Tout le monde entend 100000 €. Moins de 100000. Mais ça veut dire que celui qui a 100 € on lui prend. C'est-à-dire et vous le savez y compris les associations caritatives, on va leur prendre. Ça veut dire qu'on peut traiter quelqu'un de pour ce genre de choses. C'est totalement c'est Il y a des comportements immoraux. Si vous pensez qu'en politique, il n'y a
aucune morale, que personne n'assume aucune responsabilité morale, ce n'est pas mon avis. Et donc, j'assume la position de François de la Pierre. Attendez, j'ai pas fini. Les actes politiques ont un sens moral. Le monsieur Moskovici a dit ensuite, un ministre n'est jamais en qu'il soit de droite ou de gauche. Je ne suis pas d'accord. un ministre peut-être en qu'il soit de droite ou qu'il soit de gauche, quand il pose un act immoral, comment appelleriez-vous monsieur Causcelle est l'expression fleuri acceptable ? Mais attendez, j'ai pas dit ça. Vous l'avez vous même traité de également en disant qu'il était dans un certain J'ai pas qualifier. Aidez-nous à parler correctement la langue par Attendez, c'est pas la langue des importants, c'est pas une histoire
de de parler bourgeois, quoi que ce soit. C'est simplement que c'est un vocabulaire qui est extrêmement violent et qui peut madame la violence est dans les rapports sociaux. Je l'ai décris tout à l'heure. [raclement de gorge] Le monde dont vous me parlez n'existe pas. Cet homme quand il prend une décision comme celle-là, madame Saintcric, je vous connais. Je sais très bien que vous êtes sensible à ça. Je je ne vais pas d'ailleurs vous mettre en cause personnellement. Je sais que vous savez, non, je n'ai pas l'intention de le faire. Je sais que vous savez que ce monde est violent, cruel. Vous habitez la même ville que moi à Paris. Vous et moi, tous les jours, on passe devant des gens qui dorment dans la rue et vous et moi tous les jours, on se dit qu'on est indigne parce que on ne
ramasse pas l'être humain qui est là. Donc, vous savez que la violence est là. Quand un Moscov ici décide qu'on prend qu'on qu'on va taxer tous les comptes en dessous de 100000, il sait que dans les comptes en dessous de 100000, il y a le pauvre petit compte de celui qui a mis ses coups ses sous de côté. Il y a l'association caritative taxé à 27 %. Il le sait et pourtant il lève la main. Et bien moi je dis que c'est un comportement immoral. Vous avez le droit de me dire que non que je peux parler, il faut parler autrement dire c'est un comportement qui moi je parle avec des mots crus et drè compris que sauf que oui sauf que on peut se demander aussi parce que finalement on va passer toute la soirée sur le vocabulaire mais je pas vous pensez quand même pas
qu'on allait avancer en acceptant tout ce qui se dit. Je vais vous donner un exemple madame Sanr Oui oui oui c'est un plan bien sûr mais je vais vous montrer un exemple de relations médias hommes politiques qui sont insupportables. Souvent on m'incrimine. Mais regardez le journal Libération décide de mettre entre guillemets le fait que je parle de purification éthique éthique. Vous avez vous-même passé l'extrait dans lequel je parle de purifier l'air. J'aurais dû dire aér j'aurais été traité d'aérateur et de ventiler ventilateur. Carole mais je connais votre réponse. C'est mais vous la connaissez-vous mais les gens qui nous écoutent ne la connaissent peut-être pas. C'est la raison pour laquelle je ne me laisserai pas insulter sans me défendre. Mais c'est pas à vous que je le
reproche. Je suis en train de traiter d'un cas général les relations de certains médias avec moi. Les médias qui sont solériniens me tapent de cette façon. Et ensuite maintenant régulièrement vous avez des gens qui disent Mélenchon qui parle de purification éthique. Qui a dit ça ? Le ministre Mondbourg. Et ça se propage de l'un à l'autre. C'est le système de la rumeur dont Libération est devenue comme chacun le sait un parang. Sauf que sauf que on peut se demander quand même si dans les mots que vous choisissez il y a pas une petite stratégie marketing un peu de communication et que c'est pas plutôt des mots que vous avez choisi au hasard. Écoutez c'était coup de bal [raclement de gorge] je l'ai pas chois coup de bal c'est pas hasard ça leur part probablement pas. Écoutez, vous
l'expliquez vous-même en coulisse. C'était le 26 mars après. Il a pas besoin de coulisse. Votre émission avec Patrick Cohen, notre confrère de France Terre. Regardez que quatre médias à gueule parce que je parle mal et au contraire qu'il fasse ça tous les jours quoi. Mais vos amis communistes, ils en disent quoi de Je m'en fous complètement égal. Ils disent ils disent ils commencent par dire oh là là ils ont peur. Mais même ça je le connais parce que quand j'étais à la la gauche socialiste, c'était Dray qui me faisait cet effet. Je me dis mais tu es fou tu es fou de parler comme ça arrête ça bon tu es dingue on va se fâcher tout le monde c'est pas comme ça qu'il faut faire et Juju il avait ce talent là de voir où était la faille et bam on allait directement là et après j'ai vu comment
il s'y prenait j'ai su le ferment aussi c'est un peu l'envers du décor on croit que c'est le cri de colère d'un indigné et on se rend compte en fait que c'est une stratégie marketing vous avez tout ce qu'il vous faut là les images volées la on pas démasqué c'est simplement vous avez dit vousê avant c'est une stratégie chose qui me chagrine parce que je voudrais pas qu'on la comprenne mal lorsqu'il est question des communistes. Je parle, on me parlait de quelqu'un de bien précis, j'ai dit je m'en fous. Bon, peu importe. Maintenant, voyons le fond parce que sinon qu'est-ce que vous voudriez qu'on on parle de quoi là ? Mon style vous convient pas et alors que ça peut faire une pleure. C'est pas une histoire de mais attendez, on n pas votre sujet, c'est pas le
sujet. C'est qu'on peut simplement s'interroger sur le fait de savoir si finalement tout ça est réfléchi parce qu'il y a une polémique autour de ces mots empoisés en posez la question, laissez-moi répondre. Allez-y. Mais je je vais vous répondre. Prenons l'exemple du balai. Vous le balai c'est terrible. Moi j'en ai pas parlé du bala. Je vous pas vous mais je vous parle. Écoutez vous êtes pas le centre du monde s'il vous plaît. Si on parle qu'avec nous on peut plus parler de rien. En même temps c'est nous que vous avez face à vous. Pardon bien sûr. Mais tout à l'heure vous avez évoqué le balai. Je l'ai noté là sur ma feuille hein. J'ai noté les deux points. Le balai en tout cas communication communication. Nous réfléchissons comment peut-on donner l'idée qu'on s'en prend au
système qu'on va le nettoyer. Voilà c'est comme ça que vient l'idée du balai. On vérifie qui a utilisé le mot balai. Alors les socialistes dans les années 30, Lénine et Ségolen Royal et Pierre Moscovici une fois pour parler de Nicolas Sarkozi. C'est bien voyez, je vous écoute, je travaille. Oui mais cess de croire que parce que vous vous êtes informé tout le monde est informé. Donc vous venez de le dire dans la liste. Il y a les socialistes. Pourtant les socialistes ont dit les années 30 c'est pas forcément la meilleure Oui mais les socialistes ont dit ça rappelle les années 30. Ah bah oui ça rappelle les années 30. Ils voulaient dire Mélenchon c'est presque le l'extrémiste et tout. Oui, ça rappelle les années 30. Ça rappelle leur propagande parce que c'était leur mot
d'or dans les années 30. Depuis quand le balai est devenu un objet aussi effrayant que des p je vous dire la révolution des balai est commencée comme me dit monsieur Frédéric Lordon donc le 5 je pense qu'il va y avoir plein de gens qui vont venir avec des balets rien que pour vous en vous saz très bien que toute cette terminologie sortez les sortants et tout ça c'est quelque chose qui pas dit sortez les sortant pour vous mélchon ce qu'on apprend dans cette séquence c'est que vous vous montrez indigné lorsque vous êtes attaqué pour vos propos et on se rend compte que vous cherchez vous-même ces attaques parce que ça fait partie de votre calcul mais je fais Mais attez je ser je serais je dois être en stratège je suis à la tête le porte-parole d'un mouvement qui
s'appelle le franc gauche. C'est quand même des gens très performants. Je dois être performant mais c'est ma manière d'être. D'autres de mes camarades ne procèdent pas de cette façon-là. Par exemple, vous n'entendrez pas Pierre Laurent parler du balai. En plus il pense c'est pas une bonne idée. Non, il pensait que c Oui, vous suscitez les attaques délibérément. C'est un calcul et ensuite vous les dénoncez. Alors pourquoi ? Pourquoi mes amis ? Ah ! énigme pourquoi ? Parce que je fais 3 jours de congrès et qu'on en parle pas. On y parle d'écosocialisme, on y parle de protectionnisme solidaire, on y remet en cause l'euro. Et vous de quoi vous parlez ? De rien. Pas ici. De rien. Vous êtes venu me voir ici, pas ici. Vous êtes venu au congrès ? Je parle pas de cette émission. Ah ben c'est
terrible. Alors tout à l'heure, ça va être pas vous, pas moi, pas ici. Moi, je parle du système dans son ensemble. Rien. Les communistes ont fait 3 jours de congrès. Un journaliste tout seul décide que le problème c'est de savoir s'il y a des fausses ou des marteaux sur la carte. Et on ne parle que de ça. On parle pas de tout ce qu'on fait les communistes. Moi, je fais 3 jours de congrès avec quelque chose d'absolument nouveau à gauche. Un parti qui assume l'orientation de l'écosocialisme. C'est un fait nouveau. Le protectionnisme solidaire. Normalement, les intellectuels ça les intéresse. De quoi on parle ? Un mot de François de la Pierre et moi pire. On me prend dans un coin, je discute avec vos collègues qui n voi pas malises, qui font une dépêche et je me fais traiter d'antisémite
pendant 3 jours. Vous croyez que j'avais envie qu'on me traite d'antisémite, monsieur Pujadas ? Vous croyez que c'est moi qui provoque ça ? Bah d'après la séquence qu'on vient de voir, il semble que oui. Il semble que vous cherchez délibérd que quand je parle de finances internationales, je me dis tiens Harlem Désir est en train de se dire que je parle de juifs. Non, c'est parce que de toute façon ces gens sont malveillants et nous nous amusons à vous jeter des oses pour voir la meute courir. Voilà. Autre séquence. ramasser à terme euh et puis j'ai dit c'est pas une méchanté je dire à terme on va arrêter de les ramasser le message est passé c'est possible lors le moment sera venu à ce moment-là vous vous intéresserez au contenu des congrès à ce que dit Pierre Laurent à ce que
racontent les communistes dans la mais ce jourl n pas ven s intéresse aussi monsieur d'ailleurs déjà ce soir vous donnez du mal vous me recevez bon alors il y a aussi chez vous une sorte de paradoxe car dans vos meetings vous en appelez régulièrement au man de Robespierre ou de Saint-Juste qui ne furent pas parmi les plus conciliants à l'époque révolutionnaire vous fustigez aussi les nanti le CAC 40 et quand le magazine de lus de luxe GQ vous décerne le prix d'un politique de l'année 2012 comme il le fit pour David Pujadas pas comme politique mais présentateur lui et bien on vous voit comme un poisson dans l'eau. Regardez, on se croirait au César. C'est celui qui se définit comme un poète et un philosophe Jean-Luc Mélenchon.
Mesdames et messieurs, l'humble rôer que je suis se réjouit d'être dans la noblesse de l'entre soi que je vois devant moi et je ne voudrais manquer à aucun de vos usages. J'ai noté qu'on a commencé dans la langue de l'occupant. Je veux y souscrire. Ladies and gentlemen, this
bear face. Je me demande ce que vous avez bien pu me trouver. Jean-Luc Mélenchon, la question est simple. On vous voit aussi en photo avec Yannick Boloré bien quand même. Ah bah je sais pas ça dépend mais on a un peu l'impression que c'est le le star système. C'estd que finalement que vous fréquentez aussi l'establishment comme on dit. Moi je ne parle pas d'établishment, c'est l'extrême droit. Moi je parle du système établissement le système ou les belles personnes comme vous dit le système ça me vient de ma jeunesse. On disait tout le temps le système capitaliste par si le système capitaliste alors à la fin on contracté c'est le système. J'ai jamais parlé d'establissement mais oui je fréquente tout le monde et je vous avez l'air même d'y prendre un petit peu de plaisir quand même.
Vous madame quand je prends du plaisir je ne me coince pas moi. Je me laisse aller. C'est-à-dire qu'une fois que j'y suis je le fais. C'est comme ici hein. J'y suis et ben j'y suis. Je fais une petite pause dans cette vidéo pour vous dire que si vous aimez les vidéos politiques et les archives, abonnez-vous. On publie tous les jours et ça nous aide énormément. Merci. Je fais ce qu'il y a à faire. Donc là, en effet, et je peux vous donner un autre exemple pour euh faire des révélations. Hier, j'étais à table avec deux amiraux et l'autre jour, j'étais à table avec trois ingénieurs. Non, mais vous voyez très bien ce qu'on veut dire. cette qu'est-ce que vous voudriez je chemine la barb dans les souterrains avec nos bal que dit cette séquence et restant avec mes amis à complotter c'est pas ça
mais moi écoutez ils sont marrants contre tous ces gens ils invitent un type qui va leur faire les poches ce que dit cette séquence sur les mélenchon c'est que ils le disent d'ailleurs je dis mais vous avez vu ma cravate est rouge prends tout audessus de 300000 et m'invitent mais comme disaient les nin les bourgeois vont nous vendre la corde pour les pendre c'est violent ça les gens qui vous voient ne savent peut-être pas que le système que vous dénoncez, il vous adoue, il vous adore. Quand vous dites quand vous dites "Je suis dangereux, quand vous dites je suis dangereux", tout le monde s'amuse et finalement vous êtes en plein dans le système comme le fou du roi. Pardonnez-moi pour l'expression, mais je vous pardonne tout ce que vous voulez mais j'ai ma propre
stratégie. Je préfère que ces gens me reçoivent s'amusent de voir un type qui leur annonce qu' va leur faire les poches, ils se tiennent tranquilles. Mais vous êtes pas un peu pipolisé aussi ? Il y avait ça derrière comme question. Et à votre avis vous qui n'en rêvez pas d'être pipolisé c'est défut moi au présentateur de l'année, je peux attendre 25 ans avant que ça vi en politique aussi. Alors non mais c'est pas le sujet pour moi. Le sujet pour moi, c'est que je dois casser à intervalle régulier une image qui est donnée de moi. Là-dedans, il y a des gros capitalistes, c'est sûr. Et puis il y a aussi des poissons qui m'intéressent. C'est quoi ces poissons ? Mais oui, mais oui, des grands décideurs, des types de très haut niveau, il y en avait là-dedans qui sont dans des grandes
administrations, dans des grandes entreprises et ça m'intéresse de les connaître, de savoir ce qu'il savent faire et éventuellement de repérer le numéro 2 du numéro 1 parce que comme le numéro 1 va sauter, il vaut mieux que je connaisse le numéro 2. D'accord. Le temps est écoulé mais on va peut-être prendre quelques minutes. On n pas entendu le gong. Je m'adresse à pas rien. Pas souvent je s pas souvent je sors deux fois dans l'année. Ils en font une histoire et Pu Jadas qui dit les gens ils ne savent pas que mais vous rigolez Puada vous savez qu'il y a internet là vous avez entendu parler tout ça c'est filmé hein 5 minutes après vous avez des gens qui font des tweets ah Mélenchon il a parlé en anglais et cetera faut vivre dans votre temps un peu. Les gens sont moins bêtes que vous
le croyez. Peut-être que ceux qui votent pour vous ne savent pas que vous allez vous aussi dans ce genre d'assemblée que vous y trouvez du il faut pas y aller. Dites donc vous allez au siècle vous régulièrement et moi je devrais pas aller une fois. Moi je ne me présente pas devant les électeurs avec une certaine image. Mais non, je me présente pas avec une image là, vous avez rien compris. Pujadas, vous présenté comme un antisystème. Je me présente avec un programme Pujadas. C'est-à-dire que dans mon programme, il est marqué nous allons faire 14 tranches d'impôt et à la dernière on prend tout. Et si ces gens-là m'avaient dit "Monsieur Mélenchon, qu'est-ce que vous faites à la dernière tranche d'impôt ? Je vous prends tout." Et d'ailleurs là, vous venez de passer une photo. Comment
vous comment vous l'appelez cet acteur merveilleux là ? Son nom l'instant hein génial. Lui, il dit "Moi, j'ai un créneau, je suis moche, radin et réactionnaire. Il y a personne qui veut être dans ce créneau." On en rigole tous les deux. Il me dit "Dis donc, tu prends tout à 300000 mais avant ou après impôt ?" Donc c'est vous dire à quel point il plane. Il a pas compris que c'est l'impôt qui prend tout. Alors, je lui dis donc, jusqu'à jusqu'à 300000, tu gardes tout. Ah, il fait oui, je le vois qui essaie de calculer en fait, il y comprend rien, c'est un acteur hein. D'ailleurs, on a parlé de Robespierre et vous feriez bien d'écouter ce que je vais vous dire. La révolution ça se découpe pas en morceaux madame. Vous le savez comme moi Nathalie Saintcr parce
que vous avez fait les mêmes études que moi. La révolution a dit Clémenceau c'est en tout et dedans il y a Robespierre qui est notre libérateur parce qu'il a donné la citoyenneté aux juifs parce que c'est lui qui a défendu le droit de vote des femmes. Donc on fait pas le tri, on dit pas ça je prends et ça je veux pas parce que c'est en tout c'est comme ça. Et ben lui Lucini il aimait pas Robespierre je lui ai dit il me dit qu'est-ce que je dois lire ? Si jamais je lui propose duou on est mort il va avoir peur donc je lu dit non l Michelet parce que Michel il aimait pas c'était votre livre votre premier livre vous avez on a déjà parlé de François Lande tout à l'heure je vous propose de parler de quelques maximes de moral laïque parce que c'est très tendance en ce moment
alors Vincent Payon a annoncé vous le savez qu'on allait rétablir des cours de morale à l'école alors avant de voir ce que seraient les cours de moral à la Jean-Luc Mélenchon une petite séquence nostalgie on est à la dans la près regardez
Fini les vacances. Toutes les écoles de France ce matin d'octobre ont ouvert leurs portes fermées depuis 3 mois bientôt. Le premier jour, c'est merveilleux comme on est sage. Les Maximes les plus sévères sont avalés avec le sourire.
Il faut que ce petit monde grandisse et s'instruise en paix. Jean-Luc Mélenchon, vous êtes favorable à cette retour de la morale à l'école. Alors euh c'est un beau sujet et je connais Vincent Payon de longue main au Parti socialiste et pour son travail c'est un intellectuel. Euh donc je dirais j'ai un a priori favorable lorsqu'il parle de question de fond. Sur le sujet, je ne crois pas être d'accord avec lui mais je voudrais le dire tranquillement parce que j'admets qu'on pense autrement que moi. C'est pas une question comment dire de dogma. Bon, nous le les philosophes des Lumières, nous pensons que la construction de la morale est le résultat d'une éducation
dont le point de départ est l'éveil à l'esprit critique. Donc, la première fonction morale de l'école est d'habituer le jeune esprit à avoir un recul critique et ensuite par diverses matières de se construire une morale de l'existence, de l'intérêt pour les autres et ainsi de suite. Par conséquent, nous ne sommes pas partisans de la morale en quelque sorte administré aux autres. Cependant, il n'y a pas d'inconvénient à ce que on met un débat parmi les enfants à tel ou tel moment. Et c'est une discipline nouvelle. C'est très dur pour les enseignants. C'est un défi. Lorsque j'étais ministre de l'enseignement professionnel, on m'avait suggéré de mettre l'enseignement de la philosophie dans l'enseignement professionnel. Je ne l'ai pas voulu parce que la pédagogie n'était pas au
point. Et nous avons donc inventé autre chose avec un enseignant qui s'appelle René Revol qui avait fait le tour de qui avait fait des réunions 1800 enseignants et nous avons inventé l'enseignement civique, juridique et social dont le but était de préparer par le débat argumenté le point de vue c'està-dire sortir du péromptoire du préjugé dans le débat argumenté. Cette méthode je la reporte en politique. Donc je crois que c'est ça que nous devons apprendre aux jeunes esprits. À se construire alors une morale al on sait plus très bien si on enseigne de la morale laïque ou d'une manière laïque de la morale. Vous avez remarqué qu'il y a eu des propositions tris propositions à vous faire. Ah voyons première Maxim à inscrire sur le tableau noir. Est-ce que vous le feriez noir ? Voilà.
Aide-toi le ciel t'aidera. Euh ça me paraît pas très réaliste. Il vaut mieux compter sur le fait qu'on cède. Quant au ciel ma fois j'aurais pensé que vous ayez trouvé ça trop libéral mais bon. Écoutez, je ne veux offenser la foi de personne, mais je recommande de faire des choix raisonnables, c'est-à-dire des choix raisonnés. Il vaut mieux céder. Quant au ciel, ces arrêts sont souvent assez mystérieux. Euh, patience et longueur de temps font mieux que force et que rage. C'est François Hollande versus Jean-Luc Mélranchon. Oui. Non, je suis un homme extraordinairement patient. Si vous voulez bien réfléchir au fait que la première fois que j'ai défendu la 6e République, c'était en 1991. Et la dernière, j'ai de la Constance, ça j'ai remarqué. Mais c'est il faut
faire attention que ça ne soit pas un encouragement à la passivité ou à la résignation car la rage parfois éclaire le caractère et permet de s'engager. Quand à la force, il vaut mieux l'avoir de son côté. Vous êtes plutôt du côté force et rage. Quand même cru comprendre la fin justifie les moyens. C'est pas exactement. En aucun cas en aucun cas. Ça vient de Maiavel. C'est pas exactement votre Non non, cette phrase là, je le elle a elle a fait l'objet de nombreuses discussions avec mes camarades car euh les moyens préfigure toujours les fins. Il ne peut être question que la fin justifie les moyens. Il faut être droit, responsable et moral à chaque étape de la décision. Voilà pourquoi certains moyens sont à jamais condamnables. Merci Nathalie. On va passer à la
deuxième séquence. Seriez-vous vraiment armé Jean-Luc Mélenchon face à y aller face à la crise ? Non, c'est trop violent. Madame Saintric va le prendre. Allez, on y va. François l'anglais, raisonnez-nous, maîtrisez-vous. Merci Nathalie. Merci madame. Merci monsieur.
Voici monsieur. Et où sont les graphiques ? Qu'est-ce qui vous sou ? Ils arrivent. Ils arrivent. Tout est prêt. Bonsoir François. Vous avez 15 minutes. C'est à vous. Vous vouliez parler d'abord du chômage avec des travaux pratiques en quelque sorte. Bonsoir monsieur Mélenchon. Bonsoir monsieur l'anglais. On connaît depuis peu les chiffres du chômage. Donc pour le mois de février dernier, on est à un record 5 millions de chômeurs au total en France 3 million2 si on prend la mesure la plus étroite. Il y a eu plusieurs dossiers dans la ou 5 millions, c'est quand on compte dedans les gens qui ont fait 72 heures ou un peu plus donc c'est-à-dire quasiment rien. On survit avec 72 heures de travail. Parmi les dossiers emblématiques justement de cette montée du chômage et de la désindustrialisation
qu'on a connu dans les dernières semaines, il y a évidemment les fourneaux de Florence, il y a la raffinerie de Petroplus et puis PSA, le constructeur automobile Peugeot Citroën qui va fermer une usine à Holnet, une usine Citroën et fermer d'ailleurs d'autres enfin en tout cas diminuer le nombre de ses emplois. Qu'est-ce que vous feriez sur cette affaire de PSA si vous étiez à Matignon ? Je commencerai par pas faire ce qu'on me suggérerait de faire, c'est-à-dire d'examiner un cas comme s'il était un cas à lui tout seul et sans tenir compte de l'environnement. Commençons d'abord par dire une chose, monsieur l'anglais. Le cœur de tous les problèmes, absolument tous, les déséquilibres des comptes sociaux, le déficit, prenez le problème par le bout que vous voulez, la
décomposition du tissu urbain, tout part de des emplois et du chômage de masse de la croissance. On en est d'accord. Attendez, la croissance est une autre paire de manche. Donc tout part de là. On est donc bien d'accord que tant qu'on ne règle pas ça, on fait du bricolage. Oui. Vous arrivez à Matignon, vous pouvez pas tout faire en même temps. PSA, la décision est à prendre là dans les jours qui viennent. Ça a été et bien je commence par ne pas m'en laisser compter et je ne me laisse pas intimider par un patron qui n'a jamais accepté le dialogue avec ses ouvriers. Depuis toujours, PSA a été le patronat le plus durs. Nous venons de lui garantir pour sa banque interne 7 milliards d'euros par l'État. On y a nommé un administrateur, monsieur Gallois. Que fait-il là-dedans cet homme ? À
l'instant, il vient d'être décidé au conseil d'administration qu'on va augmenter de de 300 millions les stocks options. Ça n'a pas été décidé. En tout cas, monsieur Galois, on imagine qu'il regardera ça de près. C'est pas question. Non, non, non, non. Attendez, l'anglais. Ça a été décidé ou pas ? Non, pas l'anglais, s'il vous plaît, monsieur l'anglais. Voilà, c'est mie. Excusez-moi. Excusez-moi, Monseigneur, si vous voulez, ça ne me dérange pas. Je vous appelle monsieur Mélenchon. Vous faites bien. Vous avez raison de me rappeler la les parce vous savez les gens de gauche sont un peu bruts alors il faut les éduquer. Question de familiarité qui Oui, je comprends. Je n'ai aucune familiarité avec vous. N'ayez parfait. Et vous allez bientôt voir pourquoi. Continuons sur cette affaire. Vous
m'avez interrompu parce que le tableau est assez pitoyable. Oui ou non PSA a-t-il décidé de racheter une part de ses actions ? Oui ou non ? Monsieur Mélenchon, vous qu'est-ce que vous faites à Matignon là-dessus ? Alors, ça vous dérange pas d'apprendre qu'une entreprise qui est en train de fermer des sites rachète ses propres actions de l'argent qu'on jette par les fenêtres, c'est pas un problème. Je ne suis pas PS. Qu'est-ce que vous faites vous ? Vous entendez pas la réponse pour les 3000 personnes ? Attendez. Monsieur l'anglais, vous ne voulez pas entendre monsieur l'anglais ? Bien sûr, vous voulez bien entendre monsieur l'anglais ? Je ne demande que cela. Et ben non, vous n'entendez rien. Écoutez-moi, je viens de vous répondre. Mon administrateur,
il dit "Nous ne sommes pas d'accord pour que l'entreprise rachète ses propres actions. Mon administrateur, parce que c'est moi l'État, n'est pas d'accord pour qu'on augmente les stocks options." Déjà, vous voyez, ça crée une ambiance de travail. Monsieur l'anglais, derrière, on a un marché qui chute de 15 % par an. Pourquoi ? Parce que les gens n'achètent plus de voiture. C'est la même chose chez Fiat, c'est la même chose chez les constructeurs européens. Renault connaît des problèmes différents. Ah mais Lisé un bon auteur. Ah bah écoutez François l'anglais qui va payer la crise, je vous le récite. Mais c'est expliqué làdedans. Très bien. Enfin vous expliquer une chose de son contraire mais moi je prends la partie qui m'intéresse monsieur réponsous à ce que vous venez de dire. C'est vous
premier ministre qui nous intéressé ce soir. Si vous parlez tout le temps, je peux pas vous. Ah non c'est vous qui me par c'est ma petite faci. Vous aurez tout à l'heure bidon donc moi j'ai votre livre bidon. Alors regardons regardons ce que vous venez de dire qui est très important. Vous dites Fiat, vous dites vous faites le tour. Oui. Regardons les caractéristiques communes. Tous ces pays Fiat Opel même problème qui ferme une usine à Bohum en 2015. C'est exactement la même chose. Pourquoi ? Mais c'est là qui le vous êtes premier ministre. Mais c'est bien ce que va faire le premier ministre. Il commence par se dire pourquoi c'est comme ça ? C'est pas parce que il y a un complot. Plus exactement, il n'est pas dans l'automobile le complot. Il y a récession parce qu'il y a des politiques
d'austérité. Et comme il y a des politiques d'austérité, que se passe-t-il ? Les gens qui n'ont pas d'argent et à qui ont dit sans cesse qu'il faut qu'il soit payé moins pour qu'il soit plus compétitif n'achète pas de voiture. Les ouvriers de PSA ne peuvent pas se payer les voitures. Les ouvriers de Fiat ne peuvent pas acheter des Fiat. Autrefois, monsieur Ford lorsqu'il il fabriquait des voitures disait "Je paye bien les ouvriers de Ford pour qu'ils achètent des Ford". Donc la racine du problème est pas dans l'automobile, elle est dans l'économie et les politiques d'austérité. Article 1. Article 2. Vous avez une famille qui se dégengage de ses investissements dans l'automobile. Vous étiez sur le cas de PSA en particulier. Pe voilà Peugeot. Il se désengage parce que c'est plus rentable
jusqu'ici. Non, attendez, écoutez-moi, vous allez voir parce que vous suivez pas l'actualité. Mais ils le font. Non, non, mais vous craignez peut-être qu'il le fasse mais il monsieur l'anglais. Écoutez, supportez queon vous contredise. Vous savez pas tout. C'est quand même de trois choses. Oui. Ben je dis dans les journaux économiques que la holding des intérêts de cette famille est préoccupé de se désengager de l'investissement productif. Pourquoi ? Parce que toutes les grandes fortunes, c'est une logique de système, ont intérêt à placer de l'argent dans la sphère financière où le rendement de l'argent placé est au-delà du deux chiffres. On est au-delà de 12, des fois jusqu'à 18. Vous le savez comme moi, un investissement dans l'industrie dans le meilleur des cas, c'est plus difficile.
Ah, c'est beaucoup plus difficile. Oui, mais ces dernières années, ça n'a pas été l'attitude de la famille. Attendez, laissons une un instant la famille Peugeot. J'ai voulu Oui, mais je prends l'exemple de la famille Peugeot pour illustrer un fait économique majeur que d'ailleurs on trouve dans le livre de monsieur François Langlais, c'est que il s'est constitué à l'échelle de l'univers une sphère financière remplie de dollars qui n'ont aucune contrepartie matérielle et à l'intérieur de cette sphère, l'argent circule et fait des taux de profit de 12 ou de 15. On pourrait dire "Bah écoutez, tant mieux, c'est de l'argent bidon." Oui, mais ceux qui ont du capital préfèrent placer dans la sphère financière à 12 ou à 15 que dans l'économie réelle. On a sauvé PSA en 2025 hein. Si vous
partez sur la sphère financière, vous êtes premier ministre, vous avez une décision à prendre, vous avez un un administrateur. Ça fait quatre fois que vous me dites premier ministre. Je vais vous dire une chose, vous avez bien dit que j'ai été nommé premier ministre, pas patron de PSA. Vous êtes bien d'accord ? Non, en même temps, j'imagine en même temps, je suis nommé aussi patron PS. Vous critiquez l'attitude de monsieur héros par rapport à PSA. Donc, j'imagine que vous avez des choses à dire, des choses à prouver, des choses à expliquer, des projets. Ben, je suis en train de le faire. Ah bah écoutez, c'est pas Tony Tru. Non, vous écoutez, je vous en prie monsieur l'anglais, les gens qui nous écoutent acceptent une explication d'ensemble. Pourquoi ça se passe comme ça ? Pourquoi
on a du mal à vendre des automobiles ? J'ai pas fini. Je vais continuer. C'est une réponse. Et c'est une réponse. Les automobiles produites par Peugeot, les automobiles produites par Renault sont des automobiles qui sont dans la gamme intermédiaire, c'est-à-dire celles des classes moyennes. On va dire classe moyenne chez nous, c'est revenu médiant. 1620 € par mois. C'est un peu régressé, c'est ça ? Maintenant, c'est ça qu'on va appeler la classe moyenne. Ça fait beaucoup de monde. Ces gens-là ne peuvent pas acheter d'automobile. Je ne parle pas encore de quel automobile et comment fonctionne l'automobile. Je vais le dire dans un instant. Ces gens-là ne peuvent pas acheter d'automobile. Et alors, qu'est-ce qu'on répond ? On dit "Ah bah, regardez, la gamme des voitures
est mal placée." Ah bon ? Pourquoi ? Parce que les Allemands font des grosses voitures qui valent très cher et qu'on vend aux Chinois. "Ah bon ? On va fabriquer des voitures pour les Chinois ? Et pour nous ? Et pour nous, les voitures ordinaires pour les gens normaux qui peuvent pas et qui ont pas envie d'acheter des tanks de Mercedes. D'accord ? Et bien ces gens-là, ils ont le droit d'avoir une industrie automobile performante. Je viens maintenant sur le dernier élément, je crois avoir expliqué pourquoi la crise frappe plus durement Fiat, Renault PSA qu'elle ne frappe le haut de gamme ? Voilà. Maintenant 3e élément, nous devons changer l'automobile. Nous devons changer d'air dans l'automobile. Nous devons passer à un autre mode d'autonomie mobile parce que
personne n'y renoncera jamais. Je le dis d'avance à ceux qui disent il faut arrêter les voitures, ça n'aura pas lieu. Il faut des voitures d'un autre type qui fonctionnent avec d'autres carburants que les carburants carboné. Je suppose que vous seriez d'accord avec moi pour dire ça. Mais alors, comment accepter que Peugeot licencie la moitié de ses centres de recherche pour les envoyer en Chine ? Vous voyez bien que ce qu'ils disent n'a pas de sens. Quand ils disent "Nous n'avons pas de marché, nous devons tourner où ils sont en train de tourner ailleurs en délocalisant." voudrait revenir si vous voulez bien sûr justement la partie globale vous dites vous voyez j'ai quand même fait des réponses assez précises j'espère doute sans doute je voudrais revenir sur le point
non pas sans doute j'ai fait des réponses précises monsieur l'anglais monsieur Mélenchon je voudrais revenir sur le point qui d'après ce que j'ai compris est le plus important pour vous c'est changement de politique global quand vous dites les politiques d'austérité ont affaibli la demande déprimer l'économie je vous retrouve là-dessus d'ailleurs, on est d'accord ? Oui. Vous me retrouvez au début du bouquin puis à la fin vous dites c'est quand même ça qu'il faut faire et c'est justement là-dessus que mais je prends l'anglais première partie. Non mais c'est-à-dire quand vous dites il faut ranimer la croissanceur vou la dernière fois je vous ai dit ça monsieur l'anglais sur ce plateau. Vous avez regarder ailleurs parce qu'à l'époque c'était pas la mode de dire que les politiques oui vous
m'avez dit je ne suis pas là en tant que personne je vous pose des questions monsieur Mélenchon mais vous disiez déjà ça à l'époque comme moi et on était une poignée à dire vous êtes d'accord pour dire qu'on était une poignée on était peu. Il a une question à vous poser une question fondamentale. Vous avez des millions de gens qui ont perdu leur travail des sociétés qui sont sacagé à cause de quelques illuminés qui prétend le contraire tomb mal françis parce que ça fait des années d'érmission c'est pas une personnelle monsieur dans les couloirs comment faire et monsieur Mélenchon aussi d'ailleurs dans les couloirs délicieux il aime beaucoup mon livre dans les couloirs d'ailleurs et puis j'aime mieux vous dire que vous allez passer un moment avec moi. Il a travaillé c'est bien
mais sauf qu'il reste 5 minutes. Qu'est-ce qu'on va faire dans l'avenir ? Vous voulez faire une relance de l'économie ? Où trouvez-vous l'argent ? Qui va nous prêter l'argent quand vous serez à Maton ? Absolument. Nous allons faire deux chose. La première, je vais vite parce que vous la connaissez et on va me reprocher de me répéter. Nous allons d'abord aller voir nos 27 collègues et la Banque centrale européenne doit changer de statut. D'accord ? Elle doit prêter directement aux États. Point. Point. On arrête cette folie. Vous allez quel miracle va-t-elle l'accepter ? Par quel miracle l'Allemagne va-telle accepter ? Le miracle est le suivant. Nous sommes la France 2è économie du continent. Nous avons la bombe nucléaire pas pour la jeter la bombe nucléaire militaire.
Nous avons la bombe nucléaire. Si vous voulez pas m'entendre, je paye plus. Il y a 1880 milliards de dettes françaises. On paye plus. Le monde entier s'écroule. Mais si on paye plus, on peut plus emprunter. Ah non, vous aurez même pas le temps de vous en rendre compte. Tout ce casse la figure en même temps. Donc arrêtez de croire que la Écoutez-moi, la politique monétaire et financière, ce n'est pas ce que vous croyez. C'est pas une vie comme ça linéaire. Si vous venez et que vous parlez de rue et cru et quand je parle de rue et cru ici en politique intérieure, c'est une manière de préparer mon travail demain. J'ai besoin que les gens sachent que je suis absolument déterminé. Monsieur Mélenchon, si vous faites ça, Oui, maintenant je viens au 2uxè point.
Non, non, mais j'entends le rapport de force avec l'Allemagne. On a entendu ça d'ailleurs avec François Hollande et puis au fond euh aujourd'hui le rapport de force n ch bien noté, je l'ai bien noté. On a quelques dizaines de milliard monsieur l'anglais aujourd'hui même Claude Bartelone vient de dire dans une interview au monde que ça doit être une confrontation permettez Jean-Luc Mélenchon qu'on doute quand on vous entend dire parler dru et cru c'est une sorte de baguette magique. Vous avez besoin de 8 milliards par semaine c'est le fonctionnement de l'État. L'État français emprunte aujourd'hui 8 milliards par semaine. Donc qu'est-ce que vous faites ? Vous allez les chercher où ? Bah vous avez deux ressources parce que je veux venir quand même. J'ai pas fini.
Vous m'avez dit comment on fait pour relancer ? J'ai pas parlé d'aller chercher des sous à la BC. Non, il faut de l'argent pour le faire. Oui. Oui. Mais attendez, laissez-moi une seconde. On va laisser ça un instant de côtés. Je veux venir à mon deuxième poid. Il a une grande importance pour moi. Monsieur l'anglais, vous répondez pas à ma question. Mais si. Allez, bon reposez là. C'est quoi les 8 milliards par jour ? Comment je fais ? Il y a une salle des marchés à Ber qui demande 8 milliards. Voilà. Je me traite pas, je paye plus. Vous avez compris ? Si la veille vous avez dit je ne paye plus, comment vous faites pour convaincre des gens à qui vous aurez expliqué la veille que vous n'allez pas les rembourser de vous prêter davantage ? Quelle catastrophe ? Non non, je sais pas du tout.
log monsieur l'anglais mais monsieur l'anglais vous venez me demander de l'argent et vous me remboursez pas la deuxième fois je vous dis l' déjà fait çausac me l'a fait il s'est mis à paronz-moi confondez pas avec lui quand même parce que mais c'est la même question absolument non c'est du bon sens non c'est pas du bon sens non c'est une pensée on attend votre réponse tout simplement mais je viens de vous répondre deux fois je vous dis que ce qui compte c'est le rapport de force que l'on crée voilà monsieur quand on a 1880 milliards dans sa main vous avez un tas de gens que ça rend raisonnable de penser que vous pourriez ne pas les prêter. Maintenant, je viens au deè point, si vous me permettez d'y arriver, l'argent qui est en France et que nous sommes capables de
rétribuer, pas la sphère financière, l'épargne des Français. Vous attendez, laissez-moi au moins finir. Cette épargne là, si nous la rétribuons à de ou à 2 et demi, ce qui est beaucoup par rapport aux emprunt d'état, mais à deux. Aujourd'hui, on est à 1 vir quelque chose, c'est-à-dire c'est un emprunt négatif. Non, mais si c'est l'épargne des français, c'est une autre paire de manche. Avez-vous remarqué que les Japonais dont la totalité de la dette qui représente 200 % de la richesse produite et ils n'ont pas de problème. Pourquoi ? Parce qu'ils ont placé leur argent auprès de leur propre. Ils sont japonais, hein. Ils sont japonais, si vous voulez. Ah ouais, d'accord. Ou la structure est pas du tout. Ouais, ils sont japonais les Japonais, nous on est des Français. On est
français. Ou d'accord. OK, monsieur l'anglais, il faut faire descendre la température là. Écoutez, soyez raisonnable. C'est pas un argument. Ils sont japonais et nous, on est français. Depuis toujours, monsieur Mélenchon et vous le savez j'espère, l'épart national japonaise est utilisée pour financer la dette en France. France mais écoutez, ça fait une trentaine d'années, monsieur. Voilà. Et avant, qu'est-ce qu'il faisaient ? Les gens ils payaient et ils prêtaient. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient confiance. Al, il y avait aussi beaucoup de capitaux étrangers parce que l'économie a toujours été beaucoup plus. Je voudrais quand même arriver à y donner une idée de comment on relance l'activité du pays. Il nous reste une minute peut-être. Non, il reste 3 minutes mais il y a
trois points assez précis. Je crois qu'on a compris votre philosophie. Parce que on va pas faire plaisir à à l'économiste néolibéral qui pose ces questions néolibéral puis on écoute pas le kénésien ni le marxiste. Comment on fait monsieur monsieur l'anglais ? Comment on fait pour relancer vous ? Vous êtes dans une logique comptable. Ah on va pas vous prêter d'argent monsieur Mélenchon. Si ça mais c'est que vous ne comprenez rien et est-ce que vous avez déjà réparé les radiateurs chez vous ? Oh mais fréquemment. Bon donc vous savez que de temps à autre on purge c'est-à-dire que l'air sort et hop ça se met à circuler. Si vous laissez trop d'ur ça circule plus. Écoutez-moi. Et bien, l'économie c'est pareil. Si vous lancez à un endroit que vous avez choisi, ça se met à circuler
partout. C'est-à-dire que les payes deviennent des achats, les achats de la production, la production des taxes et des payes et ainsi de suite. Où monsieur l'anglais pouvons-nous nous français comme nous sommes relancer ? Vous avez deux méthodes. La méthode Hollande qui consiste à dire je vous donne 20 milliards, produisez n'importe quoi, n'importe comment, je m'en fous du moment qu'on le vend. Et il y a la deuxième méthode qui est de dire on ne peut plus faire ça. Maintenant, nous sommes au 21e siècle, on doit avoir le soin de notre planète. On doit donc avoir une relance écologiquement soutenable. J'ai fait une proposition notamment à mon congrès qui n'a pas mérité l'intérêt de vos collègues. J'ai parler de l'économie de la mer que je résume en quelques mots. La France est
le deuxè territoire maritime du monde. L'humanité va s'étendre en mer. Donc l'aquaculture, la construction des bateaux, les hydroliennes que l'on installe dans les océans, l'exploitation du mouvement mécanique de la mer, tout ça, ce sont des qualifications. C'est de c'est de l'usinage, c'est du travail, c'est de l'intelligence. les jeunes gens et les jeunes filles que nous formerons pour préparer ces métiers. Ça c'est une énorme quantité d'emplois. Une seconde de patient et je vous dis encore un mot. 50 % de la population française vit à moins de 100 km d'une côte. La mer est l'avenir de l'humanité parce que nous avons occupé toutes les terres et que la prochaine expansion de l'humanité se fait en mer et si vous ne le savez pas c'est déjà commencé. Donc la question
qui se pose non pas bien est de savoir si on le fait d'une façon bah écoutez alors il y a qu'est-ce qui vous intéresse les jeux de mot machin ça fait 20 minutes on pas eu le temps là il a pas sorti ses graphiques encor 3 minutes pour trois questions assez précis vous avez amené il vous a amené deux deux objets ah deux objets très simples au fond c'est pas un gra c'est la démonstration de lunettes et puis un téléphone tout le monde les connaît tout le monde a ça quasiment j'espère que ce sont des lunettes fabriquées dans le Jura que vous avez là. Écoutez, je ne sais pas mais je vais m'en enquérir dès la fin de l'émission. Oui, parce qu'on produit de très bonnes lunettes dans le Jura. Mais de toute façon, je vais vous dire une chose, bientôt tout ça c'est fini parce qu'on
opère directement sur l'œil. Comme vous le savez, c'est à au micro, on le règle. Vous entrez, vous ressortez, vous y voyez clair. Je vous pose ma question quand même, ça une très grande importance. Faut fabriquer l'appareil, il faut former le personnel. Oui, justement pour les téléphones portables, on a maintenant des forfaits qui sont de l'ordre de 2 3 ou 4 € par mois pour plusieurs heures de communication grâce à la concurrence. Ici, on a un secteur les lunettes où il y a beaucoup moins de concurrence, non pas la fabrication d'ailleurs, mais la vente. Et d'après une étude récente, la sortie il y a 2 jours, les Français payent leurs lunettes 250 € de plus que dans les pays européens. Est-ce que ça ne veut pas dire que la concurrence, pour vu qu'elle soit organisée, le
marché, il peut servir aussi le consommateur le plus démuni ? Est-ce qu'il peut servir aussi ? Et bah, sans doute un peu. Oui, la compétition c'est utile dans la vie, mais ce qui est important, c'est la solidarité. Moi, monsieur l'anglais, je ne parle pas de ce que je ne connais pas. Je ne sais pas où on en est du marché des lunettes. Par contre, l'appareil téléphonique que vous avez là, je me rappelle qu'on nous chantait alors c'est pas possible, on les fabrique en Chine à 2 francs 6 sous pour pap. Un jour, madame madame Kirschner, présidente Christina K, présidente de l'Argentine a dit "Vous ne vendez plus un téléphone ici si vous ne fabriquez pas ici ceci et cela." Ça s'appelle du protectionnisme solidaire. Et qu'on fait les marchands de téléphone
et ben ils ont dit d'accord, on le fait. Vous voyez comme quoi un rapport de force, monsieur Pujadas et monsieur l'anglais peut servir beaucoup en économie alors que c'est pas du tout économique et pas poli du tout de menacer un fabricant de téléphone de lui empêcher de vendre ses téléphones. Mais la vie est comme ça, il y a aussi des rapports de force. Là c'était sur les abonnements. Enfin l'Allemagne, le gouvernement allemand, c'est peut-être pas tout à fait pareil qu'une entreprise de vente de téléphone. On va pas se réengager dans ce débat. Deux points précis encore. Les allocations familiales. Les allocations familiales. Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement souhaite les réduire pour les haut revenus. Est-ce que vous êtes d'accord ou est-ce qu'il est normal que madame Bétancencour
par exemple, l'une des premières fortunes de France touche autant d'allocation familiale ? Ce qui n'est pas normal avec madame Bétancour, c'est qu'elle touche l'échec de l'État sur ses impôts. Ça c'est pas normal. C'était le cas sous SarkoZi. C'est pas normal que les entreprises de madame Bétancour bénéficient du euh du du crédit de d'impôts qu'à inventer euh François Hollande. Ça c'est pas normal. Alors vous m'interrogez sur quoi ? Les allocations familiales de madame Bétancour. Vous pensez que madame Bétancour a des allocations familiales alors qu'elle n'a plus d'enfants à la maison ? Alors changons d'exemple puisque la philosophie de la question n'a pas été posé des questions concrètes. Oui. Bon c'est pas concret votre affaire. Vous allez chercher une dame qui visiblement
n'a plus d'enfants à la maison. Il a l'air de vouser un petit peu la question quand même. Non non, je on a le droit de s'amuser quand même aussi un peu. C'est un jeu l'esprit non ? Il y a quelque chose de gay dedans. On le prend comme ça. Et ben oui, prenez-le comme ça parce que ça me permet aussi de démystifier une certaine pédanterie qui consiste à donner des soi-disants exemples concrets qui n'en sont pas. Bien, on change d'exemple. Ah alors n'importe compris. Voilà. Un milliardaire qui a trois jeunes enfants. Est-ce qu'il est normal qui m pas vous existe ? C'est pas le sujet. Regardons bien ce qui est en cause. Je vais vous dire, la politique d'austérité pourrit tout ce qu'elle touche. Tout ce qu'elle touche. C'est absurde. Pourquoi-on supprimer cette part des allocations familiales ?
Après, on s'intéressera à quoi elle sert, commençons par ça. Parce que il faut trouver de l'argent. Donc, c'est toujours la même histoire. Alors, vous êtes d'accord, on va prendre l'argent ici, on va prendre ici, on va réduire ici, on va réduire là. Puis après, on dira "Ah mais monsieur Mélenchon, la dernière fois on a pris de l'argent au riche, c'est normal maintenant qu'on apprenne aux autres." Mais la justice sociale, monsieur Mélenchon, est-ce que ça n'est pas de différencier les aides de l'État en fonction du niveau de revenu qu'on a ? Alors, d'abord, c'est pas l'État euh mais le régime de sécurité sociale. Non, mais soyons précis, monsieur l'anglais. Oui. Oui. Ben moi, je suis précis. Donc, c'est pas l'État pour commencer. Deuxème élément deème élément, il y a en effet
des allocations sociales qui sont sous conditions de ressources. Par exemple, l'allocation de rentrée scolaire, il y en a qui le sont, d'autres qui le sont. C du logement aussi. D'ailleurs, voilà. Moi ce que je ne veux pas faire c'est que la discussion sur la politique familiale se réduise à la question de savoir si on va supprimer un petit bout des allocations. C'est un peu gêné aux entournures quand même. Mais non mais enfin il y a une démonstration. Je parle pas à vous, je parle aux gens qui nous écoutent. Je demande, j'essaie de faire comprendre un raisonnement. Vous ne pouvez pas faire qu'une allocation qui était universelle cesse de l'être sans que ça pose un problème. L'universalité des droits, c'est l'objectif qu'on se donne. Voilà, monsieur, pourquoi certaines allocations
sont-elles sous conditions de ressources ? Parce que nous ne disposons pas des moyens d'en faire une allocation générale et que les moyens vous les utilisez pour les logements et puis vous recusez cette expion. Monsieur l'anglais, la question qu'on peut se poser, c'est comment se faisait-il qu'il y ait tant de gens stupides pour avoir supporté ça pendant tant d'années dont vous et ne jamais interroger le moindre homme politique sur le sujet ? Mais monsieur Mélenchon, c'est le sujet est apparu il y a déjà 20 ans puisque le gouvernement Jospin les avait mis sur pas fait. Pourquoi ? Mais si ça s'est fait, ça s'est fait monsieur allocation fam. Mais si ça s'est fait sur les familiales pendant un an. Mais si. D'accord. Alors donc vous proposez pour combien d'années ? Mais je le propose pas.
Vous ne posez pas la question vous faites une question. Je ne suis pas gêné aux entournures. J'essaie de répondre autrement que dans la pensée l'anglais. D'accord. Qu'est-ce à comment on finance ? Je vous trouve inhabituellement nuancé. Oui, vous n'est-ce pas ? Je m'en réjouis. Mais et ben ça me fait plaisir de voir que vous reconnaissez mes talents de nuances. [rires] Écoutez-moi, monsieur l'anglais, euh la politique familiale est payée par quoi ? Des cotisations patronales. Vous le savez, les gens ne le savent pas toujours. Des cotisations patronales. Il a comme il manque des sous et qu'on va pas quand même aller demander au patron de les donner, donc on va réduire l'affaire. Voilà, il manque un milliard et demi. C'est pas ça le bon le bon raisonnement.
C'est pas ça le bon raisonnement. C'est comment je relance l'activité ? Parce que si je relance l'activité, si j'arrête la politique d'austérité, alors il y a plus de gens qui travaillent, donc il y a plus de cotisation et vous avez pas besoin de ce milliard là. Vous comprenez monsieur l'anglais ? Et donc vous allez pas me faire je commence pas vous hein, je commence par vous parler de ça et puis demain ça et puis après-demain ça et puis on prend comme ça et puis la retraite quand même vous trouvez pas comme on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps et toutes ces bêtises qui sont des des des théorèmes à la noix parce que si on vit plus longtemps c'est parce qu'on travaille moins longtemps et ainsi de suite. Tout ça ce sont c'est une manière
de poser les questions qui contient la réponse. Moi je dis un droit universel. Le jour où vous décidez de le faire cesser, vous devez expliquer à la société française pourquoi il y a des droits sociaux qui ne sont plus universels. Ce n'est pas une petite question. Dernière question à la retraite, c'est c'est c'est vous qui l'avez suggéré. Henrymanuel maintenant si vous voulez leur prendre des sous pendant un an ou deux, Henry Emmanuel qui est pas vraiment un homme de droite hein, disait il y a pas longtemps à propos de la retraite et de l'allongement de la durée de la vie, la biologie c'est-à-dire l'allongement de la durée de la vie fait qu'il faut quand même se poser la question de la durée de cotisation. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Non non, je ne crois pas qu'il l'ai dit mais
non mais il a déjà démenti à plusieurs reprises de malheureux il est comme moi avec la purification éthique là un mec l' dit une fois alors c'est vrai tout le temps mais mettons examinons l'idée allez-y est-ce que comme on vit plus longtemps il faudrait travailler plus longtemps réponse non je vais vous dire pourquoi. Premièrement parce qu'il y a pas besoin aujourd'hui le rapport entre inactif et actif. Vous avez pas amené le graphe que vous avez sorti pour madame Le Pen là il donit quelqu'un là encore Oui oui il va arriver. Le voilà. Voilà. Ah le voilà. Non mais vous l'avez déjà sorti à madame Le Pen. Trois cotisans pour un pour un retraité en 75 et aujourd'hui on est à 1,4 c'est-à-dire deux fois. Et voilà. Ça c'est rude hein. Bon alors essayons de démystifier ce tableau.
D'abord ce tableau lui-même démystifions-le. Ce qui compte c'est la quantité de richesse qui est produite et de gens qui sont au travail. C'est ça qui compte la quantité de richesse produite. Alors depuis 1975, je je n'ai pas le le chiffre à l'esprit depuis les années 80. Oui, je sais que la richesse du pays a doublé. La richesse du pays a doublé. La population n'a pas doublé. D'accord. La productivité du travail est telle que entre les années 80 et maintenant, deux actifs produisent la richesse qu'en produisit trois. Par conséquent, il ne faut pas en rester au nombre des personnes les unes cotisant pour les autres. Mais quelle est la part de la richesse qui va globale qui va passer d'un endroit à l'autre ? Entre 1970
et l'an 2000, on a doublé la part de la richesse totale du pays qui est allé aux retraites. On l'a doublé. Vous vous êtes rendu compte de rien. Pourquoi ? Parce que c'était le plein emploi. Parce que pendant ces années, il y a eu un niveau suffisant de richesse produite pour produire ce résultat. Continuons à dire que le déficit de la sécurité sociale est loin d'être celui de l'État par rapport à son budget total, loin, très loin. Donc, il n'y a pas le feu à la maison tant qu'on ne prend pas la mauvaise décision qui consiste à allonger le l'âge de départ à la retraite ou les cotisations, c'est la méthode hypocrite. Pourquoi les cotisations ? Parce qu'on vous dit bah écoutez, vous partez à 60 ans mais si vous avez pas le nombre de cotisations suffisantes, vous gagnez mort. Déjà
qu'il gagne pas beaucoup, qu'est-ce qu'ils font les gens ? Alors toc, ils prennent pas 60 ans et ils sont inscrits au chômage. Et voilà les grands stratèges, les immenses comptables, les petits génies de la science qui ont boucher un trou à un endroit caisse des retraites et qui ont creusé un autre à l'autre endroit qui est la caisse où on indemnise le chômage. C'est la politique de Gribouill. Et la démonstration de ce que je suis en train de dire, nous l'avons sur deux faits. Premièrement, là où on a allongé l'âge de la retraite, et bien les gens ont une espérance de vie en bonne santé moins grande et une espérance de vie plus courte qui a diminué dans les catégories sociales les plus pauvres. Et 2è élément qui prouve euh que ce que je suis en train de dire,
c'est qu'actuellement dans l'explosion du chômage que vous avez, vous avez une progression plus grande des seiors dans le chômage qu'autrefois. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens avant 60 ans sont déjà au chômage. Parce qu'on les jette à partir de 55 ans et des fois avant. Par conséquent, reporter l'âge de la retraite, c'est seulement augmenter le nombre de chômeurs. Et si on avait du plein emploi, et bien vous n'auriez pas besoin de reporter l'âge de la retraite. Vous comprenez ? On revient toujours à la même question. Le point de départ, c'est l'emploi et le financement par l'emploi de tous les régimes sociaux. Tout le monde comprend ça même sans être un dieu du François. Merci François. On a dit tout à l'heure prolonger des radiateurs. Merci monsieur l'anglais. Merci votre
liv. C'est dommage que vous changiez d'avis en route. On va prolonger cette discussion sur les thèmes économiques et pas seulement. Avec un premier duel de haute volée, on l'espère. Il va vous opposer Jean-Luc Mélenchon à Jacquali. C'est rude hein. Merci Jacques Atalie. Bonsoir, soyez le bienvenu. On va régler le chrono sur 20 minutes avec une manifester avec moi le 5 mai. Monsieur du temps de parole. C'est à vous Jacques Atalie si vous le souhaitez d'interpeller Jean-Luc Mélenchon. Mais quand vous m'avez invité, proposé de venir, j'ai accepté avec beaucoup de plaisir parce que j'ai j'ai beaucoup d'intérêt et vraiment je parle très franchement pour votre pensée, pour votre action et pour la la vision du monde que vous avez. Donc je voudrais qu'on ait un débat sérieux et serein sur
vos idées. On en a déjà eu une fois. Si vous êtes sérieux s ira. Voilà. Et et ça m'a ça m'avait beaucoup intéressé le débat que vous aviez eu sur la dette. Oui, on a eu un débat tous les deux assez longt sur la dette publique. Très vous aviez d'ailleurs validé une demèse. Absolument. Je me souviens. Tout arrive. Tout arrive. Non mais pas tout arrive mais c'est que nous discutions avec Athalie de la question. Il y avait différentes hypothèses sur la table. Et je dis à Atali, mais si moi je prends monsieur Atali, pardon, je dis à monsieur Atali qui m'a encore rien demandé mais je dis est-ce que si je je fais la menace, est-ce que le l'emprunteur n'a pas un pouvoir comparable et parallèle à celui du pr monsieur me dit nous allons en parler, c'est risqué mais c'est vrai. Nous allons en parler.
Allez-y. Ce qui m'intéresse c'est deux sujets. Je voudrais qu'on parle tout à l'heure vraiment sérieusement de l'emploi sur un point précis d'une réforme précise que j'aurais vouloir combattre ou approuver. Je suis curieux de votre point de vue, il n'y a pas de malice dans mon et puis je voudrais qu'on parle de votre vision du monde et de la façon dont votre vision du monde peut se traduire dans la réalité française. Et il faut que ce soit clair entre nous. Sur votre vision du monde, elle est la mienne à peu près entièrement. euh un monde pacifique, sans armes, euh avec les gens qui prennent des retraites très tôt, avec une croissance forte, un monde écologique, euh un monde et et tout à l'heure ce que vous avez dit m'a beaucoup intéressé par peut-être parce
que je le dis moi-même aussi depuis longtemps, c'était l'importance de la mère comme absolument déterminante, les grandes puissances. Aidez-moi parce que alors pour faire entrer c thème là dans le débat public, je je je le dis, je l'écris depuis de longues années, les ports c'est la clé. Seuls les pays qui ont eu des ports ont été les grandes puissances. C'est en fait anthropologique monsieur Atali. L'humanité est sortie d'Afrique, elle a occupé tous les territoires et maintenant elle va entrer en mer. C en fait conduit par la réalité humaine plus que c'est plus que cela. Si on prend l'histoire de quelque chose que vous n'aimez peut-être pas trop, c'est-à-dire le capitalisme et les larmes des Français comme disait quelqu'un, on le goût de l'eau de mer
parce que souvent nous avons déserté la mer, ce qui est bien bête. Pardon, excusez-moi. Le le capitalisme que vous n'aimez pas trop mais qui a commencé comme une libération comme le dit Marx à l'égard du feudalisme a commencé dans les ports et ce sont les ports qui ont été les grandes villes ven commencer par l'accumulation du gars qui avait des sous pour envoyer un bateau chercher des épices. Exactement. Et c'est d'ailleurs là qu' a commencé aussi la banque qui était nécessaire qui était nécessaire. Merci. C'est aussi mon maître et je suis ravi que vous le citiziez. Euh c'est là qu' a commencé aussi la banque qui à ce moment-là était nécessaire parce qu'il fallait bien financer les bateaux. Donc sur notre vision, sur votre vision du monde, je dis notre vision, je n'ai pas de
d'obstacle, j'ai la même le même idéal. Moi je pense que cet idéal n'est pas accessible à l'échelle nationale. Et c'est làd que je voudrais vous demander. Je pense qu'il n'est pas accessible à l'échelle nationale. Je pense qu'on a peut-être une chance d'y arriver à les choses européennes et je pense que la vraie le vrai horizon pour y arriver est planétaire. C'est pour ça d'ailleurs rejoignant Marx à la différence de Lénine mais ne soyons pas pé dans ce soir qui pensait que le socialisme n'avait d'avenir que mondial à la place d'un capitalisme qui serait devenu mondial et surtout pas dans un seul pays. Il s'est beaucoup battu dans les derniers mois et jours de sa vie sur ceux qui ont tenté en Russie quel le socialisme dans un seul pays ça a été une thèse de très peu de monde vous savez.
Ça a été simplement la thèse de l'Union soviétique et de la moitié de l'humanité. Voilà. Mais ce que je voudrais vous dire, c'est que mon interprétation voilà mon interprétation et j'aimerais bien vraiment que ça soit une conversion de fond avec vous sur ce sujet, c'est que vos propositions conduisent inevitablement et c'est pas votre désir. Je ne vous fais pas de procun. Je sais que vous êtes un démocrate, que vous êtes un homme sincère et votre vie euh plausite comme ministre euh pla. Mais je pense sincèrement que les propositions que vous faites conduisent inévitablement à une fermeture de la France sur elle-même et à un déclin de la France qui laiss laissez-moi vous donner une thèse très forte intéressant. trois exemples. Ah, trois exemples rapidement, je vais être très rapide
parce que c'est je voudrais vraiment que vous répondiez des choses dont vous avez déjà parlé ici. Premièrement, euh [grognement] le fait de euh laisser la banque centrale imprimer les billets et financer directement la revenir sur la loi de 73. On peut pas le faire à l'échelle nationale ou alors il faut sortir de l'euro. Première question, voulez-vous sortir de l'euro ? Je crois pas puisque c'était pas votre pourrait vous suggérer des moyens plus voyou. Je vous signale qu'on a la machine à imprimer est en France. Oui, enfin ça c'est justement on va venir sur les moyens voyou qui on peut faire plus on peut faire plus souple. Oui, si on veut le faire euh sans sans devenir des gangsters qui volle la machine qui ne nous appartient pas, on est obligé de le faire soit en quittant
l'euro, soit ce qui n'est pas votre thèse, vous allez me le confirmer, soit en changeant les traités comme vous l'avez dit tout à l'heure à l'échelle des 27. Ce qui est d'ailleurs assez assez ironique parce que on ils font l'effet 27, vous l'avez raison mais en fait la la monnaie ne s'implique qu'à 17. Donc il faut 27. Donc imaginez-vous pour changer le statut de la B centrale, il faut l'accord de la Grande-Bretagne. Évidemment, vous le savez parce que vous vous le savez pas dans la zone peut-être la réponse de Jean-Luc Mélenchon sur cet exemple beaucoup de cas concrets là, vous le savez, ça n'aura pas lieu parce que lui il dit si je parle de rue et que je parle cru, ça marchera. Oui, mais permettez à quelqu'un qui a pendant longtemps été dans ses négociations de vous dire que en effet
on peut l'obtenir. Moi, j'ai souvent appliqué avec succès la stratégie du fait accompli dans les négociations internationales, mais ça prend du temps pour changer cela. Honnêtement, je ne suis pas contre qu'on a ça prend au moins 5 ans ou 10 ans. Attendez, attendez, il faut qu'on prenne les deux cas parce que le premier est une question de géopolitique et je pense que la géopolitique commande la politique comme vous je crois. On va le mettre de côté. Vous êtes sur le cas de la banque centrale européenne et de la façon de modifier les traités. Là, il y a d'abord le réel, pas ce les calculs que vous et moi on fait à froid sur le réel c'est que nous sommes au bord du gouffre, que la crise est gérée n'importe comment, y compris du point de vue des règles de ceux qui croient à ce système.
Je suis d'accord avec cela. Régler n'importe comment. Il ne voulait pas prêter d'argent par la banque centrale à l'État grec parce que toutes les raisons que vous connaissez. Au passage, le gouvernement allemand, nous viendrons tout à l'heure sur la géopolitique parce que vous êtes l'interlocuteur pour ça. Le gouvernement allemand a mis bien la pression, comme il y avait surtout des banques françaises d'engager jusque-l, c'était à tous les coups, l'on gagne. Le gouvernement allemand a bien mis la pression et on a dépessé vivre la Grèce. Nous sommes d'accord. Mais revenons à ma question. Il oui mais vous allez voir, il ne voulait donc toujours pas prêter. Résultat, on a dit, on va racheter les titres de dette sur le marché secondaire et on va demander à ceux qui ont des
titres de dette d'accepter de renoncer une partie d'entre elles. Parmi eux, il y avait les banques chipriotes. En effet, lesquelles banques chipriotes se sont écroulées vu qu'une partie de leur bilan était deornavant sans objet. Pourquoi je dis tout ça a été géré ? Excusez-moi de cette longueur, mais c'est pour montrer que c'est géré en dépit du bon sens. Nous sommes pas dans dans un calcul froid entre gens non. Nous avons affire à des gens dont la cupidité et la sauvagerie. fait qu'il pensent qu'ils vont s'en emparer et voilà et comment on fait aujourd'hui ? C'est ce que vous demande Jaali. Mais mais oui, mais ces gens-là vont envoyer eux-mêmes le système au tapis. Donc monsieur Athal, demain matin supposez je suis le premier ministre aussitôt toute une série de gens vont
commencer à s'agiter. Mais qui est le premier menacé ? C'est le système dans son ensemble. Justement, c'est là-dessus que je voudrais donc la discussion que j'aurai avec mes collègues des autres gouvernements, si c'est moi qui dirige le gouvernement, mais ça peut-être quelqu'un d'autre tout à fait tout à fait facilement, il aura une situation où il s'agira de sauver la zone euro une nouvelle fois et à ce moment-là, nous pourrons nous les Français dire on la sauvera à nos conditions et si ce ne sont pas nos conditions, il n'y a plus de zone euro. Or, monsieur Atali, vous savez comme moi qu'il ne peut pas ne pas y avoir de zone euro parce que ça serait une catastrophe mondiale pour la raison que l'euro est la première masse monétaire du monde, que l'Europe est le premier producteur,
le premier commerçant du monde. On ne peut rien faire sans nous et l'Europe ne peut rien faire sans les Français. Si vous renoncez à la puissance de la France, vous renoncez à tout. C'est pas la peine de discuter. Jacques Athal Athalie. Monsieur Atali, écoutez-moi. Autre pouvoir répondre à ce que vous répond. Répondre, c'est moi qui répond et vous qui m'interpellez. Vous az pas compris la règle du jeu là. Je n'ai peut-être pas compris. Attendez, il vous répond làdessus. Il vous répond làdus. Vous avez votre argumentation est cohérente et je suis peut-être limité intellectuellement mais je l'ai comprise. Votre argumentation. Ah bon ? Vous avez des problèmes habituellement ? Oui, en effet. Petit secret. Votre argumentation consiste à dire on peut s'arrêter de payer. Vous l'avez dit
à plusieurs reprises, on peut s'arrêter de payer et les gens terrorisés par cela vont venir à à peut-être. Enfin, c'est un petit peu ce que vous avez dit. Si nous arrêtons de payer notre dette, j'ai pas dit ça hein. Si nous menaçons d'arrêter de payer notre dette, d'abord, il faut se souvenir que à peu près la moitié de la dette de l'État français est détenu par des Français. Donc on devrait [raclement de gorge] menacer aussi les épargnants français. Donc monsieur Atali, faisons une pause. Le contenu de la dette doit pas une caricature et puis vous parlez. Le contenu de la dette doit être examiné. Je suis partisan d'un audit citoyen de la dette. Je ne proposerai pas de ne pas rembourser mes compatriotes. Tout le monde le sait. Le la moitié de la dette appartient à des Français,
l'autre moitié appartient à des Européens et à des non européens. Voilà la radi, vous avez vu comment a fait l'Islande ? Alors l'Islande, c'est un cas ah oui légèrement plus petit que celui de la France qui serait légèrement plus systémique. Tout le monde sera perdu sur l'Islande, on reste sur la France. Si nous décidions de cela, il faut pour qu'une menace ait du sens, il faut qu'elle soit crédible. Quand le scorpion menace de piquer la tortue, la grenouille ou la peu importe la grenouille ou la tortue, l'histoire se raconte des deux façons. Non, parce que piquer une tortue ça sert à rien. Une carapace dessus. On peut piquer une tortue à et moi j'ai un art de du rapport de force. On peut piquer une tortue à la tête et c'est comme ça qu'elle meurt. C'est
comme ça que l'histoire se raconte en Afrique. Permettez-moi de vous le rappeler. Mais non, c'est la grenouille. Pardon. Bon, allez-y, allez-y. Une nouvelle controverse en perspec sérieuse. Voulez-vous qu'on y revienne ? Très bien. Si la France menace de ne pas payer, mais c'est pasosition, il faut que la France soit crédible. On ne peut pas faire une menace qui n'est pas crédible. Or menacer de ne pas payer, je peux me permettre de vous dire que si vous vous premier ministre, ce que j'espère pour vous arriver un jour, la réaction de ceux qui entendra ça sera un immense éclate. Parce que ce n'est ce n'est pas crédible, monsieur Mélenchon, ce n'est pas crédible. C'est tout simplement incrédible parce que vous ne pouvez pas le faire. Or, une menace qui ne peut pas
être exécutée n'est pas crédible. Pourquoi elle peut pas être exécutée ? Parce que quelle est la première victime ? C'est pour ça que j'ai pris la métaphore du scorpion et de la tortue, c'est que si on le fait, la première victime immédiatement, c'est la France. Bien avant les autres. Bien avant les autres. Pourquoi ? Mais parce que immédiatement com mais c'est la même chose que tout à l'heure. Parce qu'on vous prêtera pas, c'est une simplement une vérité. On ne vous prêtera pas et donc et donc nos taux d'intérêt vous montera et on sera mort. Absolument. Donc tant qu'on a une on a dit ça aux argentins aussi, mais vous savez où ils ont été les argentins ? Ils ont été à 30 ans de faillite. Ils sont passés à part trois dictatures. Merci beaucoup. C'est exactement mon raisonnement.
C'est exactement le raisonnement aujourd'hui. Vous non monsieur, vous êtes en train de raconter une histoire. D'abord vous répondez une caricature et après vous inventez une histoire. Il n'y a pas eu de dictature à la suite de la dette. C'est monsieur Nestor Kner. Il y a pas eu de dictature. Oui, moi je vous parle de celle-là qui a décidé devant tous les économistes qui prétendaient qu'il fallait payer, qui a dit je ne paye plus. Et monsieur l'anglais qui est là, comme tout le monde le sait, comme moi, cette dette ne sera jamais remboursée. Monsieur Atali, osez dire le contraire devant les spectateurs. À aucun moment, pardon, maintenant c'est l'émission où je suis l'invité, je voudrais pouvoir développer ma thèse. Cette dette ne sera jamais payée. À aucun moment, jamais
dans l'histoire des dettes de cette ampleur n'ont été payé. De la même manière que jamais les États-Unis d'Amérique ne sont la masse de dollars qu'ils ont mis en circulation et qui ne correspondent à aucune valeur matérielle. Par conséquent, le monde entier est menacé par ce fait-là à l'intérieur duquel se pense la politique des Français et la politique de l'Europe. Cette dette ne sera jamais payée, monsieur. Plus on essaie de payer cette dette et moins on y arrivera. Ce qui veut dire que vous allez ruiner tous ceux qui ont prêté à l'État qui ont monsieur Atali, je ne veux pas n'offensez pas votre propre intelligence. Nous parlons d'histoire, monsieur Monsieur Atali, écoutez-moi. Nous parlons de l'histoire. Il y a que de quelle manière peut-on s dette importance ?
par la guerre, par l'inflation. Voilà. Voilà les trois façons et vous oubliez un cas, c'est curieux, vous l'avez pas prévu. Rembourser en faisant une politique d'austérité. C'est ce qu'ils font. Et bien même monsieur l'anglais qui n'est pas spécialement un ami dit sens. C'est quand j'ai parlé. Non non mais je vais vous lire du l'anglais parce que comme ça au moins la soirée aura son sens. Voici ce que dit monsieur l'anglais. Bon sang de bois. Tu paris que je la pas C'est votre réponse que je voulais monsieur. Il dit alors que ces dettes sont bien trop lourdes pour être jamais remboursé. C'est engauchiste ce l'anglais. Si la crise dure, c'est parce que nous refusons d'admettre cette évidence. Et vous Jacques Atalie, vous le savez comme moi. Il y a donc quatre manières d'en
sortir. Une qui est la mauvaise, c'est celle qu'on applique. Qu'est-ce qui reste ? La guerre. Ni vous ni moi de la souhaitons. Qu'est-ce qui nous reste ? L'inflation. C'est l'inflation qui m'intéresse. Alors voyons très bien. L'inflation c'est une solution et je puisque vous avez cité vous préférez l'inflation ou la mort préfère l'inflation. Parfait. C'est c'est alors chiffrez cette inflation don des dettes européennes mon les monétisé par la banque centrale européenne combien d'inflation ? C'est là la ce que je voulais qu à 5 points. C'est ce que me dit le professeur Jacques Généreux et la commission économique du Front de gauche me dit ça représente 4 à 5 points. Et ben viv les qu à 5 points et rendez-nous notre boulot. Permettez-nous de vivre. Arrêtez de nous faire payer
une dette que personne ne remboursera. Jamais. Possible ou impossible. Jacques Cathal vous avez cité monsieur l'anglais. J'ai moi-même beaucoup écrit sur cette question et je pense et je raison que j'ai tort. Vous avez raison à l'échelle européenne pas à l'échelle nationale et vous êtes en charge d'un parti qui veut prendre le pouvoir en France. Moi je vous dis si vous faites ça en France, vous condamnez la France à sortir de l'euro. Ça ne marchera pas si on veut parce que vous ne croyez pas la puissance laiss répondre. Moi je suis aussi favorable à un peu plus d'inflation mais il faut avoir conscience de ce que ça signifie. J'espère que tout le monde qui nous écoute voit ça. Athalie est en train d'expliquer plus l'anglais que j'ai pas tort surtout. Mais monsieur monsieur
Ouais. Non mais pendant des mois on a on m'a dit la politique du Front de gauche est irresponsable et là je m'en vais faire une manifestation le 5 mai contre l'austérité et tout le monde me jette des pierres. Monsieur Mélenchon, est-ce que je peux dire les gens qui viendront le 5 contre l'austérité qui auront raison ou bien ceux qui le disent de payer ici. Je sais bien mais c'est une image. Écoutez, arrêtez de bondir à chaque mot, on peut plus parler un peu de poésie de temps à autre qu'à l'échelle au moins européenne, c'est pas des fleurs qu'on m'a jeté he pujadas. Monsieur Pujadas, monsieur Pujadas. Moi aussi après tout je ce que je voudrais vous montrer ici c'est que votre politique devenez chatouilleux contageux qui vous a donné la mural. Allez-y, allez-y, allez-y parce que le
retourne. Votre politique n'a à mon avis pas de possibilité de s'appliquer à l'échelle nationale. Elle a une possibilité, laissez-moi aller bout, à l'échelle européenne. Pourquoi pas ? À l'échelle européenne, pourquoi pas ? Et si je peux me permettre de me citer la question, je l'ai écris de nombreuses reprises tout en sachant que l'inflation c'est un impôt sur les pauvres. Non non, laissez tomber l'inflation c'est Non mais laissez tomber ça c'est pas une phrase ça c'est pas un argument. Non mais c'est pas un argument. Si nous sommes des hommes l'inflation est un siflation permet à quelqu'un d'avoir du boulot, vous allez me dire que c'est un impô sur les pauvres. Bien sûr que c'est un impô sur les pauvres, c'est un impôt sur l'épargne des pauvres, c'est un sur les retraites des pauves
c'est un impôt sur les retraites des pauvres. C'est un impôt sur toutes les patriet. Je ne dis pas que ça va, je dis je dis que ça serait pire mais je le retraité qui a son gosse ou son fils ou son petit-fils qui a du boulot, il a pas besoin de prendre sur sa toute petite retraite pour lui donner un morceau. Donc sa situation s'améliore même s'il y a de l'inflation. Maintenant, laissez-le parler plus de 15 secondes, s'il vous plaît. Jeanlu C'est pour ça, c'est pour ça que je pense que l'inflation est bonne pour les jeunes et mauvaise pour les personnes au-dessus de 40 ans parce que eux ont une épargne. Dès que vous avez une épargne, l'inflation est mauvaise. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui dans la société occidentale en général, qui est une société qui a vieilli, le pouvoir a été
pris par les seniors plus de 40 ans. Et c'est pour ça que l'inflation est impossible aujourd'hui. Pas seulement allemand, mondialement et au Japon en particulier. Mondialement, le pouvoir a été pris. Tout à l'heure, nous savons que les Japonais sont des Japonais. Les Japonais sont une situation particulière parce qu'ils sont isolés. C'est un monde totalement impossible mais souhaitable d'après vous cette politique de l'inflation. C'est une politique tout à fait possible. Alors j'ai compris mais attendez c'est pas vous à qui on pose la question c'est à moi. Non non non non. Vous vous avez donné votre version. On parle par monsieur Atali m'a donné raison sur la première partie. Il a dit c'est jouable. J'ai dit c'est jouable seulement à l'échelle européenne. Oui pas à l'échelle
nationale. Et je pourrais décliner sur chacun des points de votre politique qui ne sont pas jouables à l'échelle nationale. Monsieur Athal je vous donne d' point. Moi, je pense qu'il y a toujours de la réserve et qu'en particulier, écoutez bien ça, l'État ntion est un outil pour parvenir aux objectifs européens. Vous ne croyez pas ? C'est sur ce premier point, vous me dites ce que vous dites monsieur Mélenchon est jouable à échelle européenne. Bien, comment fait-on à échelle européenne pour y parvenir ? J'ai évoqué tout à l'heure un cas extrême, la menace absolue. Mais vous savez, monsieur Atali, une menace suicidaire, donc elle n'est pas crédible. Et alors, monsieur Atali, vous devez dire la même chose de l'arme nucléaire. L'arme nucléaire n'est pas crédible en
tant que arme autre que suicidaire. C'est une arme costume mais elle fait réfléchir tous ceux qui voudraient nous agresser. Suire c'est une arme suicidaire et donc c'est pour ça qu'elle n'est pas utilisée. Non, c'est parce que les autres n'attaquent pas ou parce qu'on ne craint pas qu'il nous attaque. Non, monsieuralie, la vérité, vous voyez, c'est la différence que vous évoquiez tout à l'heure entre la tortue qui a une carapace et la grenouille. Voyez-vous, c'est ce qui fait que vous ne comprenez pas les rapports de force comme moi. Maintenant, je viens au fond. Monsieur Atali, disons ce soir quelque chose qui doit être entendu, sinon on aura parlé pour ne rien dire. Et je pense qu'on va se peut-être se retrouver sur ce point. Le gouvernement allemand CDU CSU de
droite a une ligne stratégique de puissance. Je vais prendre une hypothèse extrême. Comme elle est extrême, elle nous permettra ensuite de déduire des nuances. Supposez que les Allemands aient résolu de reconstituer une sorte de zone marque rebaptisée au reforort et que pour y parvenir, ils aient décidé d'en expulser toute l'Europe du Sud. Un scénario crédible. Scénario crédible. Supposons qu'ils aient décidé ça et observons que curieusement la crise finale est intervenue dans tous les pays de l'Europe du Sud. Portugal, Espagne, Italie, France est en cours de route, Grèce et maintenant voici la Slovénie un après l'autre. L'Europe du Sud est en quelque sorte poussée dehors. L'Europe du Sud est poussée dehors et les Français renoncent à jouer leur rôle en
quelque sorte de locomotive de cette Europe du Sud, en particulier en prenant appui sur la relation privilégiée qu'elle a avec le Maghreb à qui elle est liée par des liens du sang et des milliers de personnes et une mère commune en espace écologique à exploiter en commun. Les Français ne le font pas. J'irai plus loin en disant la francophonie qui pour moi est le vrai grand marché et la vraie grande puissance de la France. Donc nous ne manquons pas d'armes dans le rapport de force. Encore, faut-il accepter l'idée du rapport de force et depuis depuis ce matin, je ne suis plus seul à parler comme ça puisque Claude Bartelone dit il faut que ce soit une confrontation. Il ne parle pas d'une guerre avec les Allemands, il parle du fait qu'on parle cru et on leur dit
maintenant ça suffit, on va pas faire pour toute l'Europe la politique qui convient au retraités allemands qui ont besoin de retraite par capitalisation, c'est-à-dire de cours de bourse élevé et dans et d'un eurofort. Vous en êtes d'accord, monsieur ? Vous en êtes d'accord ? Je le sais, on ne peut pas dire monsieur Atali, monsieur Pujadas, le pire en politique, c'est pas la réelle politique, c'est l'irréal politique. C'est considérer qu'on a en face de soi des gens qui ma fois sont m par leurs affaires. À nous de mener les nép et il conclut, est-ce que cette philosophie dis donc, il répond pas, c'est lui qui me pose des questions. Oui mais regardez, on arrive au terme de ce débat. Vous avez largement plus parlé que lui par de parler avec moi, il y en a pas tant que ça.
Vous dites si c'est crédible et vous dites quelle est votre hypothèse à vous Jacqu pour y arriver. Pour moi euh cette tout le raisonnement de monsieur Mélenchon sur tous les sujets et je l'ai dit intéressant dans la finalité de long terme et l'engrenage l'engrenage de la mise en œuvre de sa politique c'est ou à un moment de basculer dans la social-démocratie traditionnelle parce qu'on peut pas faire autrement ou un engrenage de fermeture des frontières. C'est pour ça que j'ai dit bien sûr évidemment pas les Allemands aujourd'hui ils suivront les Français. Oui, mais ça c'est des mots à l'air. Est-ce qu'on peut connaître votre méthode à vous si vous en avez une pour tenter d'y arriver puisque vous avez je pense qu'il faut discuter très sévèrement avec les Allemands et
proposer aux Allemands un plan très cohérent qui soit un se doter au niveau de l'Eurozone d'un pouvoir fédéral ayant des moyens d'emprunter et on peut emprunter 1500 milliards pour investir demain matin. Ça on peut le proposer. Je pense que ça n'a pas de sens si on ne fait pas en même temps une avancée politique. Et pour ça, je propose de séparer le Parlement européen en deux en disant il y a un parlement à 27, il est à Bruxelles. Il doit y avoir un Parlement à 17 qui lui pas rapide que ma méthode votre affaire, mais on peut 14000 milliards d'euros parce que c'est le PIB annuel de l'Europe. 14000 milliards. Oui, mais ça c'est ce qu'on emprunte déjà par les nations, vous pouvez pas le compter deux fois. Mais vous pouvez pas le compter deux fois. Les États-Unis
d'Amérique, combien de fois ont-ils gagé leur PIB, monsieur Atali ? Exactement. Une fois puisque la la dette publique américaine c'est 100 110 % du PIB donc une seule fois. Mais c'est bien ce que je vous dis. Oui, mais nous on l'a déjà fait au niveau des États. Mais non, mais vous n'y êtes pas. L'organisme qui s'appelle Union européenne doit 0 €. Vous venez de répéter. Donc vous faites porter l'emprunt par l'Union européenne et monsieur si je veux trouver l'argent il me suffit d'aller prendre n'importe laquelle des banques françaises et de lui faire un emprunt forcé parce qu'elle empreunte à 0 % à la banque centrale européenne. Et c'est pourquoi votre ami monsieur le ministre Moscovici n'a pas donné de licence bancaire à la banque d'investissement qu'il viennent de créer
parce que sinon on pouvait emprunter autant qu'on voulait et à 1 % il ne l'a pas fait. Un dernier mot Jacquali. Voilà, il aurait tellement d'autres, j'espère que tout le monde suit tout ça parce que c'est j'aurais je voudrais simplement préciser que pour moi tout ce qui a été dit est inapplicable si ce n'est pas au moins à l'échelle européenne. Mais j'espère qu'on le fera à l'échelle européenne. C'est à l'échelle nationale, ça nous conduira à la Corée du Nord. Merci Jacquali pour ce débat de de haute tenue. Oui mais c'est terminé dans un quart d'heure second débat c'est l'ancien ministre UMP Benou Faru qui nous rejoindra. C'est pas bien. Il s'en va. C'est la corrigion. Se dit lui favorable. Oui, mais on a on a on a on a beaucoup parlé. On a été au fond du débat.
Mais ça ça vous choque pas, c'est pas violent, c'est correct, c'est courtois, c'est aimable. Le socialiste s'en va en me traitant de d'homme qui prépare la Corée du Nord. Enfin bon, voilà le bala ça. Oui, ça le balais. Oui, ça fait peur. Allez, en attendant, Benoît à Paris paru c'est Jeff Vittinbert qui nous rejoint pour la séquence pure politique. Vous vous rendez compte he ? C'est physique avec nous le 5. Oui, je crois. C'est la question rituelle hein. Bonsoir Jeff. Vous avez 15 minutes on va essayer de tenir temp que j'ai une manif monsieur Pardé entendre parler de ça à vous je vous en parler alors en tout cas bonsoir monsieur Mél Bonsoir monsieur on va pas parler de la Corée du Nord mais peut-être ma première question va va vous fâcher, je ne sais pas
puisqu'elle porte sur un sujet qui vous a agacé lorsqu'on en a parlé jusqu'à présent c'est les questions de patrimoine des hommes politiques. Vous avez dit et alors là je vais vous citer il y a quelques jours que cette histoire de patrimoine de révéler le patrimoine des ministres et bientôt des parlementaires. C'était je vous cite une histoire de gens J'ai pas compris pourquoi vous avez employé cette expression forte. Même s'il faut parler de rue et cru. Pourquoi ? Oui. Oui. Non mais bon. Alors évidemment je comprends que j'en Non non mais alors au-delà d'ot non le le fond. Pourquoi ce pourquoi pour vous c'est une sorte d'arnaque ? Qui ? Moi je fais de la la pédagogie politique. Je je dois faire penser, réfléchir, sursauter. Ma thèse est que le conflit crée la conscience parce que les
indifférents, bon ils sont toujours indifférents. Et puis les autres rfléchent Dieu. Non, il a dit une bêtise puis ah quand même il a pas tort. Et hop, en voici un qui passe de mon côté, un 2e, un 3e. C'est comme ça qu'on minite. Alors sur cette affaire, bien sûr que c'est un procédé. J'en foot, c'est cool comme expression. Regardez, il faut pas publier les patrimoines. Et voilà. Mais je vous pose la question, est-ce que vous avez d'ailleurs publié le vôtre finalement sur votre blog ? Donc finalement, vous l'avez fait. Mais j'avais déjà fait avant. Oui, mais vous avez injà monsieur V, j'étais invité chez monsieur Pujadas. qui à deux ou trois reprises me dit et votre patrimoine mais vous avez tout à fait le droit de pas le déclarer. J'avais déjà fait depuis un an, j'avais
pas compris que c'était ça pour ça qu'il m'avait invité. Et donc moi je parle de l'histoire de la politique de tout ça et au bout d'un moment comme il m'a agacé je dis mais on le publie le vôtre le patrimoine parce que vous vous y êtes à la télé toutes les semaines donc on pourrait se dire est-ce que cet hommel est vraiment indépendant ou bien il a un tel action du coup c'est question du capital il a plus rien à dire c'était une supposition alors j'en bien ça je m'en fiche monsieur ça m'est complètement égal ce que je trouve hypocrite ce que je trouve détestable c'est que on m'accuse moi d'avoir dit tous pourri ce que je n'ai jamais dit et c'est le président de la République qui est le premier ministre qui déclare que tous les élus sont suspects parce que
monsieur Cauzac ayant fait quelque chose d'inadmissible parce que c'est un menteur et un voyou, pardon si ça vous choque, un menteur et un voyou et bien alors tous les autres doivent déclarer leur patrimoine. Autrement dit François Hollande et Jean-Marcot inventé la loi des suspects. Donc on publie le patrimoine, laissez-moi finir, des suspects, mais on ne publie pas le patrimoine des coupables, car nous avons une liste de 3000 personnes qui ont des comptes en banque dans les paradis fiscaux et celle-là, on la publie pas. Ma question alors quelle est donc votre solution la solution de monsieur Mélenchon pour lever la suspicion qui pèse aujourd'hui sur les hommes politiques notamment suite à l'affaire CUSAC. Quelle est votre solution dans ce cas ? Ma solution c'est ce que dit madame
Rumanov. Allez-y. Voilà. C'est-à-dire le principe du mensonge, c'est que ça doit pas se voir. Donc je n'ai pas la naïveté de croire que quand je demande à quelqu'un de remplir des papiers, si c'est un menteur, il va marquer dessus. Je le dis pas. Non. Vous dites ce qui ne marche pas, mais qu'est-ce qu'il faut faire ? Ça ne sert à rien. Donc c'est pas c'est le système qu'il faut frapper, monsieur Vittuminbert. Il faut le frapper de deux manières. D'abord dans l'immédiat, il faut frapper les paradis fiscaux. Le président de la République dit qu'il va publier la liste des filiales des banques dans les paradis fiscaux. Quelle rigolade ! N'importe quel be temp, c'est écrit dedans. C'est pas la liste des filiales qu'il faut publier, c'est la liste des gens qui s'y
trouvent. Car il n'y a pas d'argent placé dans un paradis fiscal qui soit autre chose que de l'argent criminel. Parce que dans les paradis fiscaux, les fonds déposés par l'extorction de fonds, par la triche fiscale, par la prostitution et par la drogue garantissent l'argent des gens qui viennent placer leur sous-la pour pas payer d'impôt. Vous avez compris ? Donc qu'on commence par frapper à l'endroit où on doit frapper. Ça c'est la première chose. Mais la deuxième chose c'est qu'il faut détruire le système qui permet d'encotter par des institutions qui consentent toute la responsabilité au sommet et répandre l'irresponsabilité partout ailleurs. D'un autre côté, qu'il y a l'argent roi et que des gens circulent entre les deux et que tout le monde trouve ça normal. C'est ce système
qu'il faut casser, c'est-à-dire la 5e République et son irresponsabilité et d'autre part le règne de l'argent roi. Quant aux élus, si vous voulez les contrôler, il faut les contrôler politiquement. C'est-à-dire qu'il faut introduire dans la Constitution la possibilité de référendum révocatoire. C'est-à-dire que les gens peuvent, s'ils sont une liste dans certains nombre dire "Monsieur Marchain, monsieur truc, j'ai plus confiance, je demande qu'on vote pour savoir s'il est maintenu dans sa responsabilité." Vous voyez qu'il y a des solutions. Ce que nous voyons là est une comédie. Alors si vous dites une comédie, ah il a quelque chose à cacher. J'ai publié non seulement mon patrimoine, mais ma taille de ch, ma taille de chemise, tout ça grotesque. Mais pourquoi vous l'avez fait alors ?
Pourquoi je l'ai fait ? Oui, je vais vous le dire. Vous qui avez une volonté d'acier et vous avez semblé finalement céder au même parce que Oui, c'est ça. Parce que vous m'avez invité sur un plateau de télévision et m'a posé trois fois la question, monsieur Pujadas et qu'il aura suffi que Écoutez-moi. Oui, oui, ne faites pas l'hypocrite, monsieur. C'est pas bien. Ça vous va pas, vous avez l'air sympathique comme ça mais finalement vous l'êtes pas. Non, non, làdessus. Non, je vous ai pas incité à le faire. Je ne suis personne pour le faire. Est-ce que vous la Oui, mais attendez, monsieur Pujadas, ne faites pas l'innocent. Aussitôt les bandes d'extrême droite qui depuis maintenant 3 ans publient continuellement sur internet le fait que soit-disant je gagnerai 37000 € que je posséderai je ne
sais pas quoi, ont aussitôt commencé à dire il ne veut pas publier son patrimoine et votre collègue du journal Le Monde votre collègue du grand journalisme de révérence n'est-ce pas a écrit il s'en est tiré par une pirouette c'était donc un guet tapant il s'en est tiré par une pirouette en publi pourquoi avoir parlé de vos mensurations pourquoi avoir tourné cette procédure au ridicule et ne pas avoir tout simplement fait comme les ministres en donnant des par je suis pas ministre parce que la loi n'a pas été votée et j'ai donc raconté mon patrimoine et je me suis moqué de ceux qui ont inventé ça. Je ne suis pas quelqu'un qu'on fait sauter à la corde et comme moi des millions de français savent que tout ça est une pitrerie. C'est une pitrerie. La vérité c'est qu'il faut publier la liste des
gens qui sont réfugiés dans les paradis fiscaux. Il y a une liste de 3000 personnes. Je l'ai déjà dit mais je le répète parce que vous avez pas l'air de compr on encha parlé de votre vision du monde avec Jacques Atal. Moi, j'ai créé une sorte de rubrique qui s'appelle le monde selon Jean-Luc Mélenchon, hein. On va voir un plein sa que c'était le titre le monde selon Garp. C'était pas mal Johning, mais là c'est le monde selon Jean-Luc Mélenchon. On a choisi vous qui interprète Jean-Luc Mél. Non, non, ben il faut bien trouver un [raclement de gorge] titre. En tout cas, on va choisir des points chauds de la planète. Pas forcément. Monsieur Mélz-nous parce que sinon on n'y arrivera pas. Premier lieu où on va se rendre si vous voulez bien, c'est au Mali. Puisqu'en janvier, vous étiez l'un
des rares hommes politiques français à contesté cette intervention de la France, l'opération Servale. Vous disiez, je vous cite, la France n'a pas vocation à être le zoro de la planète. Est-ce que 3 mois plus tard, au vu des résultats, l'intervention a permis de refouler les islamistes ? Vous avez toujours cette les islamistes Oui. Qui qui qui men des islamistes, vous ? Moi, je pense que c'est des trafiquants de drogue et des marchands de cigarettes et des voyou. En tout cas, ma question est est-ce que cette intervention était utile selon vous ? Finalement ? Quoi finalement ? Pas finalement, ma l'intervention était utile selon vous ? Écoutez, entre un raisonnement et un fait, il y aura toujours l'écart du réel. Mon raisonnement au point de départ, vous avez remarqué comment j'ai posé la
question ? J'ai dit au nom de quelle déclaration de l'ONU intervenons-nous ? Il n'y en a pas. Il n'y en a pas. Hm. Et c'est notre ambassadeur à l'ONU qui l'a reconnu. Deuxièmement, quels sont les buts de guerre ? Voilà les questions que j'ai posé. Qu'est-ce qu'on vient faire ? Jusqu'où on va ? Et quand est-ce qu'on s'arrêtera ? C'était pas dit. Au début, nous venions frapper des colones d'islamist. Support une réponse. Trème élément, à qui va-t-on remettre les territoires libérés ? Au tout à règle indépendantiste ou à l'État central malien ? Et si c'est l'état central malien, à quelle autorité démocratiquement constituée va-t-on le faire ? Voilà mes questions, répondez à ces questions et je demandais pas à vous monsieur Binbert mais au dirigeants français réponse Walou, il y en a pas eu.
Très bien. Il y a nous sommes là et nous avons tapé 400 parce que maintenant je viens au détail technique que je connais très bien. Donc vous vous êtes abstenu. Les députés du Front de gauche se sont encore abstenus il y a quelques jours. Absolument. Pour prolonger l'opération, nous sommes abstenus. Mais vous ne répondez pas sur finalement. Nous sommes nous sommes des hommes politiques responsables, des élus du peuple. Nous attendons donc qu'on répondent à nos questions. Si vous ça ne vous dérange pas de penser que la France intervient sans mandat international, sans but de guerre connu et sans système d'alliance, vous ça vous dérange pas. Moi si ça me dérange parce que maintenant nous sommes tout seul. On cherche à savoir Jean-Luc Mélenchon d'après vous on aurait pas dû intervenir.
Mais ça c'est votre façon à vous mais c'est la question qu'on vous pose. Tout le monde a envie de savoir si vous pensez qu'on aurait dû ou pas intervenir. C'est c'est je dois mal m'exprimer. J'en suis désespéré. Je comprends pas. J'essaie de vous faire comprendre quelque chose et vous revenez tout le temps comme des moulins. La même question monsieur Mélenchon, vous nous expliquez le contexte de vos monsieur votre réponse. Quand vous êtes un élu politique, la question est pas de savoir ce que je pense, c'est qu'est-ce qui est bon pour le pays. Est-ce que vous trouvez normal que la France intervienne ? Vous m'avez interrogé d'abord sur l'expression les euros. Est-ce que vous trouvez normal que la France intervienne sans mandat international ? Au nom de quoi
décidons-nous que nous intervenons dans un pays ou dans un autre ? Ça a pas de sens pour vous. Ça n'a pas d'importance. Alors chacun fait ce qu'il veut. Nous sommes français, nous sommes armés, nous intervenons. Maintenant, je vais vous dire pourquoi je suis très je trouve cette affaire très suspecte. Je n'en conteste pas la réalisation technique. Les armées ont fait un travail parfait. Mais c'est pas de ça dont on parle. Moi, je suis pas là pour commenter les exploits de nos militaires. Je suis un responsable politique et donc j'ai le droit de poser la question suivante. Pourquoi me raconte qu'on a été pris par surprise et que si on n'intervenait pas en 48 he sans avoir consulté le parlement, les islamistes parce qu'on les a repeint comme ça eux vont prendre
ce sont vont prendre la capitale. L'inverse n'est pas prouvé en tout cas et ils ne l'ont pas pris. Écoutez-moi, monsieur Vittimbert. Seuls des naïfs peuvent croire que nous avons été pris par surprise parce que nous disposons des moyens de surveillance et figurez-vous que 400 pickup qui se mettent en colonne avec de l'essence pour faire 1800 km ne s'assemble pas par surprise et que le fait qu'ils aient décidé de le faire qui est stupide militairement ne s'est pas non plus produit par surprise. Quant à l'armée française qui est intervenue, elle ne pouvait pas intervenir avec 1000 hommes par surprise. Tout ça a été préparé de longues mains. Ben je crois qu'on a compris votre position. Vous avez compris. Je n'aime pas sauter à la corde et qu'on me dise alors vous
êtes pour vous êtes pour hein. Naturellement il faut libérer. Écoutez déjà fait pas vous mais on me l'a déjà fait pour l'Irak. Il y avait des armes de destruction massive à chaque fois il y a des grands arguments et à chaque fois il y a une politique. Les téléspectateurs se feront leur idée à travers votre réponse. Volum on va changer de pays. On va en Chine où se trouve content que les gens soient tranquilles maintenant parce que ça va mieux. Très bien. Alors, on va en Chine puisque vous savez que François Hollandier est en visite depuis quelques heures. Il y passe d'ailleurs 37h. Est-ce que euh ça vous choque qu'il n'y passe que 37 he comme le disent certains ou au contraire peut-être ce qui vous interpelle c'est que la question des droits de l'homme ne
soit abordée que dans des conversations privées qui n'est pas rencontré de dissident par exemple. Quel regard vous portez sur cette visite ? Est-ce qu'il faut parler des droits de l'homme en Chine ? Dis avec les Chinois est vital. Oui, comme je l'ai dit écrit de 1000 manières, j'ai été repas en ami du gouvernement chinois, ce qui n'est pas mon cas. Je n'ai jamais eu de lien particulier avec le parti communiste chinois. Moi, au contraire de l'UMP qui a un accord, vous savez que l'UMP a un accord d'amitié, de coopération avec le parti communiste chinois. Donc moi, non, le PG n'a pas ça et le front gauche, personne n'a ça. Donc euh discuter avec les Chinois est vital. Et les droits de l'homme ? Répondez à cette question s'il vous plaît. Oui, les droits de l'homme. Oui, oui,
oui, oui. Sûr. Oui, oui. Les droits de l'homme. Les droits de l'homme, répétons-le deux ou trois fois si vous voulez. Voilà. Non, une seule. Les droits de l'homme. Il faut en parler. Les droits de l'homme. Allez, sur Mélenchon. On vous écoute, on vous écoute. Écout droit de l'homme, oui, on vous écoute. Vous terz en arrêtez avec ça. Arrêtez avec ça. Arrêtez avec ça. Nous parlons de choses sérieuses. Les droits de l'homme sont dans les choses sérieuses. Mais l'organisation de nos rapports avec la Chine, 1 milliard 400 millions d'habitants qui est une puissance qui va être la première du monde mécaniquement. Ils en ont pas envie. Ça leur fait peur d'être en cette situation parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils sont prêts à l'assumer. Parce qu'ils savent que le
jour où ils deviendront les premiers, la masse de dollars qui est en circulation dans le monde risque de s'écrouler et ils en ont eu même des paquets chez eux. Donc, ils ont proposé qu'il y ait une monnaie commune de référence. Voilà les sujets sérieux qu'il faut discuter. De la même manière, le protectionnisme solidaire, ça veut dire discuter avec les Chinois produit par produit ce qui sort de chez eux et qui rentre. C'est plus important que l'indépendance du Tibet par exemple. Pardon ? C'est plus important que les revendications des Tibétains. Qui de quel tibétain ? parler des tibétains qui vivent de ce que vous connaissez vous non de ce que vous connaissez pas alors la question de l'indépendance du va être réglée par ces deux messieurs d'un revers de main parmi les droits de
l'homme. Alors vous n'y connaissez rien par il y a une centaine d'immolation oui d'immolation par le feu ex ou c'est-à-dire que quelqu'un a donné la consigne qu'on s'imole par le feu. En France il y a pas de consignes là-bas il y a des consignes. Écoutez-moi. Il y a une revendication vous ne l'ignorez pas. Vous pouvez pas traiter cette cette revendication d'un revers de vous. Je vous pose la question pas demain. Je voudrais pouvoir m'exprimer sur le sujet. La République française en 1965 a reconnu la Chine en tant qu'état souverain dans ses frontières actuelles. Vous deux messieurs, vous pensez que la France doit reconnaître l'indépendance du Tibet comme vous êtes extrêmement pointu sur le sujet. Vous êtes en état de me fournir. On vous pose la question tout simplement.
Mais attendez si vous faites plus que de poser la question vous venez de me rappeler qu'il y avait eu 100 imolation comment vous monsieur parce que vous êtes semblé considéré que personne n'avait de revendication au Tibet. Je n'ai jamais dit ça. Je sais très bien qu'il y a des revend peut-être à tort mais vous avez compris ce que vous avez envie de comprendre comme l'autre qui s'en va en me balançant la Corée du Nord en partant. Alors on va pas parler de la Corée du Nord, il faut qu'on parle d'un trè pays. Oui mais je voudrais terminer. Non mais c'est vous qui avez abordé la question du Tubet. Monsieur Vittinbert, vous vous intéressez aux questions internationales. Donc vous connaissez la position traditionnelle du Dalaï Lama qui est d'instaurer un état théocratique
dans lequel l'équivalent de la charia bouddhiste serait appliqué. Et cet homme-là prétend que le Tibet indépendant doit être dans ses frontières historiques. Ça représente le quart du territoire de la République populaire de Chine et qu'il faut en expulser ce qu'il appelle les colons, 100 millions d'habitants. Vous trouvez que c'est une attitude raisonnable et que moi qui prétend diriger ce grand pays qui s'appelle la France, je dois dire "Oui, bravo monsieur, quelle bonne idée. Amputer la Chine du quart de son territoire, en expulser 100 millions d'habitants. Ah oui, ça c'est une bonne idée. Vous devez entendre les revendications qui s'expriment. C'est stupide, c'est provoquer la guerre. Je ne veux pas de la guerre. On a compris votre position. Dernier point. Dernier point. Dernière
étape dernière étape sur le planisère l'Italie. Alors l'Italie dernière étape, on va vous savez que là-bas, il y a un homme qu'on compare à vous la parole, il y a ni Cuba ni le Venezuela. Qu'est-ce qui m'arrive ? Si vous voulez, on peut faire on peut faire le Venezuela mais ça sera pour une autre fois peut-être. Donc puisqu'on va parler de l'Italie, a un homme qu'on compare à vous là-bas, c'est BP Grillot. Avant de vous entendre, on va l'entendre lui. C'est un reportage d'envoyé spécial de la semaine dernière. Ils doivent tous rentrer chez eux. [cri] Ils ont désintégré ce pays et en plus ils sont à la télé en train de nous dire ce qu'il faudrait faire pour régler les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés. Ils doivent disparaître. Ils doivent disparaître avec des nounous qui leur
feront même des caresses. Elles leur diront "Viens, viens puis stop, c'est fini." Mais avant de partir, un petit contrôle fiscal sur ce qu'ils ont volé car ça ils doivent au moins le rendre. C'est un minimum. Alors ça vous ça vous plaît ce discours ? Vous avez vous y retrouvez ? On dirait qu'il s'en aille tous. un petit peu ça le combalisé. Alors euh distinguons deux choses. La personne de Bpé Grill, moi je ne le soutenais pas hein. Euh je je n'ai jamais soutenu et je ne suis pas d'accord pour le soutenir pour la raison qu'il s'en prend aux immigrés et aux syndicats. Donc nous il est contre le système et vous vous l'avez dit tout à l'heure, vous l'êtes aussi contre le système. Je suis pas italien moi. Non mais je vous demande si vous êtes proche de lui. Je suis en train de vous répondre.
Excusez-moi. Bon je suis en train de vous répondre que lui est contre est de manière extrêmement agressive hostile aux immigrés. Je ne suis pas cette position. Il est agressif contre les syndicats. Ce n'est pas ma position. Donc le programme politique de monsieur Bpécri n'est pas le même. Maintenant, monsieur Vittbert, ne nous arrêtons pas aux apparences. Que se passe-t-il en Italie qui devrait faire réfléchir tous les grands intelligents, comment le peuple italien qui est un peuple éduqué, développé, cultivé, qui a une histoire magnifique, pourquoi se retrouve-t-il sur cette positionlà ? parce que ils veulent dire un message politique. Ce message politique c'est tous dehors. En Espagne c'était ton en Tunisie c'était dégage. En Égypte c'était dégage. Dans toute l'Amérique
latine, c'était que c'est todos, n'est-ce pas ? Et c'est aussi votre c'est le titre de mon livre qu'il s'en ailleent tous. Et ma politique, c'est le balai, c'est-à-dire des élections et le changement de constitution. Je suis pour un changement de constitution pour passer à une 6e République et ce sera une assemblée élue, une assemblée constituante avec des gens qui ne peuvent pas venir d'une autre assemblée et qui ne peuvent pas être élus à une autre assemblée qui doivent fabriquer cette nouvelle institution républicaine. Voilà ce que je souhaite en effet. Mais ça ne fait pas de moi quelqu'un qui se trouve du même côté que monsieur Grillot car nous n'avons pas la même vision du développement de nos patri respect. Merci pour cette réponse. Deux dernières questions
dernières questions. Puisque vous avez parlé des élections euh nationales, j'imagine on va plus proaiquement parler des prochaines. Les municipales, vous allez être alliés des européennes. Mais on va parler quand même des municipales. Vos alliés, ce sont euh les élus du Parti communiste. Vous en avez parlé tout à l'heure, on les a interrogé hier à l'Assemblée nationale au micro de Florence Bouquer. On va voir que ils ont un avis finalement assez mitigé sur votre personne. Écoutez-les trois députés. Ah ça c'est il réagit pas en collectif, il réagit toujours en l'individuel et que c'est pas c'est pas comme ça qu'on fait la politique. Je suis désolé la politique ça se ça se fait avec les contributions de tout le monde. Il décide tout seul de la manif. Aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon a
peut-être des petits fantasmes quand il se dit je vais être premier ministre. Ce qui me semble juste aujourd'hui, c'est pas de balayer les forces politiques. Ce qui me semble juste aujourd'hui, c'est de rassembler, c'est de construire. Pardon ? Comment vous expliquez cette c'est ce sentiment ? On aimession trou un petit peu trop perso le dire vite non mais attendez je c'est la grosse manipe votre affaire du tout pourquoi vous avez pas interrogé Marie-George Buffet pourquoi vous avez pas interrogé Pierre Laurent ah ils étaient pas là mais c'est la vérité en tout cas répondezvous été cherché des gens qui ont déjà exprimé le front de gauche c'est pas l'armée hein chacun pense et fait ce qu'il veut dans sa tête et après nous avons des décisions collectives donc arrêter ce
numéro il n'y a aucune décision personnelle toutes les décisions sont collectives et dans ce pays, il y a pas une autre réunion que la nôtre, celle du Front de gauche avec neuf parties dedans et bientôt 10, n'est-ce pas ? Où nous discutons toutes les semaines. Vous croyez qu'on prend des décisions tout seul ? Jamais. Jamais. Les décisions sont toutes collectives. D'accord ? Donc ils ont tort. Donc ils ont tort. Vous l' tout pris. Il faut que faut que ça saigne hein. Sinon ça va pas. Mais écoutez-moi maintenant. Maintenant nous allons considérer les trois personnes. Ce qu'a dit André Chass je suis complètement d'accord avec lui. Il ne s'agit pas de balayer les partis. Je suis d'accord avec lui. Il ne s'agit pas de faire autre chose que de rassembler. Le 5 mai, on va voir s'il y
a une gauche dans ce pays et cette gauche, elle va être dans la rue. C'est pas la droite qui a gagné. C'est pas le MDEV qui a gagné. Je suis d'accord avec Chassille. Nous allons rassembler et je vais vous dire mieux. Je suis dans une situation maintenant avec le Front de gauche où c'est à nous de représenter tous ceux qui ont voté à gauche au premier tour de l'élection présidentielle, même ceux qui ont pas voté pour nous parce qu'ils n'ont pas voté pour ça. Monsieur Mélenchon, à ce sujet, vous dites qu'aujourd'hui à propos de la gauche, excusez-moi, vous dites aujourd'hui qu'il y a une course de vitesse entre vous et le Front National. vous l'avez dit dans une interview à la presse régionale pour reprendre un petit peu les les fables qu'on évoquait tout à l'heure. Là, on a l'impression
aujourd'hui, excusez-moi que madame Le Pen est plutôt très loin devant s'il y a une course de vitesse. Est-ce que vous espérez être la tortue là cette fois-ci pour le coup qui qui arrive à la fin et qui va gagner ? D'abord, monsieur V, comprenons ce que les mots veulent dire. Je ne suis pas en compétition avec madame Le Pen pour faire pire qu'elle, comprenons-nous bien. Je suis en compétition parce que deux principes sont en compétition dans notre société. D'un côté le principe d'égalité et de l'autre côté le principe d'inégalité. C'est ça les deux blocs qui sont en compétition depuis un siècle votre principal adversaire aujourd'hui. Il y a plus rien entre madame Le Pen et vous. Mais pas du tout. C'est parce qu'elle est la plus dangereuse et que personne ne s'en occupe. Toute la presse l'a
dédiabolisé et m'a a diabolisé et a diabolisé le front de gauche. Voilà une première raison. La deuxième c'est que tout le monde a renoncé à la combattre. Les gens de droit de l'UMP et du reste font cause commune avec elle. Ils viennent de faire une manifestation contre le mariage pour tous. Ils se tenaient tous par le bras. Ils ont cessé le combat, c'est la même chose. Et les socialistes font rien. Les socialistes préfèrent s'en prendre au front de gauche. Regardez dans quel état François Hollande a divisé la gauche. Avant-hier, nous étions en train de nous congratuler sur le mariage pour tous. La gauche était rassemblée. Le lendemain, il décide de ne plus faire l'amnistie sociale. C'est-à-dire qu'il s'affronte à un secteur de la gauche. Cette ces gens,
cette équipe a passé, ces soliniens ont passé leur temps à nous diviser. Pourtant, vous allez continuer à diriger des villes avec eux, avec les socialistes aux prochaines municipales. C'est ça. Oui, avec les solériniens. Non, bah c'est excusez-moi, je vois pas la différence. Ah, vous la voyez pas. Mais les socialistes, les socialistes du Parti socialiste avec lesqu vous serez dans les vous n'appellerez pas voter madame Hidalgo à Paris ou monsieur Colom s'il y a une liste de droite mais si mes camarades passent en tête du premier tour parlons des municipales tranquillement au lieu de le prendre comme ça par un bout par un autre je sais plus pos il y a une discussion dans le front de gauche comment s'y prendre le sujet nous devons être en cohérence aux élections
européennes nous aurons notre propre liste et nous voulons passer devant les socialistes juste avant il y a les élections municipales dans les élections municipales c'est une autre logique qui est à l'œuvre c'est pas une élection proportionnelle C'est une élection à deux tours difficulté car dans nombre de communes, il ne peut pas être question qu'on s'affronte entre gens de gauche sinon tout est perdu. Donc il faut bien qu'on se retrouve. Pour qu'on se retrouve, il faut qu'il y ait des programmes de rupture avec l'austérité. Comment vont faire les socialistes localement pour approuver nationalement l'austérité et la approuver localement ? C'est ce que nous allons voir. Donc la question, elle est dans leur rang. Deuxièmement, les communes que dirigent des mes font de gauche. On va pas
chasser les socialistes qui sont avec nous en disant "Écoutez, vous faites une bonne politique avec nous, mais comme vos chef ne nous conviennent pas dehors." Non, on va les garder avec nous. Après, il reste donc toute une série de cas où les camarades vont évaluer ce qu'il faut faire. Et dans les grandes villes, la proposition de mon parti, le parti de gauche, mais ce n'est pas la résolution du Front de gauche qui n'a pas encore pris sa décision stratégique sur le sujet dans tous ces détails. Nous souhaitons-nous qu'il y ait des listes autonomes, je parle là uniquement pour le parti de gauche, qu'il y ait des listes autonomes et en tout cas dans toutes les grandes villes, notamment Paris au premier tour, mais c'est aussi le cas de Marseille, mais c'est aussi le cas de Toulouse et ainsi
de suite des capitales régionales. Cette discussion est ouverte, nous avons fait connaître notre proposition et maintenant on va parler. Que voulez-vous ? Ça me semble la difficulté, elle est pas on peut encore faire l'union de la gauche. C'est en résumé. Voilà au moins, ça dépend sur quel programme. Mais pourquoi vous résumez rien, vous embrouillez tout ? Je viens de passer 5 minutes à expliquer quelque chose et vous prenez la touillette et vous ramenez à la case départ. Non, ce n'est pas l'union de la gauche, monsieur V. C'est l'union sur un programme de rupture avec l'austérité, avec la finance. Monsieur Jeff Vittber et d'ailleurs le 5 mai, nous allons manifester contre ça. Vous l'avez noté tout de même. Et bien c'est de ça dont nous parlons. La difficulté, elle est
pas pour nous, monsieur Vittbert. La difficulté, elle est pour l'éluiste local qui vient de se faire diminuer sa dotation globale de fonctionnement, qui vient de se faire diminuer sa dotation d'investissement et qui doit dire "Oui, oui, je suis content, diminuez encore." Ou bien il dit "Non, je ne suis pas content." Tu es pas content, tu es avec nous. Merci Jeff. Merci monsieur Mélenchon. Examinateurs Hélène Jouan, Paolo Lévi, Guillaume Roquet, ils sont attentifs, ils n'ont pas perdu une mi
Bonsoir Benoît Apparu. Soyez le bienvenu. Vous avez été ministre du logement, vous êtes proche d'Alain Jupé. Je le disais, vous vous êtes prononcé récemment pour un gouvernement d'Union nationale. Vous nous direz peut-être tout à l'heure si selon vous Jean-Luc Mélenchon aurait sa place dans un tel gouvernement. Le chronomètre s'enclenche. 20 minutes, c'est à vous qu'il revient d'interpeller Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir monsieur le futur premier ministre. Si j'ai bien compris la thèse du soir, apparu. Ça fait 10 mois que le chômage augmente de 1000 personnes par jour. François Hollande nous avait dit exactement l'inverse pendant la campagne électorale. Pendant cette même campagne électorale, François Hollande avait dit "Je ne taxerai que les riches et pas les
classes moyennes." Et c'est les classes moyennes que l'on taxe aujourd'hui encore une promesse non tenue. Il y a 10 mois la campagne présidentielle on nous avait dit le pouvoir d'achat augmentera pour la première fois depuis 30 ans. Il baisse. Là encore une promesse non tenue de François Holland. C'est vrai que c'est pas vous qui avez été élu. simplement si mes souvenirs sont bons, vous avez appelé à voter François Holland au second tour. Je me souviens même qu'à l'occasion de ce second tour, vous nous avvez dit "Je vais créer un rapport de force, la thèse de la soirée et ils seront obligés parce que j'aurais voté pour eux et parce que j'aurais fait lire François Hollande, ils seront obligés de faire ce que nous demandons nous au frond de gauche." Le résultat, me semble-t-il, n'est pas à
l'ordre du jour. On a encore une information ce matin ou si j'ai bien compris votre espoir du moment l'annistie. Hop balayer. La question que je me pose en vous écoutant ce soir, c'est à quoi vous servez dans le paysage politique français ? Vous n'avez pas aujourd'hui d'influence sur ce qui se passe. Qu'est-ce que vous me suggérez de contraire ? C'est vous qui voulait être premier ministre. Donc c'est à vous de nous dire à quoi vous servez. Bon, d'abord euh je commence d'abord par vous féliciter. Bah oui, vous avez voté le mariage pour tous avec nous. Ça c'est bien. Ça prouve que vous avez du caractère parce que je sais ce que c'est que d'être un parlementaire isolé dans son groupe quand tous les autres sont pas d'accord. Et vous, vous avez deux mérites ou
je commence à m'inquiéter là. Oui, vous avez raison. Vous pouvez. Premier mérite, vous avez voté avec nous. Deuxième mérite, c'est que je savais pas qui vous étiez proche de Jupé. Je croyais que c'était Fillon. Non. Bon, vous avez mal relé au fich. Bah ouais, il y aura des sanctions. Mais je veux quand même poser ce point puisque vous et moi, on aura fait le même choix dans cette circonstance. C'est pas n'importe quel moment dans la vie du pays. Je voudrais rappeler qu'en 1981, monsieur Fillon, puisque je parlais de lui à l'instant et quelques autres ont voté contre la dépénalisation du crime d'homosexualité parce que jusqu'en 1981, c'était un délit en France l'homosexualité et il y a eu des hommes de droite pour voter contre et il y a eu
des hommes de gauche pour voter des hommes de droite pour voter avec nous. Donc hier, nous avons fait un progrès. Donc monsieur Apparu, ne dites pas ne dites pas que toute cette séquence aura été noir. Ce n'est pas vrai. Au moins au moins laissez-moi profiter de cette soirée là du vote de l'Assemblée nationale pour dire au moins on aura fait ça. Si vous voulez bien revenez 2 secondes à mon interpellation sera beaucoup plus simple. La question est très simple ou l'interpellation plutôt est très simple parce que je suis pas là pour vous questionner mais pour débattre avec vous aujourd'hui dans le paysage politique français à quoi vous servez ? Moi je suis dans l'opposition. D'accord. Jusqu'à preuve du contraire, c'est pas moi qui fait François Lang c'est vous. Alors viens
et c'est vous qui nous avez dit au moment de l'expéti qu'effectivement vous allez créer le rapport de force parce que vous étiez vous Jean-Luc Mélenchon avec la puissance de vos 11 % que vous alliez effectivement créer le rapport de force pour qu'il vous écoute qu'il vous entend. Écoutez, j'ai bien compris, vous avez déjà posé deux fois la question mais comme vous n'y répondez pas, je vous y ramène. Oui mais il faut il faut dans la vie, il faut se donner des petits moments de respiration joyeuse. Ah d'accord. Et là je pouvais avoir un moment de respiration joyeuse avec vous. que vous votez avec nous. Vous avez respiré maintenant, exprimez-vous. Alors, monsieur Apparu, ça m'ennuie de vous faire secours là, mais nous vivons dans une démocratie et il est normal en démocratie qu'on
exprime des points de vue. Mon point de vue n'est pas celui de François Hollande d'ailleurs vous aurez noté que j'étais candidat à être premier ministre. Attendez, j'ai d'abord été candidat à l'élection présidentielle et à cette élection présidentielle 4 millions de voix se sont portées sur le front de gauche. François Hollande a été élu avec 1 million de voix d'avance. Ce qui soit dit parenthèse, soulligne que j'avais raison de dire que monsieur Sarkozi n'était pas comme le disaient certains battu d'avance et il l'a fait sur une orientation politique extrêmement tranchée. Bien François Hollande étant élu avec 1 million de voix d'avance et nous ayant appelé à voter pour lui au 2e tour avec 4 millions de voix dans la balance, on pouvait penser monsieur apparu qu'en politique normale un chef
d'état fait une politique qui correspond en gros au mandat qu'il a reçu. Le deuxème tour sans nous il n'est pas élu. J'avais donc toutes les raisons de penser que sans me donner raison bien sûr ni au frond de gauche nous n'avions pas gagné cette élection présidentielle mais elle ne pouvait pas être gagné sans nous. J'avais toutes les raisons de penser qu'il ferait des gestes. Il il prendrait en compte ce que nous exprimons politiquement. J'entends bien, mais vous venez de nous faire exactement la même démonstration par rapport à l'Allemagne, à la finance mondiale. En gros, c'était le rapport de force que je créerai moi à Maton me permettra tout faire évoluer. Ben, vous avez déjà tenté, si j'ai bien compris, il y a un an de le faire avec François Handan, ça a pas marché, il vous écoute pas,
revendez là encore avec l'admistti, il ne vous écoute pas. Donc je comprends pas très bien votre raisonnement économique du soir et c'est pour ça que je voulais faire le lien entre les deux, c'est que votre raisonnement économique du soir qui tient exclusivement sur une chose, le rapport de force que vous voulez créer ne tient pas la route. Jacques l'a évoqué il y a un instant, on va y revenir dans de 3 minutes si vous le voulez bien, mais ça ne tient pas la route pour cette raisonlà. Alors non, vous vous trompez. D'abord parce que la partie n'est pas finie. Il y a un an que François Hollande dirige le pays. Ce n'est pas une affaire politicienne qu'il faut considérer. Ce qu'il faut considérer, c'est le rapport du pays et et à son peuple. Aucun d'entre nous,
suis apparu, n'imaginez que le président de la République n'avait pas compris, comme il en a fait la veu que la crise était si profonde et qu'elle durait autant de temps. Ça on l'a suffisamment expliqué pour ce qui nous concerne pendant la campagne. Moi, j'ai expliqué dans la campagne pas écouté en la matière malheureusement. Moi, j'ai expliqué dans la campagne que cet homme allait prélever 50 milliards, il en a prélevé 60 sur l'économie française et que ça nous amènera une politique d'austérité. Et ce qui se produit depuis, monsieur Apparu, cette politique en gros représente deux fois pire que les plans d'austérité de monsieur Fillon. Monsieur Fillon a fait deux plans d'austérité pour 17 milliards et est arrivé derrière Jean-Marquer qui a fait deux fois ou trois fois cette
somme puisque nous arrivons à 60 milliards. Comme c'est la même chose, lui pouvait penser que finalement le cycle allait s'interrompre et que l'économie allait redémarrer. C'est son raisonnement politique. L'échec est pas temp. Mais cet échec monsieur apparu mais c'est le vôtre aussi. Vous en êtes coresponsable. Attendez. C'est ça que vous devez assumer monsieur Mélenchon. Non apparu. Laissez-moi vous expliquer pourquoi non. Cette politique, celle à vôtre et celle de François Hollande, elle arrive à une catastrophe. Un an après, le chômage explose et ainsi de suite. Si ça été monsieur Sarkozi, c était de même. Non. Et je vais vous démontrer pourquoi dans Attendez, c'est un article de fois. Par conséquent, c'est ce que vous nous faites depuis le début de la soirée. Donc de grâce non
mais je suis je suis dans l'opposition à la politique du gouvernement sur sa gauche. Il reste une gauche dans ce pays. Monsieur Apparu, vous n'avez pas gagné et vous ne ferez pas un gouvernement d'union nationale avec monsieur Copé à sa tête comme vous l'avez déjà proposé. Non, ça n'aura pas lieu. Il y a une gauche dans ce pays et vous allez la voir le 5 mai. Vous allez comprendre votre douleur. Mais je viens sur ce que je suis en train de dire. Mon raisonnement normal, monsieur Apparu, vous êtes un démocrate comme moi et un républicain. Je vous reconnais complètement cette qualité, cette double qualité. Normalement, le chef de l'État constatant l'impasse de sa politique devrait dire "Je change la place du curseur." Et c'est ce qu'il va faire parce que nous savons que les jours du
gouvernement de monsieur Jean-Marquer sont comptés et on a bien compris que vous alliez le remplacer simplement. Mais attendez, non, monsieur Aparu, laissez-moi finir. Le chef de l'État doit choisir ou bien il persiste dans l'erreur, c'est-à-dire l'austérité et la soumission au MDEF, ou bien il se dit "Je vais rétablir l'équilibre et je revenons donc 2 secondes si vous le voulez bien sur l'erreur que vous notez en question. Pourquoi vous vous considérez que François Hollande et Jean-Marcot en font trop ? Moi, je considère qu'ils en font pas assez. Non pas dans l'austérité, mais dans les politiques de relance par non pas l'offre comme vous demandez mais par la demande." Pourquoi je dis ça ? Pour une raison très simple. Attends, c'est vous qui êtes pour la politique de
l'offre et moi pour la politique de la demande. Pourquoi je dis ça ? Pour une raison très simple, monsieur Mélenchon, alléger le coût du travail, on la connait. Voilà. Mais on va la refaire. On va la refaire pourquoi ? Pour une raison très simple. Vous allez le prendre aux gens, je vais pas vous faire le coup de la lunette il vous il faire le coup du stylo. Pourquoi je vous dis ça ? C'est original. Oui, c'est très original. Simplement là encore, si vous pouviez juste écouter de temps en temps les autres, ça vous ferait un plus grand bien. Rassurez-vous, sincèrement, ça fait du bien de temps en temps d'écout d'écouter la parole de l'autre. Ce stylo, le problème de la France, c'est quoi ? c'est quand on le fabrique en France, il coûte deux fois plus cher à fabriquer qu'en Allemagne et trois
fois plus cher ou quatre fois plus cher qu'en Chine. Tant que nous ne comprenons pas qu'en réduisant le coût du travail, nous permettrons de redonner effectivement la capacité productive à la France à redonner une industrie à la France, nous n'avons rien compris. et de mais je cherche pas à être original, je cherche à être juste et jusqu'à preuve du contraire, ça a marché en Allemagne, ça a marché aux États-Unis et ça continué à marcher aux États-Unis et ça marche dans tous les pays du monde sauf effectivement pour ceux qui n'impliquent pas, à savoir les pays d'Europe du Sud auxquels si j'ai bien compris vous voulez vous raller. Nous nous proposons nous préconisons effectivement une baisse très massive du coût du travail. Nous préconisons un allègement du contrat de travail et la
fusion probablement du CDD et du CDI pour effectivement donner beaucoup plus de souplesse aux employeurs. C'est ça qui nous différencie. Monsieur Holland, monsieur Hollande, pardonnez-moi, monsieur Mélenchon, non mais j'ai rêvé à un moment que vous étiez président de la République comme ça. Ça m'a hop là, je me suis dit tiens, ça va, je veux bien le faire. Je veux simplement dire la chose suivante, c'est que oui, effectivement, nous considérons qu'actuellement monsieur Hollande fait fausse route, mais nous considérons également que vous nous emmèneriez encore pire qu'ailleurs. Pourquoi ? Parce que tout à l'heure vous avez expliqu Oui, mais vous avez expliqué une chose sublime tout à l'heure. Si j'ai bien compris 1800 milliards de dettes, allez hop, on les efface d'entrée. On les
rembourse pas, on est tous très contents et effectivement on essaie de vous démontrer quoi les uns les aut mieux que cette caricature. Mais vous avez expliqué ça tout à l'heure. Ah bon ? Oui. Rien compris. Non, vous nous avez dit en gros je taperai du point sur la table en détail. Vous taperez du point sur la table et en tapant du point sur la table évidemment tout le monde sera tellement effrayé de monsieur Mélenchon qu'évidemment tout le monde ira Can nous diront non vous n'allez pas nous remboursé et ben ça malheureusement c'est la ruine des français Jeanuc Mélon je vous propose de répondre sur le coût du travail d'abord le premier point parce que la dette on en a abondamment parlé le coût du travail on en a pas encore parlé moi je respecte monsieur apparu je l'ai écouté et je
respecte ce qu'il dit je crois qu'il sait il se méprend sur ce que je dis je n'ai pas dit qu'on allait régler les problèmes en riant la dette on la rira par l'inflation j'ai expliqué Mais monsieur Apparu, vous m'avez entendu. Je suis sûr que vous finirez par vous y rallier le moment venu. J'ai expliqué comment on relancera l'économie française en organisant l'économie de la mer comme autrefois sous l'impulsion de gouvernement qui n'étaient pas les nôtres forcément hein. On a lancé la France sur l'espace, on a 50 % du marché mondial. C'est une décision de l'État comme on l'a lancé comme ça dans différents. Nous savons le faire nous les Français. Donc ne dites pas que toute ma politique consiste à dire on rille la dette. Maintenant je viens sur la question du coût du travail. Nous
avons en effet une lourde et grave divergence. Je demande que il y a aucune ambiguïté sur le sujet. Monsieur Apparu, vous pensez que c'est en allégeant le coût du travail que l'on avancera. Je pense moi que c'est en allégeant le coût du capital. Nous ne sommes pas d'accord. Les Français trancheront. On n pas besoin de se détester pour se dire ça et on a pas besoin de se caricaturer. Je ne dis pas que vous êtes un aigrié, même si je le pense parce que vous voulez faire travailler les gens. Qu'est-ce que vous voulez leur prendre de plus ? Monsieur Aparu un coup d'intelligence dans les débats, ça fait du bien de temps en temps, vous savez. Oui, mais moi je suis si je comprends, je ne suis pas intelligent d' Ah non, vous êtes que dans la caricature. D'accord. Vous êtes le bpé grillot
français. Effectivement, vous nous avez passé la soirée et nous faire rire. Alors, c'est très sympathique, hein. Ce soir, moi je pensais quand j'ai regardé dans la loge l'émission, je me disais tiens, est-ce que j'assiste à une émission politique ou est-ce que j'assiste à un one man show de quelqu'un qui en gros essaie de nous fruire toutes les 5 minutes et quand il fait par rire, il matraque tout le monde. Mais effectivement, c'est pas ma conception ni de la République, ni la démocraie. Apparu, vous avez bien raison. pas aimer que l'on tourne à j'aime pas qu'on m'appelle un aigrier non je vous le confirme. Non mais effectivement je le confirme. Je n'aime pas ça. Vous avez dit que vousz j'aime pas ça voilà mais je ne vous ai pas traité de négrier. Vous avez fait quoi
alors ? Je m'écoutez ma phrase ça revenait un peu à ça Jean-Luc Mélenchon honnêtement. Bon alors deux contre un c'est bon je jette les bouches. OK vous êtes un aigrier et du coup ça vous donne le droit de dire que j'ai passé la soirée à dire des choses sans conséquence et que vous ne voulez pas éer. Maintenant nous allons parler mais vous n'avez pas besoin de me mépriser pour me combat. Je vous méprise absolument pas. Ne méprisez pas. Je viens de poser une thèse. Je dis ce n'est pas la baisse du coût du travail qui est le problème dans notre pays, c'est le coût du capital. Ça sont deux thèses contraires. Vous êtes pour la politique de l'offre, je l'ai compris. C'est-à-dire en abaissant le coût du travail, François Hollande dit comme vous, en faisant des primes à la
compétitivité, il donne mais c'est ça en tout cas c'est sa thèse. Il dit "Je donne 20 milliards aux entreprises, produisez ce que vous voulez comme vous voulez. Je m'en fiche du moment que ça marchera pas. Ça ne marche pas." Et là nous avons une différence. pas faire le tour du monde avec monsieur apparu mais parce que ça n'a marché nulle part pour la raison que j'ai expliqué tout à l'heure il dit en Allemagne ça a marché vrai ou pas en Allemagne ça n'a marché qu'au détriment de tout le reste de l'Europe monsieur Pijadas abordons-nous la question de la politique allemande ou bien commençons-nous par répondre sur pourquoi le coût du le coût du travail rest sur le coup du travail si vous le voulez bien. Ben m'engueulez pas en plus vous me dites ça sur un ton là. Bon bref. Alors
vous dites c'est le coût du travail. Je dis non. Quand les travailleurs sont correctement payés, ils dépensent leurs payes, surtout dans les petites payes et les payes jusqu'au salaire médiant et même au-delà parce que le salaire médian c'est 1600 €. À 1600 € et même au-delà jusqu'à 2000, on dépense tout et on garde très peu à la caisse d'épargne. Par conséquent, tout ça donne de l'activité. L'activité ça donne des taxes et des impôts et donc les caisses de l'État se remplissent. Donc il peut à nouveau investir. Vous nous avez expliqué ce raisonnement particulaire qui ne marche pas. Bon mais si march malheureusement on a essayé à plusieurs reprises ça ne marche pas. Attendez ne nous jetons pas des certitudes parce que vous dites oui moi je dis non et cetera. Je jouais ça quand
j'étais gosse. Ça n'a pas de faim. Donc vous avez développé votre thèse, je développe la mienne. Vous on peut recommencer 10 fois dans la soirée, je ne vais pas changer de thèse parce que mon interlocuteur change. Je dis donc toujours la même thèse. Maintenant, il y a une deuxième thèse que je développe qui est que le coût du capital dans ce pays coûte très cher. On dit les marges des entreprises sont les plus faibles d'Europe. Oui, mais la ponction du capital sur le résultat des entreprises est parmi les plus considérables d'Europe. C'est nous qui avons les patrons qui ont les payes les plus élevées. tenter si bien que la France bat le record des millionnaires en dollars alors qu'elle n'a jamais eu autant de pauvres de son histoire. Et je vais vous en donner le chiffre exact que
vous [raclement de gorge] allez sans doute contester. Le coût du capital progresse deux fois plus vite que celui du travail. Les dividendes versées entre 2007 et 2012. Les dividendes versées + 27 %. Ouais. La masse salariale + 12 %. Le travail + 12 le capital plus. Je peux vous donner un autre chiffre si vous voulez puisque vous considérez qu'en France par exemple les riches ne payent aucun impôt. Ben je vais vous donner un autre chiffre si vous le voulez. Rappelez-vous simplement il un chiffre. Quel est le problème de l'analyse économique que vous portez ? c'est qu'effectivement et on le répète matin, midi et soir à vous comme monsieur Hollande, à force de vouloir taxer la terre entière à 100 % ou à 75, tout le monde va partir. Preuve en est d'une étude sortie récemment sur
les fortunes en Grande-Bretagne, les Français sont en 3è position derrière les Indiens et les Russes. Ça devrait vous interpeller quelque part. Et rappelez-vous un chiffre, ça devrait m'interpeller de quelle manière quelque part ? simplement si effectivement vous contestez pour ce qui vous concerne que tax les ris à 75 ou à 100 % c'est les faire partir vous le contestez vous considérez que ce n'est pas le cas ou en tout cas vous nous dites un jour que c'est pas le cas l'end tant mieux qu' pas très cohérent fin raisonnement je fini mon raisonnement pour vous rappeler un chiffre à mon tour 10 % des Français les plus riches en question payent 72 % de l'impôt sur le revenu 1 % des Français les plus riches payent 37 % de l'impô sur le revenu alors qu'il
représente 8 % des revenus. Ça veut dire quoi ? Que oui, en France les riches sont taxé et c'est normal. Les surtaxés, c'est les faire fuir et vous n'aurez plus rien malheureusement pour financer ce que vous êtes en train d'évoquer à savoir l'augmentation des salaires parce que si vous n'avez plus d'entrepreneur, qui va payer l'augmentation des salaires que vous demandez ? Monsieur Apparu, il est assez dommage que vous soyez un aussi mauvais sarcosiste parce que voyez-vous dans la campagne présidentielle au moins un point vous aura échappé. J'ai proposé d'appliquer en France ce que les Américains appellent l'exit taxe. C'est-à-dire que les gens qui partent à l'étranger et ne déclarent pas ne payent il payent dans le pays où ils sont mais ne payent rien à la France. Les Nord-Américains
obtiennent parce qu'on on sait où sont les gens que la différence soit payée au fisque nord-américain. Je propose qu'on fasse pareil pour la France. Je l'ai présenté devant monsieur Copé qui s'est moqué de moi en disant et voici monsieur Mélenchon qui est en rouge qui nous propose quelque chose comme aux États-Unis d'Amérique. Ah ! Et puis ensuite en soir à TF1 Nicolas Sarkozi dit je propose d'appliquer l'exit de taxe. Et il se trouve que la journaliste qui a de la mémoire. Madame Ferrari dit "Mais attendez ça, c'est monsieur Mélenchon qui le propose." Et il répond bah écoutez après tout pourquoi pas c'est pas une si mauvaise on a déjà vu la scène avec monsieur Causc il y a quelques semaines. On a déjà vu le débat donc vous pouvez le refaire le même si vousz.
Non j'étais pas Causc là. Je suis en train de vous parler, j'entends bien mais vous avez eu exactement la même scène il y a quelques semaines. Donc on pe tendance à vous répéter vous autres les libéraux et donc euh c'est vrai la situation donc le premier argument d'après lequel si l'on taxe trop tout le monde se sauvra et donc il y aura plus d'argent s'écroule mais non car ceux qui s'en vont de toute façon seront taxés. Deuxièmement et donc vous allez les taxer deux fois et en Grande-Bretagne et en France. Bravo. Oui et je vais vous expliquer comment on Et bien sûr les Britanniques vont l'accepter. Ça ça va ça vait mieux bien évidment que oui. Qu'est-ce que vous allez faire au britanque ? Mais écoutez, monsieur apparu, vous expliquez-nous concrètement com laissez-moi parler pour qu'on vous
l'explique. Monsieur apparu, vous ne le savez pas mais ça fonctionne déjà. Ah bon ? Et comment ? Oui. Ben je vais vous donner un exemple. Convention fiscale, sauf que faut être pour une convention fiscale. Attendez, le mien député européen, je suis taxé à la source par l'Union européenne puis je déclare ce que j'ai donné, ce que j'ai reçu et le fisque français calcule combien je devrais lui donner si j'étais en France. Et c'est sur cette cette différence qu'il devrait prendre. Et bien c'est comme ça que ça fonctionne. Donc les gens pont ce qu'ils doivent au fisque anglais et la différence de s'ils avaient été taxés en France ce qu'ils auraient dû donner au fisque français. Maintenant vous dites pour ça il faut être deux, il faut avoir des conventions
et bien en effet il faut être deux. Donc il faut commencer à discuter. Les Nord-Américains l'ont fait pays par pays car voyez-vous le nombre de pays concernés est extrêmement limité. Et savez-vous ce que nous dirons aux anglais à ce moment-là ? Nous leur dirons si vous voulez qu'il en aille de même pour les ressortissants anglais qui sont chez nous et qui sont nombreux, nous en sommes d'accord et ainsi nous harmoniserons fiscalement. Vous pensez donc évidemment les Britanniques signeront sans sans faire bien évidemment. Je le pense parce que dans l'univers mais écoutez, je vous en prie. Dans l'univers entier cette idée avance parce que tous les États s'y mettent et en ont assez de se faire détrousser. Et de la même manière je pense que dans l'univers entier, on va prendre des dispositions
contre les paradis fiscaux. Encore que vous aurez remarqué monsieur apparu et je pense que vous serez d'accord avec moi pour dénoncer cette situation. En 2009, lorsque s'est réuni à propos des paradis fiscaux, souvenez-vous, ils avaient dit qu'il y en avait 11 dans le monde qui étaient des paradis fiscaux le 2 avril. Le 9 avril, il y en avait plus aucun sur la liste. Ce qui signifie qu'il y avait un état d'esprit à l'époque qui était d'essayer d'éviter la taxation du capital. Maintenant, tout le monde en a par-dessus la tête. Les États veulent rentrer dans leur argent. Voilà pourquoi, monsieur Apparu, cette méthode technique dément l'idée d'après laquelle tout le monde seait. Quant aux impôts, je vais vous dire une chose. Je ne propose pas la taxe à 75 % et je suis
contre par% si j'ai bien compris. Écoutez-moi, monsieur Apparu, vous n'avez encore une fois pas bien compris. Je propose qu'il y ait 14 tranches d'impôts au lieu des 5 qu'il y a aujourd'hui. Parfaitement compris. Et là, oui, ben ça lisse les audessus de 360, vous montez de 30000 € par mois, je prends tout en effet. Et je voudrais vous dire, vous prenez tout donc plus un chef d'entreprise en France. Bravo. Parce que vous croyez que les chefs d'entreprise gagnent 300 € par mois. Vous n'êtes pas au courant. pls d'entreise maximum on justement la différence entre vous et moi monsieur Mélenchon, c'est que moi je me contente pas de dénoncer des problèmes quand je suis dans ma circonscription à Chalon en Champagneur, je me contente pas. Non, je vais pas vous faire pleurer. J'espère même que
vous m'aiderez dans ce combat là rapidement quand j'ai effectivement une entreprise de qui s'appelle Grand qui aujourd'hui effectivement est en dépôt de bilan local. Je travaille effectivement avec la CGT, avec le chef d'entreprise, avec les collectivités de droite, avec les collectivités de gauche pour trouver des solutions. Je me contente pas de dénoncer des problèmes et de jeter à la dicte populaire les bourgeois, l'échelle d'entreprise ou qui vous voulez ce que vous faites. Bah, vous avez passé votre soirée à faire ça. Vous vous avez l'impression que j'ai critiqué. Ah oui, d'accord. Clairement oui ça oui. Apparemment le CAC 40, il y a que ça qui vous mobilise. Le seul problème, c'est que le CAC 40 c'est 1 % des boîtes françaises et que vous oubliez qu'il y en a 99
autres qui travaillent différemment. Ils sont là pour aider aider les salariés là pour effectivement travailler avec conclusion de Jeanl. D'abord, je je voudrais totalement récuser une une insinuation. Je perdrai peut-être mon temps, mais moi je n'ai pas ce regard sur l'entreprise qui est celui de monsieur Apparu. À savoir l'entreprise ne marche que si on donne l'impression que l'enrichissement va être gigantesque. Ce n'est pas vrai. La l'immense majorité des chefs d'entreprise sont dans des salaires qui ne justifient pas l'idée qu'ils se font de leur de leur vote politique. C'est une erreur. Voilà. La l'entreprise pour moi c'est d'abord un collectif humain. Ça repose sur des qualifications professionnelles et c'est ce collectif humain qui m'intéresse et donc les
droits de ceux qui participent à ce collectif humain. Voilà pourquoi je défends. Je me contente pas de dénoncer. Je suis contre les licenciements boursiers. Monsieur Apparu. Je pense que peut-être vous voterez la loi le 16 mai. Nous sommes contre les licenciements boursiers. Je suis pour que on diminue à l'intérieur de l'entreprise Je suis pour qu'on diminue à l'intérieur de l'entreprise dans les actionnaires, les droits et les pouvoirs de vote de ceux qui ne prennent pas d'engagement sur la durée de leur placement. Voyez-vous, c'est une deuxième façon de traiter concrètement le problème de la volatilité du capital. Donc ne m'attribuez pas des positions qui sont uniquement celles caricatures de vos livres de propagande. Nous ne sommes pas les salles rouges qui passent leur temps
avec des pique à vouloir trimballer la tête du moindre chef d'entreprise vocabulaire. Merci à vous deux. Merci à vous deux. Merci de d'être venu aux examinateurs entre guillem. Ils sont trois en fait c'est physique la sélection ici. Voilà de gauche à droite Paolo Olvier Hélène Jant Guillaume Roquet Hélène c'est à vous. Chacun de vous trois va pouvoir revenir sur un point où vous avez trouvé Jean-Luc Mélenchon évasif, où vous n'avez pas eu les réponses qui vous satisfont. Vous trouvez bon, on dira ça ce sera la conclusion dans 5 minutes. On dira à la fin. Bonsoir Jean-Luc Mélenchon. Un mot sur peut-être sur votre stratégie politique. Vous avez cité à plusieurs reprises Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale qui a donné une une interview au monde dans laquelle il réclame un
acte 2 quinquena dans laquelle dans lequel dans laquelle il réclame également une une vraie tension avec l'Allemagne et non plus une tension amicale. Vous avez fait remarquer à François Langlais que vous étiez beaucoup moins seul qu'il y a quelques mois pour dire en gros que que l'austérité menait à la récession. Ça ça commence à diffuser, à infuser au gouvernement dans la majorité et cetera. [grognement] Je comprends pas bien pourquoi vous ne prenez pas la tête des États généraux de la gauche. Il y a des gens qui vous tendent la main. Pourquoi jouer la rue contre les partis ? Tout à l'heure, vous avez répondu à André Chassigne qui vous a dit il ne s'agit pas de donner un coup de balai. Vous avez dit oui, il faut pas balayer les parties. Pourquoi vous ne jouez pas
ce jeu-là du rassemblement ? Mais c'est ce que nous faisons madame. Vous êtes mal gauche dans la rue. Ah mais attendez, ne met la rue c'est autre chose appelle la rue. Non mais le la c'est une manifestation. La gauche dans la rue ça veut dire la gauche qui manifeste pas. Alors nous allons prendre les deux choses l'une après l'autre. Je commence par la rue si vous voulez ou par le rassemblement. Vous voulez ? Bon je vais donc commencer par le rassemblement et être aussi succin que possible. C'est François Hollande qui divise la gauche. C'est pas le Front de gauche. C'est François Hollande qui nous a mis de côté. Et jusque parmi nous, vous savez qu'il y a toujours eu une discussion sur le degré de discussion qu'on pouvait avoir avec la direction solférinienne. Il y a eu une discussion
normale entre nous. Certains disaient il faut pas y aller trop fort, on va trouver le moyen de s'arranger. Ceux-là se sont fait fermer la porte sur le nez, sur les doigts. Voilà. Par conséquent, aucun espace n'a été donné au front de gauche d'aucune manière, d'aucune sorte sur rien, même pas l'adourdi. Il y a des fissures dans dans cette gauche là aussi. J'y bien j'y viens. Ensuite, ça a été les verrs qui ont été maltraités notamment, vous le savez peut-être pas mais sur les propositions de loi qui déposent. Elles sont vidées et jetées à la poubelle. Le PRG qui est quand même le parti le plus proche du Parti socialiste avait un accord sur une question qui ne coûtait aucun euro, c'était ne faire qu'une seule circonscription pour les élections européennes. On leur avait dit oui, on
leur dit non. Tout le monde a été maltraité. Les syndicats ont été maltraités et divisés et on a jeté de l'huile sur le feu entre la CGT. Lui c'est le diviseur mais vous. Alors il a divisé. À chaque pas, nous avons passé notre temps à essayer de créer des passerelles, d'essayer de rassembler par exemple avec la gauche du Parti socialiste de madame Lindman et de monsieur Morel qui est la seule gauche apparente et délimitée. Et bien le dialogue est permanent. Plusieurs d'entre nous, notamment des dirigeants du parti communiste, mais aussi des membres du parti gauche sont membres du club de madame Lindman et nous dialoguons avec les verts. Les choses ont été encore plus loin avec Europe écologie des vers. Nous avons décidé de constituer des groupes de travail.
Comment ? Ensuite à l'instant Pierre Laurent avant-hier avec une délégation du Parti communiste a mis sur la table une proposition que nous faisons de tenir des assises du changement démocratique et social. Les les ver ont dit qu'ils allaient y réfléchir. Nous passons notre temps à essayer de recréer des liens. Mais comment pas des liens politiciens ? Des liens sur le fond, c'est-à-dire sur un programme concret, il faut changer de cap qu'on espère pas nous trouver dans des combines. Maintenant, je viens à ce que vous appelez la rue. Madame, mais il y a rien de péjoratif dans la rue. Pardonnez-moi si vous l'entendez. Très bien. Alors, je vous en donne acte et et n'en parlons plus. D'accord. Bien. Euh ce que nous appelons-nous la mobilisation, vous devez comprendre
quelque chose de très important pour nous. La manifestation, c'est une mobilisation qui demande des efforts considérables. Une marche citoyenne comme celle que nous organisons nécessite que des milliers de gens se disent "J'y vais, j'y vais pas, je mets des sous pour prendre le bus, pour prendre le train, je je vais faire du covoiturage." Chacun est ramené à lui-même dans une situation où la situation financière est très dure comme vous le savez. Et bien tous ces gens font un effort, un effort de conscience, tâche de convaincre. La mobilisation a une caractéristique. C'est une manifestation politico-ociale le 5 mai. Et à quoi va-elle servir ? nouveau qu'est-ce que pardon ? Je voudrais juste finir cette idée. Ce qui va se passer le 5 mai, c'est pas une
manifestation antihollande, c'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'austérité et la finance et le changement de système. La 6e République, qu'est-ce qui va se passer ce jour-là ? Vous allez voir la gauche dans la rue. Ça fait des mois qu'on la voit pas. Après et après qu'est-ce qui va se passer après ? Mais vous êtes journaliste, vous pouvez toujours savoir après ce qu' va Mais d'abord commençons par voir madame si nous sommes 100000 ce jour-là ou plus de 100000, 200000, ce sera un événement politique dont que François Holland ne peut pas contourner parce que là il s'agit pas de ses adversaires comme le sont les gens de droite, il s'agit des gens qui ont contribué à son élection et qui vont être les électeurs des élections municipales et européennes. Il ne peut
pas les mépriser. Donc la puissance de notre manifestation va d'abord montrer qu'il existe une gauche dans ce pays. Le MDEF et la droite n'ont pas gagné. 2e élément que nous avons des revendications concrètes. Vous allez voir dans la manifestation des gens réclamer le vote de la loi sur l'Annistie sociale, réclamer le vote de la loi contre les licenciements boursiers. Vous allez voir des gens dire une chose extraordinaire. Nous volons la 6e République. C'est un mod de très haut niveau de conscience politique. Voilà à quoi sert d'abord une manifestation, créer un état d'esprit et construire un rapport de forme Hollande ou bien il en tiendra compte ou bien il sera châtillé dans les urnes. Guillaume Roquet. Oui, monsieur Mélenchon, vous avez magnifiquement
parlé de de la force de la rue. Est-ce que pour vous, il y a une bonne et une mauvaise rue ? C'est-à-dire que vous le savez, depuis euh en 10 semaines, le mouvement contre le mariage et l'adoption pour les homosexuels a réussi à réunir entre 3400 et 1400000 personnes. Ça dépend des estimations, ça correspond à un mouvement de fond. Est-ce que pour vous cette ruel-à aussi doit être entendue ? Et est-ce que sur le fond vous comprenez que il y ait des millions de Français qui considèrent que baser la famille sur le le un couple formé par un homme et une femme pour garder l'affiliation est quelque chose de si précieux qu'il est légitime qu'on se mobilise ? Mais je le comprends parfaitement et je nous sommes une démocratie. Par définition, la démocratie c'est qu'on n'est pas
d'accord. Et quand une loi est votée, ça ne veut pas dire que ceux qui ne l'approuvaient pas doivent changer d'avis. La loi et la démocratie ne font qu'une chose. C'est un mode de prise de décision et nous acceptons la règle du jeu. J'ai accepté des dizaines de lois avec lesquelles j'étais en désaccord. Absolu. Mais si vous vous si vous vous manifestez, si vous organisez votre manifestation du 5 mai, c'est pour faire changer la loi, pour faire changer la politique. Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas cette ambition là aussi ? Pas la voix, je trouve ça parfaitement normal. Et ils doivent être écoutés. Mais bien sûr qu'ils doivent être écoutés, mais une décision politique est prise par les députés. C'est eux qui votent. Comment voulez-vous faire autrement ? Les
députés un par un ont levé ou pas levé la main. Il y a même eu des députés de droite qui ont voté avec nous. À l'instant, nous avions monsieur apparu qui a voté avec nous. Donc vous ne faites pas l'erreur de penser, écoutez, ne faites pas l'erreur de penser que ceux qui ne sont pas de votre avis sont contre la famille, contre laffiliation. Ce n'est pas le cas non plus. Regardons bien les choses comme elles sont. Mais voyez-vous, je ne ferai pas l'injure à ceux qui font ces manifestations contre le mariage pour tous dont je désapprouve les thèmes. Je ne leur ferai pas l'injure de les confondre avec la poignée de violents qui ont défiguré ces manifestations. Parce que nous nous sommes toujours tellement navrés quand nos manifestations sont défigurées par des violents. Nous n'aimons pas la
violence. Nous n'aimons pas davantage que ceux qui ne l'aiment pas du côté de droite. Nous sommes le grand peuple français. Nous avons l'habitude des confrontations et de la démocratie. La décision est prise, il faut s'y soumettre jusqu'à la prochaine élection. La prochaine élection capable de trancher cette question, c'est 2017, il y aura des législative et une élection présidentielle. Et il serait légitime que la droite abroche cette loi. Si la droite le propose dans son programme et que le peuple français y consent, si les députés le votent, oui, la décision sera légitime. Que voulez-vous ? La décision légale, c'est la décision légitime. Que voulez-vous d'autre ? Mais je fais moi le pronostic que personne ne proposera l'abrogation de cette loi parce qu'en Espagne, le
même débat a eu lieu et quand la droite a pris le pouvoir, elle a même pas proposer de retoucher la loi. Parce que pourquoi ? C'est un progrès de l'égalité civile, vous le savez monsieur, peut-être pas, vous vous n'en êtes pas d'accord, mais nous nous pensons que l'égalité c'est une seule et même chose, que ce soit dans l'ordre civil et c'est dans l'ordre social. Pour nous, il y a au fond dans ce pays deux camps depuis toujours et vous le savez comme moi. C'est pourquoi nous devons nous respecter depuis 1789, il y a ceux qui disent "Les hommes naissent libres et égaux en droit et cette égalité doit prévaloir dans tous les domaines." Et les autres disent "Écoutez, vous y allez trop fort, il y a des petits, des gros, des hommes, des femmes, des grands, des
riches, des pauvres, des intelligents et des stupides. L'égalité est un rêve fou. Et si vous voulez imposer l'égalité par la loi, vous ferez une violence à laquelle répondra une violence qui elle sera légitime parce qu'elle viendra de la nature. C'est ce débat que nous avons depuis de siècles et qui est tranché par des élections. Sauf que juste 10 secondes là-dessus, sauf que Robespierre n'a jamais dit que un enfant n'avait pas le droit d'avoir un père et à une mère. Non, en effet, je ne crois pas que le problème lui a été posé. Cependant, à l'époque, écoutez-moi, c'est pour ça que c c'est pour ça que cette référence historique me paraît soumise à la caution. C'est juste que je voulais dire. Non, c'est le principe d'égalité. Mais écoutez, pendant que nous parlons
ensemble de cet instant, à cette époque-là, la révolution a créé le suffrage universel, mais il n'était que masculin. Rares était ceux qui proposaient le droit de vote des femmes parce que ça paraissait contre nature aux esprits de l'époque. Et Robespierre fait partie des quatre personnes qui ont proposé le droit de vote des femmes. Comme quand il a proposé la citoyenneté pour les juifs, tout le monde a dit "Ah, les juifs aussi." Et bah oui, les juifs aussi. Ce sont des citoyens français comme les autres. Et cela a été adopté. Et personne n'est jamais revenu là-dessus. Bien voyez-vous personne ne reviendra jamais sur l'égalité. Paul Olivier, c'est à vous à le regard italien. Oui, bonjour monsieur. Bonsoir monsieur Mélenchon. Écoutez, pendant cette longue
émission, vous avez dit de très très belles choses. Vous vous êtes défini un philosophe des Lumières. Vous avez dit aussi que c'est mon ADN politique. La fin ne justifie jamais les moyens. Vous avez parlé de responsabilité, vous avez parlé de moral. Alors, en tant qu'italien, je me demande elle est où la cohérence avec ce langage un peu populiste quand même qu'on entend de temps à autre euh dans vos dans Qu'est-ce que vous appelez populiste, monsieur ? Faites-moi la grâce de me dire comment un italien définit ça parce que les Français en sont incapables. Alors, un discours populiste aujourd'hui dans une Europe en crise est un discours qui a un effet facile et qui a un effet direct sur les masses. Dire le grand
coup de balai en France comme vous le dites ou dire tout le monde à la maison, vous êtes tous pourris comme l'a fait Beppe et Grill en Italie. C'est des messages un peu simplices. Je n'ai jamais dit ça hein. Non, je je vous avez dit le le gros coup de balai quand même. Vous l'avez dit. Moi je ne dis pas tout le monde est pourri hein. Non mais disons, on peut faire on peut vous savez, il y a un jeu en France, on dit marabou de ficelle de cheval de bois et cetera. Non, on part d'un bout puis on arrive à se couper de l'autre bout. He pardon monsieur. On peut quand même monsieur faire un parallélisme en droit. Moi, moi je moi je le vois. Ah, vous avez le droit mais moi je ne le fais pas. Ceci dit, moi en tant qu'italien, je me sens voilà de de de pouvoir tracer un parallélisme et de
vous mettre en garde surtout parce que il faut se méfier de ce langage facile un peu simprait compte parce que il a emmené au moins dans mon pays au désastre politique. Donc est-ce que vous souhaitez enchaîner et commencer votre conclusion et je vous rassure dans ce pays le nous avons eu des fascistes nous aussi mais nous leur avons tordu le coup. dans la guerre pour qu'on arrive à nous imposer ça. Voilà, une trentaine de secondes chacun, c'est vous qui commencez Paolo. Avez-vous trouvé Jean-Luc Mélenchon cohérent, convaincant, euh tonique ou bien êtes-vous resté sur votre fin, vous allez trop loin là. Jean-Luc Mélenchon, voilà, on le connaît bien en tant qu'observateur. C'est un excellent orateur, c'est un grand tribun. On s'amuse beaucoup à
l'entendre. Il dit des choses très intelligentes, très souvent très légitimes aussi. Euh d'ailleurs, on est prêt tout le monde à se battre pour qu'il puisse continuer comme l'a si bien dit Voltaire à à les prononcer et ceci dit même si on n'est pas d'accord avec lui c'est ce que vous [raclement de gorge] sousentendez si on n pas toujours d'accord même si la chose inquiétante c'est un peu dommage dans tout ça de voir Mélenchon prendre de temps à autre une certaine dérive grilliste si je si j'ose dire même si comme il il a bien dit les programmes n'ont pas beaucoup à voir dans la méthode, dans le langage. Ça fend le cœur deant de temps en temps d'entendre un monsieur si brillant que ça. Voilà, des mots comme on a pu entendre, le
grand coup de balai. Bon, les salopards que vous avez quand même si vous l'avez pas prononcé directement, vous l'avez assumé quand même. Voilà. Voilà. C'est un peu dommage. C'est un peu dommage pour Mais ça va Hélène. Euh moi je trouve que le problème ou l'avantage avec Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'en fait on ne sait jamais qui on va avoir en face de soi. C'estàdire qu'on ne sait jamais si on va voir celui qui appelle le public à nous tomber dessus, nous couper la tête, la porter au bout des pics parce que vous détestez notre corporation. Si on va tomber sur le tribunicien, vous l'avez dit ça, vous la détestez. Fallait pas vous prendre au sérieux. Qu'importe. Écoutez, votre romanque et que je la respecte beaucoup. Elle est tout à fait brillante mais elle a une vision
romanesque de l'interview. Donc elle raconte comment c'est pas la seule fois c'est pas la seule fois où vous avez dit ça de cette corporation de journaliste ou donc si effectivement vous êtes le tribun pédagogue qui est passionné par son projet ça fait du bien dans une classe politique quand même un peu démoralisée dans un pays qui l' aussi vous apportez cette passion là. Alors ce soir on a eu les deux. Vous avez été parfois très drôle. Effectivement, moi le sketch des poissons de Lucini, des riches, ça m'a fait rire. Euh parfois euh plus alors populiste, ça vous plaît pas mais enfin parfois en tout cas violent dans les mots aussi. Quand vous assumez vous pouvez aussi entendre que dans ce pays divisé, on est plus en vie de quelqu'un qui rassemble que de quelqu'un qui continue à tout
diviser. Et puis on vous a on découvert mauvais joueurs quand même parce que ça vous a pas du tout plu l'histoire d'Ahalie qui vous balance la Corée du Nord juste avant de partir. Vous l'avez répété deux trois fois. Je suis blessé. Vous blessé c'est une dictature abominable la Corée du Nord. Imaginez-vous, je vous dise à vous, vous vous êtes qu'une un magnétophone de la propagande capitaliste. Vous dir pas bah vous direz écoutez non quoi c'est bon quoi, on se respecte, on a un peu de considération l'un pour l'autre même si on n'est pas d'accord. J'accepte pas que monsieur Atali sorte en disant il prépare la Corée du Nord, je ne prépare pas une dictature, j'aime la liberté, je suis un républicain. Comment peut-on comment peut-on faire des choses comme ça ? À quoi ça sert de qu'est-ce que ça
veut dire de me traiter de cette manière-là ? [grognement] Depuis des mois que ça dure. Faire des bons mots parfois violents, vous savez le faire, vous l'utilisez, vous ennusez, vous avez dit quand j'ai traité mes adversaires de de dictateur. c'est je sais pas entre et dictateur quel est le pire, mais on peut on peut se sentir touché par Mot et la phase du monde est changé. Allez Guill mais juste pour finir le 5 mai, ce sera un test quand même pour vous et je crois qu'effectivement tout à l'heure parce personnelle mais moi je suis rien làdedans. Je suis le porte-parole. Aujourd'hui c'est moi, demain c'est Bessac qui est là, c'est Clémentin Autin, c'est Martine Billard qui est là, mon camarade Pierel, mon camarade Christian Piqu Nous sommes interchangeables. Regardez-les comme ils
sont beaux. Et voilà Daniel Obona qui est là et mon camarade Coquel, arrêtez, c'est pas personnel, je dépend pas quelque chose aussi. aussi un test pour sur votre parl cru et dru. Est-ce que le peuple est-ce que non mais est-ce qu'il fait écho effectivement ou est-ce que quelqu'un d'autre fait plus écho que vous ? Évidemment Marine Le Pen et aujourd'hui on a l'impression que c'est quand même plus elle qui s'instoup. Guillaume bien sûr que nous vre conclusion. Bien sûr madame. Attendez mais il y a quand même un mot à dire madame Le Pen et la marque Le Pen comme Coca-Cola. Ils sont là depuis toujours. Ça fait 40 ans qu'ils sont là à dire du mal des Arabes et des musulmans. On connait. Il ne faut rien depuis 40 ans. Et ils arrivent à chaque deuxième tour en disant c'est pas
mon affaire, ça me concerne pas. C'est normal qui soit plus influ que nous. C'est plus facile de dire que la faute est à l'arabe qu'au banquier. Je mélang nous avez dit il y a quelques instants que que cet exercice n'avait rien de personnel. Bien sûr que si qu'il est personnel parce que la star c'est vous et vous le savez et depuis le début de cette émission vous vous considérez vous vous comportez comme une star et c'est une c'est une évidemment un compliment dans ma bouche parce que parce que vous avez tenu l'audience parce que quand vous nous parlez de tortue de radiateur de balai de grenouilles évidemment que vous captivez l'audience. Mais est-ce que il y a pas un risque ce que j'allais vous dire monsieur euh que on dit la parole directe au peuple en part en démocratie fin con
je vais mais je vais vous dire je vais vous dire le risque à mon avis c'est que de ce genre d'exercice oui le risque de ce genre d'exercice c'est que en fait vous apparaissiez comme un révolutionnaire pour rire non pas que vous soyez comique dans vos convictions parce que vous les avez mais parce que dans le fond vous savez très bien que vous êtes dans une espèce d'impass. Je pense que Benoît Apparu a eu la bonne expression quand il a dit rapport de force. Le rapport de force, il vous est plus négatif que jamais. Pas plus tard qu'hier, François Land vous a claqué la porte au nez en disant sur la loi sur le sur le l'amnistie des délits syndicaux, nous n'y reviendrons pas. Vous savez très bien que votre candidat au dernière législative partielle dans l'ise a fait
6,6 %. Vous savez que vous-même vous avez fait 11 % et vous savez que François Hollande ne changera pas de politique. Au contraire, il donne des nouveaux signes tous les jours qu'il veut faire une politique de rigueur et que donc vous êtes dans cet exercice qui est encore une fois extrêmement impressionnant, spectaculaire. On arrive autour de cette table en tremblant, en disant pourvu qu'on se fasse pas allumer, mais sur le fond, est-ce que votre message passe comme vous le souhaitez ? J'en suis pas certain. Je suis très sensible au fait que vous vous souciez de la portée de mon message. Ça m'émeux, ça me touche beaucoup. Mais supportez que je m'en occupe moi-même. Et c'est ce que j'ai envie de vous dire aussi, c'est normal qu'on cherche à convaincre et même parfois à séduire,
mais vous aurez remarqué que j'ai toujours des arguments, j'ai toujours une proposition. C'est pourquoi ne vous détendez jamais parce que je peux faire une blague et l'instant d'après je vous annonce que dans les entreprises, il y aura pas un salaire supérieur de 1 à 20. Mais personne sait que vous ne le mettrez pas en pratique. J'y viens s'il vous plaît. Un républicain. Je crois à la conviction au temps qui passe et je trouve spectaculaire que le courant politique que j'incarne puisque c'est moi aujourd'hui pour le front de gauche soit sorti des catacombes où il se trouvait et en moins d'un an soit passé de 2 % une élection présidentielle à 11 %. Et je fais le pari qu'aux prochaines élections européennes le front de gauche passera devant le Parti socialiste et que donc la
hiérarchie de la gauche changera. Que voulez-vous qu' ait comme but un démocrate ? Je crois aux élections et au suffrage universels. Je crois aux manifestations de rue, à l'implication citoyenne. Et puis ensuite, c'est le peuple souverain qui tranche, monsieur. Et vous ne savez pas ce qu'il tranchera. Et moi, je fais le paris qu'il tranchera de notre côté parce que la France est grande et a envie d'être grande. Et moi, je lui propose de l'être. Merci Jean-Luc Mélench.
Jean-Luc Mélenchon