Violences du 17 octobre : le gouvernement dépassé ? | Chaque voix compte - 20/10/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 50 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:52OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement vous donne l'impression ce soir de reprendre la main ?
- 6:17OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement avait un autre choix que de reconnaître la faillite ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Qu'en retiens-tu de cette séance de questions au gouvernement ?
- 9:02RelanceRéponse directe
Est-ce que le gouvernement avait un autre choix que de reconnaître la faillite ?
- 23:57OuverteRéponse directe
Comment sortir de cette crise ? Faut-il redouter de nouvelles scènes de pillage samedi ?
- 40:45FerméeRéponse partielle
Comment sortir de cette crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:25?Fait
« L'État a failli. La République a vacillé. »
- 10:44Stéphane ZumsteegFait
« Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu aujourd'hui ne parlent pas d'une seule voix. »
- 26:00?Chiffre
« Près de 2400 interpellations ont eu lieu en marge des violences de samedi. »
- 52:07Fait
« il faut mettre fin aux défaillances systémiques en fait de l'État français. Ça fait 30 ans ou 40 ans que les différents gouvernements qui se sont succédé n'ont pris aucune mesure. »
- 52:47Fait
« le chaos aujourd'hui est de la responsabilité d'Emmanuel Macron, mais dans tous les domaines, sécuritaire, de la dette, migratoire, des déficits. »
- 53:23Fait
« La France a la chance d'avoir des forces mobiles qui exportent leurs techniques dans le monde entier. »
- 54:05Fait
« En 2023, nous avons une commission d'enquête sur les groupuscules violents pendant les manifestations. »
- 55:53Fait
« il y a une commission d'enquête qui était votée cet après-midi. On va en 2023, nous avons une commission d'enquête sur les groupuscules violents pendant les manifestations. »
- 56:30Fait
« le 17 et 18 octobre, ce ne sont pas des dates en l'air. Ce qui est lié au 17 et 18 octobre, c'est un mouvement social qui lui est lié. »
- 57:53Fait
« quand un pays commence à s'engager sur cette pente glissante à désigner comme bouc émissaire les étrangers, ça ça fait longtemps que c'est installé. »
- 59:14Fait
« depuis des semaines on légitime la violence avec monsieur Bakayoko, on appelle à la désobéissance civile avec madame Rimassan, on appelle à abattre la citadelle avec monsieur Mélenchon. »
- 59:48Chiffre
« deux députés dans ses rangs qui ont été condamnés pour violence euh ces dernières années »
- 1:02:18Chiffre
« nous avons rajouté 6 milliards d'euros par les votes aujourd'hui à notre déficit public, 10 milliards d'euros depuis le début de l'examen. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP. Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de [musique] débat en direct de l'Assemblée Nationale avec à mes côtés ce soir Anna Cabana, bonsoir. Bonsoir chère Adeline. Et Nicolas Domenach, bonsoir Nicolas. Bonsoir. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir comment rétablir l'ordre après le chaos du 17 octobre, quelles leçons tirer des émeutes, le débat a occupé toute la séance de questions au gouvernement cet après-midi avec un Premier ministre qui tente tant bien que mal de reprendre la main et qui appelle à une clarification.
Il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis, monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République. 17 octobre, l'heure des comptes, ce sera [musique] la première partie de Chaque Voix Compte dans un instant. À suivre ensuite Œil pour Œil avec Anna et Nicolas. Et oui, à qui profite le chaos ? Est-ce que c'est à Marine Le Pen ou à Jean-Luc ? Moi, je pense que c'est plutôt Marine Le Pen. Et ? Moi, plutôt Jean-Luc Mélenchon. Vous nous direz pourquoi tout à l'heure. Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, on poursuivra la discussion avec trois députés.
Comment sortir de cette crise à la fois sécuritaire et ? La réponse politique est-elle d'ailleurs à la hauteur ce ? À quoi va servir cette commission d'enquête parlementaire sur les violences, les pillages et le dispositif de maintien de l'ordre qui a été déployé ? Ça fait partie des questions [musique] que l'on se posera tout à l'heure, mais vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous [musique] flashez le petit QR code. Voilà, il est là. C'est moi ce soir qui ai la tablette magique et qui me charge de transmettre toutes [musique] vos questions au plateau. Voilà pour le menu, installez-vous confortablement. Chaque fois qu'on se parle, c'est parti.
Alors, c'est vrai qu'on ne s'attendait pas non plus à l'union sacrée, mais on imaginait pas une séance de questions au gouvernement aussi houleuse cet après-midi dans l'hémicycle 3 jours après les émeutes du 17 octobre dont le bilan est toujours en cours. Le gouvernement critiqué de toutes parts tente de reprendre la main avant les prochaines manifestations et il accuse aussi l'ultra-gauche, Maïté Frémont.
[musique]
L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. Cet après-midi dans un hémicycle plein comme un œuf et dans une ambiance électrique, Allez, un peu de silence, s'il vous plaît. L'Assemblée nationale vit une séance de questions au gouvernement inédite. Depuis plusieurs semaines et ce weekend singulièrement, le gouvernement a failli. L'État a failli. La République a vacillé. Sur les 17 questions posées par les députés de tout bord politique, 17 sans exception sur le chaos [musique] de ce weekend avec pour la plupart une seule priorité, rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. L'ordre dans notre pays.
Les Français veulent de l'ordre, les Français attendent de l'ordre, les Français attendent des réponses. 3 jours après les scènes de pillage, les affrontements avec les forces de l'ordre et les attaques de bâtiments publics, le gouvernement est critiqué de toutes parts et quand la France insoumise prend la parole, un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables. J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité, mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche. Le ministre de l'Intérieur montre les muscles.
Quant au Premier ministre, il dénonce un schéma insurrectionnel planifié et un mode opératoire inédit. Pour la première fois, on a un mode opératoire où un certain nombre d'individus violents, de l'extrême-gauche radicale et de l'ultra-gauche, ont décidé de fonctionner en essaim et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique. Le Premier ministre reconnaît une police trop statique, pas assez mobile et promet, pour encadrer les nouvelles manifestations, un dispositif massif. Et j'accueille sur le plateau de Chaque Voix Compte Corinne Laïk, bonsoir. Journaliste politique à L'Opinion, merci d'être là au côté de Jean Garrigues, bonsoir.
Historien, professeur d'histoire contemporaine et vous êtes aussi l'auteur notamment de Avocat de la République aux éditions Odile Jacob. Merci d'être là. Et bonsoir Stéphane Zumsteeg. Bonsoir. Directeur du département politique et opinion à l'institut Ipsos BVA, merci également d'être là Stéphane. J'ai la même question d'abord pour commencer à vous trois, est-ce que le gouvernement vous donne l'impression ce soir de reprendre la main, ? Il l'essaie. Euh, disons qu'il se donne des moyens pour le faire. Euh, tant des des des moyens euh juridiques que des moyens euh euh matériels.
On voit par exemple que ils ont annoncé que les les les effectifs de Sentinelle, c'est-à-dire de l'armée, pourraient être utilisés pour assurer la sécurité euh statique des bâtiments officiels, ce qui permettrait de libérer des policiers pour renforcer les effectifs les effectifs. Ils préparent activement donc la manifestation du 24 octobre. prochain, oui. Euh, voilà, il y a des euh des couvre-feux qui sont euh décidés ici et là. Donc, pour le moment, on est dans une phase d'accalmie. Il est extrêmement difficile de savoir si tout ça va être efficace. Il y a deux rendez-vous euh officiels, disons, dans les prochains jours.
Le premier, c'est le 24 octobre, qui est une manifestation réplique de celle du 17 octobre, qui se voulait Voilà, et c'est tout c'était tous les samedis, donc il est même envisagé une date pour le 31 octobre. Et puis, il y a une autre date qui est plus classique, qui est les manifestations syndicales du 5 novembre, euh appelées par les principales confédérations, euh qui à ce stade est maintenue. Donc, la question, c'est de savoir si, par exemple, comme maintenant, les préfets peuvent interdire Enfin, ils ont toujours pu interdire des manifestations. Est-ce que la manifestation du 5 novembre, par exemple, va être ? Euh celle du 24 octobre, a priori oui.
Et donc, le pouvoir se donne les moyens euh qui semblent lui avoir fait défaut le le 17 octobre. Oui. Jean-Garrigues, vous avez suivi cette séance de questions au gouvernement cet après-midi. On le disait, 17 questions uniquement consacrées au chaos de de samedi dernier. C'était une séance absolument inédite. Qu'en ? Bah, j'en retiens que c'est une séance chaotique, qui est à l'image, précisément, d'une France totalement fracturée, parce que c'est c'est c'est ce que ce dont témoignent les les manifestations qui ont précédé les les pillages, qu'il faut dissocier, même si on n'insiste pas assez sur les Comment ?
Les articulations entre ce qu'a été la manifestation, ce qu'ont été ce qu'ont été les comportements de certains lycéens pendant plusieurs plusieurs semaines, des étudiants aussi. Et puis et puis ce qui s'est passé avec les pillages et et et et et les les actions de de l'ultra-gauche, qui là encore sont pas tout à fait les mêmes. Mais euh moi, ce que j'en retiens, c'est qu'on a un gouvernement qui, de toute manière, on est dans sous la 5e République. On a un gouvernement qui n'a pas de majorité. On a un président qui est en fin de règne, qui est apparu totalement déconnecté des des des événements.
La 5e République, en principe, tout remonte vers le vers le président de la République, ce qui est une erreur, d'ailleurs, ce qui est une contre un contre-sens par rapport à ce que devrait être la la 5e République. Mais en tout cas, c'est c'est comme ça et donc les les moyens, la marge de manœuvre d'un d'un gouvernement dans une crise aussi profonde que que celle que nous connaissons parce que c'est c'est une crise civilisationnelle. C'est au-delà de la crise politique. Il y a vraiment une crise de qui pose les les les fondements de ce que doit être notre notre futur.
Et bien euh, on a par rapport à ça un gouvernement qui est qui a très très peu de moyens et on le voit bien et qui, c'est intéressant aussi pour la première fois, a admis une esquisse de responsabilité dans dans dans dans ce qui est arrivé. qu'une esquisse de la part de Laurent Nunez et de Sébastien Lecornu enfin. d'avoir en tout cas de la part du ministre de l'Intérieur cet aveu d'échec, c'est pas quelque chose de si de si fréquent dans notre histoire sous la 5e République. crois pas qu'on ait déjà entendu un Premier ministre dire "On a merdé." Voilà, c'est ça c'est ça exprimé comme ça, c'est c'est c'est totalement inédit.
Ça montre à quel point c'est il y a la la perception de cette impuissance et puis de la de la profondeur de la crise qui qui nous touche. Stéphane Zumsteeg, et en même temps, est-ce qu'il est-ce que le gouvernement avait un autre choix que de reconnaître la faillite avant de dire "On va réparer nos erreurs dès la dès samedi prochain." Oui, il l'a fait mais il l'a fait de mon point de vue d'une drôle de façon. C'est la même chose pour Emmanuel Macron, le président de la République.
Alors, c'est pas le gouvernement mais Laurent Nunez, rappelez-vous dimanche, expliquant avant de reconnaître que qu'il y a eu des dysfonctionnements, expliquait que non, il n'y avait pas eu un il n'y avait pas eu de sous-estimation des dispositifs. C'est juste que les casseurs étaient venus plus nombreux et avaient été plus mobiles. Il y a eu une inversion du récit en 24 heures. On voyait bien que ça ça flottait. Il y a ce premier élément.
Alors, il y a eu inversion après mais donc il me semble que la première réaction officielle, les premières réactions officielles du ministère du ministre de l'Intérieur étaient assez maladroites et ne et finalement reconnaissaient, tout en le niant, une responsabilité. Et il y a eu la prise de parole du président de la République qui, et on le dit depuis des années maintenant, à chaque fois qu'il s'exprime, ben ça n'imprime plus. Ça a été très décevant, il y a pas eu grand-chose.
Et donc, si vous voulez, la conjugaison de ces deux éléments, en tout cas, en terme de communication, qu'il faut revenir à la bataille de l'opinion, euh euh ne n'aide ne va véritablement pas aider le gouvernement, parce que ça se conjugue aussi à une très forte, on en a parlé évidemment déjà, très forte impopularité du président de la République. Mais on n'a jamais atteint des niveaux comme ça dans les enquêtes qu'on réalise, deux tiers des Français ont une très mauvaise opinion, très mauvaise opinion Il y a un rejet. Il y a un rejet, il y a une détestation. La détestation, elle date finalement du mouvement des gilets jaunes, mais elle ne touchait qu'une partie de la population.
Aujourd'hui, vous avez deux tiers des gens qui sont pas critiques, mais hostiles, véritablement hostiles au président de la République. Et Sébastien Lecornu, on est bien loin du Sébastien Lecornu euh euh bien accueilli par l'opinion quand il est arrivé, l'humilité, c'est la c'est le Parlement qui décidera, c'est l'Assemblée nationale, ce sont les députés qui décideront s'ils votent le budget ou pas. On a aujourd'hui un Premier ministre qui est bat des records d'impopularité aussi. Tout ça n'aide pas. Et je rajouterai juste une dernière chose, c'est que bien sûr que il y a un avant et un après 17 octobre octobre.
Mais le Premier ministre reparler d'une lutte entre les casseurs, finalement, la violence et et et l'autorité. Mais ces éléments de langage, ils étaient déjà ceux du Premier ministre avant, quand il s'exprimait sur la euh sur euh sur le blocage des lycées, en oubliant une chose, c'est que évidemment les Français sont révulsés par ce qui ce à quoi ils ont assisté samedi, mais le mouvement lycéen, comme les mouvements pour le maintien du pouvoir d'achat, sont des mouvements qui sont soutenus par euh l'opinion publique, par les Françaises et les Français.
Et les le le choix de cantonner finalement ce qui se passe entre d'un côté les casseurs et de l'autre côté l'État et l'autorité, me semble un peu réducteur et ne pas forcément être très très efficace quand il s'adresse à un ensemble de la population. Il faut faire attention à une chose, c'est-à-dire que Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu aujourd'hui ne parlent pas d'une seule voix.
Et c'est très intéressant d'ailleurs dans ce que dans ce que ça dit des coulisses de de l'État et du sommet de l'État euh en ce moment, c'est-à-dire que vous avez de de la part d'Emmanuel Macron, au fond, toujours une forme de déni, une cette espèce de vanité dans les deux sens hein de de ce mot, c'est-à-dire à la fois rien, c'est-à-dire rien dans ce qu'il dit, mais en même temps pas de reconnaissance, pas de mea culpa, c'est-à-dire que c'était il était Macron tel qu'en lui-même, théâtral, euh brassant [raclement de gorge] du vent, c'était ça son allocution.
Alors que Sébastien Lecornu, à l'inverse, Sébastien Lecornu c'était mea culpa, c'est-à-dire que euh à la fois il dit il dit il dit "On a merdé, on a merdé." Pardon, mais là je veux dire c'était ce sont des gros mots dans tous les sens de de de de cet adjectif hein dans la bouche d'un d'un Premier ministre, c'est la première fois que ça va aussi loin. Et c'est une vraie dissension sur le fond et sur la forme euh par rapport à ce qu'a fait l'Élysée. Donc il y a il y a quand même un changement dans le dans le dans dans dans la sémantique euh gouvernementale et et et Sébastien Lecornu, il il opère une inflexion dans laquelle ensuite s'engouffre le ministre de de l'Intérieur.
Mais il y a il y a vraiment au sommet de l'État, vous avez aujourd'hui euh les deux têtes ne se ne sont pas et ne sont pas raccord pas raccord du tout. Voilà, il faut savoir quand même. Ça ça peut faire penser un petit peu.
Moi je suis historien, donc forcément euh ça fait peut faire penser à ce qui s'était passé en mai 68 où vous aviez le le général de Gaulle qui avait manifestement été passé totalement à côté des événements de de mai 68, qui avait proposé un référendum que personne dont personne ne voulait à l'époque et Georges Pompidou, le Premier ministre, qui lui avait pris conscience euh et qui euh s'était exprimé et qui avait agi alors avec ce qu'on avait appelé les accords de Grenelle pour augmenter le le pouvoir d'achat et cetera.
Alors je sais pas, je pense que le problème d'aujourd'hui c'est qu'il y a pas de grain à moudre pour euh Sébastien Lecornu pour faire un Grenelle, c'est-à-dire trouver des solutions euh pratiques efficaces à à à cette crise. D'ailleurs, est-ce qu'on peut trouver des des des solutions pratiques à ce qui s'est passé euh le 17 ? Ça me paraît un peu compliqué. de crise civilisa- civilisa- euh je vais y arriver. civilisationnelle [raclement de gorge] Merci. Euh c'est c'est fort, comme vous voulez dire ?
Bah je veux dire que on a euh par rapport à l'idée de République, est-ce que ça signifie d'être des des citoyens réunis par les mêmes idées, les mêmes idéaux, les les mêmes valeurs, on voit très bien qu'aujourd'hui, il y a une fracture, une fracture alors qui touche des gens qui sont à l'ultra-gauche, d'autres qui sont à l'ultra-droite, d'autres qui sont dans une droite un peu un peu dure et qui remet en cause l'état de droit tel qu'on tel qu'on l'a toujours connu.
Il y a une partie des des populations disons les choses, qui viennent des cités, qui remettent en question là aussi ce ce système de valeurs, ce système cette manière de vivre ensemble et c'est là que je dis que on est on est dans une situation de fragilité par rapport à ce à cette civilisation qui est la nôtre. On va dire cette civilisation républicaine parce que c'est ça qui est au cœur.
Ce sont les valeurs de de de la République et pour défendre ces valeurs, vous avez un pouvoir qui est faible, un pouvoir qui est qui est fragile, qui qui hésite, qui euh qui parfois justement de par ses excès de de répression a donné l'impression d'aller un peu au-delà de ce que sont les valeurs de la République. Donc voilà, on est dans une situation, je répète, où ça va presque même au-delà, si vous voulez, de de de la crise politique, de l'impuissance du du président de la République, des difficultés du Premier ministre, mais ça ça témoigne de quelque chose de dans dans dans la société française. Et en même temps, il reste 6 mois.
Alors, ça paraît peu pour engager des grandes réformes, mais ça risque d'être long si ça continue comme ça. Corinne Laïk, c'est d'ailleurs la question que vous posiez ce matin en une de l'Opinion, comment tenir encore 6 ?
Alors, quand j'ai posé cette question à mes interlocuteurs, des constitutionnalistes, des politiques, spontanément, alors que je leur avais pas posé cette question là, ils m'ont dit "Ah mais la démission, et cetera et cetera." Ils enchaînent sur la démission parce que la démission c'est quelque chose qui est dans toutes les têtes euh de beaucoup de gens depuis la dissolution, hein, qui revient de manière chronique pour solder la situation d'incapacité dans laquelle se trouve aujourd'hui l'exécutif.
Je crois que c'est c'est pas une c'est une procédure qui n'est absolument pas prévue par la la Constitution, il y a que la destitution qui est prévue l'article 68 mais qui est mise en jeu de manière très complexe, il faut de fortes majorités, il faut obéir à des critères qui ne sont pas remplis aujourd'hui. Donc il reste plus que la démission. Emmanuel Macron je pense n'est pas actuellement tout peut changer, il faut être prudent dans l'état d'esprit de démissionner. Il est plutôt du genre à ne pas quitter le navire. Voilà, il restera jusqu'au bout, il n'arrête pas d'insister sur le fait qu'il gouvernera, qu'il présidera jusqu'au dernier quart d'heure.
Donc je pense que de lui-même il démissionnera pas sauf événement absolument exceptionnel que nous ne sommes pas en mesure d'imaginer. Et et par ailleurs beaucoup de gens font remarquer que s'il démissionnait il créerait un précédent un précédent qui transformerait le mandat quinquennal du président de la République en bail extrêmement précaire révocable chaque jour et ça serait un affaiblissement considérable de la fonction déjà que il termine son décennat par une crise majeure qu'il a du mal à vendre son bilan. Ça serait la chose la plus terrible qui pourrait lui arriver. Donc je pense que la démission est quelque chose à éliminer. Qu'est-ce qu'il lui reste après comme ?
Il lui reste à trouver sa place mais d'une certaine manière la crise actuelle ne change pas grand-chose. Il a du mal à trouver sa place depuis la dissolution à essayer d'être le président qui préside un peu à l'italienne ou à l'allemande avec un un premier ministre qui gouverne et ce qui s'est passé hier effectivement c'est que ce qui s'est passé ce weekend c'est que lui il est intervenu comme s'il avait quelque chose à dire mais les choses qu'il avait à dire ont été dites le lendemain par Sébastien Lecornu. sources affirment qu'il avait prévu d'annoncer certaines mesures fortes comme l'état d'urgence. il avait Et qu'il a renoncé, c'est ? Il a réfléchi à l'état d'urgence.
L'état d'urgence était sur la table. Avec les couvre-feux, c'était les options qui étaient moulinées par le président. Je ne sais pas jusqu'où il est allé dans l'option état d'urgence, mais la réflexion a porté sur le fait que si on utilisait l'état d'urgence, c'était un signal d'alarme et qui pouvait beaucoup inquiéter les marchés et qui était pire que tout. Donc et que l'état d'urgence d'une certaine manière, on est toujours à temps de le de le décider. Les critères sont assez souples, on va dire, d'appréciation sont assez souples. Et donc ils ont renoncé par peur de déstabiliser de déstabiliser les les marchés, les investisseurs et donc de rajouter un volet financier à la crise actuelle.
Mais c'est vrai que ça a été envisagé, je ne suis pas en mesure de vous dire exactement jusqu'où si jusqu'à la dernière minute avant d'enregistrer son allocution, il a il a il y a renoncé. Ça lui est déjà arrivé de de de de de de corriger des choses dans ses allocutions au dernier moment. Euh là, je ne peux pas vous le dire, mais je sais que ça a été étudié, envisagé et que comme l'a répété d'ailleurs Sébastien Lecornu, c'est pas exclu, on ne sait jamais ce qui peut arriver, c'est une cartouche qu'il se garde. Et donc je pense que le président il a du mal à trouver sa place parce qu'il a il a rien annoncé. il a trouvé sa place dans un avion pour aller à Barhein.
Et là et là il donne la justification suivante qui est de dire que il va là-bas pour faire baisser le prix du pétrole puisque il a déjà fait beaucoup de de une action diplomatique assez forte pour essayer de de de de convaincre à puiser dans les stocks stratégiques pour faire baisser le prix du gazole. C'est pas encore effectif et il va là-bas pour assurer les approvisionnements en pétrole de la France et et de l'Europe. Jean Garrigues, vous faites partie de ceux qui trouvent lunaire le maintien de ce voyage aux Émirats arabes unis. Oui, ça me paraît ça me paraît un peu absurde.
Mais je vais me contredire aussitôt parce que non, il il me semble que en fait ce ce à quoi on insiste depuis euh quasiment depuis la la dissolution, c'est un affaiblissement euh un rétrécissement du périmètre présidentiel euh qui reviendrait un petit peu aux origines, en tout cas aux origines présumées de de de la 5e République, c'est-à-dire un président retranché sur euh ce qu'on appelait le domaine réservé des affaires étrangères et de la défense. Revenir à cette conception de la présidence me semble sur le long terme une très bonne chose. Euh effectivement, nous rapprocher des présidents allemands ou italiens.
Bon, j'ai tout un dis-discours là-dessus, je vais pas euh insister et en en plus je prépare un livre sur sur cette question, mais bref, ce ça ça me semblerait une bonne Commencez à l'écrire ce soir à l'Élysée. Sauf que sauf que le problème sauf que le problème, c'est que ce sont les événements qui l'ont forcé à ce à ce comportement. Et on voit bien euh très souvent pointer le le le le président autoritaire ou le président jupitérien sous euh sous ce sous ce président euh débonnaire qui qui s'occupe des des affaires étrangères. Donc en fait, euh il est forcé par les circonstances à laisser son son son Premier ministre agir.
Ce ce que ce que d'ailleurs Sébastien LeCornu fait avec pas mal de de de de dextérité, il faut il faut le dire dans une situation extrêmement extrêmement complexe. Mais si vous voulez, ce sont les événements qui qui qui qui ont conduit à ça et dans une période de crise, qu'on le veuille ou non, euh pour l'opinion publique française, euh on on revient toujours au président de la République et là on un président de la République qui est totalement absent parce que mais comme le disait euh Stéphane, euh c'est un président qui est rejeté par la qualité de son à l'Élysée, l'entourage du président dit que si le président n'était pas intervenu euh dimanche, on lui aurait fait bizarre.
On lui aurait reproché. Donc il est vrai que la situation d'Emmanuel Macron est assez très difficile à tenir parce que même quand il fait des efforts pour prendre du recul, on va aller lui reprocher de ne pas être un président actif et quand il va se mêler euh de de de l'actualité, on va aussi lui reprocher de descendre au niveau du Premier ministre, voilà. Donc euh, c'est vrai que les 6 mois à venir vont être très Ça va être long. Et pendant ce temps, donc le gouvernement gouverne. Enfin, d'abord le le gouvernement réunit euh Stéphane Zumsteeg. Euh, multiplication des réunions d'urgence avec comme ordre du jour, précise Matignon, les conditions de sécurité des prochaines manifestations.
Euh, Sébastien Lecornu a convié à Matignon, jeudi prochain, les représentants, les dirigeants des des partis politiques et les euh les deux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. Pour quoi ? Bah, pour quoi ? Pour essayer de leur expliquer la situation, essayer de d'acheter leur bienveillance. Mais on connaît déjà la réaction des partis d'opposition. séance de questions au gouvernement. seront sur quand ils sortiront et que s'ils seront sur le perron de de Matignon, je ne pense pas que ils ils manifesteront leur satisfaction à l'égard des annonces faites par le par le Premier ministre.
Ça veut montrer ça veut montrer que le ça doit ça devrait montrer que le gouvernement est à la manœuvre. Moi, je pense qu'il est un peu il est un peu tard après après ce que enfin, on a déjà parlé de l'impopularité record du du gouvernement et du président de la République. Ils sont pris dans une nasse. Euh, est-ce que ce que les événements de samedi ont montré, c'est est-ce que c'est ? Est-ce que c'est ? Peu importe, la question n'est pas là. Une impérieuse une incapacité des pouvoirs publics à tenir la rue. Ça arrive rarement. Enfin, enfin, c'est pas la première fois qu'il y a des émeutes en France.
Mais cette fois-ci, il y a la reconnaissance, vous disiez tout à l'heure que l'État a failli. Euh, ça a été ce des mots qui ont été qui ont été prononcés par certains membres du gouvernement. Euh, parce que Sébastien Lecornu n'a pas été aidé par Gérald Darmanin, par exemple, dans ses propos, le garde des Sceaux qui est censé être son ami. Euh, de la même manière qu'Édouard Philippe et encore plus Gabriel Attal ont tiré sur l'ambulance eux aussi. Donc, je moi je je pense que je comprends enfin, il est bien normal que le gouvernement se multiplie les réunions et et rencontre, s'il le souhaite, les les partis les partis de enfin, les partis politiques, dont les partis d'opposition.
Est-ce que cela devrait se traduire quelque part en une sorte de crédit qu'on lui accorderait au sein de ? Mais bien sûr que non. Euh, je ne vois pas il y a pas 1 % des Français qui d'un coup vont avoir une 1 % de plus euh qui vont avoir une une bonne image de Sébastien Lecornu parce qu'il a rencontré euh des responsables politiques. politiques.
Là, je pense que là on est dans une véritable crise parce que je le répète, tout ça c'est tout ce qui s'est passé et jugé inacceptable par les Français samedi, évidemment, mais tout ça part de mouvements sociaux, d'une superposition de manifestants, je parle des manifestants pacifistes, les lycéens soutenus par l'opinion, les nouveaux gilets jaunes et les cortèges créés les créés par enfin revendication, c'est le pouvoir d'achat, préoccupation numéro 1 des Français.
partagent les préoccupations des nouveaux gilets jaunes, je les appelle comme ça, enfin les gilets jaunes puisque on en parle actuellement et les cortèges mis en place ou organisés par les organisations syndicales puisque ils défendent ? Ils défendent le coût de la vie, enfin la hausse enfin la la lutte contre l'inflation.
Donc il y a il y a évidemment aucun soutien à l'égard de ce qui s'est passé, de la casse, du pillage, de de l'attaque des bâtiments publics, mais malgré tout, je pense qu'il y a une compréhension et une plus qu'une bienveillance de la population dans son ensemble à l'égard des causes défendues par les manifestants, je parle bien des manifestants qui l'immense majorité qui qui n'a qui n'a rien cassé. Et en attendant, il y a pas exactement de réponse politique puisque pour l'instant l'objectif, la priorité, c'est de c'est de ramener l'ordre.
Il y a aussi une priorité à la réponse pénale qui doit être extrêmement ferme pour éviter que les commerçants et les habitants fassent justice eux-mêmes, c'est ce qu'a dit ce matin Gérald Darmanin lors d'un déplacement à à Lille alors que les gardes à vue des des suspects qui ont été arrêtés samedi et dimanche s'achèvent. Clément Perrou et Vincent de Castro ont pu suivre les audiences en comparution immédiate au tribunal de Paris. Regardez. 48 heures après les affrontements, les toutes premières réponses judiciaires. Tribunal de justice de Paris hier, début des comparutions immédiates suite aux débordements du 17 octobre.
Ceux qui se présentent sont tous majeurs, des hommes très majoritairement et sans casier judiciaire. Parmi eux, le client de cette avocate qui attend le verdict. Arrêté en possession d'un casque, de gants, de lunettes de piscine, d'un masque et d'une clé à molette, il est soupçonné d'avoir voulu participer aux violences. Le parquet a demandé 6 mois de prison ferme, une peine disproportionnée selon elle. Les réquisitions sont éminemment politiques. Il s'agit aujourd'hui de casser du casseur et de venir réprimer tout de suite le mouvement en ayant des peines exemplaires. Si les juges suivent pas, ça ne mènera à rien.
Donc on on va voir aujourd'hui peut-être que la comparution immédiate de ce jour donnera le ton de ce que de la réponse que la justice entend donner à à ces actions. Et dans cette affaire, le juge ne suivra pas les réquisitions. Le prévenu est relaxé faute d'éléments probants. Ce cas est-il représentatif de dossiers montés dans la précipitation pour montrer que la justice réagit vite et ? C'est ce que pense cet autre avocat qui plaidait dans trois affaires liées au 17 octobre.
Ce sont des dossiers qui ont été ficelés à toute vitesse où on a une une fiche d'interpellation qui comporte des des éléments infractionnels mais qui ne sont absolument absolument corroborés par rien du tout dans le reste de la procédure d'un point de vue juridique, ça ne tient pas. Près de 2400 interpellations ont eu lieu en marge des violences de samedi. Près de 150 prévenus sont toujours en détention soit préventive soit après jugement en comparution immédiate. Voilà, et dans le même temps, un homme connu pour son appartenance à l'ultra-gauche et fiché S a été interpellé ce matin à Haute-Vienne dans l'enquête sur l'incendie volontaire de la mairie de Limoges.
Euh Gérald Darmanin dit "Cette réponse pénale doit être ferme pour éviter qu'on fasse justice soi-même." Vous parliez tout à l'heure de crise civilisationnelle. Est-ce qu'elle est pas là aussi cette crise civilisationnelle quand on en vient à se dire que l'État ne réussit pas à nous ? euh quand vous avez comme ça des des individus et des citoyens qui ne se sentent pas défendus par l'État, bon c'est pas d'hier mais on sait bien que que ça c'est quelque chose qui n'a fait que que grandir depuis depuis [grognement] quelques temps.
Quand vous avez aussi une pression, faut bien le dire, une pression psychologique, politique, culturelle de d'une extrême droite qui a beaucoup grossi et dont les idées se sont imprégnées et sont ont imprégné la la la population, ont imprégné la droite française et même le centre. On voit bien que tout que tout ça aboutit à des politiques plus répressives, plus dures qu'on peut d'ailleurs expliquer et comprendre.
C'est pas je moi je suis pas là pour pour pour le pour le juger mais de fait, c'est c'est c'est ce qui est en train de se se passer et c'est vrai que le un gouvernement quel qu'il soit d'ailleurs confronté à cette situation va évidemment vers une justice plus expéditive, plus rapide, plus plus systémique et effectivement pour pour les pour les juristes ou pour ceux qui défendent précisément les droits des individus, ça peut poser quand même des des questions mais effectivement, c'est un symptôme de cette déréliction de cette distension des des liens entre entre les citoyens, entre les les catégories sociales.
Regardez comment on a de la peine à parler de la coagulation ou de la convergence des des des des mécontentements ou des luttes. On parle de coagulation mais on parle pas de convergence parce qu'en réalité, c'est vrai que il y a une infinité comme ça de de de Alors c'est vrai qu'il y a un point de de convergence qui est le la lutte pour le pour le pouvoir d'achat. N'empêche que on voit très bien que on a là y compris dans dans la crise qu'on qu'on vient de voir, on a plusieurs groupes, plusieurs groupes sociaux, plusieurs mots d'ordre, plusieurs revendications très très différentes et qui sont aussi le reflet de cette distorsion totale entre entre entre les citoyens.
Et en même temps, des casseurs que les renseignements n'ont pas su voir venir. Euh Sébastien Lecornu et Laurent Nunez l'ont l'ont reconnu cet après-midi tout en s'interrogeant sur euh cette nouvelle forme de l'état de la menace en France. Sébastien Lecornu a dit il va falloir avec humilité s'interroger sur cette violence, sur [grognement] ces ces casseurs qui fonctionnent en essaim et qui ont pris de court les les forces de l'ordre mobilisées samedi et il a aussi beaucoup été question de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale. À un moment, je me suis dit j'aurais dû compter combien d'occurrences lors des questions au gouvernement.
Les services de renseignement dans une note publiée cet après-midi estiment que l'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale ont bien été en pointe dans dans les violences survenues samedi mais qu'elles n'étaient pas à l'origine des des pillages. Elles étaient à la manœuvre à la cette mouvance a formé des petits groupes mobiles partout dans la capitale pour des déambulations sauvages. L'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale on a eu l'impression cet après-midi à l'Assemblée nationale que le gouvernement installait ces ces deux groupes, ces deux mouvances comme l'adversaire principal. Corinne Laïc. Ils avaient commencé avec elle aussi.
Puis alors je pense que ils distinguent à la fille de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale. Je pense que le le sujet qu'on a à à comprendre c'est que on est face à des émeutes qu'on arrive pas à s'expliquer et moi je remonte à 2023 les émeutes qui avaient succédé à la suite de la mort de Nahel.
Je me rappelle que Emmanuel Macron avait demandé à Élisabeth Borne qui était alors Première ministre de demander à des sociologues, à des experts de travailler, de réfléchir au pourquoi de ces révoltes urbaines parce qu'on avait vu là-dedans des jeunes gens qui n'avaient pas de casier judiciaire et qui s'étaient mis à piller et je ne sais pas du tout ce qui est devenu ce rapport qui a été fait à l'époque. Et là, j'ai le sentiment qu'on est un petit peu face à la même interrogation. On est un peu la poule qui a trouvé un couteau, on sait pas trop quoi faire. On se demande qui sont les les les les manifestants.
Bon les manifestants classiques pouvoir d'achat on voit à peu près mais ceux qui ont cassé l'ultra-gauche et l'extrême-gauche oui mais visiblement le gouvernement dit qu'il n'était pas à la manœuvre. LFI a probablement, aux côtés des lycéens, euh euh articulé, certainement, des des des des passerelles, euh mais aussi c'est assez classique que la gauche soit proche des mouvements euh lycéens, ça s'est vu de tout temps. Peut-être que cette gauche est plus radicale que ne l'était le le La la note de renseignement, elle porte vraiment sur le chaos de samedi. l'ultra-gauche et l'extrême-gauche, c'est encore un autre continent, si j'ose dire.
Donc euh je je pense que tout le monde navigue un peu à l'aveugle dans cette affaire et qu'on a envie qu'il y ait quelque chose qui, à un moment ou à un autre, si c'est possible, objective ce qui s'est passé. Et ça, pour le moment, on ne le sait pas. On en a comme on n'a jamais vu autant et aussi violent aussi, une différence de masse de qualité, si j'ose dire.
D'où le fait qu'on est complètement euh on est encore plus paumés, si j'ose dire, dans dans l'explication du phénomène, parce qu'effectivement, vous avez raison, la la la la puissance du nombre, 1000 personnes qui débarquent à Limoges, euh c'est c'est très important, 30000 pilleurs, semble-t-il, à Marseille, bon, le chiffre est contesté, mais c'est aussi C'est un chiffre de la préfecture, hein, habituellement, on n'est pas censé le contester. Je crois pas, mais enfin bon. Stéphane. Oui, mais ce qui est remarquable dans ce qui s'est passé, remarquable au sens euh inédit ou presque dans ce qui s'est passé samedi, c'est qu'il y a vraiment une superposition des fauteurs de troubles.
Enfin, je euh très très clairement, la la sociologie ou le profil de des membres de l'ultra-gauche qui peuvent s'attaquer aux forces de l'ordre ou aux bâtiments publics n'est pas la même que celle des pilleurs. Et euh ce sont deux deux deux populations, évidemment, différentes, une population ultra-politisée, certes, et d'un autre côté, des pilleurs, c'est pas la première fois qu'ils se manifestent, euh mais moi, ce qui me frappe le plus, c'est cette banalisation du pillage, de plus en plus.
Euh il y a toujours eu des pillages, enfin, c'est pas nouveau, mais en revanche, maintenant, systématiquement, dès qu'il y a un regroupement de plusieurs milliers ou plusieurs dizaines de milliers de personnes, ça peut être une manifestation, mais pas que, vous avez des pillages. Euh il y a d'autres exemples, y compris quand il s'agit d'événements festifs, il y a des pillages, maintenant, lors des fêtes de la musique. Il y a eu des pillages, lors Rappelez-vous, c'était encore cette année, il y a quelques mois, pour la seconde victoire consécutive du Paris Saint-Germain à Paris, ça s'est traduit par des violences et par des pillages.
Il y a quand même une sorte de, pardon du terme, mais une sorte de carnaval, peut-être, qui est qui donc pour certaines populations, pour certains groupes de jeunes, évidemment de jeunes délinquants, euh s'organise. Il va y avoir du monde, ça va être la fête, ça va être la fête pour nous. Et ça, me semble-t-il, c'est pas totalement inédit, mais ça se généralise et ça se systématise grand rassemblement après grand rassemblement. Merci à tous les trois d'être venus en tout cas en parler euh ce soir sur le plateau de de CNews. On va quand on va poursuivre on va poursuivre, pardon, cette discussion dans un instant avec trois députés, mais avant cela, c'est œil pour œil avec Anna et Nicolas.
Avec cette question, Anna, Nicolas, à qui profite politiquement ce ce ? Pour vous, Anna, c'est Marine Le Pen, qu'on le veuille ou non, alors même qu'elle s'est tenue à distance de la mobilisation lycéenne auparavant. Oui, mais Adeline, le parti de l'ordre, c'est elle.
Alors même que le désordre a fini, on le sait, hein, partout emporté dans plus d'une vingtaine de villes moyennes et grandes, et c'est pas seulement la police qui a cédé le pavé et laissé les pillards piller, c'est l'État qui a paru donc impuissant, dangereusement absent, et Marine Le Pen n'avait après plus qu'à toucher les dividendes de cette impuissance du gouvernement et d'Emmanuel Macron, qui s'est exprimé justement pour ne rien dire. Et le contraste est apparu flagrant entre les deux interventions, celle de Marine Le Pen et celle du président en titre. On commence par la première, celle de Marine Le Pen dans son bureau de l'Assemblée que l'on voit.
Et bien, devant un drapeau tricolore, un appel au calme, où elle est apparue posée, déterminée, ferme, résolue, empathique aussi, ce que parvient si difficilement à incarner aujourd'hui le chef de l'État. Regardez au début comme elle égrène posément tous les stigmates des blessures subies par les Français et la République avant d'appeler au calme. Françaises, Français, mes chers compatriotes, vous avez vu hier avec effarement sur vos écrans nos villes, nos rues, notre pays malmenés, maltraités, mis à sac. Vous avez vu des destructions et des pillages perpétrés par une alliance entre des groupes de casseurs politisés et des délinquants issus de la banlieue.
J'appelle aujourd'hui tous les Français au calme, à la dignité et à la retenue républicaine. Il est vrai qu'elle avait une posture très présidentielle, le bureau, le drapeau, le décor. On aurait cru la présidente en titre, hein, sachant qu'à la place du président, ben, on a eu son fantôme. Emmanuel Macron a parlé mais sans dire grand-chose et pourtant il y avait du monde, hein, devant les postes de télévision, plus de 16,7 millions de téléspectateurs. C'est dire si les Français étaient angoissés par la violence et attendaient des réponses, des engagements et pas seulement des mots. Et alors ils ont eu quoi les ? Eh ben, ça, on regarde.
Hier, samedi 17 octobre, des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaqués et pour certains détruits. Et plusieurs centaines de policiers et de gendarmes ont été blessés. En regardant ces images, nous nous sommes tous : qu'ont-ils dans la ? Et alors ça, quelle étrange interrogation, Adeline, cette marque de trouble et pas d'analyse et pas de détermination. On attend pas d'un président de la République, dans un moment pareil, qu'il se pose les questions que nous nous posons tous.
Nicolas, qui peut parfois faire des objections judicieuses, me faisait remarquer que cette manifestation d'incompréhension lui rappelait celle de Jacques Chirac en avril 2005 dans cette émission sur TF1, émission devenue fameuse, hein, où il cherchait, Jacques Chirac, à convaincre les jeunes présents sur le plateau de voter oui au référendum sur la Constitution européenne.
Et devant l'incompréhension manifestée par les jeunes à un moment, je sais pas si vous vous souvenez, il s'était il était tout déstabilisé Jacques Chirac et il avait lâché "Je ne vous comprends pas, cela me fait de la peine." Et on y avait vu le signe qu'au fond que le président de la République en place était largué, qu'il n'était plus en prise et en phase avec les Français, un peu comme Emmanuel Macron aujourd'hui, alors qu'on ne se pose pas cette question sur Marine Le Pen. Qui continue d'ailleurs de dominer très largement les sondages.
le dernier Ifop, hein, toujours chaud réalisé entre samedi 20h et lundi, donc Ifop LCI Le Figaro, bah elle continue de planer au-dessus des 35 % d'intention de vote, soit le double quasiment de son poursuivant immédiat désormais, Jean-Luc Mélenchon, il est vrai, mais autour de 16 à 18 % ce qui fait très très loin, chère Adeline. Nicolas. Oui. Pour vous, le grand gagnant est du mouvement lycéen et du caillou et du chaos, pardon, euh c'est pas Marine Le Pen, c'est Jean-Luc Mélenchon. ? Et vous l'avez vu dans les manifestations accueilli au cri de Mélenchon président, rayonnant, c'était l'empereur quasiment, profitant C'est un bain de jouvence pour l'ancien trotskiste de 73 automnes.
Je veux dire, il a il revit comme dans ses combats d'autrefois. Et regardez d'ailleurs comment il en parle ce moment-là. J'ai connu les années horribles, les années 90. Alors, on avait réussi à convaincre la jeune génération que le grand rêve de la vie, c'était d'être milliardaire, euh de faire de euh vous savez les gens qui font du du trading, du fric, quoi. Et je vivais très malheureux cette période, me disant "Ils savent pas qu'ils vont dans le mur." Et puis tout d'un coup, j'ai revu réapparaître une aspiration écologique, collectiviste, euh solidariste et enfin, j'ai retrouvé mon pays comme je l'aime. Ouais, il rajeunit donc. Ah, rajeunit.
Sauf qu'en même temps, il devient la cible numéro 1 et tout le monde l'accuse de de souffler sur les braises, hein. Ouais, il serait fastidieux de citer toutes les attaques qui le ciblent personnellement, Gérard Larcher, Édouard Philippe, Aurélie Taillandier qui demande même l'interdiction de LFI, Sébastien Lecornu et surtout ce qui est important pour lui, c'est Jordan Bardella qui consacre l'essentiel de ses interventions à dénoncer Jean-Luc Mélenchon qui serait derrière la France du chaos. Il ne pouvait rêver mieux que de passer pour le grand organisateur d'un puissant mouvement social dont d'ailleurs il fournit un les mots d'ordre comme 10 milliards pour les lycéens.
Il est la fureur tranquille, disait d'ailleurs le journal L'Opinion encore qui est parti. Et rien ne pouvait lui faire plus plaisir que la fureur tranquille. ? Ben parce que ça renvoie à la force tranquille de François Mitterrand, hein. Et voilà, sa prophétie est en passe de se réaliser, se retrouver seul face à Marine Le Pen pour le second tour. Donc balayer toute concurrence au premier, c'est déjà en partie réalisé puisque Philippe Poutou de NPA renonce à se présenter, il va se rallier à lui. Et dans la rue, vous avez remarqué, il n'y a pas qui est bien Raphaël Glucksmann, le candidat de la gauche démocratique est interdit de manifestation par LFI, donc pas question d'y aller.
Donc Jean-Luc Mélenchon, je suis désolé Anna, mais il est en train de gagner en solidifiant son socle électoral le premier tour, hein, et en éliminant la concurrence pour le second. Il fera patte de velours et papi gentil, mais il y a mieux encore, Anna. Ah oui, il y a eu la cerise sur le gâteau, c'est ? Ouais, servi par Mediapart qui révèle que selon un commissaire du renseignement territorial, les les les les LFI seraient derrière le mouvement on lui a demandé d'écrire que LFI serait derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux. Bon, il est pas on sait pas qui c'est euh cette on a vu tout à l'heure à l'Assemblée on leur demandera les sources.
Ouais, on a vu à l'Assemblée que le Premier ministre lui-même a parlé au fond d'une manipulation disant qu'il y avait pas de renseignement politique en France. Mais bon, ça ne fait pas reculer même les insoumis dont Manuel Bompard qui a expliqué que c'était un scandale d'État et qu'il allait saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l'Intérieur d'ailleurs aussi. Encore un peu et il va annoncer une souscription nationale pour offrir une auréole en or à Saint-Jean-Luc martyr criblé de flèches injustes et empoisonnées. Merci Nicolas, on passe à la question qui fâche. Comment sortir de cette ? Faut-il redouter de nouvelles scènes de pillage samedi ?
L'exécutif s'est donc retrouvé cet après-midi sous le feu des questions au gouvernement 3 jours après le chaos du 17 octobre et alors que des scènes de pillage ont continué dimanche et hier soir. Le retour à l'ordre est le préalable de tout, a dit Sébastien Lecornu cet après-midi et on en débat ce soir avec vous Pouria Amirshahi, bonsoir. Bonsoir. Député écologiste de Paris, merci d'être là. Bonsoir Perrine Goulet. Bonsoir. Député MoDem de la Nièvre, merci également de votre présence et bonsoir Michael Taverne. Bonsoir. Député RN du Nord, c'est Hélène Bonduelle qui vous pose la question qui fâche.
La question qui fâche ce soir, ces Français se la posent encore sidérés par les dégâts du weekend et une mobilisation étouffée par les violences urbaines, comment sortir de la ? Moi mon sentiment c'est qu'il y a un truc qui marche pas dans cette démocratie et que la seule manière de régler cette crise, ça serait un nouveau gouvernement, une nouvelle constitution, une assemblée constituante et qu'on se mette autour de la table pour discuter des nouvelles modalités de gouverner un pays parce que là il y a rien qui fonctionne et ça se voit. Car ce qui cristallise la colère, c'est bien le couple exécutif.
Au vu de l'état de ce qui s'est passé, la solution la plus concrète dans l'immédiat ça aurait été la démission. Il y a un verrou politique qui est très fort quoi. Qui est ? Ben Macron. Le seul secteur sur lequel il met des dizaines de milliards supplémentaires, c'est le secteur de l'armement. Enfin, Poutine n'est pas en train d'arriver aux portes de la France, c'est pas vrai. Alors que l'urgence, d'après ce que nous avons rencontré, est ailleurs. Après, il y a quand même la suppression de Parcoursup qui peut-être entendue, on a bien vécu dans un monde où il y avait pas Parcoursup avant 2018 et la réforme.
La première mesure, c'est je mets de l'argent dans l'éducation nationale pour commencer, pour permettre aux jeunes de se sentir peut-être utiles à la société et certainement pas de mettre tous les jeunes devant les juges. Pour d'autres, au contraire, l'État doit être plus ferme pour éviter tout débordement. Il faut peut-être mettre l'état d'urgence pour interdire les manifestations et en tout cas, donc donner aux forces de l'ordre tous les moyens de pouvoir réprimer ces agressions et ces dysfonctionnements. L'acte 2 de la mobilisation s'organise déjà pour les prochains week-ends. Alors, comment le gouvernement peut-il sortir de cette crise, alors qu'il semble déjà ?
Je [grognement] voudrais d'abord vous demander à tous les trois si ce soir, vous êtes encore inquiets, plus inquiets, moins inquiets avant la la prochaine journée de mobilisation de de samedi. Pour Ilan Mershaï. Je suis inquiet évidemment parce que l'état du pays est pas rassurant, pardon de la de l'énoncer. Euh, on a eu un mouvement qui n'est pas fini d'ailleurs, je crois, lycéen, magnifique. Poétiquement et politiquement, les deux. Vous avez vu les pancartes, vous avez vu les mots d'ordre. Une jeunesse qui s'est sentie concernée et qu'est-ce qu'il y a de plus beau qu'une jeunesse qui se sent concernée par elle-même et par son ?
Et pendant quatre semaines, le seul interlocuteur ou quasiment qu'on a mis en face de la jeunesse, c'est le premier flic de France, c'est le ministre de l'Intérieur. Et ça s'est vu dans les manifestations avec euh une stratégie d'affrontement, je parle pas du 17 octobre, je parle des des des des journées précédentes au point même que des parents ont voulu venir participer aux manifestations avec leurs enfants. Et il y a eu un mouvement d'empathie dans le pays à l'égard de ces jeunes qui exprimaient positivement des inquiétudes légitimes légitimes. Et puis ensuite euh il y a eu un silence politique. Je vous donne un exemple très concret.
On est parlementaire, on est en train de discuter du budget. Si le gouvernement avait voulu porter ne serait-ce qu'une seconde d'attention au mouvement plutôt que des grandes paroles et du blabla, il aurait ne serait-ce que proposé un amendement, un amendement à son propre budget qu'il discutait depuis 15 jours en commission des finances. Il l'a jamais fait. Au moins pour lâcher un peu. On dit "On est prêt à en discuter." Il n'a rien fait de ce côté-là. Donc il y a une stratégie selon moi délibérée du pourrissement. Délibérée. Ou alors c'est une incapacité totale sur ce sont des incapables. Et puis le 17 et 18 octobre arrivent.
Ma circonscription, le 10e arrondissement de Paris, le 3e arrondissement de Paris ont été saccagés. Des commerçants [grognement] ont été mis à sac. Des riverains ont eu peur et effectivement, heureusement d'ailleurs, la solidarité des citoyens des riverains avec les commerçants a joué. J'ai passé les trois derniers jours. Et ce qu'ils me disent, ce qu'ils elles me disent ces commerçants ces commerçants, c'est "Mais qui était là pour nous ?" Ouais. Or il y avait des affrontements juste à côté place de la République. Je vais sur parce que j'ai encore le cœur lourd de voir ce que j'ai vu.
Et ni en amont de cette journée, c'est-à-dire dès le début du mouvement, ni en aval il y a eu il n'y a eu de doctrine de police adaptée. Il y a donc une incompétence et une inconséquence du ministre de l'Intérieur dont il n'a pas voulu et je ne comprends pas pourquoi Macron a refusé sa démission tirer les leçons lui-même. C'est une faillite totale, vraiment totale. Et il me semble que ne serait-ce que dans le parcours je finis sur ce mot-là, peut-être que le préfet de police pourrait réfléchir aussi à organiser des manifestations dans d'autres endroits. Je pense notamment de la rue Anne-Marie à Hugo dans le 16e arrondissement. Il y a pas de commerce.
Non, mais c'est pas une blague, je suis sérieux. Il y a pas de commerce. Hein, pas autant que ça en tout cas. Pardon pour ceux qui y vivent. a Il y a un peu de commerce dans le 16e arrondissement. mais enfin, c'est pas la même chose, ? Et puis euh voilà, ça permettrait aussi à ces quartiers-là, à ces à à à à à à ces à ces euh à ces commerçants-là, à ces riverains-là de respirer un peu dont ils ont besoin. Car sachez une chose que ils et elles ont toutes dit qu'il ne fallait pas que le mouvement social soit invisibilisé et qu'ils comprenaient leur jeunesse. Et ça, je voudrais pas que ça rajoute de la peine à la peine.
C'est-à-dire que ces magnifiques jeunes, cette jeunesse de France se sentent effacés de la carte à cause de l'inconséquence politique du gouvernement. Perrine Goulet, est-ce que d'abord, est-ce que vous êtes inquiète ou est-ce que vous avez été rassurée par les les propos et du ministre de l'Intérieur et du Premier ministre cet ? Est-ce que la réponse politique vous paraît à la ?
Moi, je suis inquiète pour une chose, euh c'est que je sens dans mon territoire et ailleurs [grognement] une France qui est en train de se couper en deux euh entre ceux qu'on a vu euh ce weekend, qui veulent faire la révolution, tout casser, tout piller et ceux qui demandent un excès d'ordre et voir même, j'ai entendu des commerçants dire qu'ils voulaient s'armer pour s'auto-défendre. Et moi, ça, ça m'inquiète plus que le reste. Et ce qui m'inquiète encore plus, euh c'est que je ne sens pas dans beaucoup de paroles politiques ces jours-ci de responsabilité des politiques au point d'essayer d'apaiser la situation.
J'ai entendu encore euh au corps aux questions au gouvernement tout à l'heure, hein, euh des politiques qui mettent de l'huile sur le feu. Ouais, qui Certains qui se réjouissent de ce qui se passe. Qui s'est réjoui cet après-midi de ce qui se ? Mais qui veulent en tout cas, moi quand tous les jours, on emploie des mots, enfin, je vais dire un lexique guerrier dans certains partis politiques, on peut pas après s'étonner que des personnes peut-être à l'esprit un petit peu faible, bien écoutent et mettent en œuvre euh ce qu'on leur propose depuis euh très longtemps.
Et moi, ce qui me fait peur aujourd'hui, c'est qu'on est en train d'avoir un appel à la révolution d'un côté et un appel à l'ordre extrême de l'autre. Et en fait au milieu, bah c'est notre démocratie qui perd. Et moi aujourd'hui je suis inquiète et je pense que pour sortir en tous les cas de de cette chose-là et moi il y a une chose que je demande au gouvernement, c'est qu'aujourd'hui je ne veux pas que la prochaine manifestation on ait les jeunes lycéens. ?
Parce que on si ça continue, on va avoir des blessés et ces jeunes lycéens seront les victimes collatérales parce qu'ils sont pas armés face à ces pilleurs et ces casseurs qui sont faut que le gouvernement demande aux lycéens de ne pas venir dans les manifs ? ce que je dis. Je dis qu'il faut qu'on apporte certaines réponses aux lycéens. Moi quand je vois aujourd'hui, alors tout le monde dit il faut supprimer Parcoursup. Mais avant on avait APB, avant on avait des files d'attente dans les facs, avant on envoyait nos dossiers, il y avait pas de bonnes solutions. Je pense pas qu'il faut supprimer APB euh Parcoursup. Par contre, et j'ai un enfant de cet âge-là qui se pose les mêmes questions.
Quand je vois aujourd'hui ce qu'on demande à un enfant pour son dossier de Parcoursup Alors au-delà de la note le débat de Parcoursup qu'on a déjà fait plusieurs fois. demande aux enfants d'avoir de multiples options, d'avoir euh un comportement de sportif puis d'avoir d'aller sur la presse sur la réponse politique. Mais je vais je vais vous je vais y aller justement sur la réponse politique.
Je pense qu'à un moment il faut revoir ce Parcoursup pour qu'on reste sur le mérite et les notes, qu'on leur demande pas de s'éparpiller, qu'on leur demande pas de faire une multitude de d'options pour avoir le meilleur dossier possible pour qu'en fait chaque enfant puisse avoir la même possibilité d'aller dans l'enseignement supérieur. Et je pense qu'il y a des choses qu'on peut faire dès maintenant euh pour ces lycéens pour pouvoir leur donner euh des des réponses et que eux-mêmes encore une fois ce soir on est là pour parler du rétablissement de l'ordre Oui. et la on comprend que la réponse politique elle commencera à arriver la semaine prochaine.
Là il y a une urgence qui est et ben je suis pas d'accord avec vous. C'est ce qu'a dit Sébastien Le Cornu aussi cet après-midi à l'Assemblée nationale. La semaine prochaine il y aura euh cette fameuse plateforme où on va commencer à étudier les propositions des lycéens. Mais là ce soir l'urgence c'est le rétablissement de l'ordre. Alors oui mais non. Pour avoir le rétablissement de l'ordre, je vais vous expliquer pourquoi. Parce que pour avoir le rétablissement de l'ordre, si on répond à certaines j'allais dire demandes, bien on aura moins de population dans les rues et donc nos forces de l'ordre seront plus en capacité d'aller agir contre ceux qui cassent aujourd'hui.
C'est pour ça que moi je souhaite qu'on traite un certain nombre de revendications, notamment sur ces jeunes, pour que au moins et bien eux ne ne viennent pas grossir les rangs, tout comme aujourd'hui on est en train de discuter d'un projet de loi de finances, il y a des possibilités sur le pouvoir d'achat, faut qu'on puisse répondre aussi à ce niveau-là pour essayer de diminuer ces cortèges pour éviter que ces pilleurs et ces casseurs utilisent, j'allais dire, les vraies revendications et tous ceux qui font la manifestation pour de bonnes raisons, bien pour piller et pour casser.
Donc, en enlevant un maximum, en répondant, j'allais dire, aux demandes en répondant à la colère sur la vie chère, sur les lycéens, en répondant sur le fond, on pourrait diminuer le nombre de manifestants dans la rue, il y a plus que des casseurs et on peut s'occuper d'eux. OK. Mickaël Taverne, est-ce que vous vous êtes plus inquiets ou rassurés par le fait que le gouvernement annonce un dispositif policier massif pour ? Il a été question de la BRI, du GIGN, du RAID, des hélicoptères. Écoutez, par rapport à ce qu'on a vu ce week-end, oui, je pense que il faut mettre fin aux défaillances systémiques en fait de l'État français.
Ça fait 30 ans ou 40 ans que les différents gouvernements qui se sont succédé n'ont pris aucune mesure. Alors, je vois en fait, il suffit je vous ai écouté pendant 5 minutes, ce que vous dites, sincèrement, j'ai rien compris à ce que vous avez raconté. Vous êtes en train de tout mélanger. Manifester c'est un droit constitutionnel.
Le problème qui se pose aujourd'hui, c'est que nous avons une convergence de groupuscules d'extrême gauche, d'ultra gauche, avec radicale, [raclement de gorge] ultra gauche et radicale, des racailles de banlieue qui viennent non pas pour revendiquer, non pas pour défendre le pouvoir d'achat, c'est ce qu'on appelle la la du travail, mais pour une nouvelle fois semer le chaos. Euh je rappelle qu'en 2023 Alors vous dites une nouvelle fois, non, les renseignements disent eux-mêmes que c'est un un agglomérat, on va dire, inédit de des mouvances d'ultra-gauche et d'extrême-gauche radicale et des casseurs de de venus de de banlieue notamment. Oui, bien sûr, ça c'était jamais vu.
Vous savez ce qui est ce qui est intéressant, c'est que en 2023, euh on l'expliquait tout à l'heure, d'ailleurs je l'ai même expliqué moi-même en commission des lois, parce que il y a une commission d'enquête qui était votée cet après-midi. On va en 2023, nous avons une commission d'enquête sur les groupuscules violents pendant les manifestations. Et il s'avère que j'ai participé activement à cette commission d'enquête. Et on a eu un premier euh si vous voulez, une première réponse des services de renseignement à Lyon. À Lyon, il y a une convergence entre l'ultra-gauche et les jeunes de banlieue. Ça, ça a été Mais vous avez il y a eu un rapport de cette commission ?
c'est en train de se En fait, se généraliser. C'est en train de se généraliser. Et ce qu'il faut, c'est une réponse politique, bien sûr, puisque le chaos aujourd'hui est de la responsabilité d'Emmanuel Macron, mais dans tous les domaines, sécuritaire, de la dette, migratoire, des déficits. En fait, aujourd'hui plus rien ne va, c'est de la responsabilité d'Emmanuel Macron. Mais aujourd'hui, il faut rétablir l'ordre, parce que les premières victimes Les premières victimes ce sont les commerçants, ceux qui pour beaucoup ont tout perdu, euh les policiers et les gendarmes euh qui sont agressés une nouvelle fois sans pouvoir répondre, les policiers et regardez les images !
Vous êtes un ancien policier. Jusqu'où Jusqu'où vous seriez prêt à ? Par exemple, ce soir, il y a Patrick qui nous envoie un message pour nous dire pourquoi ne pas faire intervenir l'armée et la Légion étrangère pour rétablir l'ordre. C'est ce que décide de faire ce soir Giorgia Meloni, elle envoie 500 soldats à Milan dans les prochaines heures. Euh vous savez, la France a la chance d'avoir des forces mobiles qui exportent leurs techniques dans le monde entier. Et moi, j'ai eu l'honneur justement d'aller former des polices étrangères au maintien de l'ordre. Ces techniques sont exportées dans le monde entier, nous sommes une vitrine.
Le problème, c'est que avec ces euh doctrines d'emploi, il faut une volonté politique. Est-ce qu'il y a une volonté politique depuis 30 ans, 40 ? La réponse est non. Est-ce qu'on a décidé de donner les moyens aux policiers et gendarmes de pouvoir se ? Parce que si euh ils n'arrivent pas à se défendre, dans ce cas-là, qui va défendre les honnêtes ? Mais si vous me permettez de vous poser une question juste en passant sur le sujet que vous abordez, bien sûr. Quand à la Ligue des Champions euh qui est célébrée, euh les casseurs interviennent, il y a pas l'ultra-gauche là, je veux dire, il y a rien à voir. Je veux dire, c'est autre chose. Je veux dire, c'est pas politique.
Mais là, attendez, là, on est en train de parler des manifestations. Euh là, c'était plutôt des violences urbaines, des émeutes. Et tout est prétexte en France. Mais chaque célébration Mais regardez, mais le 1er janvier, qu'est-ce qui se ? On brûle. ? En fait, on on va brûler les voitures des des gens qui n'ont rien demandé dans les banlieues, qui ne peuvent plus aller travailler. Et puis le 1er mai, cette fois-ci là, c'est autre chose parce qu'il y a une manifestation et des revendications, on brûle. Euh la Fête de la Musique, on brûle. Le 14 juillet, on brûle. En fait, à chaque fois, tout est prétexte à incendier, à saccager.
Et et en fait, les techniques de police ne sont pas adaptées à ça parce qu'on a laissé faire pendant 30 ans ou 40 ans. Donc aujourd'hui, on vit quasiment dans l'impunité et dans le laxisme généralisé. Euh euh Mickaël Taverne, il se trouve que ce weekend, il y a le congrès du RN euh à Orléans avec un meeting de de Marine Le Pen. Est-ce que vous avez des craintes particulières pour la sécurité de ce ? Et est-ce que vous avez demandé des renforts ? Les pouvoirs publics nous ont bien confirmé qu'il y aurait euh bien évidemment euh des mesures qui seront prises lors de de ce weekend euh important pour le Rassemblement National puisque c'est notre notre congrès.
Donc les pouvoirs publics nous ont nous ont rassurés. Quelles ? Ah ben écoutez, il y a un dispositif qui est mis en place euh d'ailleurs euh comme cela se produit pour n'importe quelle force politique. Mais les commerçants n'ont rien aimé aussi. euh donc attendez, euh vous savez, quand vous avez euh des congrès écologistes et cetera, moi en tant que policier, euh j'assure la sécurisation de ces manifestations-là. Donc euh ne faites pas Nous nous en fait, vous savez, euh on considère que la France est une grande démocratie et contrairement à vous, nous, on respecte nos oppositions.
Donc, si vous organisez euh, un congrès chez les écologistes et qu'il y a des policiers, des gendarmes pour assurer votre sécurité, et ben, on en est contents, vous voyez, contrairement à vous. Donc, là-dessus, nous, il faut faire vivre la démocratie, mais en tout cas, les les pouvoirs publics Puisqu'on parle de faire vivre la démocratie, vous le disiez tout à l'heure, il y a une commission d'enquête parlementaire qui va donc être lancée. Euh, on a du mal pour l'instant à voir les questions qu'elle va poser, c'est-à-dire ça parle aussi bien de des pillages, des saccages, mais aussi de du dispositif de maintien de l'ordre samedi.
Est-ce que si on pose trop de questions, on risque de ne pas avoir de réponses, euh, pour Yacine ? Bah, le but du commission d'enquête, c'est justement de faire la lumière sur bien précis. qui a dysfonctionné. En l'occurrence, on est dans le cas d'un mouvement lycéen euh, qui est déjà, c'est pas le mouvement C'est sur le 17 octobre, donc on sera pas sur le mouvement lycéen. On sera aussi à ce moment-là sur les manifs contre la Bichara, ? Vous regarderez l'énoncé, euh, il y a tout ce qui est lié au 17 et 18 octobre. Donc, le 17 et 18 octobre, ce ne sont pas des dates en l'air. Ce qui est lié au 17 et 18 octobre, c'est un mouvement social qui lui est lié. Voilà.
Puis, dans l'organisation de ce 17 octobre et la désorganisation du 18 octobre, il y a des questions très concrètes sur les chaînes de commandement, sur qui a donné les ordres, sur les instructions données ou pas aux policiers, sur la façon euh, qu'il a été donné de protéger ou pas euh, des commerçants. Et euh, effectivement, faire la lumière sur ce qui s'est énoncé ici ou là, c'est-à-dire de faire euh, de l'opposition politique, ne vous en déplaise, le principal euh, responsable d'une des turpitudes du gouvernement, qui paie là 10 ans de bilan.
Et donc, je trouve assez inquiétant, pour tout vous dire, très inquiétant, que la première chose euh, qui soit mise en place en rhétorique politique de la part du gouvernement, jusqu'au président du Sénat, consiste à mettre en accusation son opposition et la gauche. C'est honteux de faire ça. Et je vous dis que quand un pays commence à s'engager sur cette pente glissante à désigner comme bouc émissaire les étrangers, ça ça fait longtemps que c'est installé. L'opposition démocratique, c'est en train de s'installer.
Et bien d'autres petites choses qui consistent à passer par la l'obsession de la névrose sécuritaire alors que le pays a besoin de réponses politiques pour sortir de la crise dans laquelle il est, traversé d'une géopolitique très inquiétante par ailleurs. Alors on en arrive alors on en arrive à cette situation qui est très inquiétante. Et donc j'aimerais bien savoir où se situent les responsabilités et les irresponsables de cette situation. La commission d'enquête, elle doit juste comprendre aussi ce qui a dysfonctionné pour que ça aille mieux.
J'espère en revanche contrairement à la commission sur le du visuel public avec Aloncle ou la fameuse commission euh euh pathétique là fantoche de euh Vauquier euh anti-LFI que tout ça ne sera pas et je suis pas LFI, que tout ça je finis juste ma phrase. Je finis juste je sais pas ce que c'est la question elle est importante.
J'espère juste j'espère juste que cette commission d'enquête ne sera pas une tribune politicienne de récupération idiote, imbécile et surtout pas à la hauteur des enjeux, vous l'avez rappelé vous-même tout à l'heure, mais va se concentrer sur ce qui a dysfonctionné aura trois rapporteurs, donc a priori les rôles seront répartis même si Charles Aloncle ce soir demande que la commission soit confiée à un député ou UDR ou RN. Mais moi j'aimerais bien quand même répondre un instant, c'est-à-dire on dit qu'on on met un bouc émissaire quasiment la France insoumise.
Enfin moi aujourd'hui, je vais pas dire si c'est ou pas, mais en tout cas depuis des semaines on légitime la violence avec monsieur Bakayoko, on appelle à la désobéissance civile avec madame Rimassan, on appelle à abattre la citadelle avec monsieur Mélenchon. Euh on a quand même deux personnes Non mais on a quand même deux Non Non mais Non mais moi ça me fait pas moi Oui mais vous peut-être Oui mais vous peut-être mais vous avez tout le monde qui n'a pas forcément ce genre de référence et dans certains esprits, ça peut être pris au pied de la lettre.
Et c'est là quand Quand dis tout à l'heure où je suis très fâché, c'est que je n'entends aucun responsable politique aujourd'hui appeler à l'apaisement dans ce pays. Et donc et donc franchement, moi ça mais je vous ai pas coupé je crois. Bah si mais Non, je vous ai pas coupé. Non, je vous ai pas coupé. Et et quand on a en plus deux députés dans ses rangs qui ont été condamnés pour violence euh ces dernières années, je pense qu'à un moment, on donne des exemples qui ne sont pas bons.
Donc je ne dis pas que la France insoumise est derrière ce qui s'est passé samedi, mais en tout cas on est dans un contexte où depuis des semaines, on entend cette France insoumise avoir un vocabulaire guerrier de violence qui interpelle. Mais je ne veux pas non plus qu'on aille dans le tout sécuritaire tel que j'ai entendu aujourd'hui. C'est pour ça que pour moi, si on veut sortir de tout ça et je comprends que vous n'ayez pas compris parce que vous voyez que le tout sécuritaire, il faut regarder la racine. Et la racine au départ, ça part de du conflit lycéen puis du conflit contre la vie chère.
Donc pour moi, pour diminuer, j'allais dire ce mouvement et le dégonfler pour éviter parce que je ne veux pas de morts et je ne veux pas ni de morts côté police ni de morts côté manifestants, et bien il faut répondre euh aux manifestants pour qu'on ait moins de manifestants dans la rue. Si on a moins de manifestants dans la rue, et bien Le mot de la fin toutes ces personnes ne se mangeront pas entre elles et n'iront pas piller l'ensemble des Michel Taverne, vous vous attendez quoi de cette commission ? C'était ma ma ma question de départ.
Non, en fait nous ce que nous voulons, c'est assurer la sécurité des Français parce que c'est la première des libertés et justement les policiers sont là pour assurer en premier la sécurité des manifestants. Euh donc à un moment, il faut pas tout confondre. Et puis euh quand les les magasins sont pillés et que des gens s'en prennent à des à des à des à des pauvres gens, la prochaine étape c'est ? La prochaine étape c'est que ils vont aller chez vous et puis ils vont vous dépouiller, c'est ça la prochaine étape. Donc c'est la raison pour laquelle nous nous voulons mettre en place des euh des des dispositifs pour assurer la sécurité des Français.
Mais cette commission d'enquête fera très certainement la lumière des dysfonctionnements, mais comme je le disais, il y a une belle commission d'enquête en 2023, nous avons beaucoup travaillé dessus avec beaucoup d'acteurs auditionnés. Tout ce qui s'est passé ce weekend, c'est déjà dans cette commission d'enquête. Elle a été mise euh au fond d'un tiroir. C'est donc Bah tout à l'heure, il y avait comme même amie de l'opinion qui se demandait justement où était passé le rapport de cette commission. Merci à tous les trois, on a terminé. C'est la séparation de notre pays. C'est Bourbon Express tout de suite, c'est le journal de l'Assemblée nationale.
Le garde des Sceaux s'est manifesté à la commission d'enquête, c'est son périmètre. Pardon. Bonsoir Marco. Bonsoir Adeline. Bon alors, il y a le 17 octobre dont il a été question donc lors des questions au gouvernement, c'est il y a eu que ça d'ailleurs, 17 questions là-dessus. Mais il y a aussi le marathon budgétaire Marco qui se poursuit. Hier soir, le ministre des Comptes publics a tiré la sonnette d'alarme. Oui, car après une semaine de débat, les députés ont largement remanié la copie budgétaire du gouvernement. Ils ont rejeté certaines économies sur les collectivités locales ou encore le plafonnement de l'abattement fiscal des retraités.
Résultat, bah le le déficit, il se creuse alors que le gouvernement veut le ramener à 5 % du PIB en 2027. Hier soir, le ministre David Amiel a appelé les députés à un ressaisissement collectif. Et dans cet après-midi où les taux d'intérêt ont atteint 4,93 % sur notre dette française, nous avons rajouté 6 milliards d'euros par les votes aujourd'hui à notre déficit public, 10 milliards d'euros depuis le début de l'examen. Il y a toujours une bonne raison, mesdames et messieurs les députés, d'appeler aux économies en général et de refuser un à un les efforts. On peut pas avancer comme des somnambules dans cette discussion budgétaire. Avertissement du ministre.
Alors, rappelons-le hein, le gouvernement, lui, dit que ses mesures ne sont pas valables. L'opposition pense que le gouvernement rejette toutes ses propositions comme la taxation des plus riches. Rien n'est définitif hein dans tout ce qui a été voté, on le rappelle, on est loin de la version finale du budget. En attendant les débats, eh bien, ils vont faire une petite pause hein sur ce projet de loi de finances. Ils ont été suspendus, ces débats, hier soir à minuit pour laisser place à un autre chantier, le budget de la sécurité sociale. Le PLFSS dont l'examen a débuté aujourd'hui même dans l'hémicycle.
Et cette fois, l'objectif du gouvernement, eh bien, c'est de réduire quasiment de moitié le déficit de la Sécu, passé de 21 milliards d'euros à vous le voyez, 12 milliards d'euros en 2027, en faisant des économies sur les dépenses de santé, notamment sur vos arrêts de travail, en demandant des efforts aux retraités aussi. Vous êtes concernés si votre pension dépasse les 1260 euros par mois. À partir de janvier, elle ne serait pas revalorisée à hauteur de l'inflation. 2/3 des pensions seraient concernées par ce gel. Quand on parle de retraite, je refuse d'opposer les générations. Les retraités d'aujourd'hui ont travaillé pour construire notre pays.
Les actifs d'aujourd'hui font vivre notre système par répartition. Les jeunes doivent pouvoir compter sur lui demain. C'est précisément pour préserver cette solidarité générationnelle que le système doit être soutenable. Et cette désindexation des pensions, elle pourrait rapporter jusqu'à 4 milliards d'euros aux caisses de l'État, mais la mesure, elle est très mal accueillie par l'opposition. Nous voulons dénoncer puis battre la désindexation des pensions de retraite que prévoit ce gouvernement et qui va frapper durement le pouvoir d'achat de nos aînés. Ce n'est jamais arrivé de vouloir réduire le revenu des personnes sous le seuil de pauvreté. C'est ça que vous faites.
Et de combien vous voulez leur ? On ne sait pas. Vous ne pouvez pas demander aux Françaises et aux Français de payer les échecs de votre politique et appeler cela de la responsabilité. La mesure a de grandes chances d'être rejetée dans l'hémicycle. Alors, le rapporteur général du budget, Thibault Bazin, eh bien, lui, il propose, eh bien, de laisser le choix aux partenaires sociaux, hein, pour fixer le niveau de revalorisation des pensions. Maintenant, l'heure se débat. Merci beaucoup, Marco. Merci à vous, les députés, d'être venus ce soir dans Chaque Voix Compte. Merci, Anaïs Nicolas. Merci à toi. Et merci à vous de nous avoir suivis. On sera de retour demain en direct à 19h30.
Passez une excellente soirée sur [musique] la 8. Et à demain. !